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07/09/2016

Le train ne sifflera plus...

C’est une catastrophe aux conséquences multiples qui vient de frapper de plein fouet la capitale régionale de N’Zi, Dimbokro. Le mardi 6 septembre 2016, le pont en métal qui sert de passage aux piétons et aux locomotives pour traverser le fleuve N’zi à Dimbokro s’est affaissé au niveau du terre-plein du côté de la ville. 
 
C’est aux environs de 15 heures qu’un train commercial de 21 wagons venant d’Abidjan en partance pour le Burkina Faso transportant des produits alimentaires comme le riz, le sucre et des pâtes alimentaires est tombé. Les causes de cet incident sont diverses selon nos sources sur le terrain. 
 
Pour le chef de gare de Dimbokro, cet incident qui a fait deux blessés (les conducteurs du train) est la résultante de la vétusté du pont qui daterait des années 1910. « Ce pont a été construit, il y a 105 ans, en 1910. Nous pensons que le pont est vieux », a-t-il fustigé. 
Selon d’autres sources exerçant au niveau de la même gare, qui ont requis l’anonymat, cet accident est dû à une « faute de certains travailleurs ». L’une d’elle relate sa version des faits : « En effet, ce mardi matin (hier), comme d’habitude, les agents en charge des travaux d’entretien se sont rendus au chantier avec une Draisine (petite machine commise à leur déplacement sur les rails), qui a remorqué un bulldozer pour le terrassement. Les bras du bulldozer ont cogné le pont et l’ont déstabilisé». 
Une autre source indique que ces agents, qui ont fait leurs travaux de terrassement, n’ont pas poussé leur observation pour constater les fissures provoquées sur le pont par le choc. « Ils (les agents d’entretien) ont alors donné l’ordre à un train de marchandises de passer et le pont a cédé », a-t-elle dit. 
Informé, le préfet de région du N’zi et les autorités politiques et sécuritaires locales se sont rendus sur les lieux du drame pour faire le constat. Cet accident ayant entrainé l’arrêt du trafic ferroviaire Abidjan-Ouagadougou suscite des inquiétudes chez les fidèles musulmans.
 
En effet, le gros de ravitaillement des têtes de bœufs et de moutons proviennent du Burkina Faso et des pays limitrophes par voie ferroviaire. 
Ces têtes qui sont déjà jugées coûteuses par les populations connaîtront une inflation si le trafic n’est pas rétabli à quelques jours de la célébration de la fête religieuse.
Au moment où nous bouclions, une réunion pour analyser la situation se tenait au ministère des Transports.
LeCrid'Abidjan.net

15:14 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

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