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26/06/2012

L’affaire Ouattara (1990-1993)

et la crise de l’houphouetisme: De quoi Alassane Ouattara est-il le vrai nom?

22 juin 2012-

 «Tels furent les derniers soins du Roi, telles les dernières actions de sa prévoyance, tels les derniers coups de sa puissance, ou plutôt de sa déplorable faiblesse, et des suites honteuses de sa vie : état bien misérable, qui abandonnait son successeur et son royaume à l’ambition à découvert et sans bornes de qui n’aurait jamais dû y être seulement connu, et qui exposait l’Etat aux divisions les plus funestes, (…). Voilà au moins de quoi la mémoire du Roi ne peut être lavée devant Dieu ni devant les hommes. » Duc de Saint Simon.

« Notre combat n’a rien à voir avec lui puisqu’il n’a pas suffisamment de courage pour dire que notre combat est juste. »

clip_image001[2][2]7 décembre 1993 – 11 avril 2011. Pas moins de dix-huit ans, dont dix ou onze de guerre civile ouverte ou larvée, auront donc été nécessaires à Alassane Ouattara pour recueillir les fruits de son coup d’état du 7 décembre 1993. Encore n’est-il arrivé à ses fins qu’avec la complicité – pas vraiment volontaire sans doute – de celui contre qui il avait joué ce jour-là ; et grâce aussi à l’appui massif des moyens aériens conjoints de la France et de l’Onu…

Mais, le plus remarquable, c’est que tout au long de cette aventure à suspense, ce sont toujours d’autres gens qui allèrent au charbon, ou qui tirèrent les marrons du feu, pendant que l’intéressé lui-même « épiait son destin à l’abri des palissades », attendant pour apparaître que tout danger fût écarté. Ce qui lui attira, en 2002, cette remarque perfide de Guillaume Soro à qui on demandait si son mouvement avait des rapports avec Ouattara : « Notre combat n’a rien à voir avec lui puisqu’il n’a pas suffisamment de courage pour dire que notre combat est juste. » (Afrique express N° 257, 17 octobre 2002). Ainsi en fut-il jusqu’au 11 avril 2011 inclus, où, aux dires de l’ambassadeur Jean-Marc Simon pour une fois digne de foi, il ne dut sa victoire qu’à l’ingérence massive des troupes françaises sur l’ordre de son ami Nicolas Sarkozy : « Quand les Frci ont tenté de s’approcher de la résidence de Laurent Gbagbo, elles se sont heurtées à une résistance extrêmement forte parce qu’il y avait des mouvements absolument démentiels autour de la résidence et sur tous les carrefours de Cocody, si bien que les FRCI se sont retrouvées en difficultés. Au petit matin, elles ne parvenaient pas à franchir les lignes après avoir essuyé de nombreuses pertes en matériel, mais aussi en vies humaines. C’est donc à ce moment là que des décisions ont été prises d’en finir avec cette tragédie qui menait le pays vers une véritable guerre civile. Et donc l’intervention de la force Licorne s’est faite à ce moment-là pour ouvrir les axes et permettre aux FRCI d’avancer vers la résidence de Cocody. Et donc l’ordre a été donné de déployer la forces Licorne dans Cocody » (Rfi 11 avril 2012).

Soit dit en passant, voilà qui devrait clore définitivement le débat sur le point de savoir qui, de la France et de ses « tirailleurs sénégalais » rebaptisés Frci, a capturé Laurent Gbagbo et ses compagnons.

« Ouattara, c’est la dernière chance pour la Côte d’Ivoire, me disait-on alors au siège du FMI. »

Le premier de ces défricheurs fut Houphouët lui-même, avec dans les reins, détail important, l’épée des « instances financières internationales » représentées en l’occurrence par le directeur général du Fmi… « J’étais à la résidence du chef de l’État, le mercredi 23 mai 1990, dans la salle attenante au grand salon où se tenait le conseil des ministres. Ouattara y présentait ce qui allait devenir, pour la presse, le plan Ouattara. Il avait obtenu des bailleurs de fonds de ne pas procéder à une réduction globale des salaires (ce qui du même coup calmait la rue où les manifestations des syndicats s’étaient multipliées). C’était la fin d’un plan d’austérité mal négocié par le gouvernement et la mise en œuvre, au 1er juin 1990, d’un plan de rigueur. Ouattara, c’est la dernière chance pour la Côte d’Ivoire, me disait-on alors au siège du FMI. Il faut qu’il réussisse. Il a la bénédiction du Fonds. Tout ce que l’on espère, c’est qu’il n’y ait pas de problèmes politiques qui viennent se mettre en travers de ses efforts » (Michel Camdessus, cité par Jean-Pierre Béjot, La Dépêche diplomatique 14 juillet 2003).

Le deuxième fut Georges Kobina Djéni, dit Djéni Kobina, le fondateur visible du Rassemblement des républicains (Rdr). En fait, Djéni n’était pas un homme seul et peut-être même n’était-il que le prête-nom d’une nébuleuse comprenant des personnages bien plus considérables que lui, tels Philippe Yacé et Marcel Jacques Gross. Yacé, qui ruminait depuis 1980 son dépit d’avoir perdu au profit de Bédié ses espérances de succéder à Houphouët, croyait tenir enfin l’occasion de sa revanche. Gross était la doublure de Yacé, son Guy Nairay si vous voulez, depuis plus de vingt-cinq ans (Voir La Lettre du Continent n° 397 du 04 janvier 2001). En 1994, lors de la scission du Pdci ayant donné naissance au Rassemblement des républicains, M.J. Gross était l’un des pères fondateurs de ce parti. Depuis 1999, avec le titre de Directeur de cabinet associé [il est mentionné sous ce titre, mais sans son nom, dans un discours de Ouattara (lepatriote.ci 09 janvier 2002) – mais en se gardant bien d’y apparaître au grand jour –, il forme dans l’ombre du président du Rdr une sorte de tandem avec Marcel Amon Tanoh, un neveu de Philippe Yacé, aujourd’hui Directeur de cabinet en titre d’A. Ouattara, mais qui semble n’être que le masque de Gross. Il est à noter toutefois que, dans la dernière mouture de l’organigramme du RDR visible sur le site de ce parti, le nom et le titre de J.-M. Gross ont disparu sans qu’on puisse en savoir le pourquoi. Peut-être l’homme a-t-il changé de râtelier… Si on en croit Jeune Afrique (17 septembre 2010), « Pour préparer la campagne présidentielle, Laurent Gbagbo a fait appel au groupe de communication Euro RSCG. […]. Cette cellule de cinq personnes sera dirigée par Marcel Gross, directeur associé de la société, qui connaît bien la Côte d’Ivoire […]. Gross et son équipe sont déjà sur place. Ils interviendront en tant que conseillers techniques en matière de communication politique, d’organisation d’événements et de promotion de l’image du candidat. » Vous avez dit cheval de Troie ?… C’est effectivement la toute première image qui se présente à l’esprit quand on voit comment l’opinion fut littéralement bombardée de sondages hyper favorables à Laurent Gbagbo, qui ne pouvaient qu’endormir la vigilance de ses partisans tandis que se concoctait dans l’ombre le coup d’Etat électoral destiné à porter Ouattara au pouvoir.

clip_image002[2][2]Lamine Diabaté, un ancien ministre d’Etat, fut le troisième à donner son coup de pouce à Ouattara avec son fameux discours d’Odienné en 1995, où, après leur avoir dit que le Pdci les avait trahis et les méprisait, il appela ses « parents Malinké » à reprendre leurs fusils pour parachever la conquête de cette terre que leurs ancêtres avaient commencée sous la conduite des colonisateurs français : « Ils ont organisé une campagne de dénigrement : ils ont injurié Alassane, son père, sa mère et nous. Mais ils ne nous connaissent pas. Parce que c’est avec des fusils et des balles que nos grands-parents ont conquis cette terre. Ils ne nous font pas peur ». C’est un épisode sur lequel les partisans de Ouattara, dont beaucoup appartiennent au Pdci, observent une discrétion qui n’a d’égale que la rouerie avec laquelle Lamine Diabaté excitait ses « frères » contre Bédié.

L’entrée en scène du nouvel homme providentiel

Pour la période qui nous intéresse (1990-1993), c’est Houphouët qui joua le rôle décisif. Après le chahut dont il fit l’objet début mars 1990, il avait perdu tout son crédit auprès de ses soutiens habituels, qui songèrent même alors à l’écarter du pouvoir, estimant son maintient dangereux pour l’avenir de son régime : « Les partenaires étrangers de la Côte d’Ivoire pressent avec une insistance croissante le président Mitterrand d’intervenir auprès du Vieux pour le convaincre de prendre sa retraite. Le pape Jean-Paul II lui a également suggéré de suivre l’exemple de son autre modèle, George Washington : prendre du recul, se retirer à Yamoussoukro et ne plus “intervenir dans les affaires de l’Etat que comme dernier recours”. » (Siradiou Diallo, Jeune Afrique Plus N°2, septembre-octobre 1989). Mais, devant la difficulté de le remplacer dans le rôle « d’homme de la France » où il avait tant excellé, on préféra lui procurer les moyens – financiers et sécuritaires – de se maintenir sur son trône, tout en le poussant vigoureusement à céder une part substantielle de ses immenses pouvoirs à un Premier ministre, qui serait aussi le véritable chef du gouvernement. Pour des raisons évidentes, vu le contexte politique et social, ce Premier ministre ne pouvait pas être l’un des agents français qui, tel Antoine Césaréo, le bâtisseur de basiliques, en faisaient déjà fonction sans en avoir le titre.

Pour autant, et conformément à une pratique à laquelle Houphouët n’avait jamais dérogé en 30 ans de règne, il n’était pas non plus question de prendre le titulaire de la nouvelle charge parmi les hommes politiques ou les hauts fonctionnaires ivoiriens proprement dit. Au demeurant, les plus dévoués à Houphouët et à son système étaient discrédités autant que lui-même, et on ne pouvait pas être assuré d’une fidélité sans faille de la part des tièdes. Quant à choisir quelqu’un qui avait été noté à un moment de sa vie comme contestataire, c’était totalement exclu. Aussi bien, le but n’était pas de réformer le système comme tous les Ivoiriens le souhaitaient, mais seulement de le maintenir à flot jusqu’à ce que l’accalmie ayant succédé à la tempête, il puisse continuer tel qu’il avait toujours fonctionné depuis 1963. Le choix se porta sur Alassane Ouattara. « Le président [Houphouët] se résolut finalement à nommer Alassane Ouattara comme Premier ministre. Les raisons de ce choix furent multiples, la compétence de ce dernier se doublant d’une vraisemblable intrigue de sérail. Cette nomination tenait aussi au fait que la nationalité de M. Ouattara, élément qui indifférait à Houphouët, ne lui permettait pas d’intervenir dans la succession organisée par l’article 11 de la constitution, qui désignait le président de l’Assemblée Nationale » (Dutheil de la Rochère, Marchés tropicaux, 5 janvier 2001).

Gouverneur de la Bceao, un poste traditionnellement réservé à la Côte d’Ivoire, Ouattara était l’élu idéal : il était « Ivoirien », mais il n’avait jamais été mêlé à l’histoire politique compliquée de « son » pays. Pour mémoire, notons que pour le poste de gouverneur de la Bceao, Ouattara avait déjà été préféré à un « Ivoirien de souche », qui le prit si mal que le fidèle Alliali dut s’entremettre pour éviter le pire : « A la mort du gouverneur de la Beceao Abdoulaye Fadiga, le choix d’Houphouët-Boigny s’est porté sur Alassane Ouattara pour lui succéder. Un autre cadre ivoirien de l’institution ayant longtemps travaillé avec Fadiga, Charles Konan Banny, pouvait lui aussi prétendre aux fonctions de gouverneur. En tant que leur aîné et ancien administrateur de la banque centrale j’ai reçu ensemble Alassane Ouattara et Charles Konan Banny et leur ai prodigué d’utiles conseils pour une collaboration franche et amicale. » (Disciple d’Houphouët-Boigny ; p. 115)

L’entrée en scène du nouvel homme providentiel se fit en deux temps. D’abord, il fut seulement appelé pour une tâche ponctuelle limitée dans le temps, avec un statut quelque peu bizarre sans doute, mais, bah ! qui eût songé à s’en formaliser du moment que son travail devait bénéficier au pays ?

Le 18 avril 1990, un mois après l’abandon du plan d’austérité de Moïse Koumoué Koffi sous la pression de la rue, un décret du président de la République créait un comité interministériel de coordination et de relance économique (Cicpsre). A la surprise générale, le gouverneur de la Bceao était chargé de la présidence de ce comité. Il n’était pas membre du gouvernement, mais le gouvernement se trouvait de facto placé sous son autorité. Dans son livre de souvenirs, Camille Alliali raconte sa propre surprise et comment il tenta, en vain, de mettre son patron en garde contre une telle innovation : « Je lui ai fait observer qu’il n’était pas habituel qu’une personnalité qui n’était pas membre du gouvernement puisse être nommée à la tête d’un comité composé de ministres. Il a perçu la difficulté et m’a fait savoir qu’il m’enverrait le secrétaire général du gouvernement pour qu’ensemble nous trouvions la forme à donner à cette mission. Je n’ai vu arriver ni le secrétaire général du gouvernement ni autre collaborateur du président… » (Disciple d’Houphouët-Boigny ; p. 114).

Voilà donc Ouattara installé pour cent jours, le temps de tester la vigueur d’éventuels réflexes nationalistes résiduels ayant pu échapper au savant travail de dépossession des Ivoiriens de leurs droits civiques auquel Houphouët s’employa avec zèle tout au long de ses quarante ans d’hégémonie. Pas de réactions de rejet perceptibles mais, au contraire, jusqu’à des leaders de l’opposition prétendument radicale qui faisaient antichambre chez lui ! C’est qu’alors aucun ivoirien n’imaginait qu’il faudrait bientôt compter ce nouveau venu, ce venu d’ailleurs, parmi les candidats à la succession d’Houphouët ni, a fortiori, qu’il s’imposerait si facilement comme le favori de l’épreuve !

Le 7 novembre, un autre décret nommait pour de bon Alassane Ouattara Premier ministre, chef du gouvernement. Entre temps, toujours par la seule volonté d’Houphouët, il avait été élevé au rang de deuxième personnage du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci) auquel il n’avait jamais appartenu.

Comme un contre-feu destiné à parer à toutes les surprises pouvant émaner soit d’un parlement ingouvernable, soit d’un Pdci devenu imprévisible

Entre le 18 avril et le 7 novembre 1990, la situation intérieure avait subi de profondes modifications. D’une part, fin avril 1990, l’opinion avait imposé au pouvoir les libertés d’opinion, d’expression et d’association, et plusieurs partis politiques indépendants s’étaient déclarés. Début octobre, faute de pouvoir départager les nombreux prétendants en lice, le congrès de l’ancien parti unique s’était séparé sans pourvoir au poste de secrétaire général nouvellement rétabli. En outre, de lourdes incertitudes pesaient sur les résultats des élections législatives annoncées pour la fin novembre. Une cuisante défaite de l’ancien parti unique n’était pas impossible. Les estimations les plus optimistes donnaient en effet pour certaine une entrée massive de l’opposition au parlement avec pour conséquence la transformation de ce qui n’était jusqu’alors qu’une simple chambre d’enregistrement, en un vrai parlement. Menace d’autant plus réelle que, depuis la perte de son monopole, l’ancien parti unique connaissait une grave crise d’identité.

Enfin, l’agitation politique et sociale se poursuivait. D’autre part, peu à peu et de manière pour ainsi dire furtive, grâce à ses traditionnels appuis extérieurs, Houphouët avait repris la main. Le 28 octobre, il avait été reconduit par 2.993.806 voix contre 548.441 voix à son unique challenger, Laurent Gbagbo, le candidat du Front populaire ivoirien (Fpi) soutenu par les autres partis de l’opposition radicale. Pour autant, tout n’était pas encore gagné pour le triomphateur de ce scrutin arrangé. Après l’échec du 9e congrès de l’ancien parti unique, les assises de rattrapage prévues début 1991 ne s’annonçaient pas sous les meilleurs auspices. Notamment, il n’était pas sûr qu’à l’issue de ce congrès extraordinaire, le Pdci continuerait d’être l’instrument docile qu’il était depuis les purges de 1963-1964. Dans de telles conditions, l’élévation de Ouattara et son prépositionnement dans ces deux postes clés peuvent être interprétés comme un contre-feu destiné à parer à toutes les surprises pouvant émaner soit d’un parlement ingouvernable, soit d’un Pdci devenu imprévisible.

Par précaution, Houphouët avait dissous unilatéralement tous les organes statutaires du Pdci avant le congrès. « Au regard de la tension qui montait au Pdci à la veille du congrès ordinaire de ce parti en 1990 et face à une fronde sociale et à l’opposition difficilement maîtrisable, le président Houphouët-Boigny a décidé de reporter le congrès [et de dissoudre] toutes les instances et tous les organes du parti. Il n’y avait donc aucun démembrement du parti et aucun débat n’avait plus lieu en son sein. Tout revenait au nouveau collaborateur qui était à l’époque Alassane Ouattara. Même la question du parti était entre les mains de cet individu que nous ne connaissions vraiment pas exactement. (…). Devenu plus fort que nous, il n’écoutait plus personne et faisait ce qui lui paraissait bon. Face à de telles dérives, nous avons constitué un groupe de cadres du parti pour prendre nos responsabilités en tant qu’anciens. » (Laurent Fologo, Le Temps 19 février 2008). Dissoudre l’appareil du Pdci c’était, d’une part, réduire à l’impuissance ceux qui auraient pu être tentés de s’opposer à la fulgurante ascension de Ouattara en se prévalant des statuts et du règlement intérieur de ce parti et, d’autre part, d’assurer à celui-ci, si l’entreprise était couronnée de succès, une liberté d’action aussi étendue que celle dont il jouissait lui-même. En un mot, c’était garantir la continuité assurée du système houphouéto-foccartien. Ainsi quand le joueur à bout de ressources veut quand même rester dans la partie, il sort son joker…

« Du point de vue d’Houphouët-Boigny, la distinction entre “étrangers” et “nationaux” n’avait pour ainsi dire légalement pas d’objet. »

Quoique, en principe, Ouattara ne fût pas d’abord destiné à jouer le même rôle que les inamovibles Guy Nairay et Alain Belkiri ou le très mystérieux représentant personnel Ghoulem Berrah ou encore l’entreprenant Antoine Césaréo, il fit son entrée dans le système de la même façon qu’eux, c’est-à-dire par la porte dérobée des secrets et du bon vouloir de l’autocrate. Cette fois cependant, le procédé souleva une sourde réprobation au sein même du Pdci. Le recours à Ouattara ne pouvait pas être justifié par les mêmes raisons (l’absence de cadres compétents parmi les nationaux) qui avaient servi en leur temps pour justifier le recrutement de tous ces Français qui peuplaient les bureaux de la présidence… En 1990, la Côte d’Ivoire regorgeait de diplômés dont plusieurs dizaines sans doute étaient aptes à ce travail. Mais cette nomination était le gage de la bienveillance des bailleurs de fonds. D’autre part, il ne s’agissait pas simplement d’introduire Ouattara dans l’entourage du chef de l’Etat ; en le plaçant motu proprio au-dessus des plus hauts dirigeants du Pdci, Houphouët l’installait au centre de la scène où les Ivoiriens jouaient à… « faire la politique ». Les Ivoiriens pouvaient tolérer bien de choses, mais pas qu’on empiète sur leur terrain de jeu !

Rappelez-vous la scène entre Banny et Berrah… Aussi, contre son habitude, Houphouët dut justifier son choix : « J’ai fait venir auprès de moi un jeune compatriote, parce que beaucoup d’entre vous ne le connaissent pas, et on parle déjà d’un étranger, Alassane Ouattara. C’est un originaire de la grande métropole d’alors, Kong. Vous savez, la guerre de Samory n’a pas épargné cette grande cité dont les chefs précisément étaient les Ouattara. On a sauvé les chefs. Mais la ville a été détruite. Et les uns sont allés vers Bobo-Dioulasso, d’autre vers le Ghana et certains vers chez nous. Alassane Ouattara, le gouverneur Ouattara est de ceux qui sont d’ici, chez nous. Sa mère est d’Odienné. Il a des frères députés, on ne les traite pas d’étrangers ; l’un de ses cousins a travaillé pendant huit ans avec moi à la Cedeao, à Lagos, on ne l’a pas taxé d’étranger… Ce sont des gens de l’opposition qui inventent tout cela » (Le Patriote 09 mai 2001). L’ironie de l’histoire, c’est qu’il dut aussi expliquer aux gens de Kong que ce Ouattara était bien un des leurs ! Ce qu’il fit par le truchement de son fidèle Balla Kéita, qui semble s’être acquitté de cette mission sans trop de conviction : « Lorsque le président Houphouët m’a demandé d’aller à Kong, il m’a dit ceci : “Il faut que tu ailles dire aux gens de Kong que son père est de cette région et sa mère de Gbélégban.” » (Le Jour 04 août 1999).

Les partisans de Ouattara à l’étranger soutenaient que la preuve que leur champion était un authentique Ivoirien, c’est que Houphouët l’avait appelé pour diriger son gouvernement. C’est l’argument développé par un certain Seyni Loum, se disant avocat de Ouattara : « Quand on regarde le cursus d’Alassane Ouattara, on ne peut pas contester son ivoirité et surtout un élément fondamental, le président Félix Houphouët-Boigny qui est un homme d’Etat à la dimension de l’Afrique et du monde, a choisi un homme comme lui pour être Premier ministre à un moment dur de l’histoire de la Côte d’Ivoire. Qu’on puisse contester l’ivoirité d’un homme à qui il livrait les secrets d’État, à qui il a transféré des pouvoirs présidentiels par intérim me semble étonnant. » (Africa International N° 329, novembre 1999). Drôle d’avocat ! Ce n’est pas un plaidoyer, c’est un vrai réquisitoire !

Souvenez-vous de la remarque de l’ancien ambassadeur Dutheil de la Rochère à ce propos, d’ailleurs confirmée par un mot d’Houphouët lui-même au sujet de la paire Nairay-Belkiri, que son mentor Jacques Foccart cite avec gourmandise dans son livre d’entretien avec Philippe Gaillard : « Ces Français me sont utiles. Si j’avais un directeur de cabinet et un secrétaire général ivoiriens, je serais colonisé par les Baoulés ou par d’autres. » (Foccart parle 1 ; pp. 223-224). Enfin, il suffit de rappeler que les deux personnages les plus importants de l’équipe Ouattara après lui-même, le Directeur et le Directeur adjoint de cabinet du Premier ministre, étaient respectivement le Guinéen Sydia Touré et le Béninois Pascal Koupaki, pour que la véritable signification de sa nomination saute aux yeux. Longtemps réputé natif de Dimbokro, en Côte d’Ivoire – comme Ouattara ! –, Sydia Touré devait être parachuté en 1996 Premier ministre de sa vraie patrie. Et c’est seulement alors qu’on découvrit qu’en réalité il était né en Guinée. Cette même année, Pascal Koupaki fut, lui aussi, appelé à de hautes fonctions dans sa vraie patrie.

Peut-être Alassane Ouattara est-il vraiment né à Dimbokro… Reste que c’est en Haute Volta, actuel Burkina Faso, où son père était à la tête d’une chefferie, qu’il fit toutes ses études primaires et secondaires ; que c’est comme ressortissant de ce même pays qu’il bénéficia d’une bourse des Etats-Unis pour y poursuivre des études supérieures ; enfin, que c’est toujours en tant que Burkinabé qu’il fut recruté au Fmi comme directeur Afrique après avoir été le vice-gouverneur de la Bceao au même titre.

Un autre argument des tenants de l’ivoirité de Ouattara, c’est que l’un de ses frères fut longtemps député à l’Assemblée nationale ivoirienne : « Il a, disait Houphouët, des frères députés, on ne les traite pas d’étrangers ; l’un de ses cousins a travaillé pendant huit ans avec moi à la Cedeao, à Lagos, on ne l’a pas taxé d’étranger ». C’est encore un de ces arguments qui prouvent le contraire de ce qu’on aimerait leur faire dire. Ecoutons encore C. Alliali : « [Alassane Ouattara] ne m’était pas inconnu. Je l’ai rencontré pour la première fois alors que j’étais ministre d’Etat. (…). Il s’est présenté à moi comme étant le jeune frère de Gaoussou Ouattara, que je connaissais comme militant du Pdci-Rda proche de Ouezzin Coulibaly pendant la période de lutte anticoloniale. » (Disciple d’Houphouët-Boigny, p.115). Cette anecdote confirme que ces Ouattara-là étaient bien des Voltaïques, sinon depuis la séparation de la Haute Volta et de la Côte d’Ivoire en 1947, du moins depuis que Ouezzin Coulibaly en était devenu le vice-président du conseil de gouvernement en 1956.

Si Ouezzin Coulibaly n’était pas mort prémaurémént en 1958, Gaoussou Ouattara aurait très certainement poursuivi sa carrière politique à ses côtés, en Haute Volta, et il ne serait jamais devenu député ivoirien. Il y a aussi une anecdote de Bédié qui va dans le même sens : « Gaoussou Ouattara sait bien qu’il est venu me recommander son jeune frère alors que j’étais ambassadeur à Washington. Alassane Ouattara commençait ses études à l’Université de Philadelphie. Il bénéficiait d’une bourse américaine qu’il avait obtenue en tant que citoyen de la Haute-Volta, le premier nom du Burkina-faso. » (Fraternité Matin 17-18 juillet 1999)

Après la mort d’Abdoulaye Fadiga, Ouattara devint le gouverneur de la Bceao, une fonction traditionnellement réservée à la Côte d’Ivoire. Mais, sous Houphouët, « réservée à la Côte d’Ivoire » ne voulait surtout pas dire « réservée aux seuls citoyens ivoiriens »… Je ne résiste pas au plaisir de citer à ce propos la thèse ridiculement alambiquée, mais très plausible néanmoins, d’un célèbre ivoirologue : « [Si F. Houphouët-Boigny] fut sans conteste partisan de la balkanisation des Etats africains (…), son nationalisme s’accorda avec l’idée que le territoire ivoirien devait être le pôle d’attraction des populations africaines voisines, et que le peuple qui le constituait devait se réinventer au gré de ce nécessaire cosmopolitisme. (…) dans la mesure où, du point de vue d’Houphouët-Boigny, le peuple n’était pas véritablement souverain et qu’il lui appartenait au contraire de le façonner à sa manière, la question (…) de la distinction entre “étrangers” et “nationaux” n’avait pour ainsi dire légalement pas d’objet. » (Jean-Pierre Dozon, Politique africaine n° 78, juin 2000). Dans de telles conditions, il y avait fort peu de chances qu’Ouattara fût le choix d’Houphouët s’il avait eu plus d’attaches avec la Côte d’ Ivoire profonde que Sydia Touré, Pascal Koupaki, Ghoulem Berrah, Alain Belkiri, Guy Nairay ou Antoine Césaréo.

« Nous l’avons choisi en raison de la place qu’il occupe dans le cœur, dans la raison de ceux qui ont eu, à l’étranger, à travailler avec lui.»

La manière un peu cavalière dont il fut associé aux immenses pouvoirs d’Houphouët ne suffit pas pour expliquer comment ni pourquoi Ouattara s’est cru tout désigné pour les exercer à titre personnel lorsque celui-ci disparaîtrait ? Avant d’accepter de venir présider le Cicpsre, il avait négocié, et obtenu, la possibilité d’un éventuel retour à la Bceao au cas où Houphouët eût mis prématurément fin à sa mission. Ses émoluments de gouverneur de la banque centrale continuèrent à lui être versés tout le temps qu’il fut Premier ministre (La dépêche diplomatique, 14 juillet 2003). Après son installation dans cette fonction, il resta longtemps sans nourrir d’ambitions particulières – ouvertement du moins. On sait, par exemple, qu’il menaça à plusieurs reprises de démissionner.

Il ne changea de posture qu’après son mariage avec la veuve Folloroux, qui avait, comme on sait, la haute main sur tous les biens immobiliers d’Houphouët, et dont un chroniqueur dira en 1993 : « Elle est lucide sur le plan politique et sait ce qu’elle veut pour elle et pour son mari. » (Jeune Afrique économique N° 173, novembre 1993). Ce mariage semble avoir agi sur Alassane Ouattara comme une sorte de potion magique qui lui assurait un avantage décisif sur Henri Konan Bédié, alors président de l’Assemblée nationale et, en cette qualité, dauphin constitutionnel. Celui qui, lors de son arrivée à la tête du Cicpsre donnait parfois l’impression de marcher sur des œufs, devint soudain ce chevalier sans peur qui osait déclarer publiquement son envie d’être président de la République de Côte d’Ivoire, et sa ferme volonté de renverser la constitution et les lois, s’il fallait absolument en passer par là pour réaliser son rêve. C’était le 1er octobre 1992, à la télévision, une question banale :

Cela vous dirait-il d’être candidat lors de l’élection présidentielle prévue en 1995 ?

– Pourquoi pas ?

Et voilà comment tout a commencé. Jusqu’alors, « les élus Pdci se gardaient bien d’attaquer Alassane Ouattara sur sa politique. « II était alors considéré comme l’homme du Président. Il leur inspirait de la crainte. Les bouches se sont ouvertes quand le Premier ministre a indiqué lors d’un débat télévisé, le 1er octobre [1992], qu’il n’excluait pas de se présenter à l’élection présidentielle de 1995. » (Francis Wodié, cité par Stéphane Dupont, Jeune Afrique économique avril 1993).

En fait les élus Pdci auraient dû découvrir le pot aux roses bien avant cette scène télévisée s’ils lisaient la presse afro-parisienne. Dès les premiers jours de l’année 1992, la mise sur orbite de Ouattara avait commencé par le truchement de certains journalistes bien connus pour leur tropisme françafricain. « (…) Pressé par les uns et par les autres, écrit par exemple Ziad Limam, le chef de l’Etat ira plus loin. Sacrifiant, les uns après les autres, certains de ses anciens lieutenants, il cédera à un Premier ministre flambant neuf, Alassane Ouattara, ancien fonctionnaire au FMI, ex-gouverneur de la BCEAO, qui prenait le contrôle des caisses de l’Etat, la quasi-totalité de ses pouvoirs économiques et financiers. En Afrique, ce genre de mesure est plus que symbolique. C’est un passage de témoin. » Et il poursuit : « (…) quand Houphouët quittera-t-il le pouvoir ? (…) Alassane Ouattara peut-il lui succéder ? Personne ne connaît réellement les intentions des deux hommes. Mais leurs destins sont désormais liés. Pour durer, le Président a besoin de son Premier ministre. Et plus longtemps le chef de l’Etat restera en place, plus le « PM » pourra s’installer au cœur de la vie politique ivoirienne… » (Jeune Afrique 9-16 janvier 1992).

Ainsi, tandis qu’en Côte d’Ivoire même Ouattara était encore le seul à soutenir publiquement sa propre candidature, à l’étranger au contraire – et notamment en France, mais aussi au Sénégal et au Gabon –, il était déjà perçu comme le futur successeur rêvé d’Houphouët. Vers la même époque, un propos d’Houphouët vient corroborer ce constat : « M. Ouattara (…) a fait ses preuves pendant la période difficile que nous avons connue en 1990, dans une commission provisoire qu’il présidait et qui était chargée d’assainir la situation économique et financière du pays. Nous l’avons choisi en raison de la place qu’il occupe dans le cœur, dans la raison de ceux qui ont eu, à l’étranger, à travailler avec lui. » (Fraternité Matin 09 décembre 1991). Dans la bouche du vieux fantoche qui sait sa fin proche, et qui semble enfin résigné à l’idée de perdre aussi le pouvoir, cette parole revêt une importance particulière. Confessant que ce Premier ministre n’était pas son choix, mais le choix de l’étranger, Houphouët nous dit d’une certaine manière de quoi Alassane Ouattara est le vrai nom.

Marcel Amondji

Source : Cercle Victor Biaka Boda

eburnienews

13:10 Écrit par Shlomit dans Houphouët-Boigny, Ouattara | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

15/04/2012

On croit rêver !


Copé : "la Françafrique, c'est celle du PS"


15 avril 2012

L'UMP a signé, samedi 14 avril à Paris, un accord de partenariat avec le Rassemblement des républicains (RDR, libéral), parti du président ivoirien Alassane Ouattara. Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP, parti du président-candidat Nicolas Sarkozy, a paraphé cet accord "de coopération et d'amitié" avec son homologue ivoirien du RDR, Amadou Soumahoro. "Les putschs militaires n'ont plus d'avenir (...) L'échec très rapide du putsch lamentable au Mali ne fait que renforcer ma conviction. Ce type d'opération est condamné par avance", a souligné le numéro un de l'UMP.

A une semaine du premier tour de l'élection présidentielle française, M. Copé a affirmé que "la nouvelle politique africaine de la France, c'est Nicolas Sarkozy qui la conduit" alors que "la Françafrique, celle de 'Papa m'a dit', c'est celle du PS et de son candidat", François Hollande.

lemonde.fr

05:35 Écrit par Shlomit dans (non)respect du droit, Côte d'Ivoire, Ouattara, putsch | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

28/04/2011

la presse muselée, Venance Konan déchainé

Je viens de lire que l'écrivain Venance Konan, devenait directeur du journal d'état "fraternité matin": il sera à même de bien couvrir le sacre de son maître Ouattara, prévu le 21 mai. En attendant, qu'il s'imprègne bien des événements princiers en Angleterre, pour être encore plus dithyrambique le jour venu !

Dictature – Alassane Dramane Ouattara Comme Pinochet

Alassane Ouattara, en prenant le pouvoir par la force, a promis à ses soutiens extérieurs qu’il allait instaurer la démocratie. Entre cette promesse et la réalité du terrain, c’est un grand fossé. Il est déterminé à casser tous ceux qui veulent lui apporter la contradiction. Raison pour laquelle, il veut à tout prix décimer la majorité présidentielle qui reste la seule force politique capable de le gêner. Il a réussi à tuer le Pdci. Tous les grands leaders de cette force sont assignés à résidence surveillée à travers le pays.

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00:53 Écrit par Shlomit dans Côte d'Ivoire, droits de l'homme, Ouattara | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

27/04/2011

le Golf hôtel, nouveau garage pour voitures volées

L'Hôtel du Golf transformé en lieu de "maquillage" de voitures volées

L'information est attestée par plusieurs sources, dont certaines ont un accès régulier aux lieux. En plus d'être le siège de la présidence Ouattara, un camp militaire et une "prison" et un centre de tortures pour proches et barons du régime Gbagbo, l'hôtel du Golf est un des endroits où les voitures, surtout 4X4, volées dans divers quartiers d'Abidjan, sont repeintes et plus globalement "maquillées" pour être revendues dans les pays voisins de la Côte d'Ivoire.

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01:39 Écrit par Shlomit dans corruption, Côte d'Ivoire, Ouattara | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

24/04/2011

Résister

L'armée française ne gagne que contre les Nègres

par Malick Noël Seck

Abidjan-4-avril-2011.jpgGbagbo, comme Allende dans le palais de la Moneda au Chili en 1973, encerclé par les valets de l’impérialisme Français est resté. Là où tout le monde se serait enfui, Gbagbo est resté ! Avec sa femme, ses enfants et sa mère ! Parce qu’il est le seul président reconnu par la constitution ivoirienne, parce qu’il n’a pas un appartement qui l’attend à Londres, à New York ou à Paris. Et pourquoi risquer l’arrestation s’il avait des milliards dans les banques Suisses ? Il est resté pour vivre  jusqu’au bout la Tragédie du roi Christophe, et pour qu’enfin « le masque tombe » et que l’on découvre Ouattara, l’homme qui arrive au pouvoir dans un char français, le président de l’ONU, celui qui comme sa femme est un étranger à la solde des puissances de l’extérieur, car qui d’autre qu’un étranger, plutôt que de procéder au recompte des voix que Gbagbo appelait de tous ses vœux, aurait fait appel à une armée de mercenaires pour tirer sur son peuple !

 

Je revois Gbagbo assis sur son lit, désabusé, livré par la France aux zouaves noirs qui derrière lui sont en train d’humilier Simone, sa femme, et son regard dit la dernière phrase de Gabriel Péri devant le peloton d’exécution de l’occupant Allemand : « Imbéciles, je meurs pour vous ».

 

La France, aidée de « collabos » africains, nous maintient dans un appauvrissement permanent en faisant jouer les institutions internationales en sa faveur pour justifier les coups d’états militaires et les assassinats politiques qui ont pour fonction de réduire au silence les véritables leaders d’une indépendance réelle.

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13:54 Écrit par Shlomit dans Côte d'Ivoire, Forfaiture, France, ONU, Ouattara, putsch, SEM Laurent Gbagbo | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

21/04/2011

Sans détour

Interview de Marie-Antoinette Singleton, fille du président Gbagbo

Interview de Marie-Antoinette Singleton, fille du président Gbagbo from Nzwamba Simanga on Vimeo.

Source: indignez-vous.hautetfort.com

21:48 Écrit par Shlomit dans Côte d'Ivoire, Forfaiture, France, ONU, Ouattara, putsch, SEM Laurent Gbagbo | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Comment l'ONU prend la démocratie en otage

Vers une nouvelle résolution onusienne de pacification ?


Ce reportage, bien obséquieux envers le caporal chef d’un escadron de la mort déjà glorifié par le journal Le Monde, a été relayé par quelques journaux dont la tribune de Genève.

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19:19 Écrit par Shlomit dans Côte d'Ivoire, Forfaiture, France, ONU, Ouattara | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Un peu d'histoire récente

Crise post-électorale en Côte d’Ivoire : Philip Carter III humilie les USA

13 janvier 2011

PhillipCarterIII.jpgQuelle mouche a bien pu piquer M. Philip Carter III, vendredi dernier ? En tout cas, à force de vouloir effacer son rôle néfaste dans le complot électoral ourdi contre le peuple ivoirien,

en complicité avec son collègue de France, l’ambassadeur des Etats-Unis a débité des propos d’une “rare faiblesse diplomatique” face aux journalistes qu’il a invités pour un petit déjeuner de presse.

Et comment ?

Question d’un journaliste à Philip Carter III : «Pourquoi avez-vous accompagné le président de la CEI à l’Hôtel du Golf ?». Depuis l’éclatement de la crise postélectorale en Côte d’Ivoire, le président ivoirien, Laurent Gbagbo, n’a cessé d’accuser deux ambassadeurs, celui de France (Jean Marc Simon) et celui des Etats-Unis d’Amérique (Philip Carter III) d’être allés chercher M. Youssouf Bakayoko, président de la Commission électorale indépendante (CEI), pour l’emmener au Golf Hôtel, QG de campagne d’Alassane Ouattara, afin qu’il proclame, hors délai et hors cadre, l’élection du candidat du Rassemblement des Républicains.

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18:05 Écrit par Shlomit dans Côte d'Ivoire, Forfaiture, France, Ouattara, SEM Laurent Gbagbo, USA | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

20/04/2011

maitre Vergès et maitre Collard

L'AFFAIRE DU PERMIS DE VISITE

Mes Vergès et Dumas, avocats de Laurent Gbagbo.
Mes Vergès et Dumas, avocats de Laurent Gbagbo.

Le 20 avril 2011 | IVOIREBUSINESS - Hier encore dans l’émission le grand débat sur Africa n°1 de Francis Laloupo à Paris, Me Vergès a affirmé n’avoir pas été consulté par son confrère Me Collard sur ce qui est désormais appelé " l’affaire du permis de visite " à Gbagbo demandé par Me Collard au Président Alassane Ouattara.

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16:14 Écrit par Shlomit dans Côte d'Ivoire, Flashes info, France, ONU, Ouattara, Sauver l'honneur, SEM Laurent Gbagbo | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Comment la France entérine un coup d'état

DRAMANE: Un burkinabé nommé gouverneur de la France avec rang de Président en Côte d’Ivoire


Alassane Dramane Ouattara, Gouverneur de Côte d
Alassane Dramane Ouattara, Gouverneur de Côte d'Ivoire.


Le 20 avril 2011 par IvoireBusiness

Plusieurs fois planifié mais toujours reporté, le coup d´État de la France contre Laurent Gbagbo vient enfin de connaître son dénouement. Sarkozy ,au prix du sang demilliers d'Ivoiriens vient d´offrir sur un plateau dégoulinant de sang le pouvoir d'état à Dramane. Au moment où ce dernier se prépare à enjamber les cadavres d´innocents ivoiriens pour prendre possession du cadeau que lui a offert la France, voici pèle mêle quelques idées forces que l'on retiendra:

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15:36 Écrit par Shlomit dans Burkina Faso, Côte d'Ivoire, France, ONU, Ouattara, Sauver l'honneur, SEM Laurent Gbagbo | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Un homme d'honneur

Interview télévisée de Guy Labertit le 11 avril 2011



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Les jalons de l’État totalitaire

Il y a quelques jours j’écrivais que monsieur Alassane Dramane Ouattara n’est le président que de son parti le RDR et rien d’autre. Je persiste et signe dans cette voie et ce ne sont pas les derniers évènements qui me feront changer d’avis.

Certes, je ne peux nier que sa tentative de coup d’État en cours lui donne les moyens de terroriser les uns et les autres, mais il lui manque la légitimité qui permet d’incarner la nation ivoirienne. Ce n’est pas le défilé des personnalités qui, selon les propres termes de ses supporters, « font allégeance » qui lui permettra de gagner cette légitimité.

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03:51 Écrit par Shlomit dans Côte d'Ivoire, France, Ouattara | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Billet doux pour Sarkozy !

PÉTITION : LIBÉRATION IMMÉDIATE DU PRÉSIDENT LAURENT GBAGBO

 

par Toussaint Alain, mardi 19 avril 2011, 21:03

 

Laurent Gbagbo, Président constitutionnellement élu en Côte d’Ivoire, investi le 4 décembre 2010, a été livré, le 11 avril 2011, par l’armée française, avec la complicité de l’ONU, à Alassane Ouattara, imposé à la Côte d’Ivoire sur la base de résultats frauduleux illégalement proclamés, mais reconnus par le représentant du secrétaire général de l’ONU, le Coréen Young-jin Choi. A l’écrasement militaire,  rappelant les pires heures de sa politique coloniale en Afrique, la France a ajouté l’humiliation dont avait été victime le Congolais Patrice Lumumba avant d’être assassiné il y a un  demi-siècle avec la complicité de l’ONU.

 

Laurent Gbagbo, opposant historique depuis la fin des années 1960, qui a incarné la lutte pour le multipartisme et la démocratie en Côte d’Ivoire n’a jamais pris les armes et a été élu en 2000. Il a été remis par les éléments de la Force française Licorne à ceux-là même qui ont voulu le renverser par un coup d’État militaire en septembre 2002 précipitant la partition du pays et plongeant celui-ci dans une crise meurtrière pour le peuple ivoirien.

 

Nous, soussignés,

 

DÉNONÇONS

-l’intervention de la France en Côte d’Ivoire qui outrepasse  le mandat de l’ONU et viole le droit international ;

 

-les mensonges d’État du gouvernement français et la complaisance de nombreux médias.

-les exactions et les tueries perpétrées par les troupes d’Alassane Ouattara contre les partisans de Laurent Gbagbo depuis son arrestation illégale, dont la première victime a été l’ancien  ministre de la Justice et de l’Intérieur Désiré Tagro

 

CONDAMNONS

 

la politique guerrière, illégitime et coûteuse, conduite par le Président Sarkozy, avec la complicité des Etats-Unis, de chefs d’Etat d’Afrique et de l’ONU ayant mis sous tutelle la diplomatie africaine.

 

DEMANDONS

 

la libération immédiate de Laurent Gbagbo car la réconciliation ne peut se faire en Côte d’Ivoire qu’avec Laurent Gbagbo vivant et libre.

 

Chères amies, Chers amis,

 

Si vous êtes d’accord pour le signer, merci de me préciser vos noms et qualités (profession, mandat politique...) le plus vite possible et de me renvoyer le tout à : guylabertit@orange.fr

Bien cordialement Nous collectons cette liste de premiers signataires qui apparaîtra par ordre alphabétique.

03:40 Écrit par Shlomit dans Côte d'Ivoire, Forfaiture, France, Ouattara, putsch, Sauver l'honneur, SEM Laurent Gbagbo | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Retour sur les origines de la crise ivoirienne

Guy Labertit à propos de la crise ivoirienne : “La Côte d’Ivoire à travers le prisme occidental”

 

Publié le vendredi 11 mars 2011  

 

Guy Labertit, membre du Parti socialiste français, revient sur la crise ivoirienne telle qu’elle est entretenue par l’Occident. Pour confondre la communauté internationale qui veut imposer à tout prix Ouattara à la tête de la Côte d’Ivoire, Guy Labertit donne des chiffres et des statistiques sur les résultats du vote du 28 novembre 2010. Un document qui en dit long sur la fraude massive organisée par les suppôts du néo-colonialisme.

 

Guy Labertit.jpgAvant la réunion au sommet de l’Union africaine qui doit définir, le 10 mars, les mesures contraignantes qui seront mises en œuvre pour une sortie politique de la crise post électorale en Côte d’Ivoire, quelques rappels s’imposent pour mieux comprendre pourquoi une simple élection présidentielle dans un Etat d’Afrique suscite l’engagement déterminé de la France, des Etats-Unis et du monde occidental en faveur d’un candidat, Alassane Ouattara, son adversaire Laurent Gbagbo étant diabolisé par les mêmes. Ce dernier peut compter sur les Etats africains les plus puissants de l’espace non francophone, à l’image de l’Afrique du Sud et de l’Angola, mais à la notoire exception du Nigeria dans l’orbite de Washington. La Russie et dans une moindre mesure la Chine traînent le plus souvent des pieds à l’ONU.

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la réconciliation au delà des maux

la barbarie des hommes de Ouattara


Le 19 avril 2011

IVOIREBUSINESS

Massacrrebelles_3.jpgCette barbarie des FRCI a cours aujourd’hui a Abidjan, une semaine après la prise du pouvoir d’Alassane Ouattara. Et rien ne semble l'arrêter alors qu'on parle de réconciliation nationale et de vivre à nouveau ensemble.

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03:21 Écrit par Shlomit dans Côte d'Ivoire, exactions, Forfaiture, Ouattara | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Anéantissement façon Sarkozy

Ouattara efface la mémoire de la Côte d’Ivoire

 
 
avril 17e, 22:47
 
Les abominables crimes commis par Ouattara et ses sbires sur les biens et les personnes, ne doivent pas occulter les crimes administratifs sournois organisés par le gouverneur français en Côte d’Ivoire, qui visent à effacer la mémoire de la Côte d’Ivoire. Six jours après le coup d’état de la France, Infoscotedivoire.net relève les pillages suivants qui sont sans doute loin d’être exhaustifs :

Les hommes de Ouattara ont vidé et incendié le dépôt de l'INS : Selon plusieurs sources concordantes, témoins des faits, des hommes du nouveau gouverneur de la France en Côte d’Ivoire avec rang de chef d’Etat, Alassane Ouattara, à bord de deux véhicules 4X4 sont allés totalement vider le dépôt des archives de l’Institut National des Statistiques (INS) situé dans la commune de Treichville, non loin de la clinique médicale ‘’Hôtel dieu’’, à l’aide d’un gros camion. L’ignoble scène a eu lieu, hier samedi 16 Avril, en pleine journée, emportant ainsi la mémoire statistique de la Côte d’Ivoire depuis son accession à l’indépendance, le 7 Août 1960. Plus grave, après avoir totalement vidé ce service, ces bandits d’un autre genre ont mis le feu au bâtiment abritant le service avant de se retirer.

Les hommes de Ouattara pillent les services publiques: Sous les yeux des forces française et l’ONUCI, après qu’ils aient enlevé le Président Laurent Gbagbo par un coup d’Etat, les hommes du nouveau gouverneur français en Côte d’Ivoire avec rang de chef d’Etat, se sont mis à piller sa résidence. En effet, la résidence présidentielle a été entièrement pillée et les dossiers ont été récupérés, selon des témoins, par des soldats français et envoyés au 43ème BIMA à Port-Bouët. A cette institution, il faut ajouter le Palais présidentiel au Plateau, le ministère de la défense, de la salubrité publique sis à la Riviera Bonoumin, de la direction générale des Douanes, la RTI à Cocody, les archives de l’Institut national des statistiques (INS). Sans oublier des commissariats de police et plusieurs autres brigades de gendarmerie incendiés tant à l’intérieur du pays et à Abidjan.

Les hommes de Ouattara pillent la mairie et les services des impôts de Yopougon : Il n’y a plus de bureaux, de matériel de bureaux, d’archives ni de registres, de portes et autres documents administratifs à la Mairie de Yopougon. Tout ce matériel de travail ont été soit incendié ou emporté, dans la journée d’hier samedi 16 Avril, par les hommes de Ouattara qui contrôlent cette zone de la commune. Non satisfait de ce ‘’travail’’, ils se sont donnés rendez-vous ce matin dans les locaux des services des Impôts où ils ont emporté tout ce qu’ils ont trouvé sur leur chemin.

Pourquoi détruire toutes ces archives, sinon pour déposséder les Ivoiriens de leurs titres de propriété, voire même de leur identité, pour mieux modifier la démographie de la Côte d’Ivoire ? Un article publié sur ivoirediaspo montre que le processus d’expropriation des Wês a déjà commencé:

Selon des témoins sur place, les FRCI ont commencés depuis une semaine à arracher les terres cultivables aux populations autochtones pour les transmettre à des individus d’ethnie Mossi, Moré ou Dioula.

Après avoir effacé les registres d’état civil, il sera facile d’arracher les pièces d’identité des ivoiriens qui ne pourront plus en faire de nouvelles, et de distribuer des nationalités ivoiriennes aux ressortissants de la sous région. Ainsi, Ouattara s’assurera la victoire aux prochaines élections le plus démocratiquement du monde, tandis que les Ivoiriens sans papiers seront spoliés de tous  leurs biens ! On peut donc s’attendre à ce que les ressortissants du Burkina, du Mali et du Sénégal arrivent par cars entiers pour prendre les terres, les maisons et les appartements des Ivoiriens expropriés, apatrides sur leur propre terre, qui iront peupler les camps du HCR.

02:54 Écrit par Shlomit dans Côte d'Ivoire, Forfaiture, France, Ouattara | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Discours de Toussaint Alain

Manifestation Côte d'Ivoire Gbagbo, place Bastille 16 avril 2011

 

Lundi 18 avril 2011
 

 

Source: revuedepressecigbagbo.over-blog.com
 

02:42 Écrit par Shlomit dans Forfaiture, France, Ouattara, SEM Laurent Gbagbo | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

la face cachée de la licorne

Arrestation de Gbagbo: les secrets de la Licorne

Entre versions officielles et officieuses, le rôle des forces en présence dans l’arrestation de Laurent Gbagbo reste un mystère. C’est l’art de la guerre et le charme discret des interventions extérieures.
Officiellement, la crise ivoirienne est terminée. Les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) sont venues à bout de la résistance des derniers fidèles de Laurent Gbagbo, l’ancien Président a été arrêté, et la paix, nous dit-on, revient peu à peu dans les rues d’Abidjan. Les images récentes de ce qui reste du palais présidentiel sont la preuve de la violence et de l’acharnement des frappes et des combats: entassement de carcasses de véhicules calcinés, façade crevassée d’impacts, pièces incendiées. Et, nous assure-t-on également, le rôle de l’armée française dans cette tragicomédie sanglante s’est borné au déploiement d’hélicoptères d’attaque dans le cadre de l’opération Licorne. Tout est bien qui finit bien, passons à autre chose, à un autre dossier brûlant, comme la Libye par exemple, où là encore, nous nous contentons d’éreinter les forces de Kadhafi depuis les airs.

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01:54 Écrit par Shlomit dans Côte d'Ivoire, Forfaiture, Libye, ONU, Ouattara, Russie, SEM Laurent Gbagbo | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

18/04/2011

Honte morale, honte nationale, honte légale et protocolaire, honte ineffaçable

 

Ce matin (15 avril 2011) nous avons reçu un témoignage supplémentaire de la part d'un compatriote de Côte d'Ivoire très proche du couple présidentiel.

 

Nous n'avons pas de mots pour décrire notre indignation face à cette transgression de la cosmogonie africaine. Vu les rapports de force sur le terrain, ce crime même s'il va être impuni, le sera d'une manière ou d'une autre, tôt ou tard.

 

ELLE A ETE SEXUELLEMENT AGRESSEE. Nous le soupçonnions et l'avions même avancé. Eh bien, nous venons d'apprendre, d'une source directe et très bien renseignée que Mme Simone Gbagbo, première dame de Côte d'Ivoire, a été bel et bien l'objet de plusieurs attouchements sexuels lors de son arrestation et ceci devant son mari, le président Gbagbo. Il faut donc que Ouattara et Sarkozy nous confirment ou infirment cette information.  

 

Komla KPOGLI

 

Secrétaire Général de la Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique

 

revuedepressecigbagbo.over-blog.com

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Vous avez dit NAZI ?

DUEKOUE, VILLE MARTYRE

 

A Duékoué les rebelles de Ouattara ont systématiquement brûlé les quartiers Guéré comme au quartier Carrefour avec souvent des habitants à l'intérieur des maisons. Tous les quartiers Guéré de cette ville n'existent plus depuis que les rebelles de Ouattara sont maîtres des lieux.

La population autochtone est obligée de se terrer à la mission catholique.

 

Voir ici

image

Petit frère, tes larmes sont mes larmes, ton sang est notre sang, les meurtriers des tiens ont allumé en nous le feu d'une colère que rien n'apaisera, hors la JUSTICE.

16:16 Écrit par Shlomit dans Côte d'Ivoire, Forfaiture, France, Ouattara | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |