Shlomit
topblog Ivoire blogs Envoyer ce blog à un ami

26/07/2016

la farce du procès de Madame Gbgabo continue...

Maitre Dadjé et Simone Gbagbo mardi à Abidjan (ph KOACI.COM)

© koaci.com–Mardi 26 Juillet 2016-Un incident s’est produit ce jour au cours du procès de l’ex-Première dame poursuivie pour crime de guerre et crime contre l’humanité entre le Président de la cour et la Défense comme constaté sur place par KOACI.COM.

Ce dernier a néanmoins vite été circonscrit après une interruption d’environ 30 minutes de l’audience. La défense a voulu savoir pourquoi un témoin s’étant constitué partie civile témoigne à la place de son frère qui aurait été blessé par des éclats dans le marché Siaka Koné, le 17 mars 2011.

La cour a jugé infondé cette requête de la Défense et l’a rejeté.

«La cour ne lui a pas fait prêter serment, » s’est justifié le juge Boiqui Kouadjo.

La Défense estime pour sa part que cet incident a été créé par la cour qui souhaiterait, à l'en croire, l’intimider.

«La cour a voulu que ça soit un incident, c’est tout. Sinon en réalité, on a attiré l’attention de la cour sur le fait que celui qui témoigne est le frère de celui qui est blessé. Celui qui est blessé peut venir le faire lui-même, s’est plus simple. Mais comme on a l’envie de passer outre. Comme on a l’envie forcement de faire ce qu’on a envie de faire, de dire ce qu’on a envie de dire, de condamner madame Gbagbo pour des choses, qu’elle n’a pas commises, voilà pourquoi, ils s’acharnent sur nous, » a déclaré maitre Dohora Blédé.

L’avocat soutient que le témoin pouvait attendre le moment opportun pour déposer.

«Pour nous ou bien il vient, il dépose comme un témoin, et on a le droit de savoir pourquoi, il est là. Ou alors, il dépose comme une partie civile et en ce moment on attend le moment des parties civiles on va débattre pour évaluer son préjudice, » a expliqué l’avocat de madame Gbagbo.

La victime pour laquelle le témoin est intervenu aurait trouvé la mort dans un accident de la circulation en janvier 2016.

C’est en s’appuyant sur les textes que le juge a rejeté la requête de la Défense.

«Nos contradicteurs ont tenté de dire que c’est dans une autre section que cela s’applique. Le code de procédure pénal traite le témoin d’une seule façon, » a martelé l’avocat.

Avant que la cour ne se retire pour délibérer sur cette affaire de constitution de partie civile, le juge Boiqui Kouadjo s’était énervé face à la position figé de la Défense.

«On nous dit qu’il dépose en tant qu’un sachant. Un sachant c’est qui. Quand on dit que vous êtes sachant dans une procédure, c’est que vous êtes un témoin. Nous voulons simplement faire remarquer cela. Le juge a tenté de s’énerver, il va prendre cela comme un outrage, » a déploré maitre Dohora Blédé.

«En réalité nous constatons que le procès se fait un peu bizarrement. On a la parole on nous l’arrache on la donne au Parquet général. Si on n’a pas l’envie de juger madame Gbagbo on ne la juge pas. On fait ce qu’on a l’envie de faire. On la met en prison. Elle est déjà en prison pour 20 ans. Et puis c’est terminé. Mais qu’on vienne nous intimider. On va prendre nos observations comme un outrage, ce n’est pas grave, » a-t-il poursuivi.

Selon lui, étant un avocat, il a l’immunité de parole, si on l’arrache, c’est qu’il ne l’est plus. 

«Nous voulions savoir pourquoi c’est lui qui vient se constituer partie civile pour son frère blessé. »a-t-il conclu.

Wassimagnon, Abidjan

23:36 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Les commentaires sont fermés.