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13/10/2016

Abidjan; un témoin "menacé" après son témoignage



Par Manuella Yapi

Souleymane Diallo, témoin au procès pour « crimes contre l’humanité » de l’ex-Première dame de Côte d’Ivoire, Simone Gbagbo, a annoncé mercredi avoir été « menacé » après son audition lundi, à Abidjan.
« Les gens m’appellent pour me menacer à cause de ce que j’ai dit (lundi). On me demande si je peux terminer ce que j’ai commencé », a affirmé M. Diallo qui dit avoir été « appelé trois fois » avant de se présenter à nouveau devant la Cour.
Absent mardi pour la suite de son témoignage, le témoin a expliqué qu’il avait pas suffisamment d' »argent » pour assurer les frais de « transport » de son quartier à Abobo (nord d’Abidjan) jusqu’au palais de justice du Plateau (centre des affaires).
Souleymane Diallo a accusé lundi Mme Gbagbo d’être une « criminelle » pour avoir « envoyé » un groupe de « syndicalistes » avec à leur tête un prénommé « Lamine » dit « Lamté », dans l’objectif de « tuer » les habitants du sous-quartier « derrière rail » dans la comme d’Abobo, pendant la crise postélectorale.

M. Diallo qui a reconnu « n’avoir jamais vu » l’ex-Première dame en compagnie de Lamté, a pourtant soutenu qu’elle lui a offert un véhicule « rouge » de type « 4×4 ».
Poursuivant, il a ajouté que Mme Gbagbo a envoyé Lamté « porter » atteinte à sa vie, après son refus d’une offre de « six millions FCFA » en échange de sa coopération.
Souleymane Diallo a également admis avoir érigé des « barrages » pour « sauver la vie des habitants » de « derrière rail », estimés à « quatre millions » et « assassiné » plusieurs personnes dont des « Libériens » venues « attaquer le quartier », avant de se raviser.
« Je n’ai jamais tué (…) j’ai massacré », ce qui signifie « blesser avec des machettes » a-t-il souligné, précisant que « assassiner veut dire égorger ».
Les combattants Ivoiriens qui étaient pris dans ce quartier étaient « déshabillés » quand les Libériens eux étaient « tués », a-t-il indiqué, ajoutant: « les Libériens ont été enterrés mais je ne les considère pas comme des morts parce qu’ils ne sont pas Ivoiriens ».
L’ex-Première dame ivoirienne est jugée pour « crimes de guerre » et « crimes contre l’humanité » commis pendant la crise postélectorale qui a officiellement causé la mort de plus de 3.000 personnes en Côte d’Ivoire.
MYA
Alerte info/Connectionivoirienne.net

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