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05/09/2016

Alain Juppé et l'Afrique

GabonAlain Juppé: Un repris de Justice. Ses Casseroles et le Gabon

Pauvre Afrique. Champ fertile de tous les truands. Quand ce ne sont pas des criminels comme Bob Denard et autres légionnaires Français sous la casquette de  Barakouda, Licorne, Sangaris,...qui y pullulent, ce sont les  repris de justice comme Alain Juppé qui s’y invitent. Ce piètre homme politique qui a conduit à la défaite de la Droite aux législatives avec la dissolution de 1997 est un récidiviste notoire. Un renégat qui ose dicter à un chef d’Etat Africain.  

Juppé et ses Casseroles

Un escroc qu’il faut déshabiller pour l’hiver. En Juin 1995, le Canard enchaîné a débusqué ce délinquant. Ce journal révèle que Juppé, à l’époque, Premier ministre,  avait donné des ordres pour baisser de façon drastique le loyer de son fils Laurent qui occupait un appartement rue Jacob dont la ville de Paris est propriétaire. Dans la même rue, le père-truand occupait un appartement de 189 m2 pour un loyer anormalement bas. Il ne s’arrête pas là. Il avait fait réaliser des travaux de plusieurs millions de francs aux frais du contribuable.

Poursuivi par Bruno Cotte, procureur de la République de Paris, pour délit de “prise illégale d'intérêts,” il annonce cependant son intention de classer le dossier si Alain Juppé quittait son appartement. Le procureur général près la cour d'appel de Paris, Jean-François Burgelin, dans la combine qui est Française, lui propose le même marché. Puis publie un communiqué, approuvé par le ministère de la Justice, expliquant que l’infraction n’était pas constituée et qu’elle était prescrite. Bonne victoire du langage ambigu des politiques Français qui témoigne de leur capacité à corrompre un système.

Sauvé des eaux par les tractations magouilleuses, il replonge en 1999. Un “addict” du faux. Il est mis en examen pour “abus de confiance, recel d’abus de biens sociaux et prise illégale d’intérêt” dans le cadre d’une affaire de financement occulte d’emplois fictifscommunément appelée “affaire des emplois fictifs de la ville de Paris.” Des faits illicites qu’il commet alors qu’il était secrétaire général du RPR et maire adjoint de Paris, chargé des Finances, de 1983 à 1995.

Le tribunal correctionnel de Nanterre saisi de cette affaire le condamne le 30 Juin 2004 à dix-huit mois de prison avec sursis et à une peine de dix ans d’inéligibilité. Le 1er Décembre 2004, la Cour d’Appel réduit la condamnation à quatorze mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité.  Cette cour aux ordres indique. “Il est regrettable qu'au moment où le législateur prenait conscience de la nécessité de mettre fin à des pratiques délictueuses qui existaient à l'occasion du financement des partis politiques, M. Juppé n'ait pas appliqué à son propre parti les règles qu’il avait votées au parlement. Il est également regrettable que M. Juppé, dont les qualités intellectuelles sont unanimement reconnues, n’ait pas cru devoir assumer devant la justice l'ensemble de ses responsabilités pénales et ait maintenu la négation de faits avérés.”

Ce beau texte n’est que poudre aux yeux. Cette peine avait été réduite en appel, suite à des pressions elles-mêmes pénalement répréhensibles, de la part de Jacques Chirac, et du Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin, comme le démontre cet autre extrait du rendu de la cour. “Toutefois, M. Juppé s'est consacré pendant de nombreuses années au service de l’État, n’a tiré aucun enrichissement personnel de ces infractions commises au bénéfice de l'ensemble des membres de son parti, dont il ne doit pas être le bouc émissaire.” Un verdict rendu dans les règles de l’art par un système judiciaire corrompu de bons sujets serviles et amis du pouvoir.

Une Retraite pas Cool

Jongleur avec l’argent et les textes de loi, Juppé brise un de ses idéaux: “l'allongement de la durée de cotisation des fonctionnaires, au moins à quarante ans.” Fin 2002 avant que n’entre en vigueur la réforme des retraites, il fait valoir à 57 ans au lieu de 60, ses droits à la retraite d’inspecteur des finances qu’il n’a quasiment jamais pratiqué. Mais ça, c’est pour les autres, pas pour lui. Sa retraite avait été fixée à 3 654 euros par mois… auxquelles il faut ajouter ses indemnités d’élu et de ministre. Ce qui portait son revenu global à peu près à 11 429 euros mensuels.

Colon Botté-Casqué

Sans revisiter son passé crasseux, l’infâme Juppé s’est fourré dans le crâne qu’il pouvait intimer des ordres à un chef d’Etat. Cet aigrefin qui aurait été grassement payé pour oser aller affirmer que l’OTAN ne bombarde pas des civils en Libye devrait avec de nombreux politiques Français à l’instar du nain Sarkozy être derrière les barreaux pour des faits bien plus grave  que ceux reprochés–si reproche il y aau président Ali Bongo.  Ce canard boiteux pris le bec dans la gamelle, incapable de respecter les lois de son pays n’a aucun droit sur le plus petit des Africains  et encore moins sur ses Autorités.

S’il doit gratter dans des affaires, il a bien de pourris en France et même dans sa familleSon fils qui se plaisait dans un appartement au frais du contribuable Français. Peut-il affirmer qu’il aime moins le pouvoir que “Yaa Ali”comme les Gabonais appellent affectueusement leur président?  Cet égocentrique qui avait dit qu’un ministère ne l’intéressait pas, car il voulait se consacrer aux Bordelais et à la gestion de sa mairie, est devenu un cumulardPremier ministre, maire, président de la communauté urbaine, député. Il ne résiste pas aux sirènes du pouvoir. Il veut maintenant devenir président.  En France c’est possible. Les Français aiment les cons à la tête de l’Etat et des institutions. Sur ce, qui fait le contraire de ce qu’il dit? Ali ou Juppé? Qui a la formidable capacité d’avaler les couleuvres par tous les orifices? Bien sûr Juppé. Alors ses leçons aux Gabonais, il peut les ravaler par l’orifice de son choix.

Ce multirécidiviste, qui vit sur le dos de la bête, candidat faisandé qui prétend à la magistrature suprême Française, peut “s’envoler ou voler et caler en l’air” comme disent les Camerounais. les Gabonais n’ont pas besoin de ses conseils. Qu’il “arrête de prendre  les gens pour des cons,” comme disait Jean Arthuis, alors sénateur Centriste Français sur Europe 1. Par contre, il est le candidat normal pour les veaux Français comme disaient un certain Charles… de Gaulle.

Feumba Samen

09:50 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

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