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07/01/2012

l'inspecteur Ramaël et les vraies fausses pistes françaises...

Affaire Kieffer : les mille et une fausses pistes du juge Ramaël

 

07/01/12 -Nouveau Courrier-

Patrick-RamaelLe juge Patrick Ramaël, qui enquête depuis sept ans sur les conditions de la disparition de Guy-André Kieffer, est-il un magistrat clairvoyant ou un politicien portant toge et affectionnant l’agitation médiatique anti-Gbagbo ? En tout cas, quand on fait une rétrospective de son travail sur cette sombre affaire, l’on se rend compte qu’il a souvent été embarqué sur de fausses pistes par des personnes à la crédibilité douteuse, mais dont le point commun est de charger Gbagbo et son entourage.

 

Que devient la piste Michel Legré ?

 

Dans un premier temps, Patrick Ramaël oriente ses soupçons vers Michel Legré, ami de Guy-André Kieffer qui a «l’avantage» d’être le beau-frère de Simone Gbagbo. Des fuites opportunes dans la presse affirment que Legré a mis en cause sept personnes. Aubert Zohoré, directeur de cabinet de Bohoun Bouabré, Victor Nembelissini, ancien directeur général de la Banque nationale d’investissement, rallié à Ouattara pendant la guerre postélectorale, Anselme Séka Yapo, Bertin Kadet, le pasteur Moïse Koré et deux militaires appelés Séry Lia et Gouaméné. Les principaux concernés sont interrogés, à part les deux militaires, dont Bertin Kadet doute de l’existence réelle. Rien ne sort de tout cela. La piste est oubliée, sans que personne ne sache vraiment quel enchaînement avait conduit à la diffusion de cette «liste».

 

La piste Jean-Tony Oulaï

 

En 2008, Germain Bahagbé, qui se présente comme un membre de la garde rapprochée de Jean-Tony Oulaï, «capitaine» de l’armée ivoirienne, affirme être un des membres du commando qui a tué Kieffer… pour le compte du régime Gbagbo. Le commando dont il parle n’a rien à voir avec les noms cités dans la première phase de l’enquête de Ramaël. Il prétend que Kieffer a été enlevé au Plateau, et non à l’hypermarché Prima Center, comme on l’a d’abord dit. Ramaël s’enthousiasme pour ce «témoignage», mais Bahagbé se rétracte très vite. Tony Oulaï est mis en examen et incarcéré en France. Un autre témoin, Seydou Berté alias Méité, qui se présente comme le chauffeur de Tony Oulaï, accable son patron présumé en racontant une histoire absolument différente de celle de Bahagbé qui a déclenché la mise en examen de Oulaï. Berté a les faveurs de France 3, qui diffuse son témoignage. Puisqu’il est anti-Gbagbo !

Par la suite, un troisième homme, qui se présente sous le nom de «major Alain Gossé», qui met en cause l’entourage de Simone Gbagbo en la «disculpant», a aussi les faveurs de France 3. Le problème est qu’il s’appelle en réalité Zinsonni Nobila Paul, qu’il est Burkinabé, et qu’il a manifestement une fausse carte d’identité, délivrée en mars 2000, en pleine transition militaire, alors que le processus d’identification était stoppé. Le quotidien Nord-Sud avait de son côté, en juillet 2010, évoqué un certain «Lago Charles», «principal témoin de l’affaire Kieffer», qui était à l’origine de fouilles infructueuses de la juge Brigitte Jolivet dans la forêt du Banco. La «découverte» à Issia du corps de Guy-André Kieffer éclaircira-t-elle toutes ces zones d’ombre et ces mille et une fausses pistes complaisamment relayées par la presse française et les titres pro-Ouattara ?

 

Philippe Brou

 

nouveau courrier

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Affaire Kieffer, qui brouille les cartes?

Squelette supposé de Kieffer : les zones d’ombre d’une étrange « découverte »

 

07/01/12 –Le Nouveau Courrier

kieffer 3En début d’après midi d’hier, les médias occidentaux principalement reprenaient en boucle une information selon laquelle le squelette du journaliste Guy-André Kieffer aurait été retrouvé. Là où les choses semblent intriguer, c’est le lieu où ces restes ont pu être découverts. Un autre scénario «parisien» de l’affaire Guy-André Kieffer ! Hier, les chaines françaises d’informations passaient en boucle l’information au sujet d’un squelette découvert à Issia et qui se trouverait être celui du journaliste franco-canadien. Si l’annonce de la probable découverte (puisque non encore confirmée par des analyses ADN) du squelette du franco-canadien demeure une avancée spectaculaire dans le dossier, cette découverte présente néanmoins des zones d’ombre qui suscitent plusieurs interrogations. Jusqu’à présent, rien, absolument rien, ne semblait guider le juge Ramaël vers une piste liée à Issia, une ville située à près de 400 kilomètres d’Abidjan. C’est dans cette localité que curieusement les restes de Kieffer auraient été découverts comme par enchantement. Et coïncidence pour coïncidence, Issia est la localité d’origine du ministre Paul-Antoine Bohoun Bouabré dont le nom a longtemps été cité par les médias français dans la short-list des «coupables idéaux» dans l’enlèvement du journaliste franco-canadien. 

 

Il reste que l’affaire Guy-André Kieffer rebondit spectaculairement après l’entrée en scène d’un ex-rebelle qui s’est présenté comme l’un des coauteurs du crime, perpétré selon ses dires «sous commande» d’un homme du clan Ouattara, en première ligne dans la filière cacao.

 

Un des objectifs est d’incriminer le camp Gbagbo. Dans un témoignage diffusé par Le Nouveau Courrier, cet informateur que nous avons surnommé «Gorge profonde» donnait des détails trop troublants pour être rejetés du revers de la main. Notre rédaction n’a pas été sa première confidente. Avant de nous parler, «Gorge profonde» s’est d’abord confié à un homme politique ivoirien de premier plan dont nous taisons pour l’instant l’identité. Ce dernier l’a, selon ses dires, alors dirigé vers un professionnel français du renseignement : Jean-Yves Garnault. Cet homme au profil trouble, manifestement lié aux services secrets français, exécutant des missions de l’ombre de la Mitterrandie à la fin des années 1990 en France, a travaillé pour le président Gbagbo, notamment dans le domaine délicat des écoutes téléphoniques. Très vite soupçonné de déloyauté, il a été progressivement écarté après le début de la guerre le 19 septembre 2002, mais a réussi à garder son bureau à l’immeuble MUPOSTEL, où il jouait les électrons libres – alimentant notamment Guy-André Kieffer et un certain nombre de journalistes de la presse internationale en «informations» hostiles à son patron officiel. Rallié officiellement à Ouattara durant la guerre post-électorale, il est dans le sillage du nouveau pouvoir, et plus que jamais au service de la France officielle.

 

Tout sur le rôle de l’étrange Jean-Yves Garnault, figure française du renseignement à Abidjan

 

C’est Jean-Yves Garnault qui recueille le témoignage de «Gorge profonde», le met en relation avec les services du juge Patrick Ramaël et recueille ce que l’ex-rebelle présente comme des affaires arrachées à Guy-André Kieffer avant sa mort, 72 heures avant l’arrivée à Abidjan de Patrick Ramaël, et qui pourraient servir à confirmer le sérieux de ses propos.

 

Contacté par Le Nouveau Courrier à travers le numéro de téléphone fourni par… «Gorge profonde», Jean-Yves Garnault affirme d’emblée ne rien savoir de l’affaire. Par la suite, il nous rappelle pour savoir jusqu’à quel point nous sommes informés. Le lendemain de la parution de notre premier article, il nous appelle pour confirmer qu’il a été en contact avec «Gorge profonde», qu’il a effectivement recueilli son témoignage et des effets présentés comme ceux de Kieffer. Mais il affirme avoir été «peut-être manipulé», allant jusqu’à nous accuser d’être à l’origine de cette manipulation, vu notre «bord». Puis il nous suggère d’écrire que lui et nous avons été manipulés, et nous dit que «là haut», on pourrait beaucoup nous en vouloir, et que notre démarche est dangereuse. Si ce n’est qu’une intox de bas étage dont il s’agit, qui pourrait donc nous en vouloir ?

 

Le fait est que «Gorge profonde» nous a informés, avant que les médias n’en parlent, de la venue «prochaine» de Patrick Ramaël à Abidjan, de ses différents rendez-vous. Il nous a aussi donné le numéro de téléphone ivoirien du juge français, grâce auquel nous l’avons contacté. Très vite, le juge Ramaël nous a demandé de le rappeler… ce que nous avons essayé de faire sans succès par la suite. Le fait est aussi que «Gorge profonde» était en train de négocier des «garanties» avec le magistrat français, quand il a reçu, selon son témoignage, des menaces très claires d’une des figures centrales de l’ex-rébellion, informé de ses contacts avec Jean-Yves Garnault et les services du magistrat français.

 

Depuis, il est injoignable. Et un tout autre épisode de l’affaire Kieffer est en train de se jouer. Comme par hasard, la dépouille du journaliste franco-canadien, qu’il disait être capable de localiser, aurait été retrouvée, mais à plusieurs centaines de kilomètres de la zone qu’il a indiquée. Comme s’il fallait absolument brouiller les pistes…

 

Le témoignage ambigu du frère de Guy-André Kieffer

 

Quel est l’élément qui a précipité l’arrivée du juge Ramaël à Abidjan ? Pourquoi «Gorge profonde» en savait-il autant ? Que sont devenus les effets attribués à Kieffer qu’il a donnés à Jean-Yves Garnault ? Des questions sans réponses.

 

Le témoignage de Bernard Kieffer, frère du journaliste, en rajoute à la confusion. Le juge Ramaël aurait entrepris ses fouilles «sur la foi d’informations qu’il a obtenues voilà quelque temps». Alors que le président Gbagbo était au pouvoir. A l’époque, "le juge n'avait pu aller vérifier le témoignage (sur l'emplacement du squelette) car c'était en pleine zone contrôlée par le camp Gbagbo", a affirmé Bernard Kieffer. Pourquoi avoir attendu huit longs mois pour aller vérifier des informations disponibles depuis bien longtemps ? Pourquoi, lors de son séjour ivoirien de novembre dernier, Kieffer n’a pas effectué de fouilles à Issia puisqu’il avait déjà les informations qu’il a au final utilisées ? «Il semblerait que la personne qui a informé le juge a vu le corps au moment où il a été enterré à cet endroit-là. C'était un Blanc, il ne savait pas qui c'était. Mais il l'a reconnu quelques jours après, quand il a vu les photos de mon frère dans la presse», ajoute Bernard Kieffer.

 

Qui, en dehors d’une des personnes impliquées, peut donc voir précisément le corps d’une personne enterrée en catimini dans une zone rurale, bien loin – en principe – du tout-venant ? Le fameux informateur du juge a-t-il été mis en examen ? Mystère. Il faut croire qu’en dehors d’une dépouille dont l’identité n’a pas été confirmée par un test ADN, on n’en saura pas plus sur cette sombre affaire où de nombreuses fausses pistes toujours très médiatiques ont déjà été agitées… par le juge Ramaël.

 

Gérard Koné

 

nouveau courrier

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05/01/2012

Guy André Kieffer, Ramaël, Ocampo :

Les révélations de Me Dadjé

 

3 janvier 2012


“rien ne passe en Afrique qui n'ait été planifié par la France
“Depuis la traite négrière, les blancs ont toujours pris des Africains pour vendre d'autres Africains”

 

Des mensonges d'Ocampo –se plaignant de ce qu'“on m'a toujours empêché de venir en Côte d'Ivoire”– aux passe-droits du juge Ramaël, utilisant sous Gbagbo la complicité des ministères des affaires étrangères et de la justice -entre les mains des “Forces nouvelles”-, pour ne respecter aucune procédure et violer allègrement le droit et les termes de l'accord de défense franco-ivoirien, Me Rodrigue Dadjé -avocat principal Simone Gbagbo- contribue à faire la lumière sur les dessous judiciaires de l'affaire Kieffer, dans le volet des accusations portées contre la première Dame de Côte d'Ivoire.


 

ladepechedabidjan.info

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04/01/2012

Affaire Kieffer (2ème partie)

Les dessous de la dernière visite du juge Patrick Ramaël à Abidjan

 

04/01/12 par Le Nouveau Courrier


Le juge français Patrick Ramaël est arrivé presque précipitamment, le lundi 2 janvier en soirée, à Abidjan pour – officiellement – poursuivre son enquête sur la disparition du journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer. Alors qu’il y a à peine plus d’un mois, en novembre dernier, le juge français était à Abidjan où il a pu interroger une quinzaine de personnes dans le cadre de la disparition du franco-canadien. Cette énième visite du juge d’instruction Ramaël laisse croire assurément qu’il y a une du nouveau dans l’affaire, à moins que le juge n’ait des envies de soleil au moment où l’hiver est rude à Paris. Les autorités politiques et judiciaires ivoiriennes, selon une source au ministère de la Justice, ont été quasiment mises devant le fait accompli quant à cette énième arrivée du juge français sur le sol ivoirien. Cette visite express de Patrick Ramaël sur les bords de la lagune Ebrié, cacherait-elle un certain nombre d’informations à même de faire évoluer le dossier ?

 

Au Nouveau Courrier, nous avons sur cette affaire quelques certitudes. Premièrement, «Gorge profonde» a été mis en contact, par une figure politique ivoirienne dont nous taisons le nom pour l’instant, avec un Français spécialiste du renseignement qui évolue depuis plus de dix ans dans les eaux saumâtres des intrigues d’Etat ivoiriennes. Contacté par nos soins, il a affirmé ne pas être au courant du dossier qu’il a «traité», puis a par la suite essayé d’en savoir plus… sur ce que nous savons. C’est cet homme qui a été selon toute évidence chargé de faire le lien entre celui qui se présente comme un criminel repenti, l’Ambassade de France et le juge Ramaël. Est-il vraiment désireux, alors que son nom a été cité dans cette sombre affaire, de «noyer» un système Ouattara avec lequel il collabore aujourd’hui officiellement, après des coups de main officieux ? «Gorge profonde» affirme en tout cas que les effets personnels de Kieffer, soutirés par ses ravisseurs, ont été remis par ses soins à ce Français.

