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17/08/2016

Bénéfices et excédents des années Ouattara !!!

CHERTÉ DE LA VIE : DÉCLARATION DU FRONT POPULAIRE IVOIRIEN


Durant une décennie entière, Monsieur Alassane OUATTARA et ses alliés ont dénigré, vilipendé et calomnié le Président Laurent GBAGBO et son régime, lui attribuant tous les maux ; pourtant le RDR son parti, le PDCI et les acteurs de la rébellion avaient tous cogéré avec le FPI, le pouvoir de GBAGBO. Ils ont promis monts et merveilles aux Ivoiriens, notamment pendant la campagne électorale de 2010, s’engageant en cas d'accession au pouvoir à apporter les solutions à leurs problèmes et à leur assurer un bonheur inégalé.
Aujourd'hui, six (06) années après sa prise de pouvoir à la suite d'une guerre post-électorale aussi inutile que meurtrière, Monsieur Alassane Ouattara peine à réaliser le bonheur promis. C'est la désillusion totale car tous les grands domaines de l'économie sont en souffrance. Dans le secteur du commerce en particulier, la vie est rythmée par une augmentation effrénée des prix qui poussent chaque jour, un peu plus, les Ivoiriens vers une paupérisation certaine contraire à ses mirifiques promesses de campagne.
Pour comprendre l’ampleur du désastre, nous allons ci-après présenter les faits qui justifient nos propos, faire notre analyse et donner notre position face à cette grave et intolérable démission du régime OUATTARA.

I- LES FAITS
En observant avec attention l’évolution des activités commerciales dans notre pays depuis bientôt six (06) ans, nous notons une augmentation généralisée des prix des denrées de grande consommation et des prestations de service.
En effet, nous constatons avec amertume les situations catastrophiques suivantes :
1) Au niveau des denrées de grande consommation
Les prix ne cessent de flamber. Selon les relevés des prix du Ministère du Commerce, de 2011 (sous GBAGBO) à 2016 (sous OUATTARA), les prix de quelques denrées essentielles de grande consommation, pris comme référence, se présentent comme suit :
- les produits alimentaires ont connu une hausse de 7,69% à 73% ;
- le gaz butane a subi une augmentation de 37,5% à 39%
Voir les détails ci-dessous :

AUGMENTATIONS EN POURCENTAGE DU PRIX DES PRODUITS DE CONSOMATION
de 2011 SOUS LAURENT GBAGBO À 2016 SOUS ALLASANE OUATTARA.
- Poisson frais capitaine (prix au kg) de 1.100 à 1.900 soit 73% d'augmentation
- Lait bonnet rouge (170g) de 325 à 400 soit 23% d'augmentation
- Riz 100% brisure (prix au kg) de 400 à 500 soit 25% d'augmentation
- Farine (prix au kg) de 600 à 800 soit 33% d'augmentation
- Viande de bœuf sans os (prix au kg) de 1.900 à 2.500 soit 31% d'augmentation
- Viande de bœuf avec os (prix au kg) de 1.800 à 2.200 soit 22% d'augmentation
- Sucre granulé blanc (prix au kg) de 650 à 700 soit 7,69% d'augmentation
- Sucre morceaux (prix au kg) de 700 à 850 soit 21% d'augmentation
- Gaz butane B6 de 1.800 à 2.500 soit 39% d'augmentation
- Gaz butane B12 de 4.000 à 5.500 soit 37,5% d'augmentation
- Ciment (prix à la tonne) de 96.000 à 100.000 soit 4,16% d'augmentation
Source : Ministère du commerce.
De manière générale, l'on constate pour ces produits, une augmentation allant de 04,16% à 73%.

2) Au niveau des prestations de service :
- une augmentation des coûts des loyers des maisons à usage d’habitation ou de commerce;
- une augmentation du tarif de l’eau et de l’électricité. L’augmentation très élevée des prix dans ce secteur a jeté les populations dans les rues pour protester
- une augmentation de la fiscalité en matière de dédouanement ;
- une institution de points de péage avec des tarifs exorbitants selon les catégories de véhicule :
sur l’autoroute du nord, de 2.500 F à 10.000 F.
À Abidjan, de 500 F à 3000 F
NB : à ce niveau nous sommes malheureusement le seul pays dans la sous-région à pratiquer le péage au centre-ville

II- NOTRE ANALYSE
Au regard des faits, le FPI est fondé à croire que le régime Ouattara n’a pas de solutions aux nombreux problèmes des Ivoiriens car à l’évidence, il ne fait que contribuer davantage à un appauvrissement de ce peuple, d’autant plus que dans le même temps, les revenus stagnent.
En effet, la flambée des prix au niveau des produits de grande consommation comme indiquée plus haut pèse sur le pouvoir d’achat du consommateur. Elle marque l’absence d’un mécanisme fiable de régulation des prix pour ces produits pourtant considérés comme sensibles compte tenu de leur impact sur les ménages.
En outre, la forte pression fiscale exercée dans les domaines de la douane, du transport ne facilite pas la vie au consommateur.
Au niveau de l’agriculture notamment dans le secteur de l’hévéaculture, le gouvernement a créé de nouvelles taxes sur le chiffre d’affaires des usiniers. Ces taxes qui ne sont pas de nature à aider le secteur à se développer, ont même affectés le cours de l’hévéa dont le prix d’achat aux producteurs qui était de 1.000 FCFA le kilogramme en 2009 sous GBAGBO, est passé aujourd’hui à 260 FCFA le kilogramme.
A tout cela, il faut ajouter les tarifs prohibitifs des péages qui contribuent à l’augmentation du prix des transports et par ricochet au renchérissement du coût de la vie.
Tous ces faits qui découragent la consommation au niveau de la population et ralentissent l’investissement au niveau des entreprises, empêchent la production des richesses et aggravent la pauvreté. Par ailleurs, étant donné que la Commission de la Concurrence et la cellule de lutte contre la vie chère cherche toujours leurs repères et que les contrôles des instruments de mesure, des affichages des prix, de la qualité des produits restent imperceptibles par la population, celle-ci se trouve délaissée et sans soutien face au coût excessif de la vie. Et pourtant l’un des slogans de campagne en 2010 de Monsieur OUATTARA était « Ne donne pas ta voix à la pauvreté ».
En effet, alors qu’il a la possibilité d’agir sur les prix des produits réglementés, à savoir : les livres scolaires, les tarifs publics de l’eau, de l’électricité et des Postes et Télécommunications, les produits et spécialités pharmaceutiques, le gaz butane, le Gouvernement OUATTARA a choisi de ne pas utiliser ces dispositions légales. Or sous le régime du Président GBAGBO, des mesures conjoncturelles étaient prises, en application de l’article 2 de la loi n°91-999 du 27 décembre 1991 relative à la concurrence, pour juguler les hausses excessives des prix des produits de première nécessité, afin de soulager les ménages.
Toutes ces insuffisances ci-dessus relevées, nous confortent dans l’idée que le gouvernement souffre d’un manque de vision politique cohérente, en matière de commerce, au profit de la population.
De toute évidence, ces augmentations de prix, de taxes et autres coûts de prestation, constituent pour nous, des indicateurs d’un régime qui a failli à ses devoirs ; car on ne peut faire le bonheur d’un peuple qu’on s’évertue à ruiner.
Aujourd’hui, dans notre pays, sous ce régime de M. Alassane OUATTARA, on ne parle plus de panier, ni de sachet de la ménagère, mais plutôt de la main tendue de celle-ci qui demande l’aumône comme une mendiante en disant « AYE ADI ALLAH MAN », qui signifie « PITIÉ ! DONNEZ-MOI AU NOM DE DIEU » traduisant ainsi tout le désarroi des populations qui ne savent plus à quel saint se vouer.
Comme on peut le voir, le régime Ouattara a apporté à la Côte d’Ivoire plus de problèmes que de solutions au point où, désillusionnée, une dame militante avérée du RDR s’est immolé le 21 mai 2014 de devant le Palais de la Présidence de la République. Cet acte grave et inédit dans notre pays est le signe de la désolation d’un peuple trompé, aujourd’hui dépité et sans espoir.
C’est ce que des commerçantes avisées, de surcroît partisanes du régime OUATTARA, ont très tôt compris en disant : « GBAGBO KAFISSA », comme pour dire haut et fort : « GBAGBO EST MIEUX » ou « AVEC GBAGBO, ON ETAIT MIEUX ».

III- NOTRE POSITION
Considérant que faire le bonheur du peuple est la raison fondamentale de l’existence d’un gouvernement,
Le Front Populaire Ivoirien :
- s’indigne du mépris affiché par le régime Ouattara devant la grande souffrance du peuple ivoirien ;
- dénonce avec fermeté le caractère démagogique des prétendues actions du gouvernement contre la vie chère toujours annoncées et jamais exécutées ;
- interpelle le gouvernement afin qu’il prenne des mesures appropriées pour éviter aux Ivoiriens des augmentations intempestives de leurs charges ;
- exige l’application des dispositions pertinentes de l’ordonnance n°2013-662 du 20 septembre 2013 relative à la concurrence, en vue de lutter contre la vie chère.
- Demande l’annulation du paiement des secondes factures d’électricité et la réduction du cout de l’électricité.
Le FPI rappelle enfin au gouvernement que l’émergence à l’horizon 2020 tant chantée, n’aura véritablement de sens que si pour chaque ivoirienne et ivoirien, la réalité de l’existence au quotidien devrait cesser dès maintenant d’être un effroi permanent.

Front Populaire Ivoirien
Le Vice-Président
Chargé de la politique du commerce
Martin SOKOURI BOHUI
Alexis Gnagno

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