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20/10/2016

Un homme courageux

SALUONS CET HOMME : ANAKY KOBENAN
Dès l'annonce de l'arrestation du président ABOUDRAHAMANE SANGARE, Le président du MFA, ANAKY KOBENAN est allé personnellement PORTER PLAINTE au Ministère de l’Intérieur.
Puis a pris sa voiture et est allé retrouver le cargo du président Aboudrahamane Sangaré sur la routre de bassam. Il s'est battu avec les forces de l'ordre qui étaient dans le cargo et a exigé d'y monter, afin d'être aupres de Sangaré. Il s'est battu avec les forces de l'ordre pendant 15 minutes. C'est Sangaré qui l'a calmé. 

C'est ça un HOMME.
Quand il faut féliciter il faut le faire.

Leo Cote d'Ivoire

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La démocratie en Côte d'Ivoire

Démocratie à l’Ivoirienne
Le référendum constitutionnel du 30 octobre 2016 est entré dans sa phase active, avec des fortunes diverses. Les partisans du OUI au projet de Constitution de la République de Côte d’Ivoire sont en roue libre et tiennent partout, sur toute l’étendue du territoire national, des manifestations publiques. Avec les moyens de l’Etat et sous haute protection policière.
Les adversaires de ce projet, donc les partisans du NON, ne sont pas logés à la même enseigne. Ne bénéficiant pas du financement public, ils sont les parents pauvres. 
Une partie de l’Opposition ivoirienne incarnée par l’Alliance des forces démocratiques (AFD, coalition politique), avait choisi le mercredi 05 octobre, pour organiser sa marche de protestation sur l’Assemblée nationale, au quartier du Plateau. Cette manif fut interdite pour ce qui justifiait justement sa tenue: ce jour-là, Alassane Ouattara passait devant les députés pour exposer sur l’avant-projet de Constitution. Ce n’est que le samedi 08 octobre 2016, dans un quartier des affaires vide, que l’AFD a été autorisée à crier son ras-le-bol. 
Le jeudi 20 octobre, une autre partie de l’Opposition formant le Front du refus voulait tenir, à son tour, une manifestation dans le même quartier des affaires et avec le même objectif: le retrait du projet de loi. Mais cette action contre le référendum constitutionnel a été réprimée, à coups de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants et les leaders conduisant la marche, arrêtés (photos). 

Il faut vraiment se rendre à l’évidence que la Démocratie à l’Ivoirienne a la peau dure et survit à son créateur, feu Félix Houphouët-Boigny. L’article 4 du projet de Constitution (qui s’inspire de l’article 02 de la Constitution en vigueur) est pur comme l’eau de roche: 
«Tous les Ivoiriens naissent et demeurent libres et égaux en droit.
Nul ne peut être privilégié ou discriminé en raison de sa race, de son ethnie, de son clan, de sa tribu, de sa couleur de peau, de son sexe, de sa région, de son origine sociale, de sa religion ou croyance, de son opinion, de sa fortune, de sa différence de culture ou de langue, de sa situation sociale ou de son état physique ou mental.»

Mais à l’instar de l’article 07 de la loi n°60-356 du 03 novembre 1960 portant Constitution de la défunte première République ivoirienne, qui prévoyait le multipartisme longtemps étouffé, ce futur article 04, qui condamne discrimination et ségrégation, est appliqué selon les humeurs des tenants du pouvoir. Donc à géométrie variable. Or, l’article 11 de la loi n°2000-513 du 1er août 2000 portant Constitution de la IIè République enfonce le clou: «Les libertés de réunion et de manifestation sont garanties par la loi.»
Bally Ferro

BRAVO au peuple ivoirien qui est sorti ce matin pour manifester son ras le bol contre cette constitution de OUATTARA et ses collaborateurs tapis dans l'ombre . Les ivoiriens disent à tes amis qui t'ont installé au pouvoir contre leur gré qu'ils sont obligés de collaborer avec les africains , propriétaires de l'AFRIQUE DANS LA DIGNITÉ ET LE RESPECT et non pas avec des bombes ou des coups d'état .L'une des caractéristiques de la culture africaine c'est le partage et la vie dans la communauté . Quiconque est au delà de cette réalité est aliéné mentalement . 
Aujourd'hui le monde est sens dessus , sens dessous pour la simple raison que les soi - disant économistes ne voient que l'argent , l'argent et l'argent ce , au détriment de leurs peuples qui agonisent .
Simplement pour satisfaire leur ego . Que faites vous de la valeur humaine ? Où placez vous l'homme dans tout ce schéma financier ? Que vaut d'ailleurs l'argent sans l'homme? Cela sert à quoi d'amasser toute la fortune du monde avec un clan pendant que tes semblables n'ont que pour seules amies la pauvreté , la misère , la désolation ? Je connais une seule entité capable de se réjouir des malheurs des autres : Lucifer aidé bien entendu par ses adeptes comme dramane ouattara et ses suiveurs. Entre la méchanceté gratuite empreinte d’égoïsme et l'altruisme, il n'y a qu'un seul pas : L'AMOUR DE SON PROCHAIN qui est un pan du deuxième commandement de DIEU. C'est ce que le Président Gbagbo a toujours appliqué, malgré même qu'il soit en captivité chez tes amis blancs que vous, leurs suppôts, aidez à assujettir vos propres frères. Voilà un peu l'esprit de tous les patriotes .
Bravo à vous combattants de la liberté et que Dieu vous garde.
Adolphe Inagbe

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Conférence de presse au siège du FPI

après sa libération, le président Sangaré a tenu une conférence de presse à la Riviera. Le mot d'ordre court toujours.

Le président Sangaré 
<< nous sommes condamnés à faire avancer la Côte d'ivoire. La lutte doit continuer. Je suis fier d'être FPI. Où ils nous cherchent , ils nous trouveront ! Soyez fiers de vos parcours. J'ai espoir , je ne peux pas lancer un appel et trahir l'esprit de cet appel. Le lutte continue >>
En direct du point de presse après la détention mobile. On ne lâche rien du tout !
Camarades. Le mot d'ordre est toujours en exécution. On retourne dans la rue !

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Le prix de la rétrogradation

Washington tente de tenir ses positions sans avoir à déclencher la Troisième Guerre mondiale. Mais le pari semble impossible à tenir. Moscou lui offre une porte de sortie en Syrie et au Yémen. Mais dans le cas où les États-Unis choisiraient cette voie, ils devraient abandonner certains de leurs alliés.

 | DAMAS (SYRIE) 


Un pygargue à tête blanche, symbole des États-Unis.
Depuis la rupture de la cessation des hostilités de l’Aïd, un fossé se creuse entre l’ambiance insouciante des sociétés occidentales et la gravité des sociétés russe et chinoise.

À Moscou, la télévision diffuse des reportages sur les abris anti-atomiques et des jeux par équipes de « parcours du combattant ». Tandis qu’à Washington, on se moque de la paranoïa des Russes qui croient à la possibilité d’une Troisième Guerre mondiale.

Pourtant, les deux Grands s’envoient des messages à faire dresser les cheveux sur la tête. Après les menaces états-uniennes de frappe en Syrie, Moscou a rompu l’accord sur la limitation des stocks de plutonium et a ajusté son système de lancement de bombes nucléaires en tirant trois missiles intercontinentaux. Le porte-parole de l’armée russe a mis en garde ses homologues et annoncé que son armement était en mesure de détruire tous les aéronefs US, qu’il s’agisse de missiles de croisière ou d’avions fussent-ils furtifs. Le chef d’état-major de l’armée de terre des États-Unis a fièrement répliqué qu’en cas de guerre frontale, les aviations et les marines des deux armées seraient rapidement neutralisées, et que Washington l’emporterait au sol. Son discours martial a peu impressionné les Russes, mais a inquiété les membres du Congrès, au point que 22 d’entre eux ont écrit au président Obama pour lui demander de s’engager à ne pas déclencher en premier la guerre nucléaire. Moscou a donné instruction à ses diplomates en poste dans les pays de l’Otan de rapatrier leurs familles et de se tenir prêts à se replier eux aussi.

Jadis les Romains assuraient que « Si tu veux la paix, prépare la guerre ! » (Si vis pacem, para bellum). L’idée est que lors d’un désaccord international, la victoire sera emportée, sans guerre, par celui qui paraît capable de l’emporter par les armes.
Or, le fait est que la population russe se prépare à la guerre (par exemple, cette semaine 40 millions de Russes participent à des exercices d’évacuation d’immeuble et de lutte contre l’incendie), tandis que les Occidentaux batifolent dans les centres commerciaux.
On peut évidemment espérer que la raison l’emportera et que l’on évitera la Guerre mondiale. Quoi qu’il en soit, ces rodomontades attestent que ce qui est en jeu, ici en Syrie, depuis cinq ans n’est pas ce que nous croyons. Si au début, il s’agissait pour le département d’État de réaliser son plan du « printemps arabe », c’est-à-dire le renversement des régimes laïques de la région et leur remplacement par les Frères musulmans, la Russie et la Chine ont rapidement conclu que le monde ne pouvait plus être gouverné par les États-Unis ; que ces derniers ne pouvaient plus décider de la vie et de la mort des Peuples.

En coupant la route de la soie historique en Syrie, puis la nouvelle route de la soie en Ukraine, Washington a stoppé le développement de la Chine et de la Russie. Il les a poussées dans les bras l’une de l’autre. La résistance imprévue du Peuple syrien a contraint les États-Unis à mettre en jeu leur domination mondiale. Le monde, qui était devenu unipolaire en 1991 avec « Tempête du désert », est sur le point de basculer et de redevenir bipolaire, et peut-être par la suite multipolaire.

En 1990-91, le changement d’ordre mondial s’était opéré sans guerre (l’invasion de l’Irak n’en était pas la cause, mais la conséquence), mais au prix de l’effondrement intérieur de l’Union soviétique. Le niveau de vie des ex-Soviétiques chuta de manière drastique ; leurs sociétés furent profondément désorganisées ; leurs richesses nationales pillées au prétexte d’être privatisées ; et leur espérance de vie recula de plus de 20 ans. Après avoir cru que cette défaite était celle du soviétisme, nous savons aujourd’hui que la chute de l’URSS était aussi —peut-être surtout— le fruit du sabotage de l’économie par la CIA.

Il n’est donc pas impossible de parvenir à un rééquilibrage mondial, sans affrontement généralisé. Et, pour éviter la Guerre mondiale, la discussion entre John Kerry et Sergey Lavrov s’est déplacée de la bataille d’Alep à un cessez-le-feu général à la fois pour toute la Syrie et le Yémen. Ainsi vient-il d’être annoncé une trêve de 8 heures à Alep et de 72 heures au Yémen.
Le problème est que les États-Unis ne pourront pas rétrograder de la première place incontestée —dont ils s’étaient emparés et qu’ils ont si mal utilisée— à l’égalité avec la Russie sans en payer le prix, eux ou leurs alliés.

Étrangement les cinq États arabes, la Turquie et l’Iran, qui ont été conviés samedi à Lausanne par Kerry et Lavrov sont sortis satisfaits de la rencontre. C’est pourtant de leur avenir qu’il était question. Aucun d’entre eux ne semble penser que des têtes doivent tomber, comme sont tombées celles des dirigeants du Pacte de Varsovie. Dans la situation actuelle, il est possible de s’abstenir d’anéantir une partie de l’Humanité, mais l’importance du recul états-unien se mesurera au nombre et à l’importance des alliés qu’ils sacrifieront.

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Appels à la mobilisation contre le nouveau projet d'asservissement constitutionnel ivoirien



http://contrepoids-infos.blogspot.fr/2016/10/appels-la-mobilisation-contre-le.html

Communiqué du FPI
Lien vers la publication de  Marie Odette Lorougnon Gnabry
1• Date de la marche : Jeudi 20 octobre 2016 ;
2• Point de rassemblement : Grand Carrefour de la caserne des Sapeurs Pompiers militaires, à Adjamé-Indénié ;
3• Heure de rassemblement : 6h30 min ;
• Arrivée des leaders du Front du Refus : 7h30 min ;
4• Départ de la marche : 7h35
5• Point de chute de la marche et meeting : Place de la République au Plateau.
Le Front du Refus de la nouvelle Constitution compte sur la mobilisation et la discipline de tous pour le succès de cette marche pacifique pour la dignité et pour la souveraineté du peuple de Côte d’Ivoire.


Communiqué FPI France:
Tous devant l'ambassade de Côte d'Ivoire à Paris le jeudi 20/10/2016, pour un sit-in de protestation de 16h à 20h. Chers ivoiriens, l'union fait la force et c'est ensemble que nous vaincrons. Le ton vient d'être donné par le Front Du Refus (FDR) pour empêcher la tenue de ce référendum annoncé. L'heure est venue de se lever pour faire bloc et empêcher cette énième coup de force de Dramane Ouattara

FRONT DU REFUS DE LA NOUVELLE CONSTITUTION
Appel du Front du refus relayé par Gala Kolebi

Première conférence de presse: De La déclaration lue par Mme Danielle Boni au message du Patriarche DADIÉ en passant par l'appel du président SANGARÉ. 


1-DECLARATION LIMINAIRE DU FRONT DU REFUS
 
Par une décision solitaire qui engage cependant l’avenir de la Nation, le Chef de l’Etat, Monsieur Alassane Ouattara, a décidé d’octroyer à la Côte d’Ivoire une nouvelle Constitution, en remplacement de celle que le Peuple s’est librement et démocratiquement donnée en août 2000. Tel un monarque absolu, le Président Ouattara décide l’instauration d’une IIIème République, oubliant qu’une telle mesure ne se décrète pas mais que ce sont des circonstances particulières et exceptionnelles qui imposent ces changements. D’autre part, quelle valeur donner à ce référendum là où le peuple est écarté de tout débat et où il est uniquement convié à se prononcer d’une manière moutonnière sur un texte dont il ne connait pas le contenu ? De telles dérives traduisent un mépris inacceptable pour le peuple et heurtent la conscience de tout citoyen.
Le Cadre pour la Restauration de la Démocratie (CRED) et le Front Populaire Ivoirien (FPI), ayant constaté leur parfaite identité de vue sur leur refus commun de se voir imposer une nouvelle Constitution, ont donc pris l’initiative d’entreprendre des actions communes. Ils ont mobilisé, à cet effet, des formations politiques, des personnalités politiques, des associations et mouvements de la Société civile en vue de faire barrage à l’entreprise hasardeuse de Monsieur Alassane Ouattara. Au terme de plusieurs jours de consultations et de concertation, les leaders et personnalités qui se tiennent aujourd’hui devant vous ont convenu de se mettre ensemble, dans un Front du refus, pour agir et obtenir le retrait pur et simple de ce projet de nouvelle Constitution. Il nous faut donc expliquer pourquoi nous nous dressons contre cette initiative.
A la suite du coup d’Etat militaire du 24 décembre 1999, toutes les institutions étatiques ont été dissoutes et la Constitution de la première République suspendue. Le peuple de Côte d’Ivoire a été obligé d’aller à un Référendum pour adopter la deuxième Constitution qui a fondé la 2ème République de Côte d’Ivoire. L’élaboration et l’adoption de cette deuxième Constitution ont suivi toutes les étapes démocratiques exigées.
Ainsi, pour son élaboration, une large et démocratique consultation a été faite au niveau de toutes les organisations socioprofessionnelles, de la société civile et de diverses associations dont tous les partis politiques , y compris le RDR, parti d’Alassane OUATTARA . C’est au terme de cette étape préalable de consultation démocratique qu’une commission de rédaction composée de représentants des différentes structures ayant fait l’objet de consultation, a rédigé le projet de constitution qui a été soumis au Référendum et voté par le peuple de Côte d’Ivoire à 86, 52 % des suffrages exprimés.
La Constitution de la IIème République a été accepté, de ce fait, dans l’esprit et dans la lettre par les partis politiques et les différentes composantes de la société. A la lecture de cette loi fondamentale, l’on constate que celle-ci a pris en compte les valeurs démocratiques, telles le respect et la protection des libertés individuelles et collectives, le respect des droits humains, comme l’atteste l’interdiction de la peine de mort.
La Constitution du 1er aout 2000 consacre en outre de grandes avancées démocratiques, notamment l’institutionnalisation de la Commission électorale et la limitation du nombre de mandats présidentiels à deux. On peut donc dire qu’elle est l’aboutissement d’un processus démocratique. Elle est auréolée d’une légitimité entière car elle est à tous égards l’émanation du peuple souverain. Cependant la Côte d’Ivoire est en crise depuis près de deux décennies. Et cette crise perdure.
La fracture sociale ne cesse de grandir, la réconciliation nationale est en panne sèche par manque de volonté politique ; Des centaines de prisonniers politiques croupissent encore dans les prisons de Côte d’Ivoire tandis que des milliers de citoyens sont contraints à l’exil ; Des biens meubles et immeubles sont spoliés, des expropriations de terres à grande échelle se font surtout à l’ouest du pays ; Le chômage endémique des jeunes sortis de centres et d’écoles de formation ne cesse de s’accroître, l’école est malade avec son cortège d’improvisation et de générations sacrifiées ; La vie chère réduit les Ivoiriens à la pauvreté et les déguerpissements sans mesures d’accompagnement augmentent le désarroi et le désespoir de nos concitoyens, notamment celui des petits commerçants…
Face à un tableau aussi désespérant que réel, où se trouvent l’opportunité et l’urgence d’une nouvelle Constitution ? Les Ivoiriens ont d’autres préoccupations et il semble bien qu’il ne s’agisse, ni plus ni moins, que de faire diversion face à l’opinion nationale et internationale, avec une nouvelle Constitution et une troisième République.
L’observateur objectif a pu se faire une idée quant aux causes réelles des crises à répétition en Côte d’Ivoire : Ce n’est nullement la Constitution ivoirienne qui pose problème mais bien l’incapacité ou le refus de certains politiques à s’y conformer !
En effet :
- Pourquoi avoir privilégié la voie des armes pour régler un contentieux électoral alors que des voies de recours existent, ne serait-ce que le recomptage des voix qui a été expérimenté avec succès ailleurs ?
- Comment contraindre à l’exil des dizaines de milliers d’Ivoiriens en violation de l’article 12 de la Constitution ?
- Comment justifier de continuer à assumer le rôle de Président du RDR, tout en exerçant la fonction de Président de la République, en violation de l’article 54 de la Constitution ? Et nous pourrions multiplier ces exemples.
Dans sa forme, ce projet de nouvelle Constitution présente des incongruités, pour le Front du refus :
- La méthode qui a prévalu est inadaptée et antidémocratique en ce qu’à partir de la seule volonté du Chef de l’Etat, le peuple a été écarté au profit d’un groupe d’experts qui n’a fait qu’avaliser les décisions du Président de la République ;
- Elle est inopportune en ce qu’elle va à l’encontre des préoccupations des Ivoiriens ;
- Elle consacre un passage en force dans son adoption au pas de course, ce qui est source de suspicion;
Sur le fond, le Front du Refus dénonce un projet de nouvelle Constitution qui contient des anomalies démocratiques.
- La création d’une vice-présidence autorise le Président de la République à désigner son successeur puisque les mesures transitoires de l’article 179 lui permettent de nommer qui il veut, sans attendre l’élection présidentielle de 2020. Comment accepter qu’un Vice-président nommé jouisse de prérogatives que seul le suffrage universel peut lui accorder ? Comment accepter ce type de succession monarchique ?
- La CEI perd son statut d’organe institutionnel et devient une simple administration manipulable à souhait, consacrant ainsi le retour en force du ministère de l’Intérieur dans l’organisation des élections. C’est un véritable déni des acquis démocratiques obtenus de haute lutte par l’Opposition d’alors ;
- Par la création d’un Sénat, le Chef de l’Etat s’autorise à nommer des parlementaires, remettant ainsi en cause le, principe de la séparation des pouvoirs pourtant affirmé dans le préambule ;
- La multiplication de nouvelles Institutions, (Vice-présidence, Sénat, maintien de la Primature, Chambre des Rois et Chefs traditionnels) s’avère budgétivore alors que les Institutions en place manquent de ressources et que les droits acquis des travailleurs ne sont pas respectés ;
- Cette Constitution porte en elle les germes d’implosion sociale en ce qu’elle garantit les biens acquis de tous ceux qui sont entrain de spolier les terres des Ivoiriens ;
- D’autre part l’article 55, en faisant sauter le verrou de l’âge, ouvre la voie à un pouvoir qui voudrait s’éterniser au risque d’établir une gérontocratie.
C’est pourquoi, les organisations membres du Front du Refus:
- Appellent le peuple ivoirien a une prise de conscience sur les dangers que cette initiative fait peser sur la Côte d’Ivoire ;
- Demandent au peuple souverain de se débarrasser de la peur, de la passivité. On nous refuse des consultations nationales, on est sourd et indifférent à nos propositions. Alors ne nous taisons plus. Brisons les chaînes du silence, faisons entendre notre voix. Mobilisons-nous, organisons des marches pacifiques et soyons nombreux, au-delà des partis, en tant que citoyens de ce pays à dire que nous voulons être entendus ;
- Soyons nombreux à réclamer la paix des cœurs. Nous ne voulons plus de haine, plus d’esprit de revanche, plus de politique de rattrapage, nous ne voulons plus d’exactions sur les populations ; nous ne voulons pas d’un pays fracturé en 2 mais un seul peuple, uni, rassemblé autour de valeurs communes avec un ciment commun, l’amour de la patrie ;
Nous, membres du Front du Refus, appelons solennellement et fermement le chef de l’Etat, M. Alassane Ouattara, à faire preuve de sagesse en retirant purement, simplement et immédiatement son projet de nouvelle Constitution. Nous lançons à tous les citoyens de notre pays, un appel solennel qui sera dit par le Président Abou Drahamane Sangaré, au nom du Front du Refus.
Merci de votre aimable attention.
Fait à Abidjan, le 17 octobre 2016
Pour le Front du Refus
Danièle Boni-Claverie
Porte-parole

