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18/10/2016

La nouvelle Constitution ou le testament de Ouattara


La nouvelle constitution ou le nouveau testament de Ouattara.
 
Le pays va très mal. La classe politique également. Le Chef d’état a décidé de tripatouiller la constitution de 2000 afin de se maintenir au pouvoir indéfiniment. Il a fait adopter les textes de sa nouvelle constitution le 5 Octobre 2016 à l’Assemblée Nationale.
Sur 250 députes, 239 ont voté « pour », 8 ont voté « contre », 2 abstentions et 1 absent. Il faut aussi souligner que l’Assemblée Nationale est monocolore donc aux couleurs du RHDP.

Que dit la nouvelle constitution ?
Le fameux Article 35 a été supprimé et devient l’Article 55 : « Le candidat à l’élection présidentielle doit jouir de ses droits civils et politiques et doit être âgé de trente-cinq ans au moins. Il doit être exclusivement de nationalité ivoirienne, né de père ou de mère ivoirien d’origine (…) ».
Dans cet article, il n’existe plus d’âge limite comme ce fut le cas dans la constitution de 2000, prévoyant l’âge limite à 75 ans.
Mr. Alassane Dramane Ouattara a actuellement 74 ans et il compte sur ce nouvel article pour briguer un troisième mandat et se maintenir au pouvoir.
Aussi l’on est « exclusivement ivoirien » de père et de mère, eux-mêmes d’origine ivoirienne. Si le père est Français, le fils ou la fille n’est pas ivoirien, même si la mère est ivoirienne. Ceci ouvre grandes les portes aux étrangers afin de briguer la magistrature suprême. L’Article 55 piétine voire viole notre souveraineté. L’article en lui-même est très mauvais et dangereux car il nie l’existence d’ivoiriens de souche comme le stipulait l’Article 35 de la constitution de 2000. L’Article 55 ne peut que profiter aux étrangers comme Ouattara d’origine burkinabè ou de nationalité douteuse. Si Ouattara n’était pas de nationalité douteuse,  il n’aurait jamais touché à l’Article 35. C’est l’Article 35 qui lui pose tant de  problèmes  et non aux ivoiriens de père et de mère, eux-mêmes d’origine ivoirienne. Il existe encore des vrais  ivoiriens ou de souche et non des ivoiriens dérivés comme Ouattara. L’Article 35 s’adresse exclusivement aux ivoiriens de père et de mère, eux-mêmes ivoiriens d’origine et non aux étrangers ou encore aux ivoiriens dérivés. L’Article 35 est exclusivement réservé aux ivoiriens de père et de mère, eux-mêmes ivoiriens d’origine car ils ont « exclusivement la nationalité ivoirienne ».

L’Article 55 est réservé aux ivoiriens dérivés et c’est en cela qu’il est un testament pour Ouattara car une nouvelle porte de sortie afin de briguer un troisième mandat sans se sourciller. Ainsi, il ne sera plus question d’inéligibilité ou question de candidature dérivée avec la nouvelle constitution. Ouattara sera candidat d’office car couvert par l’Article 55. C’est en cela que la nouvelle constitution est mauvaise et dangereuse. Elle viole nos droits en qualité d’ivoiriens de souche et fait la part belle aux étrangers ou ivoiriens dérivés. Avec la nouvelle constitution, les ivoiriens de souche disparaitront et de nouveaux ivoiriens feront leur apparition.
L’Article 55 ne met point fin à l’Ivoirité mais plutôt crée des ivoiriens nouveaux comme Blaise Compaoré et bien d’autres. Avec la nouvelle constitution, seuls les ivoiriens dérivés pourront briguer la magistrature suprême car ils n’ont qu’à prouver qu’ils sont de père ou de mère ivoirienne. Il est impératif de mettre fin à ce projet néfaste et funeste pour la survie des ivoiriens pur-sang ou de souche.

Il s’agit de notre souveraineté.
L’Article 35 n’est pas diffèrent de l’Article 37 Burkinabè, exigeant que le candidat à la présidentielle soit de père et de mère burkinabè, eux-mêmes d’origine burkinabè. Voilà qui est donc clair ! Il nous faut maintenir l’Article 35 et donc la constitution actuelle.
Il y a un an, quelques jours avant sa réélection, Ouattara avait démenti dans un entretien au Monde, toute volonté d’allonger son bail à la tête de l’état ivoirien. « Si j’avais pu régler ce que j’avais à faire en un mandat, je n’aurais pas fait un second. Qu’est-ce que cela m’apporte ? Rien que de la fatigue (…). J’aurais 78 ans en 2020, ça ne me vient même pas à l’esprit et, même si on me le de mandait, je ne le ferais pas (…).Je peux vous dire que je n’exclus pas de ne pas finir mon deuxième mandat ».

Alors pourquoi une nouvelle constitution et l’Article 55 ? Qu’est ce qui presse ?
« Comment voulez-vous que les ivoiriens aillent voter dans moins de trois semaines, une constitution de 57 pages qu’ils n’ont même pas eu le temps de lire ? C’est une première mondiale » déclarait Moriféré Bamba, Porte-parole de la Coalition.
Comme vous pouvez le constater, Ouattara n’inspire point confiance. Il n’a aucune parole donnée. Il ne respecte absolument rien même pas ses propres dires. Il a l’intention de briguer un autre  mandat en 2020 à l’âge de 78 ans et au- delà grâce à l’Article 55.

Il faut absolument mettre fin à cette aventure cavalière de Ouattara par tous les moyens.
La nouvelle constitution est très dangereuse pour les vrais ivoiriens épris de paix et de justice et très jaloux de leur souveraineté.
La constitution de Juillet 2000 est parfaite car elle ne pose aucun problème aux ivoiriens de souche afin de briguer la magistrature suprême. Il faut la maintenir absolument !
 
Nick De Bessou,
18 Octobre 2016
 Juriste en Droit International & Anthropologue politique.
Président du FDRC
[Forum pour la Démocratie et la Résolution des Crises].

22:44 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

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