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25/10/2016

ah ces politiciens ivoiriens

Lu sur la toile...
" je n'ai jamais appris que les militants du RDR se plaignent de la vie chère et de la mauvaise gouvernance , Mr le journaliste c'est vous qui m'informez "
CISSÉ BACONGO , conseiller de DRAMANE OUATTARA
C'est méchant, vraiment méchant


Les Ivoiriens sont vraiment en danger.
HAMED BAKAYOKO FACE AUX ROIS ET CHEFS TRADITIONNELS : " Alassane Ouattara a retiré la notion de la visite médicale des candidats à l'élection présidentielle pour éviter toutes polémiques. Est-ce que c'est parce qu'un candidat a le paludisme le jour de la visite médicale qu'il ne peut plus se présenter ???"
Ce qui veut dire qu'un candidat atteint même de troubles psychiques peut etre candidat à l'élection présidentielle.
Pourquoi l'on exige alors une visite medicale pour tout concours à la foncion publique?

MAIS POURQUOI LES GENS SONT DEVENUS BETE BETE COMME CA DANS CE PAYS LÀ

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les politiciens ivoiriens ont du talent!


" J'ai supprimé le sénat et j'ai utilisé les fonds alloués à cette institution pour construire cette centrale car mon peuple a plus besoin d'électricité que de sénateurs qui ne servent à rien " MACKY SALL président du Sénégal

Faites lire le message à DRAMANE OUATTARA

Fréjus Koffi

Ahmed Bakayoko face aux rois et chef traditionnels ce jour: ''Alassane Ouattara a retiré la notion de la visite médicale des candidats à l'élection présidentielle pour éviter toutes polémiques. Est-ce que c'est parce qu'un candidat a le paludisme le jour de la visite médicale qu'il ne peut plus se présenter ???"
Mon Dieu, quelle calamité! Qu'avons-nous fait Seigneur pour mériter ces gens là?
Fier Ivoirien II


Madame Bulldozer Anne OULOTTO vient à peine de finir sa réunion de campagne à Guiglo, avec quelques personnes dans la salle.
Seul argument de campagne : Toute personne rapportant le bulletin ORANGE, au sortir du bureau de vote aura droit à un billet de cinq mille francs (5.000F). Cash !
S'il n'existait pas encore des tonnes d'ossements, des milliers de corps de coprs des Wê desséchés, dans les puits, dans la broussaille, dans les maisons inachevées, dans cette partie de la Côte d'Ivoire....
Si des mossi n'étaient pas devenus chefs de plusieurs villages dont les populations ont été massacrées, et contraintes à l'exil pour les plus heureux, ce serait une vraie aubaine....
Diantre ! Avec les progrès technologiques, combien de jours faudrait-il pour imprimer des millions de bulletins jaunes à vendre ce jour à 5.000 F. ?
Mais, l'affaire étant grave, personne ne laissera de bulletin vert dans l'urne ce jour, comme personne ne vendra aucun bulletin orange.
Roger Dakouri Ledj

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suspension du procès de Simone Gbgabo

 Lundi 24 octobre 2016 – La défense de l’ex première dame a annoncé ce lundi sa suspension à son procès apprend KOACI.COM de Maitre Dadje.
Selon l'avocat, « la cour d’assises a refusé que des personnalités ivoiriennes, acteurs impliqués dans les faits pour lesquels sa cliente est poursuivie, notamment les marches du RHDP sur la RTI, celle des femmes à Abobo et le bombardement du marché Siaka ne puissent pas comparaitre à la barre. »
Pour les avocats de l’épouse de Laurent Gbagbo, le témoignage de ces personnalités, dont Guillaume Soro, Philippe Mangou, Edouard Kassaraté, Charles Koffi Diby, Bredou M’Bia et autres, est indispensable à la manifestation de la vérité et ils n’entendent pas passer outre.
Simone Gbagbo déjà condamnée à 20 ans de prison ferme pour atteinte à la sûreté de l’Etat, est poursuivie pour crimes de sang et contre l’humanité lors de la crise post-électorale.
 KOACI.COM

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A Mossoul, Bernard-Henri Lévy aurait refusé d'abriter un journaliste dans son véhicule blindé

24/10/2016 RT.com

Le philosophe, qui prépare un documentaire aux abords de la ville irakienne en guerre, aurait refusé à un journaliste de trouver refuge dans son véhicule sécurisé. Un geste aimable, qui a déjà suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux.

Aucun conflit, semble-t-il, ne peut se passer de la compagnie du philosophe français à l'éternelle chemise blanche. Cette fois, c'est aux environs de la cité irakienne de Mossoul, que l'armée essaie de reprendre aux djihadistes de Daesh depuis le 17 octobre, que l'écrivain de 67 ans a été repéré... dans des circonstances guère flatteuses.

«J'ai croisé BHL sur le front à l'est de Mossoul. Il a refusé que je rentre dans son véhicule blindé alors que j'étais à découvert», a tweeté mercredi 23 octobre le journaliste indépendant Wilson Fache, qui a collaboré, notamment, avec l'AFP, le média belge RTBF et la chaîne américaine CNN.

Si la scène n'a été décrite que par ce reporter, la présence de Bernard-Henri Lévy dans la région de Mossoul est confirmée par le philosophe lui-même. Une publication du dimanche 23 octobre sur le site de la revue La Règle du Jeu, qu'il a lui-même fondée, indique en effet que «l’écrivain Bernard-Henri Lévy est retourné au Kurdistan irakien pour préparer un deuxième long métrage qui s’intitulera "La bataille de Mossoul"». Le texte précise même que l'intellectuel français bénéficie d'un véhicule sécurisé : «Très proche du président kurde, Massoud Barzani, BHL s’est rendu cette semaine sur la ligne de front contre Daech, dans un blindé, pour participer à une offensive avec les chefs militaires des peshmerga».

«Il ne voulait pas se faire piquer le scénario de son prochain navet...»

La description d'un BHL refusant de faire monter un journaliste en danger dans son blindé en pleine guerre n'a pas manqué de faire réagir de nombreux internautes.

Un utilisateur de Twitter a ainsi moqué le courage relatif de l'auteur de La Barbarie à visage humain...

... tandis qu'un autre a préféré prendre pour cible les reportages de guerre – tels «Peshmerga» – que le philosophe aime tourner.

La légendaire chemise blanche de l'écrivain, bien sûr, a également été au centre de quelques moqueries.

D'autres internautes ont réagi avec moins de légèreté à l'information, accusant BHL de desseins malveillants ou d'espionnage en Irak.

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vers un face à face Soro/ MamKoul?



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Pourquoi Trump peut (encore) gagner l’élection

Je suis incapable de prédire l’avenir, et je ne m’y risque pas. Je peux en revanche vous apporter quelques éléments factuels — j’ai une faiblesse pour les faits — qui n’ont pas été pris en compte par les analystes.


 JEAN-PATRICK GRUMBERG LE 22 OCTOBRE 2016

  1. L’effet Brexit
    L’effet Brexit tient en deux chiffres et une explication : 52 % des Britanniques se sont prononcés pour la sortie de l’Angleterre de l’UE, tandis que les derniers sondages donnaient le Brexit perdant avec 43 %. C’est 9 points de différence, et il faut les expliquer pour comprendre comment ils peuvent revenir à Donald Trump.
    L’ex Premier ministre Cameron n’a pas hésité à qualifier d’immoral le vote pour la sortie de l’UE. Il a accusé ceux qui envisageaient de voter pour Brexit de vouloir « l’auto-destruction » de la Grande-Bretagne.
    Les commentateurs politiques, la BBC en tête, ont dressé le portrait des tenants de la sortie : ce sont des xénophobes, des islamophobes et des identitaires qui refusent la diversité multiculturelle, bref, ce sont des racistes, honte sur eux.
    Résultat, ceux qui désiraient le Brexit étaient si embarrassés d’être ainsi insultés, si humiliés d’être réduits par la police de la pensée à ce qu’ils ne sont manifestement pas, qu’ils ont tout bonnement cessé de répondre aux sondeurs. Cela a donné 9 points d’écart.
    Aux États-Unis, le phénomène est le même. Un ami qui vote pour Clinton et m’assure qu’il est respectueux de toutes les opinions me disait : « mes amis et ma famille ont des valeurs, jamais ils ne voteraient pour Trump ». Je lui a fait remarquer que je vote pour Trump et il a coupé le dialogue, humilié par sa radicalité exposée. Un autre tout aussi « tolérant » m’a dit que voter Trump est une insulte à l’intelligence.
    Partout les gens se font insulter s’ils déclarent préférer Trump, aussi n’est-il pas du tout impossible que ceux qui ont décidé de voter Trump aient choisi de ne plus répondre aux sondeurs : effet Brexit = 9 points.

  2. Le taux d’abstention
    Les sondages ont tous un même point faible : aucun ne sait quel sera cette année le taux d’abstention, et il peut faire basculer l’élection.
    Il est avéré que cette élection, contrairement à toutes les autres, consiste d’abord à voter contre un candidat. Selon un récent sondage du Wall Street Journal, confirmé par celui du Pew research center, 51 % des électeurs de Trump disent que leur vote est destiné avant tout à faire barrage à Clinton. De même, 44 % des électeurs de Clinton déclarent qu’ils voteront Clinton principalement pour que Trump ne soit pas élu. Cela peut conduire à un taux d’abstention record : des gens qui décident tout simplement de ne pas aller voter parce qu’ils considèrent Clinton comme corrompue, menteuse et non fiable (67 % des Américains), et qu’ils pensent dans le même temps que Trump n’est pas apte à gouverner (62 %).

    Autre facteur, les révélations de Wikileaks.
    Les supporters de Bernie Sanders, principalement les jeunes, les progressistes et les « socialistes », sont dégoûtés par le contenu des emails publiés par Wikileaks qui montrent que l’élection primaire démocrate a été trafiquée — disons même largement magouillée — par le parti démocrate au profit d’Hillary Clinton : les questions des débats ont été données à l’avance à Clinton ; dans certains États, les dates des débats ont été adaptées pour la favoriser ; dans d’autres qui devaient revenir à Sanders, le Comité électoral démocrate a décidé de réduire le nombre de bureaux de vote pour décourager les gens de se déplacer loin, etc.
    Ensuite, les emails révèlent ce que les progressistes craignaient le plus : il est avéré que dans ses conférences payées par les banquiers, Clinton s’est présentée comme la complice de Wall Street en déclarant que les banques « sont mieux placées que quiconque pour se réformer elles-mêmes », elle a dit ne pas être opposée à l’achèvement du pipeline Keystone que les écologistes ont réussi à bloquer, et a dit – entre portes closes – que l’extraction du pétrole de schiste n’est pas si mal que ça, et que le réchauffement climatique n’est pas une chose certaine. Et les immigrationnistes ont également noté qu’elle a avoué qu’il n’est pas possible de savoir si les immigrés syriens sont des terroristes ou pas.
    Il se pourrait pour cela que l’électorat jeune décide de rester chez lui.
    Enfin, on doit considérer le vote noir. Rien ne permet de déduire que la même proportion de noirs, qui traditionnellement votent peu, se déplacera en nombre pour Clinton. J’ai l’impression que le bon sens a tant disparu qu’il faut rappeler que si les Afro-américains ont voté en masse, c’est parce que Obama est noir, que c’était un vote de race. Dois-je préciser que Clinton n’est pas noire ?
    Là encore, personne ne sait quelle proportion de la communauté noire restera chez elle.

  3. Le taux de participation
    19,214,513 républicains ont voté à la primaire de 2012. Ils étaient 31,108,968 en 2016, soit +62%. Les presque 12 millions de plus se retrouveront-ils dans le taux de participation le 8 novembre ?
    En 2008, 38,111,341 démocrates se sont déplacés pour voter à la primaire. En 2016, ils étaient 29,939,251. Soit une baisse de 8,172,090 de personnes, égale à -21%. Seront-ils 21% de moins à aller voter pour Clinton ?
    Historiquement, il n’existe aucun rapport entre le taux de participation à la primaire et la victoire. Mais s’il existe bien un point sur lequel démocrates et républicains sont tous d’accord, c’est que cette élection ne ressemble en rien aux élections précédentes, et il est dans ce contexte plus qu’hasardeux de comparer le présent avec les élections passées. Les sondeurs, en tous cas, ne tiennent pas compte de cet écart dans l’échantillon de personnes qu’ils interrogent, et cela pose un autre problème de fiabilité.

  4. Les derniers sondages
    Dans plusieurs sondages nationaux publiés hier 21 octobre, Trump fait un bond impressionnant. Rappelons qu’il y a encore 3 jours, après la publication d’une vieille vidéo où il se vantait de ses capacités à séduire les femmes, Hillary Clinton était en tête de 4 à 9 points nationalement.
    1. IBD/TIPP Tracking : Trump 41%, Clinton 40.
    2. Rasmussen Reports : Trump 43 %, Clinton 41.
    3. LA Times/USC Tracking : Trump 45 %, Clinton 45.

  5. Wikileaks
    Dans le dernier jet de publication d’emails de Wikileaks, on apprend que Huma Abedin, qui est la plus proche de Clinton, craignait qu’éclate en plein jour une affaire de corruption impliquant Clinton et la fondation. Le Maroc avait reçu la visite officielle d’Hillary Clinton en échange d’un « don » de 12 millions de dollars à la fondation.
    Dans plusieurs emails, datés de janvier à avril 2015, l’équipe de campagne de Clinton était très inquiète que l’affaire éclate.
    « C’est elle qui a créé ce bordel et elle le sait, » avait écrit Abedin dans un email envoyé à John Podesta, le responsable de la campagne de Clinton, et à Robby Mook, son conseiller électoral.

  6. Conclusion
    Ma conclusion se trouve dans mon introduction : je suis incapable de prédire l’avenir, mais je vous ai apporté quelques éléments factuels qui n’ont pas été pris en compte par les analystes. Si vous avez une boule de cristal, dites-nous ce qu’elle vous révèle…
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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24/10/2016

Nations unies : plus de 80 ONG appellent à l'exclusion de la Russie du Conseil des droits de l'homme



Des dizaines d'organisations non gouvernementales ont exhorté les Nations unies à priver la Russie de son siège au Conseil des droits de l'homme de l'organisation internationale, mettant en cause les actions de la Russie contre Daesh en Syrie.

A quelques jours d'élections pour renouveler 14 des 47 membres du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, des dizaines d'organisations non gouvernementales (ONG) ont exhorté les pays membres de l'Organisation des nations unies (ONU) à exclure la Russie, rapporte l'agence AFP.
Les ONG signataires exhortent les membres à «considérer si le rôle de la Russie en Syrie, qui consiste en particulier à soutenir et entreprendre des activités militaires qui ont ciblé systématiquement des civils et des objectifs civils, l'autorise à siéger à la principale instance intergouvernementale de l'ONU chargée des droits de l'homme».

Le Conseil des droits de l'homme, institution controversée

Mais après un rapport de 2005 des Nations Unies elles-mêmes, qui établissait que « des États ont cherché à se faire élire à la Commission non pas pour défendre les droits de l'Homme mais pour se soustraire aux critiques, ou pour critiquer les autres », le Conseil des droits de l'homme continue de poser question. En septembre 2015, Wikileaks révèle par exemple que le Royaume Uni et l'Arabie saoudite se sont entendus pour s'attribuer des sièges dans l'organisation internationale.

Ce qui vaut à l'Arabie saoudite, la désignation très controversée à la tête du Conseil des droits de l'homme. Outre que le royaume saoudien pratique des exécutions par décapitation et outre le statut réservé aux femmes et aux minorités sexuelles dans le pays, l'Arabie saoudite est fortement soupçonnée d'apporter son aide à Daesh d'une part et de commettre des crimes de guerre au Yemen, où elle dirige une coalition régionale qui frappe durement les civils.

Le 30 septembre 2015, à l'appel du gouvernement de Bachar el-Assad, et conformément au droit international, la Russie intervient auprès de l'armée régulière pour combattre les groupes terroristes, se donnant pour cibles des positions militaires des organisations terroristes de Daesh et d'al-Nosra, rebaptisé Front Fatah al-Cham.

L'appel des ONG coïncide avec l'introduction d'une résolution une semaine plus tôt par le Royaume Uni auprès du Conseil des droits de l'homme. La résolution porte sur des allégations de violations des droits de l'homme en Syrie. Le Conseil a répondu favorablement et voté pour l'ouverture d'une enquête. la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova a qualifié ces accusations de «cyniques» et «déshonorantes».
Détails à suivre...
RT.com

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Malte: un avion de reconnaissance s'écrase avec cinq Français à bord


Un camion de pompier tente d'éteindre le feu de la carcasse de l'avion qui s'est écrasé juste après son décollage de l'aéroport de La Valette.
REUTERS/Ed De Gaetano

Un petit avion s'est écrasé à Malte, ce lundi 24 octobre au matin, avec cinq Français à bord. Ils devaient effectuer un vol de reconnaissance en Méditerranée pour le compte du ministère français de la Défense. Leur appareil s'est écrasé quelques secondes après son décollage de l'aéroport international et aucun passager n'a survécu. L'aéroport est fermé jusqu'à nouvel ordre et une enquête interne a été ouverte pour déterminer les causes de l'accident.

L'appareil venait de décoller de Malte et se rendait officiellement en Libye. Il ne s'agit pas de n'importe quel appareil, mais d'un avion espion spécialement développé par la DGSE, le service de renseignement extérieur français, et utilisé pour des missions d'écoutes et de recueil électronique.
Avion d'occasion discrètement récupéré aux Etats-Unis et profondément modifié pour emporter une électronique de pointe, il a été envoyé dès 2012 au Sahel pour des missions secrètes. L'appareil porte toujours son immatriculation américaine N577MX et opère officiellement au sein de la flotte privée de CAE au Luxembourg, « une entreprise de services » qui loue notamment des moyens de renseignements à l'armée française.
Selon le ministère de la Défense, deux des cinq victimes étaient des salariés de CAE, sûrement l'équipage très souvent constitué d'anciens militaires habilités à effectuer des missions « secret défense ». Les autres relevaient du ministère de la Défense, très certainement des opérateurs de systèmes ou des services d'espionnage français (DGSE).
Dans cette guerre qui ne dit pas son nom, la France vient donc de perdre officiellement huit personnels en charge de missions spéciales en Libye depuis l'été, après la mort de trois membres du service action, officiellement dans un crash d'hélicoptère, près de Benghazi en juillet dernier.
RFI.fr

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Algérie :Le décret Crémieux qui faisait des juifs des citoyens à part

Le 24 octobre 1870, un décret donne la citoyenneté française aux 37.000 Juifs d’Algérie.
Dans la foulée, les colons originaires d’Europe (Italie, Espagne, Malte…) sont aussi francisés en bloc. Quant aux musulmans d’Algérie, ils sont maintenus dans le statut d’indigène. C’est le début d’une fracture douloureuse et irréductible entre les deux communautés.


L’une des premières décisions de la République
Le décret concernant les Juifs d’Algérie est promulgué à Tours, où s’est réfugié le gouvernement de la Défense nationale qui a succédé à l’Empire après la défaite de Sedan. Il peut être considéré comme l’une des premières grandes mesures de la IIIe République.
imagesCATFBZUWSa paternité en revient au ministre de la Justice, Isaac Adolphe Crémieux, l’un des chefs du parti républicain. C’est le fils d’un commerçant juif de Nîmes. Juriste et philanthrope de 74 ans, il bénéficie d’une grande réputation d’intégrité dans le pays.
En 1863, suite à l’émotion soulevée par l’affaire Mortara, il avait participé à la création de l’«Alliance israélite universelle» et avait été porté à sa présidence, avec l’objectif de protéger les Juifs où qu’ils soient.

Du royaume arabe à la colonie
Dans les années 1860, prenant acte de la fin de la conquête de l’Algérie, Napoléon III préconise l’instauration d’un royaume arabe sous protectorat français, un peu comme il en ira plus tard avec le royaume du Maroc. Lui-même aurait eu le titre de «roi des Arabes».
Par le senatus-consulte (décret impérial) du 14 juillet 1865, d’une grande générosité, les musulmans d’Algérie se voient reconnaître la nationalité française sans qu’il leur soit nécessaire de renoncer à la loi coranique : «L’indigène musulman est Français, néanmoins il continuera d’être régi par la loi musulmane. Il peut sur sa demande être admis à jouir des droits du citoyen ; dans ce cas il est régi par les lois civiles et politiques de la France». La nationalité fait d’eux des sujets français mais non des citoyens ; elle ne leur accorde pas le droit de vote.
Le projet se heurte à l’opposition violente des colons européens. Ces derniers, qui se situent du côté de la gauche républicaine, seront parmi les plus ardents à combattre Napoléon III et à se réjouir de sa chute.
La IIIe République, qui succède au Second Empire, prend le contrepied de la politique napoléonienne en intégrant plus étroitement l’Algérie à la France. Mais avec le décret Crémieux, elle établit une discrimination inédite entre les juifs, élevés au rang de citoyens français, et les musulmans.
– les Juifs :
Une partie des Juifs sont établis en Afrique du Nord depuis la première diaspora, au Ve siècle avant JC. Ils sont à l’origine d’une langue aujourd’hui perdue, le judéo-berbère. Les autres sont originaires d’Espagne d’où ils ont été chassés en 1492. De là leur appellation de juifs sépharades (d’après le nom de l’Espagne en langue hébraïque).
La «francisation» des uns et des autres avait débuté dès le lendemain de la prise d’Alger, avec le concours actif des israélites de la métropole et du Consistoire central de France. Celui-ci obtient dès 1832 le droit de fonder en Algérie des écoles mixtes, avec enseignement donné en français. Comme en France, les Juifs d’Algérie se font représenter par des consistoires à partir de 1844.
– les musulmans :
Les musulmans, très majoritaires, sont issus des populations kabyles, des envahisseurs arabes ou encore des esclaves enlevés sur les côtes européennes jusqu’au XVIIIe siècle et convertis de force. Ils restent globalement fidèles à leurs coutumes et en particulier au droit coranique.

Exacerbation des tensions communautaires
Le décret Crémieux offre la citoyenneté pleine et entière aux Juifs d’Algérie sous réserve du renoncement à la loi mosaique et à ses prescriptions contraires au droit civil en matière matrimoniale (ce renoncement avait déjà été entériné sous le Premier Empire par les consistoires métropolitains).
Pétri de bonnes intentions et de préoccupations électorales moins avouables, notamment à Oran où les israélites sont nombreux, le décret s’avère porteur de semences empoisonnées. Il consacre en Algérie la rupture entre les colonisés (exclusivement musulmans) et les colonisateurs, qui viennent d’Europe et auxquels s’assimilent désormais les Juifs.
Dès l’année suivante, encouragé par la défaite de la France face à la Prusse, un notable musulman, le bachagha El Mokrani, soulève 250 tribus contre le gouvernement français. Sa révolte conduit le 8 avril 1871 à la proclamation de la guerre sainte par le grand maître d’une confrérie musulmane, Cheikh El-Haddad. Un tiers de la population musulmane entre alors en rébellion.
Le chef du gouvernement provisoire, Adolphe Thiers, dépose le 21 juillet 1871 un projet d’abrogation du décret Crémieux mais celui-ci est repoussé sous la pression du banquier Alphonse de Rothschild.
En France, où toute forme d’antisémitisme avait disparu sous la Restauration monarchiste et le Second Empire, le décret entraîne paradoxalement une mise en lumière des Juifs. L’antisémitisme apparaît avec force sous la IIIe République, à la faveur du scandale de Panama, qui précèdera de peu l’affaire Dreyfus.
Les colons européens d’Algérie se montrent plus réceptifs que quiconque aux discours antisémites. C’est ainsi qu’en 1898, en pleine affaire Dreyfus, ils élisent Édouard Drumont, éditeur du journal antisémite La Libre Parole, comme député d’Alger.
Joseph Savès – © herodote.net

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Formation de soldats français à l’encadrement de Daesh ?

24 octobre 2016

Le 22 septembre 2016, en nettoyant les abords d’un refuge troglodyte abandonné, non loin de l’église Saint-Florent, à la sortie de Saumur (France), des travailleurs ont vu trois hommes s’enfuir précipitamment dans une fourgonnette blanche. En pénétrant dans la grotte, ils ont découvert du matériel vidéo, un groupe électrogène ainsi que des journaux en langue arabe et des drapeaux de Daesh.

Calmant l’émoi de la population, de la police et de la gendarmerie, et du sous-préfet, le général Arnaud Nicolazo de Barmon, commandant les Écoles militaires de Saumur, a déclaré qu’il ne s’agissait pas de terroristes, mais d’un exercice de formation du Centre interarmées de la défense nucléaire, radiologique, biologique et chimique (CIA NBCR).

Si tel était le cas, le CIA NBCR aurait violé les règles de notification de cet exercice, avant sa réalisation, auprès des différents pouvoirs publics locaux. En outre, on ne voit pas en quoi ce matériel aurait une quelconque utilité pour des exercices de défense nucléaire, radiologique, biologique ou chimique.

Dans les mêmes locaux que le CIA NBCR à Saumur se trouvent des écoles spécialisées dans le Renseignement et le Combat interarmes.

Depuis le tout début des événements en Syrie, en 2011, la présence de Forces françaises y est attestée. En 2012, 19 soldats français qui avaient été faits prisonniers avaient été restitués au Liban au chef d’état-major des armées, l’amiral Édouard Guillaud, avec d’autres soldats encadrant l’Émirat islamique de Baba Amr. La morts de soldats français encadrant des troupes islamistes a été certifiée en de nombreux endroits, notamment à Sannayeh en 2013. Bien que la France ait, en 2014, soutenu Al-Qaïda contre Daesh, la présence d’officiers français au sein du Califat a été attestée par plusieurs témoins en 2016.

En novembre 2014, le Pentagone déclarait avoir tué à Samarda un agent de la DGSE travaillant au sein d’Al-Qaïda, David Drugeon, tandis que le ministère français de la Défense démentait tout lien avec la victime. Par la suite, la presse états-unienne affirmait que David Drugeon avait formé Mohamed Mera (attentat de Toulouse et de Montauban) et les frères Kouachi (attentat contre Charlie Hebdo).

La France n’a jamais officiellement reconnu avoir des troupes au sol en Syrie, bien qu’elle ait admis y avoir un quartier général commun avec des forces spéciales alliées.

Voltairenet.org

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Image forte de la semaine écoulée


Abou Dramane Sangaré, Bamba Moriféré et Mamadou Koulibaly en pleine concertation pour l’intérêt supérieur de la Nation ivoirienne.

D’autres leaders de l’opposition sont reconnaissables à l’arrière-plan.
C’était le weekend dernier à Yopougon, lors de la grande manifestation de l’opposition unifiée contre la Constitution d’Alassane Ouattara. Un grand meeting qui a réuni pas moins de 12 mille personnes.
LE POUVOIR AU PEUPLE

commentaire d'un internaute
Aboudramane sangaré, Bamba moriferé et Mamadou Coulibaly sont trois opposants originaires du nord et pourtant ils sont opposés à cette constitution de ouattara. Cela prouve que ouattara a toujours menti, en affirmant que les ressortissants du nord ont été exclus. Dites moi si wattao, cherif ousmane, tuo fozié, koné zakaria, vetcho n'avaient pas de carte d'identité ivoirienne en 2002 pourtant ils faisaient partie de l'armée ivoirienne. Dites moi si Soro qui était secretaire generale de la fesci, une association estudiantine n'avait pas de carte d'identité en 1995 et pourtant les étudiants l'ont mis à la tête de leur association.
Dites moi si tu es originaire de kong, seguela, bouna, katiola, makono, boudiali, ferkessedougou, korhogo tu peux aller etre president au mali, guinée ou au burkina faso? Il faut être des moutons du rdr et être ivoirien de mauvaise foi pour dire que les ivoiriens sont xenephobes pourtant nous avons accueilli sur cette terre nos frères de la cedeao depuis belle lurette. Ils ont eu la liberté de faire le commerce, transports, plantations etc... Le seul individu qui a eu les problèmes parce qu’il voulait etre president c'est Allasane il s'est prévalu d'une autre nationalité gouverneur burkinabé de la BECEAO. Soyons habités de bonne foi car un pays a ses lois et règles et respectons les.
pris sur connectionivoirienne

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La bataille de Mossoul ou la tromperie partagée par Washington et Ankara.