2-L'APPEL SOLENNEL D'ABOU DRAHAMANE SANGARÉ
Ivoiriennes mes sœurs,
Ivoiriens mes frères,
Peuple de Côte d’Ivoire,
Ton pays est à la croisée des chemins. C’est au prix de la sueur et du sang que tu as obtenu le multipartisme, c’est par ton intelligence, ton abnégation et ta détermination que tu as obtenu la démocratie. Nous devons la protéger comme la prunelle de nos yeux.
Fiers Ivoiriens,
Le pays nous appelle. Le pays est en danger.
Notre démocratie est menacée, notre cohésion nationale déjà fragilisée risque de voler en éclats avec cette tentative de Monsieur Ouattara de réécrire l’histoire de la Côte d’Ivoire et de penser notre futur à notre place et par la force.
Notre pays attend toujours la réconciliation de ses filles et de ses fils. Le Président Laurent Gbagbo plane sur ce pays comme une ombre tutélaire et même absent, emprisonné injustement à la Haye, il demeure un point de référence fondamental. Pendant ce temps, la Côte d’Ivoire va mal, très mal. Chacun sent l’imminence de graves dangers tandis que M. Alassane Ouattara veut distraire le peuple ivoirien avec un projet de nouvelle Constitution, funeste et dangereux. Un projet qui ouvre une page d’incertitude pour notre pays et qui ne fait qu’aggraver la fracture sociale. C’est le projet de la discorde, de la rupture sociale. Le seul effet durable de ce projet, s’il venait à être adopté par les Ivoiriens, serait d’accentuer la division de la population.
Ivoiriens, Ivoiriennes,
La Constitution n’est pas l’affaire des seuls hommes politiques qui, vous le savez, finiront par se réconcilier sur votre dos. Le débat sur ce projet est un débat de société qui conditionne le vivre ensemble. C’est un contrat social qui exige l’implication de tous.
La Constitution est notre sang, elle est l’âme de notre pays. Elle pénètre dans nos foyers, elle s’immisce dans notre intimité.
La Constitution a un propriétaire, c’est le peuple de Côte d’Ivoire et nul ne peut exproprier ce peuple sans qu’il n’ait son mot à dire. C’est tout le sens qu’il faut donner à notre réclamation d’une Assemblée constituante pour l’élaboration et l’adoption de ce projet. M. Alassane Ouattara qui gouverne la Côte d’Ivoire selon son bon plaisir a refusé de lui donner la parole, a refusé d’entendre les propositions de l’Opposition, ce qui est antidémocratique.
Ivoiriens, Ivoiriennes,
Nous n’avons pas un pays à détruire mais à construire ensemble. Le moment est venu de dire « Stop, ça suffit ! ». Alors, ensemble, agissons et transformons ce mot en action.
C’est pourquoi, j’appelle, avec les organisations, les personnalités politiques et de la Société civile et les Démocrates de tous bords, au rassemblement dans ce Front du Refus. Pour participer massivement à la Marche du refus de l’humiliation du peuple de ce jeudi 20 octobre à partir de 07h. Marche de la dignité et de l’honneur retrouvés du Peuple ivoirien.
Ivoirien mon frère,
Ivoirienne ma sœur,
Lève-toi courageusement ! L’heure de la mobilisation a sonné ! Le temps n’est plus à la peur, au repli sur soi, à la résignation. La victoire marche toujours vers un peuple mobilisé et déterminé à défendre les mains nues, sa dignité et sa liberté. Le devoir de silence de la majorité des Sans-voix fait place au devoir d’engagement, de conviction et de détermination.
La Côte d’Ivoire vaut bien un tel combat. Ce pays nous a tout donné. A nous de mettre en pratique cette conviction de John Fitgerald Kennedy : « Ne demandez pas ce que le pays a fait pour vous, mais demandez ce que vous avez fait pour le pays ».
OUI, Fiers Ivoiriens,
Le pays nous appelle.
Nous devons répondre à cet appel.
Tous dans la rue ce jeudi 20 octobre pour une marche de la paix, de la dignité et de la liberté !
Nous vous faisons confiance et nous vous attendons !
Dans la lutte et dans l’espoir, la liberté vaincra !
Fait à Abidjan, le 17 octobre 2016
Pour le Front du Refus
Abou Drahamane Sangaré
Président du FPI

Appel d'Aboudramane SANGARE relayé par Ovajab Média de Serge Guéhi 


3-LE MESSAGE DE SOUTIEN DE BERNARD B. DADIÉ 
Appel du Patriarche Dadié pour refuser cette nouvelle imposture constitutionnelle (relayé par Gala Golo)
Chers camarades,
Chers combattants pour la liberté de l’Afrique,
Nous voici à un tournant décisif de notre Histoire. Et aujourd’hui tous les peuples d’Afrique nous regardent car de notre victoire jaillira un jour nouveau pour l’Afrique. Un grand exemple pour tous les peuples d’Afrique.
Et ce combat, nous devons le mener pour le bien de nos enfants et petits enfants ; et personne d’autre ne viendra le faire à notre place.
Plus que jamais nous devons affirmer haut et fort que tous les peuples sont nés libres et égaux et aucun peuple ne peut et ne doit accepter indéfiniment la servitude.
Le temps est venu de briser nos chaines, chaines de la peur et de la servitude ; l’heure a sonné. Levons-nous et prenons notre destin en main, si nous voulons que demain, nos héritiers nous respectent et évoquent notre souvenir avec nostalgie.
Nous sommes des combattants aux mains nues car nous abhorrons le sang. Oui trop de sang à coulé et il est temps d’être tous habités par la sagesse pour nous asseoir et discuter. Pour notre bonheur et celui de notre peuple. Voici mon message.
J’aurais voulu être présent physiquement à vos côtés pour vous encourager, dans cette initiative. Mais nous savons tous que le poids de l’âge me contraint à un repos ce jour et vous devez comprendre cela si vous voulez me voir demain à vos côtés pour fêter avec vous ce jour radieux qui s’annonce pour notre pays. Courage, courage, courage !!
Fait à Abidjan, le 17 octobre 2016
Bernard Binlin Dadi

Le Gouverneur et poète engagé Henri Dacoury Tabley appelle à dire NON au projet de Constitution de Ouattara en descendant massivement dans la rue :
On parle d'une nouvelle Constitution,
Elle a été élaborée dans la confusion.
Au peuple, dit-on, elle sera soumise.
Mais, évitera-t-on pour autant une crise?
À dire vrai, le chaos est leur souhait
Et le désordre, ce qui vraiment leur plait.

Sinon, pourquoi un si funeste projet,
Fabriqué dans l'ombre et sans objet,
Et, avec malice, demander aux ivoiriens
D'aller donner leur avis pour rien?
Le résultat est d'avance connu, c'est clair.
Alors, on se demande, que faire?

D'abord, refuser ce vote bidon
Et à cette consultation dire non,
Car ces gens-là ont dévoyé le vote,
Qui chez eux n'a jamais eu la cote.
Le peuple est souverain, c'est connu,
Pour sa survie, il doit prendre la rue.

Jusqu'à présent, ces gens-là pavoisent.
Par la violence et le sang ils s'imposent.
Ils se moquent de voir la Nation détruite.
Les ivoiriens, eux, la veulent construite.
Aussi, dans la rue opposeront-ils la paix
Et l'amour à la haine qu'ils rejettent à jamais.

Dacoury-Tabley Philippe-Henri
Poème inédit .Abidjan, le 18 octobre 2016

Merci à Gala Kolebi pour l'info et l'engagement au service de la vérité, poème que l'on peut retrouver sur le lien suivant : https://www.facebook.com/photo.php?fbid=1320378817996349&set=a.693677943999776.1073741830.100000727290785&type=3&theater


MOBILISATION CONTRE LA FUTURE CONSTITUTION IVOIRIENNE :
https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=1337608479583325&id=100000025583484
Crédit photo :  Don Sihi Luc Olivier



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Alassane Ouattara est un TYRAN

ALASSANE EST UN TYRAN

Alassane Ouattara est un TYRAN. N’en déplaise à ses souteneurs, ses « suiveurs », ses griots et ses sbires et autres.

Qu’est-ce qu’un tyran?
Le terme tyrannie vient du grec ancien : τύραννος / týrannos = tyran qui veut dire littéralement : le maître ou le dominateur qui a usurpé (s’est attribué indûment, par la violence) le pouvoir et qui en abuse, avec un entourage plus ou moins restreint qui lui est entièrement dévoué.
Ainsi donc, on appelle tyran tout homme qui, dans une cité ou dans un pays, use de toutes sortes de stratégies ou de stratagèmes, y compris illégalement, pour s'emparer du pouvoir et le conserver par la force, au mépris de la Constitution et des lois : c’est un gouvernant qui, comme dit Voltaire, «ne connaît de lois que ses caprices».
Généralement, dès lors qu’il arrive au pouvoir, le tyran écarte ou élimine les opposants, les élites et les représentants des classes sociales ou des ethnies prétendues hostiles …, soit en les privant de leurs emplois et de leurs avoirs, soit en s'en débarrassant : ce peut être par l'exil (spontané ou provoqué, volontaire ou involontaire), par la mise en résidence surveillée ou en prison, par la mise à mort (refus de prise en charge médicale, gel des avoirs, assassinats, attaques diverses…).
Habituellement, les tyrans gouvernent de manière absolue et s'appuient toujours sur une garde personnelle relativement renforcée et instamment renouvelée. Mais, tenez-vous bien! Cela ne rend pas les tyrans immortels. A preuve, un grand nombre d’entre eux n’ont pas duré au pouvoir et ont péri de mort violente, parfois très violente. Si bien que, comme dit Thalès de Millet, « Rien n’est plus rare qu’un tyran qui vieillit ». Pour la petite anecdote, François Villon raconte, dans l’un de ses contes, que la chèvre tant gratta le sol qu’elle déterra un jour un couteau avec lequel on l’égorgea. Dans le même sens, un proverbe portugais dit : « C’est le trop de cire qui met le feu à l’église ».
Tout tyran est insupportable.

Selon Aristote, les tyrans ont 5 caractéristiques essentielles :
1°) Le tyran cherche son propre profit et non celui des populations ; ce profit peut être, soit la matérialisation d’une vengeance quelconque en rapport avec quelques frustrations ou humiliations subies, soit la réalisation d’un rêve d’enfance ou d’une ambition personnelle. C’est dans ce sens que l’on peut dire que la plupart des tyrans sont des « paranoïaques », c’est-à-dire, selon le psychiatre allemand Kraepelin, « des individus qui se signalent par leur orgueil démesuré, leur pensée para logique, leur déficience mentale et intellectuelle… », (Rien à voir avec les diplômes qui peuvent constituer un paravent).
2°) Le tyran use de la « soumission librement consentie » que La Boétie appelle « la servitude volontaire ». Celle-ci consiste à manipuler les gens, en s'appuyant sur leur consentement ou assentiment ou acceptation, pour les contraindre à faire des choses don't ils n'ont ni l'envie, ni le besoin : on donne aux individus concernés l'impression qu'ils sont les auteurs de certaines décisions ; on conduit les gens à soutenir plus rapidement et plus facilement une décision ou une cause qui peut ou non leur être bénéfique, mais qui est surtout favorable à celui qui use de cette méthode. La soumission est indispensable au tyran, autrement dit, s’il n’y avait pas de soumission, il n’y aurait pas de tyrannie : « Pour pouvoir parler de tyrannie, il faut que quelqu'un désire dominer et... qu'un autre accepte de servir! » (La Boétie).
3°) Pour le tyran, seules comptent ses passions et ses ambitions, très souvent démesurées et déraisonnées… Peu lui importe de conduire les populations en vil troupeau de bétail ou en moutons de panurge.
4°) Le tyran utilise la violence pour pouvoir se conserver ou se perpétuer au pouvoir et gouverne au détriment et contre la volonté des populations, selon ses caprices : c’est un gouvernant qui, comme dit Voltaire, «ne connaît de lois que ses caprices».
5°) Le tyran viole les lois, la justice, les droits et les libertés des individus : « Où finissent les lois, la tyrannie commence».
Pour résumer, disons que les tyrans demeurent, des usurpateurs de la puissance souveraine. Leur pouvoir, finit toujours par être insupportable, à force d’être quasiment illimité, à force d’être exercé arbitrairement, sans contrôle, sans limite, avec injustice et sans aucun respect pour les lois (humaines et divines), très souvent de manière absolue et oppressive...

Mettre fin à la tyrannie.
C’est pourquoi force est de combattre tout gouvernement tyrannique, en vue de mettre fin à la perversité, aux oppressions, aux violences, aux crimes et à toutes autres formes d’exactions. Ceci explique pourquoi Le Chant du Départ, en l’un de ses couplets, dit : «Tyrans, descendez au cercueil». De ce point de vue, John Locke a développé, en 1690, la théorie de la « résistance à la tyrannie » qu’il définit en ces termes : « Là où le droit finit, dès que la loi est enfreinte au préjudice de quelqu'un, la tyrannie commence. Toute personne investie d'une autorité qui excède le pouvoir que la loi lui donne et qui se sert de la force soumise à son commandement pour accomplir, aux dépens des sujets, des actes illégaux, cesse, par là même, d'être un magistrat et, comme elle agit sans pouvoir, on a le droit de lui résister. Et, comme à n'importe quel homme qui porte atteinte aux droits d'un autre par la force, on a le devoir de mettre fin à son règne ».

Ivoiriens, Ivoiriennes, dans l’état actuel des choses, il faut mettre fin à la tyrannie d’Alassane Ouattara et restaurer la démocratie. Pour notre salut. Envers et contre tous ceux et toutes celles qui le soutiennent, le supportent, l’encouragent, le suivent, l’encensent, malgré tout et à nos dépens.

Léandre Sahiri, Professeur, écrivain, Docteur ès Lettres.
Léandre Sahiri

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des nouvelles de la marche : répression !



récolté sur la toile...


Le Vice Président Aboudrahamane Sangaré mis aux arrêts ce matin.

Mamadou koulibaly vient d'être arrête. Course poursuite sur les militants.
Le président Mideh Alfred dit l'oracle président de la Societé Civile Unie de CI , président du RNCSCS a été aussi arrêté et conduit a une destination inconnue


FRONT DU REFUS: Danielle Boni Claverie arrêtée aussi! Les leaders mis aux arrêts et qui étaient retenus à l'école de police sont actuellement conduits à Bassam

La mission de la police nationale est l'encadrement de la marche et non brutalisé les citoyens ! Pauvre Côte d'Ivoire ! Mais Ça finir un matin

Michel GBAGBO, membre de la direction du FPI, Marie Odette Lorougnon, Responsable des femmes du #FPI et bien d'autres sont déjà mobilisés, chacun dans sa zone à la tête d'importants groupes de protestataires. 
La mobilisation prends le tout Abidjan.

L'intérieur du pays se prépare à rentrer dans le mouvement car, après l'arrestation du président SANGARÉ et des autres responsables du FDR, on nous informe de la tenue de reunions dans les différents états majors dans les villes de l'intérieur du pays.

IVOIRIENNES, IVOIRIENS, NE RESTE PAS CHEZ TOI, ET VIENT REJOINDRE LE FRONT DU REFUS POUR DIRE #StopCaSuffit. ON LÂCHE RIEN !!!

Abidjan etant moins sûr pour le régime a cause de la mobilisation qui continue, le président interimaire du FPI, Aboudramane SANGARÉ et les autres leaders du FDR qui ont été arrêtés ont été conduit dans la ville de Bassam, banlieue D'Abidjan,

Le cargo ayant pris Aboudrahamane Sangaré et tout son protocole , le Ministre Ettien Amoikon , Le député Gnangbo Kacou , Konan kouadio Siméon , le cyberactiviste AZ , Le président Bouazo et Petit Blé est actuellement sur la route de Bassam.
Rectificatif : Ils ne sont pas à la prison de bassam.

Adjamé la mobilisation continue, affrontement avec la police, les population sortent massivement


C'est reparti pour la seconde saison. La ministre Odette Soyet, l'honorable Marie Odette Lorougnon Gnabry, les SN Cisse Mariam Marie France , et Touré Emma, la VP Assouma Juliette et bien d'autres membres de la direction se réorganisent chez le SN Michel Gbagbo pour relancer le mouvement.

13:12 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

De la nomination des sénateurs...

Avant-hier, sur la RTI, j'ai religieusement écouté les explications données par le ministre de la justice sur la séparation des pouvoirs et sur la nomination par le Président de la République d'un tiers des sénateurs.
En substance, M. le Ministre dit ceci "il n y a pas qu'en Côte d'Ivoire que le Président de la République nomme des sénateurs. Cela se fait au Canada, en Algérie et au Cameroun. Il n'y a donc pas de problème avec la séparation des pouvoirs".
Les bras m'en tombaient littéralement.

M. le Ministre,

S'agissant du Canada, qui est une vraie démocratie, soit vous, notre très respecté ministre de la justice n'en connaissez pas les institutions, le type de régime et leur fonctionnement, et alors vous êtes pleinement excusable, soit vous avez délibérément voulu cacher la vérité aux ivoiriennes et aux ivoiriens, et dans ce cas c'est beaucoup plus préoccupant.
En effet, la nomination des sénateurs par le Gouverneur Général (il n'y a pas de Président de la République au Canada) est l'aboutissement d'un processus démocratique et transparent dans lequel tout canadien peut postuler auprès du Comité Consultatif Indépendant sur les Nominations au Sénat.
Après étude de la candidature du postulant selon des critères d'éligibilité prévus dans la Constitution, le Comité Consultatif Indépendant propose au 1er ministre la liste des candidats qui lui semblent crédibles au regard notamment de leur indépendance vis-à-vis des pouvoirs politiques.
Dès lors, le 1er ministre soumet à la signature du Gouverneur Général la nomination des membres ainsi cooptés.
On est loin, très loin, de l'article 87 al 2 de la Nouvelle Constitution qui dispose que "... un tiers des sénateurs est désigné par le Président de la République parmi les anciens Présidents d'institution, les anciens 1er ministres et les personnalités et compétences nationales...".
On le voit bien, chez nous, le Président de la République a un total pouvoir discrétionnaire. Il peut donc choisir sans limite qui il veut.

M. le Ministre de la justice,

Comparaison n'est certainement pas raison.
Très cher aîné, de mon point de vue, si nous devons changer de Constitution il serait souhaitable que cela se justifie par le souci de doter notre Nation d'une qui soit meilleure que celle qu'on veut changer, notamment en nous rapprochant des meilleurs élèves en la matière et non en nous comparant aux derniers de la classe en matière de droit de l'homme et de démocratie que sont les exemples que vous citez ; l'Algérie ou le Cameroun.

M. le Ministre, cher confrère juriste,

Il n'y a aucun doute que notre nouvelle Constitution ne respecte pas le sacro-saint principe de la séparation des pouvoirs. C'est une lapalissade.
M. le Ministre Sansan Kambiré,
Je suis particulièrement triste que le projet de nouvelle Constitution se réfère dans son préambule à la déclaration Universelle des droits de l'homme de 1948 et non à celle de 1789.
J'en suis triste car, M. le Ministre, la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 proclame dans son article 16 que "toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, N'A POINT DE CONSTITUTION".
Ceci explique-t-il cela ?
Recevez M. le Ministre, mes salutations les plus respectueuses.
Jean Bonin
Citoyen Ivoirien qui a déjà (très)mal à sa nouvelle Constitution.

10:34 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

la marche d'aujourd'hui...



Hé Oui demain le grand jour. (Ndlr: c'est à dire aujourd'hui jeudi 20 octobre)

Après la pression et la détermination des démocrates du grand front du refus contre la "constitution Ouattara", le régime panique et finit par autoriser la marche.
RDV de demain
• Point de rassemblement : Grand Carrefour de la caserne des Sapeurs Pompiers militaires, à Adjamé-Indénié ;
• Heure de rassemblement : 6h30 min ;
• Arrivée des leaders du Front du Refus : 7h30 min ;
• Départ de la marche : 7h35 min ;
• Point de chute de la marche et meeting : Place de la République au Plateau.
Pour le Front du Refus
Pr. Bohui Hilaire
Président de la Cellule de Communication#REZOPANACOM


" Je rejoins le doyen ABOUDRAMANE SANGARE pour dire NON au testament de DRAMANE OUATTARA qu'il appelle constitution , demain je serai à la marche "
BAMBA MORIFÉRÉ

On apprend que des casseurs pourraient infiltrer la marche du Front de refus demain pour commettre des déprédations qui seront imputées aux organisateurs de la manifestation. Le pouvoir envisagerait aussi, au petit matin, de bloquer à leur domicile respectif, tous les leaders qui ont appelé à la l marche, pour les empêcher de sortir de chez eux.
Senn Souleymane


dans les journaux du RDR et du PDCI

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Conseil des ministres : la marche du Front contre le référendum constitutionnel pas évoquée

19/10/2016
Selon le porte-parole du gouvernement ivoirien , Bruno Koné, la marche d’une partie de l’opposition contre la nouvelle constitution n’a pas été évoquée au cours du Conseil des ministres du 19 octobre 2016.


Alors que ses informations de ce que la manifestation a été autorisée par le Préfet d’Abidjan , le porte-parole du gouvernement avait laissé entendre que la gestion du dossier relevait du ministère de l’intérieur et de la sécurité.
 » Je suppose que s’ils (les membres du Front du refus, Ndlr) ont prévu une marche et que le ministère d’Etat, ministère de l’Intérieur et de la Sécurité est au courant, c’est ce ministère qui jugera de son opportunité. C’est à ce ministère de décider si cette marche est autorisée ou pas », a répondu Bruno Koné, tout en précisant que cette question n’a pas fait l’objet de discussion au Conseil des ministres du jour « , a clarifié Bruno Koné.
LInteligentd'Abidjan

10:16 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Régis Debray : « Non, M. le Président, pour moi, la France n’a pas disparu »

L’écrivain et philosophe réagit aux propos que François Hollande lui prête dans le livre « Un président, ça ne devrait pas dire ça… ».

voir l'article Wikipedia qui lui est consacré


 LE MONDE | 

Comment se faire lourdement défoncer. Régis Debray enterre le malheureux François Hollande à petites pelletées. Dont chacune a le poids du béton.
On n'a même plus le cœur à jubiler.


« Monsieur le Président,

La coutume est aujourd'hui de ne pas lire les livres eux-mêmes, mais ce qu'il en est dit dans le journal. Cela fait gagner du temps, mais expose à certaines bévues. C'est là un penchant particulièrement propre à un certain milieu journalistique (il y a heureusement de nombreuses et belles exceptions). J'aurais donc pu passer outre puisque tel est votre milieu de fréquentation, mais le propos que vous tenez à mon endroit dans la dernière en date de vos interviews, sans doute cueillie au vol dans une gazette, me fait souci parce que, dans la bouche d'un président de la République encore en exercice, la bévue reçoit comme un sceau officiel.

Je vous cite : " Quant aux élites intellectuelles, on ne peut pas dire qu'elles soient très passionnées par l'idée de la France. Ou alors, c'est une espèce de culture nostalgique, à la Régis Debray, sur le thème : «La France a disparu...» " (Un président ne devrait pas dire ça..., chap. VII). J'ai tenté d'expliquer dans maints ouvrages, à grand renfort d'exemples historiques, que ce que l'on appelle vulgairement nostalgie n'est pas ce qui tire en arrière, mais ce qui pousse en avant les hommes d'action, et en particulier les révolutionnaires.

Vous n'avez guère eu l'occasion, paix et bonheur obligent, de fréquenter cette espèce assez singulière, qui vous aurait permis de vérifier par vous-même le constat de Péguy : " Une révolution est un reculement de tradition, l'appel d'une tradition moins parfaite à une tradition plus parfaite... " Mais les réformistes non plus n'échappent pas à cette loi générale, celle du progrès humain.

L'humanité a l'étoffe du temps, elle n'est rien dans l'instant, et c'est le souvenir réactualisé du mémorable qui la fait à chaque reprise avancer. Par chance pour notre pays, les révolutionnaires de 1789 ont eu la " nostalgie " de la République romaine, et les progressistes contemporains, que j'ai eu la chance de rencontrer, parlaient souvent de Léon Blum comme d'un modèle à égaler. Ils auraient pu, par exemple, s'ils avaient été aux affaires au printemps dernier, commémorer dignement le quatre-vingtième anniversaire du Front populaire, ainsi que des grèves et mobilisations qui l'ont rendu possible. Cela ne m'aurait pas paru passéiste, mais prometteur.

Me prêter en outre l'idée que " la France a disparu ", quand elle connaît tout bonnement une métamorphose, c'est m'attribuer une sottise proche de la calomnie. Me doutant bien que vos occupations vous interdisent de prendre connaissance des travaux philosophiques du moment, et n'ayant pas l'honneur de fréquenter l'Elysée depuis de très nombreuses années, je me résous à éclairer votre lanterne par voie de presse, comme vous éclairez la nôtre.

Le point de fait est minuscule, mais j'espère, ce faisant, pouvoir prévenir tout autre raccourci de plus grande envergure, qui ne manquerait pas d'égarer vos éventuels lecteurs.

Veuillez croire, Monsieur le Président, à mes sentiments respectueusement républicains.

Régis Debray»

________________________

L'analyse du Point

La leçon d'histoire de Régis Debray à François Hollande

Le philosophe a peu goûté la manière dont le chef de l'État a résumé sa pensée dans "Un président ne devrait pas dire ça...". Une sottise, lui rétorque-t-il.

Publié le  | Le Point.fr

Régis Debray a écrit à François Hollande, mécontent d'être cité dans l'ouvrage publié par deux journalistes du Monde. Car le philosophe a peu goûté la manière dont François Hollande a résumé sa pensée. « Quant aux élites intellectuelles, on ne peut pas dire qu'elles soient très passionnées par l'idée de la France, juge ainsi le chef de l'État. Ou alors c'est une espèce de culture nostalgique, à la Régis Debray, sur le thème : La France a disparu... »

« Monsieur le Président, la coutume est aujourd'hui de ne pas lire les livres eux-mêmes, mais ce qu'il en est dit dans le journal. Cela fait gagner du temps, mais expose à certaines bévues », lui rétorque l'intellectuel dans cette lettre ouverte publiée dans Le Monde. « J'ai tenté d'expliquer dans maints ouvrages, à grand renfort d'exemples historiques, que ce que l'on appelle vulgairement nostalgie n'est pas ce qui tire en arrière, mais ce qui pousse en avant les hommes d'action et, en particulier, les révolutionnaires. »

« Vous n'avez guère eu l'occasion, paix et bonheur obligent, de fréquenter cette espèce assez singulière, qui vous aurait permis de vérifier par vous-même le constat de Péguy : Une révolution est un reculement de tradition, l'appel d'une tradition moins parfaite à une tradition plus parfaite... Mais les réformistes non plus n'échappent pas à cette loi générale, celle du progrès humain », ironise l'écrivain. « L'humanité a l'étoffe du temps, elle n'est rien dans l'instant, et c'est le souvenir réactualisé du mémorable qui la fait à chaque reprise avancer », ajoute-t-il, soucieux visiblement de convaincre le président.

Et l'ancien conseiller de François Mitterrand de regretter que la gauche au pouvoir n'ait pas pris le temps de « commémorer dignement » le 80e anniversaire du Front populaire. « Cela ne m'aurait pas paru passéiste, mais prometteur », estime-t-il. « Me prêter l'idée que la France a disparu, quand elle connaît tout bonnement une métamorphose, c'est m'attribuer une sottise proche de la calomnie », conclut le philosophe.


l’auteur, à propos de Hollande, a dit dans une précédent interview  : « Une colonne vertébrale, cela ne tombe pas du ciel et les petites circonstances ne font jamais un grand caractère ». Et retenons aussi ce jugement contre ses anciens camarades : « La gauche préfère tellement le pouvoir sans idées aux idées sans pouvoir, qu’elle fait le caméléon ».

00:16 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

19/10/2016

Tous à la marche demain!

FRONT DU REFUS : LA MARCHE DU 20 OCTOBRE CONFIRMÉE 
*****
Les Partis politiques et Organisations de la Société civile membres du Front du Refus de la nouvelle Constitution, informent le vaillant Peuple de Côte d’Ivoire et la Presse nationale et internationale que la marche pacifique prévue, ce jeudi 20 octobre 2016, se déroulera selon les modalités et le programme suivants :
• Date de la marche : 
Jeudi 20 octobre 2016 ;
• Point de rassemblement : 
Grand Carrefour de la caserne des Sapeurs Pompiers militaires, à Adjamé-Indénié ;
• Heure de rassemblement : 6h30
• Arrivée des leaders 7h30
• Départ de la marche : 7h35
• Point de chute de la marche et meeting : Place de la République au Plateau.

Le Front du Refus de la nouvelle Constitution compte sur la mobilisation et la discipline de tous pour le succès de cette marche pacifique pour la dignité et pour la souveraineté du peuple de Côte d’Ivoire.

L'AIRD (Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie) présidée par le ministre Eric Kahe et représentée au Front du Refus par le vice-président Georges Temanin, invite tous ses militants à prendre une part décisive à cette marche.

AIRD - Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie

Merci à Mme la ministre Akissi Danièle Boni Claverie, presidente de l'URD, pour sa détermination et sa prise de participation à la stratégie...
A nous peuple de faire notre part à présent.

Eric Kahe

20:30 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

les enjeux de cette nouvelle Constitution

Barack Obama en visite au Ghana voisin disait "l'Afrique n'a pas besoin d'hommes forts mais d'institutions fortes".

Est-ce ce à quoi nous avons droit avec la Nouvelle Constitution ? Voyons ensemble :
Le Président de la République :

- peut aussi être Pdt d'un parti politique s'il le veut (art 61).

- est le détenteur exclusif du pouvoir exécutif (art 63)

- est le chef de l'administration, il nomme aux emplois civils et militaires (art 67).

- est le chef suprême des Armées, il preside les conseils de défense et de sécurité (68).

- accrédite les ambassadeurs... (art 69).

- nomme le 1er ministre. Il met fin à ses fonctions (Art 70).

- Préside le Conseil des ministres (art 71).

- peut demander au parlement l'autorisation de prendre par ordonnance des mesures qui sont normalement du domaine de la loi... (art 106).

- nomme le Pdt du Conseil Constitutionnel (Art 129).

- nomme tous les autres membres (conseillers) du conseil constitutionnel (art 130)

- nomme le Pdt du Conseil Supérieur de la magistrature (art 145).

- nomme le Pdt de la Cour suprême (art 150).

- nomme le Pdt de la Cour de Cassation et le Pdt du Conseil d'Etat (art 150 al 2).

- nomme le Pdt de la Cour des comptes (art 153).

- nomme le Pdt de la Cour de justice qui est chargée de le juger (art 160).

- nomme le Médiateur de la République (art 167).

- nomme le vice-Président de la République (art 179).

Obama, ton rêve d'une Afrique avec des Institutions fortes n'est pas pour demain... du moins en Côte d'Ivoire.

Jean Bonin

_______________________

 Il faut aussi ajouter :
- Il nomme le 1/3 des Sénateurs 
- Il peut modifier la Constitution sans faire de Référendum en passant par le Congres (Sénateur et Députés)
Hum! Voila il faut faut bien LIRE la Constitution pour BIEN comprendre de quoi il est question !

A Aziz Karim

20:26 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Les réflexions qui immortaliseront un certain Jeannot



l'argument choc de maître AHOUSSOU Jeannot :

"Ceux qui appellent à voter non dans le cadre de la réforme constitutionnelle n’aiment pas Gbagbo...Si Gbagbo revient à 90 ans il peut-être candidat. Plutôt que de voter en faveur de cette Loi fondamentale qui lève le verrou de la limitation d'âge, ils appellent au boycott. Le FPI n’aime pas Laurent Gbagbo "

le même
Ahoussou Jeannot face aux députés (pendant la discussion de l'avant projet de la constitution, alors que le sujet portait sur l’État de santé du candidat à la présidentielle, condition supprimée dans le nouvel article )
:"nous tous ici avons des petites maladies intimes (rires dans la salle). Si on doit chercher à vérifier en détail notre état de santé, il n'y aura personne pour être président".
Shlomit

Bref, des paroles d'un juriste, accidentellement ancien premier ministre de cette Côte d'Ivoire émergente, et aujourd'hui chargé des bonnes relations entre l'opposition et le pouvoir. Vraiment dans cette république bananière le sérieux, l'intégrité et le respect sont encore des valeurs à cultiver, ou plutôt à faire germer...

20:02 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

CPI, 19 octobre 2016

Rapport médical du témoin Metch Metchro Moïse Harold Fabrique né en 1983 à Cocody (Abidjan) établi par Dr Koné Adama, médecin psychiatre à l’hôpital psychiatrique de Bingerville.
Dans ce rapport lu par le greffe(Au Procès de Simone GBAGBO le 19 juillet 2016), le témoin Metch Metchro déclare, «Je suis un faux-sérieux et formateur de mise en scène ». Puis au Dr Koné Adama d’écrire: «Lors de l’expertise, nous avons remarqué que la tonalité de la voix de M. Metch est variable, le contenu aussi est variable. Trait de personnalité : hystérique». Puis, l’expert fait savoir que le témoin n’est certes pas fou, mais il a une personnalité pathologique hystérique. Ce qui veut dire que le témoin Metch Metchro Moïse Harold Fabrice alias colonel H est capable d’exagérer dans les faits qu’il relate.
Abidjan Cotedivoire



Affaire " Laurent #Gbagbo et Charles Blé Goudé " - Témoin à charge « Metche Metchro Moise Harold Fabrice ».
 Retransmission des audiences du 19 Octobre 2016.
[ Partie 1 ] - bit.ly/2ektmd9
[ Partie 2 ] - bit.ly/2eRc6vn
[ Partie 3 ] - bit.ly/2e7xspv
[ Partie 4 ] - bit.ly/2ekuaiq
ClaudusKouadio

18:10 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Dans la rue pour opposer à la haine, la paix et l'amour

TOUS DANS LA RUE POUR LA PAIX EN COTE D'IVOIRE

On parle d'une nouvelle Constitution, 
Elle a été élaborée dans la confusion. 
Au peuple, dit-on, elle sera soumise. 
Mais, évitera-t-on pour autant une crise?

À dire vrai, le chaos est leur souhait 
Et le désordre, ce qui vraiment leur plait. 
Sinon, pourquoi un si funeste projet, 
Fabriqué dans l'ombre et sans objet, 
Et,avec malice, demander aux ivoiriens 
D'aller donner leur avis pour rien?

Le résultat est d'avance connu, c'est clair. 
Alors, on se demande, que faire? 
D'abord, refuser ce vote bidon 
Et à cette consultation dire non, 
Car ces gens-là ont dévoyé le vote, 
Qui chez eux n'a jamais eu la cote.

Le peuple est souverain, c'est connu, 
Pour sa survie, il doit prendre la rue. 
Jusqu'à présent, ces gens-là pavoisent. 
Par la violence et le sang ils s'imposent. 
Ils se moquent de voir la Nation détruite. 
Les ivoiriens, eux, la veulent construite.

Aussi, dans la rue opposeront-ils la paix 
Et l'amour à la haine qu'ils rejettent à jamais.

Dacoury-Tabley Philippe-Henri 
Poème inédit 
Abidjan, le 18 octobre 2016

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CPI, le grand déballage de ... vent

Vive les plages de silence du Huis-clos...

Notre témoin, déja cité par le journal Paris-Match le 21/07/2016.`
"Un témoin bien embarrassant. Moïse Metchro Harolde Metch, dit «commandant Hôtel ou Colonel H», «chef du Groupement des patriotes pour la paix (GPP)», une des nombreuses milices qui sévissaient en Côte d'Ivoire sous l'ex-président Laurent Gbagbo de 2000 à 2011, avait déjà mis en cause mercredi les forces pro-Gbagbo dans la mort du patron français Yves Lambelin en 2011. Dans la même journée, il a accusé l'ex-Première dame ivoirienne Simone Gbagbo d’être responsable de la mort du journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer, porté disparu en 2004 à Abidjan."
la suite, non autorisée à la reproduction peut être lue ici
retransmission du jour

Retransmission des audiences du 18 Octobre 2016.
[ Partie 1 ] - bit.ly/2eNxpxA
[ Partie 2 ] - bit.ly/2dLT59s
[ Partie 3 ] - bit.ly/2dxYPWL
[ Partie 4 ] - bit.ly/2eC3p8W



LES ÉCHOS DE LA HAYE CE 18 OCTOBRE 2016
Premier jour d'interrogatoire pour Metche Metchro Moise Harold Fabrice. Le témoin a répondu aux questions du bureau de la procureure au sujet du Groupement des patriotes pour la paix (GPP), une organisation paramilitaire qu'il a rejoint dès sa création en 2002.
Genèse du GPP, transformation, organisation, hiérarchie et liens avec le pouvoir politique, tels ont été les sujets abordés par le témoin ce mardi 18 octobre. Interrogé par l'accusation, Metche Metchro Moise Harold Fabrice est tout d'abord revenu sur la création du groupe paramilitaire par Charles Groguhet en octobre 2002, suite à la tentative de coup d'Etat. Objectif affiché : « Faire face à la rébellion et soutenir les forces de défense et de sécurité (FDS) », explique le témoin.
Selon ses dires, un recrutement de jeunes civils « fidèles au pouvoir » a donc été lancé et en novembre, lui-même a rejoint les rangs du groupe, qu'on appelait alors « Les jeunes coureurs ». Encadrés par des membres de l'armée régulière, les nouveaux éléments ont reçu une formation au maniement des armes (AK 47), au déplacement tactique et à l'apprentissage de la discipline. A l'époque, deux figures dirigeaient le groupe paramilitaire : Zagpa You pour le volet militaire et Charles Groguhet, qui faisait « le pont avec la politique », selon les dires du témoin, en particulier avec « Charles Blé Goudé ».
Le 23 mars 2003, suite à un conclave de la Galaxie patriotique, le GPP est officiellement lancé, raconte Metche Metchro Moise Harold Fabrice. Touré Moussa Zeguen, qui, selon le témoin, entretenait lui aussi des contacts étroits « avec la Galaxie patriotique dirigée par Charles Blé Goudé », prend alors la tête du groupe. Le dénommé Jeff Fada (Jean-François Kouassi) s'occupe de son côté des aspects militaires, coordonnant les activités du GPP via le général Sako, à l'Etat-major des armées. Selon les dires du témoin, à cette époque, quelques 800 membres du GPP sont alors cantonnés à l'Institut Marie Thérèse à Adjamé. Ces derniers bénéficient de plusieurs avantages, vivres et per diem de 40 000 francs CFA, les vivres étant fournis par l'Etat-major à Jeff Fada et les per diem récupérés par Touré Moussa Zeguen auprès de Charles Blé Goudé.
« les relations entre le GPP et le pouvoir sont devenues officieuses »
Mais à partir de 2006, « les relations entre le GPP et le pouvoir sont devenues officieuses », explique le témoin. « On a dû faire profil bas », poursuit-il, notant la perte de certains privilèges. En cause : des rapports d'exactions commis par les éléments du GPP relayés par la presse internationale. « Certains comportements pouvaient gêner politiquement », note le témoin. Par ailleurs, des affrontements avec des policiers ont entraîné la délocalisation du groupe paramilitaire vers une autre base. Celui-ci se serait installé plus loin de la ville, à Azito, sur un terrain prêté par Philippe Mangou. À cette époque, le groupe a toujours pour mission de suppléer les forces de sécurité, notamment dans le cadre d'opérations particulières. Il s'agit principalement de mener des perquisitions dans des mosquées ou des domiciles privés pour trouver des caches d'armes. Mais les relations avec la population d'Azito sont loin d'être au beau-fixe, notamment à cause de rançonnement régulier de la part du GPP, selon les dires du témoin. Ainsi, des affrontements éclatent en novembre 2006 et le groupe paramilitaire doit quitter les lieux.
Autre événement marquant dans l'histoire du GPP : l'accord DDR (désarmement, démobilisation, réinsertion) en 2007. Selon le témoin, le groupe n'a pas été dissout officiellement mais les éléments ont du procéder à un « désarmement symbolique au nouveau camp Akouédo ». La consigne de la hiérarchie, relayant le pouvoir centrale aurait été la suivante : le GPP se désarmera lorsque les rebelles seront désarmés. A cette époque selon le témoin, le GPP comptait quelque 30 000 membres et un certains nombre d'entre eux ont été intégrés aux FDS suite au processus DDR. Mais le GPP aurait continué d'exister, malgré certaines tensions au niveau de la hiérarchie. Le témoin a expliqué qu'il y avait alors une « bicéphalie » entre Yoko Yoko Bernard Bouazo et Touré Moussa Zeguen, ce dernier étant jugé responsable de l'indiscipline de ses éléments et contesté au sein même de son groupe, accusé de corruption. L'affaire s'est finalement réglée au cabinet du ministre de la Défense en septembre 2009. « Zeguen a dit qu'il passait la main à Bouazo », précise le témoin. Fidèle du second, le témoin raconte qu'il a de son côté rejoint en 2009 la base d'Adjamé, devenant le chef d'Etat-major adjoint de la GPP.
A cette époque, le groupe, qui comptait quelque 18000 éléments, possédait plusieurs bases, ayant une « stratégie d'être présent dans chaque commune » d'Abidjan. Les éléments n'étaient plus rémunérés selon les dires du témoin, mais continuaient de recevoir des vivres. Pour recevoir de quoi nourrir ses troupes, Bernard Bouazo « adressait un courrier au secrétariat de la Première dame » et « recevait un retour favorable », explique le témoin.
Avant que ne soit suspendue l'audience, l'accusation a demandé des précisions à Metche Metchro Moise Harold Fabrice sur le code de loyauté du du GPP. « Soumission, soumission, exécution avant réclamation. La trahison engendre le sang », a récité le témoin. Ce dernier a précisé qu'au sein du groupe paramilitaire, l'exécution d'un ordre ne pouvait faire l'objet de débat, même s'il était illégal, sous « peine de graves conséquences ». L'ancien numéro 2 du GPP a tenu a donné un exemple de ces « conséquences », racontant l'histoire d'un des éléments soupçonné « d'intelligence avec l'ennemi ». Alors que les chefs discutaient du sort à réserver à cet homme, le lendemain, ce dernier « aurait glissé du balcon », trouvant la mort dans « l'accident », selon les propos du témoin.
(Résumé intégral de Camille Dubruelh du site Ivoire Justice)
Fier Ivoirien II/



 Après les officiers de l’armée qui ont témoigné contre Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, la procureure de la CPI, Fatou Bensouda, a appelé en renfort Metch Metchro Moïse Harold Fabrice qui dit être un ancien chef d’état-major du GPP (Groupement des Patriotes pour la Paix), un groupe d’autodéfense fidèle au régime Gbagbo. C’est donc cet ancien combattant qui tentera de couler les deux pensionnaires de la prison de Scheveningen.  
Metch Metchro Moïse, le bourreau de Laurent et Simone Gbagbo ? 
C’est donc dans cette logique que l’ex-commandant adjoint du GPP, qui se fait aussi appeler « colonel hôtel » ou « colonel H », a déjà déposé, les 20 et 21 juillet derniers, contre Simone Gbagbo, lors de son procès devant la Cour d’Assises d’Abidjan. La deuxième partie consiste alors à témoigner contre Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé. 
Mecth  Metchro fera-t-il comme Abéhi ? 
L’accusation a mis tout son espoir sur le témoignage de ce natif de Dabou. Sera-t-il à la hauteur des attentes de Fatou Bensouda ? Y parviendra-t-il à accabler Laurent Gbagbo et Blé Goudé ? Les avocats de la Défense useront (comme à leur habitude) de tous les moyens pour faire craquer le témoin. Soupçonné de démence, Metch Metchro fera-t-il faux bond à l'accusation, comme le commandant Jean-Noël Abéhi ? L’avenir nous le dira… 
Anel’G
Mardi 18 Octobre 2016
ABIDJANACTU.COM

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Procès de Simone Gbagbo ; deux témoins peu crédibles qui fondent en larmes. ..



Assata Silué, sergent de Police et Aïssata Camara, commerçante, témoins à charge contre l'ex-Première dame ivoirienne, ont brillé, mardi, par leur témoignage avant de fondre, l'une après l'autre, en larmes à la barre. 

 
Assata Silué se dit victime ''indirecte'' des faits reprochés à Simone Gbagbo. Elle explique à la barre avoir été informée que son frère a été abattu, ''trois jours après le 11 avril 2011", pendant la crise pets électorale à Yopougon.
 
''Savez-vous qui a tué votre frère ?'', interroge le juge Boiqui Kouadio. '' Franchement je ne sais pas'', répond le Sous-officier de police. ''Mais pourquoi liez-vous cette mort à Mme Gbagbo ?'', questionne le juge. Le témoin répond qu'elle n'impute pas la cause à Simone Gbagbo, mais ''c'est parce qu'elle était au pouvoir''.
 
L'avocat de la Défense Me Mathurin Djirabou rebondit sur la réponse du sergent de police . ''Est-ce que le témoin a un certificat du genre de mort de son frère ? '', interroge le conseil de Simone Gbagbo. "J'ai établi le certificat de décès'', répond dame Assata Silué. Le policier-témoin est rattrapé par la non concordance de ses déclarations.
 
A l'instruction, le sergent Assata, selon le récit de Me Rodrigue Dadjé de la Défense, a produit ''un certificat indiquant que son frère est mort le 8 avril 2012, puis un second certificat de décès du 24 février 2011, soit un document établi avant la date présumée de mort dudit frère'', relève Me Dadjé.
 
A ces irrégularités dans les déclarations, s'ajoutent celles faites à la barre, où le témoin déclare que son frère est décédé trois jours avant le 11 avril 2011.
Et le comble est que qu'elle soutient avoir déclaré la mort de son frère au commissariat du 16ème arrondissement à Yopougon, le 24 février 2012. 
 
Par allégations ces contradictoires, le policier témoin venait de se faire prendre à son mensonge avec trois versions très variantes sur la date du décès de son frère. 
 
Sur cette lancée, le juge s'énerve pour signifier le grossier mensonge qui se laisse entrevoir. « Dites-nous Mme, en âme et conscience, si votre frère et mort le 8 avril 2012 ? », interroge le juge avec insistance. La dame témoin confuse perd la langue. Elle n'arrive pas répondre à la question. Cette attitude de mutisme de témoin ne manque pas d'irriter le juge qui s'emporte. Visiblement excédé d'entendre des contre-vérités criardes du témoin. ''Mme, vous avez fait une déclaration mensongère au juge d'instruction et à la barre'', assène le juge Boiqui au policier témoin.
 
Le Procureur Ali Yéo intervient pour plaider auprès de la Cour, afin que le témoin ''puisse souffler''. La requête est acceptée par le président qui suspend l'audience à 15 heures ( heure locale et GMT) .
 
À la reprise à 17 heures, la mésaventure continue pour la dame policière avec les offensives de Me Djirabou et Me Dadjé qui concluent que ''le témoin Assata Silué a fait du faux et usage de faux sur la date de la mort de son frère''.
 
Quant à Aïssata Camara, commerçante de son état, elle déclare avoir perdu le fils de son grand-frère nommé Madou Camara. Là aussi, le certificat de décès brandi par dame Aïssata a été établi en 2012.
 
Confondue par la suite par le juge et la défense, elle craque et se met, également, à pleurer à la barre, contraignant le juge à suspendre l’audience.
 
Auparavant, les témoins Youssouf Traoré et Salifou Ouédraogo n'ont pas, eux aussi résisté à l'interrogatoire de la Cour et de la défense, se perdant des déclarations contradictoires les unes après les autres.
 
Simone Gbagbo est poursuivie pour ''génocide, crimes contre les populations civiles, crimes contre les prisonniers de guerre, meurtre, assassinat, viol, coups et blessures volontaires, complicité, vocation et tentatives de ces infractions, voies de faits et crimes contre l'humanité'' selon l'arrêt d'accusation du 29 janvier 2016, la renvoyant devant la Cour d'assises.
 
Source : APA repris sur LeCridAbidjan

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Deux nouveaux trains à détruire pour notre classe politique.



La nouvelle Constitution devrait être une affaire de débats constructifs d'idées entre tous les enfants de ce pays. Malheureusement, comme d'habitude, nos hommes politiques ont réussi à nous priver de parole en s'accaparant le sujet devenu une affaire entre les politiciens. Et nous voilà embarqués de nouveau dans deux trains qui roulent en sens inverse, tous deux conduits par les politiciens qui vont en descendre avant la collision.
Pauvre peuple, ton sang servira donc continuellement d'élixir pour cette infernale classe politique ?
Heureusement qu'une lueur d'espoir commence à poindre à l'horizon. Je l'ai constaté lors d'une récente tournée à l'intérieur du pays pour une enquête sur l'état de dégradation des écoles primaires dans les zones rurales: le produit appelé "Classe politique ivoirienne" est en train, rapidement, de se démonétiser dans l'esprit des populations, quel que soit le camp dans lequel elles se reconnaissent. Et ça, c'est plutôt une bonne nouvelle.
Bientôt nos politiciens se retourneront et verront qu'il n'y a pas grand monde derrière. Affi N'guessan et son contorsionnisme en ont fait récemment l'amère expérience. Le RDR commence à le constater. L'image du stade vide lors de la célébration des 20 ans n'a pas été suffisamment analysée. Le meeting de la jeunesse du RHDP le week end dernier se présente plutôt comme une piqûre de rappel et il faudra sans doute dégager de gros moyens financiers et utiliser un trésor d'imagination en terme de mobilisation pour ne pas renforcer ce sentiment ce samedi au stade Houphouët-Boigny. La branche Sangare du FPI aussi est attendue au tournant ce jeudi. Un échec de cette marche et ce serait le début de la fin. 

Les intérêts des hommes politiques Ivoiriens, depuis des décennies, sont les mêmes: " tout pour nous". 
Le problème c'est que les Ivoiriens, de plus en plus, ont comme d'autres problèmes. Ils connaissent la musique..

Tiémoko Antoine Assalé

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18/10/2016

Cuba, une île bio où le miel coule à flot

alors que partout ailleurs les abeilles souffrent


Pour cause d’embargo, les agriculteurs cubains n’ont pas eu accès aux produits phytosanitaires pour protéger leurs cultures. Un article publié dans « the guardian » en février 2016, montre que ce fut un mal pour un bien. Bio malgré elle, l’île est aujourd’hui le seul endroit au monde où les abeilles sont en bonne santé. Le miel bio cubain s’exporte très bien, et l’apiculture s’y développe.

Depuis bientôt 25 ans, Cuba n’avait plus accès aux pesticides pour la protection de ses productions agricoles

Après l’effondrement de l’Union Soviétique en 1991, qui était le principal partenaire commercial de Cuba, l’île a été dans l’incapacité de se fournir en pesticides, par manque de devises étrangères et à cause de l’embargo des États-Unis. Par nécessité, le gouvernement a alors adopté une politique d’agriculture bio, qui perdure aujourd’hui. Avec l’assouplissement de l’embargo suite à la restauration des liens diplomatiques entre les deux pays, les exportateurs de miel bio cubain constatent une forte croissance commerciale.

la production de miel bio prend une place de plus en plus importante dans les exportations cubaines de denrées agricoles

Longtemps connu pour ses cigares et son rhum, Cuba a désormais ajouté le miel bio à ses principales exportations agricoles. Alors que dans le reste du monde, l’usage de pesticides a provoqué le déclin des populations d’abeilles. 
Selon Théodor Friedrich, représentant de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (ou ONUAA) à Cuba, le miel bio est ainsi devenu la quatrième exportation agricole du pays, derrière le poisson, le tabac et l’alcool, mais devant le sucre et le café, qui sont pourtant des produits réputés. 
« Tout le miel cubain est certifié bio. Il a un goût spécifique, très typique, qui en fait un produit très recherché. »

Cuba a produit plus de 7 200 tonnes de miel bio en 2014 pour une valeur d’environ 23,3 millions de dollars, selon les statistiques gouvernementales cités par l’ONUAA. La production du pays est encore minuscule comparée aux poids lourds du miel, comme la Chine, la Turquie, et l’Argentine. Mais avec une valeur bien supérieure au kilo, les voyants sont au vert pour les apiculteurs cubains.

Grâce a un environnement protégé, sans pesticides, l’apiculture cubaine est en plein essor

Avec 80 ruches bondées d’abeilles, chacune produisant 45 kg de miel par an, Javier Alfonso pense que les exportations cubaines pourraient connaître une augmentation notable dans les années à venir. Sa miellerie au bout d’un chemin de terre à San Antonio de los Banos - ville agricole à une heure de route de la Havane -, a été construite à partir de rien par ses employés. 
« Nous ne sommes encore qu’une petite unité de production, mais nous pouvons nous agrandir, dit-il en regardant les rangées de ruches en bois vides. » 
Comme les autres apiculteurs cubains, il vend le miel exclusivement au gouvernement, qui le paie selon le prix du marché mondial et prend alors la responsabilité de vendre le produit à l’étranger. 
La majorité de l’exportation de miel se fait en Europe, précise-t-il. Il aimerait pouvoir emprunter de l’argent afin d’augmenter sa production, mais il est difficile d’obtenir un crédit. Aussi lui et son équipe construisent eux-même les infrastructures nécessaires aux abeilles. 
« C’est un environnement très naturel pour les abeilles, raconte Raul Vasquez, employé à la ferme. Le gouvernement n’est pas autorisé à nous vendre des produits chimiques. C’est peut-être pour ça que les abeilles ne meurent pas ici ». 
Bien qu’encore modeste, la production cubaine de miel bio cherche aujourd’hui à valoriser ses atouts sur le marché américain, alors que les autres pays producteurs sont en situation difficile.

Le contraste entre la santé des abeilles à Cuba et celles d’Europe ou d’Amérique

Les apiculteurs, notamment américains et canadiens, se plaignent depuis longtemps de la menace que les pesticides posent aux abeilles et et à l’ensemble de l’a filière apicole.
L’ US Environmental Protection Agency a rendu public une étude indiquant que l’usage d’insecticides sur les plants de coton et les arbres fruitiers avait un impact néfaste sur les populations d’abeille. 
« Je ne pense pas qu’il y ait le moindre doute sur le fait que les populations d’abeilles aient baissé, aux États-Unis et en Europe, depuis la 2ème Guerre Mondiale » lance Norman Carreck, directeur scientifique de l’International Bee Research Association, à la Fondation Thomson Reuters. Selon lui, les changements climatiques, la diminution de l’espace disponible pour l’habitat des abeilles sauvages, les maladies et les pesticides sont responsables de ce déclin. 
Pour Théodor Friedrich, en raison de l’absence de pesticide, la production de miel bio à Cuba pourrait servir de protection face aux problèmes touchant les autres exportateurs de miel, et pourrait devenir une source croissante de revenu pour les fermiers de l’île. 
« L’usage de pesticides en général est très limité, explique-t-il. Et c’est pour cela que Cuba n’a pas été victime des pertes qui ont affecté les population d’abeilles dans les autres régions du monde. »
tigoo-miel.com

22:56 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |