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03/08/2016

une stratégie de recul pour mieux sauter

CONFERENCE DE PRESSE THEMATIQUE DU S.G DU FPI, EN DATE DU 2 AOUT 2016
QUESTION DU PEUPLE AU FPI : "Qu'est-ce qui se passe dans ce pays gouverné par Dramane OUATTARA, depuis le 11 avril 2011 ? Nous, peuple, ne comprenons plus rien " ?
Réponse de Mr DOUATI Alphonse :
" Pour comprendre la crise de l’électricité, il est bon de remonter à la célébration de la fête du travail du 1er mai 2016. Suite aux doléances et mises en garde de tous les syndicats des travailleurs, parlant d’une même voix, il a été demandé au gouvernement de revenir sur les décisions relatives à l’augmentation du coût de l’électricité et subsidiairement celui de l’eau. Les syndicats ont fustigé, à l’occasion, l’augmentation générale du coût de la vie et notamment celui des denrées de première nécessité. Ils sont revenus sur le pouvoir d’achat des ménages qui s’étiole de jour en jour.
Le Chef de l’Etat, en réponse au ras-le-bol des travailleurs a promis d’annuler les différentes décisions d’augmentations qu’il a imputées à une mauvaise application des mesures gouvernementales ; mesures, selon lui, prises par la CIE à son insu. Mieux, Alassane Ouattara, a même promis le remboursement du trop-perçu sur les factures de l’électricité.
C’est alors que la CIE a entrepris d’engager un semblant d’exécution des promesses du chef de l’Etat. Contre toute attente et contre tout bon sens, le résultat final de ce processus sera l’émission de deux nouvelles factures de montant généralement supérieur aux précédents et in fine une hausse démesurée et incompréhensible du coût de l’électricité.
Les populations ne pouvant admettre plus longtemps ce qui est malicieusement présenté par le pouvoir comme une résistance de la CIE aux instructions de l’Etat, ont extériorisé leurs atroces souffrances par des manifestations.
Ces violentes manifestations ont embrasé plusieurs villes de l’intérieur, notamment Bouaké, Daloa, Korhogo et Yamoussoukro, pour ne citer que ces principales villes. Le bilan officiel communiqué par le gouvernement lors du Conseil des Ministres du mercredi 27 juillet 2016 s’établit comme suit : un (1) mort, douze (12) blessés dont trois (3) militaires et neuf (9) manifestants, pillage et incendie des représentations locales de la CIE et des bâtiments administratifs, quarante et une (41) interpellations. La presse internationale rapporte la disparition d’armes de guerre et des treillis qui auraient été emportés par des manifestants ainsi que le pillage d’établissements financiers.
Face à l’exaspération de la population pour l’augmentation exagérée du coût d’électricité, le gouvernement a réagi par le déploiement disproportionné des forces de sécurité et de l’armée en mobilisant un contingent de près de 8000 hommes composé de plusieurs unités de police, de gendarmerie et de FRCI.
Le Directeur Général Adjoint de la police nationale, annonce et je cite : « Ces unités d’intervention, outre la sécurité, lutteront contre l’incivisme des populations (…) ». Il ajoute que des petits commerces seront à nouveau détruits aux abords des rues et que les mouvements de véhicules privés de transport commun (les gbakas) seront limités. Il qualifie ce déploiement armé d’opération de « sécurisation des vacances scolaires ». Pour obtenir une certaine accalmie, le gouvernement actionne la CIE qui, se substituant indûment aux autorités politiques, annonce la suspension de ces mesures sans les annuler et sans indiquer le temps de ladite suspension. Ce qui, pour nous, ressemble à une stratégie de recul pour mieux sauter ".
Je vous remercie pour votre pertinente question, au suivant...
Roger Dakouri Ledj

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