Revue de presse et d’entretiens par Mouna Alno-Nakhal
Le 3 octobre, lors d’une émission de décodage de l’hystérie occidentale devant l’avancée de l’Armée arabe syrienne et de ses alliés dans Alep, le Général Amine Hoteit avait déclaré :
« Si les États-Unis avaient le moindre espoir qu’Alep ne soit pas libérée des terroristes au minimum d’ici deux mois, ils auraient agi autrement. Mais force est de constater que la Syrie et ses alliés, notamment la Russie, en ont décidé autrement. D’où leur « plan C », initié à Deir ez-Zor, pour prendre la ville en otage et atteindre trois objectifs :
  • Délimiter à l’est une région ouverte sur l’Irak pour l’isoler de la Syrie. C’est pourquoi ils empêchent la progression de l’Armée arabe syrienne en détruisant les ponts, exactement comme Israël avait procédé au Liban lorsqu’il avait envahi le Sud, démolissant quatre ponts principaux afin de l’isoler du reste du pays en le transformant en zone désarmée, dépeuplée et sous tutelle de l’ONU.
  • Réussir à « libérer Mossoul » selon le plan des USA et non selon celui des Irakiens. Autrement dit, à la manière turque lors de la prétendue libération de Jarablus, en Syrie, par une opération de passe-passe de la main droite qui guide Daech à la main gauche qui guide Al-Nosra. La question devient alors : mais où les USA dirigeront-ils les terroristes présents dans Mossoul ? Réponse : à Deir ez-Zor.
  • Atténuer la victoire de la Syrie et de ses alliés à Alep, victoire certaine d’ici quelques semaines ; laquelle, à notre avis, torpillera définitivement le plan de partition US de la Syrie, les frappes sur Deir ez-Zor se réduisant à une opération de punition et de vengeance… » [1].
Or, Deir ez-Zor est située sur les rives de l’Euphrate et en majorité envahie par Daech. Les raids aériens de la Coalition internationale de lutte contre Daech, menée par les USA, ont détruit le pont d’Al-Mayadin le 28 septembre, puis le pont d’Al-Ashara le lendemain, après avoir bombardé « par erreur » les positions de l’Armée arabe syrienne près de l’aérodrome de la ville le 17 septembre, tuant 82 soldats et officiers et blessant gravement plus d’une centaine ; une « erreur » ayant nécessité 2 jours de préparation pour observation du terrain et 50 minutes de frappes aériennes ininterrompues, comme en ont témoigné la Russie et le Dr Bachar al-Jaafari devant le Conseil de sécurité de l’ONU. Depuis, sept ponts auraient été détruits sur le fleuve Euphrate et la rivière Khabour, plus deux autres selon SANA [Agence Nationale syrienne de l’information] ce 20 octobre [2].
Mais, dans son discours du 11 octobre, Sayed Nasrallah avait été encore plus explicite que le Général Hoteit :
« S’agissant de l’Irak, il passe de victoire en victoire grâce aux sacrifices de ses fils, de son armée, de ses forces de mobilisation populaire et de ses tribus sunnites, chiites et kurdes, face aux takfiristes de Daech. Aujourd’hui, les forces irakiennes progressent vers Mossoul… Je m’adresse aux dirigeants irakiens, aux combattants de l’Armée irakienne et du Hachd al-Chaabi, afin qu’ils soient vigilants face aux plans américains. Les États-Unis veulent ouvrir la route aux takfiristes de Daech pour qu’ils fuient vers l’est de la Syrie. Ils veulent « entasser » Daech à l’est de la Syrie. Et ces derniers vont en profiter pour mener de nouveau des attentats contre le territoire irakien… » [3].
C’est dès mi-septembre que les États-Unis ont commencé à annoncer, à cor et à cri, la bataille de Mossoul, deuxième plus grande ville d’Irak tombée entre les mains de Daech en juin 2014 grâce, déjà, à une opération de passe-passe sur laquelle nous ne reviendrons pas ici. Mais c’est Erdogan qui en a annoncé la date, à un jour près. Ainsi, le 25 septembre, arabic.RT et bien d’autres sources locales avaient rapporté :
« Le Président turc a déclaré : Nous avons des informations indiquant que l’opération du gouvernement central irakien pour libérer Mossoul des éléments armés de Daech pourrait commencer le 19 octobre, nous devons être prêts… les Peshmergas (Kurdes irakiens ; Ndt) devront coopérer avec les Arabes dans ce processus…

Par ailleurs, il aurait confié aux journalistes présents à bord de l’avion le ramenant de New York, après avoir assisté à l’Assemblée générale des Nations Unies et avoir rencontré Joe Biden, le vice-président des USA, que son ministre des Affaires étrangères étudiait la question de Raqqa avec les États-Unis et les avait informés des conditions turques. Lesquelles conditions, rapportées par la chaîne privée NTV, se résument à dire que la Turquie avait la volonté de se joindre aux États-Unis dans une opération militaire pour expulser Daech de son fief à Raqqa, en Syrie, si les combattants kurdes en étaient exclus (Kurdes syriens ; Ndt)… » [4].

Comprendre : le bon Kurde n’est ni turc, ni syrien, mais le Kurde du « clan Barazani », allié à Israël désormais ouvertement moteur et complice des briseurs des frontières de Sykes-Picot, lesquelles ne satisfont plus Erdogan, ni leurs dessinateurs, ni la grande puissance qui les a évincés, ni même les petits roitelets régionaux qui leur doivent d’exister. Et puis, le bon Kurde est sunnite.
En effet, lors d’une entrevue accordée à la chaîne saoudienne « Rotana khalijia », Erdogan a déclaré qu’il ne tolérerait pas l’installation d’un « pouvoir sectaire » à Mossoul, ce qui implique que :
« Mossoul appartient aux habitants de Mossoul, comme Tal-Afar appartient aux habitants de Tal-Afar. Nul n’a le droit d’entrer dans ces régions… Seuls les habitants arabes, turkmènes et kurdes de confession sunnite devront rester dans Mossoul libérée… Le Hachd al-Chaabi ne devra pas entrer dans Mossoul… La Turquie, les États-Unis, l’Arabie Saoudite et la Coalition internationale devraient conjuguer leurs efforts dans ce sens. Nous ferons de notre mieux pour libérer Mossoul de Daech. Nous devrons nous installer à la table des négociations et non seulement nous contenter d’observer ce qui se passe » [5].

 2
            Territoire contrôlés par DAECH en Syrie et en Irak au 21
            octobre 2016

À savoir que Tal-Afar est une petite ville à majorité turkmène et que le Hachd al-Chaabi est l’une des forces paramilitaires irakiennes à majorité chiite regroupant de plus en plus des combattants de toutes les confessions et ethnies, dont la participation aux batailles de l’Armée irakienne a toujours mené à la défaite de Daech, comme à Ramadi dans la province d’Al-Anbar et à Tikrit dans la province de Salah ad-Din.
Quant à Mossoul, peu lui importe ses habitants chrétiens depuis la nuit des temps, ils n’auraient plus droit de cité dans cette ville. Erdogan et ses alliés wahhabites pensent sans doute empêcher leur retour, alors qu’ils se préparent, dans la joie, à rentrer à Qaraqoche [6] entièrement libérée de Daech ce 22 octobre. Mais Erdogan n’utilise que son propre dictionnaire : refuser le sectarisme c’est refuser tout ce qui n’est pas une copie conforme de soi, comme le dit cette terrible image de la nouvelle Turquie déposée par un anonyme sur Facebook.

3 la nouvelle Turquie

Ceci dit, en quoi Erdogan serait-il plus ou moins condamnable que les dirigeants américains, lesquels ont envahi l’Irak sur un mensonge, pour y semer le chaos, et n’ont fait mine de se retirer qu’après avoir obtenu un accord de partenariat stratégique larvé et l’avoir doté d’une Constitution confessionnelle et ethnique, sous prétexte de rendre justice aux chiites et aux Kurdes, pour aujourd’hui revenir en force afin d’y instituer un prétendu « régime inclusif » sous prétexte, cette fois-ci, de rendre justice aux sunnites soi-disant menacés par les chiites et l’Iran ?
En quoi serait-il plus ou moins condamnable que les dirigeants occidentaux apparemment à la traîne des USA, mais qui courent devant pour arracher leur part du gâteau, dissimulant leur égale rapacité derrière de prétendus soucis humanitaires ?
Le monde entier sait que Erdogan maltraite ses citoyens et violente particulièrement les Kurdes, son extrémisme n’ayant rien à envier à celui de Daech. Mais, silence radio ! Car sa position géostratégique en a fait un maître chanteur des plus dangereux ; ce qui explique sans doute que même Vladimir Poutine compose avec ses « coups dans le dos », mais n’explique pas la tromperie partagée par Washington et Ankara.
ANKARA VEUT LA RÉVISION DU TRAITÉ DE LAUSANNE DE 1923  
Que veut Erdogan, mis à la part le fait que, de concert avec l’administration américaine et son allié, Adel al-Joubeir, ministre saoudien des Affaires étrangères, il ne fait que hurler pour écarter le Hachd al-Chaabi de la bataille de Mossoul et, à défaut, s’appuie sur des personnalités sunnites partageant sa mentalité, notamment les frères Al-Najifi : l’un, ex-chef du Parlement irakien ; l’autre, préfet de la province de Ninive dont Mossoul est la capitale ?
Lors de sa conférence de presse ce 4 octobre,  le Premier ministre irakien, Haïdar Al-Obadi a fustigé son discours sectaire et l’occupation illégale par son armée de Bachika, ville à majorité yézidite, en précisant :
« Aujourd’hui le Conseil des ministres a discuté des déclarations malheureusement provocatrices de la présidence turque, les jugeant inacceptables et destinées à semer la discorde parmi le peuple irakien… J’invite le Président turc à se concentrer sur la situation interne de son pays, où de véritables problèmes existent entre les citoyens turcs. Comme j’invite à ce que nous coopérions tous dans l’intérêt de nos peuples, non l’inverse… La notion de souveraineté ne tolère pas que certains Irakiens soutiennent des forces étrangères menaçant la situation intérieure du pays. C’est interdit. Il n’y a pas de forces étrangères terrestres combattant Daech en Irak, nous ne le permettrons pas.

Nous avons la Coalition internationale ainsi que des experts (internationaux) qui entraînent les Forces irakiennes, mais ne combattent pas au sol. Il s’agit d’entraînement, d’armement et de couverture aérienne, oui ! Mais des forces étrangères qui combattent à la place ou aux côtés de l’Armée irakienne, non ! Nous n’avons sollicité aucune force étrangère pour cela et la présence de forces turques sur le territoire irakien, contre la volonté irakienne, n’est pas la bienvenue. Nous lui avons demandé à maintes reprises de se retirer…

Tous les dirigeants de la trentaine de pays, que j’ai rencontrés, sont en accord avec l’Irak : respect de la souveraineté et refus de l’ingérence de tout pays dans les affaires intérieures irakiennes… » [7].

Il n’empêche que d’après l’exposé du 19 octobre de l’ex-Général libanais Mohamad Abbas sur Al-Mayadeen TV [8], les forces prêtes à l’offensive encerclaient incomplètement Mossoul :

4 participants aux combats à Mossoul

 •au sud et au sud-est : les forces de l’armée irakienne et celles du Hachd al-Chaabi ;
•à l’est et au nord-ouest : les forces de l’armée irakienne et celles des Peshmergas ;
  • au nord-est : les forces d’Al-Najifi entraînées par la Turquie et soutenant les projets d’Erdogan et de ses alliés saoudiens.
L’ouest de Mossoul restant largement ouvert aux terroristes en direction de la Syrie, comme prévu par tous les observateurs, alors que dans sa dernière émission de « 60 minutes » du 21 octobre, M. Nasser Kandil a dévoilé que le plan du Hachd al-Chaabi était d’entrer par le côté ouest du Tigre pour bloquer les terroristes dans Mossoul et leur interdire de s’enfuir vers les campagnes quasi inhabitées, où il leur serait facile de se disperser en attendant des jours meilleurs pour continuer leur mission de guerre d’usure en Syrie. Mais le gouvernement irakien est contraint de composer avec l’Armée américaine…
Et le 19 octobre, interrogé à ce propos par la télévision nationale syrienne, l’ex-Général syrien Turki al-Hassan a témoigné qu’environ 800 terroristes étaient déjà arrivés à Raqqa en provenance de Mossoul, où des citoyens syriens avaient été expulsés de leurs maisons pour les installer, ajoutant que les forces irakiennes avaient frappé un cortège d’une trentaine de véhicules sur l’Axe Mossoul-frontière syrienne.
Concernant le projet de Erdogan, le Général Al-Hassan a expliqué que ses dernières déclarations, et celles des élites politiques turques, ont fini par démasquer ce qu’il cherche en envahissant la Syrie et l’Irak. En résumé :
« Le Traité de Lausanne de 1923 [9] ayant défini les frontières du nouvel État turc et organisé l’échange des populations, stipule qu’il pourrait être revu 100 ans plus tard, c’est-à-dire en 2023. Et Erdogan veut que cette révision aille vers une expansion et non une réduction ou une partition du territoire turc. Par conséquent, dans son esprit, si l’État irakien faillit, Mossoul pourrait revenir à la Turquie. Il pourrait ainsi revendiquer l’enclave sunnite, qu’il appelle de ses vœux avant de la rattacher à la Turquie, sous une forme ou une autre, union ou fédération. Malheureusement, la Constitution irakienne actuelle, imposée par les USA, lui permet de tenter le coup. D’où son travail de sape du gouvernement central irakien » [10].

L’écrivain palestinien Rassem Oubeïdate rejoint le point de vue du Général Al-Hassan. Dans un article publié ce 21 octobre par le quotidien libanais Al-Binaa, il ajoute :
« La Turquie qui insiste pour participer à la libération de Mossoul, malgré le refus du gouvernement central irakien, après avoir occupé Jarablus puis Dabek en Syrie, et Bachika en Irak, par une opération de mise en scène commune avec Daech, prétend agir pour la défense de sa sécurité nationale. En réalité, les expansionnistes turcs d’aujourd’hui rêvent de récupérer Mossoul, Erbil, Kirkouk en Irak et Alep la syrienne, villes libérées du joug de l’Empire ottoman défait en 1918. Ce qui prouve que la Turquie de Erdogan est complice du terrorisme et de la guerre d’agression contre la Syrie et l’Irak pour annexer de nouveaux territoires, tout comme les Kurdes qui tentent d’annexer une partie de la province de Ninive en récompense de leur participation à la libération de Mossoul » [10].
  1. Oubeïdate parle sans doute des Kurdes Pechmergas ou en tout cas de Kurdes irakiens. Mais voici que M. Saleh Moslem, le chef du Parti de l’Union démocratique [PYD, parti syrien kurde] annonce un recensement de la population dans le gouvernorat de Hassaké [11]. Ce qui rappelle un autre recensement en période de chaos, celui trafiqué par les Turcs pour s’approprier le Sandjak d’Alexandrette, ne faisant pas partie de l’État turc en 1923, mais de l’État syrien…
ET WASHINGTON VEUT UN SUNNISTAN ENTRE L’EUPHRATE ET LE TIGRE
La plupart des observateurs de la région soulignent que les USA retardaient délibérément la libération de Mossoul, dernière grande ville irakienne contrôlée par Daech, lui-même contrôlé par les USA, et qu’ils n’ont assuré leur soutien à l’Armée irakienne et donné le signal de départ de l’opération qu’à l’approche de la date des élections présidentielles américaines. Ceci, afin de porter sa libération au crédit du Parti démocrate et augmenter les chances de victoire de leur candidate, Hillary Clinton.
Mais c’est M. Nasser Kandil qui a détaillé le plan C, D ou Z de l’administration américaine en faisant remarquer que la libération des grandes villes ne signifiait absolument pas l’élimination de Daech des immenses espaces environnants très peu peuplés, mais riches en pétrole et en surfaces cultivables, et qu’en étudiant la situation géographique des villes que les États-Unis cherchent à garder dans leur zone d’influence, elles sont toutes situées entre le Tigre et l’Euphrate, territoire autrefois appelé le « Pays des deux fleuves », berceau de tant de grandes civilisations, désormais réservé à leurs monstrueux frankensteins à usages multiples. En résumé :
« Il ne faudrait pas croire que la victoire de l’Armée irakienne, soutenue par la Coalition internationale menée par Washington, signifie l’élimination de Daech en Irak. Certes, Al-Ramadi et Tikrit ont été libérées, mais la première est sur les rives de l’Euphrate et la deuxième, ainsi que Mossoul, sont sur les rives du Tigre.

Or, la moitié de la province d’Al-Anbar (Al-Ramadi), les deux-tiers de la province de Salah ad-Din (Tikrit), et les trois-quarts de la province de Ninive (Mossoul) seront encore occupées par Daech après la libération de Mossoul. De sorte que le triangle d’environ 70 000 Kms2, limité par la frontière syrienne, la rive est de l’Euphrate et la rive ouest du Tigre, resteront à la merci de Daech.

Du fait que les zones habitées au sein de ce triangle, équivalant sept fois le Liban, se limitent à Sinjar et Tal-Afar, le reste étant désertique ou occupé par des exploitations agricoles ou des installations pétrolières, ils pourront facilement se dissimuler, se ressourcer et se réarmer en attendant les ordres de mission venus de Washington.
5 carte de l'Irak
 De même en Syrie, la libération de Raqqa, Tabaka, Deir ez-Zor et Bou-Kamal ne signifie pas l’élimination de Daech. Il restera présent, là aussi, dans une bande de territoire d’environ 70 000 Kms2 à l’est de l’Euphrate, où les seules zones habitées sont Hassaké et Qamichli.

Ce qui explique pourquoi les Américains ne sont pas inquiets de la libération de Mossoul, alors qu’il est évident que toutes leurs tactiques consistent à utiliser Daech pour faire pression sur la Syrie et la Russie afin d’obtenir les accords qui leur conviennent. Ce qui explique aussi la ligne rouge imposée à la Turquie à l’est de l’Euphrate, laquelle joue sa partition en Syrie à l’Ouest de ce fleuve.

6
            waziristan

Les Américains se réservent la possibilité de sonner la retraite de Daech à leur convenance, exactement comme ils procèdent dans la région du Waziristan, dont la situation est à rapprocher de ce qui se passe dans le « Pays entre les deux fleuves », et où les drones sévissent sur les objectifs qu’ils ont décidé de frapper, du fait des accords obtenus du gouvernement afghan sous prétexte de la guerre contre le terrorisme, lequel gouvernement se trouve dans une situation comparable à celle dans laquelle ils ont piégé le gouvernement irakien.

Finalement, sous prétexte de combattre le terrorisme, les calculs américains sont partout les mêmes : ce combat exige des accords militaires, puis des accords sur les sources d’énergie, des matières premières et ainsi de suite, pour conserver leur hégémonie malgré les fleuves de sang et les destructions… » [12].

À la lumière de ce qui se passe à Alep,  il nous faut donc croire que les cartes de partition des uns et d’expansion des autres sont sans doute fin prêtes, mais que l’hystérie collective des Occidentaux, suscitée par la détermination de la Syrie et de ses alliés à nettoyer Alep-est des terroristes, signifie qu’ils ont bien compris que ni la Syrie, ni la Russie, ne sont prêtes à céder au chantage des uns et des autres et, surtout, que l’État syrien a refusé catégoriquement tout accord du style afghan ou irakien.
Mouna Alno-Nakhal

Notes :

[1] Le Général Amine Hoteit / Al-Alam TV
https://www.youtube.com/watch?v=lj3XWRbm2u8&feature=y... 

[2] Vidéo :L’aviation de la coalition internationale détruit 2 ponts sur l’Euphrate et le Khabour
https://www.youtube.com/watch?v=QNI9pK_QiXE
[3] Irak : Plan US pour entasser Daesh à l’est de la Syrie
http://french.almanar.com.lb/45098
[4] Erdogan : les Peshmergas doivent participer à la bataille de Mossoul
https://arabic.rt.com/news/842418
[5] les déclarations d’Erdogan sur l’avenir de Mossoul suscite la colère de Baghdad
https://arabic.rt.com/news/843579-أردوغان-يغض
[6] Christians of Nineveh plains celebrating after liberating their areas from ISIS by #IraqiArmy
https://www.youtube.com/watch?v=FKbEr9QZ-AM
[7] Conférence de presse du Premier ministre irakien Haïdar al-Obadi
https://www.youtube.com/watch?v=2Bsn8EtjvmQ
[8] Général Mohamad Abbas / Al-Mayadeen TV
https://www.youtube.com/watch?v=lzHc2e5Yd24
[9] Le traité de Lausanne de 1923 / SDN
http://www.eurel.info/IMG/pdf/gr_traite_lausanne.pdf
[10] Général Turki al-Hassan / Al-Ikhbariya TV
https://www.youtube.com/watch?v=SfSGQCZmUQU 

[11] Les exploiteurs de la bataile de Mossoul
http://www.al-binaa.com/?article=144838
[12] Le recensement à Qamichli
http://www.al-binaa.com/?article=144860
[13] 60 minutes avec Naseer Kadil / 21 octobre 2016
https://www.youtube.com/watch?v=I05NXJ1obQg

pris sur réseauInternational.net

17:34 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Un train déraille au Cameroun

Le déraillement du train AU Cameroun est dû à une erreur humaine mais com ON est en Afrique ça n'ira nulle part.
À cause de l'autoroute impraticable, ils ont décidé de rajouter des rames au train pour prendre plus de monde. Le train à déraillé lorsqu'en plus le conducteur roulait trop vite.
LA compagnie des chemins de fer est propriété de bolloré, ON connaît donc les responsables mais com ON est en Afrique ça n'ira nulle part.

Yakooooo aux familles éplorées.

Patricia Winnie Kplé Kô


Le président Paul Biya est rentré au Cameroun dimanche dans la journée après la catastrophe ferroviaire qui a endeuillé le pays, vendredi 21 octobre, lorsqu'un train assurant la liaison Yaoundé-Douala a déraillé, faisant 79 morts et 600 blessés. Le chef de l'Etat a décidé, par un décret, 24 heures de deuil national ce lundi 24 octobre.
A peine descendu de l’avion à l’aéroport international de Yaoundé, le chef de l’Etat Paul Biya a prononcé quelques mots pour dire sa tristesse face au drame qui a touché ses concitoyens vendredi dernier. Un train assurant la liaison Yaoundé-Douala a déraillé, causant la mort d’au moins 79 personnes.
Trois jours après la catastrophe, un deuil national a lieu ce lundi dans le pays où tous les drapeaux sont en berne.
Le président a tenu à placer cette journée sous le signe de la ferveur patriotique : il a appelé les Camerounais à faire preuve de courage, de dynamisme et de volonté. Une cérémonie œcuménique est aussi prévue dans la journée sur les lieux de la catastrophe.

Les quatre wagons dégagés
Sur le terrain, à Eseka, les secours ont réussi dimanche à dégager les quatre wagons tombés dans le ravin. Selon un responsable des secours, 12 nouveaux corps ont pu être dégagés des décombres.
Une polémique enfle sur les raisons de cette catastrophe et de possibles défaillances techniques des voitures. Les dirigeants de la Camrail et du groupe Bolloré, responsables du transport ferroviaire au Cameroun, ont souhaité attendre les conclusions de l’enquête ouverte par les autorités.

RFI.fr

MESSAGE | De Jean-Marc Soboth bloqué par Facebook depuis une semaine avec vérification d’identité, son compte ayant probablement été ‘signalé’ par un ‘ami’ comme étant un faux usant d’un faux nom. « J’use de la bienveillance de mon confrère Russe Mikhaïl Gamandiy Egorov pour remercier tous ceux, toutes celles, qui sont souciés, qui se soucient, de mon absence en ligne depuis une semaine.
J’aimerai notamment présenter mes condoléances et ma solidarité patriotique aux familles endeuillées par la catastrophe ferroviaire d’Éseka.
Je souhaite surtout, face à la digression/diversion ambiante, apporter mon analyse de la situation à brûle-pourpoint, m’inspirant de l’expérience de la catastrophe ferroviaire de Lac-Megantic ici au Québec, en juillet 2013.

Je rappelle d’abord, pour rassurer tout le monde, que les déraillements aussi meurtriers existent dans le monde entier, dans les pays du Nord comme dans les pays du Sud. Il existe simplement, en fonction des situations, des entourloupes qui peuvent faire prendre des vessies pour des lanternes.
Dans le cas de Lac-Megantic en 2013, la compagnie ferroviaire est la première responsable pénale de la catastrophe; elle se trouve à y répondre jusqu’aujourd’hui devant les tribunaux.

Au Cameroun, le réseau ferroviaire a été privatisé et confié à la multinationale française Bolloré bien qu’ayant perdu la course, on s’en souvient encore, devant le groupe sud-africain Transnet (consortium Comazar-Transurb). Comme par la baguette magique, aucune dépêche de l’AFP et autres agences de presse ne rappelle que la concession ferroviaire a été confiée à la multinationale française dans un processus de privatisation mis en œuvre par le FMI-Banque Mondiale pour déstructurer nos économies sous prétexte que « les Africains ne sont pas capables de gérer leurs entreprises eux-mêmes ». Ici devrait donc re-commencer le procès des privatisations dans lequel se trouve également embourbée la SONEL… Laissez les gens tranquilles avec les Mebe Ngo’o & cliques! Vous embrouillez les gens! Leur responsabilité est secondaire.
La catastrophe de Lac-Megantic a, en effet, donné lieu à un réexamen minutieux des obligations contractuelles de la compagnie opératrice Canadian Pacific, laquelle vient d’enregistrer une nouvelle plainte du… gouvernement du Québec (pourtant actionnaire) à côté de celles des victimes.
Au Cameroun, on a en face une multinationale factotum française incompétente, un « investisseur » qui n’investit qu’en endettant davantage les Camerounais. Remplit-elle bien son contrat? Question. Trêve d’amnésie! La convention de concession doit enfin faire l’objet d’une contre-analyse; d’un contentieux judiciaire à côté du contentieux en dommages-intérêts qui, en ce qui le concerne, ne doit pas disparaître dans les poches des ministres (Tchiroma) comme celui de South-African Airways/Camair au gré des fripouilleries du régime Biya;

La responsabilité du gouvernement n’interviendrait qu’au deuxième plan disais-je, au niveau de la politique ferroviaire globale, et du fait de sa présence dans le capital de Bolloré/Camrail.

Je suis de ceux qui trouvent étrange un chef d’État qui « revient toujours de Genève » quand il faut régler les affaires de son pays. Mais il ne faut pas, j’insiste là-dessus, perdre de vue la véritable échelle des responsabilités dans cette affaire. Celle du président Biya est sans doute d’avoir bradé urbi et orbi, dans la fraude -sur la pression du président Chirac? - l’un des fleurons de l’économie en sa qualité de mohican de la Françafrique. On doit enquêter à nouveau sur cette mise en concession faite avec l’assentiment des corrompus du FMI-Banque Mondiale.

Enfin, je souhaite rappeler, m’inspirant de Lac-Megantic, ce qui a toujours manqué au Cameroun depuis l’apparition de la très meurtrière pieuvre secrète Boko Haram: la solidarité nationale! Je ne parle pas de la solidarité consistant à imprimer des tee-shirts, à bavarder tout le temps, à boire de la bière, à manger du soya, à battre le pavé festif des boulevards de Yaoundé et de Douala, tout en laissant victimes et riverains abandonnés à eux : à la faim, à la peur, au chantage, au manque de soin et d’infrastructures, à l’impécuniosité et à la brutalité d’armées belligérantes sur un terrain où nul n’a le sens du droit de l’homme. Je parle d’une vraie solidarité qui n’existe toujours pas au Cameroun du tribalisme; je parle de cette solidarité qui n’a jamais été exercée au RDPC que pour soi-disant « soutenir Paul Biya »!

Je parle de la solidarité consistant en une action spontanée, une action de cœur, de pitié, des citoyens à travers des dons de divers ordres : argent (jusqu’au moindre kopeck provenant d’aussi loin que Moloundou); médicaments, vêtements, nourriture, fleurs, messages… Ces manifestations du cœur ne doit pas être une exclusivité des grandes entreprises et du gouvernement. Elles se doivent de devenir LE moyen de communion et de communication des compatriotes. Au Québec, on pouvait contribuer partout. Dans tous les supermarchés, autres magasins, à la collectivité décentralisée sinistrée et points de collectes bénévoles. Mais au Québec, on ne vole pas! Est-ce possible chez nous? Question. Loin de moi, donc, l’idée de penser qu’une telle prouesse est facile au pays du « coup de cœur » d’Achidi Achu avec la fameuse valise d’argent de Zéro Mort toujours dans le ciel entre Paris et New-York…

J.-M.S.



Nos profondes condoléances pour toutes les familles endeuillées au Cameroun. Aucun mot, aucune prière n’apaisera celles et ceux qui ont perdu leurs proches dans cet énième drame qui frappe le Mboa.. Mais les Camerounais, eux mêmes en premier lieu, savent que ce n’est pas qu’un train qui a déraillé mais bel et bien un système entier, et ce depuis longtemps. Un pays peuplé de géants, mais dont l’administration suprême (gangrenée au plus profond de son être par la paresse, la corruption, l’imbécillité,le FEMANISME), a fini par désintégrer , déstructurer toute une nation pourtant si fière, si vive , si forte, si brillante et si digne, qui donnait, il y a 60 ans de cela, de la fierté à toute l’Afrique via le mouvement de masse “UPC” (Union des Populations Camerounaises) , fondé en 1948.

Quiconque a déjà vécu ne serait ce que quelques mois au Cameroun sait à quel point là-bas le fatalisme est devenu pour la masse une norme, à quel point le désespoir est devenu l’océan dans lequel se plongent de nombreuses âmes prolétaires qualifiées jadis “d’indomptables” . L’adage “on va faire comment” résume, à lui seul, le nihilisme de tout un peuple qui a fini par intégrer comme normalité l’auto-destruction lancinante et stratégiquement programmée depuis de nombreuses années par ceux-là mêmes qui veulent cueillir nos richesses sans aucune résistance de notre part. Quoi de mieux pour un voleur que d’anesthésier la personne volée? L’anesthésie se nomme BIYA. Elle est systémique et paralyse le corps entier du peuple. Et les pilleurs sont aussi bien Noirs que Blancs. Beaucoup y trouvent leur compte parmi les nôtres. Je les ai vu de mes propres yeux. Aussi bien dans les pseudo-médias TV panafricanistes camerounais que dans le milieu prédateur des affaires du Cameroun.

Non, ce n’est pas un train qui a déraillé. C’est un système agonisant, mais entraînant le peuple dans sa mort clinique, qui n’a lui même jamais été mis sur les bons rails… Que les ancêtres réveillent le Cameroun, et réveillent l’Afrique !

Kemi Seba

eburnienews.net

16:56 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Au futur Secrétaire Général de l'ONU

Par Alain Cappeau, 22/10/2016
 
Lettre ouverte à Monsieur Antonio GUTERRES, futur nouveau Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies
 
En aparté, permettez-moi, cher Monsieur Guterres, de vous appeler Monsieur le Premier Ministre, avant de vous appeler Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies.
 
Cher Monsieur le Premier Ministre,

Vous venez d’être désigné comme successeur de M. Ban Ki Moon au poste de Secrétaire Général de l’ONU, et je vous en félicite. Je vous félicite également pour le travail conséquent que vous avez accompli pendant vos deux mandats comme haut-commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, vos résultats parlant pour vous.

Sur ce, je confesse avec soulagement qu’il était grand temps que votre prédécesseur passât la main, tant il fut controversé - et c’est peu dire - au sein d’une institution qu’il aura durablement délégitimé[e]. «C’est le pire des secrétaires généraux que l’ONU ait connu… c’est un gestionnaire qui peut détruire toute l’ONU», disait de ce monsieur Inga-Britt Ahlenius, ancienne patronne du service interne à l’ONU de lutte contre la corruption, le 14 juillet 2010. Ces propos n’eurent été qu’un épiphénomène, s’ils n’avaient pas été relayés à cette même période par le quotidien britannique « the Independent » qui renchérissait en affirmant « Qu’il ne faudrait pas moins qu’une révolution dans son approche, s’il - M. Ban Ki Moon - voulait mériter un second mandat ». Nonobstant le fait que ce monsieur ait déjà bénéficié des largesses de l’inconséquent Bush Jr pour arracher un premier mandat de secrétaire général de l’ONU, il ne reculera devant aucune imposture universelle, pour s’en faire décerner un second en juin 2011, après avoir paraphé avec un zèle irresponsable en mars 2011, la résolution 1975 qui donnera tous pouvoir à l’exécutif français pour déposer en Côte d’Ivoire un Président démocratiquement élu, une première du genre ! Ce fait d’armes malsain et odieux décrédibilisera pour des lustres à la fois l’ONU et son office de judicature qu’est la Cour Pénale Internationale qui instruit aujourd’hui une procédure clownesque et gesticulatoire à l’encontre du Président ivoirien Laurent Gbagbo. Mais tout cela, Monsieur le Premier Ministre, vous ne l’ignorez certainement pas.

Nul besoin donc de soliloquer encore et encore sur la crise identitaire de votre institution car il s’agit aujourd’hui, et il en va de votre responsabilité, de redorer son code de moralité, pour qu’elle redevienne, à minima, audible. A cet égard il est temps de reconsidérer les valeurs et les idéaux de la charte des Nations Unies signée en juin 1945 et d’en repenser les exigences humanitaires et judiciaires. Monsieur le Premier Ministre, si vous ne voulez pas que l’Union Africaine aujourd’hui en ébullition suite au récent retrait de la CPI de la République du Burundi, se détourne de votre institution dans une crise hémorragique, si vous ne souhaitez pas subir une cuisante humiliation dans la procédure en cours contre le Président Laurent Gbagbo, intervenez, je vous prie, avec célérité, auprès de cette Cour Pénale Internationale pour la raisonner et faire arrêter un procès qui part à la dérive sous les coups de boutoir d’une accusation grotesque, inconsciente et sermonnaire qui sévit dans une violence comportementale suicidaire. Aucune raison d’Etat, fût-elle d’essence Onusienne, ne doit primer le droit et la justice, quand bien même des intérêts souterrains commanderaient le contraire.

Si vous avez la ferme conviction, Monsieur le Premier Ministre, que le monde ne doit pas sombrer pour que votre justice soit, alors, œuvrez de toute urgence à la réhabilitation du Président Laurent Gbagbo dans ses droits fondamentaux. Rendez-lui une liberté qui lui a été confisquée au nom d’un dogme éculé, d’une politique de marché noir. Soyez celui qui dénoncera une pseudo-posture démocratique d’une procureure sycophante, aux indignations sélectives et qui instrumentalise la morale pour en faire un argument politique. Soyez simplement, enfin, le Secrétaire Général des Nations Unies qu’une Communauté Internationale aujourd’hui avachie, attendait. Soyez le bienvenu, sans procès d’intention.

Monsieur le Premier Ministre, je me permettrai de joindre à cette présente, lorsque vous la recevrez en main propre, un rappel historique synthétique des faits qui ont amené à ce que le Président Laurent Gbagbo soit déposé le 11 avril 2011, rappel accessible par n’importe qui sur le Net. Vous comprendrez ainsi pourquoi des millions de femmes et d’hommes de par le monde soutiennent autant intellectuellement que viscéralement la cause du Président Laurent Gbagbo que votre Justice Internationale a, à son corps défendant, transsubstantié en icône. Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de Cour vous feront blanc ou noir, aurait presque dit Monsieur de La Fontaine.

Enfin, sur une note plus légère, je vous prie de bien vouloir prendre en considération mon désir d’aller vous rencontrer au siège des Nations Unies, ou ailleurs à votre convenance, afin de vous convaincre que si l’homme que je suis blâme l’injustice, c’est plus pour le préjudice qu’il en reçoit par le truchement de la souffrance d’un autre homme, que pour l’aversion qu’il en a pour elle. Et ainsi de considérer forclose l’inique procédure en abjuration du Président Laurent Gbagbo.
Dans cette attente et en réitérant mes félicitations pour votre nomination, je vous prie d’agréer, cher Monsieur le Premier Ministre, l’expression de ma haute considération.
 
Alain CAPPEAU
Conseiller Spécial et ami de Laurent Gbagbo

In Le Temps N°3908 du Lundi 17 octobre 2016
LesAmisdeLaurentGbagbo.com

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OUATTARA mobilise 24.000 militaires pour sécuriser son référendum du 30 octobre

Par Ange Tiémoko
 
Vingt-quatre mille soldats de l’armée ivoirienne vont être déployés sur l’ensemble du territoire national pour sécuriser le référendum relatif à la nouvelle Constitution, a annoncé jeudi, le commandant du Centre des opérations interarmées de l’Etat-major des Forces républicaines de Côte d’Ivoire, le Lieutenant-colonel, Ettienne Onahe.
 
« Cette opération, composée de 12.000 policiers et 12.000 gendarmes vise à sécuriser toutes les populations ivoiriennes le jour du référendum, pendant (…) et après le referendum », a déclaré le lieutenant-colonel Onahe, à la télévision nationale.
Pour l’officier de l’armée, ces dispositions ont été prises par l’Etat ivoirien « pour que chacun puisse exercer son droit de vote, et que ceux qui veulent voter aillent voter et qu’ils n’en soient pas empêchés ».
 
Le texte de la nouvelle Constitution devant conduire la Côte d’Ivoire à la 3e République a été présenté au parlement le 5 octobre par le chef de l’Etat, Alassane Ouattara qui l’a adopté le 12 octobre à la quasi-totalité des députés présents.
Si elle approuvée par le peuple ivoirien à l’issue du référendum, cette nouvelle loi fondamentale entrera en vigueur en 2020.
 
ATI
Alerte info/Connectionivoirienne.net

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Communiqué de Presse du Front du Refus




FRONT DU REFUS DU PROJET DE CONSTITUTION
Communiqué de Presse relatif aux Actions pour le Retrait du projet de Constitution

Comme annoncé au cours sa Conférence de Presse en date du 20 octobre 2016, le Front du Refus qui s’est élargi à la Coalition du Non a organisé un giga meeting le samedi 22 octobre 2016 à la Place CP 1 à Yopougon. 
Les Partis et Personnalités politiques ainsi que les Organisations de la Société civile membres du Front du Refus du projet de Constitution et de la Coalition du Non adressent leurs vives félicitations aux Ivoiriens, aux militants et sympathisants et aux démocrates de tous bords pour leur grande mobilisation à l’occasion de ce meeting.


Le Front du Refus et la Coalition du Non informent les Ivoiriens, la presse nationale et internationale que dans le cadre de leur lutte commune pour le retrait du projet de Constitution, ils mènent une série d’actions à partir du 25 octobre 2016. 


Le programme synthétique de ces actions se présente comme suit :
Mardi 25 octobre 2016 : Meeting dans la ceinture d’Abidjan
Mercredi 26 octobre 2016 : Giga meeting à Koumassi / Port-Bouët
Vendredi 28 octobre 2016 : Marche pacifique éclatée à Abidjan et à l’intérieur du pays


Le Front du Refus et la Coalition du Non comptent sur la détermination et la mobilisation soutenue des Ivoiriens opposés dans leur grande majorité au projet de Constitution pour en obtenir le retrait pur et simple par ces actions démocratiques et pacifiques.


Pour le Front du Refus et la Coalition du Non
Prof BOHUI Hilaire
Responsable de la Cellule Communication


______________________


Chronique d’une journée d’arrestations

La brutalité policière n'a pas entamé la détermination des démocrates ivoiriens.
Au nombre de 16, les cadres et militants du Front du Refus du nouveau projet de Constitution, ont été arrêtés puis embarqués dans un cargo de Police. Après une ballade au Plateau, le cargo s’est dirigé vers la ville historique de Grand-Bassam. Une fois dans le village de Modeste, un arrêt a été marqué en attente certainement d’instructions du palais. Après cette attente, retour sur Abidjan. Le cargo s’est ensuite rendu dans la commune de Cocody avec son bord ses illustres hôtes et a stationné devant le QG de campagne du président Laurent Gbagbo. Selon Désiré Tebily, membre du Comité de direction de l’AIRD qui figurait au nombre des 16 camarades, « une fois sur les lieux, les policiers nous demandent de leur fournir la clef afin d’ouvrir les portes et nous y installer ». Ce à quoi, le président Aboudramane Sangaré répond « Mais c’est vous-mêmes qui avez les clefs… » comme pour dire que les clefs sont entre les mains des alliés du pouvoir qui a mandaté la police.


quote-debut
Mais c’est vous-mêmes qui avez les clefs…




Sur ce, les policiers proposent de déposer chacun à son domicile. Réponse de A. Sangaré « Nous sommes tous des Ivoiriens et nous connaissons le chemin de nos domiciles ». Les policiers ont posé avec nous (faire des photos de famille » avant de s’excuser de tout désagrément ou de toute brutalité qu’ils auraient subi pendant leur arrestation. C’est alors que les 16 se sont rendus au domicile du président Laurent Gbagbo à Cocody, Riviera. Pendant le débriefing, Sangaré fait remarquer qu’en les ramenant au QG de campagne, l’état de Côte d’Ivoire reconnaît que ce lieu appartient à qui de droit.


LePalmier1.net

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oui à l'envers

quelques photos de fans achetés par Ouattara, déplacés en cars depuis Korogho, légèrement rémunérés et nourris, et qui font une promotion très crédible pour leur champion!

oui à l’analphabétisme !

ce qui est bien, c'est que oui à l'envers fait  ! NO

14:42 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Le clan Clinton veut faire traîner la guerre


Ce n'est pas seulement le bureau oval qu'elle vise... Hillary Clinton veut renverser Poutine.

Dans un récent article signé Diana Johnstone, Global Research évoque les objectifs que s'est fixés la candidate démocrate à la Maison Blanche et écrit : " Clinton a de grandes ambitions. Elle cherche ni plus ni moins à changer l'ordre politique en Russie et à renverser Poutine. Elle jouit d'ailleurs du soutien de la majorité au Département d'Etat et au Département de la Défense voire au Congrès. Hillary semble vouloir rejouer le coup de l'ex-conseiller pour la sécurité nationale américaine, Zbigniew Brzeziński , lequel a trompé l'URSS et l'a entraînée malicieusement dans le bourbier afghan qui s'est transformé en un Vietnam pour la Russie. Il n'est pas faux dire que ce "Vietnam afghan" a même provoqué la chute de l'empire soviétique tant il a distillé la haine des Russes dans les cœurs et les esprits des peuples de la région. Ces mêmes Russes qui pour dire la vérité, sont plutôt de nature pacifiste pour avoir eux-mêmes subi le martyr au cours de deux guerres mondiales.

Des ruines de l'URSS, a émergé le gouvernement Eltsine, un vrai pantin entre les mains de Bill Clinton, le président américain de l'époque. C'est à cette ère particulièrement enchanteresse pour les Etats-Unis que Mme Clinton pense et le seul obstacle sur sa voie, reste la personne de Poutine.

Mais quelle est la nouvelle version de cette ancienne formule?  

"La nouvelle version consiste à mettre à profit les efforts légaux de la Russie en Syrie, efforts destinés à sauver le pays du danger de l'implosion. Clinton compte ternir autant que se faire peut l'image de la Russie de Poutine et fournir à ses adversaires qui sont nombreux en Russie le prétexte nécessaire pour le renverser. Voilà pourquoi les Américains font tout pour que la guerre en Syrie traîne en longueur. Ils attendent Poutine au tournant" 

"C'est justement pour cette même raison que l'offensive syro-russe contre l'Est d'Alep a déclenché une campagne médiatique d'une violence inouïe contre la Russie et que les Occidentaux se sont mis à traiter Poutine de " criminel de guerre" . Ce n'est pas sans raison si les Etats-Unis ont fait tout pour que Bagdad retarde son offensive contre Mossoul et qu'il la déclenche juste parallèlement à la bataille de l'Est d'Alep. La tactique américaine veut que les terroristes de Daech quittent la ville de Mossoul et qu'ils aillent directement dans l'Est de la Syrie pour rejoindre les rangs de ceux qui se battent contre Assad et Poutine".

L'article évoque par la suite le second volet de la stratégie de Clinton contre Poutine, axé sur l'Ukraine et écrit : "L'ambition de Hillary Clinton ne connaît pas de borne et elle est bien visible à travers ses courriels sur la Libye. Hillary s'efforce de reléguer d'elle-même à la postérité l'image d'un "stratège spécialisé dans le changement des régimes" , un stratège de "soft war" qui a recours aux moyens patents et latents pour mettre au pas toute résistance contre l'empire américain à travers le monde. Mais c'est quoi le principal soutien de Hillary Clinton? Les armes atomiques. Je n'irai pas jusqu'à dire que Hillary Clinton parviendra à gagner le jeu qu'elle a commencé, mais il n'empêche que le cirque électoral auquel nous assistons en ce moment vise à induire en erreur l'opinion publique américaine et internationale et à la tromper sur les vrais objectifs de Clinton."

pressTV.com

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Qui approvisionne l’Etat Islamique?

Se disant étonnés de voir que les terroristes de l’Etat Islamique avaient des véhicules flambant neufs, il y a quelques mois les Etats-Unis avaient publiquement déclaré vouloir connaitre l’origine de ces véhicules. En fait, selon plusieurs analystes Washington en avait lui-même fourni plusieurs centaines en Syrie.
La déclaration des USA est donc restée sans suite, jusqu’à ce que l’armée Russe contacte il y a quelques semaines la société Toyota au Japon. Celle-ci a alors fourni une liste de clients: Une société d’Arabie Saoudite « liée au Royaume » a acheté un total de 22500 vehicules, une société du Quatar 32000, les Emirats Arabes Unia 11650 et l’armée jordanienne 4500 véhicules. L’armée jordanienne a reçu des crédits de la part de plusieurs banques d’Arabie Saoudite pour financer ces achats.

Dans le même temps des informations ont montré que les ventes d’armes des pays occidentaux, en particulier des USA et de la France, à plusieurs pays du Golfe Persique – Emirats Arabes Unis, Quatar et Arabie Saoudite – servaient en fait à alimenter l’Etat Islamique et autres groupes terroristes. L’Arabie Saoudite a ainsi fourni 500 missiles antichars TOW aux « terroristes modérés ».

On se souviendra également des livraisons d’armes de la France, comme s’en vantait alors Laurent Fabius (article ici), et il est bien connu que les USA approvisionnent leurs protégés (les « terroristes modérés » d’Al Nosra entre autres) en armement de pointe.
Il est donc clair que que si les pays occidentaux ne fournissaient pas les terroristes en armes et matériel, les troupes de l’Etat Islamique et autres groupes pourraient être bien vite mis hors d’état de nuire.
russreinfo.ru

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23/10/2016

Le Capitaine, la Constitution et le Titanic

 
Pour rappel. Nouvel an 2013, un drame, celui de la bousculade. Des familles entières étaient venues en masse assister au feu d'artifice donné à l'occasion du Nouvel an. Plus de 60 morts, plus de cent blessés.(...) Le drame s'est produit près de la police du 1er arrondissement du Plateau, a côté d'un chantier clôturé avec des feuilles de tôle. Beaucoup de personnes se sont adossées à la clôture du chantier qui a finalement cédé sous le poids, et ont plongé dans un ravin à l'intérieur du chantier, occasionnant leur mort''. Cela se passait sur le site situé en face du stade Félix Houphouët Boigny. Les familles regagnaient leur domicile après avoir admiré les feux d'artifice, dans le cadre du projet ‘'Abidjan, perle des lumières'' A l'origine, cette initiative devait faire oublier les séquelles de ce qu'on a appelé la crise post électorale!

22 octobre 2016. En cette fin de journée, face à des photos nous présentant un stade presque vide, on nous explique que le stade FHB qui recevait les amis et promoteurs de la nouvelle Constitution ne pouvait être rempli: les zones A et B, à cause de travaux préliminaires aux futurs jeux de la Francophonie, ne pouvant recevoir de spectateurs. Et pourtant, les nombreuses photos ne révèlent aucun engin de chantier, aucune palissade. Mais si cette information se révélait exacte, elle démontrerait -une fois de plus-, que ce gouvernement n'a tiré aucune leçon du drame de fin d'année 2012, et que ce rassemblement aujourd'hui au Félicia, relève d'une totale inconscience de la part des organisateurs qui deviennent des organisa-tueurs!

Et Adama Bigtogo qui prévoyait 50 mille spectateurs pour un stade en travaux, qui en temps ordinaire ne peut accueillir plus de 30 mille, est lui aussi un apprenti sorcier! Une honte cette clique de politiciens amateurs ! Et dans quelques semaines, la première dame nous offrira une fois de plus son cinéma Abidjan "Perle de Lumière", projeté sur fond de misère, de pauvreté, d'analphabétisme, de chômage, de santé précaire sans prise en charge, de prisonniers en attente de jugement, d'une justice aux ordres, avec des témoins menteurs.

La détention mobile, qui a caractérisé la nouvelle manière de mettre les adversaires politiques hors circuit, a suivi les hôpitaux mobiles, cette nouvelle arnaque, inaugurée, elle aussi par la grande dame blonde. En effet, pour pallier à l'absence d'hôpitaux, voici des camionnettes-dispensaires, 9 en tout pour soigner...toute la CIV!

En ce jour, place aux bus qui ont convoyé les ivoiriens et pseudo ivoiriens au stade, moyennant une petite aide financière et un panier garni. Amadou Gon Coulibaly, qui a beaucoup à recevoir de cette nouvelle constitution, a fait du zèle: il a rempli 30 cars de 70 personnes, au départ de Korogho!

Mais au lieu de déplacer des ivoiriens et sahéliens depuis Korogho et Bouaké pour remplir le stade, il aurait été judicieux de promener notre brillantissime rédacteur de la Nouvelle Constitution Ivoirienne en Ado-mobile pour lui faire toucher du doigt la réalité de cette Côte d'Ivoire étranglée, ensanglantée, non réconciliée. Cette république émergente, à l'image du Titanic, va à nouveau en cette fin d'année scintiller de mille feux, de mille perles de lumières, et tous feux allumés, sous les projecteurs de la communauté internationale qui parait-il applaudit ce texte, le bateau ivoire et son équipage s'enfonceront doucement dans la lagune...

"Cette constitution de la 3ème République est celle du retour aux fondamentaux qui nous ont permis d'avoir la Paix" nous assène l'Economiste diplômé, dont les actes n'ont pas été à la hauteur du diplôme, celui qui n'a crée ni nouvelles universités, ni nouveaux hôpitaux, ni nouveaux emplois, ni apporté la paix des coeurs et des consciences.

Bien sûr, le recours au faux en écriture est déjà au rendez-vous. Certaines voix autorisées évoquent le chiffre de plus de 3 millions de nouveaux ivoiriens originaires des pays de la sous région, invités à se prononcer favorablement sur le changement de la Constitution, sans compter les bus affrétés à l'étranger pour permettre à de parfaits inconnus de se prononcer eux aussi sur le bien fondé d'une nouvelle constitution en Côte d'Ivoire.

Souriez, braves Ivoiriens, vous êtes les citoyens d'un pays convoité, envié, adulé, à la croissance exponentielle, aux institutions et la justice dignes d’un pays occidental, aux écoles favorisant l'émergence d'une élite. Oui, vous êtes bénis des dieux du profit que servent sans relâche vos bienfaiteurs, ceux-là même qui veulent, -grâce à la Nouvelle Constitution- s'éterniser à vous faire du bien. Et avec la sortie de terre d'un luxueux Sénat qui vous concoctera des lois et leur contraire, vous aurez vraiment toutes les apparence d'un pays riche, à la démocratie vivante, d'un pays où coule le lait et le miel, où les prisons auront disparu, car la Réconciliation aura visité et pénétré le moindre recoin.

En attendant ce jour, il reste encore une semaine pour envoyer au capitaine du vaisseau Tivoirnic des signaux. Fuira-t-il le bateau, sautera-t-il dans un canot de sauvetage, à la place des femmes et des enfants qu'on a l'habitude de secourir d'abord? Ou dignement attendra-t-il de sombrer, lui et son équipage RDR et PDCI, en invoquant sainte Constitution? C’est pourtant ce geste tant attendu, qui permettrait aux chaloupes des survivants de regagner le bord, sains et saufs, d'ouvrir les prisons, de prendre des dispositions pour un retour des exilés, et enfin de s'atteler à reconstruire cette Eburnie fraternelle et hospitalière que nous avons saluée de loin, avant un certain 11 avril 2011...

Shlomit Abel, 23 octobre

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