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29/03/2011

Dominique Nouvian Ouattara

Le mot d'humeur de Jean Charles Fadinga

Dominique Ouattara, femme fatale à la Côte d'Ivoire
(21.10.2010)
Les secrets de l'ascension des Ouattara enfin révélés !


images?q=tbn:ANd9GcSpI6QquF76mt1GWf2fBGZZMUfhXjmhO5vFCp0h_f4SmuHvlw3cDominique Nouvian, d'origine sépharade, naît le 16 décembre 1953 à Constantine (Algérie), elle est de nationalité française et épouse, en 1973, un professeur au lycée technique d'Abidjan, très âgé, le Pr Folleroux.

Bamba-Vamoussa.jpgIl est l'ami du ministre de l'enseignement professionnel et technique, Bamba Vamoussa (il a été ensuite ministre de l'éducation nationale de 1990 à 1993), avec lequel elle commence une relation forte, elle est son 2e bureau. Elle rentre alors en contact avec le gouverneur de la BCEAO, Abdoulaye Fadiga, dont elle est également le 2e bureau. Elle se partage simultanément entre les trois lits. Son ascension dans les circuits de pouvoir en est facilité et, dès 1979, elle crée AICI (société immobilière), structure qui gère le patrimoine présidentiel ivoirien, qu'elle détourne à son profit au fil des ans.

fadiga.pngPar Fadiga, elle connaît ADO, dont elle devient la maîtresse. Il est à cette époque vice-gouverneur de la BCEAO à Dakar, pour le compte de la Haute Volta (Burkina Faso), poste qu'il occupe de janvier 1983 à octobre 1984. De novembre 1984 à octobre 1988 il est directeur Afrique du FMI à Washington. Après la mort de Fadiga (le 11 octobre 1988), il rentre en Côte d'Ivoire où, sur la pression insistante de Dominique, il est nommé gouverneur de l'institution bancaire pour la Côte d'Ivoire (octobre 1988 à décembre 1993).

Pendant ce temps, notre Dominique nationale part à la conquête de l'Europe en créant une agence AICI à Paris, dans le 16ème arrondissement. Cette agence, située avenue Victor Hugo, devient rapidement la vitrine de ce qui est devenu le Groupe AICI en Europe. La même année, elle est élue présidente d'honneur de la Chambre Syndicale des Agents Immobiliers de Côte d'Ivoire (CSDAIM). Suivent, en 1991, la création d'une agence à Cannes, et en 1993, un cabinet de gestion de Syndic de copropriétés à Paris qui gère plus de 200 immeubles parisiens.

1700378.jpgEntretemps, le président Houphouët-Boigny, tombe sous l'influence de Dominique Ouattara (ses adversaires, déjà nombreux la surnomment « la putain dangereuse »). Il nomme ADO président du Comité interministériel de relance de l'économie ivoirienne (avril à novembre 1990). C'est alors, en octobre 1990, qu'elle épouse ADO, le président Houphouët-Boigny en aurait pleuré de chagrin. Ensuite la « femme fatale » pousse le président Houphouët-Boigny, qui ne dispose déjà plus de toutes ses facultés, à nommer ADO premier ministre, fonction qu'il occupe du 7 novembre 1990 au 9 décembre 1993 . Elle obtient, du président Houphouët-Boigny, à l'arrivée d'ADO à la Primature, qu'il soit chargé de lancer le processus de privatisation des structures étatiques de l'économie ivoirienne.

ADO et son épouse lancent alors une gigantesque opération de prédation du patrimoine de la Côte d'Ivoire. Après la mort du président Houphouët-Boigny, ADO devient directeur général adjoint du FMI (1er juillet 1994 au 31 juillet 1999). Il en profite pour fonder à Washington, le 10 Juin 1999, l'Institut International pour l'Afrique (IIA) à Washington. Puis, le 1er août 1999, le RDR (Rassemblement Des Républicains), dont il prend la présidence.

Dominique profite des fonctions internationales de son époux pour faire prospérer ses affaires. En 2001, une nouvelle agence AICI voit le jour au Gabon, à Libreville. En février 2006, AICI International s'installe à Ouagadougou, au Burkina Faso,

Parallèlement à la poursuite de ses activités dans le domaine immobilier, Dominique Ouattara devient, en 1996, la patronne d'EJD Inc., société qui gère l'Institut Jacques Dessange basé à Washington. Celui-ci est aujourd'hui un des endroits les plus fréquentés de la capitale américaine. Dominique Ouattara acquiert, en 1998, les franchises Jacques Dessange aux Etats-Unis. Elle devient alors la présidente de la compagnie French Beauty Services à Washington, regroupant toutes les franchises Jacques Dessange du pays : salons de coiffure, instituts de beauté, école de coiffure, distribution des produits Jacques Dessange. Le Groupe se développe et représente aujourd'hui un des actifs les plus prometteurs du groupe Jacques Dessange.

Le cumul des activités très rémunératrice d'ADO et l'empilement de « pompes à fric » de Dominique supposent des moyens de réintégration « légale » sur des comptes en banques des fortunes ainsi dégagées. Il faut donc couvrir cela sous une apparence inattaquable. C'est donc l'humanitaire qui devient la priorité. Tout d'abord, à partir 1980, elle effectue des missions « humanitaires » en Côte d`Ivoire. Les flux financiers prenant de l'ampleur, elle décide, en 1998, de créer la fondation Children of Africa. Quoi de plus imparable ? Qui croirait que les enfants d'Afrique sont la couverture d'un gigantesque système de prédation et de transferts de fonds. Cosa Nostra en a rêvé, Dominique Ouattara l'a fait !

observatoiredeladiaspora.wordpress.com

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BILAN DES QUATRE MOIS ÉCOULÉS

Le temps, allié pour le président Laurent Gbagbo

 

Source :  Le Temps : Dernière Mise à jour : 29/03/2011

 

28 novembre 2010-29 mars 2011. Quatre mois après l’élection présidentielle, Alassane Dramane Ouattara, candidat de la France n’est toujours pas parvenu à s’offrir le fauteuil présidentiel en Côte d’Ivoire.

 

A l’issue de la 265e Assemblée du Conseil de paix et de sécurité tenue à Addis-Abeba le 10 mars 2011, l’Union africaine déclarait « Alassane Ouattara président élu selon la certification du Représentant du Secrétaire général des Nations unies » et demandait par la même occasion au Conseil constitutionnel de Côte d’Ivoire de l’investir en cette qualité et titre. Il faut tout de même indiquer que la nécessité du supposé « président élu », Alassane Dramane Ouattara, de se faire investir par le Conseil constitutionnel rend la tâche difficile voire caduque, illusoire et même désespérée sauf cataclysme. Pour la simple raison - c’est de notoriété publique-, que la décision de cette Institution suprême n’est susceptible d’aucun recours. Or, il se trouve que cette supposée victoire si elle doit être validée comme telle, passe nécessairement par le sceau du Conseil constitutionnel de Côte d’Ivoire. A noter également, que le blocage s’est vite étalé au grand jour et le président élu par le Conseil constitutionnel de Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo continue de diriger le pays avec toute la caution légale des Institutions républicaines. Le choix d’un haut Représentant comme l’indique le point 8 du communiqué de cette 265e réunion du Cps, a porté sur le ministre capverdien des Affaires étrangères José Brito. Le retard de deux semaines accusé par ce choix reste anecdotique à côté de la suspicion qui pèse sur l’émissaire de l’Union africaine. Sitôt nommé, celui-ci est récusé par le camp Ouattara qui l’accuse d’être un « pro-Gbagbo ». Une autre obstruction sur la route du dénouement possible version Union africaine de la crise ivoirienne. C’est à ce niveau que joue le facteur temps.

 

En effet, le temps mis pour dénouer la crise née de la dernière élection présidentielle, du 28 novembre 2010, - mais qui n’est, en réalité, qu’une crise vieille de neuf (9) ans si l’on tient compte de l’ambition présidentielle de M. Ouattara à partir du déclenchement de la rébellion en septembre 2002-, pourrait contrarier les plans de la coalition rebelle soutenue par la France et pourrait s’avérer favorable au président déclaré vainqueur selon la légalité constitutionnelle et donc légitime aux yeux des populations ivoiriennes très respectueuses de leurs lois. D’autant que les mesures contraignantes, le gel des avoirs du président réélu et de ses proches collaborateurs, les sanctions ciblées, les embargos sur les deux ports ivoiriens Abidjan et San Perdo, la fermeture de cinq grandes banques commerciales occidentales, l’embargo sur les armes, sur l’exportation du cacao et café, deux mamelles nourricières de l’économie de ce pays et celui sur les produits pharmaceutiques, afin d’affaiblir le président Laurent Gbagbo, n’ont eu que l’effet d’une tempête dans un verre d’eau. Très vite contournées par le gouvernement du Premier ministre Marie Gilbert Aké NGbo, ces mesures, bien que contraignantes ont constitué un véritable levain dans la lutte patriotique. Elles ont plutôt raffermi les liens entre les populations qui se retrouvent victimisées sans pour autant que cela soit l’objectif initial des initiateurs. Et rendu solide la cohésion nationale entre les peuples de divers horizons vivant sur la terre ivoirienne.

 

L’option de la lutte armée, la guérilla urbaine pas plus que les mesures économiques déshumanisantes, a elle aussi au-delà de la psychose qu’elle crée dans les couches sociales, rapproché ces mêmes populations. En attestent les actions de solidarité gouvernementale envers les déplacés des zones de conflits qui opposent les Forces de défense et de sécurité de Côte d’Ivoire et les mercenaires recrutés pour combattre aux côtés de la rébellion de M. Ouattara. Les victimes des atrocités commises par ces mercenaires et ces rebelles tant à Abobo qu’à l’Ouest du pays se rendent de plus en plus compte que leur salut se trouve dans la République. Fuyant les zones de conflits, ces déplacés font l’amer constat que ni le « gouvernement » d’Alassane Dramane Ouattara, ni Guillaume Soro, Secrétaire général de la rébellion encore moins les autres dirigeants de la coalition de l’opposition armée du Rhdp que sont Henri Konan Bédié, Albert Mabri Touakeusse, Innocent Anaky Kobenan, ne leur ont prêté aucune attention ne serait-ce qu’une assistance sociale d’urgence.

 

En pareille situation, le choix est vite fait. Qu’on ne s’y trompe pas, le grand rassemblement réussi autour la République appelé samedi 26 et dimanche 27 mars 2011, par Charles Blé Goudé le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi, par ailleurs, président de l’Alliance des jeunes patriotes, est la parfaite illustration que les populations ivoiriennes toutes tendances confondues ne se font désormais aucune illusion. La réalité du pouvoir est avec le président Laurent Gbagbo et nulle part ailleurs. Et cela, grâce à l’effet du temps. Le président Gbagbo lui-même ne disait-il pas que le temps est l’autre nom de Dieu ? De fait, l’objectivité politique commande à reconnaitre que ce temps écoulé depuis le 28 novembre 2010 à aujourd’hui 29 mars 2011, a véritablement joué en faveur du tenant des rênes du pouvoir, Laurent Gbagbo. L’homme d’Etat ivoirien a pianoté sur un clavier à deux intonations majeures pour y parvenir. Sans conteste, il s’agit de la résistance civile et militaire autour de la Constitution. La loyauté, la fidélité et la reconnaissance de la primauté de la Constitution ivoirienne par les Ivoiriens eux-mêmes sur toutes les autres considérations, a été un facteur très déterminant. Le couple Peuple-Armée est celui qui a pu transcender pour transformer le poison de la lutte armée et de la guerre civile prônée par Alassane Dramane Ouattara en un élixir salvateur dans lequel la société ivoirienne se reconnaît naguère.

 

Simplice Allard

 

ci.telediaspora.net

 

11:55 Écrit par Shlomit dans crise électorale, exactions, Forfaiture, France, Ouattara, SEM Laurent Gbagbo | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Ouattara et les diamants

Le mot d'humeur de jean-charles fadanga

 

(5.10.2010)

ALASSANE DRAMANE OUATTARA au coeur du trafic des Diamants du Sang ?

 

clip_image001Entre politique africaine, financements occultes et autres trafics inavouables, l’enquête a permis de faire émerger un grand nombre d’informations sur un dossier brulant. Il s'agit du trafic mis en place au nord de la Côte d'Ivoire par les milices paramilitaires qui soutiennent Alassane Ouattara, actuel candidat à l’élection présidentielle de 2010 en Côte d’Ivoire.

 

Des creuseurs, généralement des enfants de 8 à 12 ans, sont employés, dans des conditions abominables sur des exploitations appartenant en sous-main, semble-t-il, au clan Ouattara. Les diamants collectés sont expédiés en fraude au Ghana, où ils sont blanchis et parviennent à Anvers pour être taillés, puis recyclés à l'aide de faux certificats estampillés kimberley. L'enquête du juge Schmidt à Genève révèle entre autre que les diamants qui passent par le port franc de Genève sont artificiellement surcoté à hauteur de 350 % de leur coût initial. Depuis 2005 et selon les informations recueillies par les services belges et suisses concernés par cette enquête, ce sont plus de 30 millions de $ qui échappent ainsi à l'économie ivoirienne et qui viennent chaque jour contribuer à l'armement (armes lourdes et légères) des milices paramilitaires du nord de la Côte d'Ivoire. Monique Mas de RFI avait évoqué également, dans un article (www.rfi.fr) publié le 17 novembre 2005, à ce sujet, « de la présence d'agents d'Al Qaïda dans différents trafics ouest-africains ». Un nom revient souvent dans l'enquête, Midale Simon, qui est également le conseiller en gestion de fortune de Madame Ouattara dans ses investissements aux USA (Le Temps, 1er septembre 2009). Les acteurs de ce type de trafic sont, dans la législation internationale actuelle et au regard des accords de Kimberley (2002), passibles de la Cour pénale internationale. L'enquête, si elle confirmait l'implication directe ou indirecte du candidat à l'élection présidentielle en Cote d’Ivoire ALASSANE DRAMANE OUATTARA susciterait une réaction d'indignation internationale qui ne serait pas sans rappeler la sanction qui frappe aujourd'hui un autre leader Africain bien connu de nos lecteurs belgicains, Jean-Pierre Bemba.

 

Antoine Byvanck

 

09:35 Écrit par Shlomit dans Côte d'Ivoire, Ouattara | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Ouattara et la fortune d'Houphouët-Boigny

(10.01.2011)

Faux et usage de faux en écriture publique ou comment Dominique et Alassane Ouattara ont mis la main sur la fortune d'Houphouët-Boigny

 

Houpouët-Boigny.jpgLa fortune du président Ivoirien était évaluée à sa mort entre 7 et 11 milliards de $ (Raymond Baker, Capitalisms’s Achilles Heel, 2005, p. 52, et Quid, 1992). Outre des comptes en banques bien garnis (UBS, SIB, Everlasting, entre autres) et des parts dans des sociétés de premier plan comme De Beers (30 % des parts semble-t-il) ou bien Piaget et Harry Winston, ainsi que des sociétés immobilières (en Suisse : SI Grand Air, SI Picallpoc, Intercafco), le président ivoirien aurait possédé une dizaine de propriétés en région parisienne, dont une gentilhommière de style Louis XIV à Soisy-sur-Ecole, l’ancien appartement de Jean Gabin dans le VIIIe arrondissement de Paris, un autre dans le XIe ainsi que sa résidence personnelle, rue Masseran (VIIe), avec un parc de 8 590 m², évaluée en 1998 à 18,3 millions d’euros. Un immeuble sis 144 avenue Victor Hugo (XVIe), mais aussi, selon la Lettre du Continent du 30 septembre 2004, avenue Bosquet, rue Jean Nicot, boulevard Saint-Germain, rue de la Chaise, rue de Grenelle… Il détenait aussi une superbe villa à Mougins, une maison en Suisse, au Chêne Bourg et une propriété en Italie, à Castel Gondolfo.

 

Ces biens étaient somptueusement meublés et décorés de tapisseries anciennes et de toiles de grands maîtres comme Pierre Bonnard, Van Gogh, Bernard Buffet ou Renoir. Il s 'y trouvait aussi du mobilier XVIIIe de grande qualité, dont certaines pièces provenant des appartements royaux à Versailles. La partie de ces œuvres se trouvant rue Masseran a été vendue à Fontainebleau en juin 2008, mais nul ne sait ce qu'il est advenu du reste. La rumeur a couru que le célèbre antiquaire Fabius aurait vendu, à la demande de Dominique Ouattara, une partie du mobilier provenant des propriétés sises en France, en faisant état de mandats le lui permettant. Certains tableaux avaient, avant la mort d'Houphouët en 1993, été vendus par Sotheby's et Christie's pour financer le futur hôpital attenant à la basilique de Yamoussoukro, promesse faite à Jean-Paul II. Il n’a jamais été réalisé. Seule la première pierre a été posée par le pape en septembre 1990, au moment de la consécration de la basilique. On ignore ce qu'est devenu le produit de cette vente.

 

On sait que l'immeuble du 144 avenue Victor Hugo fait partie du patrimoine des Ouattara, comme la villa de Mougins. On ignore le statut juridique actuel de la plupart des autres biens, à l'exception de l'hôtel de la rue Masseran, qui est finalement revenu en 2007 à l'Etat ivoirien.

 

Comment certains de ces biens ont-ils pu se retrouver garnir l'escarcelle des Ouattara ?

 

Lorsqu'Alassane était premier ministre et que sa femme gérait les biens du Vieux, ils disposaient de la capacité de faire émettre par l'administration ivoirienne tous les titres permettant les tranferts de propriété à leur profit. C'était d'autant plus facile que le Vieux avait, la dernière année, totalement perdu l'usage de ses facultés intellectuelles. Les six derniers mois, hospitalisé dans le service du professeur Bernard Debré, au pavillon Albaran de l'hôpital Cochin à Paris, il était maintenu artificiellement en vie et Alassane Ouattara a plusieur fois scandalisé les médecins et infirmières du service lorsqu'il s'enfermait quelques minutes dans la chambre où le Vieux était réduit à l'état de légume, ayant perdu toute conscience, et qu'il en ressortait en déclarant : « le Vieux m'a dit... ».

 

Soyons clair : la fortune des Ouattara est la conséquence de l'émission, à partir de la Primature, de vrais/faux documents leur ayant permis d'habiller juridiquement le tranfert à leur profit de biens immobiliers et mobiliers appartenant à Félix Houphouët-Boigny. C'est donc essentiellement la Côte d'Ivoire qui a été volée, le Vieux n'ayant pas laissé de testament (ou celui-ci ayant été volé) et étant supposé avoir confié ses biens à l'Etat par legs verbal.

 

Les héritiers directs n'ayant pas réussi à sauver grand chose, la question qui se pose aujourd'hui est : l'essentiel de cette immense fortune n'a-t-elle pas été détourné par les Thénardier africains Dominique et Alassane Ouattara ?

 

L'élu de la communauté internationale devrait s'empresser de clarifier les choses et produire un état précis de son patrimoine. C'est le plus sûr moyen de rassurer les Ivoiriens. Ou bien c'est un aller simple pour la MACA ?


The Libreville Times

09:35 Écrit par Shlomit dans Côte d'Ivoire, Houphouët-Boigny, Ouattara | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Ouattara, le FMI et la manipulation de l'économie ivoirienne : 1ère phase

 
L’économiste américain John Coulibaly prend position contre ADO (25.11.2010)

 

Étudions l’action du FMI en Côte d’Ivoire depuis 1981 et, par là, celle d’Alassane Dramane Ouattara

 

Le premier programme d’ajustement structurel (PAS) en Côte d’Ivoire est l'occasion pour celui qui n'est encore qu'un second couteau de faire ses premières armes.

 

L’intervention du FMI remonte à 1981, ADO est à ce moment là à la BCEAO après avoir fait ses premières armes au FMI. Il n’intervient qu’indirectement, mais bien réellement, dans cette première opération du FMI.

 

Le premier programme d'ajustement structurel (PAS) va de 1981 à 1983. Il était supposé redresser la situation financière extérieure et créer les conditions d'une reprise de la croissance économique. Ce PAS impose une diminution très importante des dépenses publiques qui doit réduire le service de la dette extérieure et le déficit du secteur public.

 

Le budget général de fonctionnement de l’État est réduit de 54 % et le budget spécial d'investissement et d'équipement (BSIE) est réduit de 12 %. Le crédit est très encadré et son taux d'accroissement passe de 54 % en 1982 à 7 % en 1983.

 

Les salaires des fonctionnaires sont bloqués et globalement, les salaires du privé baissent.

 

On assiste alors à une forte baisse du revenu des ménages dont l’épargne passe de 53 milliards de FCFA en 1982 à 14,5 milliards en 1983 (- 72 %). L'investissement baisse de 17 % sur la période et le crédit se ralentit.

 

Ce résultat très médiocre entraîne un deuxième programme d’ajustement structurel (1984-1985).

 

Lors de la mise en œuvre du second PAS, Alassane Dramane Ouattara est directeur Afrique du FMI, poste qu’il occupe de novembre 1983 à octobre 1988. Il est donc aux commandes de la mise en œuvre du second Plan d’ajustement structurel.

 

Ce second PAS garde les mêmes objectifs : réduction du déficit budgétaire et augmentation des recettes publiques.

 

Il apporte à la Côte d’Ivoire 82 millions de dollars de Droits de tirage spéciaux (DTS). Il acte un rééchelonnement de la dette extérieure ivoirienne à hauteur de 275 millions de dollars sur une période de neuf ans avec quatre ans de différé.

 

Les mesures prises sont encore plus dures que celles du programme précédent.

 

Certes, le déficit budgétaire est réduit en 1984 et permet de dégager, en 1985, un excédent d'environ 31 milliards de FCFA. Le solde de la balance des paiements dégage des excédents (5,2% du PIB en 1984 et 4,8% du PIB en 1985). La production industrielle connaît un accroissement de 7%. On a un accroissement de la masse monétaire grâce à un solde de balance des paiements favorable.

 

La croissance économique du pays, en termes réels d'environ 5 %, marque une légère reprise. Mais le coût social est très élevé avec une augmentation considérable du chômage.

 

Alassane Dramane Ouattara met en place un troisième PAS (1986-1988) qui est une véritable catastrophe pour les salariés et les entreprises.

 

Le pays voit alors chuter ses recettes d'exportation. Le service de la dette devient trop lourd. Un accord pluriannuel de rééchelonnement de la dette jusqu'en 1990 est négocié, mais ne sert à rien.

 

La Côte d'Ivoire doit constater, en mai 1987, son incapacité à payer les intérêts des emprunts étrangers.

 

La politique impulsée par Ouattara augmente la pression fiscale (surtout la TVA en 1987). Cette politique pousse de très nombreuses activités commerciales vers le secteur informel.

 

Ce troisième PAS est un échec, L’économie ivoirienne est en plein marasme, la situation sociale et politique se tend.

 

C’est le moment où ADO devient, d’avril à novembre 1990, président du comité interministériel de la Coordination du programme de stabilisation et de relance économique de la Côte d'Ivoire avant d’être, de novembre 1990 à décembre 1993, premier ministre de la Côté d'Ivoire.

 

C’est à ce moment là également que des attaques contre Ouattara se développent dans les médias ivoiriens, l’accusant d’avoir la volonté de contrôler la Côte d’Ivoire en l’étranglant.

 

Alassane Ouattara met alors en place le 4e PAS, prélude à la dévaluation du FCFA.

 

Le 4e PAS est dit « de stabilisation financière » (1990-1992). Prévu pour une durée de 18 mois, il vise « le rétablissement des grands équilibres » par des mesures fiscales et budgétaires réduisant le financement de l'État.

 

Sa mise en œuvre est minée par la détérioration des termes de l'échange concernant le café et le cacao ainsi que le développement de la corruption.

 

Le plan s’achève en septembre 1992 sur un échec total.

 

Certes, le pays a légèrement amélioré la situation des finances publiques et du secteur bancaire, mais il ne peut plus rembourser sa dette n’assure plus ses dépenses de fonctionnement.

 

Il ne reste qu’une seule solution : la dévaluation du Franc CFA.

 

(original anglais)
 
 

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28/03/2011

OUATTARA

Les marabouts gris de la Côte d’Ivoire (21.01.2011)

 

Si on en croit la presse française, certainement la meilleure du monde, le président « sortant » de la Côte d’Ivoire, comme elle le désigne désormais, résisterait à la « communauté internationale » en partie avec l’appui plus ou moins occulte de spécialistes occidentaux. Ils sont français pour la plupart et on les surnomme « les marabouts blancs de Gbagbo ». La formule, qui se veut péjorative, est la trouvaille d’une Lettre d’information connue, plus ou moins versée dans les affaires africaines qui se veut incontestable, incorruptible et professionnelle.
Depuis le déclenchement de la crise ivoirienne, Paris bruisse dans la presse d’une chasse à ces sorciers, un sport national, avec la délation, dans un pays dont les divisions permanentes sont finalement le ciment ultime. Trouver des boucs émissaires, les désigner à la vindicte, toujours sous des prétextes vertueux, y est en effet vécu comme une jouissance, en particulier par tous les folliculaires de média en mal d’inspiration, de talent et de carrière. Ils sont en fait les citoyens réels de la patrie des droits de l’homme, des marchands de vertus et des donneurs de leçon au monde entier ainsi que le premier exportateur de valeurs universelles, une chance inénarrable pour un pays dont la balance commerciale est structurellement déficitaire.
Ainsi dernièrement, un prestigieux hebdomadaire s’est essayé à faire une revue des troupes plutôt complète et virulente de ces « marabouts blancs ». Tous ou presque y sont présentés comme des remugles de l’extrême droite. Cette liste est si détaillée qu’on ne serait nullement surpris, compte tenu des mœurs de la V° République française finissante telles qu’elles ont été décrites dans le documentaire Françafrique diffusé sur France 2, d’apprendre qu’elle soit en fait le fruit incestueux de la collaboration entre plumitifs des médias et chaussettes à clous d’officines privées ou publiques.
Mais le zèle ne paye pas toujours. Clouer quelqu’un au pilori au motif qu’il serait un ancien membre d’un groupe étudiant d’extrême droite constitue une maladresse coupable : on sait par exemple que MM. Longuet, Madelin et Novelli, aujourd’hui hauts cadres de l’appareil UMP, en furent des membres éminents. L’auteur eut également été inspiré de lire « une jeunesse française » de Pierre Péan sur la vie de François Mitterrand.
Une autre caractéristique des médias en la matière est bien évidemment leur objectivité exemplaire. En effet, jamais et nulle part il n’est question des marabouts blancs de l’impétrant Ouattara : il ne peut évidemment pas en avoir.
Manque de chance, il en a aussi et bien plus car il est plus riche que son adversaire. Comme on les cache, on les a surnommés « les marabouts gris de Ouattara ». Le premier d’entre eux est d’ailleurs plus que visible, il est exposé puisqu’il s’agit du président en personne. Il fut un temps son avocat tout comme il l’a marié dans sa bonne ville de Neuilly (et non dans le 16° comme l’affirme Jeune Afrique). Les deux hommes sont amis, c’est un secret de polichinelle, Ouattara l’a d’ailleurs reconnu dans son entretien avec Michel Denisot sur Canal+. Les mauvaises langues ajoutent même qu’ils seraient liés par un « deal ».
Ce deal trouverait son origine dans la dévaluation et la non convertibilité du francs CFA, une opération qui s’est déroulé en 1993 dès la mort du vieux Houphouët, une opération décidé par le 1° ministre français de l’époque (M. Balladur) alors que son ministre du budget était l’actuel président et le 1° ministre ivoirien M. Ouattara, un opération qui en aurait enrichit plus d’un.
Mais silence, de cela on ne parle pas ...



Mais de cela, nulle trace dans les médias !

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QUAND LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE SE MONTRE PARTIALE

Les crimes et atrocités commises par Dramane Ouattara et ses terroristes

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Les pires exactions sont actuellement commises en Côte d’Ivoire par les terroristes à la solde de Dramane Ouattara, candidat malheureux à l’élection présidentielle que la communauté internationale veut coûte que coûte imposer aux Ivoiriens. Ces atrocités ne sauraient échapper à l’opinion même si Choi, le boucher de l’ONU en Côte d’Ivoire, s’efforce de les masquer.

 

Le site internet INFOSCOTEDIVOIRE.NET, en plus de la campagne qu’elle vient de lancer pour traquer les mensonges de CHOI, de la Licorne et de l’ONUCI, revient ici sur le bilan des exactions et autres crimes commis par les partisans de Alassane Dramane Ouattara pendant la campagne électorale et depuis la proclamation des résultats par le Conseil Constitutionnel.

 

Les violences exercées par les partisans du candidat Alassane Dramane Ouattara contre les supporters et autres sympathisants de Monsieur Laurent Gbagbo s’inscrivent dans un contexte sociopolitique précis et peuvent être répertoriées en trois grands moments : 1) Il y a eu les violences enregistrées pendant la période électorale et singulièrement le 28 Novembre 2010, jour du second tour de l’élection présidentielle. En guise d’illustration, l’extrait suivant, tiré du rapport d’Amnesty International, publié le 22 Février 2011, est plus qu’édifiant. Surtout que M. CHOI, le représentant spécial du Secrétaire Général de l’ONU, patron de l’ONUCI, masque systématiquement les exactions commises par les rebelles :

 

« Atteintes aux droits humains commises par les Forces Nouvelles (FN) . L’équipe de chercheurs d’Amnesty International a recueilli des témoignages fiables faisant état de viols, de détentions arbitraires et de mauvais traitements commis par des membres des FN dans des zones sous leur contrôle. Depuis que les FN ont pris le contrôle de certaines régions du pays en Septembre 2002, ces zones sont marquées par une absence de tout système judiciaire et de tout mécanisme assurant l’obligation de rendre des comptes.

 

Les commandants des FN sont ainsi, tous puissants dans leurs zones et les habitants n’ont aucune voie de recours. Homicides arbitraires et délibérés En Octobre 2010, des membres des FN ont sommairement exécuté onze hommes qu'ils avaient détenus les accusant d'être des ‘’coupeurs de route’’ et assassiné plusieurs voyageurs à Touba (environ 680 km à l'Ouest d'Abidjan). Bien que ces assassinats aient été publiquement connus (des membres des FN ont eux-mêmes filmé ces tueries y compris les cadavres des 11 personnes abattues), aucune mesure concrète ne semble avoir été prise par les dirigeants des FN pour demander des comptes aux auteurs de ces actes. »Ensuite il y a eu les violences contre les partisans de Laurent Gbagbo après la proclamation des résultats du second tour par le Conseil Constitutionnel, qui l’a proclamé vainqueur...

 

Les violences exercées par les partisans du candidat Alassane Dramane Ouattara contre les supporters et autres sympathisants de Monsieur Laurent Gbagbo s’inscrivent dans un contexte sociopolitique précis et peuvent être répertoriées en trois grands moments :

1.     Il y a eu les violences enregistrées pendant la période électorale et singulièrement le 28 Novembre 2010, jour du second tour de l’élection présidentielle. En guise d’illustration, l’extrait suivant, tiré du rapport d’Amnesty International, publié le 22 Février 2011, est plus qu’édifiant. Surtout que M. CHOI, le représentant spécial du Secrétaire Général de l’ONU, patron de l’ONUCI, masque systématiquement les exactions commises par les rebelles : « Atteintes aux droits humains commises par les Forces Nouvelles (FN) .

2.     L’équipe de chercheurs d’Amnesty International a recueilli des témoignages fiables faisant état de viols, de détentions arbitraires et de mauvais traitements commis par des membres des FN dans des zones sous leur contrôle.

3.     Depuis que les FN ont pris le contrôle de certaines régions du pays en Septembre 2002, ces zones sont marquées par une absence de tout système judiciaire et de tout mécanisme assurant l’obligation de rendre des comptes. Les commandants des FN sont ainsi, tous puissants dans leurs zones et les habitants n’ont aucune voie de recours.

Homicides arbitraires et délibérés

En Octobre 2010, des membres des FN ont sommairement exécuté onze hommes qu'ils avaient détenus les accusant d'être des ‘’coupeurs de route’’ et  assassiné plusieurs voyageurs à Touba (environ 680 km à l'Ouest d'Abidjan). Bien que ces assassinats aient été publiquement connus (des membres des FN ont eux-mêmes filmé ces tueries y compris les cadavres des 11 personnes abattues), aucune mesure concrète ne semble avoir été prise par les dirigeants des FN pour demander des comptes aux auteurs de ces actes. »

1.     Ensuite il y a eu les violences contre les partisans de Laurent Gbagbo après la proclamation des résultats du second tour par le Conseil Constitutionnel, qui l’a proclamé vainqueur et l’a investit par la suite. Les choses ont pris une fâcheuse tournure,  parce que le président de la Commission Electorale Indépendante (CEI), en violation flagrante des dispositions légales et réglementaires en vigueur en Côte d’Ivoire, était allé au QG de M. Ouattara proclamer, hors délai et de façon solitaire, des résultats non-validés par la commission centrale de la CEI pour désigner M. Ouattara comme vainqueur.

2.     Cela a déclenché, dans une précipitation visiblement orchestrée, les adresses de félicitations de certains pays à Alassane Ouattara. La situation s’est davantage détériorée par l’action des médias internationaux, qui n’avaient que faire de la violation de la Constitution, des lois, règles et procédures en vigueur et dont la mission a été de disqualifier le Conseil Constitutionnel qui devait systématiquement être présenté comme acquis à M Gbagbo.

3.     Ainsi, cette institution fut présentée comme pouvant tout dire sauf le droit. Dans le même temps, il fallait taire la composition de la CEI, complètement dominée par les rebelles et leurs alliés du RHDP et ne s’en tenir qu’à son appellation «commission électorale indépendante » qui en faisait une institution au-dessus de tout soupçon.  Comme il fallait s’y attendre, cet imbroglio a eu pour conséquence de créer la confusion.

4.     Enfin, il y a la violence qui se traduit par des actes de guérilla urbaine et de terrorisme quasiment quotidiens et quasiment étendue sur l’ensemble du pays suite aux appels insurrectionnels répétés des dirigeants de l’opposition regroupés au sein du RHDP. La caractéristique de cette 3ème phase de violences est l’entrée en scène, à Abobo, du commando à la solde de la rébellion dit «commando invisible ».

5.     À ce sujet, l’Agence France Presse (AFP) qui semble en savoir un peu plus, écrit, le 15 Mars 2011 : « Côte d'Ivoire: le "commando invisible" se dévoile. Le camp Ouattara ne semble plus passif face à l'impasse politique ivoirienne. Il passe désormais aux armes, grâce à un commando "invisible", officieusement à ses ordres. » Le tout apparait dans un contexte de reprise visible des hostilités par les rebelles. En effet, depuis le 26 Février, en violation du cessez-le-feu signé en 2004, les rebelles pro-Ouattara ont repris la guerre à l’Ouest du pays, en attaquant les localités de Zouan Hounien, Bin-Houyé, Toulépleu, Doké, Bloléquin et Duékoué dans l’indifférence de la communauté internationale.

Le chef rebelle pro-Ouattara, Soro Guillaume, avait  annoncé la reprise de la guerre pour imposer Ouattara, révélant que son camp était toujours «lourdement armé» alors que les rebelles étaient pourtant censés avoir désarmé. Cette division en moments séparés permet de distinguer trois types de violences distinctes :

1.     Les menaces verbales, les agressions diverses ciblées, généralement nocturnes pour instaurer un climat de peur, de terreur ; des villes comme Divo, Gagnoa, Bondoukou et Dabou, qui, à l’instar des villes de Côte d’Ivoire, accueillent une forte proportion de populations allochtones et allogènes, notamment malinké et communément appelées « dioula », en ont été le théâtre.

2.     Ces violences ont toujours visé toutes les personnes connues ou simplement soupçonnées d’avoir voté pour M. Gbagbo. Dans le même temps, dans les zones du Nord de la Côte d’Ivoire, réputées favorables à Alassane Ouattara, au Centre et à l’Ouest du pays largement sous contrôle de la rébellion, ces violences sont restées permanentes. C’est certainement peu de dire que ces zones sont des zones de non-droit où les rebelles toujours en armes, règnent en maîtres. FREDERICK

Ces violences ont connu une recrudescence dans le droit fil des violences électorales qui ont eu cours là-bas, telles que dénoncées avec beaucoup de détails, dans tous les rapports des observateurs africains, même si le représentant spécial du Secrétaire Général de l’ONU en Côte d’Ivoire, a choisi de les minimiser, tout comme les observateurs de l’Union Européenne d’ailleurs.

1.     Les violences inouïes exercées  contre des citoyens aux mains nues taxées d’être des partisans de M. Gbagbo, suivies des incendies de leurs domiciles préalablement pillés par les partisans d’Alassane Ouattara. Cela s’est observé à Duékoué,  Lakota et dans les villes de l’intérieur du pays comme Abengourou où le Préfet a été agressé, son domicile pillé puis incendié. Lorsqu’ils ne trouvaient pas le moyen d’agir ouvertement pour respecter un quelconque mot d’ordre, les populations favorables à Alassane Ouattara prenaient prétexte, comme à Duékoué et à Lakota, d’incidents comme la mort d’une personne des suites d’actes de « coupeurs de routes »,

2.     ou une mésentente sur la gestion d’une gare routière, pour s’attaquer aux populations autochtones. Par ailleurs, les partisans de Alassane Ouattara, prenant prétexte d’obéir aux mots d’ordre d’«opérations villes mortes» et de «désobéissance civile» lancés depuis l’hôtel du Golf, n’ont pas hésité à s’attaquer à tous ceux qui ne respectaient pas ces mots d’ordre, dont chacun a pu constater qu’ils n’ont pas prospéré.

Les actes d’agression enregistrés lors de ces manifestations extrêmement violentes et l’annonce de nouvelles manifestations devant coûte que coûte aboutir à la paralysie du pays, ont fini par installer un climat général d’insécurité chez les populations visées pour avoir voté pour M. Gbagbo ; surtout que l’ONUCI était de plus en plus visiblement rangée du côté des rebelles.

Lire également : Enumération de quelques exactions et crimes d’après les reportages de la presse écrite, toutes  tendances confondues

Lire également : AMNESTY INTERNATIONAL CÔTE D’IVOIRE - RAPPORT DE MISSION

Ces manœuvres consistant en des appuis logistiques aux rebelles ont fini par être démasquées et ont provoqué des accrochages avec les populations au cours desquelles, l’ONUCI a fait usage d’armes à feu contre les civils aux mains  nues ou même contre des éléments des Forces de Défense et de Sécurité en service. Il est également constant que la mission des Nations Unies a brouillé les émissions de la radio et de la télévision nationale et prêtait même les ondes de sa radio pour une diffusion plus large des messages séditieux de la rébellion. Dans le même temps, les forces de l’ordre étaient prises à partie, certains agents ont même été tués au cours des opérations de maintien de l’ordre.

1.     Les crimes ont aujourd’hui toutes les caractéristiques d’une épuration ethnique, d’un début de génocide planifié marqués surtout par les meurtres de personnes ciblées par l’incendie des corps. À cela s’ajoute la guerre ouverte contre toutes les positions des Forces de Défense et de Sécurité (camps militaires, commissariats de police, brigades de gendarmerie) partout où cela est possible : à l’intérieur du pays comme dans différents quartiers d’Abidjan, depuis l’entrée en scène du « Commando invisible » et l’engagement de combattants étrangers aux côtés des terroristes de Alassane Dramane Ouattara. Ce qui a abouti à l’exode massif des populations sans défense, vers les pays voisins fuyant les exactions des rebelles.

2.     Evidemment, il est  tout à fait loisible à la propagande  faite sur toutes les ondes médiatiques internationales au profit d’Alassane Ouattara, de présenter ces partisans de M. Gbagbo qui fuient les atrocités comme des partisans de M. Ouattara fuyant les forces régulières de Côte d’Ivoire. Au niveau d’Abidjan, les quartiers comme Abobo ou certains sous-quartiers de Yopougon, Adjamé, Attécoubé, Koumassi où les terroristes ont pris pied avec des complicités objectives des forces de l’ONUCI et d’une frange de la population, se vident d’une partie de leurs habitants, créant ainsi un exode interne massif vers les zones encore sécurisées par les Forces de Défense et de Sécurité.

3.     Le même rapport d’Amnesty International, cité plus haut, est suffisamment explicite sur d’autres exactions dont les terroristes à la solde de Dramane Ouattara se sont rendus coupables, sans qu’ils ne soient épinglés par les « redresseurs de torts » comme Nicolas Sarkozy et d’autres personnes. Ces exactions qui sont pourtant promptes à ruer dans les brancards contre Laurent Gbagbo, même quand il est avéré que les Forces de Défense et de Sécurité ivoiriennes qui ne font pas mystère de leur loyauté vis-à-vis de M Gbagbo, n’ont rien à voir avec elles.

