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07/01/2012

ARMAJARO,

ou  Pourquoi Ouattara a fait tuer Kieffer…


07.01.2012

 

ado.jpgEn général, Guy-André Kieffer est présenté comme le journaliste d’investigation poil à gratter qui enquêtait sur les «affaires» réelles ou supposées dans lesquelles étaient mouillés les barons du régime Gbagbo.

 

Mais il est bon de se souvenir que, de tous ses fameux articles publiés sous pseudonyme dans la presse ivoirienne, celui qui a créé un vrai gros «buzz» international mettait en cause… Anthony Ward, le patron de la société Armajaro, notamment spécialisée dans le négoce de cacao, et dont le directeur Afrique est depuis quelques années Loïc Folloroux, le fils de Dominique Ouattara. C’était juste après le déclenchement de la rébellion ivoirienne, le 19 septembre 2002. Dans un article paru en dernière page de «Fraternité-Matin», signé «Laurent», Guy-André Kieffer dénonçait  «Armajaro et AIG Fund : les financiers de la déstabilisation». Il met en relation l’achat de plus de 5% de l’offre mondiale de cacao par Armajaro et le lancement de la rébellion, qui permet une déstabilisation des approvisionnements, une hausse des cours et une grosse plus-value pour les spéculateurs encagoulés. A l’époque, l’évocation d’Armajaro par Kieffer divise les différents clans autour de Gbagbo, dans la mesure où lui-même a à cœur de faire payer ses déconvenues en affaires à certains d’entre eux. Notre Voie riposte à l’article.

 

La confusion s’empare de l’opinion ivoirienne qui oublie. La mort de Guy-André Kieffer enterre définitivement ce fameux dossier Armajaro. Jusqu’au mois d’août 2010, où il récidive dans une opération d’achat massif de cacao comme celle qui a précédé la «première guerre». Ministre du Budget sous le gouvernement Aké N’Gbo, Koné Katinan a confirmé, dans «Côte d’Ivoire : le coup d’État», la forte implication d’Armajaro dans le financement des assauts sur Abidjan par les forces pro-Ouattara.

 

Au moment où l’affaire Kieffer se retourne spectaculairement contre le régime Ouattara, les informations qui précèdent permettent de comprendre que le journaliste et consultant franco canadien n’inquiétait pas que certains barons de la Refondation. Et qu’il avait été le premier à mettre en lumière une des plus grosses affaires de spéculation et de guerre économique de ces dernières années. []

 

Phillipe Brou

 

africanliberty.ivoire-blog.com

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l'inspecteur Ramaël et les vraies fausses pistes françaises...

Affaire Kieffer : les mille et une fausses pistes du juge Ramaël

 

07/01/12 -Nouveau Courrier-

Patrick-RamaelLe juge Patrick Ramaël, qui enquête depuis sept ans sur les conditions de la disparition de Guy-André Kieffer, est-il un magistrat clairvoyant ou un politicien portant toge et affectionnant l’agitation médiatique anti-Gbagbo ? En tout cas, quand on fait une rétrospective de son travail sur cette sombre affaire, l’on se rend compte qu’il a souvent été embarqué sur de fausses pistes par des personnes à la crédibilité douteuse, mais dont le point commun est de charger Gbagbo et son entourage.

 

Que devient la piste Michel Legré ?

 

Dans un premier temps, Patrick Ramaël oriente ses soupçons vers Michel Legré, ami de Guy-André Kieffer qui a «l’avantage» d’être le beau-frère de Simone Gbagbo. Des fuites opportunes dans la presse affirment que Legré a mis en cause sept personnes. Aubert Zohoré, directeur de cabinet de Bohoun Bouabré, Victor Nembelissini, ancien directeur général de la Banque nationale d’investissement, rallié à Ouattara pendant la guerre postélectorale, Anselme Séka Yapo, Bertin Kadet, le pasteur Moïse Koré et deux militaires appelés Séry Lia et Gouaméné. Les principaux concernés sont interrogés, à part les deux militaires, dont Bertin Kadet doute de l’existence réelle. Rien ne sort de tout cela. La piste est oubliée, sans que personne ne sache vraiment quel enchaînement avait conduit à la diffusion de cette «liste».

 

La piste Jean-Tony Oulaï

 

En 2008, Germain Bahagbé, qui se présente comme un membre de la garde rapprochée de Jean-Tony Oulaï, «capitaine» de l’armée ivoirienne, affirme être un des membres du commando qui a tué Kieffer… pour le compte du régime Gbagbo. Le commando dont il parle n’a rien à voir avec les noms cités dans la première phase de l’enquête de Ramaël. Il prétend que Kieffer a été enlevé au Plateau, et non à l’hypermarché Prima Center, comme on l’a d’abord dit. Ramaël s’enthousiasme pour ce «témoignage», mais Bahagbé se rétracte très vite. Tony Oulaï est mis en examen et incarcéré en France. Un autre témoin, Seydou Berté alias Méité, qui se présente comme le chauffeur de Tony Oulaï, accable son patron présumé en racontant une histoire absolument différente de celle de Bahagbé qui a déclenché la mise en examen de Oulaï. Berté a les faveurs de France 3, qui diffuse son témoignage. Puisqu’il est anti-Gbagbo !

Par la suite, un troisième homme, qui se présente sous le nom de «major Alain Gossé», qui met en cause l’entourage de Simone Gbagbo en la «disculpant», a aussi les faveurs de France 3. Le problème est qu’il s’appelle en réalité Zinsonni Nobila Paul, qu’il est Burkinabé, et qu’il a manifestement une fausse carte d’identité, délivrée en mars 2000, en pleine transition militaire, alors que le processus d’identification était stoppé. Le quotidien Nord-Sud avait de son côté, en juillet 2010, évoqué un certain «Lago Charles», «principal témoin de l’affaire Kieffer», qui était à l’origine de fouilles infructueuses de la juge Brigitte Jolivet dans la forêt du Banco. La «découverte» à Issia du corps de Guy-André Kieffer éclaircira-t-elle toutes ces zones d’ombre et ces mille et une fausses pistes complaisamment relayées par la presse française et les titres pro-Ouattara ?

 

Philippe Brou

 

nouveau courrier

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Affaire Kieffer, qui brouille les cartes?

Squelette supposé de Kieffer : les zones d’ombre d’une étrange « découverte »

 

07/01/12 –Le Nouveau Courrier

kieffer 3En début d’après midi d’hier, les médias occidentaux principalement reprenaient en boucle une information selon laquelle le squelette du journaliste Guy-André Kieffer aurait été retrouvé. Là où les choses semblent intriguer, c’est le lieu où ces restes ont pu être découverts. Un autre scénario «parisien» de l’affaire Guy-André Kieffer ! Hier, les chaines françaises d’informations passaient en boucle l’information au sujet d’un squelette découvert à Issia et qui se trouverait être celui du journaliste franco-canadien. Si l’annonce de la probable découverte (puisque non encore confirmée par des analyses ADN) du squelette du franco-canadien demeure une avancée spectaculaire dans le dossier, cette découverte présente néanmoins des zones d’ombre qui suscitent plusieurs interrogations. Jusqu’à présent, rien, absolument rien, ne semblait guider le juge Ramaël vers une piste liée à Issia, une ville située à près de 400 kilomètres d’Abidjan. C’est dans cette localité que curieusement les restes de Kieffer auraient été découverts comme par enchantement. Et coïncidence pour coïncidence, Issia est la localité d’origine du ministre Paul-Antoine Bohoun Bouabré dont le nom a longtemps été cité par les médias français dans la short-list des «coupables idéaux» dans l’enlèvement du journaliste franco-canadien. 

 

Il reste que l’affaire Guy-André Kieffer rebondit spectaculairement après l’entrée en scène d’un ex-rebelle qui s’est présenté comme l’un des coauteurs du crime, perpétré selon ses dires «sous commande» d’un homme du clan Ouattara, en première ligne dans la filière cacao.

 

Un des objectifs est d’incriminer le camp Gbagbo. Dans un témoignage diffusé par Le Nouveau Courrier, cet informateur que nous avons surnommé «Gorge profonde» donnait des détails trop troublants pour être rejetés du revers de la main. Notre rédaction n’a pas été sa première confidente. Avant de nous parler, «Gorge profonde» s’est d’abord confié à un homme politique ivoirien de premier plan dont nous taisons pour l’instant l’identité. Ce dernier l’a, selon ses dires, alors dirigé vers un professionnel français du renseignement : Jean-Yves Garnault. Cet homme au profil trouble, manifestement lié aux services secrets français, exécutant des missions de l’ombre de la Mitterrandie à la fin des années 1990 en France, a travaillé pour le président Gbagbo, notamment dans le domaine délicat des écoutes téléphoniques. Très vite soupçonné de déloyauté, il a été progressivement écarté après le début de la guerre le 19 septembre 2002, mais a réussi à garder son bureau à l’immeuble MUPOSTEL, où il jouait les électrons libres – alimentant notamment Guy-André Kieffer et un certain nombre de journalistes de la presse internationale en «informations» hostiles à son patron officiel. Rallié officiellement à Ouattara durant la guerre post-électorale, il est dans le sillage du nouveau pouvoir, et plus que jamais au service de la France officielle.

 

Tout sur le rôle de l’étrange Jean-Yves Garnault, figure française du renseignement à Abidjan

 

C’est Jean-Yves Garnault qui recueille le témoignage de «Gorge profonde», le met en relation avec les services du juge Patrick Ramaël et recueille ce que l’ex-rebelle présente comme des affaires arrachées à Guy-André Kieffer avant sa mort, 72 heures avant l’arrivée à Abidjan de Patrick Ramaël, et qui pourraient servir à confirmer le sérieux de ses propos.

