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29/06/2016

quelques nouvelles du FPI d'Affi

Pétition pour Gbagbo :
"Nous allons la signer et la promouvoir dans une logique de persuasion" (Affi N’Guessan)


Le président du Front populaire ivoirien (FPI, opposition), Affi N’Guessan, a indiqué qu’il va signer et promouvoir la pétition pour la libération de l’ex-chef de l’Etat Laurent Gbagbo détenu par la Cour pénale internationale (CPI) "non dans une logique d’affrontement mais de persuasion", dans une interview à ALERTE INFO, à Paris.

Vous terminez une semaine de visite et de travail en France, pour repositionner le FPI sur le plan diplomatique et politique. Pourquoi la France ?
- La France est un partenaire de premier plan de la Côte d’Ivoire, partenaire historique qui occupe une place particulière dans la vie politique, économique et sociale du pays. Beaucoup de choses qui se passent en Côte d’Ivoire sont liées à la présence française. Donc, quand on veut se repositionner, il faut accorder à Paris, la place qu’elle mérite.
Est-ce à dire que la France influence la vie politique en Côte d’Ivoire ?
- Elle influence, c’est une réalité. La France influence fortement et l’histoire l’a montrée. D’abord nous parlons français, ce n’est pas un hasard. C’est l’histoire de la Côte d’Ivoire.
La France a colonisé la Côte d’Ivoire, est restée un demi siècle et a impacté l’organisation politique, juridique et administrative ivoirienne.
Beaucoup de choses ont été construites à partir du modèle français. Aujourd’hui, aux Nations Unies, la France, dans le jeu des relations internationales, a une grande influence sur tout ce qui se passe en Afrique francophone. Les résolutions des Nations Unies sur la crise ivoirienne ont été largement inspirées de la vision française de la crise.
L’histoire de la Côte d’Ivoire, aujourd’hui, est largement tributaire de l’action française. C’est une réalité qu’il faut prendre en compte même si, nous cherchons une voie ivoirienne, une voie africaine de développement.
Il faut assumer l’histoire et voir comment tirer profit de cette histoire pour fonder une démarche autonome endogène.

Cette tournée pour le repositionnement du FPI à l’extérieur, signifie-t-elle que la crise au sein du parti est complètement jugulée ?

- Elle est en train de finir, elle est en train de prendre fin.

La fin de la crise ne passe-t-elle pas par l’unification des deux tendances du parti ?

- C’est le congrès que nous allons organiser qui va nous permettre de passer à une autre phase, parce qu’on mettra en place une nouvelle direction et on pourra repartir sur de nouvelles bases.
Mais en attendant, l’élection législative nous donne aussi l’occasion d’opérer le rassemblement de tout le parti pour aller à ces élections.
Comme nous avons des sons de cloches encourageants quant à la disponibilité de nos camarades à aller aux élections, nous pensons que nous allons pouvoir nous retrouver pour faire chemin ensemble.

Durant votre séjour en France, a-t-il également été question d’actions pour obtenir la libération de Laurent Gbagbo ?

- Nous évoquons ces sujets-là auprès de tous nos interlocuteurs. Nous les évoquons mais vous savez bien que c’est un dossier délicat.
Un dossier qui implique beaucoup d’institutions et donc ce n’est que le plaidoyer au fur et à mesure en faisant le tour de tous ceux qui sont impliqués dans le dossier, en obtenant leur adhésion à la lecture que nous faisons de la situation ivoirienne et de l’impact du dossier du président Laurent Gbagbo sur l’avenir de la Côte d’Ivoire, qu’on pourra atteindre l’objectif.
Donc, nous continuons notre plaidoyer auprès de tous ceux que nous rencontrons et nous espérons qu’avec le temps, ce plaidoyer, ce message va rencontrer une adhésion des différents acteurs et que cela va avoir un impact sur le dossier du président Laurent Gbagbo.

Pensez-vous que la solution à ce procès est politique ?
- Oui, évidemment c’est un procès politique dont la solution ne peut être que politique. Il faut donc jouer de la diplomatie, faire la politique au niveau national comme international pour pouvoir obtenir une solution.
Regardez un peu ce qui s’est passé dernièrement au Sénégal avec Karim Wade, évidemment personne ne peut contester que là encore la politique a fait son œuvre.
Certaines personnalités ivoiriennes menées par Bernard Dadié ont lancé récemment une pétition pour obtenir la libération de Laurent Gbagbo, êtes-vous pour cette option ? Cela entre-t-il dans votre vision ?
Nous ne sommes pas contre cela, cela rejoint d’ailleurs notre démarche. Une pétition est faite pour sensibiliser l’opinion, pour faire la démonstration aux yeux de l’opinion, aux yeux de tous ceux qui sont concernés que la cause est défendue par un nombre important.
C’est une démarche démocratique d’action. C’est ce que nous disons et nous n’avons aucun problème vis-à-vis de cela.
Je considère même qu’en s’engageant dans la voie de la pétition, nos camarades nous rejoignent. C’est un des moyens de la lutte politique donc nous n’avons aucun problème avec cela.

Allez-vous signer cette pétition ?

- Mais bien sûr, si l’occasion est offerte nous allons la signer. Nous allons la promouvoir mais nous allons la promouvoir non dans une logique d’affrontement mais dans une logique de persuasion, dans un souci de communication et de marketing politique.
C’est sur ces aspects que nous avons des divergences avec nos camarades qui pensent qu’il faut tout engager dans une logique de bras de fer avec l’autre, alors que parfois, il s’agit plutôt de persuader, de convaincre l'autre que s’il va dans telle direction, c’est ce qui est en son honneur, c’est cela qui est conforme à ses intérêts et à l’intérêt de tout le monde plutôt de dire on va le contraindre à aller dans notre sens.

Repartez-vous satisfait de la France après votre mission ?

- Oui, on repart satisfait de notre mission.

Qu’avez-vous obtenu concrètement ?

- Nous avons obtenu une grande disponibilité à nous écouter, une grande convergence entre la vision de nos interlocuteurs et la démarche que nous avons engagée sur le terrain.
Nous avons eu l’occasion de bien communiquer sur notre lecture de la situation politique en Côte d’Ivoire, sur notre vision aussi de la situation qu’il s’agisse du référendum, de l’élection à venir, de la question de la réconciliation, de la question de la justice.
Nous avons partagé aussi nos appréhensions sur la politique du gouvernement, qui de notre point de vue est porteuse de menace sur la paix et la stabilité en Côte d’Ivoire.

Quels genres d’appréhensions ?

- Le chef de l’Etat a du mal à sortir d’une logique d’affrontement pour s’élever et organiser le rassemblement, la réconciliation, la restauration de l’unité nationale. C’est une grosse menace parce que s’il ne bouge pas on risque d’aller à des crispations dans l’avenir sur certaines questions et le référendum par exemple apparaît comme une question qui peut déboucher sur des crispations si nous n’avons pas la capacité d’entreprendre une démarche consensuelle, une démarche inclusive.
Ce sont des questions que nous avons réussi à faire partager aussi à nos interlocuteurs pour que ceux qui ont les moyens d’intervention restent vigilants, pour que ceux qui ont une certaine influence puissent agir, faire connaitre aux autorités qu’elles auraient intérêt à rester ouvertes au dialogue, à la discussion, à la négociation avec l’opposition pour que les Ivoiriens travaillent ensemble à ramener la paix, la stabilité et la restauration de la démocratie en Côte d’Ivoire.
David YOUANT (à Paris), avec ABL
Alerte Info
FPI-FRONT POPULAIRE IVOIRIEN
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Le discours témoignage de la SG Agnès Monnet à la cérémonie d'hommage à Blé Blé Charles,ex maire de Saïoua et cadre du FPI...
Vive émotion !,ça se passe au QG Laurent Gbagbo de la Riviera-Attoban .
Camarade VP, ABOUO N’ DORI RAYMOND, Représentant le Président du Front Populaire
Ivoirien ;
Camarades membres du Secrétariat Exécutif ;
Camarades membres du Secrétariat Général ;
Camarades membres du Comité de Contrôle ;
Camarades Secrétaires Généraux de Fédération ;
Camarades militantes et militants,
Chers parents et amis du camarade BLE Blé Charles, de regrettée mémoire !
Je voudrais de prime abord, vous présenter les regrets du Premier Ministre Pascal AFFI N GUESSAN, Président du Front Populaire Ivoirien qui, pour des raisons de force majeure, est loin de nous physiquement, mais présent avec nous de tout cœur !
N’est-ce pas le cœur lourd de tristesse qu’il s’est excusé auprès de la famille éplorée de notre illustre disparu, ce dimanche 19 juin, au lendemain de la grande veillée à la place Ficgayo à Yopougon, et à peine à deux heures de son vol pour une mission en Europe. Voici les mots du camarade Président Affi, gravés dans le cahier de condoléances : « Grande et immense est notre tristesse, notre affliction devant la dure réalité de la brutale disparition de notre camarade Blé Blé Charles. La grande famille du Front Populaire Ivoirien présente ses condoléances les plus attristées, à son épouse, à ses enfants, à la famille et à toute la communauté de Saioua et d’Issia. Que tous trouvent ici l’expression de notre solidarité et de notre profonde compassion».
Camarades militantes et militants,
Nous voici réunis encore ce soir, pour rendre hommage à un des nôtres, à un militant, à un combattant, à l’intrépide BLE Blé Charles. Hier, c’était le camarade Miaka Ouretto Sylvain de Soubré en ce même lieu, avec le même décor, le mercredi 9 décembre 2015.
Mais avec Blé Blé Charles de Saioua-Issia, surgissent du plus profond de nos mémoires les douloureux souvenirs des départs des camarades, BOUHOUN Bouabré et Désiré Tagro !
Je voudrais qu’en leur illustre mémoire, soit observée une minute de silence.
Merci !
Mon intervention tentera humblement de vous présenter un aspect de cet homme multidimensionnel qu’est BLE Blé Charles. Comment le camarade BLE Blé Charles est-il entré en politique ?
Qu’est- ce qui a pu bien pousser ce jeune prodige à entrer en politique et surtout à y demeurer jusqu’à son dernier souffle, malgré les risques, les déceptions et trahisons ?
BLE Blé Charles avait pourtant tout pour une vie exceptionnelle et paisible !
Car, tenez-vous bien camarades militantes, camarades militants, de la classe préparatoire première année, « CP1 » au Doctorat, le camarade a eu un parcours sans le moindre échec. Directeur Régional d’AGRIPAC à seulement 22 ans !
Nous retenons que trois (03) évènements essentiels précipitèrent BLE Blé Charles dans les arènes de la vie politique où il fut enfermé
jusqu’à son dernier souffle, ce terrible 22 mars 2016.
1/ l’expulsion de la famille pour loyer impayé :
A deux (02) semaines de l’examen du Baccalauréat, sa famille fut expulsée de la maison pendant que le père de famille était en voyage. Se rappelant la recommandation que lui a faite son père en ces termes : « Sauver ta famille sera ta première mission » !
Le jeune BLE prit ses responsabilités en allant rencontrer le Directeur Général du Groupement Foncier de Côte d’Ivoire (GFCI). Celui-ci le soumit à une rude épreuve : celle d’obtenir son Baccalauréat, et lorsqu’il obtint le BAC, le DG donna un sursis d’une année à la famille, mais à condition que BLE BLE Charles, passe en année supérieure. Ainsi d’année en année, grâce à ses brillants résultats scolaires, BLE BLE Charles
sauva sa famille.
2/ un accouchement sanglant :
Pendant les vacances scolaires de 1972, sur l’axe Korebouo-Saioua, voulant porter secours à une parturiente, celle-ci accoucha dans les bras de BLE Blé Charles.
Ayant appris par la suite qu’il n’y avait pas de maternité dans le village, le jeune BLE Blé Charles pris le ferme engagement d’y construire une maternité un jour. Ce qu’il fit avec l’appui du club ivoiro-italien dont il est membre.
3/ Une banale grève universitaire
Alors en 2ème année à la Faculté de Sciences Economiques, une grève d’étudiants tourna au Vinaigre.
.
Au camp d’Akouedo où ils avaient été emmenés manu militari,BLE Blé Charles devint célèbre. Les étudiants décident de faire de faire de lui, le cerveau de leur révolte. Suite à cet évènement, son père prophétisa : « toutes ces situations t’arrivent pour te préparer à de grandes choses ».
C’est donc sans surprise qu’il adhéra à la lutte pour le multipartisme et la démocratie en Côte d’Ivoire en 1990, en entrant au FPI où il a participé à tous les combats jusqu’à son dernier souffle.
Dans cette lutte, que retenir du parcours camarade BLE BLE Charles ?
En 1994, BLE BLE Charles est chargé de l’animation du Congrès Extraordinaire du FPI. C’est à ce titre que pour la première fois, au parti, chaque entrée dans la salle du Congrès du Secrétaire Général d’alors, le Président Laurent GBAGBO, se faisait par des notes bien enlevés avec du Mozart, du Jean Michel Jarre, etc….
Février 1996 : après deux scrutins annulés et une ténacité exceptionnelle, il devint Maire de Saioua. En 4 ans, cette bourgade fut transformée en une petite ville avec toutes les infrastructures de base : la maternité, l’électricité, l’eau courante, la construction de la Mairie, le marché de Saioua, et que sais-je encore ?
En 1999, BLE Blé Charles devient le président de la Commission des Libertés Publiques et des Droits Humains du Comité Central du FPI.
En 2000, il est nommé Secrétaire Général de la Commission Consulaire Constitutionnelle et Electorale (CCCE) pour rédiger la Constitution de la deuxième république e le Code Electoral actuel. Il sera également Secrétaire Général du Comité de Médiation et de Réconciliation Nationale (CMRN)
En 2005, BLE BLE Charles fonde son parti, la Nouvelle Alliance Démocratique de Côte d’Ivoire pour la Justice, le Développement et la Paix (NADCI-JDP) dont il proclame la dissolution en 2007, pour revenir au FPI.
En octobre 2015, BLE Blé Charles est nommé Directeur Départemental de
Campagne de Pascal AFFI N’GUESSAN, candidat du FPI à l’élection présidentielle.
Avril 2015, il est le Président de la sous-commission gouvernance et Renforcement des Capacités, au Séminaire du Parti sur le Programme de Gouvernement . ce séminaire fut une autre occasion pour le camarade BLE BLE Charles de montrer son grand talent intellectuel à travers des propositions aussi pertinentes que judicieuses. Un cours magistral sur la gouvernance et ses principes fondamentaux fut administré aux participants.
En janvier 2016, le président du FPI le nomme Secrétaire National chargé du Leadership et du Renforcement des Capacités des Cadres du Parti.
Hélas ! le camarade BLE Blé Charles n’aura pas l’occasion de renforcer les capacités des cadres du FPI, la mort l’ayant lâchement terrassé le 22 mars 2016.
Camarades militantes, et militants, quelle leçon la vie militante du camarade BLE BLE Charles nous donne-t-elle ? Qu’on ne vient pas en politique par hasard. Entrer en politique, c’est s’engager à se mettre au service de sa communauté, de son peuple avec générosité et amour !
Camarades, parents et amis de Blé Blé, séchons nos larmes, et remercions Dieu de nous l’avoir donné : Ecoutez le : « La vie m’a tout donné…. La politique aussi ! Elle s’est offerte à moi comme un cadeau de Dieu » Faisons donc nôtres les paroles de Job : » Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris. Que le Nom du Seigneur soit béni !
Camarade BLE Blé Charles, va en paix et que ta lumière continue de briller au milieu
De nous !
Adieu camarade !
Abidjan le 23 juin 2016
La Secrétaire Générale et Porte-parole
Agnès MONNET
FPI-FRONT POPULAIRE IVOIRIEN

09:44 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

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