Nous savons également que «Gorge profonde» a eu un contact, dont nous ne connaissons pas la profondeur, avec le juge Ramaël, qui n’a pas souhaité communiquer sur un nouvel interlocuteur dont le témoignage est pourtant pris au sérieux, selon plusieurs indices. Nous savons surtout, que les «sécurocrates» du régime ont été mis au courant de l’initiative de «Gorge profonde», par une des personnes en contact avec le dossier, et que ce dernier a subi des menaces explicites. Selon toute évidence, nous sommes en face d’une authentique affaire d’Etat.

 

Benjamin Silué

 

Le nouveaucourrier

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Affaire Kieffer (1ère partie)

Des révélations troublantes mettent en cause le camp Ouattara

 

04/01/12 par Le Nouveau Courrier

kieffer

La disparition du journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer en avril 2004 a alimenté l’actualité nationale 7 ans durant, sans que le dossier n’avance réellement. Des personnes avaient été soupçonnées dans l’affaire de la disparition du journaliste. Après un mutisme de plusieurs années, un des auteurs du crime, comme il se présente lui-même, s’est ouvert au Nouveau Courrier pour dire toute la vérité sur cette affaire. «Je ne veux pas que des innocents paient pour ce que nous avons fait», lâche-t-il. Un témoignage-révélation que nous vous livrons.

 

Il est 20 heures, ce mercredi 21 décembre 2011, quand nous recevons un appel de quelqu’un qui prétend avoir des révélations à nous faire. Nous insistons à avoir la teneur de ces révélations qui, selon lui, pourraient nous intéresser. «Guy-André Kieffer», lâche-t-il. «Est-il vivant, où est-il ?», nous demandons-lui d’emblée. «Non, mais je sais qui l’a tué, parce que je fais partie de ceux qui l’ont enlevé ce jour-là», rétorque notre interlocuteur. «Mais pourquoi, vous ne saisissez pas la police ou l’Ambassade de France, puisque ce sont eux les mieux placés pour ce dossier ?», proposons-nous. «Je ne peux pas me livrer à la police ivoirienne, à cause de ceux qui sont impliqués dans l’affaire Kieffer. Ce sont des personnalités de l’actuel régime, donc vous comprenez. Je préfère me confier aux journalistes avant de saisir l’Ambassade de France. Parce que je ne sais pas ce qui peut m’arriver», nous explique-t-il. Après quelques secondes d’hésitations, nous faisons savoir gentiment à notre interlocuteur que nous le recontacterons dans les minutes qui suivent. Une réunion de crise est improvisée à l’instant. Deux blocs se dégagent : d’un côté, il y a ceux qui pensent à un piège et de l’autre ceux qui estiment que l’interlocuteur devrait être entendu, malgré les risques que cela comporte.

Quelques minutes après, nous recontactons notre «Gorge profonde», c’est ainsi que nous avons décidé de le nommer pour préserver son identité, qui avance quelques détails fort intéressants et à même de crédibiliser sa version, dès lors qu’un juge prendrait la peine de les vérifier. Rendez-vous est donc pris pour 23 heures quelque part au Plateau, après avoir pris des dispositions sécuritaires renforcées.

Nous nous retrouvons finalement face-à-face avec «Gorge profonde», un homme bien bâti, mais de taille moyenne. Une fois les présentations faites, nous entrons dans le vif du sujet. «Vous nous avez dit que vous avez des révélations sur l’affaire Guy André Kieffer, qu’en est-il ?», attaquons-nous directement. «Ce n’est pas comme si j’ai des révélations à vous faire, mais c’est plutôt la vérité sur ce qui s’est passé que je veux vous dire. Parce que je fais partie de ceux qui ont réellement tué Guy-André Kieffer. Il n’est pas normal qu’on accuse d’innocentes personnes, alors que les véritables coupables sont vivants et ne sont pas inquiétés. Vous allez certainement me demander pourquoi maintenant, eh bien parce que je me rends compte qu’on s’apprête à faire payer des innocents pour un meurtre qu’ils n’ont pas du tout commis. Alors que ceux qui nous ont envoyé et les exécutants sont libres et nullement inquiétés. Je n’en pouvais plus de garder ça sur la conscience», s’est justifié «Gorge profonde».

 

Détails d’un témoignage explosif

 

Selon les explications de «Gorge profonde», sachant que Guy André Kieffer était présenté comme un journaliste d’investigation et qui enquêtait sur les ressources du café-cacao et surtout le pétrole, il constituait de ce fait un pou sur la tête de l’ex-pouvoir. Ainsi, une fois le journaliste franco-canadien éliminé, tous les soupçons se tourneraient le plus logiquement du monde vers le président Laurent Gbagbo et son entourage. Et c’est justement ce scénario qui a prévalu, en tout cas jusqu’à maintenant.  «Nous étions cinq personnes qui avions été choisies pour cette opération. Nous étions tous dans le maquis à cette époque là. Il y avait Waré Ouézimba dit petit Fofié, Guindo Omarba, Coulibaly Lamine, Koné Mamadou (décédé depuis lors, ndlr), ex-commandant de Koni (localité située entre Korhogo et M’bengué) et moi-même. Pour cette opération, personnellement j’ai été contacté par un ministre RDR (…)  Il m’a expliqué l’importance de l’opération et combien de fois, cela pouvait permettre à notre champion, le Dr Alassane Dramane Ouattara, d’arriver facilement au pouvoir. Puisque les Occidentaux le soutiendraient. Donc nous, comme notre objectif qu’on visait était que le président Alassane Ouattara puisse arriver au pouvoir, nous avons été plus motivés à mener cette opération. On nous avait promis 5 millions de Fcfa en cas de succès de l’opération. Nous avions reçu des mains du ministre une avance de 2 millions de Fcfa. Il nous a remis cette somme à son cabinet au Plateau un soir vers 19 heures», détaille-t-il.

 

Du commando de 5 personnes recruté pour l’opération, «Gorge profonde» avouera que 3 «exercent» encore. En clair, ils font partie des Frci, deux sont à Abidjan et le troisième à Korhogo. Quant à lui, il a choisi une autre voie et le cinquième est décédé.

 

Le film de l’enlèvement du franco-canadien, selon notre interlocuteur

 

«Depuis le jeudi 8 avril 2004, Guy-André Kieffer était pisté par deux d’entre nous, grâce aux informations détaillées qu’ils ont mises à notre disposition. Et c’est finalement le vendredi 16 qu’on a jugé le moment favorable à son enlèvement. Aux alentours de 15h – 16 h, il quittait la Galerie du Parc, où il avait rendez-vous avec une dame. Mais quelques heures plus tôt, il avait rencontré quelqu’un. Il a quitté les lieux à bord d’un véhicule 405 qui était garé sur le parking du supermarché. Je ne sais pas si c’était son véhicule, mais en tout cas ce jour-là, c’est à bord de la 405 qu’il roulait. Nous, nous étions dans notre véhicule, on attendait qu’il monte dans son véhicule. Une fois monté dans la 405, on l’a suivi de la Galerie du Parc et c’est au niveau de l’Hôtel de ville qu’on a réussi à l’intercepter. Nous étions aux alentours de 16h à 16h 30 mn par là. Arrivés à son niveau, nous lui avons demandé de garer son véhicule et nous avons affirmé que nous étions de la Brigade des recherches et qu’il devrait nous suivre pour quelques questions. Bien sûr, nous étions en tenues civiles et avions à l’occasion de fausses cartes de la Brigade des recherches qu’on nous avait remises. On lui a demandé donc de nous suivre. Il n’a pas opposé de résistance, il s’est exécuté sans problème. On l’a donc fait monter dans notre véhicule et j’ai demandé à l’un de nous, d’aller garer le véhicule de Guy-André Kieffer à l’aéroport. Tout simplement pour ainsi faire diversion. Nous l’avons conduit, sous la menace de nos armes, dans une des maisons inachevées qui bordent la forêt du Banco», raconte-t-il avec un sang froid qui donne du froid dans le dos. Il déclare aujourd’hui être prêt à affronter la justice, mais pas la justice ivoirienne qu’il juge complètement inféodée au régime Ouattara, dont certains gourous, selon ses révélations, sont impliqués dans l’enlèvement et l’assassinat du journaliste franco-canadien.

 

«Comment il a été tué et où il a été enterré»

 

Selon «Gorge profonde», Guy André Kieffer n’a pas été assassiné par balle comme les gens l’ont laissé croire et il n’a jamais été conduit aussi dans la forêt du Banco. «C’est archifaux», assure-t-il. Il détaille ici l’assassinat du franco-canadien, après son enlèvement. «Guy-André Kieffer a été étranglé et non tué par une arme. Nous étions cinq gaillards sur lui seul. Après l’avoir étranglé, nous l’avons emballé dans des sacs. Nous avons retiré tout ce qui était comme appareil sur lui. Il avait même un enregistreur, des téléphones portables et puis certains documents. Il y a une femme qui a appelé sur son téléphone au moment où on embarquait le corps et j’ai répondu à la dame qu’elle ne le reverra que dans l’au-delà. Elle avait une voix de femme de race blanche. Je lui ai dit «adieu tu ne reverras plus jamais ton homme» et j’ai raccroché, puis retiré la puce de Kieffer. J’ai même utilisé l’appareil pendant quelque temps. Entre 19h et 20h par là, nous avons pris l’autoroute jusqu’à la Gesco et avons pris une voie non bitumée au quartier Micao, pour pouvoir contourner le corridor qui en ce moment n’était pas construit comme il se présente actuellement. Nous sommes sortis dans la forêt et avons rattrapé l’autoroute pour continuer à une cinquantaine de kilomètres d’Abidjan. Son corps a été enterré entre Sikensi et Abidjan. Et jusqu’au jour d’aujourd’hui, je suis en mesure de vous conduire là où on l’a enterré et vous montrer les restes de Guy André Kieffer», a fait savoir «Gorge profonde». Il affirme avoir toutes les preuves de ses rencontres avec le ministre RDR encore en activité actuellement qui les aurait contactés pour l’opération. Après l’opération, «Gorge profonde» affirme être rentré plusieurs fois en contact avec le ministre en question pour rentrer en possession de leur dû, mais en vain.

«Aujourd’hui, je suis près à me rendre à la justice si les garanties sont réunies et si c’est sûr et certain que je ne serai pas tué. Je suis prêt à faire la prison, pourvu que justice soit rendue et que nous tous qui sommes impliqués dans la disparition du journaliste puissions payer», affirme-t-il.

 

Le juge Patrick Ramaël vient de débarquer à Abidjan, et Le Nouveau Courrier est en mesure de confirmer que «Gorge profonde» est en relation avec lui. Il affirme également avoir contacté l’Ambassade de France, afin que la vérité éclate. Seul l’examen minutieux de son témoignage par le juge Ramaël, loin de toute pression politique, pourrait permettre de savoir si cet autre rebondissement avec ce témoignage-révélation conduira à la manifestation de la vérité. 

 

Bien entendu, nous nous gardons pour l’instant de révéler le nom du collaborateur de Ouattara cité par «Gorge profonde», le temps que notre informateur soit en de bonnes mains ; hors de portée des représailles du régime.

 

Gérard Koné

 

Le nouveau courrier

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retour sur l'Affaire Kieffer

Quand le journaliste français attaquait non pas Gbagbo mais..."le trader de Ouattara" pour Armarajo !

  

4 janvier 2012

 

Anthony Ward, dit Chocolate fingers... l'homme à qui Armarajo

(et donc la famille Ouattara-Follouroux) doit tant...

Anthony Ward dr www.legrigriinternational.com

En général, Guy-André Kieffer est présenté́ comme le journaliste d’investigation poil à gratter qui enquêtait sur les « affaires » réelles ou supposées dans lesquelles étaient mouillés les barons du régime Gbagbo. Mais il est bon de se souvenir que, de tous ses fameux articles publiés sous pseudonyme dans la presse ivoirienne, celui qui a créé́ un vrai gros « buzz » international mettait en cause... Anthony Ward, le patron de la société Armajaro, notamment spécialisée dans le négoce de cacao, et dont le directeur Afrique est depuis quelques années Loïc Folloroux, le fils de Dominique Ouattara.

 

C’était juste après le déclenchement de la rébellion ivoirienne, le 19 septembre 2002. Dans un article paru en dernière page de Fraternité-Matin, signé « Laurent », Guy-André Kieffer dénonçait « Armajaro et AIG Fund : les financiers de la déstabilisation ». Il met en relation l’achat de plus de 5% de l’offre mondiale de cacao par Armajaro et le lancement de la rébellion, qui permet une déstabilisation des approvisionnements, une hausse des cours et une grosse plus-value pour les spéculateurs encagoulés. A l’époque, l’évocation d’Armajaro par Kieffer divise les différents clans autour de Gbagbo, dans la mesure où lui-même a à cœur de faire payer ses déconvenues en affaires à certains d’entre eux. Notre Voie riposte à l’article. La confusion s’empare de l’opinion ivoirienne qui oublie. La mort de Guy-André Kieffer enterre définitivement ce fameux dossier Armajaro. Jusqu’au mois d’août 2010, où il récidive dans une opération d’achat massif de cacao comme celle qui a précédé́ la « première guerre ».


Ministre du Budget sous le gouvernement Aké N’Gbo, Koné Katinan a confirmé, dans “Côte d’Ivoire : le coup d’Etat”, la forte implication d’Armajaro dans le financement des assauts sur Abidjan par les forces pro-Ouattara. « En ce qui concerne la suspension des exportations du cacao de janvier 2011, il est clair que sous le couvert des sanctions de l’Union Européenne, se cachait une vaste opération spéculative sur le cacao menée par Armajaro. En effet, en juillet 2010, tout juste avant les élections de novembre, cette société́ a acheté́ un fort tonnage de cacao, au delà de ses achats habituels. Les services de la filière café́ cacao parlent de plus de 200 000 tonnes de produits achetés par ladite société́. Ces énormes achats ont fait réagir les autorités chargées de gérer la filière café́ cacao.

La crise née des élections devait logiquement entraîner une augmentation des prix sur le marché international. Cette embellie allait bénéficier à ladite société́ qui avait décidé d’écouler le cacao à prix d’or. Ainsi, la décision du 24 juillet, en provoquant une pénurie du produit sur le marché international, a donné l’occasion d’écouler à un prix ultra élevé́ le stock monumental constitué par la société Armajaro.

Donc Loïc Folloroux, bénéficiant d’informations de première main de la part de ses parents (Dominique et Alassane Ouattara) sur les différentes actions de déstabilisation en cours dans le pays, a probablement informé ses partenaires et la société́ Armajaro a pu constituer des stocks à des fins spéculatives.

