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19/10/2016

CPI, le grand déballage de ... vent

Vive les plages de silence du Huis-clos...

Notre témoin, déja cité par le journal Paris-Match le 21/07/2016.`
"Un témoin bien embarrassant. Moïse Metchro Harolde Metch, dit «commandant Hôtel ou Colonel H», «chef du Groupement des patriotes pour la paix (GPP)», une des nombreuses milices qui sévissaient en Côte d'Ivoire sous l'ex-président Laurent Gbagbo de 2000 à 2011, avait déjà mis en cause mercredi les forces pro-Gbagbo dans la mort du patron français Yves Lambelin en 2011. Dans la même journée, il a accusé l'ex-Première dame ivoirienne Simone Gbagbo d’être responsable de la mort du journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer, porté disparu en 2004 à Abidjan."
la suite, non autorisée à la reproduction peut être lue ici
retransmission du jour

Retransmission des audiences du 18 Octobre 2016.
[ Partie 1 ] - bit.ly/2eNxpxA
[ Partie 2 ] - bit.ly/2dLT59s
[ Partie 3 ] - bit.ly/2dxYPWL
[ Partie 4 ] - bit.ly/2eC3p8W



LES ÉCHOS DE LA HAYE CE 18 OCTOBRE 2016
Premier jour d'interrogatoire pour Metche Metchro Moise Harold Fabrice. Le témoin a répondu aux questions du bureau de la procureure au sujet du Groupement des patriotes pour la paix (GPP), une organisation paramilitaire qu'il a rejoint dès sa création en 2002.
Genèse du GPP, transformation, organisation, hiérarchie et liens avec le pouvoir politique, tels ont été les sujets abordés par le témoin ce mardi 18 octobre. Interrogé par l'accusation, Metche Metchro Moise Harold Fabrice est tout d'abord revenu sur la création du groupe paramilitaire par Charles Groguhet en octobre 2002, suite à la tentative de coup d'Etat. Objectif affiché : « Faire face à la rébellion et soutenir les forces de défense et de sécurité (FDS) », explique le témoin.
Selon ses dires, un recrutement de jeunes civils « fidèles au pouvoir » a donc été lancé et en novembre, lui-même a rejoint les rangs du groupe, qu'on appelait alors « Les jeunes coureurs ». Encadrés par des membres de l'armée régulière, les nouveaux éléments ont reçu une formation au maniement des armes (AK 47), au déplacement tactique et à l'apprentissage de la discipline. A l'époque, deux figures dirigeaient le groupe paramilitaire : Zagpa You pour le volet militaire et Charles Groguhet, qui faisait « le pont avec la politique », selon les dires du témoin, en particulier avec « Charles Blé Goudé ».
Le 23 mars 2003, suite à un conclave de la Galaxie patriotique, le GPP est officiellement lancé, raconte Metche Metchro Moise Harold Fabrice. Touré Moussa Zeguen, qui, selon le témoin, entretenait lui aussi des contacts étroits « avec la Galaxie patriotique dirigée par Charles Blé Goudé », prend alors la tête du groupe. Le dénommé Jeff Fada (Jean-François Kouassi) s'occupe de son côté des aspects militaires, coordonnant les activités du GPP via le général Sako, à l'Etat-major des armées. Selon les dires du témoin, à cette époque, quelques 800 membres du GPP sont alors cantonnés à l'Institut Marie Thérèse à Adjamé. Ces derniers bénéficient de plusieurs avantages, vivres et per diem de 40 000 francs CFA, les vivres étant fournis par l'Etat-major à Jeff Fada et les per diem récupérés par Touré Moussa Zeguen auprès de Charles Blé Goudé.
« les relations entre le GPP et le pouvoir sont devenues officieuses »
Mais à partir de 2006, « les relations entre le GPP et le pouvoir sont devenues officieuses », explique le témoin. « On a dû faire profil bas », poursuit-il, notant la perte de certains privilèges. En cause : des rapports d'exactions commis par les éléments du GPP relayés par la presse internationale. « Certains comportements pouvaient gêner politiquement », note le témoin. Par ailleurs, des affrontements avec des policiers ont entraîné la délocalisation du groupe paramilitaire vers une autre base. Celui-ci se serait installé plus loin de la ville, à Azito, sur un terrain prêté par Philippe Mangou. À cette époque, le groupe a toujours pour mission de suppléer les forces de sécurité, notamment dans le cadre d'opérations particulières. Il s'agit principalement de mener des perquisitions dans des mosquées ou des domiciles privés pour trouver des caches d'armes. Mais les relations avec la population d'Azito sont loin d'être au beau-fixe, notamment à cause de rançonnement régulier de la part du GPP, selon les dires du témoin. Ainsi, des affrontements éclatent en novembre 2006 et le groupe paramilitaire doit quitter les lieux.
Autre événement marquant dans l'histoire du GPP : l'accord DDR (désarmement, démobilisation, réinsertion) en 2007. Selon le témoin, le groupe n'a pas été dissout officiellement mais les éléments ont du procéder à un « désarmement symbolique au nouveau camp Akouédo ». La consigne de la hiérarchie, relayant le pouvoir centrale aurait été la suivante : le GPP se désarmera lorsque les rebelles seront désarmés. A cette époque selon le témoin, le GPP comptait quelque 30 000 membres et un certains nombre d'entre eux ont été intégrés aux FDS suite au processus DDR. Mais le GPP aurait continué d'exister, malgré certaines tensions au niveau de la hiérarchie. Le témoin a expliqué qu'il y avait alors une « bicéphalie » entre Yoko Yoko Bernard Bouazo et Touré Moussa Zeguen, ce dernier étant jugé responsable de l'indiscipline de ses éléments et contesté au sein même de son groupe, accusé de corruption. L'affaire s'est finalement réglée au cabinet du ministre de la Défense en septembre 2009. « Zeguen a dit qu'il passait la main à Bouazo », précise le témoin. Fidèle du second, le témoin raconte qu'il a de son côté rejoint en 2009 la base d'Adjamé, devenant le chef d'Etat-major adjoint de la GPP.
A cette époque, le groupe, qui comptait quelque 18000 éléments, possédait plusieurs bases, ayant une « stratégie d'être présent dans chaque commune » d'Abidjan. Les éléments n'étaient plus rémunérés selon les dires du témoin, mais continuaient de recevoir des vivres. Pour recevoir de quoi nourrir ses troupes, Bernard Bouazo « adressait un courrier au secrétariat de la Première dame » et « recevait un retour favorable », explique le témoin.
Avant que ne soit suspendue l'audience, l'accusation a demandé des précisions à Metche Metchro Moise Harold Fabrice sur le code de loyauté du du GPP. « Soumission, soumission, exécution avant réclamation. La trahison engendre le sang », a récité le témoin. Ce dernier a précisé qu'au sein du groupe paramilitaire, l'exécution d'un ordre ne pouvait faire l'objet de débat, même s'il était illégal, sous « peine de graves conséquences ». L'ancien numéro 2 du GPP a tenu a donné un exemple de ces « conséquences », racontant l'histoire d'un des éléments soupçonné « d'intelligence avec l'ennemi ». Alors que les chefs discutaient du sort à réserver à cet homme, le lendemain, ce dernier « aurait glissé du balcon », trouvant la mort dans « l'accident », selon les propos du témoin.
(Résumé intégral de Camille Dubruelh du site Ivoire Justice)
Fier Ivoirien II/



 Après les officiers de l’armée qui ont témoigné contre Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, la procureure de la CPI, Fatou Bensouda, a appelé en renfort Metch Metchro Moïse Harold Fabrice qui dit être un ancien chef d’état-major du GPP (Groupement des Patriotes pour la Paix), un groupe d’autodéfense fidèle au régime Gbagbo. C’est donc cet ancien combattant qui tentera de couler les deux pensionnaires de la prison de Scheveningen.  
Metch Metchro Moïse, le bourreau de Laurent et Simone Gbagbo ? 
C’est donc dans cette logique que l’ex-commandant adjoint du GPP, qui se fait aussi appeler « colonel hôtel » ou « colonel H », a déjà déposé, les 20 et 21 juillet derniers, contre Simone Gbagbo, lors de son procès devant la Cour d’Assises d’Abidjan. La deuxième partie consiste alors à témoigner contre Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé. 
Mecth  Metchro fera-t-il comme Abéhi ? 
L’accusation a mis tout son espoir sur le témoignage de ce natif de Dabou. Sera-t-il à la hauteur des attentes de Fatou Bensouda ? Y parviendra-t-il à accabler Laurent Gbagbo et Blé Goudé ? Les avocats de la Défense useront (comme à leur habitude) de tous les moyens pour faire craquer le témoin. Soupçonné de démence, Metch Metchro fera-t-il faux bond à l'accusation, comme le commandant Jean-Noël Abéhi ? L’avenir nous le dira… 
Anel’G
Mardi 18 Octobre 2016
ABIDJANACTU.COM

12:24 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

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