 

Contacté par Le Nouveau Courrier à travers le numéro de téléphone fourni par… «Gorge profonde», Jean-Yves Garnault affirme d’emblée ne rien savoir de l’affaire. Par la suite, il nous rappelle pour savoir jusqu’à quel point nous sommes informés. Le lendemain de la parution de notre premier article, il nous appelle pour confirmer qu’il a été en contact avec «Gorge profonde», qu’il a effectivement recueilli son témoignage et des effets présentés comme ceux de Kieffer. Mais il affirme avoir été «peut-être manipulé», allant jusqu’à nous accuser d’être à l’origine de cette manipulation, vu notre «bord». Puis il nous suggère d’écrire que lui et nous avons été manipulés, et nous dit que «là haut», on pourrait beaucoup nous en vouloir, et que notre démarche est dangereuse. Si ce n’est qu’une intox de bas étage dont il s’agit, qui pourrait donc nous en vouloir ?

 

Le fait est que «Gorge profonde» nous a informés, avant que les médias n’en parlent, de la venue «prochaine» de Patrick Ramaël à Abidjan, de ses différents rendez-vous. Il nous a aussi donné le numéro de téléphone ivoirien du juge français, grâce auquel nous l’avons contacté. Très vite, le juge Ramaël nous a demandé de le rappeler… ce que nous avons essayé de faire sans succès par la suite. Le fait est aussi que «Gorge profonde» était en train de négocier des «garanties» avec le magistrat français, quand il a reçu, selon son témoignage, des menaces très claires d’une des figures centrales de l’ex-rébellion, informé de ses contacts avec Jean-Yves Garnault et les services du magistrat français.

 

Depuis, il est injoignable. Et un tout autre épisode de l’affaire Kieffer est en train de se jouer. Comme par hasard, la dépouille du journaliste franco-canadien, qu’il disait être capable de localiser, aurait été retrouvée, mais à plusieurs centaines de kilomètres de la zone qu’il a indiquée. Comme s’il fallait absolument brouiller les pistes…

 

Le témoignage ambigu du frère de Guy-André Kieffer

 

Quel est l’élément qui a précipité l’arrivée du juge Ramaël à Abidjan ? Pourquoi «Gorge profonde» en savait-il autant ? Que sont devenus les effets attribués à Kieffer qu’il a donnés à Jean-Yves Garnault ? Des questions sans réponses.

 

Le témoignage de Bernard Kieffer, frère du journaliste, en rajoute à la confusion. Le juge Ramaël aurait entrepris ses fouilles «sur la foi d’informations qu’il a obtenues voilà quelque temps». Alors que le président Gbagbo était au pouvoir. A l’époque, "le juge n'avait pu aller vérifier le témoignage (sur l'emplacement du squelette) car c'était en pleine zone contrôlée par le camp Gbagbo", a affirmé Bernard Kieffer. Pourquoi avoir attendu huit longs mois pour aller vérifier des informations disponibles depuis bien longtemps ? Pourquoi, lors de son séjour ivoirien de novembre dernier, Kieffer n’a pas effectué de fouilles à Issia puisqu’il avait déjà les informations qu’il a au final utilisées ? «Il semblerait que la personne qui a informé le juge a vu le corps au moment où il a été enterré à cet endroit-là. C'était un Blanc, il ne savait pas qui c'était. Mais il l'a reconnu quelques jours après, quand il a vu les photos de mon frère dans la presse», ajoute Bernard Kieffer.

 

Qui, en dehors d’une des personnes impliquées, peut donc voir précisément le corps d’une personne enterrée en catimini dans une zone rurale, bien loin – en principe – du tout-venant ? Le fameux informateur du juge a-t-il été mis en examen ? Mystère. Il faut croire qu’en dehors d’une dépouille dont l’identité n’a pas été confirmée par un test ADN, on n’en saura pas plus sur cette sombre affaire où de nombreuses fausses pistes toujours très médiatiques ont déjà été agitées… par le juge Ramaël.

 

Gérard Koné

 

nouveau courrier

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05/01/2012

Guy André Kieffer, Ramaël, Ocampo :

Les révélations de Me Dadjé

 

3 janvier 2012


“rien ne passe en Afrique qui n'ait été planifié par la France
“Depuis la traite négrière, les blancs ont toujours pris des Africains pour vendre d'autres Africains”

 

Des mensonges d'Ocampo –se plaignant de ce qu'“on m'a toujours empêché de venir en Côte d'Ivoire”– aux passe-droits du juge Ramaël, utilisant sous Gbagbo la complicité des ministères des affaires étrangères et de la justice -entre les mains des “Forces nouvelles”-, pour ne respecter aucune procédure et violer allègrement le droit et les termes de l'accord de défense franco-ivoirien, Me Rodrigue Dadjé -avocat principal Simone Gbagbo- contribue à faire la lumière sur les dessous judiciaires de l'affaire Kieffer, dans le volet des accusations portées contre la première Dame de Côte d'Ivoire.


 

ladepechedabidjan.info

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04/01/2012

Affaire Kieffer (2ème partie)

Les dessous de la dernière visite du juge Patrick Ramaël à Abidjan

 

04/01/12 par Le Nouveau Courrier


Le juge français Patrick Ramaël est arrivé presque précipitamment, le lundi 2 janvier en soirée, à Abidjan pour – officiellement – poursuivre son enquête sur la disparition du journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer. Alors qu’il y a à peine plus d’un mois, en novembre dernier, le juge français était à Abidjan où il a pu interroger une quinzaine de personnes dans le cadre de la disparition du franco-canadien. Cette énième visite du juge d’instruction Ramaël laisse croire assurément qu’il y a une du nouveau dans l’affaire, à moins que le juge n’ait des envies de soleil au moment où l’hiver est rude à Paris. Les autorités politiques et judiciaires ivoiriennes, selon une source au ministère de la Justice, ont été quasiment mises devant le fait accompli quant à cette énième arrivée du juge français sur le sol ivoirien. Cette visite express de Patrick Ramaël sur les bords de la lagune Ebrié, cacherait-elle un certain nombre d’informations à même de faire évoluer le dossier ?

 

Au Nouveau Courrier, nous avons sur cette affaire quelques certitudes. Premièrement, «Gorge profonde» a été mis en contact, par une figure politique ivoirienne dont nous taisons le nom pour l’instant, avec un Français spécialiste du renseignement qui évolue depuis plus de dix ans dans les eaux saumâtres des intrigues d’Etat ivoiriennes. Contacté par nos soins, il a affirmé ne pas être au courant du dossier qu’il a «traité», puis a par la suite essayé d’en savoir plus… sur ce que nous savons. C’est cet homme qui a été selon toute évidence chargé de faire le lien entre celui qui se présente comme un criminel repenti, l’Ambassade de France et le juge Ramaël. Est-il vraiment désireux, alors que son nom a été cité dans cette sombre affaire, de «noyer» un système Ouattara avec lequel il collabore aujourd’hui officiellement, après des coups de main officieux ? «Gorge profonde» affirme en tout cas que les effets personnels de Kieffer, soutirés par ses ravisseurs, ont été remis par ses soins à ce Français.

Nous savons également que «Gorge profonde» a eu un contact, dont nous ne connaissons pas la profondeur, avec le juge Ramaël, qui n’a pas souhaité communiquer sur un nouvel interlocuteur dont le témoignage est pourtant pris au sérieux, selon plusieurs indices. Nous savons surtout, que les «sécurocrates» du régime ont été mis au courant de l’initiative de «Gorge profonde», par une des personnes en contact avec le dossier, et que ce dernier a subi des menaces explicites. Selon toute évidence, nous sommes en face d’une authentique affaire d’Etat.

 

Benjamin Silué

 

Le nouveaucourrier

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Affaire Kieffer (1ère partie)

Des révélations troublantes mettent en cause le camp Ouattara

 

04/01/12 par Le Nouveau Courrier

kieffer

La disparition du journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer en avril 2004 a alimenté l’actualité nationale 7 ans durant, sans que le dossier n’avance réellement. Des personnes avaient été soupçonnées dans l’affaire de la disparition du journaliste. Après un mutisme de plusieurs années, un des auteurs du crime, comme il se présente lui-même, s’est ouvert au Nouveau Courrier pour dire toute la vérité sur cette affaire. «Je ne veux pas que des innocents paient pour ce que nous avons fait», lâche-t-il. Un témoignage-révélation que nous vous livrons.

 

Il est 20 heures, ce mercredi 21 décembre 2011, quand nous recevons un appel de quelqu’un qui prétend avoir des révélations à nous faire. Nous insistons à avoir la teneur de ces révélations qui, selon lui, pourraient nous intéresser. «Guy-André Kieffer», lâche-t-il. «Est-il vivant, où est-il ?», nous demandons-lui d’emblée. «Non, mais je sais qui l’a tué, parce que je fais partie de ceux qui l’ont enlevé ce jour-là», rétorque notre interlocuteur. «Mais pourquoi, vous ne saisissez pas la police ou l’Ambassade de France, puisque ce sont eux les mieux placés pour ce dossier ?», proposons-nous. «Je ne peux pas me livrer à la police ivoirienne, à cause de ceux qui sont impliqués dans l’affaire Kieffer. Ce sont des personnalités de l’actuel régime, donc vous comprenez. Je préfère me confier aux journalistes avant de saisir l’Ambassade de France. Parce que je ne sais pas ce qui peut m’arriver», nous explique-t-il. Après quelques secondes d’hésitations, nous faisons savoir gentiment à notre interlocuteur que nous le recontacterons dans les minutes qui suivent. Une réunion de crise est improvisée à l’instant. Deux blocs se dégagent : d’un côté, il y a ceux qui pensent à un piège et de l’autre ceux qui estiment que l’interlocuteur devrait être entendu, malgré les risques que cela comporte.

Quelques minutes après, nous recontactons notre «Gorge profonde», c’est ainsi que nous avons décidé de le nommer pour préserver son identité, qui avance quelques détails fort intéressants et à même de crédibiliser sa version, dès lors qu’un juge prendrait la peine de les vérifier. Rendez-vous est donc pris pour 23 heures quelque part au Plateau, après avoir pris des dispositions sécuritaires renforcées.

Nous nous retrouvons finalement face-à-face avec «Gorge profonde», un homme bien bâti, mais de taille moyenne. Une fois les présentations faites, nous entrons dans le vif du sujet. «Vous nous avez dit que vous avez des révélations sur l’affaire Guy André Kieffer, qu’en est-il ?», attaquons-nous directement. «Ce n’est pas comme si j’ai des révélations à vous faire, mais c’est plutôt la vérité sur ce qui s’est passé que je veux vous dire. Parce que je fais partie de ceux qui ont réellement tué Guy-André Kieffer. Il n’est pas normal qu’on accuse d’innocentes personnes, alors que les véritables coupables sont vivants et ne sont pas inquiétés. Vous allez certainement me demander pourquoi maintenant, eh bien parce que je me rends compte qu’on s’apprête à faire payer des innocents pour un meurtre qu’ils n’ont pas du tout commis. Alors que ceux qui nous ont envoyé et les exécutants sont libres et nullement inquiétés. Je n’en pouvais plus de garder ça sur la conscience», s’est justifié «Gorge profonde».

 

Détails d’un témoignage explosif

 

Selon les explications de «Gorge profonde», sachant que Guy André Kieffer était présenté comme un journaliste d’investigation et qui enquêtait sur les ressources du café-cacao et surtout le pétrole, il constituait de ce fait un pou sur la tête de l’ex-pouvoir. Ainsi, une fois le journaliste franco-canadien éliminé, tous les soupçons se tourneraient le plus logiquement du monde vers le président Laurent Gbagbo et son entourage. Et c’est justement ce scénario qui a prévalu, en tout cas jusqu’à maintenant.  «Nous étions cinq personnes qui avions été choisies pour cette opération. Nous étions tous dans le maquis à cette époque là. Il y avait Waré Ouézimba dit petit Fofié, Guindo Omarba, Coulibaly Lamine, Koné Mamadou (décédé depuis lors, ndlr), ex-commandant de Koni (localité située entre Korhogo et M’bengué) et moi-même. Pour cette opération, personnellement j’ai été contacté par un ministre RDR (…)  Il m’a expliqué l’importance de l’opération et combien de fois, cela pouvait permettre à notre champion, le Dr Alassane Dramane Ouattara, d’arriver facilement au pouvoir. Puisque les Occidentaux le soutiendraient. Donc nous, comme notre objectif qu’on visait était que le président Alassane Ouattara puisse arriver au pouvoir, nous avons été plus motivés à mener cette opération. On nous avait promis 5 millions de Fcfa en cas de succès de l’opération. Nous avions reçu des mains du ministre une avance de 2 millions de Fcfa. Il nous a remis cette somme à son cabinet au Plateau un soir vers 19 heures», détaille-t-il.

 

Du commando de 5 personnes recruté pour l’opération, «Gorge profonde» avouera que 3 «exercent» encore. En clair, ils font partie des Frci, deux sont à Abidjan et le troisième à Korhogo. Quant à lui, il a choisi une autre voie et le cinquième est décédé.

 

Le film de l’enlèvement du franco-canadien, selon notre interlocuteur

 

«Depuis le jeudi 8 avril 2004, Guy-André Kieffer était pisté par deux d’entre nous, grâce aux informations détaillées qu’ils ont mises à notre disposition. Et c’est finalement le vendredi 16 qu’on a jugé le moment favorable à son enlèvement. Aux alentours de 15h – 16 h, il quittait la Galerie du Parc, où il avait rendez-vous avec une dame. Mais quelques heures plus tôt, il avait rencontré quelqu’un. Il a quitté les lieux à bord d’un véhicule 405 qui était garé sur le parking du supermarché. Je ne sais pas si c’était son véhicule, mais en tout cas ce jour-là, c’est à bord de la 405 qu’il roulait. Nous, nous étions dans notre véhicule, on attendait qu’il monte dans son véhicule. Une fois monté dans la 405, on l’a suivi de la Galerie du Parc et c’est au niveau de l’Hôtel de ville qu’on a réussi à l’intercepter. Nous étions aux alentours de 16h à 16h 30 mn par là. Arrivés à son niveau, nous lui avons demandé de garer son véhicule et nous avons affirmé que nous étions de la Brigade des recherches et qu’il devrait nous suivre pour quelques questions. Bien sûr, nous étions en tenues civiles et avions à l’occasion de fausses cartes de la Brigade des recherches qu’on nous avait remises. On lui a demandé donc de nous suivre. Il n’a pas opposé de résistance, il s’est exécuté sans problème. On l’a donc fait monter dans notre véhicule et j’ai demandé à l’un de nous, d’aller garer le véhicule de Guy-André Kieffer à l’aéroport. Tout simplement pour ainsi faire diversion. Nous l’avons conduit, sous la menace de nos armes, dans une des maisons inachevées qui bordent la forêt du Banco», raconte-t-il avec un sang froid qui donne du froid dans le dos. Il déclare aujourd’hui être prêt à affronter la justice, mais pas la justice ivoirienne qu’il juge complètement inféodée au régime Ouattara, dont certains gourous, selon ses révélations, sont impliqués dans l’enlèvement et l’assassinat du journaliste franco-canadien.

 

«Comment il a été tué et où il a été enterré»

 

Selon «Gorge profonde», Guy André Kieffer n’a pas été assassiné par balle comme les gens l’ont laissé croire et il n’a jamais été conduit aussi dans la forêt du Banco. «C’est archifaux», assure-t-il. Il détaille ici l’assassinat du franco-canadien, après son enlèvement. «Guy-André Kieffer a été étranglé et non tué par une arme. Nous étions cinq gaillards sur lui seul. Après l’avoir étranglé, nous l’avons emballé dans des sacs. Nous avons retiré tout ce qui était comme appareil sur lui. Il avait même un enregistreur, des téléphones portables et puis certains documents. Il y a une femme qui a appelé sur son téléphone au moment où on embarquait le corps et j’ai répondu à la dame qu’elle ne le reverra que dans l’au-delà. Elle avait une voix de femme de race blanche. Je lui ai dit «adieu tu ne reverras plus jamais ton homme» et j’ai raccroché, puis retiré la puce de Kieffer. J’ai même utilisé l’appareil pendant quelque temps. Entre 19h et 20h par là, nous avons pris l’autoroute jusqu’à la Gesco et avons pris une voie non bitumée au quartier Micao, pour pouvoir contourner le corridor qui en ce moment n’était pas construit comme il se présente actuellement. Nous sommes sortis dans la forêt et avons rattrapé l’autoroute pour continuer à une cinquantaine de kilomètres d’Abidjan. Son corps a été enterré entre Sikensi et Abidjan. Et jusqu’au jour d’aujourd’hui, je suis en mesure de vous conduire là où on l’a enterré et vous montrer les restes de Guy André Kieffer», a fait savoir «Gorge profonde». Il affirme avoir toutes les preuves de ses rencontres avec le ministre RDR encore en activité actuellement qui les aurait contactés pour l’opération. Après l’opération, «Gorge profonde» affirme être rentré plusieurs fois en contact avec le ministre en question pour rentrer en possession de leur dû, mais en vain.

«Aujourd’hui, je suis près à me rendre à la justice si les garanties sont réunies et si c’est sûr et certain que je ne serai pas tué. Je suis prêt à faire la prison, pourvu que justice soit rendue et que nous tous qui sommes impliqués dans la disparition du journaliste puissions payer», affirme-t-il.

 

Le juge Patrick Ramaël vient de débarquer à Abidjan, et Le Nouveau Courrier est en mesure de confirmer que «Gorge profonde» est en relation avec lui. Il affirme également avoir contacté l’Ambassade de France, afin que la vérité éclate. Seul l’examen minutieux de son témoignage par le juge Ramaël, loin de toute pression politique, pourrait permettre de savoir si cet autre rebondissement avec ce témoignage-révélation conduira à la manifestation de la vérité. 

 

Bien entendu, nous nous gardons pour l’instant de révéler le nom du collaborateur de Ouattara cité par «Gorge profonde», le temps que notre informateur soit en de bonnes mains ; hors de portée des représailles du régime.

 

Gérard Koné

 

Le nouveau courrier

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retour sur l'Affaire Kieffer

Quand le journaliste français attaquait non pas Gbagbo mais..."le trader de Ouattara" pour Armarajo !

  

4 janvier 2012

 

Anthony Ward, dit Chocolate fingers... l'homme à qui Armarajo

(et donc la famille Ouattara-Follouroux) doit tant...

Anthony Ward dr www.legrigriinternational.com

En général, Guy-André Kieffer est présenté́ comme le journaliste d’investigation poil à gratter qui enquêtait sur les « affaires » réelles ou supposées dans lesquelles étaient mouillés les barons du régime Gbagbo. Mais il est bon de se souvenir que, de tous ses fameux articles publiés sous pseudonyme dans la presse ivoirienne, celui qui a créé́ un vrai gros « buzz » international mettait en cause... Anthony Ward, le patron de la société Armajaro, notamment spécialisée dans le négoce de cacao, et dont le directeur Afrique est depuis quelques années Loïc Folloroux, le fils de Dominique Ouattara.

 

C’était juste après le déclenchement de la rébellion ivoirienne, le 19 septembre 2002. Dans un article paru en dernière page de Fraternité-Matin, signé « Laurent », Guy-André Kieffer dénonçait « Armajaro et AIG Fund : les financiers de la déstabilisation ». Il met en relation l’achat de plus de 5% de l’offre mondiale de cacao par Armajaro et le lancement de la rébellion, qui permet une déstabilisation des approvisionnements, une hausse des cours et une grosse plus-value pour les spéculateurs encagoulés. A l’époque, l’évocation d’Armajaro par Kieffer divise les différents clans autour de Gbagbo, dans la mesure où lui-même a à cœur de faire payer ses déconvenues en affaires à certains d’entre eux. Notre Voie riposte à l’article. La confusion s’empare de l’opinion ivoirienne qui oublie. La mort de Guy-André Kieffer enterre définitivement ce fameux dossier Armajaro. Jusqu’au mois d’août 2010, où il récidive dans une opération d’achat massif de cacao comme celle qui a précédé́ la « première guerre ».


Ministre du Budget sous le gouvernement Aké N’Gbo, Koné Katinan a confirmé, dans “Côte d’Ivoire : le coup d’Etat”, la forte implication d’Armajaro dans le financement des assauts sur Abidjan par les forces pro-Ouattara. « En ce qui concerne la suspension des exportations du cacao de janvier 2011, il est clair que sous le couvert des sanctions de l’Union Européenne, se cachait une vaste opération spéculative sur le cacao menée par Armajaro. En effet, en juillet 2010, tout juste avant les élections de novembre, cette société́ a acheté́ un fort tonnage de cacao, au delà de ses achats habituels. Les services de la filière café́ cacao parlent de plus de 200 000 tonnes de produits achetés par ladite société́. Ces énormes achats ont fait réagir les autorités chargées de gérer la filière café́ cacao.

La crise née des élections devait logiquement entraîner une augmentation des prix sur le marché international. Cette embellie allait bénéficier à ladite société́ qui avait décidé d’écouler le cacao à prix d’or. Ainsi, la décision du 24 juillet, en provoquant une pénurie du produit sur le marché international, a donné l’occasion d’écouler à un prix ultra élevé́ le stock monumental constitué par la société Armajaro.

Donc Loïc Folloroux, bénéficiant d’informations de première main de la part de ses parents (Dominique et Alassane Ouattara) sur les différentes actions de déstabilisation en cours dans le pays, a probablement informé ses partenaires et la société́ Armajaro a pu constituer des stocks à des fins spéculatives.

C’est exactement ce qu’elle avait fait en 2002, un an seulement après avoir obtenu son agrément en Cote d’Ivoire. Cette spéculation lui avait permis de financer la rébellion. Ce que je peux dire sur cette affaire, c’est que les achats et la constitution de stocks étaient des pratiques méconnues des sociétés d’exportation en Côte d’Ivoire jusqu’à l’avènement d’Armajaro. »

 

Au moment où l’affaire Kieffer se retourne spectaculairement contre le régime Ouattara, les informations qui précèdent permettent de comprendre que le journaliste et consultant franco- canadien n’inquiétait pas que certains barons de la Refondation. Et qu’il avait été́ le premier à mettre en lumière une des plus grosses affaires de spéculation et de guerre économique de ces dernières années.

 

Photo - dr    Texte - Philippe Brou (Nouveau Courrier n°407, édition du jour)

PS : la titraille est de la rédaction

PS 2 : www.nouveaucourrier.info/

 

legrigriinternational

21:20 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : kieffer, filière cacao, ramaël, armajaro | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

15/11/2011

Le juge repart avec les "preuves" du commencement !

En Côte d'Ivoire, fin de deux semaines d'auditions dans les affaires Kieffer et Ghelber

 

Les nouvelles autorités ivoiriennes  « ont tout intérêt à favoriser les investigations d'un juge français sur les affaires les plus inavouables du régime précédent. »

On reste sans voix devant tant de mauvaise foi ! André Kieffer était un proche du Président Gbagbo et enquêtait sur la filière cacao qui précisément implique directement la famille Ouattara et le financement de la rébellion ! Qui avait intérêt à ce que Kieffer disparaisse, Gbagbo ou Ouattara ? Et qui réécrit l’histoire actuelle ?

 

Shlomit

 

15 novembre 2011 par RFI

 

Guy-André Kieffer, disparu le 16 avril 2004 à Abidjan, en Côte d'Ivoire.
( Photo : www.guyandrekieffer.org )
 
 

Guy-André Kieffer, disparu le 16 avril 2004 à Abidjan, en Côte d'Ivoire.Le juge français Patrick Ramaël vient d'achever deux semaines d'auditions en Côte d'Ivoire. Le magistrat instructeur est chargé d'enquêter sur deux dossiers sensibles qui mettent en cause l'entourage de l'ex-président Laurent Gbagbo : l'enlèvement du journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer et le rapt de l'avocat parisien Xavier Ghelber.

 

Pour le juge Patrick Ramaël, ces deux semaines de mission ont surtout permis de faire avancer les investigations sur le bref enlèvement en novembre 2004 de Xavier Ghelber, un avocat français mandaté par l'Union européenne pour effectuer un audit de la filière cacao.

 

Selon une source proche de l'enquête, le juge d'instruction a pu auditionner à Korhogo deux gros poissons : Patrice Baï, cousin et ancien chef de la sécurité rapprochée de Laurent Gbagbo, et le général Dogbo Blé, l'ex patron de la garde républicaine. Plusieurs gardes du corps de l'ex président ivoirien, ceux qui se surnommaient entre eux les « 18 frères », ont également été entendus dans la grande ville du nord.

 

A Abidjan, le magistrat français a interrogé pour la seconde fois le commandant Anselme Seka Yapo dit « Séka Séka ». La précédente audition en 2009 de l'ex-aide de camp de Simone Gbagbo, suspecté d'avoir joué un rôle central dans la disparition du journaliste Guy-André Kieffer, n'avait pas permis de faire progresser l'enquête.

 

Depuis, la donne a évolué. Avec le changement de régime, les personnalités citées dans ces deux affaires ne bénéficient plus de la protection du pouvoir. Une source proche de l'enquête se félicite même de la réelle coopération des nouvelles autorités ivoiriennes. Et pour cause, elles ont tout intérêt à favoriser les investigations d'un juge français sur les affaires les plus inavouables du régime précédent.

 

rfi.fr/afrique

12:15 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : kieffer, ramaël | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

02/11/2011

Disparition Guy-André Kieffer

Un juge français en mission en Côte d`Ivoire

Évidemment l’enquête française a déjà ses coupables, ou plutôt son commanditaire, le président Gbagbo : « L`enquête menée en France s`est orientée vers des cercles proches du pouvoir de l`ancien président ivoirien Laurent Gbagbo. » Ceci dit, il semble que la famille de madame Dominique Ouattara a des intérêts dans le cacao, et que la politique de Ouattara d’abaisser le prix d’achat afin d’augmenter le profit des filières de transformation pourrait aussi encourager les enquêteurs à vérifier les liens des Ouattara et alliés avec la filière cacao .

Si ce juge vient auditionner le commandant Séka Séka, c’est que ce dernier n’est pas mort, comme la rumeur le laissait entendre hier .A-t-il sous la contrainte fait des « révélations » que le juge pourrait exploiter pour alimenter son dossier d’accusation des Gbagbo, encore trop mince ?

Shlomit

____________________

2 novembre 2011   |  AFP

PresseAbidjan - Le juge français Patrick Ramaël est à Abidjan dans le cadre de son enquête sur la disparition du journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer en 2004 en Côte d`Ivoire, a-t-on appris mercredi de source proche du dossier.
 

Arrivé lundi, le magistrat français doit passer deux semaines sur place pour son enquête sur l`affaire Kieffer et le rapt de Xavier Ghelber, un avocat parisien en mission d`audit sur la filière cacao pour le compte de l`Union européenne, brièvement enlevé par des hommes en armes le 7 novembre 2004 à l`hôtel Ivoire d`Abidjan, a indiqué à l`AFP cette source.

Journaliste indépendant, Guy-André Kieffer a disparu le 16 avril 2004 sur un parking d`Abidjan alors qu`il enquêtait sur des malversations, notamment dans la filière cacao, dont le pays est premier producteur mondial.

L`enquête menée en France s`est orientée vers des cercles proches du pouvoir de l`ancien président ivoirien Laurent Gbagbo.

Ce dernier a été arrêté le 11 avril à Abidjan, après une crise de plus de quatre mois, dont deux semaines de guerre, née de son refus de céder le pouvoir au nouveau chef de l`État Alassane Ouattara, vainqueur du scrutin de novembre 2010. La crise a fait quelque 3.000 morts.

Le juge Ramaël a déjà effectué plusieurs déplacements à Abidjan - le dernier remontant à mai 2011 - dans le cadre de l`enquête Kieffer et avait entendu en avril 2009 l`épouse du président déchu Simone Gbagbo, également en détention depuis avril dernier.

Il pourrait chercher à entendre le commandant Anselme Séka Yapo, ex-chef de la sécurité de Mme Gbagbo, arrêté le 15 octobre dans un avion de ligne à Abidjan, où il était en transit après plusieurs mois de fuite.

Accusé de nombreuses exactions sous l`ancien régime, "Séka Séka", comme il est surnommé, est soupçonné d`implication dans la disparition de Kieffer. Il avait été entendu comme témoin par le juge Ramaël en 2009.

abidjan.net

19:05 Écrit par Shlomit dans Les crimes du couple Ouattara | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : kieffer, ramaël | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

15/09/2011

Ce que taisent d'un commun accord Robert Bourgi et Mamadou Koulibaly

Vous avez dit franc-maçon ?

 

Signes maçonniques: LUn éclairage sur les dessous de la confirmation par Mamadou Koulibaly de l'affaire des "mallettes" révélée par Robert Bourgi : il s'avère que SEM Laurent Gbagbo n'a jamais rien caché au peuple ivoirien, quant au gangstérisme d'État caractérisant depuis l'origine les mécanismes de la Françafric.

 

D'où la question : quand, par le “zèle” de ses propos, le prestigieux transfuge du Fpi s’empresse d’aggraver – aux yeux d'une opinion française parfaitement ignorante –, les torts du Président Gbagbo, en l'accusant objectivement de complicité – ou à tout le moins de coupable collaborationnisme – avec les “méchants” de Villepin et Chirac, pour qui roule-t-il ? Pour le maçon en chef de la ruine de son pays, Nicolas de Nagui Bosca Sàrközy, qui rêve aujourd’hui de se poser en chevalier blanc de la rupture avec cette Françafric dont il s’est pourtant révélé le "parrain" le plus fanatique ?

 

Eliel

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Les mensonges par omissions de Mamadou Koulibaly

 

14/09/2011

 

par : Lettê naa Lettê

 

Koulibaly Mamadou, président de LIDER.sarkozy,bourgi,chirac,villepin,bongo,présidentielle 2012,péanDébattre avec le Pr Mamadou Koulibaly c'est perdre son temps et son énergie. La question qui est posée est la suivante : Est-ce que le Président Laurent Gbagbo a caché cette histoire? Non ! Il a même tenté d'aider la France à libérer ses otages d’Irak! C'est l'affaire Julia. Mais en plus le Président Laurent Gbagbo a concédé des pans entiers de l'économie ivoirienne à des entreprises appartenant à des proches de Chirac et Sarkozy. Puis avec les affaires Kieffer et Julia, il a compris, tout compris. La fausseté de la franc-maçonnerie !

 

Si l'on a suivi la campagne électorale de la présidentielle, le Président Laurent Gbagbo a dit aux Ivoiriens qu'il avait « financé des élections dans des pays » puissants malgré nos propres problèmes. Il a même ironisé sur les « découvreurs de complots à qui il fallait donner l’argent » !!!! Le Président Laurent Gbagbo a aussi parlé de l’achat des trublions ! Reprenons les discours du Président Laurent Gbagbo et l’on comprendra qu’il a toujours dit aux Ivoiriens les mécanismes mafieux qui ont poussé au parti unique en Afrique. « Nous, on soutenait Kouamé Nkrumah et Sékou Touré contre Félix Houphouët-Boigny. Mais les uns et les autres affectionnaient le Parti unique. J’écrirai un jour un livre sur le parti unique. De la place où je suis j’ai compris le comportement de ceux que nous admirions et exécrions.»

 

Donc nous savons tous que le Président Laurent Gbagbo a été victime d'un chantage éhonté comme tous ses devanciers ivoiriens et africains. D'ailleurs ses amis socialistes français ne le lui ont pas pardonné. Ils l'ont tenu pour responsable de leur cuisante défaite du 21 avril !!!!! Bernard Doza (1) l’a accusé vertement d’avoir négocié avec le colonat !!!!!

 

Cependant, je vais m’interroger gravement. Comment pouvait-on avoir aidé quelqu'un qui vous mette une rébellion cinq mois seulement après lui avoir rendu service? Coulibaly Ibrahim dit IB avant son assassinat a dit qu’il avait été aidé par un ami libanais. Qui était ce Libanais généreux pour financer une rébellion en Côte d’Ivoire ? Non, ce que cache cette nouvelle affaire Bourgi, c'est la bonne source des commanditaires de la tentative de coup d'État avorté en septembre 2002.

 

Nous devons donc patiemment réunir les pièces du puzzle et surtout nous donner les moyens de relever l'insulte permanente contre nos élites dirigeantes. Nous sommes donc de plus en plus éclairés. Nicolas Sarkozy a appliqué à Chirac ce que De Gaulle avait appliqué à la Sfio de Guy Mollet. Pour dénoncer la politique de ses concurrents politiques de l'époque, De Gaulle et les siens mirent le feu en Afrique noire. Nicolas Sarkozy, pour régler le cas Jacques Chirac qui l’avait brutalement jeté du Rpr mit le feu en Afrique noire et en Côte d'Ivoire. A l'Arrivée, comme Charles De Gaulle en Algérie, Nicolas Sarkozy dut intervenir militairement en Côte d'Ivoire pour imposer sa logique et un chef « Harki » – on dira « Dozo » dans le cas ivoirien.

 

Contrairement à De Gaulle qui dut partir dare dare, Nicolas Sarkozy a pour le moment un répit, le temps de la déflagration prochaine qui va l'emporter et rayer la présence française en Côte d'Ivoire avec.

 

Ça, c'est écrit. Et personne n'y peut rien.

 

Le jour se lève toujours

 

Lettê naa Lettê

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(1) Voir ici, ici, ici, et ici.

15:05 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : julia, kieffer | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

26/08/2011

après le racket des Ivoiriens, voici celui des Français

Un Français parle “J’ai été enlevé par les FRCI”

 

Interview d’un des trois Français,, victime d’arrestation arbitraire en Côte d’Ivoire samedi 20 août. Pour France-Soir, le colonel de gendarmerie Jean-Grégoire Charaux livre sa version des faits et dénonce les abus de pouvoir commis par certains FRCI.

France-Soir Le ministre de l’Intérieur de Côte d’Ivoire, Hamed Bakayoko, a déclaré dans une interview à France-Soir que vous n’avez pas été arrêté mais que vous avez été « entendu » par la police et la gendarmerie samedi 20 août. Est-ce votre version des faits ?

 

Jean-Grégoire Charaux Je n’ai pas été « entendu » ni « arrêté ». J’ai été enlevé. Je suis officier de gendarmerie à la retraite et je connais les procédures légales pour les avoir pratiquées durant toute ma carrière. J’ai enseigné la police judiciaire en Côte d’Ivoire et ailleurs. Quand on est entendu, on signe un procès verbal, on a le droit à un avocat, on peut prévenir un proche. Là, non, aucun de ces droits ne m’ont été garantis. Tout m’a été retiré. J’ai été enlevé sur dénonciation.

 

F.-S. Qui vous a enlevé et vous a donc « entendu »?

 

J.-G. C. Je sais faire la différence entre un policier, un gendarme et un militaire. Ces gens là étaient dans une tenue panachée, mi-civile, mi-militaire…

F.-S. Comment les choses se sont-elles passées ?

 

J.-G. C.Je suis arrivé par avion de Lomé (Capitale du Togo NDLR) à 1′aéroport d’Abidjan à 15H10. J’étais entre 16H15 et 16H30 en train de faire visiter un domicile à un couple de Français expatriés.  A ce moment là, ces hommes que je vous décris sont arrivés. Ils étaient armés de kalachnikov et d’armes de poing. Ils nous ont demandé de sortir. Nous avons obtempéré. Ils ont libéré le couple et des trois qui restaient ils m’ont nommément désigné pour monter dans un véhicule noir sans plaque d’immatriculation en me menaçant de leurs armes. J’ai bien voulu demander qui ils étaient et ce qu’ils me voulaient mais ils ont répondu en m’intimidant avec leurs armes. Ils m’ont intimé l’ordre de monter et à mes compagnons de les suivre, encore une fois, sous la menace. Mes bagages ont été montés dans leur véhicule. Ils nous emmenés dans une caserne entre le boulevard de Marseille et le boulevard Valéry-Giscard-d’Estaing. Cette caserne abrite apparemment les Forces républicaines de Côte d’Ivoire. Ce n’est pas un poste de police ! Il était 17H30. Dehors, ils ont directement sorti mon sac, m’ont demandé la clé de mon bagage. En ouvrant ils ont « découvert » 41.000 $ en espèces que je venais de récupérer à la compagnie aérienne de mon employeur, à sa demande, pour régler le carburant des avions. Dans l’aviation en Côte d’Ivoire, et ailleurs en Afrique, tout se paye en dollars. Ils savaient que je venais de retirer cette somme. J’ai été victime d’une dénonciation et la victime d’une embuscade. Comment voulez-vous qu’ils me désignent autrement aussi facilement ? Ils sont venus nous cueillir et ils savaient où se trouvaient l’argent. Je m’y connais en embuscade, je suis un ancien capitaine d’infanterie, ce n’est ni plus ni moins que du banditisme. C’est du banditisme sous le sceau d’une autorité militaire d’Etat. 

 

F.-S. Que s’est-il passé une fois qu’ils vous ont retiré l’argent ?

 

J.-G. C. Ils m’ont séparé du reste du groupe et isolé dans un bureau dans le corps central de la caserne. Mes deux ravisseurs, sans grades, avaient toujours leurs armes pointées sur moi et franchement ils ne m’inspiraient pas confiance. Ils n’avaient rien de militaires officiels, réguliers. L’un avait une tête de barbu et l’autre portait avec son treillis une casquette de baseball. J’ai connu les événements de 2004 et là, honnêtement j’ai cru que je voyais les mêmes hommes. J’ai eu peur que l’on me retrouve dans une forêt avec une balle dans la tête. Je me suis aussi souvenu de l’affaire Kieffer. Etre enlevé, séquestré, humilié par ces gens là m’a vraiment inquiété sur le moment. Je ne savais pas ce qu’il pouvait se passer. Là, un type arrive que l’on me présente prétendument comme un capitaine de police, sans en avoir l’air, me pose un tas de questions sur mon patron, m’accuse d’être un salopard, un trafiquant ! Évidemment aucun procès verbal, aucune déposition, aucune procédure légale… Je nie tout ce dont on m’accuse et répond que l’argent est celui de mon patron, qu’il me l’a confié parce que je suis un homme de confiance et que celle-ci sert à l’approvisionnement en essence des avions de sa compagnie.

Vers 19H45, le commandant Wattao (« com-zone » en charge des FRCI sur le secteur et nommé commandant en second de la Garde républicaine par Alassane Ouattara NDLR), appelle pour savoir si j’ai été brutalisé. Il m’a demandé de faire un écrit spécifiant que je n’avais pas été victime de violences et que l’on m’avait rendu mes effets personnels. J’ai signé bien évidemment, mais en sachant qu’à côté de moi mes ravisseurs étaient toujours armés. Que se serait-il passé si je n’avais pas signé ? J’ai signé, oui. Et quand on m’a rendu mes « effets personnels », on ne m’a pas rendu l’argent qui s’y trouvait au moment de mon enlèvement.

 

F.-S. Hamed Bakayoko, ministre de l’Intérieur de Côte d’Ivoire, déclare dans l’interview donné à France-Soir ne pas savoir où l’argent est gardé. Qu’en pensez-vous ?

 

J.-G. C. J’ai du respect pour Hamed Bakayoko qui m’a appelé pour avoir ma version des faits. Mais c’est un politique. Il est embarrassé par les hommes de Wattao qui ne sont ni des gendarmes ni des policiers… L’action de ces hommes là paralysent son objectif de rétablir la sécurité publique. Les gens à qui j’ai eu à faire sont en réalité plus des voyous que des militaires. Après, que Hamed Bakayoko défende le commandant Wattao, je peux le comprendre, c’est de la politique. Le problème c’est que ce n’est pas mon problème. Je ne fais pas de politique, je veux simplement que l’on respecte mes droits, que l’on répare le préjudice que j’ai subi et que l’on rende l’argent que l’on m’a dérobé sans motif et qui appartient à une société privée.

 

F.-S. Vous avez porté plainte pour quels motifs le lendemain ?

 

J.-G. C. J’ai porté plainte auprès de la gendarmerie pour arrestation arbitraire, séquestration et vol. C’est bien de cela dont il s’agit. Après avoir fait enregistrer cette première plainte, un officier de police judiciaire de la Sûreté de l’Etat s’est présenté pour que je présente une deuxième déposition. Ce que j’ai fait. Il y a donc deux plaintes et deux enquêtes. Les deux sont identiques et je suis formel dans celle-ci comme ici : ce qui s’est passé samedi 20 août est une bavure de la part des FRCI.

 

F.-S. Vous n’avez donc pas en tout cas été « brutalisés » par les FRCI ?

 

J.-G. C. Nous n’avons pas été brutalisés mais nous avons été intimidés par des hommes armés qui refusent de s’identifier et de vous dire pourquoi vous êtes embarqué et séquestré ! Ce n’est déjà pas mal non ? Franchement quand vous vous retrouvez face à ces hommes là vous ne savez vraiment pas comment vous allez sortir de là… Ils nous ont traité comme de la viande, comme des voleurs.

 

F.-S. L’ambassade de France est-elle bien intervenue dans votre libération ?

 

J.-G. C. Oui, c’est vrai et je remercie l’ambassade et le Premier conseiller ainsi que la Force Licorne. Ils suivent l’affaire avec attention depuis le début.

 

F.-S. Est-ce que vous pensez que le commandant Wattao a commandité votre enlèvement ?

 

J.-G. C. Je ne sais pas. Ce que je sais c’est que c’est son second qui a fait le coup. Je n’envisage pas qu’il n’ait pas été informé par lui. Je n’accuse pas le commandant Wattao de corruption mais ce sont ses hommes qui m’ont pris l’argent dans la zone qu’il est sensé contrôler. Il y a une expression parfaite pour cela : « responsable mais pas coupable ».

 

F.-S. Cette affaire semble embarrasser le gouvernement ivoirien. Ne croyez-vous pas que votre « affaire » tombe au mauvais moment pour lui ?

 

J.-G. C. Au contraire ! Avec cette affaire on rend service au gouvernement Ouattara pour qui j’ai le plus grand respect. Il faut qu’Abidjan soit débarrassée de la prédation et que gendarmerie et police retrouvent leurs prérogatives. Je n’ai rien contre le nouveau pouvoir au contraire. Je n’accepte pas l’injustice parce que je suis un soldat de la loi. Par mon action je veux laver mon honneur et que ces actions de ce genre cessent ! Il faut le savoir, tous les jours les Français sont pillés, volés, vandalisés taxés, rackettés par ces voyous qui ont mis Abidjan sous leur coupe. Ces voyous il faut les encaserner ou leur trouver un travail ! Mon affaire permet de lever le voile sur cette vérité là. Je veux rendre service. C’est un test fort pour le pouvoir qui suit l’affaire de près. Il n’est pas le seul… Les investisseurs internationaux regardent aussi cette affaire avec un grand intérêt. Si le gouvernement refuse de rendre justice et montre que l’État de droit n’est pas de retour en Côte d’Ivoire, ces investisseurs là se détourneront et ne feront pas confiance au pays. En attendant j’ai confiance en la Justice ivoirienne.

F.-S. Vous parlez de « voyous » au sujet de certains FRCI. Vous n’y allez pas un peu fort ?

 

J.-G. C. Je n’ai pas peur de dire ce que je pense même si ces jours-ci je ne sors pas de mon hôtel de craintes de représailles. Ils sont les mêmes que les voyous d’avant. La seule chose qui a changé ? Leur ethnie. Sinon les mœurs restent les mêmes, la seule chose qui les motive c’est l’argent. Aujourd’hui ces gens là squattent des domiciles privés, volent des voitures… La Côte d’Ivoire mérite bien mieux. Je ne fais pas de politique mais j’aime ce pays. C’est mon deuxième pays. J’y ai de la famille, j’y ai travaillé pendant des années, j’ai protégé des familles chrétiennes, j’ai protégé des familles musulmanes à Yamoussoukro où j’étais en poste, j’ai formé des gendarmes qui sont aujourd’hui responsables, officiers… Je sais que la Côte d’Ivoire peut réussir à retrouver la paix. Les Ivoiriens ont le droit à la démocratie. J’ai confiance en ce pays et je veux y vivre.

 

F.-S. Que demandez-vous à la justice ivoirienne ?

 

J.-G. C. C’est simple. Je veux récupérer l’argent de mon patron. Je veux laver mon honneur. Je veux recevoir des excuses de ces hommes là. Il faut que cette histoire serve d’exemple. Ces méthodes doivent cesser.

 

infodabidjan

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21/08/2011

les "nombreux" crimes se résument en un seul

Où sont passées les accusations de crimes de sang contre Gbagbo


20 août 2011

 

Inculpation de l’ancien chef de l’Etat pour « crimes économiques »

 

Comment le PDCI et le RDR ont armé les mentalités contre Gbagbo en 10 ans

 

C’est une première dans l’histoire de la Côte d’Ivoire. Un ancien Président de la République éjecté du pouvoir par un coup d’Etat militaire perpétré par des puissances étrangères (France-Onu-Etats-Unis) et son épouse viennent d’être inculpés par la justice ivoirienne. Laurent Gbagbo, puisque c’est de lui qu’il s’agit, passera bientôt devant la justice pour, dit-on, répondre de ses actes. Selon le Procureur de la République Simplice Koffi Kouadio, il est reproché à l’ex-couple présidentiel les faits de « vols aggravés, détournement de deniers publics, pillage, corruption et d’atteinte à l’économie nationale ». Curieusement, on ne retrouve nulle part dans les chefs d’accusation ayant servi de base à l’inculpation de l’ex-chef de l’Etat et de l’ex-Première Dame, les vaines diatribes ressassées depuis une décennie par l’ancien bloc de l’opposition réuni au sein du Rhdp, et portant sur les supposés crimes de sang qu’aurait commis Laurent Gbagbo durant son règne. Où sont passés les « crimes de sang » farfelus attribués depuis 2000 à Gbagbo et à Simone ? Qu’est-ce qui explique donc ce revirement spectaculaire des nouvelles autorités ivoiriennes, qui ont régulièrement peint dans tous les médias internationaux et particulièrement français, l’ancien couple présidentiel comme un monstre odieux ?

 

Personne n’ose pour le moment donner une réponse claire à cette question de bon sens. Ce que l’on sait, c’est que depuis 2000, Alassane Ouattara et ses hommes ont habitué les Ivoiriens à ces accusations gratuites contre le Président Laurent Gbagbo et son épouse. Très futés dans l’art de la manipulation, ils ont réussi, à travers les mensonges, à liguer le monde entier contre Laurent Gbagbo, le présentant parfois comme un personnage infréquentable. Tout commence en octobre 2000.

 

Le charnier de Yopougon

 

Alors que le Président Laurent Gbagbo s’apprête à prêter serment après sa brillante victoire sur le Général Robert Guéi, le 26 octobre 2000, Alassane Ouattara jette ses militants dans les rues d’Abidjan pour, dit-il, y récupérer le pouvoir. La capitale économique est à feu et à sang, et les manifestants du Rassemblement des républicains (Rdr) d’Alassane Dramane Ouattara tirent sur tout ce qui bouge. Curieusement, le lendemain, sur les ondes d’une Radio étrangère, les Ivoiriens apprennent la découverte d’un charnier derrière la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca) située à Yopougon. Là où les chiffres officiels font état de 57 corps, le Rdr et ses responsables parlent d’une centaine de corps. Pire, sans aucune enquête sur l’identité des personnes enchevêtrées à cet endroit, le parti de Ouattara fait croire à l’opinion nationale et internationale que tous les corps composant ledit charnier sont ceux de jeunes musulmans ressortissants du Nord de la Côte d’Ivoire. Cette histoire poursuit Gbagbo jusqu’à ce qu’un procès vienne rétablir la vérité. Les gendarmes mis en cause dans cette scabreuse affaire montée de toutes pièces par le Rdr ayant été blanchis, faute de preuves. Néanmoins, cette histoire contribuera à ternir l’image de Laurent Gbagbo au plan politique et diplomatique.

 

L’affaire des enfants esclaves

 

Après l’épisode du charnier de Yopougon, le Rdr et ses responsables retournent dans leur laboratoire de fabrique de mensonges. Ils en ressortent subitement avec une affaire d’exploitation des enfants dans les plantations de cacao. Le tapage médiatique qui accompagne leur sadique campagne est tel, que la Côte d’Ivoire n’est pas loin de perdre sa place de premier pays producteur du cacao au monde. Les États-Unis et d’autres partenaires de la Côte d’Ivoire menacent même d’interdire l’importation du cacao ivoirien sur leurs sols. Heureusement que des organisations internationales effectuent des déplacements sur le terrain pour rétablir la vérité.

 

Poudrière identitaire de Benoît Chaueur

 

Pour ternir davantage l’image de Laurent Gbagbo et se donner des arguments pour déstabiliser son régime, le Rdr se voit obligé de se faire des alliés dans tous les pays européens. Sur leur liste se trouve un certain Benoît Chaueur, de nationalité belge. A ce dernier, les officines ouattaristes de manipulation confient la réalisation d’un film sur les velléités exclusionnistes et génocidaires de Laurent Gbagbo. C’est ce qu’il fait lorsqu’il débarque en Côte d’Ivoire. Dans une production intitulée « Côte d’Ivoire, poudrière identitaire », le mercenaire encagoulé fait savoir que dans ce pays, tous les ingrédients sont mis en œuvre par Laurent Gbagbo et son régime pour l’extermination systématique des musulmans et des populations du Nord. Ce pseudo-sociologue fait diffuser son film partout en Europe. L’image de Laurent Gbagbo prend là encore un autre coup. Mais après une contre offensive menée par Mamadou Ben Soumahoro en Belgique, l’ex-chef de l’État reprend le dessus. La bourrique de sociologue rentre dans sa coquille et la ferme à jamais.

 

Escadrons de la mort

 

Quand survient la crise militaro-politique en septembre 2002, il y a des gens qui sont liquidés par des hommes en tenues militaires. Il s’agit du Dr Benoît Dacoury Tabley, ancien médecin personnel de Laurent Gbagbo quand il était encore dans l’opposition (et frère cadet de Louis-André Dacoury-Tabley, l’ancien numéro 2 de la rébellion), Emile Tehé, président d’un parti politique inconnu et le comédien Camara Yéréfé dit « H ». Sans preuve aucune, le Rdr accuse le régime de Laurent Gbagbo d’avoir constitué une équipe de tueurs à gages qu’il baptise à coup de battage médiatique « escadrons de la mort ». Dans toute la presse hexagonale, on accuse Simone Gbagbo d’être le cerveau de ces fameux « escadrons de la mort ». Pourtant, les personnages en question sont des anonymes en Côte d’Ivoire. Inconnus qu’ils sont sur le terrain politique, ils ne gênent nullement le pouvoir en place à l’époque au point de mettre à leurs trousses des tueurs. Là encore, la vérité l’emporte sur les mensonges de ses adversaires. Simone Gbagbo intente même des procès en France contre certains journaux hexagonaux, et la justice française condamne entre autres, le magazine Paris Match pour diffamation. Voici comment cette affabulation rocambolesque du Rdr s’est évanouie.

 

Affaire Jean Hélène et Guy-André Kieffer

 

Après l’assassinat du journaliste franco-belge, Jean Hélène, l’opposition accuse une fois encore le président Laurent Gbagbo et son régime d’avoir commandité le coup. Le Sergent de police Dago Séry, reconnu coupable par la justice à l’issue d’un procès, est condamné à 17 ans d’emprisonnement ferme. Mais pour les opposants qui soutiennent la rébellion et qui veulent à tout prix manger du Gbagbo, cela ne suffit pas. Ils sortent un autre feuilleton. Celui de la disparition d’un autre soi-disant journaliste, Guy André Kieffer, lui aussi, un franco-belge. Simone Ehivet Gbagbo, l’épouse du Président est nommément accusée. Même si elle gagne son procès contre le journal français « Le Monde », cette curieuse disparition devient le chiffon rouge brandit contre Laurent Gbagbo dans tous les débats où la France ne veut pas le voir.

 

Crise postélectorale

 

La crise postélectorale sert également d’occasion aux adversaires du président Laurent Gbagbo pour multiplier les accusations farfelues. L’ex-chef de l’Etat est accusé de massacrer des populations civiles et les étrangers vivant en Côte d’ Ivoire. Dans cette folie mensongère, Laurent Gbagbo est accusé d’avoir massacré 6 femmes parmi celles qui manifestent à Abobo pour son départ du pouvoir. Et c’est pour tout cela, selon le Rhdp et ses alliés, qu’il méritait d’aller devant le Tribunal pénal international. Ce sont ces prétendues violations massives des droits de l’Homme attribuées à l’ancien chef de l’Etat ivoirien, qui ont servi à la France pour tromper l’Onu et obtenir une résolution du Conseil de sécurité pour déclencher sa guerre contre Laurent Gbagbo sous le fallacieux prétexte de « droit d’ingérence humanitaire ».

 

Conséquence, c’est que les adversaires de Laurent Gbagbo ont tout fait pour faire croire aux populations du Nord qu’il existe dans ce pays un individu qui ne les aime pas. A côté d’eux, il y a un groupe dont les esprits ont été armés contre Laurent Gbagbo. D’où la guerre fratricide qui vient d’endeuiller le pays. Et c’est cela qui justifie les massacres des populations d’Anonkoua Kouté, à Abobo, Duékoué et plusieurs villages Abbey, Akyé, Bété, Dida et de l’ouest parce qu’elles ont voté Gbagbo. C’est cela qui justifie aussi la bastonnade pendant le vote de ses représentants dans le Nord du pays et qu’on pourchasse d’autres dans les autres villes et contrées du pays.

 

Pendant 10 ans, le PDCI-RDA d’Henri Konan Bédié et le RDR d’Alassane Dramane Ouattara ont accusé Laurent (et Simone) Gbagbo de tous les péchés d’Israël. Au moment où ils ont maintenant l’occasion de lui faire payer pour tous ces « crimes » imaginaires, voici que la justice ivoirienne aux ordres de Ouattara se défausse sur de prétendus « crimes économiques ». Tout simplement honteux.

 

Gninika Ganiakoué

 

abidjandirect

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03/05/2011

Parlons d'intox

Ce texte remonte à plusieurs semaines, mais il garde toute sa pertinence.
 
Depuis plus de dix ans, Ouattara, par le canal du soutien inconditionnel de la France et du FMI, avec ses innombrables ramifications à New-York et à Washington, a bénéficié de facto de l'assistance de tous les réseaux logistiques du Quai d'Orsay, du Pentagone et des officines de l'ONU. C'est à cette assistance -déployée notamment dans les domaines du renseignement et de l' "information"-, efficacement relayée sur place et sous couvert d'extraterritorialité diplomatique par les services des ambassades de France et des Etats-Unis en Côte d'Ivoire et au Burkina-Faso - que l'on doit :
 
-sur le plan médiatique, la propagation de toutes les rumeurs auxquelles le président Gbagbo a dû faire face depuis son élection en 2000, à commencer par la thèse de son implication dans l'assassinat du journaliste Alain Kieffer (éliminé par les caciques de la filière cacao).
 
-sur le plan "militaire", la propagation du chaos à partir des zones nord du pays, grâce au recrutement à grande échelle de mercenaires de tout poil et de toutes nationalités.
 
L'affirmation selon laquelle, face au rouleau compresseur d'une telle concentration de moyens et de compétences franco-américaines dans le domaine de la manipulation au sens large, il pourrait exister une "propagande" efficacement ravageuse du "vilain clan Gbagbo", relève soit du délire, soit de la complicité intéressée, donc inavouable. Cela revient à mettre en balance l'énorme machine à désinformer du ministère nazi de la propagande, préalablement rôdée par cinq années d'entraînement intensif, et les tracts diffusés par la résistance pendant la guerre; l’initié Goebbels face à Jean Moulin.
 
Outre qu'en l'occurrence, la question de savoir qui mentait alors ne se pose plus depuis longtemps, les efficacités  comparées des deux “bureaux” se sont, hélas, éloquemment reflétées dans la répartition proportionnelle des citoyens français entre soumis et insoumis, couards et courageux, collaborateurs par omission et résistants par vocation.
 
La vocation à "être homme", simplement.

Eliel

22:38 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : kieffer, filière cacao | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

20/04/2011

Pour mémoire : Retour sur un complot

Côte d’Ivoire : Les révélations d’un agent secret français sur le complot contre Gbagbo

 

image

Laurent Gbagbo et son épouse, déshumanisés et humiliés lors de leur capture, le 11 avril 2011.

 

Le 19 avril 2011

 

Bon nombre d’Ivoiriens, qui admettent que la crise ivoirienne est fomentée par la France, continuent de s’interroger sur l’intérêt « subit » éprouvé par les États-Unis d’Amérique de s’associer à la France pour accomplir le coup d’ État en Côte d’Ivoire…. Un ancien agent de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) affirme que les Ivoiriens se trompent. L’homme au fait des micmacs des services secrets américains ne supporte plus de voir son pays, la France, et ses dirigeants jouer aux « boys » des Américains en Côte d’Ivoire. Par des canaux complexes, il nous a permis de prendre son témoignage. «Plus que les Français, les Américains, à travers la CIA, ont décidé de s’emparer de la Côte d’Ivoire à partir d’un plan machiavélique conçu avant les années 1988. C’est (de nos jours) ce plan qui a été réactivé. La construction de la grande ambassade des États- Unis en Côte d’Ivoire fait partie de ce plan tout comme l’installation d’un burkinabé, en la personne d’Alassane Ouattara, à la tête du pays. L’objectif est la naturalisation des quatre millions de Burkinabés vivant en Côte d’Ivoire afin de garantir la production du cacao et du café dans ce pays. C’est une affaire de survie pour les puissants chocolatiers américains. L’ambassade a été construite pour coordonner ces opérations en Côte d’Ivoire et pour d’autres objectifs en Afrique. Pour tout cela, il faut une mainmise sur le pouvoir ivoirien pour le compte du lobby des chocolatiers Américains. Donc, les Américains veulent garantir la production du cacao. Le seul moyen, c’est de pouvoir compter sur la communauté burkinabé en Côte d’ivoire dont dépend (selon eux) une grande partie de la production du pays. Les Américains entendent fidéliser cette communauté par la naturalisation des quatre millions de burkinabés dont la plupart travaillent dans les plantations (ce que font croire les Américains) «dans une situation de précarité qui n’est pas à leur convenance». Il faut donc réussir à faire prendre le pouvoir pour Alassane Ouattara. Et, depuis octobre 2000, la CIA utilise une arme fatale : la fragilisation du régime Gbagbo pour arriver à le faire vomir par tout le peuple ivoirien afin de l’écarter facilement du pouvoir. Souvenez vous, plusieurs opérations ont été menées par la CIA en Côte d’Ivoire ou exploitées à cet effet, mais avec des succès mitigés : le charnier de Yopougon, l’assassinat de Jean Hélène, l’enlèvement de Guy André Kieffer, le déversement de déchets toxiques à Abidjan, l’empêchement du Président du FPI de se rendre aux USA.

 

La CIA a aussi fabriqué des mensonges graves tels que : «la Côte d’Ivoire exploite les enfants dans les plantations de cacao». Elle a manipulé l’information avec son sous-agent, l’Alassaniste Hamed Bakayoko, à Abidjan : «Les refondateurs offrent des voitures Rav 4 aux jeunes filles ; Madame Gbagbo engage des frais de séjour inconsidérés aux USA», etc. Toutes ces actions qui font partie d’un vaste complot ont un seul but, discréditer le régime de M. Laurent Gbagbo et favoriser l’élection d’Alassane Ouattara. Ces actions néfastes contre M.Gbagbo ont pris des allures de crimes commis par la CIA, mais dont personne ne veut parler : c’est le cas de la mort jusque-là non élucidée, dans une clinique française, de Madame Sarata Ottro Zirignon, ancien directeur adjoint de cabinet du président Gbagbo, qui gênait les chocolatiers américains par sa diplomatie agressive à travers des réseaux qu’elle maitrisait parfaitement aux Etats-Unis. Ces actions néfastes sont passées inaperçues aux yeux des Ivoiriens pour la simple raison que les Américains ont toujours agi en se cachant derrière les Français, eux-mêmes manipulés à souhait et croyant régler leur propre problème avec ce Laurent Gbagbo qui ne veut pas se faire « domestiquer ». Nicolas Sarkozy, un président manipulé Oui, je vous le dis : Nicolas Sarkozy, agent français de la CIA, participe volontairement de cette manipulation des Américains. Ce sont ces derniers qui l’ont fait président de la France. Souvenez-vous de l’affaire Clearstream montée par les Américains pour lui permettre de devancer son adversaire du même camp : Dominique De Villepin. Devenu président, Sarkozy applique à la lettre les consignes de la CIA, y compris laver un vieil affront que le Général De Gaulle leur a infligé : Sarkozy a fait adhérer à nouveau la France à l’OTAN. Pour la Côte d’Ivoire, «le coup de pousse» à Alassane Ouattara est un plan conçu par la CIA américaine et inspiré par le lobby des chocolatiers américains avec son réseau mondial.

 

La raison : les Ivoiriens se détournent du cacao pour l’hévéa. Il leur faut une population acquise pour produire essentiellement le cacao. Pour mieux vous le faire comprendre, revisitons l’histoire et ses faits. Nous sommes en 1988. Face à la baisse des prix sur le marché mondial, le Président Houphouët-Boigny refuse de vendre le cacao. Il fait brûler la production pour montrer son ras-le-bol. Le stock de sécurité américain prend un coup. Le lobby des chocolatiers américains prend cela comme une trahison de la Côte d’Ivoire et un grand risque à ne plus revivre. « Après avoir aidé ce pays à devenir premier producteur de cacao, voilà qu’il nous paie en monnaie de singe ! ». Mais ces puissants chocolatiers américains ont éprouvé de la pudeur à attaquer Houphouët-Boigny qui, en son temps, avait proposé la double nationalité sur recommandation des chocolatiers américains. Cependant, les Américains ont conçu un plan pour précipiter sa mort comme ils l’ont fait plus tard avec Eyadéma, Bongo, etc. En 1989, la CIA organise l’asphyxie de la Côte d’Ivoire à travers le FMI et présente Alassane Ouattara comme le sauveur. Houphouët se voit obligé de l’accepter. Ouattara est bombardé Premier ministre d’Houphouët. Ce poste n’avait jamais existé en Côte d’Ivoire. La présidence n’est plus loin pour le burkinabé. Dans la foulée, la CIA organise le mariage de ses deux agents désormais réunis en Côte d’Ivoire : Monsieur Ouattara épouse Dominique Nouvian à Neuilly chez le maire Nicolas Sarkozy, un autre agent de la CIA en France. Houphouët-Boigny «peut» désormais mourir. Les Américains se débarrassent de lui en 1993. En ce moment-là, ils pensent avoir réussi leur coup quand surgit Henri Konan Bédié, avec l’appui des Français, grâce à l’article 11 de la Constitution. Sur ce point, Houphouët les a doublés, Ouattara et ses maîtres chocolatiers, au chapitre de la succession. Ouattara s’agite pour rien. Il n’aura pas le pouvoir. Pendant la petite guerre de succession ouverte par Ouattara à la mort d’Houphouët, M. Gbagbo déclare qu’il n’aime pas la transmission monarchique du pouvoir, mais il démontre qu’il est légaliste et opte pour l’installation de Bédié au pouvoir. Bédié vaincu, place à l’opération «Tout sauf Gbagbo» Les Américains échouent, mais ne renoncent pas. Ils reprennent leur agent au FMI pour avoir le temps d’organiser son retour. Bédié est poussé à la faute dans la gestion des affaires publiques avec les innombrables détournements et affaires sales notamment les DENOS (Dépenses engagées non ordonnancées). Il prononce un mot dont les Américains ont horreur, l’Ivoirité. Parce qu’il faut savoir que, pour les Américains, la garantie de la production du cacao va avec la naturalisation massive des Burkinabé. Une main-d’œuvre moins chère et formée pour la production du cacao. Parler d’ivoirité, c’est empêcher cette main-d’œuvre bon marché de se déverser en toute sécurité en Côte d’Ivoire. L’occasion était bonne pour faire un coup d’état. Car, il faut savoir que nos autorités (françaises) n’ont jamais envisagé un coup d’Etat contre Bédié qui est considéré comme leur homme, en tant que digne successeur d’Houphouët-Boigny. Là encore, le plan des Américains d’installer leur homme échoue avec le général Robert Guéi qui organise une élection qui donne le pouvoir à M. Laurent Gbagbo, un socialiste de surcroît. Cela met les chocolatiers américains en colère. C’est pourquoi, une fois encore, sans même attendre de voir agir le nouveau président pour le juger sur pièces, la CIA met en marche, par une succession de coups d’Etat qui échouent les uns à la suite des autres, durant toute l’année 2001, un autre plan. De guerre lasse, elle monte une rébellion financée par le lobby américain et d’autres entreprises financières à raison de plus de 25 millions par mois pendant plus de deux années. La mission des militaires français ayant montré ses limites en Côte d’Ivoire, les Américains réussissent à «suggérer» l’envoi des Casques bleus de l’ONU. Le décor est planté pour le départ de M. Laurent Gbagbo… Gbagbo comme Houphouët en 1993 ! La résolution de la crise ivoirienne passe par des accords qui stipulent la nécessité d’organiser des élections «ouvertes à tous». Alassane Ouattara est autorisé par exception à poser sa candidature. M. Laurent Gbagbo croit pouvoir obtenir, en retour, le désarmement prescrit dans tous les accords. Votre président s’est leurré. Au contraire, c’est lui qui a été plutôt acculé à faire les élections. Tout le monde s’est gardé de désarmer les rebelles. Le désarmement a été malicieusement élevé au rang de tabou. M. Laurent Gbagbo a été ainsi piégé, soucieux de ne plus s’entendre dire qu’il refuse d’organiser des élections parce qu’il est sûr de les perdre. Enfin il a donné l’impression qu’il s’est laissé piéger ! Oui, M. Laurent Gbagbo a été piégé mais il n’était pas fini. Il a même quelque chose d’Houphouët-Boigny qu’il a pourtant combattu tout le temps. Très futé et sachant la supercherie, le président ivoirien a piégé à son tour, et là pour de vrai, les chocolatiers américains et leur poulain, Alassane Ouattara. Il l’a fait avec l’arme fatale que la Constitution ivoirienne lui offre, à savoir le Conseil constitutionnel. Suite aux tricheries inélégantes au nord, dans son fief, Alassane Ouattara a été sanctionné en dernier ressort et sans appel par l’institution judiciaire suprême. Les chocolatiers américains n’avaient pas bien prévu ce scénario. Ils se débattent à présent et veulent absolument réussir leur coup à travers deux de leurs agents en Afrique : Blaise Compaoré qui a été utilisé pour supprimer Thomas Sankara, et Abdoulaye Wade qu’ils ont aidé à gagner au Sénégal. Cela explique les agitations de ces deux présidents au sein de la CEDEAO. Ce que je souhaite c’est que le peuple ivoirien tienne : c’est son unité et sa détermination qui feront sa force. Il faut dénoncer haut et fort les actes criminels des américains sur le sol ivoirien. Les américains sont prêts à tout pour assurer leur approvisionnement en cacao. Ils voient la Côte d’Ivoire comme un champ de cacao entretenu par des esclaves. Ils se moquent de la volonté du peuple de Côte d’Ivoire.

 

L’achat d’une usine aux États Unis était un crime de lèse-majesté pour le régime Gbagbo. Ce sont eux qui ont suscité tous les scandales fondés ou non contre les gestionnaires de la filière café-cacao. Entre autres scandales, le journaliste franco-canadien Guy André Kieffer s’apprêtait à révéler le complot des chocolatiers, voila pourquoi la CIA l’a fait disparaître. Pour des raisons diverses, certains hommes d’affaire français et des agents de la DGSE à leur solde veulent la tête de M. Gbagbo. Mais il faut savoir avant tout, que la Côte d’Ivoire doit ses malheurs à la CIA américaine et au lobby des chocolatiers américains. Nicolas Sarkozy n’est qu’un valet dans cette affaire. Il est aussi temps de le savoir.

 

Un agent secret français

Source: ivoirebusiness.net

02:04 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : kieffer, cia, filière cacao | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

15/04/2011

Quand les menteurs s'engagent à faire la lumière sur les crimes de leurs mentors

Affaire Kieffer : "toute la lumière sera faite", selon Ally Coulibaly

 

jeudi 14 avril 2011

 

Trois jours avant le septième anniversaire de l’enlèvement, à Abidjan, du journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer, l’ambassadeur de Côte d’Ivoire à Paris, Ally Coulibaly, l’ambassadeur de Côte d’Ivoire à Paris à assuré à ses proches que « toute la lumière sera faite » dans ce dossier, rapporte Reporters Sans Frontières. En marge de la rencontre avec l’association Vérité pour Guy-André Kieffer, et deux représentants de Reporters sans frontières, le diplomate a également déclaré que « le président Ouattara tient à ce que chaque journaliste puisse faire son travail sans être inquiété »

01:32 Écrit par Shlomit dans Côte d'Ivoire, Forfaiture, France, Ouattara | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : kieffer | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |