Shlomit
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13/07/2016

Une Contribution de Philippe Kouhon

Le difficile héritage de Gbagbo :

Ni Affi, ni Sangaré ne peut l’incarner

je mets en ligne parce que on me me l'a demandé, mais je ne partage pas cette analyse. Philippe Kouhon est un homme qui parfois a de bonnes informations, mais c'est un homme aussi avec ses limites, ses partis pris, ses lâchetés, son manque de conviction et d'engagement réel pour informer vraiment. Et puis toujours limiter le "bagbgoïsme" au FPI me hérisse particulièrement, comme si les ivoiriens ne pouvaient se retrouver que dans le FPI! Il y a encore des ivoiriens, D.ieu merci, issus d'autres partis qui représentent bien et peut-être mieux encore le relèvement et le renouveau de la Côte d'Ivoire, humblement, sans compter sur les "subventions" et autres tentatives d'achat et de muselage du gouvernement actuel et de l'opposition labellisée.
Prôner une réconciliation d'Affi et Sangaré, c'est comme mettre ensemble de belles pommes et des pommes gâtées dans un même panier. A la longue, ce sont les pommes gâtées qui vont prendre le dessus. Et que restera-t-il? Un panier à jeter.
Shlomit


Cela fait un peu plus de 5ans que Laurent Gbagbo est en prison ou bien que le FPI a perdu le pouvoir d’Etat. Mais alors que le parti ne souffre pas d’intellectuels, difficile pour eux de se défaire du leader éclairé. Qu’on soit en Europe, en exil ou en Côte d’Ivoire. Pourquoi ?


Qui est l’homme Gbagbo ?

Les Ivoiriens habitués à un Houphouêt-Boigny bâtisseur et nationaliste ont vite adopté l’opposant charismatique de ce dernier qu’est Laurent Gbagbo. Gbagbo a conquis le cœur des Ivoiriens non pas parce qu’il a posé des actes de grandes envergures, construit des ponts et autoroutes, mais par son franc parlé et sa proximité avec le peuple qui après plusieurs décennies de parti unique avait soif d’entendre un autre son de cloche, voir un leader nouveau et entendre un discours approprié à la nouvelle époque. Et Gbagbo a su jouer avec cet esprit  nouveau en alliant discours hermétique lorsqu’il était dans les salons feutrés et discours populiste lorsqu’il était parmi le peuple….Alors qu’il était encore dans l’opposition, il fut le seul homme politique qui ait sillonné toute la Côte d’Ivoire, partagé les joies et peines de ses concitoyens…Là où ses adversaires politiques respiraient l’air frais de Paris et roulaient carrosse. C’est bien ce Gbagbo qui a marqué les esprits d’une jeunesse désemparée, des paysans étouffés, des familles désespérées et des travailleurs découragés…Enfin, s’il a été suivi par un peuple qui n’en pouvait plus, c’est à cause de son discours nationaliste. Lui qui connait la France et l’histoire des peuples opprimés savait frapper là où ça pouvait faire mal aux occidentaux et où ça pouvait plaire aux ivoiriens. D’où son programme de société, qui de notre point de vue était osé juste pour accomplir un dessein. Celui d’être ce leader du peuple…Ce nationaliste. D’ailleurs ce discours était repris lors de la campagne de 2010. Gbagbo est présenté comme le candidat du peuple et Ouattara, celui des étrangers !
 
Pourquoi ni Sangaré, ni Affi ne peut hériter de Gbagbo

Les deux personnages qui se disputent le parti de Gbagbo, n’ont pas le charisme de l’homme. En acte comme physiquement.

N’ayant pas le même parcours ni le même enseignement que Gbagbo, Affi et Sangaré ont beau suivi Laurent Gbagbo du temps de l’opposition jusqu’au pouvoir sans jamais connaître réellement l’homme. Car si Gbagbo se montre nationaliste vis-à-vis du peuple ivoirien, au sein du FPI, ce qui domine, reste le socialisme. On comprendra que nos deux pseudos leaders n’arrivent pas à nous faire oublier notre Gbagbo national. Malgré toutes les garanties du pouvoir Ouattara, ni Affi , ni Sangaré n’arrive pas à entretenir le peuple ivoirien avec un discours nationaliste… « Ils ont peur de se faire virer à nouveau de l’international socialiste » murmure-t-on. « On s’en fout de blanc » rétorque Sery. Le temps passe, la division au sein du FPI se prolonge et pour autant personne n’a l’agenda de la CPI. Faut-il continuer de ne rien casser avant  le retour du Chef, ou bien oser et perdre le peu de privilège que leur octroient les tenants du pouvoir actuel ? La conséquence est qu’aujourd’hui, il suffit que vous vous présentez à une élection comme le candidat du FPI pour que les populations vous demandent de quel FPI s’agit-il ? Celui de Sangaré ou de Affi ? Dans ces conditions on se demande comment le FPI peut-il reconquérir le pouvoir d’Etat sans un consensus ?

Du reste, un jour Affi et Sangaré devront trouver un juste milieu et permettre une renaissance du peuple ivoirien. Alors Gbagbo sera fier  d’avoir semé une graine qui germe même à son absence.

Philippe Kouhon.

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Commentaires

Philipe Kouhon,affi N'est Plus Du Fpi.Et Pourquoi Appeler A Voter X Ou Y Si Pour Vous Les "Affidés" La Lutte Pour Une CEI Vraiment Independante N'est Pas Une Priorité?Les Affidés Se Foutent Eperdument De La Transparence Des Elections Si Ce N'est Que Juste Faire Acte De Presence Contre Espèce Sonnante Et Trebuchante! Que Kouhon Sache Que Contrairement A Affi , Sangaré Ne Cherche Pas A Imiter Ni A Surplanter Ni Encore A Avoir Le Charisme De Gbagbo,mais Plutôt A Redonner A Gbagbo La Place Qu'il N'aurai Jamais Du Perdre Et Que D'ailleur Il N'a Pas Perdu Dans Le Coeurs De Million D'Ivoiriens. Affidés,taisez-vous Et Mangez!

Écrit par : Galé Azo Roland | 13/07/2016

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