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19/09/2016

Le 19 septembre 2002 vu par LG


Les 18 et 19 septembre 2002, j'étais en voyage officiel à Rome. À peine arrivé, qui est-ce-qui je vois, à l'hôtel? Robert Bourgi. Biensûr, j'ai trouvé la coïncidence curieuse, et pour tout dire, ça ne pouvait pas en être une. Nous avons dîné ensemble.
J'ai rencontré le président de la république, puis j'ai rencontré Silvio Berlusconi, qui était à l'époque président du Conseil. On parle politique, projets: il m'a brillamment entretenu sur «l'e-gouvernement», et m'a proposé la collaboration de son pays pour l'informatisation de notre administration. Il m'a dit qu'il y avait perdu beaucoup d'argent en France. Il m'a raccompagné à la voiture en me tenant le bras, et quand nous avons été seuls, qu'il a été certain que personne ne l'entendrait, il m'a dit: «Tu me plais, toi. Si je peux te donner un conseil: méfie-toi de Chirac. Il est très sympathique, comme ça, mais il poignarde dans le dos.»
Après cela, j'ai vu le maire de Rome, et je devais voir le Pape, le lendemain. Je suis rentré à l'hôtel. Vers 3 ou 4 heures du matin - il était 2 heures à Abidjan - j'ai été informé par un coup de fil de l'attaque militaire massive déclenchée dans tout le pays. Je décide de rentrer immédiatement. Robert Bourgi apparaît à ce moment et insiste: «Passe voir ton grand-frère [Chirac]». Sur le moment, j'ai pensé à tous ces chefs d'États, en Afrique, qui étaient partis en voyage, et n'avaient jamais pu rentrer... je n'avais pas vu le pape, je ne suis pas allé voir Chirac. Je suis rentré à Abidjan."
< LAURENT GBAGBO selon François MATTEI «Pour la vérité et la Justice»

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