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13/06/2011

Les pires cauchemars ont leur visage

Les traits de la nébuleuse apparaissent...

 

criseivoirienne

 

20 janvier 2011

 

5575.jpgLe conflit post-électoral de Côte d’Ivoire dépasse largement le microcosme politique ivoirien. On connaît les amitiés internationales d’Alassane Ouattara dont DSK, Sarkozy et tout le gratin politique françairs. Il ne faudrait cependant pas oublier un nom très peu évoqué dans le dossier ivoirien : George SOROS.

 

Selon la lettre du continent du 25 novembre 2010 relatif au financement de la campagne d'ADO:

"ADO", qui se prépare à cette échéance depuis quinze ans, a pu compter sur sa fortune personnelle accumulée depuis plus de deux décennies. En outre, le milliardaire américain George Soros aurait mis à sa disposition un Grumman 4, rebaptisé "RHDP Solutions"

 

Mais George Soros a donné bien plus qu’un jet privé à Ouattara. Pour savoir quels sont les objectifs de George Soros - multimilliardaire né en Hongrie en 1930, chantre de la globalisation dont la fortune est issue de manœuvres spéculatives – il faut lire cet excellent article de Léandra Bernstein  «La guerre secrète du misanthrope George Soros» dont les premiers paragraphes sont édifiants :

« La démocratie et la société ouverte ne peuvent être imposées que de l’extérieur, parce que le principe de souveraineté fait obstacle à l’ingérence extérieure. (…) Certes, il est difficile de s’ingérer dans les affaires intérieures de pays souverains, mais il est important de reconnaître le problème. »

- George Soros, “The Deficiencies of Global Capitalism”, in On Globalization, 2002

 

Depuis fort longtemps, l’action et l’argent de George Soros sont devenus des instruments pour démanteler la souveraineté nationale des Etats, en remplissant les caisses d’organisations « philanthropiques » ou« droitdelhommistes ». Nous examinons brièvement ici un des aspects de cette opération.

 

Au moment de la première enquête au pénal intentée contre lui pour manipulation des cours boursiers en 1979, George Soros lança le Open Society Fund, destiné à « ouvrir des sociétés fermées ».

 

Aujourd’hui, il est actif dans 29 pays. Affirmant que « les Etats ont des intérêts, mais pas de principes », Soros explique qu’une société ouverte idéale supprimerait les intérêts nationaux spécifiques, tandis qu’une structure politique et financière internationale prendrait la responsabilité de la défense du bien des gens. Ceci explique son admiration sans limites pour les Nations Unies (surtout le Conseil de sécurité), l’OMC et la Banque mondiale, et sa collaboration avec eux.

 

Dans ce but, Soros dote ses organisations philanthropiques de liquidités financières, qui «achètent» ensuite d’importants secteurs de la population, qui se déchaîne à son tour pour faire tomber tout gouvernement qui essaie de maintenir une « société fermée ».

 

Si une nation souhaite contrôler ses propres ressources naturelles, c’est une société fermée. Si une nation souhaite développer son économie et sa force de travail à l’aide de tarifs douaniers et de régulations, c’est une société fermée. Toute nation qui rejette la mondialisation (c’est-à-dire l’impérialisme du libre-échange) est condamnée au même titre et fera l’objet d’attaques de la part des organisations de Soros et de son organisation secrète.

 

Parmi les organisations de renseignement de style britannique sous la supervision de Soros, on trouve l’Open Society Institute (OSI), Human Rights Watch, la Fondation Soros, et l’Initiative relative à la transparence des industries extractives.

 

En 2002, Soros reconnut avoir déboursé plus de 2,1 milliards de dollars en cinq ans dans ces entreprises philanthropiques. Il écrit à leur propos : « Elles travaillent avec le gouvernement lorsqu’elles le peuvent et indépendamment du gouvernement lorsqu’elles ne le peuvent pas ; parfois elles sont carrément dans l’opposition. Lorsque les fondations peuvent coopérer avec le gouvernement, elles peuvent être plus efficaces ; lorsqu’elles ne le peuvent pas, leur travail est d’autant plus nécessaire et apprécié, car elles offrent une source de financement alternative pour la société civile. En règle générale, pire est le gouvernement, mieux est la fondation car elle jouit de l’engagement et du soutien de la société civile. »

 

George Soros a versé 100 millions de dollar à Human Rights Watch depuis 10 ans pour s’attacher les services de cette ONG, dont les enquêtes  sur la Côte d’Ivoire ont un eu un impact médiatique crucial dans l’œuvre de diabolisation du président Gbagbo, permettant à Ouattara de recruter ses « rebelles » grâce à la propagande des charniers de Human Rights Watch

 

La dernière manœuvre de George Soros est la sordide attaque contre les producteurs de cacao ivoiriens par le groupe de lobbying Avaaz, intimement lié à George Soros selon le ministre canadien John Baird. George Soros n’a pas jeté son dévolu que sur la Côte d’Ivoire, mais sur de nombreux autres pays africains qu’il déstabilise afin de les laisser aux griffes des spéculateurs anglo-saxons.

 

ADO n’est pas le seul homme politique redevable à George Soros, qui a aussi financé la campagne de Barack Obama !

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Les traits de la nébuleuse apparaissent (2)

 

criseivoirienne

 

30 janvier 2011

 

L’article de Didier Depry à la Une de Notre Voie 3791, montre que le crime économique fomenté par  Ouattara contre les producteurs de cacao, profite à la rébellion et à ses soutiens financiers, en particulier Anthony Ward :

 Anthony Ward, patron d'Armajaro

Dans un communiqué repris par la presse française, le lundi 24 janvier dernier, et émanant de «la république du Golf», Soro Kigbafori Guillaume a informé «les opérateurs économiques de l’arrêt immédiat de toute exportation de café et de cacao à compter du lundi 24 janvier 2011 et ce jusqu’au 23 février 2011».

 

Soro affirme avoir agi en tant que «Premier ministre» d’Alassane Ouattara, candidat malheureux à la présidentielle ivoirienne du 28 novembre dernier, mais que la France dit reconnaître comme vainqueur.

 

Comme il fallait s’y attendre, le gouvernement légal et légitime de Côte d’Ivoire conduit par le président réélu, Laurent Gbagbo, et son Premier ministre, le professeur Aké N’Gbo, a automatiquement réagi, dans l’après-midi du lundi, par la voix du ministre délégué au Budget, Justin Koné Katina, pour signifier la nullité du communiqué de Soro et rassurer les exportateurs de café-cacao quant à la poursuite de leurs activités.

 

Cet appel à l’embargo entendu par les Etats-Unis, ne semble pas suivi par l’Union Européenne, et dans l’expectative, les opérateurs qui s’associeraient à cet embargo risquent de perdre leur agrément.

 

Premier producteur mondial de cacao avec 1,2 million de tonnes (40% de la production planétaire), la Côte d’Ivoire représente un véritable enjeu économique. Dans sa guerre contre le pays et son président réélu et souverainiste, Laurent Gbagbo, Paris, dont Ouattara est le «pion», prospecte toutes les voies pour affaiblir la Côte d’Ivoire et Gbagbo. D’où officiellement ce communiqué trouble-fête produit par Soro-Ouattara sous les ordres de l’Elysée (présidence française) visant à «étrangler financièrement la Côte d’Ivoire afin de contraindre Gbagbo à céder le pouvoir à Ouattara».

 

Officieusement, ce communiqué de Soro «ordonnant l’arrêt pour un mois des exportations de cacao» constitue, a-t-on appris, un acte visible d’une nébuleuse politico-économique au centre de laquelle se trouveraient Alassane Dramane Ouattara, Guillaume Soro, Loïc Folloroux (fils de Dominique Nouvian épouse Ouattara) et la société de négoce café-cacao Armajaro. A preuve, dès que Soro a rendu public son fameux communiqué, les cours du cacao se sont envolés sur les marchés de Londres et New York avec un bond de 6% dans les premiers échanges. En clair, le prix du cacao a grimpé en flèche.

 

 

Le cours du cacao est un véritable baromètre de la crise ivoirienne.

 

Cette situation est profitable à l’exportateur qui a des stocks de cacao disponibles qui peut alors les vendre au cours du marché du jour. Il s’agit tout simplement de la spéculation. L’exportateur profiteur dans le cas d’espèce de cette flambée des cours n’est autre que la société Armajaro Trading Limited, dont Loïc Folloroux, fils de Dominique Nouvian Ouattara, est le directeur Afrique. Cette société a en stock une partie considérable de la production cacaoyère mondiale de l’année écoulée. Selon l’hebdomadaire parisien très proche de la Françafrique, Jeune Afrique, dans sa publication n°2586 du 1er août 2010 , la société Armajaro a épuisé une grande partie des stocks mondiaux de l’année 2010 en achetant 240.100 tonnes de fèves de cacao. Armajaro a déjà revendu une partie des fèves au chocolatier suisse Barry Callebaut. L’autre partie restante a été curieusement stockée par Armajaro. Cette attitude observée par Armajaro est liée au fait que «Anthony Ward (de nationalité britannique, grand patron de la société Armajaro) disposerait d’informations inédites sur l’évolution de la situation politique en Côte d’Ivoire. Le pays va entrer dans une période incertaine à partir d’août (2010, ndlr) »

 

Cet article de Jeune Afrique doit être mis en perspective avec celui du Financial Times du 16 Décembre 2010. On y apprend que le « corner » d’Armajaro – c’est ainsi qu’est appelé l’achat massif d’une matière première en vue d’accaparer le marché – n’a pas permis l’envolée des cours escomptée. Bien au contraire, les conditions météorologiques clémentes en Côte d’Ivoire ont permis une récolte abondante. Cet afflux de cacao ivoirien sur le marché a largement contrebalancé le « corner » Armajaro puisque le prix de la tonne de cacao est tombée aux alentours de 1900 livres sterling en Octobre~Novembre 2010. Cela n’a pourtant pas ruiné Anthony Ward qui avait pris soin de conclure des contrats de vente à terme pour la majeure partie de son stock, avec livraison de Septembre à Décembre !

 

Avare en communication, Anthony Ward avait pourtant accordé une interview à Opalesque TV, une chaine financière spécialisée dans les fonds spéculatifs, au cours de laquelle il avait vanté les investissements d’Armajaro dans du matériel de haute technologie destiné aux prévisions météorologiques. On peut supposer que ces arguments lui auront alors permis de conclure ces contrats de vente à terme à des prix apparemment avantageux pour les chocolatiers, dont le suisse Barry Callebaut, contrats qui ce seront révélés être pour eux une bien mauvaise affaire puisqu’ils auront été contraints d’acheter leur cacao a un prix supérieur à celui du marché.

 

Cela a aussi dû être une bien mauvaise affaire pour la Côte d’Ivoire : les chocolatiers ayant pris livraison du cacao d’Armajaro payé au prix fort du mois d’Octobre au mois de Novembre, n’étaient sans doute plus en mesure d’acheter le cacao ivoirien à 1900 livres la tonne, et cela a probablement eu un impact négatif sur le trésor ivoirien. On peut donc se demander si le véritable but d’Anthony Ward était une malheureuse spéculation à moyen terme, ou plutôt un investissement stratégique - aux frais des chocolatiers - afin de préparer l’étranglement financier du gouvernement Gbagbo au profit de Ouattara dont il est proche. L’article de Didier Depry indique qu’Antony Ward n’en serait pas à son coup d’essai :

 

« De fin 2001 à août 2002, Ward a beaucoup spéculé sur le cacao, en finissant par acheter 203.000 tonnes de fèves. Le produit a flambé après le coup d’Etat manqué de septembre 2002 en Côte d’Ivoire. Repoussés d’Abidjan, les rebelles se replient sur Bouaké avant de progresser à l’ouest du pays, paralysant les sorties de cacao au port de San Pedro. La tonne avait alors atteint 1600 livres contre 1000 livres en janvier 2002. Les bénéfices d’Armajaro avaient alors été estimés à plus de 60 millions de dollars (environ 62 millions d’euros à l’époque)… Anthony Ward possède, dans son équipe, une carte maîtresse en la personne de Loïc Folloroux, son directeur Afrique, fils de Dominique Ouattara, l’épouse du patron du RDR, Alassane Ouattara, candidat à la prochaine présidentielle», écrit Jeune Afrique dans son édition du 1er août 2010.

 

D’autres sources affirment qu’Anthony Ward ne serait pas qu’un profiteur de la crise, notamment avec les bénéfices liés à l’embargo sur le cacao ivoirien décrété par Ouattara, et qui permet à Armajaro d’écouler ce qui lui reste de ses stocks de Juillet à plus de 2200 GBP / tonne. Antony Ward, qui serait lui-même un ancien agent des services secrets britanniques, serait en réalité un des financiers de la rébellion depuis 2002 selon ce site, et selon les révélations mentionnées dans cet article de Philippe Kouhon. Tout cela s’inscrirait dans un plan d’accaparement des ressources agricoles de la Côte d’Ivoire au profit des grands groupes anglo-saxons, selon cet article de César Etou :

«Plus que les Français, les Américains, à travers la CIA, ont décidé de s’emparer de la Côte d’Ivoire à partir d’un plan machiavélique conçu avant les années 1988. C’est, de nos jours, ce plan qui a été réactivé. La construction de la grande ambassade des Etats- Unis en Côte d’Ivoire fait partie de ce plan tout comme l’installation d’un ivoiro-burkinabè, en la personne d’Alassane Ouattara, à la tête du pays. L’objectif est la naturalisation des quatre millions de Burkinabè vivant en Côte d’Ivoire afin de garantir la production du cacao et du café dans ce pays. C’est une affaire de survie pour les puissants chocolatiers américains. L’ambassade a été construite pour coordonner ces opérations en Côte d’Ivoire et pour d’autres objectifs en Afrique. Pour tout cela, il faut une mainmise sur le pouvoir ivoirien pour le compte du lobi des chocolatiers Américains.

Donc, les Américains veulent garantir la production du cacao. Le seul moyen, c’est de pouvoir compter sur la communauté burkinabè en Côte d’ivoire dont dépend, selon eux, une grande partie de la production du pays. Les Américains entendent fidéliser cette communauté par la naturalisation des quatre millions de burkinabé dont la plupart travaillent dans les plantations, croient les Américains, «dans une situation de précarité qui n’est pas à leur convenance». Il faut donc réussir à faire prendre le pouvoir par Alassane Ouattara. Et, depuis octobre 2000, la CIA utilise une arme fatale : la fragilisation du régime Gbagbo pour arriver à le faire vomir par tout le peuple ivoirien afin de l’écarter facilement du pouvoir. […]

Pour la Côte d’Ivoire, «le coup de pousse» à Alassane Ouattara est un plan conçu par la CIA américaine et inspiré par le lobby des chocolatiers américains avec son réseau mondial. La raison: les Ivoiriens se détournent du cacao pour l’hévéa. Il leur faut une population acquise pour produire essentiellement le cacao.

 

A la lumière de ces diverses révélations concordantes, on comprend mieux l’attitude de Nicolas Sarkozy qui ne travaille pas au bénéfice de la France en ressuscitant la Françafrique. Loin de là, on a pu voir depuis plusieurs semaines que les anciens de la Françafrique tels que Philippe Evano, Jean-François Probst et même Roland Dumas sont à la pointe du combat contre la politique africaine de Sarkozy. Acquis aux intérêts américains au point d’avoir fait adhérer la France à L’OTAN, véritable bras armé des intérêts occidentaux, Sarkozy œuvre pour l’instauration d’un nouvel ordre mondial dirigé par des ploutocrates anglo-saxons tels qu’Anthony Ward ou George Soros, qui maîtriseront parfaitement les approvisionnements en matières premières en maintenant les populations des Pays Pauvres Très Endettés esclaves des éternels crédits du FMI. Dans cette optique ultralibérale criminelle, tout souverainiste comme Laurent Gbagbo est un gêneur qu’il faut coûte que coûte éliminer!

21:55 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : soros | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |