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16/10/2016

cathédrale orthodoxe russe de Paris : Inauguration repoussée au 4 décembre.. .


L’annulation par Vladimir Poutine de sa venue à Paris repousse l’inauguration officielle de la nouvelle cathédrale orthodoxe sur les bords de Seine.
L’affectation finale de l’édifice, entre-temps devenu bien diplomatique, n’est toujours pas clairement définie.




On ne voit qu’elle, surplombant le quai Branly et le pont de l’Alma de ses cinq bulbes dorés, à deux pas de la Tour Eiffel. Le chantier de la nouvelle cathédrale russe orthodoxe, financée rubis sur l’ongle par le Kremlin à hauteur de 150 millions d’euros sur l’ancien site de Météo France, est arrivé à son terme. L’ensemble devait être inauguré à la fin du mois d’octobre par un trio annoncé de longue date : le patriarche Kirill de Moscou, responsable de l’Église orthodoxe russe, ainsi que les présidents Vladimir Poutine et François Hollande.La crise syrienne en a décidé autrement.

La photo entre les deux chefs d’État, initialement annoncée le 19 octobre au cours de la visite éclair – finalement annulée – de Vladimir Poutine à Paris, n’aura pas lieu.

Les futurs occupants du site – le diocèse orthodoxe russe de Chersonèse, rattaché à Moscou – mettent désormais les bouchées doubles pour que l’inauguration religieuse, prévue cette fois le 4 décembre en présence du patriarche Kirill, puisse avoir lieu dans les meilleures conditions. « Tout l’aménagement intérieur reste à faire et le temps nous est compté », s’inquiète un responsable du diocèse.
La France demeure un symbole fort aux yeux de Moscou
Négociée sur un coin de table entre Nicolas Sarkozy et Vladimir Poutine en 2007, en marge de la visite à Paris du précédent patriarche de Moscou, Alexis II, la construction de la cathédrale du quai Branly incarne le retour au premier plan de l’orthodoxie russe après la longue parenthèse soviétique. Terre d’accueil de nombreux Russes orthodoxes au lendemain de la révolution d’octobre 1917, la France demeure un symbole fort aux yeux de Moscou.
Le XXe siècle et la guerre froide ont façonné un paysage russe orthodoxe diversifié dans l’Hexagone : nombre de communautés sont passées dans l’orbite du Patriarcat de Constantinople, en particulier les cathédrales de la rue Daru (Paris), de Nice et de Biarritz ; d’autres ont constitué une Église russe hors frontières résolument hostile à Moscou ; enfin, certains sont demeurés fidèles à l’Église mère malgré la soviétisation.
Depuis la chute du système soviétique et la fin de 70 ans de persécutions, l’Église orthodoxe russe opère un spectaculaire retour au premier plan. Ciment de l’identité russe à l’intérieur du pays, mais aussi dernière institution à couvrir le territoire de l’ex-URSS (Russie, Biélorussie, Ukraine, pays Baltes, Kazakhstan, républiques d’Asie centrale), elle s’emploie méthodiquement, sous la conduite du patriarche Kirill, à rapatrier dans son giron tous les morceaux perdus au cours du XXe siècle.
Kirill, un acteur à part dans la galaxie orthodoxe
Après avoir passé un accord avec la quasi-totalité des Églises russes hors frontières (2007), Moscou a ainsi obtenu devant les tribunaux la récupération de la cathédrale de Nice (2011). En attendant que ses vues se concrétisent sur Biarritz et sur la rue Daru, la construction d’une cathédrale sur le quai Branly participe de cette nouvelle dynamique d’expansion et de visibilité de l’orthodoxie russe dans le monde, dans laquelle le Kremlin a aussi son intérêt en termes d’influence.
Enfin, la démographie joue en faveur de Moscou : forte de ses 150 millions de fidèles (plus de la moitié de l’orthodoxie mondiale), cette dernière entend prendre le pas sur sa rivale Constantinople pour le leadership sur l’orthodoxie. La rencontre historique, en début d’année, entre le patriarche Kirill et le pape François a ainsi permis au responsable de l’Église russe d’endosser le statut d’acteur religieux planétaire. Le refus de Moscou de participer au concile panorthodoxe présidé par le patriarche œcuménique de Constantinople, en juin, en fait plus que jamais un acteur à part dans la galaxie orthodoxe.
Reste toutefois, sur les bords de la Seine, à trouver une affectation finale à ce nouveau joyau architectural. Autorisé à devenir un bien diplomatique (chapelle rattachée à l’ambassade russe) par la justice française, afin de le mettre à l’abri de toute saisie dans le cadre du feuilleton judiciaire international Ioukos (La Croix du 8 mai 2016), l’ensemble ne peut plus accueillir d’école russe à côté de la cathédrale, comme il était initialement prévu.
Samuel Lieven, laCroix.com

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le meeting de Ouattara pas très fréquenté

POULET FAIT PAS PINTADE !

Annoncé à grande pompe avec les moyens de l'État, le giga meeting du RHDP, pour le vote massif du "OUI" n'a pu faire le pari de la mobilisation
La place Ficgayo s'est trouvée trop grande pour le dernier kata de wattara.
Malgré les bus de la sotra pour le ramassage des" gnanbros ",la distribution des billets de 2000 et de pain sardines, les gradins sont restés vides.
Cela est un avant goût du désert électoral qui s'annonce ce 30 octobre.
Qui sème le vent récolte la tempête....
REZOPANACOM

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Vu d’ailleurs. Comment se suicider en 700 pages, par François Hollande

Publié le 

“Quel diable s’est emparé de François Hollande pour qu’il affirme des choses qui réduisent radicalement ses chances, déjà très modestes, [d’être réélu président] ?”, s’interroge, incrédule, le Handelsblatt

Les affirmations du président auraient pu sortir de la bouche “de son pire ennemi – ou de celle d’un chansonnier. Les conservateurs n’auraient pas pu rêver mieux”, estime le quotidien économique allemand pour qui le chef de l’État français “court à sa perte”.  


L’échec d’une stratégie

En Espagne, le pure player libéral El Confidencial rappelle les règles élémentaires de la conversation avec des journalistes : “Ce qui se dit entre une bouteille et une assiette de saucisson partagées avec deux professionnels convertis en confidents devrait toujours être ‘off the record’ et ne pas devenir, comme cela semble être le cas, ‘on the rocks’.” Alors, bien sûr, “personne ne comprend le président. Ses collègues sont consternés, ses éventuels alliés politiques humiliés, la droite se réjouit.”

Et ses conseillers constatent que le travail accompli jusque-là vient d’être réduit à néant, eux “qui voulaient que François Hollande communique comme un leader transparent, ‘à la scandinave’. La réalité démontre que cette stratégie n’a pas marché. Au contraire.” 


Stupidité et discrédit

 La Vanguardia compare l’ouvrage à une “compilation suicidaire” dans laquelle le président de la République fait figure de “ridicule commentateur de lui-même”.

Pourquoi suicidaire ? Par sa franchise et sa sincérité idiote incompatibles avec la fonction qu’il occupe. Hollande a accepté des conditions suicidaires avec les deux journalistes, Davet et Lhomme : des entretiens enregistrés au long de cinq années, complètement sincères, sans conseillers de presse présents ni droit de correction ou de relecture. C’est un format raisonnable pour un ex-président, mais absolument incompatible avec la fonction présidentielle qui présuppose omission, mensonge et comédie.”

“L’image qui ressort de la lecture de ce pavé insignifiant de 661 pages n’est pas celle du courage, c’est celle de la stupidité”, fusille le quotidien conservateur catalan. “On a dit de Sarkozy qu’il avait désacralisé la fonction présidentielle, qu’il l’avait vulgarisée avec sa gesticulation permanente et son exhibitionnisme berlusconien. Hollande, un homme honnête et personnellement sympathique, a continué ce travail de désacralisation en ajoutant la banalité de son inconsistance au discrédit institutionnel.” 


Hollande, le cancre de l’UE


Enfin, pour le quotidien russe en ligne proche du Kremlin Vzgliad, le livre “présente au monde un tout autre visage du président de la France : non pas l’euro-socialiste progressiste et politiquement correct qui se bat pour la liberté des minorités opprimées, mais un petit bourgeois ordinaire bardé de la panoplie complète des stéréotypes xénophobes et racistes”.


COURRIER INTERNATIONAL

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voyons-nous la différence?

VOYONS NOUS LA DIFFÉRENCE. ....????
( Le Monsieur n'a pas vu sa mère partir il ne verra pas aussi sa femme partir ..!!! )
Les leaders occidentaux spécialistes de la spoliation des peuples naïfs complexés et soumis, sont pour cette mission malsaine, en costumes cravates dans toutes les conférences, colloques , séminaires et sommets mondiaux pour d'après eux prêcher la bonne nouvelle, à savoir la civilisation et la démocratie. 
Mais, pendant que ces énergumènes sillonnent la planète pour reprendre leurs esprits corrompus, certains des leurs appelés soldats, sont dans les forêts de Guyane et d'Amazonie pour s'entraîner à la vie dure avec tout ce que cela peut comporter de privations. 
Ainsi, dans le but de protéger leurs intérêts, les occidentaux en plus d'utiliser les canaux dits diplomatiques , préparent presque toujours le volet " lutte farouche " pour plus d'efficacité. 
C'est donc en face de telles pratiques que les Africains se cloisonnement toujours dans le formalisme du verbiage creux croyant que les salopards d'en face en ont considération. 
Les voleurs agressent pour posséder ce qui ne leur appartient pas et ce sont les propriétaires qui docilement et naïvement ou lâchement leur déroulent le tapis rouge. 
Déduisons donc ce qui nous manque depuis longtemps pour enfin connaître le sort que nous nous réservons nous même face à des prédateurs .
J'ai maintes fois dit que la partie ne concerne pas les enfants de chœur mais bien de VRAIS COMBATTANTS qui savent que tout homme mérite respect et dignité. ..
Il ne nous suffit pas de dire que le jour va se lever mais nous aussi sommes dans l'obligation de nous Lever.
Pendant que les Ivoiriens pensent à leur minable confort, Madame GBAGBO EHIVET Simone est entrain d'être ASSASSINÉE à petit feu et si nous ne le voyons pas c'est que nous sommes tout simplement MINABLES. ..!!!!
Pfffffffffffffffffff........!!!!!
Ma Mian Édjokè

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Morlaix : en pleine messe, le prêtre sort et va se jeter du viaduc

Dans le Finistère depuis 2010
Le prêtre, originaire de Côte d’Ivoire, était en mission en Finistère depuis 2010. Pendant cinq ans, il a exercé son ministère à Quimperlé avant de rejoindre le doyenné de Morlaix-Trégor en septembre 2015.

Joint par téléphone par nos confrères de l’hebdomadaire Côté Quimper, le service en charge de la communication du diocèse de Quimper et Léon s’est dit « abasourdi et surpris » par le geste de ce prêtre. « L’évêque, les prêtres de Morlaix et les membres de la communauté vont l’entourer de manière fraternelle », précise-t-on au service communication. Le diocèse n’a pas prévu de réaction officielle.
L'her Bernes

Jeudi, alors qu'il célébrait la messe, à 18h30, le prêtre de la paroisse Sainte-Melaine est sorti de l'église en courant puis est allé se jeter du viaduc de Morlaix (Finistère). Une chute de 15 mètres.

Viaduc et église Sainte-Mélaine à Morlaix (29)

C'est devant des fidèles stupéfiés et éberlués que ce prêtre a quitté l'église en courant après avoir enlevé sa soutane à la fin de l'office. Il s'est alors rendu à l'extrémité du viaduc de la ville rue Corentin-Caër puis s'est jeté dans le vide devant des témoins.

L'homme de 36 ans a fait une chute de 15 mètres dans des bosquets. Il a miraculeusement survécu et souffre de multiples fractures. Pris en charge par les pompiers puis par le Samu, il a été transporté à l'hôpital.
 Il a été opéré ce vendredi matin et ses jours ne sont pas en danger.

Les raisons de cet acte insensé sont pour l'instant inconnues.
 Selon certains paroissiens, le prêtre semblait confus et énervé pendant la messe. L'évêché de Quimper et du Léon, dont dépend la paroisse, dit ne pas connaître les raisons de ce geste et assure que le curé est "entouré de la communauté religieuse".

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Mission en Côte d'Ivoire de la CGT


M. Jean Jacques Guigon responsable Afrique de la CGT confédération Générale des Travailleurs de France) à rendu visite à Samba David a la prison .

14 octobre 2016 : fin de mission en Côte d'Ivoire.
Malgré une ONUCI rétive et sur le départ, malgré..., j'ai pu, j'ai réussi à me rendre à la Maison d'Arrêt et de Correction d'Abidjan, la sinistre MACA, pour aller rendre une visite brève mais solidaire à notre camarade et ami David SAMBA Président du Collectif "Les Indignés de Côte d'Ivoire".
David a été scandaleusement, ignominieusement emprisonné pour "Trouble à l'Ordre Public" (voir le TOP sur le document ci-joint) à 6 mois d'emprisonnement.
Après avoir été enfermé de longues semaines et dans les pires conditions au secret dans des locaux de la DST, il fut jugé, condamné à 6 mois de prison et transféré à la MACA. Cela fait aujourd'hui plus d'un an!
Ainsi va l'implacable et inique (in)justice en Côte d'Ivoire...
David était le porte parole des sans voix, des petites gens. Il parlait haut, il parlait fort, il parlait simplement au coeur des gens, au coeur de ceux très nombreux qui souffrent au quotidien. Il dérangeait donc forcément les dirigeants du pays.
Les 75' minutes que j'ai passées avec David à la MACA ont été extrêmement fortes.
- Je lui parlai de lui, il me parlait de la Loi "Travail" de France
- Je lui parlai de lui, il me parlait des autres, de tous ces ivoiriens en souffrance
- Je lui parlai de lui, de ce qu'il subissait injustement, de sa vie grillagée et amputée des siens, de sa vie emmmurée parmi les 5000 détenus politiques ou de droits communs, lui il avait l'esprit résoluement tourné vers l'idéal de son combat.
David doit être libéré et vite! 
Condamné pour 6 mois de prison il y est toujours plus d'un an après sans avocat et sans jugement.
Oui David doit être libéré et vite, très vite!
Jean Jacques Guigon
Indignés De Cote D'ivoire.

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lettre ouverte à pascal affi N'guessan

Monsieur, votre appel aux Ivoiriens à rester chez eux ne sera pas entendu car les Ivoiriens se sont convaincus que vous êtes " un gros chat " depuis votre retour de la prison de Bouna.
En effet, nous avons bien compris votre petit cinéma avec votre AFD quand vous nous demandez de rester tétanisés chez nous le jour du pseudo référendum qui crucifiera notre cher pays. A cet effet, je voudrais vous raffraichir la mémoire:

1 - Monsieur, notre appel au boycott des élections législatifs de 2011, bien que respecté et suivi sur l'ensemble du territoire, n'a pas empêché votre ami, frère et allié Monsieur OUATTARA de "nommer" des députés pour continuer sa marche dans la gestion médiocre des affaires de l'Etat. Cela a été pareil en avril 2013 pour les municipales couplées aux régionales qui ont donné un maire RDR à Aboisso, alors que dans la normale, cela n'est ni possible ni envisageable. Vous étiez alors en prison monsieur !

2- Le mot d'ordre du boycott du RGPH en 2014 que vous avez iniquement et unilatéralement tenté de lever, a été observé partout en Côte d'ivoire. Mais magie-magie, vous avez obtenu 9%, alors que vos militants n'étaient pas censés être sur la liste électorale du fait de ce boycott, sur un taux de participation de 54% donné officiellement sans aucune honte par l'administration Ouattara : Ce jour là, même les bureaux de vote vides avec des mouches suffisaient pour justifier la mascarade auprès de ceux qui l'ont accompagné au pouvoir dans le sang des Ivoiriens.

Vous avez été co-acteur direct dans tout ça et vous ne pouvez être crédible, vous le chef de l'opposition choisi avec rang de ministre !
Monsieur, votre appel à rester passifs le jour du vote de ce referendum après quelques mises en scènes les 05 et 08 derniers (sitting avorté, le professeur Mamadou Koulibaly accompagné chez lui manu-militari, la marche remplie d'affamés encadrée par nos bourreaux et la conférence de presse d'hier), est une insulte pour les démocrates et nos morts.

Hier sur RFI, monsieur Ahoussou Jeannot a clairement affiché votre alliance dans le mal que vous faites à la Côte d'ivoire. Il a bien anoncé que vous aurez votre part du gâteau dans la création du sénat; vous aurez vos sénateurs avec pour tête de liste, le professur Mamadou Koulibaly. Bref ! Mais sachez que chaque Ivoirien prend note des pas que vous posez. En attendant, en ce qui nous concerne, nous irons dire non activement à la demarche de votre allié. Nous irons les mains nues "voter sauvagement"contre vents et marées, contre obus et chars, contre la liquidation de notre pays par une race frappée d'apatridie, contre ce référendum nous nous battrons jusqu'au dernier Ivoirien !
Serges KPELE

Serges Kpélé

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Trump Réveille l’Affaire Dominique Strauss-khan.

Trump Réveille l’Affaire Dominique Strauss-khan.
Provoque des Cris d’Orfraie en France


La force des mots de Donald. Les hululements de la classe politique occidentale.  Les propos non courtois à son égard.  Tout ceci indique que le candidat-républicain frappe là où ça fait mal.  Sa sortie sur la “prison” promise à Hillary Clinton, et les réactions occidentales ont ramené en surface  un fait mineur qui a choqué l’Europe. La France surtout—Les images de Dominique Strauss-Kahn, sortant du commissariat de Harlem, menotté, les bras derrière le dos. Escorté par des policiers Américains, nez piqué sur la poitrine, marchant nonchalamment face aux objectifs des journalistes.

Valls a Pleuré. Aubry Humiliée

Confrontés à ces images, les Français qui depuis la nuit des temps humilient les Africains, se sont posés en chœur une question. “Fallait-il montrer ces images?” Des images “chocs, inconcevables” très fortes de “DSK menotté” qui ont choqué la classe politique. Particulièrement à Gauche, sa famille politique. Mais aussi à Droite.

 Manuel Valls, les larmes aux yeux avait trouvé ces images d’une “cruauté insupportable.” Martine Aubry affirmant, “ça m'a vraiment bouleversée,” les jugea “profondément humiliantes.” Pour Elisabeth Guigou, ancienne ministre de la Justice “cette image [était] d'une brutalité, d'une violence, d'une cruauté inouïes.” Eva Joly, ancienne juge trouva ces images “très violentes.” Puis ajouta, “C'est sûr que la justice Américaine est beaucoup plus violente. Ils ne font pas la différence entre le directeur du FMI et n'importe quel autre suspect.” Avant de conclure, “C'est l'idée de l'égalité des droits.

Bayrou Glacé. Copé Déculotté

Jean-François Copé pensa que la triste “image de la France” qui “pass[ait] en boucle dans le monde entier”  est “un sujet” de déshonneur. Christian Jacob, alors chef des députés UMP, s’indigna “ des images que l'on n'a pas l'habitude de voir en France.” Pour François Bayrou, président du Modem, “c'était des images glaçantes de tragédie grecque mélangées à celles des séries Américaines.” La trotskiste Arlette Laguiller plus réaliste, “prophétisa” que “Strauss-Kahn, sortant hagard et menotté d'un commissariat de Harlem, est une image qui, diffusée devant des centaines de millions de téléspectateurs, marque sa chute plus que tous les discours.

A Gauche comme à Droite, ces “cerveaux malades” oubliaient qu’ils sont producteurs en Afrique de ce type d’images qu’ils exportent par le canal de leurs mediamensonges dans le monde entier.

Nyobé dans le Sang. Lumumba ligoté. Gbagbo sur les Media

“Plus que tous les discours,” ces pleurnichards ont en une mi-journée inondé le monde avec les images du président Gbagbo, kidnappé par leurs soldats et remis aux rebelles de Ouattara. A l’époque, ils ricanaient sur les plateaux des media comme des démons suffisamment repus de sang. Ces lamentables éducateurs du monde, jouissant de plaisir mortifère jusque dans leur culotte jubilaient comme un chasseur exhibant un trophée difficilement conquis.  