Découvrons « Détention arbitraire et mauvais traitements

À Mahapleu, un village situé entre les villes de Man et de Danané (à environ 600 km à l’Ouest d’Abidjan) dans lequel la plupart des habitants auraient voté pour le Président sortant Laurent Gbagbo, neuf hommes ont été détenus par les FN à la mi-Janvier 2011. Ils ont été durement frappés et maltraités pendant plusieurs jours. Ils ont finalement été libérés sans inculpation ni procès, mais ont été l’objet de menaces et la plupart d’entre eux ont dû quitter leurs maisons.

L’un d’entre eux a dit à Amnesty International :

 «Ils m’ont emmené dans l’ancien centre médico-social qu’ils utilisent maintenant comme base militaire ; ils m’ont frappé très durement avec leur crosse de fusil et m’ont marché dessus. Ils m’ont mis dans deux grands sacs (les sacs utilisés pour le riz) et ont attaché les sacs avec une corde autour (comme une momie) pour que je ne puisse pas bouger les mains et les jambes. Puis ils m’ont frappé et menacé de mort ».

Viols

Également en Janvier, dans le même village, une femme et une adolescente âgée de 15 ans, ont été violées par un commandant des FN. La jeune fille a raconté son calvaire à Amnesty International :

 « Je rentrais chez moi, vers 16 heures. Le commandant FN m’a forcé à monter dans son véhicule, m’a emmenée dans la brousse à l’extérieur du village et m’a violée à l’arrière du véhicule. Après, il m’a mise dehors et m’a laissée là-bas. J’ai marché jusqu’à chez moi.

J’ai dis à une de ses amies ce qu’il avait fait. La nuit, il est venu chez nous. Moi j’ai fui dans la brousse  à côté de la maison  avec un grand frère. Quand ma maman a dit que j’étais sortie, le commandant a vu la femme de mon frère et il l’a frappée. Il a dit qu’elle savait où j’étais. Ensuite, ils ont arrêté mon frère et mon père. Je ne peux plus retourner chez moi, je me cache chez des parents très loin. » FABBRICE

Des réfugiés libériens pris pour cible

Après la marche du 16 Décembre 2010, des sympathisants du RHDP s’en sont pris à des réfugiés libériens vivant à Abidjan depuis plusieurs années ou décennies les accusant d’être des « mercenaires » engagés par les forces loyales à Laurent Gbagbo.

Un des réfugiés a dit à Amnesty International :

 « Le 17 Décembre, vers 19 heures, cinq personnes sont entrées dans notre cour commune et ont demandé après les ‘Jeunes Libériens’. Ils m’ont tiré hors de ma chambre, m’ont battu avec un bâton et m’ont accusé d’être un mercenaire. Je les ai supplié d’arrêter de me battre  et leur ai dit que je vivais en Côte d’Ivoire depuis vingt ans après avoir perdu mes parents dans le conflit libérien. J’ai perdu ma maison et j’ai besoin de protection. »

Violences intercommunautaires et viols dans l’Ouest

La délégation d’Amnesty International s’est également rendue dans l’Ouest du pays, une zone contrôlée en partie par les forces loyales à Laurent Gbagbo et en partie par les FN. Cette région est depuis longtemps en proie à des tensions intercommunautaires entre des groupes ethniques qui ont été exacerbées par l’actuelle impasse politique.

Cette situation a eu pour conséquence que quelque 70.000 personnes ont fui leur maison. La moitié d’entre elles ont cherché refuge dans des camps pour personnes déplacées situées non loin de leur zone d’habitation ou sont allées vivre chez des proches dans d’autres villages. L’autre moitié a fui la Côte d’Ivoire pour trouver refuge dans les pays voisins, notamment le Libéria.

En Janvier 2011 à Duékoué (à environ 500 km à l’Ouest d’Abidjan), environ 40 personnes ont été tuées dans de violents heurts intercommunautaires, des centaines de maisons ont été brûlées, et des milliers de personnes ont trouvé refuge dans des camps pour personnes déplacées dans l’ouest du pays.

Les personnes ont été ciblées en raison de leur appartenance ethnique, certaines ont été tuées et des maisons et propriétés ont été incendiées et pillées. Les quartiers habités par une communauté ont été brûlés par l’autre pendant que dans des quartiers mixtes les maisons ont été ciblées en fonction de l’appartenance ethnique et des affiliations politiques présumées de leurs habitants.

Presque toutes les personnes interrogées par Amnesty International, à Duékoué, ont décrit leurs agresseurs en utilisant des termes ethniques, soit les « Dioulas » (considérés comme les partisans de Ouattara) ou les « Guérés » (considérés pour être les partisans de Gbagbo).

Les populations locales avec lesquelles Amnesty International s’est entretenue à Duékoué ont indiqué que les forces de sécurité loyales à Laurent Gbagbo étaient incapables ou peu disposées à intervenir pour empêcher les attaques par l’un ou l’autre camp.

Une femme guéré a dit à Amnesty International :

 « Quand les Malinkés (Dioulas) sont venus pour attaquer le quartier, je me suis réfugiée dans la maison d’une famille voisine venant du Burkina Faso. Les Malinkés sont venus demander s’il y avait des Guérés, pour les faire sortir et les tuer. Mon hôte a dit qu’il n’y avait seulement que des étrangers ici et des Dioulas. Il m’a ensuite aidé à quitter le quartier et je suis venue ici, à la mission catholique ».

 La plupart des victimes à Duékoué, faisaient partie de la communauté Guéré, mais des membres de la communauté dioula ont également été attaqués.

Un témoin a dit à Amnesty International :

 «Ceux qui sont venus attaquer notre quartier le lundi 3 Janvier, je les connais personnellement ; c’est ce qui m’a sauvé la vie. Je les ai suppliés d’épargner ma maison et ils l’ont fait. Mais ils ont brûlé toutes les maisons des personnes qui n’étaient pas des Guérés. Ils ont tué un voisin, un Guinéen, il était venu rendre visite à un ami malien. Quand ils sont arrivés, il s’est caché derrière la porte, ils l’ont attrapé et l’ont tué. Ils lui ont coupé la main et le pénis qu’ils ont mis au bout de leur fusil. »

Plusieurs femmes Guérés ont dit à Amnesty International qu’elles avaient été attaquées et victimes de viols collectifs dans leurs propres maisons qui étaient ensuite incendiées.

 « Le mardi 4 Janvier, dans l’après-midi, ça tirait et nous-nous sommes cachées dans la maison. Nous étions beaucoup parce que d’autres voisines étaient venues se cacher chez nous, dans la cour de mon père. Ils ont cassé la porte et sont rentrés et ont commencé à frapper les garçons et violer les femmes. Ils étaient Dioulas, habillés avec des boubous (habit traditionnel) et avaient des gris-gris. Plusieurs femmes ont été violées dans notre maison.

Ils ont poussé quelques garçons dehors et ont frappé des femmes enceintes. J’ai été violée par trois hommes ; ils nous ont dit de nous coucher par terre et ont dit : ‘On va vous tuer’. Le même soir nous avons fui. Nous sommes allées à la mission catholique, en ville, mais il n’y avait pas de place et maintenant on est chez ma grande sœur au quartier Carrefour ; elle nous a prêté une toute petite chambre dans sa maison. »

Les délégués d’Amnesty International ont par la suite accompagné cette femme jusqu’à sa maison incendiée dans le quartier Toguéi de Duékoué. Toguéi n’est à présent qu’un amas de décombres de maisons incendiées et les seules personnes qui s’y trouvent sont des personnes n’appartenant pas à l’ethnie Guéré.

Une femme Guéré qui se trouve à présent à Abidjan après avoir fui son village a dit à Amnesty International : « Le lundi 3 Janvier, ils sont venus très tôt le matin. J’étais dans ma maison dans la cour de mon père avec ma maman, ma grande sœur et mes petits frères. Ils avaient des couteaux et des machettes. Ils ont cassé la porte de ma maison et m’ont découverte. Ils s’étaient masqués le visage avec du charbon. Ils n’ont rien dit ; ils se sont jetés sur moi ; ils ont fait n’importe quoi avec moi.

Trois ou quatre d’entre eux m’ont violé. Ils ont brûlé ma maison, la maison de ma famille et ils ont tué mon frère. Ils ont tout volé dans mon magasin, puis l’ont brûlé. Le même jour nous avons fui, avec ma maman et la femme de mon frère et ses enfants. Nous sommes passés par la brousse et sommes allés dans un petit village et le lendemain on est venu ici. »

Dans la partie Ouest du pays, il y a eu, au cours des derniers mois, une nette augmentation du nombre de cas de femmes attaquées et violées qui ont été signalés. La plupart des victimes ont été agressées alors qu’elles se rendaient au marché et il ressort que de telles attaques sont perpétuées par les « coupeurs de routes ». Les responsables de ces actes ne sont pratiquement jamais recherchés ou appréhendés et les victimes n’ont aucun espoir d’obtenir justice et réparation.»

Un dossier de SEGLOIN Mansaiédo Et Nihalamanson ATEIGNAN

infoscotedivoire.net

21:48 Écrit par Shlomit dans Côte d'Ivoire, droits de l'homme, exactions, Forfaiture, France, Ouattara | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

27/03/2011

Les deux sous (dessous) de Ouattara

Sur les traces de la fortune d'ADO à Ouattara

 

16.11.2007. 15:09

 

Comme Charles Konan Banny qu'il a précédé au poste de gouverneur de la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), Alassane Ouattara est aujourd'hui détenteur d'une importante fortune amassée dans des circonstances quelquefois irrégulières. Incursion dans le jardin secret des avoirs du président du Rassemblement des républicains à travers le monde.

 

Alassane Dramane Ouattara fait son apparition sur la scène politique après février 1990. A part quelques cadres ivoiriens dont l'ancien chef de l'État, Henri Konan Bédié, feus Diaby Aboubacar Ouattara et Lamine Diabaté, ancien ministre d'État, et ancien directeur national de la BCEAO qui a été inhumé hier, peu d'Ivoiriens connaissent celui que Houphouët-Boigny avait fait venir de Dakar pour sauver son pouvoir en déliquescence. La lutte pour la restauration du multipartisme battait son plein et le front social était en ébullition au moment où Ouattara dépose ses bagages sur les bords de la lagune Ebrié. Président d'un comité interministériel chargé de réfléchir sur les maux qui minent le pays et lui apporter des solutions, il devient six mois plus tard le Premier ministre de Côte d'Ivoire. Ce après la réélection d'Houphouët-Boigny pour un autre mandat de cinq ans qui sera dirigé d'une part par Alassane Ouattara (3 ans) et d'autre part par le dauphin constitutionnel Henri Konan Bédié (2 ans soit de 94 à 95).

 

En effet, à partir du 7 décembre, date officielle du décès de Félix Houphouët-Boigny, c'est le président de l'Assemblée nationale d'alors qui devient le nouveau chef de l'État. C'est lui qui est donc aux commandes au moment où la dévaluation du franc CFA survient. L'ère Bédié venait de s'ouvrir. Mais pendant la première moitié du quinquennat d'Houphouët-Boigny, c'est Alassane Ouattara, en sa qualité de premier ministre, qui dirigera le pays. En l'absence du ''vieux'' très affaibli par la maladie et qui suivait des soins dans un hôpital de l'Hexagone. Le Bélier de Yamoussoukro ne pouvait donc rien contrôler et la gestion du pays revenait de fait à celui qui avait été appelé juste pour donner un coup de fouet à l'économie ivoirienne. L'appétit vient en mangeant, dit l'adage. Ouattara qui s'est fait entourer d'une équipe de politiciens et de technocrates ambitieux dont la plupart quitteront par la suite le PDCI pour donner jour au RDR dont il est le président rêve déjà de diriger le pays à la mort de son bienfaiteur.

 

Il se mettra donc en tête d'occuper officiellement le fauteuil de chef de l'État de Côte d'Ivoire à la mort d'Houphouët Boigny. ''Président par intérim'', c'est par ce titre redondant, qui dépeint pourtant avec exactitude la réalité du pouvoir pendant cette période, que ceux qui profitaient du ''règne'' de l'ancien gouverneur de la BCEAO aimaient à le désigner. C'est en réalité au cours de cette période au cours de laquelle il a cumulé les postes de Premier ministre et de ministre de l'Économie et des Finances du poumon économique de l'UEMOA que Ouattara a constitué son immense fortune. Par des pratiques contraires aux règles de la bonne gouvernance qu'il a toujours revendiquée parlant de sa gestion des affaires de l'État.

 

De son passage à la Primature

 

Alassane Dramane Ouattara a longtemps travaillé à la Banque centrale de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) où il a occupé de hautes fonctions. D'abord en tant que vice-gouverneur pour le compte de la Haute Volta (Burkina Faso), puis gouverneur de l'institution bancaire pour la Côte d'Ivoire. Dès 1990, il rentre en Côte d'Ivoire où il est coopté au poste de premier ministre six mois plus tard. Une responsabilité qu'il assumera trois années durant, avant de déposer ses valises à New York afin d'y occuper le poste de directeur général adjoint du Fonds monétaire international (FMI). Au terme d'une telle carrière professionnelle, l'époux de Dominique Nouvian Folleroux a pu se constituer un trésor. Quoi de plus normal ! Mais un retour sur le parcours de l'homme, surtout des faits qui ont lieu lors son passage à la Primature, finit de convaincre le plus incrédule que l'essentiel des avoirs d'Alassane Ouattara a été acquis de façon frauduleuse.

 

Alors qu'il était le locataire de la Primature en effet, Alassane Ouattara avait mis sur pied un mécanisme de gestion qui lui permettait de pomper les ressources publiques. La trouvaille est de taille car le Trésor public qui était censé recueillir les recettes de l'État en provenance des régies financières est purement et simplement mis à l'écart. Le seul maître à bord, de surcroît ministre de l'Économie et des Finances, avait préféré à la caisse officielle de l'État de Côte d'Ivoire une régie interne à la Primature. Tous les fonds en provenance des régies financières que sont les Douanes ivoiriennes dirigées en son temps par Doua Bi Kalou, les Impôts, le Port d'Abidjan, et même le Trésor public qui en était réduit à collecter des ressources insignifiantes, convergeaient ainsi vers la Primature. Bien évidemment, le président Houphouët-Boigny qui était miné par la maladie et qui avait une confiance totale en Ouattara avait abandonné la machine étatique dans la main de l'économiste qui ne rêvait pas mieux. La caisse de l'État en vient petit à petit à être totalement confondue avec les biens privés de Ouattara.

 

Par ce procédé, il arrive à faire main basse sur des ressources financières énormes transportées en Europe à chaque déplacement du premier ministre au chevet du président Houphouët-Boigny qui suivait des soins médicaux en France avant d'être transféré en Suisse. Sous le prétexte des visites donc au Bélier de Yamoussoukro dont l'état de santé préoccupait la nation tout entière, Ouattara fera sortir du pays des fonds énormes. Sans avoir à rendre compte à qui que ce soit. Chaque semaine, il prenait la destination de l'Europe où il planquera son butin dans les paradis fiscaux. Des personnes qui ont participé à ces opérations de transferts de fonds et que nous avons pu rencontrer dans le cadre de nos investigations sont convaincues que ce sont des centaines de milliards qui ont été ainsi emportés entre 1993 et 1994. Le général Abdoulaye Coulibaly, qui était le pilote d'Houphouët-Boigny, à en croire ces témoins des faits dont certains travaillaient à CODIVAL, est bien placé pour dire la destination de ces fonds.

 

Décembre 1993, Houphouët Boigny décède. Moins d'un mois après, la dévaluation du franc CFA contre laquelle il s'était longtemps battu devient effective. Le jour même de son inhumation. Il n'a pas réussi à s'imposer aux Ivoiriens comme il le souhaitait, en se proclamant comme le président par intérim de la Côte d'Ivoire, mais Ouattara peut désormais jouir de la manne importante dont il dispose, logée dans les banques suisses, dans la principauté de Monaco, au Luxembourg... Avec la dévaluation, les montants emportés deviennent deux fois plus importants. Du simple au double. Dans sa tentative de faire main basse sur le pouvoir par tous les moyens, y compris les coups d'Etat, il n'hésitera pas à s'en servir. La suite, on la connaît. Des actions subversives à répétition depuis la mort de Houphouët-Boigny : contre Bédié, puis Guéi Robert et enfin Laurent Gbagbo.

 

Le patrimoine d'ADO à l'étranger

 

En dehors des fonds emportés des caisses de l'État, qui ont permis à Alassane Ouattara d'ouvrir des comptes dans les paradis fiscaux, Ouattara dispose de biens immobiliers et autres à travers le monde. Des biens acquis pour la plupart avec l'argent volé dans les caisses de l'État. Au nombre des biens immobiliers dont il dispose, on note entre autres un immeuble sis au Plateau, jouxtant la direction du Trésor public. Avec le concours de Mme Dominique Nouvian Folleroux, la patronne de l'Agence internationale de la commercialisation immobilière (AICI) qui deviendra plus tard son épouse, de nombreuses réalisations du patrimoine de l'État passeront aux mains de Ouattara. Contre un franc symbolique ou moyennant des sommes en deçà de la valeur des biens ainsi frauduleusement acquis.

 

Hors de la Côte d'Ivoire, il faut dire que le leader du RDR a acheté pour des millions de dollars en Haïti une vaste plantation de canne à sucre. Cela, sur conseil de son parrain, feu Grégoire Yacé Philippe. Aussi possède-t-il des bateaux commerciaux qu'il s'est offerts après son départ de la primature, qui lui rapportent énormément. Au Burkina Faso, il détient une cimenterie rachetée et qui n'est pas le seul bien à son actif dans ce pays. Mais c'est au pays d'El Hadj Oumar Bongo que se concentrent la plupart de ses biens. Un parc maritime et des biens de natures diverses à son nom sont dans ce pays de l'Afrique centrale où le chef de l'État qui se présente comme son parrain lui fait de nombreuses faveurs. Vu la couverture dont il bénéficie et les largesses dont il est l'objet dans l'acquisition des marchés publics dans ce pays, il ne faut vraiment pas s'étonner d'entendre dire que Ouattara a décidé de bitumer sur fonds propres plus de 1000 km de voie de ce pays. Cela, gratuitement. Par ailleurs, le fonctionnaire international qui a des liens solides dans le milieu de la haute finance depuis Dakar se livre au blanchiment d'argent.

 

Ayant une parfaite maîtrise des flux financiers à travers le monde, l'ancien premier ministre se sert de structures écrans pour se livrer à des activités pour le moins répréhensibles. Ainsi, derrière les actions de haute portée humanitaire dont l'ONG Children's of Africa, qui est une propriété de son épouse peut se vanter, circule de l'argent sale. Le circuit que suit ce réseau est tellement complexe et bien pensé qu'il serait impossible à n'importe quel spécialiste de la lutte contre le blanchiment d'argent d'épingler l'ONG. De nombreuses sociétés exerçant dans les secteurs les plus divers, donc beaucoup d'affaires et de sous, se cachent en tout cas derrière le choix des Ouattara de s'adonner à une activité humanitaire.

 

Outre Children's of Africa, il y a Jacques Dessange. Et une autre structure comme l'International Institute for Africa (IIA) basée à Washington, avec délusion entre Ouattara et cette société. Elle a été mise sur pied depuis son passage à la Primature et a pour mission essentielle de financer de façon subtile les activités subversives du leader politique et de faire du lobbying à son profit dans certains cercles. Mais bien entendu, cette structure de droit américain tire ses revenus du recyclage de l'argent sale en provenance de pays sous embargo. A l'image du Liberia et de la Sierra Leone où la vente de diamant et d'or a été longtemps interdite par le conseil de sécurité de l'ONU. Au pays où il a vécu de longues années en tant qu'étudiant puis directeur général adjoint du FMI, il a pu intégrer les réseaux mafieux de vente d'armes et c'est par des sociétés écran telles l'International Institute for Africa (IIA) qu'il a armé sans discontinuer les auteurs des coups d'État à répétition qui déboucheront sur une rébellion après un énième échec en septembre 2002.

 

Les comptes de Ouattara à l'étranger

 

Comme nous l'avons signifié plus haut, le président du RDR dispose de plusieurs comptes dans les paradis fiscaux et des pays comme la France et les États-Unis où il a des intérêts. En Suisse et à Luxembourg particulièrement, on dénombre au total six comptes où s'effectuent des opérations de diverses natures. Selon qu'il s'agisse d'une activité lucrative ou d'une autre se rapportant à ses activités politiques ou subversives.

 

Dans ce dernier cas, c'est l'International Institute for Africa (IIA) qui est actionnée. Cette structure qui est sa propriété comme nous l'avons déjà indiqué plus haut, détient un compte à la Dexia Banque international à Luxembourg sise à 69 rue d'Esch, L-2953 Luxembourg. ''Dexia Banque Internationale à Luxembourg est une banque à vocation résolument européenne. Nous recherchons des nouveaux talents pour épauler nos 5000 collaborateurs implantés dans 16 pays afin de contribuer activement à notre mission au sein du groupe Dexia : le développement international des métiers de gestion d'actifs, de banque privée et d'administration de fonds d'investissement. Nous voulons pouvoir compter sur des collaborateurs capables de relever tous les défis et bien décidés à grandir au rythme de notre entreprise. Grâce à nos activités variées et nos filiales implantées en Europe et en Asie, la mobilité interne et internationale sont des réalités au sein de la Dexia BIL. En tant qu'entreprise socialement responsable, Dexia a mis en place de nombreuses mesures visant à améliorer le bien-être de son personnel, que ce soit sur son lieu de travail ou en dehors. Gestion de carrière, formation, égalités des chances, santé, équilibre travail/Vie de famille, autant de domaines dans lesquels Dexia BIL est fière de pouvoir offrir à ses collaborateurs des solutions innovantes'', lit-on sur le site internet de la banque.

 

Le compte de Alassane Dramane Ouattara dans cette banque date de juillet 1999. Et le fait qu'il porte le nom de la société de droit américain ne doit pas étonné car il s'agit d'une société écran. Le vrai propriétaire du compte est bel et bien Alassane Ouattara comme ont pu le confirmer des hauts cadres de l'établissement bancaire qui ont requis l'anonymat pour des raisons de confidentialité. De même, la déontologie de notre métier ne nous autorise pas à rendre publiques certaines informations en notre possession sur le sujet. A en juger par sa date de création, on se rend bien compte que c'est au moment où il démissionnait de son poste de directeur général adjoint du FMI. Il annonça dans la même période son désir de renter en Côte d'Ivoire pour y prendre part à la vie politique. Surtout, il envisageait de se présenter à la présidentielle. Quelques mois après, soit en décembre 1999, alors qu'il venait de dire publiquement qu'il allait attenter à la sûreté de l'État, une banale mutinerie emportera le pouvoir Bédié.

 

Les scandales qui ont émaillé sa Primature

 

Son passage à la tête de la primature a en outre été marqué par plusieurs scandales financiers. Au lendemain de sa nomination au poste de premier ministre, il se signale par l'affaire des 19 tonnes d'effets personnels non dédouanés. L'affaire fera grand bruit mais n'inquiétera pas le gouverneur venu de Dakar qui ne s'arrêtera pas à ce forfait. Il prend goût à la mal gouvernance et il est très difficile de l'arrêter, surtout que Houphouët-Boigny est agonisant. Éclate alors l'affaire ''Ouattara vend et rachète''. Le chef du gouvernement brade à tout vent le patrimoine de l'État ivoirien. Le hic, c'est qu'il se trouve être à la fois vendeur et acquéreur. Un délit d'initié. La clameur publique dénonce ce pillage en règle du patrimoine de l'État. Une action dont lui seul était le bénéficiaire, vu qu'il cédait à vil prix les structures dont certaines étaient très sensibles à des proches et amis. Des sociétés écrans bien sûr étaient déjà dans le jeu.

 

Des contrats juteux sont passés entre le Port autonome, la SODECI, la CIE, et des entreprises françaises telles que Bouygues et Bolloré, moyennant des francs symboliques pour la plupart. Sans les Français, il ne restait plus à la Côte d'Ivoire qu'à déclarer faillite, voulait-on faire croire. Pour toutes ces actions en faveur de la France, Ouattara percevra des pots de vin qui s'élèveront à des milliards. Des ristournes déposées dans des banques françaises particulièrement. Déjà à la BCEAO, il aurait conçu un réseau digne d'une mafia pour ses activités illégales. En accédant au poste de gouverneur de la banque centrale, il s'ouvrait la voie pour venir faire main basse sur la Côte d'Ivoire. Dix sept ans après son arrivée dans le paysage politique ivoirien, l'homme qui a bien planifié son affaire était à deux doigts à la mort d'Houphouët de s'emparer de la magistrature de l'État. Avec l'argent des Ivoiriens.

 

Par Safiatou Ouattara

 

S: l'intelligent d'Abidjan

 

ivoirediaspo.net

12:55 Écrit par Shlomit dans détournements de fonds, Houphouët-Boigny, Ouattara | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |