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09/05/2016

Les vérités du Président Jerry RAWLINGS

quatre extraits tirés du livre



LES RÉSULTATS DE L'ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE EN CÔTE D’IVOIRE ET
LA POSITION DE L'UNION AFRICAINE RELATIVEMENT AU RAPPORT DE THABO MBEKI.

1-Le Président Laurent Gbagbo a été victime d’un complot international impliquant des pays occidentaux, notamment la France. Des chefs d'états d'Afrique de l’Ouest étaient en embuscade pour soutenir la chute du régime Gbagbo voulue par l’Occident. Regardez la manière dont les choses se sont déroulées en Côte d’lvoire. Bien qu‘elle ait mandaté le Président Thabo Mbeki comme médiateur de la crise, l’Union Africaine (UA) n’a pas voulu mettre en œuvre les recommandations pourtant logiques de sortie de crise contenues dans son rapport, peut-être parce que cela n’allait pas dans le sens de l’agenda que les puissances occidentales voulaient imposer en Côte d’lvoire. Malheureusement, le gouvernement GBAGBO n’a pas disposé de suffisamment de temps pour contrecarrer la propagande mis en place par l’Occident.
(...)

2- Au moment ou le problème s’aggravait en Côte d'Ivoire, le Président Mills était au pouvoir et les préoccupations portaient sur comment éviter que le conflit ne cause encore plus de victimes et ne dégénère complétement. Le President Mills m’a invité a me reunion avec certains de ses commandants et officiers supérieurs de la sécurité pour solliciter notre avis, recueillir notre point de vue sur la situation, savoir que faire et quelle approche privilégier. Au cours de la réunion, il a lui-méme suggéré d'envoyer des troupes en Côte d’Ivoire par solidarité avec le Président Laurent Gbagbo, parce que Gbagbo avait raison.

Quand Mills a communiqué sa position, les commandants et moi étions d‘accord avec lui et ce fut le seul commentaire que je fis. Cette réunion eut lieu en préparation d’un sommet des Chefs d’Etat de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), qui devait se tenir au Nigeria pour décider de la marche à suivre en Côte d’Ivoire. Mills s’est donc rendu au Nigeria porteur de la position du Ghana, qui était d’envoyer des troupes pour défendre GBAGBO.

Cependant, avant son depart, Mills m’a raconté avoir reçu un appel du Sous-Secrétaire d’Etat américain chargé des affaires africaines, qui vouiait vérifier la position du Ghana. Il a dit que lorsqu’il lui donna l'impression que le Ghana était contre GBAGBO, le diplomate a demandé son appui pour convaincre Goodluck Jonathan de s’aligner sur la position Mills.

Avec sa position initiale, Mills s’est rendu au Nigeria. Abdoulaye Wade, Président du Sénégal, Blaise Compaoré, Président du Burkina Faso et je crois un troisiéme Chef d'Etat ont décidé que NON, c’est l’inverse qui devait se faire. Ils ont donc réussi a tendre une embuscade, d’abord à Mills, et ensuite à Jonathan, pour qu’ils abandonment GBAGBO et rejoignent les nations occidentales.

Alors, que fit Mills lorsque la CEDEAO demanda d’envoyet deg troupes pour lutter contre GBAGBO ? Il indiqua que la plupart des troupes que le Ghana aurait pu envoyer étaient engagées dans des missions de maintien de la paix au Moyen-Orient. C’est par cette excuse que Mills a pu soustraire le Ghana d’avoir à fournir des troupes. Troupes disponibles ou pas, il avait adopté une position politique sérieuse contre GBAGBO, contre la position de principe. Le point que je veux souligner est que GBAGBO, qui est perçu comme an vrai patriote, nous voyait aussi comme de vrais patriotes. C’est pourquoi il avait fait tout son possible pour soutenir Atta Mills de diverses manières.
(...)

3- Lorsque le President Robert Mugabé a été élu President de l’Union Afn'caine, la France a envoyé des délégations auprès des dirigeants africains francophones pour savoir pourquoi ces derniers ont choisi d’élire le Chef d’Etat zimbabwéen a la téte de cette organisation. Comment un homme, assis en France, pent-il avoir l’audace, la témérité de mettre en cause l’élection du Président de l’Union Africaine ?

Je ne crois pas que beaucoup aient donné la réponse appropriée. Heureusement, un de ces chefs d’Etat a dit à la délégation que la France avait beaucoup à apprendre de la mémoire historique du Président Mugabé, ce qui lui a vaIu de recevoir DES DOUCES MENACES de la part de Hollande.
(...)

4-En Afrique, nous avons des dirigeants assoiffés de pouvoir, qui volent l’argent du peuple et ne veulent pas quitter le pouvoir. Cela ne permet pas à la démocratie de se développer. Dans nos tentatives de nous éterniser au pouvoir, nous allons même jusqu’à tuer nos opposants et leurs supporters. Nous provoquons également des conflits ethniques et armons ceux que nous soutenons pour créer le chaos. Certains dirigeants sont en effet parvenus - et continuent - à s'en tirer malgré leur corruption et les atrocités qu’ils ont commises. Est-il nécessaire de juger de telles personnes ? Oui. L’Occident a ainsi mis à profit notre propre incapacité à traduire en justice certains de ces individus. La Cour pénale internationale (Cpi) est devenue un instrument politique dans les mains de certaines puissances occidentales, qui l’utilisent contre les patriotes africains. La Cour pénale internationale est utilisée contre les patriotes comme le President Laurent GBAGBO.

( Jerry RAWLINGS, ex Président du Ghana, dans le livre "Le PROCÈS DE LA CPI CONTRE LE PRÉSIDENT LAURENT GBAGBO" ).
Kakry Khaza

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