Ces mémoires oublieuses ne se rappelaient plus des images de Lumumba ligoté et jeté dans le bag à bagages d’un véhicule. Ni de celle de Oum Nyobé assassiné par la soldatesque crimino-coloniale-Française, baignant dans son sang, abandonné sur des feuilles mortes dans une forêt à Edéa au Cameroun, et couvert de mouches. Celles de Bokassa humilié par le colonel Jean Claude Mansion…Ou Celles de Samuel Doh et de Savimbi, bien que ce dernier ait été un illustre criminel de Guerre comme Soro et Ouattara.

Questions aux Pleurnicheurs Occidentaux

Ces criminels logés au Quai d’Orsay, à l’Elysée, à Matignon, à la Maison Blanche, peuvent-ils dire à l’Afrique où sont ses leaders indépendantistes? Peuvent-ils avouer leurs crimes sur les panafricanistes? Peuvent-ils dire où sont enterrés les souverainistes Africains? Le dernier en date de ces insoumis Africains—Laurent Gbagbo, a été déporté à la prison coloniale de La Haye. Sa femme Simone séquestrée sans soin dans l’une des prisons secrètes de Ouattara. Sur tous ces crimes, ces guignols qui pleurent sur des menottes sont muets.

Encore Trump et les Africains

Heureusement, chaque sortie de Trump, analysée non à travers les lentilles des valeurs dominantes et une instruction aux Africains.

Feumba Samen
et le journal Libération (une partie du texte, et la photo proviennent d'un article mis en ligne sur le site de Libé en date du 16 mai 2011)

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La réponse cinglante d’un rabbin israélien à l’UNESCO : « Le Judaï sme a 3500 ans, l’Islam, 700 ans »



Un éminent rabbin israélien a fustigé mercredi l’adoption par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) d’une résolution qui vise à « sauvegarder le patrimoine culturel palestinien et le caractère distinctif de Jérusalem-est ».

« L’adoption de cette résolution qui nie les liens du peuple juif avec Jérusalem révèle la faillite morale de l’UNESCO », a dénoncé le rabbin Chaïm Richman de l’Institut du Temple, une organisation basée à Jérusalem qui œuvre à la reconstruction du Troisième Temple.
« Le Judaïsme a 3500 ans, l’Islam, 700 ans. La résolution va à l’encontre de la Bible, du fondement de la civilisation, des preuves archéologiques et du savoir », a-t-il ajouté.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a fustigé dimanche soir la résolution anti-israélienne. L’ancien ministre israélien des Finances, Yaïr Lapid, a accusé samedi l’instance onusienne d’inciter au meurtre de Juifs.
Fin octobre, l’UNESCO avait classé le Caveau des patriarches et la Tombe de Rachel, deux lieux saints juifs en Israël, comme sites musulmans de l’État palestinien.
L’ancien président français Nicolas Sarkozy est à l’origine de l’admission en 2012 de la Palestine à l’UNESCO.
Éric Hazan – © Le Monde Juif .info

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14/10/2016

Ce que Poutine a dit à TF1 et ce que la chaîne a préféré taire



Dans un entretien attendu à la chaîne TF1, le président russe Vladimir Poutine a donné franchement son avis sur plusieurs sujets, mais le choix des journalistes de la chaîne surprend, beaucoup de points chauds importants sur le plan international ayant été omis. Qu'est-ce que TF1 a passé sous silence?
Sputnik publie les parties qui manquent.


Le nom du président russe Vladimir Poutine a été évoqué durant cette dernière semaine  en France un nombre assez impressionnant de fois en raison de sa visite annulée à Paris et ce qui a précédé : le désaccord concernant la situation dans la ville syrienne d'Alep et la résolution française sur Alep qui s'est heurtée au veto russe. M. Poutine ne vient toujours pas en France, mais il accepte de parler aux journalistes français de TF1 et leur parle franchement et sans éviter les questions délicates.
 Or, alors que l'intégralité de l'interview en russe se trouve sur le site de TF1, les journalistes de la chaîne ont choisi de diffuser, pour le journal de 20 heures, une sélection de sujets assez chaotique. Certes, ils n'ont pas négligé les thèmes tels que la visite du dirigeant russe annulée à Paris, sa réaction aux accusations de crimes de guerre et les bombardements à l'est d'Alep. Cependant, bien qu'il y ait bien d'autres questions à soulever, la chaîne a vite passé… à ce que Poutine pensait de Donald Trump.  Donc, le reste de l'interview a-t-il paru moins important aux journalistes de TF1 ?
Vladimir Poutine dit savoir qui a frappé le convoi humanitaire près d'Alep, et il dit que ce serait un groupe terroriste et que les États-Unis seraient au courant…
Pas intéressant !
Il explique pourquoi la Russie n'est pas responsable de la crise migratoire que l'Europe a subie, en réponse à ces nouvelles idées circulant dans des médias occidentaux depuis quelques temps. Il dévoile une proposition extraordinaire qui a été faite à la Russie pour protéger la route avec des soldats russes ou le convoi humanitaire passera. Il revient sur le dernier cessez-le-feu en Syrie, il explique pourquoi et par qui, selon lui, il n'a pas été respecté.
Intéressant ? Assez, si on a envie de connaître le point de vue du président russe sur une question sensible plutôt que savoir s'il aime bien Trump…
Pour les curieux, Sputnik vous présente les extraits qui ne sont pas parus sur TF1 au journal de 20 heures. « Nous ne pouvons pas permettre aux terroristes de faire des populations un bouclier humain »

Pour décrire l'ampleur des atrocités aujourd'hui, le président russe a tenu à rappeler entre autres une frappe contre un hôpital de Médecins sans frontières en Afghanistan, puis une frappe plus récente au Yémen. « Maintenant, concernant l'aspect humanitaire autour d'Alep. Est-ce que nous avons donc oublié comment l'aviation américaine avait frappé un hôpital en Afghanistan en tuant notamment le personnel de Médecins sans frontières ? Des centaines de personnes, d'invités à des fêtes de mariage, ont été supprimées en Afghanistan. Et aujourd'hui qu'est-ce qui s'est passé au Yémen ? Une seule frappe et 170 personnes tuées et 500 blessées lors d'une cérémonie funèbre », a fustigé M. Poutine. « Partout où ont lieu les combats, malheureusement les personnes absolument innocentes meurent et souffrent. Mais nous ne pouvons pas permettre aux terroristes de faire des populations un bouclier humain et ne pouvons pas leur permettre de faire chanter le monde entier lorsqu'ils prennent quelqu'un en otage, lorsqu'ils tuent, lorsqu'ils décapitent », a-t-il poursuivi. « Si nous voulons mener le combat contre le terrorisme jusqu'au bout, il faut les combattre et non pas se laisser mener par la bride, ne pas s'incliner et ne pas reculer ».
 
La trêve en Syrie
« Tout récemment, nous nous sommes mis d'accord sur le fait qu'un cessez-le-feu serait déclaré, sur un jour D comme disaient nos amis américains. J'ai insisté pour qu'ils résolvent d'abord le problème de séparation du Front al-Nosra et des autres terroristes de la partie saine de l'opposition et qu'après ça, on décrète un cessez-le-feu », a commencé le président. Pourtant, les États-Unis ont affrimé qu'il fallait d'abord déclarer un cessez-le-feu et qu'après ils allaient résoudre le problème de séparation entre les terroristes et les non-terroristes. « Finalement, nous avons accédé à leurs désirs, nous avons accepté et le 12 septembre a été décrété jour de silence, d'arrêt des combats. Mais le 16 septembre, l'aviation américaine a frappé l'armée syrienne en faisant 80 morts ».

La frappe de la coalition internationale dirigée par les USA
« Au même moment, tout de suite après la frappe aérienne, Daech — là il s'agit déjà de Daech — est passé à l'offensive sur ce tronçon-là. Nos collègues américains nous ont dit que c'était une frappe par erreur. Mais cette erreur a conduit à la mort de 80 personnes. C'est la première chose.
Et la deuxième chose, c'est que c'est peut-être aussi par hasard que Daech est passé à l'offensive tout de suite après ces frappes », a fait remarquer M. Poutine. En même temps, au niveau le plus bas, au niveau opérationnel, un militaire américain a raconté qu'ils avaient préparé cette frappe pendant plusieurs jours. Comment est-ce qu'ils ont pu frapper par erreur s'ils l'avaient préparé pendant plusieurs jours ?, s'est interrogé le président. « Nos accords de cessez-le-feu ont donc été compromis. Qui les a compromis ? Est-ce que c'est nous ? Non ».

La situation humanitaire à Alep
« Nous tous, en revenant à Alep, parlons de la nécessité de faire passer les convois humanitaires. Tout le monde essaye de nous convaincre qu'il faut le faire. Mais il ne faut pas nous convaincre, nous sommes du même avis, nous pensons qu'il faut organiser un convoi humanitaire. Mais comment le faire ? Il n'y a qu'une seule route que les convois doivent emprunter. D'un côté il y a des combattants, de l'autre les forces de l'armée syrienne. Nous savons déjà qu'il y a eu une provocation, qu'un de ces convois a été frappé, et nous savons au juste que ça a été fait par un des groupes terroristes ».
Puis, face aux propositions russes de retirer les commandos d'un côté et l'armée syrienne de l'autre pour laisser le passage libre sur cette route aux convois humanitaires, le chef d'État russe a mentionné la « proposition exotique » que Moscou a reçue. « Et puis on nous fait une proposition exotique. Je vais vous étonner, vous et vos spectateurs. On nous propose que nos forces armées, les militaires de l'armée russe se dressent sur cette route pour garantir la sécurité. Nos militaires, gens courageux et résolus, sont venus me dire : d'accord, nous sommes prêts. J'ai dit : non, si nous le faisons, nous le faisons avec les Américains, proposez-le-leur. Nous l'avons proposé, eux [les Américains] ont tout de suite refusé, ils ne veulent pas se dresser, ils ne veulent pas retirer les unités de combat de ces groupes d'opposition, de ces groupes terroristes. Que faire ? »

L'accord avec Bachar al-Assad
 «  Nous nous sommes mis d'accord avec le président Assad, il a accepté d'emprunter la voie de l'adoption d'une nouvelle constitution et à organiser des élections sur la base de cette constitution. Or, on ne parvient à en convaincre personne », a déploré M. Poutine. Si le peuple ne vote pas pour le président Assad, le pouvoir sera changé par voie démocratique, et ceci non pas au moyen d'ingérence armée extérieure, mais sous un strict contrôle international, sous le contrôle de l'Onu. « Je ne comprends pas que cela puisse ne pas arranger qui que ce soit : c'est un instrument démocratique de règlement du problème du pouvoir. Cependant, nous sommes toujours optimistes et nous espérons réussir à persuader nos collègues et partenaires que c'est l'unique moyen de régler le problème ».

Crise migratoire
Le dirigeant russe n'a pas non plus négligé un problème qui agace, mais persiste toujours, irrésolu : l'afflux de migrants en Europe. « Souvenons-nous que le problème des réfugiés est apparu bien avant que la Russie ait commencé à faire des efforts en vue de normaliser et stabiliser la situation en Syrie. L'exode massif des populations de cet énorme territoire du Proche-Orient et même de l'Afrique, de l'Afghanistan, il a débuté bien avant nos activités en Syrie ».
« Toute accusation contre la Russie selon laquelle elle porterait la responsabilité du problème des réfugiés est absolument infondée. Notre objectif consiste justement à faire en sorte de créer les conditions de retour des gens chez eux », a résumé M. Poutine.


Sputniknews

La vidéo de l'interview avec Poutine, expurgé, ici sur LCI.fr

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quand une journaliste non intoxiquée nous parle d'Alep

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Poker nucléaire


Par Israel Shamir – Le 9 octobre 2016 – Source unzreview

Si le plus grand jeu de poker de tous les temps se termine par un grand chelem nucléaire, et que les survivants examinent les causes de WWIII, ils vont mourir de rire. La Troisième Guerre mondiale avait pour but de sauver al-Qaïda. Oui, mes chers lecteurs ! Oncle Sam a envahi l’Afghanistan pour punir al-Qaïda, et maintenant il a commencé la Troisième Guerre mondiale pour sauver al-Qaïda. Voilà positivement une grande relation passionnée et ambivalente d’amour / haine entre le gentleman américain et la jeune fille arabe, du 9/11 jusqu’à Alep.

Pour les futurs historiens, la WWIII a commencé avec la décision américaine de mettre fin aux négociations bilatérales avec la Russie sur la Syrie. «Laissez parler les armes», ont-ils dit. Voici une révélation exclusive :

Les États-Unis ont décidé de suspendre les négociations après que la Russie a demandé le retrait d’Alep des combattants d’al-Qaïda, du Front al-Nusra, etc. Ce fut le casus belli.

J’ai en ma possession deux documents de déclaration de guerre :

Premier document, intitulé Accord du 2 octobre. C’est un projet américain d’accord présenté par le secrétaire d’État John Kerry au ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. Sa première ligne déclare : «Le 3 octobre, la Fédération de Russie assurera un arrêt immédiat de toutes les opérations militaires offensives, etc.» Il est basé sur l’ancien accord de courte durée Lavrov-Kerry avec un ajout important : «sans l’exigence précédente de repositionnement des forces».

Second document, appelé Réduction de la violence à Alep, aide humanitaire à grande échelle à la population civile, établissement d’une «cessation effective des hostilités» et séparation des forces de l’opposition modérée d’avec Jabhat al-Nusra. Il est sous-titré «Document sur un projet de position». Il s’agit de la contre-proposition russe, confirmant l’accord de Genève du 9 septembre 2016.

Sa partie la plus importante est l’appel à séparer les combattants d’al-Qaïda – les terroristes – en les poussant hors d’Alep via un couloir humanitaire sur la route de Castello.

La réponse américaine à ce document a été la résiliation des pourparlers.

Ainsi, les Russes voulaient expulser al-Qaïda hors d’Alep, de sorte que la ville puisse être alimentée et ramenée à la vie. Les Américains sont prêts à commencer les hostilités contre la Russie pour affirmer le droit d’al-Qaïda de rester dans la ville.

En d’autres termes, les Américains ne croient pas dans leur propre mythe de l’existence d’une opposition modérée. Ils savaient, ainsi que les Russes, que sans les terroristes, l’insurrection en Syrie était condamnée. Ils ne voulaient pas laisser la Syrie à Assad, assisté par les Russes.

Comme d’habitude, ils ont fait beaucoup de battage humanitaire sur la souffrance des enfants d’Alep. Pourquoi Alep, et non Mossoul avec ses victimes en nombre croissant ? Simplement parce que les tueurs de Mossoul sont soutenus par les États-Unis ? Pourquoi pas au Yémen, où les troupes saoudiennes utilisent des armes américaines – achetées moyennant de lourds pots de vin versés au trésor de guerre de la Fondation Clinton – pour tuer plus d’enfants qu’il n’y en a à Alep ? Où est cette grande supportrice de Mme Clinton, sa quasi-sœur Mme Albright, rendue célèbre par sa fameuse déclaration disant que la mort de cinq cent mille enfants en Irak en avait «valu le coup» ?

Il ne fait aucun doute que les enfants et les adultes d’Alep souffrent, et il y a un moyen simple d’arrêter leurs souffrances : éliminer les terroristes et permettre aux forces plus modérées de se joindre au processus politique. Mais par cette voie, Assad et les Russes resteront avec le contrôle de la majeure partie de la Syrie [qui ne pourra pas être démantelée, NdT].

L’insurrection en Syrie aurait disparu depuis longtemps si les États du Golfe et les États-Unis n’injectaient pas des milliards de dollars, des tas d’armes et des charretées de chômeurs combattants des pays voisins. Ce serait très triste pour beaucoup de gens, mais pas une catastrophe terrible pour les Syriens. Parfois, les rébellions se terminent par une défaite. Ce n’est pas la fin du monde.

L’insurrection irlandaise de 1916 s’est terminée par une défaite, mais l’Irlande est toujours là. Les Tigres tamouls ont échoué à prendre le relais au Sri Lanka. La destruction de la Confédération dans la guerre civile [de sécession en 1861, NdT] américaine a été sanglante et cruelle. Atlanta a été brûlée et ses citoyens expulsés par la force. Un million de morts : beaucoup plus qu’en Syrie, alors que la population était beaucoup plus faible à cette époque. On peut imaginer une force européenne accostant sur le rivage américain pour soulager Atlanta au nom des droits de l’homme et de la préservation de la Confédération. Mais cela n’a pas eu lieu. Les guerres civiles ont leur propre logique. Une défaite des rebelles n’est pas la fin de la nation.

En tant que jeune soldat israélien idéaliste, je comptais aller au Nigeria et rejoindre l’armée rebelle au Biafra. Je pensais que la tribu Ibo était des «juifs d’Afrique» qu’il fallait protéger contre un génocide à venir.  A la fin, je me suis trouvé coincé dans la guerre d’attrition du canal de Suez, et la guerre du Biafra s’est terminée sans mon intervention. En dépit des prédictions apocalyptiques, le Nigeria a été réuni, et la tribu Ibo réintégrée.

La guerre syrienne peut aussi se terminer par la défaite des rebelles. Le gouvernement assumera son contrôle, les Syriens feront des élections, et arriveront finalement à un minimum de co-existence. Êtes-vous inquiet que les élections avec Bachar al-Assad ne soient pas équitables ? Les États-Unis peuvent leur prêter Mme Debbie Wasserman-Schultz 1 pour superviser les élections. Je suis sûr que les chances d’Assad ne seront pas meilleures ou pires que celles de Mme Clinton dans les élections américaines.

Les forces d’al-Qaïda (je garde ce nom, car ils changent toujours leur dénomination officielle, c’était al-Nusra, puis Ahrar al-Sham, et probablement bientôt l’Union des Écureuils pour les noix syriennes, mais c’est fondamentalement le même bon vieux al-Qaïda qui a bombardé New York, le 9/11 et fut ensuite bombardé en Afghanistan, en Irak et en Libye) sont sur le chemin de la défaite. Si les Américains sont si enthousiastes à leur sujet, qu’ils les expédient chez eux aux États-Unis par des vols directs Alep–Washington, attendu que cette ville est apparemment le lieu le plus pro-al-Qaïda à part les grottes de Tora Bora. Probablement que le Parti démocrate les saluera, et le président Obama leur accordera la citoyenneté américaine.

Le seul moyen de sauver al-Qaïda – hormis celui que je viens de décrire ci-dessus – est de commencer la guerre avec la Russie. Et c’est en fait le choix que l’administration américaine est sur le point de faire.

En supposant que les États-Unis ne peuvent sérieusement planifier la destruction de l’humanité pour sauver al-Qaïda, nous sommes obligés de chercher une meilleure explication. Je ne veux pas trop creuser les filons conspirationniste, «pour l’amour d’Israël», ou pour le pipeline.

Ces explications sont valables. Nous savons que les États-Unis appuient le plan du Qatar pour construire un pipeline à partir du champ de gaz qatari vers l’Europe pour saper l’économie russe et la dépendance européenne au gaz russe. Nous savons que Hillary Clinton a promis de briser la Syrie «pour l’amour d’Israël», comme elle l’écrit dans un e-mail fuité par Wikileaks.

Et encore, ce ne sont que des rationalisations. Je vais vous dire la vraie raison.

Pourquoi la guerre ? Pour le plaisir. Les dirigeants américains apprécient la corde raide, m’a dit un initié américain très important. C’est une qualité humaine. Les jeunes enfants aiment se promener au bord du précipice. C’est leur façon de prouver qu’ils sont meilleurs que leurs compagnons. Les adultes font la même chose, pour la même raison.

La pratique de la corde raide consiste à provoquer une situation extrêmement dangereuse afin d’obtenir les résultats que vous voulez, dit un dictionnaire trop rationnel, mais dans la vie réelle des élites, la mention «afin d’obtenir les résultats que vous voulez» a été oubliée. C’est de l’art pur, la corde raide pour la corde raide.

Depuis pas mal de temps, les dirigeants américains se sont tiré la bourre pour voir celui qui peut pousser l’ours russe le plus loin, mettre le monde au plus près du bord de l’abîme. Pourquoi ? Juste parce que c’est là, comme l’a dit Sir Edmund Hillary à propos de son ascension de l’Everest 2. Peut-être, par sa taille, par sa maladresse ostensible – «colosse aux pieds d’argile» –, par sa proximité, la Russie réveille-t-elle un désir suicidaire dans le cœur des dirigeants puissants, de Napoléon à Hitler.

Les raisons pratiques, quasi-rationnelles étaient toujours très faibles, et généralement elles tendaient à vouloir sauver le peuple russe de dirigeants cruels, qu’il s’agisse de judéo-bolcheviques ou de Tsars du knout (l’intervention humanitaire n’est pas une invention nouvelle !). Maintenant, il faut sauver les enfants d’Alep.

Certes, les enfants d’Alep pourraient être sauvés par le retrait des combattants hors de la ville, mais ça ne compte pas dans le jeu de la corde raide.

Les Russes comprennent le jeu. Ils tentent de sauver la Syrie, et leurs positions en Syrie ; auparavant, ils ont essayé de protéger leurs positions dans leur voisinage immédiat en prenant la Crimée, à la suite du coup d’État de Kiev arrangé par l’Ouest. Chaque fois, ils ont essayé d’être raisonnables. Ils n’aimaient pas ce qu’on leur faisait, mais ils ont vécu avec.

Maintenant, ils sont finalement arrivés à la conclusion que les États-Unis ne cesseront pas de pousser jusqu’à ce que le défi soit relevé. Ils doivent se rendre, ou ce sera la guerre. Même s’ils devaient quitter la Syrie – et ils n’ont pas cette intention – les Américains trouveront une autre raison pour pousser.

Voilà pourquoi Poutine a publié ses décrets sur le plutonium et l’uranium. Ces décrets symbolisaient la fin de l’ère Gorbatchev-Eltsine et annulaient la «victoire dans la guerre froide» des États-Unis sur l’URSS. Dans les années 1980, les deux superpuissances de l’époque ont atteint le potentiel militaire MAD (Destruction Mutuelle Assurée), mais à partir de 1986, Gorbatchev, puis Eltsine ont abandonné les positions russes. De nombreux missiles ont été démantelés, des ogives nucléaires ont été détruites et expédiées aux États-Unis pour être utilisées comme source d’énergie pour les réacteurs américains.

Les scientifiques et les experts russes se sont plaints que le plutonium extrêmement coûteux et l’uranium enrichi aient été vendus pour des cacahuètes, et que des missiles mortels et efficaces aient été brisés, diminuant la capacité russe à combattre l’ennemi. Mais le gouvernement russe avait déclaré que la Russie n’avait pas d’ennemi, les États-Unis sont un ami, et les missiles et les têtes nucléaires ne sont plus nécessaires.

Il y a quelques années, Poutine a lentement commencé à restaurer et à moderniser l’arsenal nucléaire. Ce fut presque trop tard, alors que les Docteurs Folamour américains appelaient déjà à une première frappe nucléaire sur une Russie affaiblie. Ils ont dit qu’il n’y aurait pas de représailles car l’armement nucléaire russe était trop vieux et pouvait être intercepté par les nouveaux systèmes anti-missiles américains. Quoi qu’il en soit, la Russie a observé les accords conclus par Gorbatchev et Eltsine en expédiant dûment du plutonium et de l’uranium enrichi à l’Ouest. Ces accords ont sécurisé les États-Unis, et gardé la Russie vulnérable.

Si les États-Unis jouaient leurs cartes en toute sécurité et de façon équitable, cette situation pourrait durer pendant une longue période. Jusqu’à présent, les Russes ont timidement répondu au crescendo des menaces et des accusations de l’OTAN. Mais maintenant, en une seule semaine, les médias occidentaux ont accusé les Russes de multiples crimes de guerre, d’avoir abattu l’avion de ligne malaisien en Ukraine et bombardé un convoi humanitaire en Syrie [en plus des accusations de piratage  informatique du Parti démocrate, NdT].

Les Russes affirment que ces accusations sont sans fondement. Moins de 8% des Russes pensent que ces derniers ont attaqué l’avion de ligne malaisien. Ils pensent que l’avion a été abattu par les Ukrainiens qui croyaient attaquer le jet de Poutine. Quant au convoi humanitaire, la vidéo de la BBC montre clairement les traces de munitions thermobariques Hellfire, utilisées par le drone américain Predator. Un tel drone a été observé sur le lieu de la tragédie, disent-ils.

Poutine a été diabolisé comme Milosevic et Saddam, comparé à Hitler et même (oh, horreur !) à Trump. L’éditorial du New York Times a décrit la Russie comme un État hors la loi. Cette action concertée a eu un impact. Vous ne savez jamais jusqu’où vous pouvez pousser jusqu’à ce que ça aille trop loin. Les Russes ont été poussés trop loin.

Ils ont commencé à démanteler le système d’accords conclus après l’effondrement soviétique. Ainsi, dans une querelle de famille, la personne poussée à bout par son conjoint hystérique, soulève une pile d’assiettes en porcelaine et les fracasse sur le sol de la cuisine. Maintenant, la guerre nucléaire est tout à fait probable, à moins que les dirigeants américains ne reprennent leurs esprits.

Les Russes ne sont pas préoccupés par la guerre à venir. Il n’y a ni panique, ni peur, seulement l’acceptation stoïque de tout ce qui vient. Cette semaine, une quarantaine de millions de personnes ont participé à un grand exercice de défense civile. Les abris de Moscou et d’autres villes ont été rouverts et réparés. Ils ne veulent pas la guerre, mais si elle vient, elle est attendue. Les Russes ont combattu plusieurs guerres contre l’Occident ; ils n’ont jamais commencé une guerre, mais ils ont toujours combattu jusqu’à la fin.

Une attaque américaine sur des bases syriennes ou russes en Syrie pourrait être le point de départ de l’avalanche. Je suis vraiment étonné par le moral russe : il est beaucoup plus élevé qu’il ne l’était à l’époque de la guerre de Corée, de la guerre du Vietnam ou de la crise de Cuba. En ces temps là, ils avaient peur de la guerre et étaient prêts à faire des sacrifices pour éviter l’apocalypse. Plus maintenant.

Cette préparation à l’Armageddon est la caractéristique la plus inattendue et effrayante que j’ai observée. C’est d’autant plus inattendu que la vie quotidienne du Russe moyen s’est grandement améliorée. La Russie n’a probablement jamais vécu aussi bien que maintenant. Ils ont beaucoup à perdre ; c’est seulement le sentiment d’être acculé injustement qui les pousse à réagir d’une telle manière.

Les demandes audacieuses de Poutine [pour la reprise des accords sur le plutonium] : lever toutes les sanctions, payer pour les dommages causés par celles-ci et par les contre-sanctions, retirer les troupes et les chars des États baltes, de Pologne et d’autres pays ayant rejoint récemment l’OTAN montrent que les enjeux sont en effet élevés. Les dirigeants américains ne sont pas les seuls à pouvoir marcher au bord de l’abîme : les Russes peuvent leur montrer l’art de la corde raide. Après l’humiliation totale des années 1990, les Russes ne sont pas susceptibles de se détourner de la route qui mène les deux mastodontes nucléaires l’un vers l’autre à grande vitesse.

Il y a quelques signes montrant que les Américains reprennent leurs esprits. «Le président a discuté dans le détail de savoir pourquoi l’action militaire contre le régime Assad pour tenter de remédier à la situation à Alep n’atteindra probablement pas les objectifs que beaucoup envisagent maintenant en termes de réduction de la violence là-bas», a dit le porte-parole de la Maison Blanche Josh Earnest aux journalistes jeudi.

Et même le meilleur ami des va-t-en-guerre, le New York Times, a publié un appel : «N’intervenons pas en Syrie.» Alors peut-être que nous allons vivre un peu plus longtemps.

Israël Shamir peut être joint à adam@israelshamir.net

LeSakerfrancophone

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Donald Trump Instruit les Africains sur leurs Responsabilités

Donald Trump a une dimension plurielle d’analyses. Il est un “centre” d’analyse. Il est lui-même un sujet d’analyse. Prendre le sens interdit. Bousculer les pions. Secouer les chaînes. C’est sa spécialité. Il tacle. On le tacle. Il remet. Entre les mots, il parle aux Africains.

Célèbre Phrase de Trump qui a Tout Déclenché

L’ensemble du second débat du 9 Octobre 2016 des candidats à la Maison Blanche, pourrait se résumer en une seule phrase instructive pour les Africains. “Si j'étais en charge de la justice, vous seriez en prison.” Célèbre phrase de Trump à Hillary Clinton. Plus extensif, et toujours en une phrase, il a dit. “Si je gagne, je vais donner l'ordre à mon ministre de la Justice de nommer un procureur spécial pour faire la lumière sur votre situation, parce qu'il n'y a jamais eu autant de mensonges, autant de choses cachées.” Chaque Africain qui connaît les manœuvres de pillages des Clinton en Afrique, surtout en RDC, et à Haïti depuis avant le séisme de 2010, peut conclure avec Trump que ce couple a beaucoup “de choses cachées.”

Les Rapaces qui Dépècent l’Afrique ont Peur

Cependant, Il a suffi d’un seul mot. “Prison.” Pour que tous les rapaces qui dépècent l’Afrique sortent du bois. La première concernée par la taule, Hillary Clinton a réagi immédiatement. “C'est vraiment bien que quelqu'un ayant le tempérament de Donald Trump ne soit pas chargé des lois de notre pays.” Le clavier de Ari Fleischer, ancien porte-parole de George W. Bush, a cliqueté ces mots. “Les candidats vainqueurs ne menacent pas de mettre des opposants en prison.” Avant de poursuivre. “Un président ne menace pas un particulier de poursuites. Trump a tort sur ce point.” David Frum, une des plumes de Bush, s’est interrogé. "Qui accepterait d'être ministre de la Justice d'un président qui pense qu'il peut influencer les poursuites contre ses adversaires politiques?"

Eric Holder, ancien ministre de la Justice de Barack Obama, a pour sa part traité Donald Trump de “dangereux/inapte.” Quant à Paul Krugman, prix Nobel d'économie, mais aussi éditorialiste pour New York Times, il a noirci son papier avec un “Soyons clair, un candidat à la présidence vient de promettre de mettre son rival en prison s'il l'emporte. Tout le reste est secondaire.

Tous ces vampires savent que si l’on ouvre la boîte de pandore, on y verra leurs petites gueules plus sales que celles des Africains qu’ils ont tués…Ou qu’ils ont encouragé à emprisonner. Voire assassiner. Ils ne doutent donc pas que si Trump devrait mettre ses menaces en exécution, il ne manquerait pas de preuves contre eux. Chez eux, en Afrique, et ailleurs. Mais ceci reste du domaine de la fiction.

Les Africains ont de Vieux Comptes à Régler

Même si l’“option prison” de Trump reste du domaine de la fiction, l’Afrique pour sa part, a de vieux comptes à solder avec ses oppresseurs. Le menu est fourni. L’ardoise longue. Et l’humiliation passée ne doit pas demeurer dans les larmes. Il serait donc de bon ton pour chaque Africain de marcher sur la gueule de occidentaux. Afin qu’ils reconnaissent que même étant d’un continent pauvre(?), faible structurellement, les Africains veulent dans tous les domaines–spirituel, politique, économique, et social, une coopération sans mépris comme le disait le président Gbagbo. Dans ce cas, l’Africain doit prendre de l’assurance. Apprendre à se faire respecter avec ses moyens limités. Etre le soutien à ses présidents–Les vrais. Et rejeter les arguments qui prétendent qu’ils sont au pouvoir grâce à un système répressif bien structuré.

L’école de Trump est donc nécessaire. Les Africains devraient revisiter leur Histoire. Prendre conscience. Avoir des ambitions nationalistes précises. Et protéger leurs valeureux enfants contre les toutous comme Ping, Ouattara, et leurs maîtres occidentaux… Puis exiger de ces derniers qu’ils respectent leurs pays, leurs habitants, leurs us et coutumes, leur culture, leur passé.

Feumba Samen

00:52 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

13/10/2016

Abidjan; un témoin "menacé" après son témoignage



Par Manuella Yapi

Souleymane Diallo, témoin au procès pour « crimes contre l’humanité » de l’ex-Première dame de Côte d’Ivoire, Simone Gbagbo, a annoncé mercredi avoir été « menacé » après son audition lundi, à Abidjan.
« Les gens m’appellent pour me menacer à cause de ce que j’ai dit (lundi). On me demande si je peux terminer ce que j’ai commencé », a affirmé M. Diallo qui dit avoir été « appelé trois fois » avant de se présenter à nouveau devant la Cour.
Absent mardi pour la suite de son témoignage, le témoin a expliqué qu’il avait pas suffisamment d' »argent » pour assurer les frais de « transport » de son quartier à Abobo (nord d’Abidjan) jusqu’au palais de justice du Plateau (centre des affaires).
Souleymane Diallo a accusé lundi Mme Gbagbo d’être une « criminelle » pour avoir « envoyé » un groupe de « syndicalistes » avec à leur tête un prénommé « Lamine » dit « Lamté », dans l’objectif de « tuer » les habitants du sous-quartier « derrière rail » dans la comme d’Abobo, pendant la crise postélectorale.

M. Diallo qui a reconnu « n’avoir jamais vu » l’ex-Première dame en compagnie de Lamté, a pourtant soutenu qu’elle lui a offert un véhicule « rouge » de type « 4×4 ».
Poursuivant, il a ajouté que Mme Gbagbo a envoyé Lamté « porter » atteinte à sa vie, après son refus d’une offre de « six millions FCFA » en échange de sa coopération.
Souleymane Diallo a également admis avoir érigé des « barrages » pour « sauver la vie des habitants » de « derrière rail », estimés à « quatre millions » et « assassiné » plusieurs personnes dont des « Libériens » venues « attaquer le quartier », avant de se raviser.
« Je n’ai jamais tué (…) j’ai massacré », ce qui signifie « blesser avec des machettes » a-t-il souligné, précisant que « assassiner veut dire égorger ».
Les combattants Ivoiriens qui étaient pris dans ce quartier étaient « déshabillés » quand les Libériens eux étaient « tués », a-t-il indiqué, ajoutant: « les Libériens ont été enterrés mais je ne les considère pas comme des morts parce qu’ils ne sont pas Ivoiriens ».
L’ex-Première dame ivoirienne est jugée pour « crimes de guerre » et « crimes contre l’humanité » commis pendant la crise postélectorale qui a officiellement causé la mort de plus de 3.000 personnes en Côte d’Ivoire.
MYA
Alerte info/Connectionivoirienne.net

17:54 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

moins couteux qu'un hôpital...

"Pour terminer, je lance officiellement ce jour, la mise en circulation de 09 cliniques mobiles et 02 ambulances du SAMU, pour le grand bonheur de nos populations". dixit Dominique Ouattara.


appareil médical, ou banale photocopieuse dans cette clinique ambulante? (seul appareil photographié!!!!)



pris sur le site officiel de DO

17:22 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

l’Afrique n’a pas besoin d’un plan Marshall mais plutôt d’un plan « Vladimir Poutine ».



Par Léon SAKI – Afrique Matin.Net

L’ex-président français, Nicolas Sarkozy, malmené certainement par le souvenir du paradis perdu, multiplie ces temps-ci des propositions, à la limite même fabuleuses et mythologiques, en vue de séduire un électorat réticent et bien difficile pour lui.
Après avoir étalé aux Français ses plans pour une réponse aux questions imminentes notamment, le terrorisme, l’immigration massive, l’économie, l’ancien pèlerin au bâton armé s’invite au débat africain.
Nicolas Sarkozy croit ainsi trouver une idée absolument angélique pour sortir l’Afrique de l’attardement économique, et il a parlé du Plan Marshall. Ce fameux schéma conçu par les États-Unis en 1947 pour, disaient-ils, aider à la reconstruction de l’Europe d’après-guerre mais qui n’était autre qu’un plan d’endiguement du communisme à cette période de la guerre froide où l’idéologie marxiste réalisait des percées spectaculaires.
L’ancien président français propose un tel plan pour l’Afrique après avoir semé la désolation et des souvenirs douloureux sur le continent. Si cette proposition vient du mercenaire de l’Afrique, il y a lieu de s’inquiéter, de prendre des dispositions pendant qu’il est encore temps et d’aller dire à Nicolas Sarkozy que « l’Afrique n’a pas besoin d’un Plan Marshall, mais plutôt d’un Plan Vladimir Poutine ».
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Le problème du continent noir n’est plus d’ordre économique car le potentiel existant malgré tous les pillages orchestrés reste encore intact, et au fil des temps, des gisements énergétiques sont découverts comme c’est le cas au Sénégal. La ville de San-Pedro est « assise » sur du « pétrole bleu », le meilleur de la planète, le Mali vit en ce moment l’amer expérience de ses dernières découvertes, Ali Bongo est à présent exténué par les pillages de son pétrole dont les revenus ne servent pas aux gabonais.
En un mot, l’Afrique souffre et continue de souffrir pour la générosité de son sous-sol dont les ressources restent inestimables. Et pour cela, Kadhafi est mort. Durant la traque du guide libyen, le président Sarkozy avait menacé de mort tout président africain qui se tromperait à apporter son soutien, ne serait-ce que moral, à Kadhafi.
Aujourd’hui loin des arènes du pouvoir et investi du désir de séduire un électorat perdu, il donne l’impression d’être préoccupé par l’Afrique et propose un Plan Marshall, alors qu’il est conscient que ce continent a besoin d’un « Plan Vladimir Poutine ». Le continent africain est déjà globalement riche et ne sort pas d’une guerre de ruine pour exprimer le besoin d’une reconstruction. L’Afrique a besoin d’un plan de garanti de sa souveraineté et de sa dignité.
Elle a besoin d’une autonomie politique et économique, et d’une indépendance réelle dans un contexte de mise à mort de l’impérialisme mercantile et infantilisant. Le Plan Vladimir Poutine séduit en ce moment pour avoir montré son efficacité dans des Etats pilotes tels que la Russie, la Tchétchénie, la Crimée, l’Ukraine de l’Est et l’Iran. C’est un plan d’économie sécurisée basé sur la défense nationale et la protection des richesses intérieures.
Il repose sur la souveraineté, l’indépendance et le respect du droit international. Dans le contexte actuel de guerre froide où l’occident connait des misères en Syrie, l’ancien président français très prudent a le mérite d’être clairvoyant et en avance sur ses adversaires parce que convaincu que la bataille n’échappera pas à l’Afrique, d’où l’endiguement à titre prévisionnel du Plan Vladimir Poutine qui risque de s’emparer d’ici peu du continent africain.      

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12/10/2016

L’hôtel du Golf privatisé, des employés virés réclament leur argent


 
L’hôtel du Golf d’ Abidjan n’est plus une propriété de l’ État de Côte d’Ivoire. Il appartient désormais à des privés de la Société des lagunes (SDL) a appris Politikafrique.info.


Selon notre source, l’annonce de la privatisation de cet établissement hôtelier de grand standing a été faite le mardi 4 octobre dernier à la grande surprise du personnel. Ce changement de propriétaire a occasionné le renvoi de certains travailleurs. Notamment la catégorie de ceux appelés dans cet hôtel « les extras » qui sont des prestataires de services.
Au nombre de 300, ces derniers sont payés par quinzaine à raison de 4000 FCFA / jour. A en croire notre source, voilà déjà trois quinzaines que ceux-ci n’ ont pas encore perçu leur du, qu’ ils réclament du reste.


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le procès de Simone Gbagbo suspendu


Abidjan- Le procès de l'ex-première dame de Côte d'Ivoire Simone Gbagbo a été suspendu mardi à Abidjan, en raison de l'absence d'un témoin de l'accusation qui devait poursuivre sa déposition débutée la veille.

Lundi, Souleymane Diallo, dernier témoin de l'accusation a affirmé devant les assises d'Abidjan qui jugent Mme Gbagbo pour crimes contre l'humanité, avoir "tué des personnes envoyées par Mme Gbagbo pour l'abattre".

"J'ai tué des personnes, je me suis défendu, je reconnais que je suis un criminel", déclarait-il à la barre d'un ton agressif, en répondant aux questions du juge.

Les échanges entre le témoin, l'accusation, la partie civile et la défense, vifs et houleux, ont obligé le juge à suspendre l'audience.

"Il (Souleymane Diallo) était hier dans un état second. Il était en transe" a reconnu le juge Boiqui Kouadjo, en constatant son absence à l'audience mardi.

"Nous allons suspendre notre participation à cette audience jusqu'à ce que le témoin revienne à la barre", a réagi l'avocat principal, Me Ange Rodrigue Dadje.

Pour lui, "les droits de la défense sont lésés", soulignant que cette journée "comme convenue" était consacrée à l'interrogatoire du témoin par la défense.

"Le témoin qui réside en banlieue n'a pas eu les moyens (financiers) pour effectuer le déplacement" au tribunal a expliqué à l'AFP Issiaka Diaby, président du Collectif des victimes de Côte d'Ivoire.

"Il pourra se présenter demain (mercredi)" a-t-il assuré.

Lundi, un premier témoin avait accusé l'ex-première dame de Côte d'Ivoire d'avoir distribué des armes, lors de la reprise de son procès à Abidjan pour crimes contre l'humanité.

"Mme Gbagbo a distribué des armes! Mme Gbagbo a organisé une distribution d'armes à Abobo", un quartier pro-Ouattara, l'actuel président ivoirien, avait accusé le témoin.

Le procès a repris lundi après plus de deux mois d'interruption en raison de vacances judiciaires.

La cour d'assises d'Abidjan juge depuis le 31 mai Mme Gbagbo, 67 ans, pour crimes contre l'humanité, crimes contre les prisonniers de guerre et crimes contre les populations civiles, commis lors de la crise post-électorale de 2010-2011.

Cette crise avait été provoquée par le refus de l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo de reconnaître la victoire de son rival Alassane Ouattara à la présidentielle de novembre 2010.

Mme Gbagbo comparaît alors qu'elle purge déjà une première peine de 20 ans de prison pour "atteinte à la sûreté de l'Etat", prononcée l'an dernier.

ck/ms, abidjan.net


Procès de Mme Simone Gbagbo : Le témoin à charge de l'accusation n'a finalement pas eu l'autorisation de sa maman pour venir continuer son audition qui était hier au stade du début du contre-interrogatoire de la défense de Mme Simone Gbagbo.

La défense de Mme Simone Gbagbo a demandé sous peine de se retirer des Assises, une suspension d'audience pour demander au Ministère Public de faire comparaître ledit témoin, avec ou sans l'autorisation de sa maman.

Ange Rodrigue Dadje


Procès de Mme Simone Gbagbo : Sur insistance de la défense de Mme Gbagbo, le témoin à charge a finalement eu l'autorisation de sa maman pour venir témoigner.

Que retenir de son témoignage après avoir été cuisiné par la défense de Mme Gbagbo :

1 - Il n'a jamais rencontré Mme Simone Gbagbo de sa vie.

2 - Il n'a jamais vu Mme Simone Gbagbo, donné un quelconque ordre à qui que ce soit pour attaquer des populations à Abobo.

Résultat des courses, le témoin à charge n'avait rien à dire contre Mme Simone Gbagbo. Tout ça pour ça
Ange Rodrigue Dadje

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11/10/2016

avant projet portant constitution



Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire - avant projet portant constitution: Pire que le Dépouillement du votes des’putes et autres, c’est notre État qui se fait Dépouiller de ses textes fondateurs. 
Le POUR l’a bien entendu remporté…
- Abstention: 2 
- Contre: 8 
- Pour: 239 
Vive donc Sa Majesté impériale Ouattara 1er, Empereur des Ivoiriens Nouveaux du Roi Des Rois (RDR) et Seigneur des Saigneurs de la Terre Ivoirienne.



ClaudusKouadio

19:24 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Caroline Galactéros : « La décision de Vladimir Poutine humilie la diplomatie française »,


FIGAROVOX/TRIBUNE - Vladimir Poutine a annoncé qu'il reportait sa visite à Paris où il devait rencontrer François Hollande. Pour Caroline Galactéros, cette décision n'est que la suite logique d'un amateurisme complet de la France en Syrie et ailleurs dans le monde.


Docteur en Science politique et colonel au sein de la réserve opérationnelle des Armées, Caroline Galactéros dirige le cabinet d'intelligence stratégique «Planeting». Auteur du blog Bouger Les Lignes, elle a publié Manières du monde. Manières de guerre(Nuvis, 2013) et Guerre, Technologie et société (Nuvis, 2014).


Découvrant, mais un peu tard, que la guerre tue, qu'elle est laide, injuste et sans pitié, et surtout que l'on pourrait un jour peut-être, au tribunal de l'Histoire, venir demander à Paris des comptes sur son inaction face au drame - à moins que ce ne soit sur ses actions et ses options politiques-, la France a pris les devants. Accusant avec l'ONU le régime syrien et la Russie de crimes de guerre à Alep, elle a déposé en hâte un projet de résolution au Conseil de Sécurité des Nations Unies demandant l'arrêt des combats et des bombardements sur l'est de la ville (dont elle feint de croire qu'il n'est peuplé que de civils innocents qui resteraient là de leur propre gré et que la Russie et le régime pilonneraient par pure cruauté), l'acheminement de l'aide humanitaire et la reprise du processus de négociation.

Que dire de cette initiative, apparemment inspirée par une indignation vertueuse face au drame bien réel vécu par la population d'Alep-Est, à un moment où la tension russo-américaine monte dangereusement et peut faire craindre un dérapage militaire sur le terrain que certains, à Washington et à l'OTAN, appellent ouvertement de leurs vœux? S'agit-il d'une nouvelle salve d'irénisme aveugle et de «pensée magique», funeste version 2016 de «Boucle d'or au Pays des trois ours» découvrant une intrusion dans sa maisonnette idyllique? Ou d'une gesticulation habile mais dangereuse qui n'a pour but, en prétendant débloquer la situation, que de jouer les utilités au profit de Washington en fossilisant un peu plus les positions des deux camps qui s'affrontent désormais ouvertement sur le corps exsangue de la nation syrienne? Difficile de démêler la part de négation du réel de celle de l'alignement sur ce que l'on présente comme «le camp du Bien» …et de nos intérêts nationaux, si mal évalués pourtant.

Ce cinéma diplomatique vient évidemment de se solder par un véto russe, attendu par Paris, Londres et Washington qui veulent faire basculer l'indignation internationale contre Moscou à défaut de mettre en cohérence leurs objectifs politiques et militaires avec leur prétendue volonté de paix. Mais prendre la tête du chœur des vierges ne suffit pas et ne trompe plus personne. L'évidence crève l'écran. «L'Occident» ne mène pas la guerre contre l'islamisme sunnite ou alors de façon très résiduelle: il le nourrit, le conseille, l'entraine. DAECH, dont la barbarie spectaculaire des modes d'action sert d'épouvantail opportun et de catalyseur de la vindicte occidentale, permet de juger par contraste «respectable» l'avalanche de djihadistes sunnites d'obédience wahhabite ou Frères musulmans qui ne combattent d'ailleurs pas plus que nous l'Etat islamique mais s'acharnent sur le régime syrien. Et l'Amérique comme la France cherchent avec une folle complaisance, dans ce magma ultraviolent, des interlocuteurs susceptibles d'être intronisés comme «légitimes» et capables de remplacer un autocrate indocile qui a le mauvais goût de résister à la marche de l'Histoire version occidentale et à la vague démocratique censée inonder de ses bienfaits un Moyen-Orient politiquement arriéré.

Saddam Hussein, Mouammar Kadhafi, cruels tyrans sans doute, n'ont pu y résister et croyaient encore pouvoir argumenter avec leurs adversaires occidentaux (longtemps leurs alliés) quand leur sort était en fait scellé depuis longtemps. Bachar el Assad a bien failli y passer lui aussi. Mais à notre grand dam, Moscou a vu dans cette nouvelle guerre occidentale de déstabilisation par procuration, une occasion inespérée de sécuriser ses bases militaires, de défier l'Amérique qui la méprisait trop ouvertement, de regagner une influence centrale dans la région et de traiter «à la source» le terrorisme qui menace son territoire et ses marges d'Asie centrale et du Caucase. Et l'a saisie.

Dans ce Grand jeu explosif de reconfiguration de l'équilibre du monde et notamment du nouveau duel cardinal, celui de Washington avec Pékin, la France, je le crains, s'est trompée du tout au tout et démontre à la face du monde mais surtout à l'ennemi - qui observe notre incohérence diplomatique et politique-, qu'elle pratique admirablement le grand écart stratégique... aux dépens toutefois, de nos concitoyens. Comment justifier en effet notre combat au Mali contre les djihadistes sunnites, notre soutien en Irak aux chiites contre les sunnites, et en Syrie notre appui aux groupuscules sunnites les plus extrémistes contre Bachar el Assad...tout en prétendant profiter du marché iranien entre ouvert ….et vendre des armes aux Saoudiens et Qataris sunnites qui sont by the way les financiers du djihadisme mondial dont nous subissons la haine et la violence terroriste sur notre sol désormais à un rythme soutenu? C'est de l'opportunisme à très courte vue, mais plus encore un hiatus stratégique béant et la manifestation d'une totale incompréhension du réel.

De telles contradictions ne peuvent s'expliquer que par notre entêtement à vouloir en finir avec le régime syrien actuel dont nul n'imaginait qu'il résisterait si longtemps aux feux croisés de l'Amérique et de ses alliés sunnites. L'exigence américaine - reprise à son compte par Paris - d'une cessation des bombardements aériens sur Alep-Est «pour raisons humanitaires» aurait permis en fait de laisser les islamistes de la ville (soit rien moins qu'Al Nosra et consorts) se refaire une santé militaire en se servant des civils comme de boucliers humains, de poursuivre leurs tirs d'obus sur la partie ouest de la ville et d'empêcher Damas et Moscou de faire basculer décisivement le rapport de force militaire en faveur de l'Etat syrien dans le cadre d'une négociation ultime. Qui a d'ailleurs fait échouer le cessez le feu signé le 9 septembre dernier à Genève? Les groupes terroristes qui n'en voulaient pas et les Etats-Unis qui ont bombardé les forces syriennes à Deir el Zor et ouvert la voie aux forces de l'Etat Islamique. Encore un accord de dupes.

Temps court versus temps long, individuversus groupe, froideur politique versusempathie médiatique (sélective): on se refuse à voir, dans nos démocraties molles, que la véritable action stratégique, pour être efficace, ne peut prendre en compte que des nombres, des masses, des ensembles, des mouvements, des processus, quand toute l'attention médiatique et la gestion politicienne des crises, elles, veulent faire croire que l'individu est central et se concentrent sur la souffrance et le sort des personnes, alors que celles-ci sont depuis toujours et sans doute pour encore longtemps sacrifiées à la confrontation globale et brutale entre Etats. Les images terrifiantes de la guerre au quotidien masquent la réalité d'un affrontement sans scrupules de part et d'autre, dont en l'espèce les malheureux Syriens ne sont même plus les enjeux mais de simples otages.

L'impensé du discours français n'en reste pas moins le suivant: si Assad, «bourreau de son propre peuple» selon l'expression consacrée, était finalement militairement et politiquement mis hors-jeu, par qui compte -on le remplacer? A qui sera livrée la Syrie, «utile» ou pas, une fois que DAECH en aura été progressivement «exfiltré» vers d'autres macabres «territoires de jeu», en Libye par exemple? Quelle alternative pour la survie des communautés, notamment chrétiennes, encore présentes dans le pays qui passe par la survie des structures laïques d'Etat? Quels individus veut-on mettre au pouvoir? Les pseudo «modérés» qui encombrent les couloirs des négociations en trompe l'œil de Genève? Le Front al Nosra, sous son nouveau petit nom - Fateh al Sham -, que les Américains persistent à soutenir en dépit des objurgations russes et qui a fait exploser le cessez-le feu? Ou peut-être certains groupuscules désormais armés de missiles américains TOW qui n'attendent qu'un «go» pour tenter de dézinguer un avion ou un hélico russe, «par erreur» naturellement? Ou encore les représentants des Forces démocratiques syriennes, ou ceux de «l'Armée de la Conquête» qui renait opportunément de ses cendres… Ou un mixte de tous ces rebelles - apprentis démocrates férus de liberté et qui libèreront enfin le peuple syrien du sanglant dictateur qui le broyait sous sa férule depuis trop longtemps?

Croit-on sérieusement que l'on pourra contrôler une seule minute ces nouveaux «patrons» du pays qui se financent dans le Golfe -dont nous sommes devenus les obligés silencieux-, et dont l'agenda politique et religieux est aux antipodes de la plus petite de nos exigences «démocratiques»? Ne comprend-on pas qu'ils vont mettre le pays en coupe réglée, en finiront dans le sang avec toutes les minorités, placeront les populations sunnites sous leur contrôle terrifiant, et que tout processus électoral sera une mascarade et ne fera qu'entériner une domination communautaire et confessionnelle sans appel? … «Anne, ma sœur Anne ne vois-tu rien venir? je ne vois que l'herbe qui verdoie et la terre qui poudroie» … Quelle naïveté, quelle ignorance, quelle indifférence en fait!

L'interview accordée le 5 octobre dernier par notre ministre des Affaires étrangères à la veille de son départ pour Moscou à Yves Calvi sur LCI est à cet égard, un morceau de bravoure édifiant, qui escamote la réalité et brosse un paysage surréaliste du conflit et de ce qu'il faudrait y comprendre et en attendre.

Florilège et exégèse….

«La guerre ne sert à rien. Elle ne fait que renforcer les djihadistes»

Est-ce à dire qu'il faut les laisser faire, leur donner les clefs du pays et prier peut-être, pour qu'ils ne massacrent pas les minorités qui y demeurent encore et instaurent la démocratie? Faut-il ne plus agir en espérant qu'ils vont s'arrêter? De qui se moque-t-on? Adieu Boucle d'Or. Nous sommes au Pays des rêves bleus de Oui-Oui…

Les Russes, qui se disent satisfaits de l'efficacité de leurs frappes contre les terroristes d'Alep-Est «sont cyniques» … Qui est cynique ici? Celui qui déforme la réalité d'un affrontement pour ne pas avouer qu'il est (avec d'autres) à la manœuvre d'une déstabilisation d'Etat par des groupuscules terroristes liés à Al-Qaïda (matrice de Daech) sous couvert d'aspiration à la démocratie? Ou ceux qui cherchent à réduire l'emprise djihadiste et à renforcer des structures d'Etat laïques avec ou sans Bachar?

«La politique de la France est claire… Nous avons une stratégie, une vision

Ah?! Laquelle? Nous avons depuis 5 ans une politique étrangère à contre-emploi et à contre temps, réduite à deux volets: action humanitaire et diplomatie économique. En gros vendre des armes à tout prix aux pays sunnites, les aider à faire la guerre et à s'emparer du pouvoir à Damas… et porter des couvertures aux victimes de cet activisme économico-militaire: les Syriens.

En dépit de l'excellence de nos forces armées, de la présence du Charles de Gaulle sur zone et de nos missions aériennes soutenues, Paris n'est diplomatiquement et stratégiquement plus nulle part en Syrie, et depuis longtemps. Par dogmatisme, par moralisme, par notre parti pris immodéré pour les puissances sunnites de la région, nous nous sommes engouffrés dans un alignement crédule sur la politique américaine qui s'est en plus retourné contre nous dès l'été 2013, lorsque Barack Obama a dû renoncer à frapper directement Damas au prétexte d'un usage d'armes chimiques qui n'a d'ailleurs jamais été confirmé. Un camouflet d'autant plus lourd à porter que notre ancien ministre des affaires étrangères avait jugé bon, dès août 2012, de dire que «Bachar el Assad ne méritait pas d'être sur terre» et, en décembre 2012, «qu'Al Nosra faisait du bon boulot». L'Etat Français a d'ailleurs été poursuivi - en vain à ce jour -pour ces déclarations ministérielles qui ont de facto encouragé le prosélytisme islamiste et le terrorisme en présentant le départ pour la Syrie à des apprentis djihadistes français comme une œuvre politique salutaire, avec les résultats que l'on connait sur le territoire national. N'en déplaise à Monsieur Ayrault, la France n'est ni écoutée, ni considérée, ni attendue sur le dossier syrien. Elle en est réduite à servir de go between entre Washington et Moscou lorsque ceux-ci ne peuvent plus se parler et qu'il faut faire semblant, une fois encore, de rechercher un compromis et d'amener Moscou à lever le pied d'une implication trop efficace à notre goût.

«Si le choix est entre Bachar et Daech, il n'y a pas de choix

Mais c'est pourtant le cas, ne nous en déplaise. Nous combattons l'Etat islamique pour la galerie, sans grande conviction ni détermination politique, de très haut, par des frappes qui sans présence terrestre demeurent symboliques. Pour Moscou, au contraire, il n'existe pas «d'islamistes modérés» ; combattre le terrorisme revient à combattre l'EI mais aussi ses avatars locaux innombrables à tout prix, y compris au prix de pertes civiles importantes. Et c'est aujourd'hui la Russie qui, dans les airs mais aussi au sol, avec l'Iran et le régime syrien, «fait la guerre», se bat contre le terrorisme islamiste qui menace tout l'Occident, gangrène nos vieilles sociétés repues et pacifiques et nous prend pour cible. Ils «font le job». Un horrible job. Dans l'immédiat, il faut choisir entre le soutien à l'Etat syrien - que le régime d'Assad incarne-, et DAECH et Cie.

Le sommet est atteint à la fin de l'intervention ministérielle, lorsque l'on apprend que «la Syrie future devra être unitaire, avoir des structures étatiques stables, être protectrice de toutes ses minorités, mettre en place des institutions solides, contrôler son armée et ses Services…» (sic)! Les bras nous en tombent. Voici décrite…la Syrie d'avant la guerre! Ce terrifiant carnage n'aurait-il donc été qu'un coup d'épée dans l'eau?

Mais le pire était à venir. Ce matin, nous avons franchi un nouveau seuil dans le ridicule et le suicide politique. Au moment où il est d'une extrême urgence de se parler enfin à cœur ouvert, de dire la vérité, d'abandonner les poses et les anathèmes, de ne plus se tromper d'ennemi, de faire front commun - comme l'ont proposé les Russes depuis des lustres -, contre l'islamisme qui a décidé notre perte et s'esclaffe de notre ahurissante naïveté et de notre faiblesse, le président de la République française s'interroge publiquement, de bon matin, dans une émission de divertissement, devant l'animateur Yann Barthes sur TMC, sur l'opportunité de recevoir Vladimir Poutine à Paris le 19 octobre prochain! «P'têt ben qu'oui, p'têt ben qu'non …» La réponse de Moscou à cette insulte ne s'est pas fait attendre: le Président russe ne viendra pas. Nous sommes au fond du fond du fond de l'impuissance politique et l'on se laisse couler, saisis par l'ivresse des profondeurs en croyant surnager.

Hauteur de vue et profondeur de champ, véritable souci pour la souffrance humaine: la realpolitik est la solution, pas le mal. La confusion permanente entre l'Etat syrien et le régime syrien nourrit la guerre. C'est l'Etat qu'il faut aider à survivre à l'offensive islamiste au lieu d'encourager les mouvements terroristes à le déstructurer. Le sort de Bachar el Assad est à la fois central et accessoire. Si l'Etat syrien devait tomber sous la coupe de DAECH ou sous celle d'Al Nosra et de ses avatars, alors ce seront les massacres communautaires et le chaos. Qui aura alors des comptes à rendre pour les avoir laissé advenir?
LeFigaro.fr

19:02 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |