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15/09/2016

Côte d'Ivoire, Mali, Gabon, que cesse l'ingérence française en Afrique !

INGERENCE FRANCAISE EN AFRIQUE
VIVEMENT QUE S’ÉTEIGNE LA RACE DES RELAIS LOCAUX

Le soleil s’était levé, une première fois, sur la vraie nature des envahisseurs venus de lointains horizons, qui avaient débarqué hier chez les Africains, pour leur dire en face que ceux-ci n’étaient pas des hommes et qu’il leur fallait faire place nette, pour laisser libre cours aux appétits pervers des conquérants. Heureusement, un des leur, en ces temps là plus puissant, le Chancelier Allemand Bismark convoqua sa conférence de Berlin de 1885, à la base des deux grandes guerres qui permirent à nos pères de prendre conscience que les êtres mystérieux à la peau blanche et aux yeux bleus, au fait, n’étaient que des hommes comme eux. Alors, ils réclamèrent justice et obtinrent la gestion de leur destin par eux-mêmes. Restant toutefois naïvement, sous la conduite de leaders plutôt impressionnés par les valeurs de domination des anciens maîtres, piégés dans des liens de dupes, par une coopération verticale, condescendante. Plus d’un demi-siècle plus tard, les « Yeux bleus » n’ont pas vu venir le deuxième temps de l’invasion des lumières du soleil sur leur duplicité dévoreuse de la dignité et de la prospérité du continent. La France, pays phare de l’entreprise de sujétion, continue encore à ce jour, à s’immiscer dans les affaires des Etats souverains, sans jamais réaliser que son aventure raciste en Afrique se trouve dans la tourmente d’une escalade vertigineuse vers sa fin.

Pourtant, au terme de sa révolution le 14 juillet 1789, cette France de la société des ordres, de la noblesse et du tiers Etat qui comptait quelques 26 millions d’habitants, avait fait place à la république qui signa dès le 04 aout, son premier acte fort, abolissant les privilèges ahurissants des dominants et mettant fin aux inégalités déprimantes. Avant d’offrir au monde la plus belle matrice restauratrice de son humanité, par la promulgation le 26 septembre 1791, de la Déclaration des droits de l’homme. En voici quelques traits les plus saillants ayant inspiré la Déclaration universelle des droits de l’homme d’après guerre, en 1948 :
Article I : « Les hommes naissent et demeurent égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.
Article II : Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme : ces droits sont la liberté, la propriété, la sureté et la résistance à l’oppression.
Article III : Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation ; nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément.
Article IV ; La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. Ainsi l’exercice des droits naturels de chaque individu n’a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits ; ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi. »
Alors, question : comment une telle nation qui a servi autant d’espérances à l’humanité, en mettant fin au règne despotique de la monarchie, est-elle devenue la nation la plus encline à persévérer dans les actes de violation flagrantes des principes qui ont fondé sa république de liberté, d’égalité et de fraternité ? Il semble que la réponse se trouve au cœur de la raison d’Etat, ordonnatrice du devoir d’ingérence pour les intérêts de puissance de la France. Un devoir aux justifications impudiques, liées à des actes historiques passés dans des règlementations sectoriels du temps de l’esclavage puis de la colonisation. Tout naturellement au détriment du progrès social et économique de ses ex-colonies. Quel paradoxe que de préconiser l’option d’une idéologie humaniste et de se faire soi-même l’éternel geôlier des libertés des autres, contre le bonheur des autres, contre la paix dans le monde ?

Au soir de la cinquième république essoufflée, le président François Hollande et ses camarades du parti socialiste au pouvoir voudraient-ils renier la profession de foi de leur France du respect des droits humains, ou remettre en cause nos modestes connaissances des valeurs de l’idéologie socialiste, qu’ils ne s’y prendraient autrement. Il n’est que d’observer la gestion française de la crise postélectorale en cours au Gabon, pour noter, au regard de la récente tragédie ivoirienne vivement remontée à la mémoire, un certain nombre de faits et gestes à l’actif de cet Etat, montrant bien que la culture des paradoxes en soutien à leur mépris pour les autres races, reste un trait de caractère, qui le contraint à se ridiculiser par ces temps de lumière, pour le maintien de son ordre hégémonique. Le scénario est le même, les stratégies n’ont pas varié, les tactiques non plus et les attentes restent toujours celles d’éloigner le dirigeant soucieux de la promotion sociale de son peuple, et d’installer à sa place, un leader apatride ou à la conscience citoyenne désarticulée, débridée.

C’est pourquoi, la plus grande interrogation qui préoccupe alors les consciences troublées par la pérennité du phénomène, porte sur la vocation d’une certaine catégorie de l’élite africaine à s’offrir comme relais des nuisibles interventions de la France dans la gouvernance des nations africaines, contre leur développement. Peut-on comprendre pareille ignominie contre soi-même et les siens ? Si non que par le culte d’un nombrilisme excessif qui empêche encore et toujours ces leaders africains de regarder en face les réalités de la paupérisation gravissime des nations et du continent noirs, provoquée par la gloutonnerie des pouvoirs aux égos individualistes inhumains, ayant caractérisé les rapports d’inégalité entre le maître d’hier et ses ex-colonies agonisantes. C’est à dire que, des êtres mystérieux venus de leur lointain Occident, ont enseigné que le salut de l’homme se trouve dans le capital. Arguant que seule la quête du capital par le système du « chacun pour soi » reste le chemin, à l’instar des animaux en lutte pour la survie dans leur infernale jungle. Tous les souffles ne s’exprimant désormais que pour la recherche et l’accumulation du capital, la personne humaine réduite à son simple statut d’ouvrier au service du capital, de banal moyen de production du capital, est fatalement relégué au rang de matière, d’être dépossédé de sa noble humanité, de son don gracieusement octroyé par l’Omniscient. C’est le règne de l’état de nature, une société de nature livrée à sa loi d’entre-dévorement où les plus faibles sont broyés sous les dents acérées des fauves. Dans cet environnement des hyènes et des biches, l’ordre est à l’extravagance et à l’esprit hautain des uns qui, soucieux de protéger leurs privilèges de seigneurs, marchent délibérément sur les droits des autres, s’ingèrent outrancièrement dans la vie des autres, prêts quant à eux à courber l’échine, pour soulager leurs âmes frileuses, de l’acceptation de leur infériorité.


D’Houphouët Boigny à Ping, en passant par les David Dako, Blaise Compaoré, Gnassingbé Eyadéma et fils, Bongo Odimba et fils, Alassane Ouattara et bien d’autres aspirants, la race des couards, des collaborateurs à l’entreprise d’exploitation abusive des richesses du continent noir, en vue de fructifier les intérêts des plus forts, s’est éprise de ces valeurs des dominants d’hier. Elle s’est fait le fervent défenseur du pouvoir des convoitises capitalistes, qui pille les richesses et tue et emprisonne, « pour ne pas mourir pauvre ». Les luttes d’indépendances pour les premiers, les plus anciens, on s’en aperçoit, ne visaient que l’alternance nègre à un pouvoir dans la continuité de la gouvernance de domination, pendant que les plus récents, de la nouvelle génération, quant à eux, développent consciemment la conviction que le pouvoir ne se définit que par la puissance au service de la puissance. Ils ont épousé la culture des dominants au détriment des leurs.

C’est probablement ce type d’offense aux vœux de la nécessaire transformation des mentalités que crucifie le célèbre révolutionnaire Argentin. En effet, dans un article de presse qu’il signa sous le titre de « Le socialisme et l’homme à Cuba, le grand Che Guevara avisait : « La nouvelle société en formation doit s’affronter très durement au passé. Ce besoin se fait sentir non seulement au niveau de la conscience individuelle sur laquelle pèsent les restes d’une éducation systématiquement orientée vers l’isolement de l’individu, mais aussi à cause du caractère même de cette période de transition où persistent les rapports marchands. ». C’est un discours dénonciateur des tares subsistant dans une société post révolutionnaire, considérées comme des handicaps inhibiteurs de la réalisation attendue d’une société véritablement égalitaire, libre et solidaire, telle que rêvée par le projet de transformation sociale annoncée. En le faisant, Che Guevara justifie ainsi sa vision de la révolution permanente, comme processus indispensable de pérennisation, devant aboutir à terme à une société nouvelle, débarrassée de toutes ses scories du passé et postée à un niveau de socialité qui parle pour les humains. On devrait pouvoir affirmer que dans une certaine mesure, la révolution bolchévique de 1917 a réussi, certes avec quelques excès déplorables, à établir ce type de société portée par et pour les hommes. A contrario, la république issue de la révolution française a conservé et entretenu une société des privilèges et des inégalités, une société arrogante ayant pris le parti de conquérir de nouveaux espaces utiles à leurs ambitions hégémoniques sur d’autres peules, dont ceux du continent africain demeurent à ce jour la plaie purulente qui heurte le sens patriotique des intellectuels, les vrais.

L’actualité au Gabon de Léon Mba, est si généreuse de souffles d’espoir. Le fils héritier de Bongo Odimba, après un premier septennat qui lui permit de se rendre compte que son pays est capable d’offrir le bonheur au peuple, a proclamé son option de l’idéologie de la rupture, considérée comme moyen incontournable de la véritable souveraineté, source de la prospérité du Gabon. L’Afrique tout entière doit le féliciter et l’encourager, afin que s’éteigne à jamais la race des relais locaux rapaces, au service de la France. La mobilisation populaire exemplaire qui s’ensuit, sur le fond d’une conscience claire qui est de ne pas permettre à la France de rééditer sa forfaiture ivoirienne au Gabon, restera pour le moment la plus belle réplique attendue de tous pour un panafricanisme agissant.
Cette révolte salutaire du Chef de l’Etat et du peuple gabonais éclaire à coup sûr la pauvre Bensouda et sa Cpi des pires iniquités et nous offre le Président Laurent Gbagbo sur un plateau d’or. Cette révolte situe les esprits les plus sceptiques sur la capacité de l’Afrique à s’élever courageusement afin d’occuper la place honorable qui est la sienne, dans le monde. Etant entendu que « Les hommes naissent et demeurent égaux en droits…, Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme : ces droits sont la liberté, la propriété, la sureté et la résistance à l’oppression ». L’Afrique doit se rassembler, pour sortir du modèle avilissant des Houphouët et consorts, des aspirants de type nouveau, Ping au Gabon, Affi en Côte d’Ivoire…etc et de leurs petits imitateurs tapis dans nos régions administratives et dans nos villages..
Notre plus grand mérite étant de laisser aux générations qui viennent, un continent noir solide, soutenu par des dirigeants redevables aux peuples, des citoyens libres et responsables porteurs de prospérité ; cela, c’est au prix de la rupture d’avec la France que nous y arriverons. « Soyons fermes, purs et fidèles ; au bout de nos peines, il y a la plus grande gloire du monde, celle des hommes qui n’ont pas cédé ». De Gaulle, discours du 14 juillet 1943.

Dieu nous garde.

BIBLI Robert-Jonas
14/09/16
De Robert-Jonas K. Bibli.

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