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22/09/2016

vers une apparition de Choï?

COMMENT ME ALTIT A OBLIGE MONSIEUR CHOI L'INITIATEUR DE LA GUERRE EN COTE D'IVOIRE A TÉMOIGNER ?

      « J’ai été informé que le représentant des Nations Unies souhaite s’adresser à la  chambre. Un huis clos partiel. » Déclare Cuno Tarfusser, juge-président de la Cour pénale internationale à la barre. Une révélation qui est symptomatique des difficultés de l’accusation. Maître Altit  réussit un grand coup en obligeant Choi à déposer à la barre  car le témoignage d’Aurélia Fuchs à la CPI a déchiré le voile du complot de la communication internationale et précisément la représentation de l’ONU en Côte d’ivoire contre le régime Gbagbo.

Regard rétrospectif de la mission de l’Organisation des Nations Unies en Côte d’ivoire qui a de tout temps manœuvré  pour créer un conflit afin d’installer Ouattara au pouvoir.

       Dans une correspondance en date  du 12 novembre 2003, Laurent Gbagbo a souhaité l’intervention de l’ONU pour une mission de paix et de désarmement  des insurgés de septembre 2012 pour la tenue d’élections paisibles. L’organisation des Nations Unies a usé de tous les subterfuges pour ne pas désarmer les ex-rebelles jusqu’aux élections présidentielle de 2010. Au second tour de cette élection, Youssouf Bakayoko prononce des résultats hors délai et ce au quartier général de Ouattara en dehors du siège de la Commission Electorale Indépendante et en l’absence des commissaires centraux. Une violation de code électoral que le représentant  spécial de l’ONU va adouber. Young-Ji Choi fait preuve d’un activisme malsain et déclare le candidat du RDR vainqueur des élections alors qu’il avait un simple mandat de certification. La résolution 1765 du 16 juillet 2007 « met fin au mandat du haut représentant des Nations unies pour les élections, décide en conséquence que le représentant  spécial du secrétaire général de l’ONU en Côte d’ivoire certifié que tous les processus électoral fournissent toutes les garanties nécessaires pour la ténue d’élections présidentielles et législatives ouvertes, libres, justes et transparentes , conformément aux normes internationales ». Choi a donc outrepassé ses prérogatives en se substituant aux institutions ivoiriennes.

       Le représentant de l’ONU marche ainsi sur les plates bandes du Conseil constitutionnel chargé de proclamer les résultats définitifs de l’élection présidentielle. Choi et les fonctionnaires de l’ONU ont trempé dans la combine depuis le début du processus électoral. Chargé de transporter les urnes et les procès verbaux de l’élection, les plis censés être scellés étaient éventrés avant leur arrivée au siège du Conseil constitutionnel. L’objectif de Choi et ses compagnons était de trafiquer des procès verbaux et truquer les résultats. Mais pire, l’ONU a également failli à sa mission de sécurisation des élections.

       Dans les zones centres nord et Ouest (CNO) contrôlées par les ex-rebelles, les représentant du candidat Laurent Gbagbo dans les bureaux de vote ont été molestés et grièvement blessés. C’est le constat fait par la majorité des observateurs de l’élection présidentielle de 2010 et plus particulièrement la mission conduite par l’ex-Premier ministre togolais Joseph Koffigoh au nom de l’Union Africaine (UA). Mais malgré cela Choi est demeuré intransigeant en soutenant la forfaiture de Youssouf Bakayoko. En outrepassant le cahier de charges de l’ONU en Côte d’ivoire, Choi a agi en toute responsabilité individuelle. Ses actes ont provoqué une crise postélectorale qui a fait 3000 morts officiellement.

       Le diplomate sud-coréen de l’ONU tombe ainsi sous le coup des articles 6, 7, 8 et 25 du Statut de Rome  portant création de la CPI. Choi engage donc sa responsabilité pénale individuelle et donc passible de poursuites judiciaires devant la CPI. Il ne peut donc être témoin, sa place se trouve dans le box des accusés. C’est sur ce terrain que nous attendons la CPI si elle prétend être une juridiction qui connait des crimes contre l’humanité.
SOURCE: LE QUOTIDIEN D' ABIDJAN N°1845 DU MERCREDI 21 SEPTEMBRE 2016
LeCombattant     

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ABIDJANACTU.COM L’ancien représentant spécial de l’ONUCI, le Sud-coréen Young Ji Choi, a été annoncé ce 20 septembre pour « s’adresser à la Chambre » en charge de l’affaire le procureur contre Laurent Gbagbo et Blé Goudé. « J’ai été informé du fait que le représentant des Nations-Unies souhaitait s’adresser à la Chambre » a déclaré le juge-président Cuno Tarfusser. Il a même demandé un huis clos partiel afin d’entendre « l’adresse » de celui qui a certifié l'élection présidentielle de 2010. Mais le conseiller juridique des Nations-Unies également présent dans le prétoire a fait savoir au juge et à la Cour qu’il valait mieux poursuivre le contre-interrogatoire de Mme Aurelie Fuchs et que M. Choi allait intervenir plus tard. Ce qui a été fait. Au moment où Cuno Tarfusser levait la séance, Choi n’était toujours pas intervenu. 

Anel’G
Mardi 20 Septembre 2016
abidjanactu.com


00:56 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

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