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20/10/2016

Le chanteur québécois Corneille lève le voile sur sa tragédie

par Bernard Désgagné



Le FPR de Paul Kagame a assassiné la famille Nyungura
Premier article d'une série de deux

«La première des valeurs est à mes yeux la vérité, car une grande partie du monde d'aujourd'hui a été construite sur le mensonge. Nous devons rebâtir le monde avec la vérité.» — Cynthia McKinney

J’ai cherché dans toute la presse québécoise et je n’ai rien trouvé. Pourtant, la nouvelle est de grande importance et date déjà de plus de deux semaines. Dans une autobiographie qui parait ces jours-ci, un illustre Québécois, le chanteur Corneille Nyungura, confirme ce dont beaucoup se doutaient depuis longtemps : ce sont des terroristes du Front patriotique rwandais (FPR) qui ont assassiné son père, sa mère, ses deux petits frères et sa petite soeur dans la nuit du 15 au 16 avril 1994, à Kigali. Corneille venait d’avoir 17 ans et a survécu. Puis, de miracle en miracle, il a surmonté son chagrin, est venu chez nous et a charmé un immense public avec sa musique.

Le FPR, organisation politicoterroriste dirigée par Paul Kagame, est depuis toujours présenté par Radio-Canada comme l’armée de valeureux rebelles ayant arrêté le « génocide des Tutsis ». Pourtant, en avril 2006, Raymond Saint-Pierre et Johanne Bonneau avaient enquêté sur ce qu’ils appelaient « le mystère Corneille ». Ils en avaient fait cinq reportages et une introduction qui étaient regroupés à l’époque dans un dossier. On peut encore trouver ces reportages dans le site de Radio-Canada, mais aucun lien ne les unit plus les uns aux autres. L’un des reportages dit bien que, selon des témoins, « ce seraient des membres du FPR, le parti au pouvoir au Rwanda, qui auraient éliminé la famille de Corneille ».

L’analyse radiocanadienne du « mystère Corneille » n’est pas allée très loin et n’a pas eu de retombées, car la vérité sur l’assassinat de la famille Nyungura ne cadre pas avec le beau rôle qu’ont toujours voulu faire jouer au FPR les médias de la fédération canadienne, dans le scénario qu’ils ressassent depuis 1994. L’important, pour les patrons de presse, ce n’est pas l’information en soi, mais le récit qu’on en fait. Les évènements sont tantôt minimisés, tantôt amplifiés, tantôt créés de toutes pièces.


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