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07/06/2016

Soro échappe à la justice, une fois de plus...

AFFAIRE SORO. LA JUSTICE BURKINABÉ RENONCE À RENDRE LA JUSTICE


Le commissaire du Gouvernement burkinabé a affirmé ce lundi 06 juin 2016 à Ouagadougou que le mandat d'arrêt contre Guillaume Soro ne sera pas relancé, et qu'il reviendra désormais au régime Ouattara , auprès de qui il compte " dénoncer " le chef de l'ex-rébellion ivoirienne, de se charger de le poursuivre.

Très drôle car la ficelle est trop grosse. Si Ouattara a tout fait pour que Soro ne soit pas poursuivi au Burkina Faso, ce n'est surtout pas pour le poursuivre en Côte d'Ivoire. Sinon, il l'aurait déjà fait. Mais depuis quand Ouattara poursuit-il des chefs rebelles qui ont travaillé et continue de travailler sous ses ordres ? Vraiment très drôle !

Cela dit, il n'y a finalement rien de surprenant parce qu'on les voyait venir.

D'abord, cela a commencé à la Cour Suprême burkinabé par un vice de forme qui a remis en cause le mandat d'arrêt qui devait donc être relancé en respectant cette fois la procédure en la matière. Après, il a été dit que ce mandat a été relancé mais que Interpol refuserait de l'exécuter parce que selon cette organisation, elle ne se mêlerait pas des affaires politiques. Puis, on apprendra qu'en fait, ce mandat d'arrêt n'avait pas à être relancé puisqu'il n'a jamais été levé et est donc toujours en vigueur, pour finalement nous sortir aujourd'hui ce qui apparait comme une plaisanterie de mauvais goût.

Ainsi donc, Guillaume Soro est tiré d'affaire pour ce qui concerne la tentative de coup d'État au Burkina Faso

Pour enterrer définitivement cette affaire, Il faudrait maintenant libérer le général Diendéré et Djibril Bassole car Soro que la justice burkinabé refuse de poursuivre est leur complice. Peut-être même y pense-t-on déjà ?

Triste quand même de voir qu'un homme qui s'est rendu complice de la mort de burkinabés, et qui projetait même de tuer des responsables de premier plan du pays des hommes intègres en cas de réussite du coup d'état, s'en sorte aussi facilement, sans même avoir fourni des explications, ne serait-ce que par écrit.

Les burkinabés qui ont risqué leurs vies et les familles de ceux qui sont tombés pour qu'un nouveau régime, celui de Roch Kabore, arrive au pouvoir, doivent aujourd'hui se poser des questions sur la détermination de ce nouveau pouvoir à protéger leur droit à la vie car les putschistes reviendront à la charge. Ils reviendront d'autant plus qu'ils savent qu'ils ne risquent rien. Alors, pourquoi ne tenteraient-ils pas leur chance une nouvelle fois en espérant que la prochaine fois sera la bonne ?

Pauvre Burkina Faso et pauvre Afrique
Alexis Gnagno

12:40 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

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