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20/06/2016

pourquoi les paysans délaissent le vivrier pour les cultures de rente...


Ce tableau tiré de Jeune Afrique illustre le décalage qui existe en Côte d'Ivoire entre le prix du manioc bord champ, et le prix de détail, quatre ou cinq fois plus élevé. Quand on le compare au prix bord champ du cacao, qui doit être équivalent à 60% du prix CAF, selon les instructions gouvernementales, l'on comprend pourquoi les paysans délaissent le vivrier pour les cultures de rente.
Vous avez d'une part des filières peu réglementées, non accompagnées par les banques, peu structurées par des "majors" internationales ; et d'autre part des filières où l'Etat fixe un prix minimum et des règles du jeu, où le secteur bancaire et des multinationales interviennent et rendent les choses rationnelles et prédictibles.
 On touche là la thématique de l'extraversion de nos économies et même de notre vie collective en général. On fait cacao parce que ça intéresse les Blancs, anacarde parce que ça intéresse les Indiens, démocratie de façade parce que les toubabs ont demandé, lutte contre ebola plus zélée que contre le paludisme ou les hépatites parce que c'est la priorité de la "communauté internationale". Bref.
Théophile Kouamouo

10:36 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

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