C’est exactement ce qu’elle avait fait en 2002, un an seulement après avoir obtenu son agrément en Cote d’Ivoire. Cette spéculation lui avait permis de financer la rébellion. Ce que je peux dire sur cette affaire, c’est que les achats et la constitution de stocks étaient des pratiques méconnues des sociétés d’exportation en Côte d’Ivoire jusqu’à l’avènement d’Armajaro. »

 

Au moment où l’affaire Kieffer se retourne spectaculairement contre le régime Ouattara, les informations qui précèdent permettent de comprendre que le journaliste et consultant franco- canadien n’inquiétait pas que certains barons de la Refondation. Et qu’il avait été́ le premier à mettre en lumière une des plus grosses affaires de spéculation et de guerre économique de ces dernières années.

 

Photo - dr    Texte - Philippe Brou (Nouveau Courrier n°407, édition du jour)

PS : la titraille est de la rédaction

PS 2 : www.nouveaucourrier.info/

 

legrigriinternational

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15/11/2011

Le juge repart avec les "preuves" du commencement !

En Côte d'Ivoire, fin de deux semaines d'auditions dans les affaires Kieffer et Ghelber

 

Les nouvelles autorités ivoiriennes  « ont tout intérêt à favoriser les investigations d'un juge français sur les affaires les plus inavouables du régime précédent. »

On reste sans voix devant tant de mauvaise foi ! André Kieffer était un proche du Président Gbagbo et enquêtait sur la filière cacao qui précisément implique directement la famille Ouattara et le financement de la rébellion ! Qui avait intérêt à ce que Kieffer disparaisse, Gbagbo ou Ouattara ? Et qui réécrit l’histoire actuelle ?

 

Shlomit

 

15 novembre 2011 par RFI

 

Guy-André Kieffer, disparu le 16 avril 2004 à Abidjan, en Côte d'Ivoire.
( Photo : www.guyandrekieffer.org )
 
 

Guy-André Kieffer, disparu le 16 avril 2004 à Abidjan, en Côte d'Ivoire.Le juge français Patrick Ramaël vient d'achever deux semaines d'auditions en Côte d'Ivoire. Le magistrat instructeur est chargé d'enquêter sur deux dossiers sensibles qui mettent en cause l'entourage de l'ex-président Laurent Gbagbo : l'enlèvement du journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer et le rapt de l'avocat parisien Xavier Ghelber.

 

Pour le juge Patrick Ramaël, ces deux semaines de mission ont surtout permis de faire avancer les investigations sur le bref enlèvement en novembre 2004 de Xavier Ghelber, un avocat français mandaté par l'Union européenne pour effectuer un audit de la filière cacao.

 

Selon une source proche de l'enquête, le juge d'instruction a pu auditionner à Korhogo deux gros poissons : Patrice Baï, cousin et ancien chef de la sécurité rapprochée de Laurent Gbagbo, et le général Dogbo Blé, l'ex patron de la garde républicaine. Plusieurs gardes du corps de l'ex président ivoirien, ceux qui se surnommaient entre eux les « 18 frères », ont également été entendus dans la grande ville du nord.

 

A Abidjan, le magistrat français a interrogé pour la seconde fois le commandant Anselme Seka Yapo dit « Séka Séka ». La précédente audition en 2009 de l'ex-aide de camp de Simone Gbagbo, suspecté d'avoir joué un rôle central dans la disparition du journaliste Guy-André Kieffer, n'avait pas permis de faire progresser l'enquête.

 

Depuis, la donne a évolué. Avec le changement de régime, les personnalités citées dans ces deux affaires ne bénéficient plus de la protection du pouvoir. Une source proche de l'enquête se félicite même de la réelle coopération des nouvelles autorités ivoiriennes. Et pour cause, elles ont tout intérêt à favoriser les investigations d'un juge français sur les affaires les plus inavouables du régime précédent.

 

rfi.fr/afrique

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04/11/2011

Le juge Ramael à Abidjan:

«On peut enfin avancer»

3 novembre 2011

Les temps ont changé, Ramaël a désormais carte blanche en Côte d'Ivoire

koaci.com - Le juge français Patrick Ramael séjourne en Côte d'Ivoire et ce depuis mardi soir. Habitué des allés et venues depuis plusieurs années à Abidjan pour enquêter entre autre sur l'affaire Kieffer,

Ramael cette fois ci ne semblerait plus aussi pressé et sous pression comme jadis sous le régime de Laurent Gbagbo. En effet, selon une source de l'ambassade de France à Abidjan qui s'est confiée à Koaci.com comme pour taire les rumeurs dispersées dans la presse locale, les investigations ont connu un formidable coup d'accélérateur et de nombreuses personnalités proches du camp Gbagbo citées dans les dossiers de Ramael, ont déjà été entendues, d'autres seraient en cours toujours selon nos informations.

La presse locale quant à elle s'acharne sur le dossier vendeur "Seka Séka" du moment, avant hier il s'était évadé, hier il était mort.... Rien n'indique officiellement à cette heure si l'ex aide de camp de Simone Gbagbo, vivant et sous bonne protection des autorités ivoiriennes, eut été interrogé et ce, avant sont transfèrement annoncé, si ce dernier était lui aussi confirmé, dans le nord du pays.

Même si tout l'indique nous n'en saurons pas plus sur le fait de savoir si le juge a effectué un voyage dans le nord de la Côte d'Ivoire afin de procéder notamment à Odienné à l'interrogatoire de Simone Gbagbo tant attendu par Ramael depuis des années. Des années passées à jouer au chat et à la souris entre le juge et l'ex première dame peu enclin comme en mars 2009 à se laisser interroger (voir article koaci : « Ramael - Simone Gbagbo, le jeu du chat et de l'éléphant? »  Cliquer ici )

Notre source nous indiquera sans en dire trop, compte tenu du contexte confidentiel que le juge aurait indiqué et ce d'un air enthousiaste: «On peut enfin avancer !».

Notons que le juge Ramael était à Abidjan en mai dernier. Son premier voyage d'après crise sous l'égide de l'ère Ouattara n'avait été qu'une première étape. à son départ Il avait annoncé revenir, c'est donc chose faite.

Par ailleurs et pour finir avec le dossier "Français en Côte d'Ivoire", sans savoir à ce jour jusqu'à quand le juge restera en terre ivoirienne, rappelons que le ministre français de l'intérieur Claude Guéant séjournera à son tour du 6 au 7 novembre prochain à Abidjan.

Amy, KOACI.COM

00:42 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ramaël | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

02/11/2011

Disparition Guy-André Kieffer

Un juge français en mission en Côte d`Ivoire

Évidemment l’enquête française a déjà ses coupables, ou plutôt son commanditaire, le président Gbagbo : « L`enquête menée en France s`est orientée vers des cercles proches du pouvoir de l`ancien président ivoirien Laurent Gbagbo. » Ceci dit, il semble que la famille de madame Dominique Ouattara a des intérêts dans le cacao, et que la politique de Ouattara d’abaisser le prix d’achat afin d’augmenter le profit des filières de transformation pourrait aussi encourager les enquêteurs à vérifier les liens des Ouattara et alliés avec la filière cacao .

Si ce juge vient auditionner le commandant Séka Séka, c’est que ce dernier n’est pas mort, comme la rumeur le laissait entendre hier .A-t-il sous la contrainte fait des « révélations » que le juge pourrait exploiter pour alimenter son dossier d’accusation des Gbagbo, encore trop mince ?

Shlomit

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2 novembre 2011   |  AFP

PresseAbidjan - Le juge français Patrick Ramaël est à Abidjan dans le cadre de son enquête sur la disparition du journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer en 2004 en Côte d`Ivoire, a-t-on appris mercredi de source proche du dossier.
 

Arrivé lundi, le magistrat français doit passer deux semaines sur place pour son enquête sur l`affaire Kieffer et le rapt de Xavier Ghelber, un avocat parisien en mission d`audit sur la filière cacao pour le compte de l`Union européenne, brièvement enlevé par des hommes en armes le 7 novembre 2004 à l`hôtel Ivoire d`Abidjan, a indiqué à l`AFP cette source.

Journaliste indépendant, Guy-André Kieffer a disparu le 16 avril 2004 sur un parking d`Abidjan alors qu`il enquêtait sur des malversations, notamment dans la filière cacao, dont le pays est premier producteur mondial.

L`enquête menée en France s`est orientée vers des cercles proches du pouvoir de l`ancien président ivoirien Laurent Gbagbo.

Ce dernier a été arrêté le 11 avril à Abidjan, après une crise de plus de quatre mois, dont deux semaines de guerre, née de son refus de céder le pouvoir au nouveau chef de l`État Alassane Ouattara, vainqueur du scrutin de novembre 2010. La crise a fait quelque 3.000 morts.

Le juge Ramaël a déjà effectué plusieurs déplacements à Abidjan - le dernier remontant à mai 2011 - dans le cadre de l`enquête Kieffer et avait entendu en avril 2009 l`épouse du président déchu Simone Gbagbo, également en détention depuis avril dernier.

Il pourrait chercher à entendre le commandant Anselme Séka Yapo, ex-chef de la sécurité de Mme Gbagbo, arrêté le 15 octobre dans un avion de ligne à Abidjan, où il était en transit après plusieurs mois de fuite.

Accusé de nombreuses exactions sous l`ancien régime, "Séka Séka", comme il est surnommé, est soupçonné d`implication dans la disparition de Kieffer. Il avait été entendu comme témoin par le juge Ramaël en 2009.

abidjan.net

19:05 Écrit par Shlomit dans Les crimes du couple Ouattara | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : kieffer, ramaël | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |