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29/04/2016

Le journal lucide et poignant d'un adolescent du ghetto de Vilnius, exécuté en 1943 par les nazis

17.04.2016
Yitskhok Rudashevski a laissé à sa mort un texte qui détaille le quotidien de son pays sous la botte nazie.


Entre les murs du ghetto de Wilno
Yitskhok Rudashevski
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Dès juin 1941, au lendemain de l’invasion de l’Union soviétique, le Reichsführer SS Himmler fut chargé de «tâches spéciales». Il s’agissait de réaliser le stade ultime de la «solution finale de la question juive» (die Endlösung der Judenfrage). Après avoir saisi leurs biens et les avoir concentrés dans des ghettos, le Führer avait décidé de mettre en œuvre l’extermination des Juifs dans tous les territoires conquis par le Reich.

L’anéantissement  fut mené en deux étapes: d’abord des petites unités de SS et de la police tuaient toute la population juive à mesure que l’armée avançait et occupait les territoires de l’URSS. La deuxième opération consista à déporter les Juifs d’Europe dans des centres d’anéantissement équipés de chambres à gaz.

Dans les États baltes et en Biélorussie, les Einsatzgruppen («groupes d'intervention»), unités mobiles de tuerie, exterminèrent en un an et demi la presque totalité de la population juive, soit un million et demi de personnes. Ces territoires furent proclamés Judenfrei–«libres de Juifs». Les unités mobiles de tuerie étaient formées de quatre Sonderkommandos et Einsatzgruppen–au total 3000 hommes– qui opéraient sur les arrières des groupes d’armées et des armées, ainsi que sur le front même. Les Einsatzgruppen, qui n’étaient pas des formations permanentes, étaient crées à chaque nouvelle invasion.

Les Einsatzgruppen reçurent une directive qui définissait leur modalité d’action:

«Les Sonderkommandos sont autorisés, dans le cadre de leur mission et sous leur propre responsabilité, à prendre des mesures exécutives contre la population civile.»

Ils recevaient «leurs directives fonctionnelles» du chef de la police de sécurité du Reich et du SD, ou Service de sécurité (Sicherheitsdienst). Chaque Einsatzgruppe avait l’effectif d’un bataillon, divisé en unités opérationnelles, les Einsatzkommandos et les Sonderkommandos. À la tête des Einsatzgruppen, on trouvait un docteur en jurisprudence, un pasteur, des membres des professions libérales, des artistes, d’autres juristes. Leurs membres avaient en moyenne de trente à quarante ans, et n’étaient pas des délinquants sexuels ou des criminels de droit commun.

On étoffa l’effectif par un bataillon de la Police d’ordre et des Waffen-SS. Des Lituaniens, des Estoniens, des Lettons, des Ukrainiens furent aussi recrutés sur place. Reinhard Heydrich, qui présida la conférence de Wannsee le 20 janvier 1942, confirma à un membre de la Gestapo qui lui posait la question qu’il fallait «évidemment!» (selbstverständlich) fusiller tous les Juifs.

Cinq millions de Juifs vivaient alors en Union soviétique. Quand les Einsatzgruppen franchirent la frontière, un million et demi de Juifs des Pays baltes, de Pologne, d’Ukraine, de Biélorussie, de Crimée, de Bukovine et de Bessarabie avaient réussi à s’enfuir en URSS. Les Juifs vivaient essentiellement dans les villes. À Wilno (aujourd’hui Vilnius), il y avait 55.000 Juifs, qui représentaient 28,2% de la population. C’était une des capitales intellectuelles du judaïsme d’Europe orientale. On l’appelait «la Jérusalem de Lituanie».

En Lituanie, l’Einsaztkommando 3 réussit sa mission: massacres de masse répétés plusieurs fois par jour. Quand il n’y eut plus de Juifs à assassiner, le commandant de l’Einsatzgruppe A considéra que «tout s’était très bien passé», en collaboration cordiale avec le Groupe d’armées Nord qui lui avait prêté main forte.

La stratégie d’un massacre

Dans les États baltes, et notamment à Wilno, une police supplétive fut vite mise sur pied pour participer à la liquidation de la population juive. En dépit du fait que des dizaines de milliers de Juifs s’enfuirent ou furent évacués, un grand nombre resta sur place. Pourquoi? Beaucoup se souvenaient que pendant la Première Guerre mondiale, les soldats allemands n’avaient pas commis d’exactions contre les Juifs. Les vieux Juifs, se souvenant des pogroms, redoutaient plus les Russes que les Allemands. Par ailleurs, la radio et la presse soviétiques ne disaient rien de ce qui se passait en Europe occupée par l’Allemagne nazie.

En tout état de cause, il était difficile de fuir et surtout de se cacher parmi une population hostile. Les Lituaniens étaient par exemple tout à fait motivés pour traquer les Juifs, dans l’espoir de s’approprier leurs logements et leurs biens. Les services de renseignements allemands en Biélorussie écrivirent en juillet 1942:

«Les Juifs sont étonnamment mal informés de notre attitude envers eux. Ils ne savent pas comment on traite les Juifs en Allemagne, ni non plus à Varsovie, qui après tout, n’est pas tellement éloignée».

Les Allemands procédèrent aussi par la ruse pour regrouper et liquider les ghettos qu’ils avaient établis. Les nazis produisirent une terminologie pour désigner les massacres de masse: «liquidation de la juiverie, action spéciale, nettoyage, réinstallation, activité d’exécution des ordres, mesure exécutive, traité conformément, apurement de la question juive, libérée de Juifs, solution de la question juive, etc.» Après avoir assisté à une Aktion à Minsk, Himmler nerveux, demanda de «se creuser la tête» pour trouver une autre méthode que la fusillade de masse.

Les ghettos de Wilno

À Wilno, la population juive fut concentrée dans deux ghettos qui comportaient trois rues. On accorda des permis de travail à des «spécialistes» tout en procédant à la liquidation de la population par étapes au terme de sélections qui décimaient en premier lieu les vieillards et les enfants. La liquidation commença en juillet 1941 pour s’achever en septembre 1943.

Les victimes étaient conduites à pied à huit kilomètres du ghetto, dans la forêt de Ponary (en yiddish Ponar), pour y être fusillées dans de vastes fosses circulaires creusées par les premières victimes. Entre le 31 août et le 12 septembre 1941, les SS, assistés de leurs supplétifs lituaniens, assassinèrent d’abord les hommes par groupes de dix, puis les femmes et les enfants, préalablement dévêtus.

Après ces massacres, le Judenrat, l’administration juive du ghetto mise en place par les Allemands, fut informé que trois mille personnes devaient se regrouper en vue de leur transfert dans le petit ghetto, qui fut à son tour liquidé du 15 septembre au 21 octobre 1941. On regroupa les victimes d’abord à la prison Lukiszki, dans la Strashun Gas, où se trouvait l’Institut scientifique juif, le YIVO, dont les archives, partiellement sauvées, se trouvent aujourd’hui dans un magnifique Institut à New York. Ses fonds sont les plus considérables sur le monde et la civilisation yiddish exterminés.

Une nouvelle Aktion d’extermination fut organisée à l’occasion du Yom Kippour, le 1er octobre 1941. Les Allemands avaient coupé les lignes de téléphone et interdit toute distribution de courrier. Les deux ghettos furent ceints d’une palissade, les entrées munies de porte gardées par des SS et les fenêtres donnant sur le quartier non juif murées. Les Juifs étaient traînés hors de leurs logements ou de leurs cachettes –les malines– avec la plus grande brutalité. Les travailleurs considérés comme indispensables furent renvoyés dans le ghetto et porteurs d’un nouveau permis de travail. Les nazis achevèrent la liquidation du ghetto du 3 au 21 octobre, après avoir, une fois encore, pris leurs victimes par traîtrise en leur faisant croire qu’elles allaient être transférées dans un troisième ghetto.

Le petit ghetto était vide, les neuf mille derniers Juifs de Wilno, auxquels vinrent s’ajouter quelques clandestins du grand ghetto qui avaient réussi à se cacher dans les caves, les greniers et des bunkers furent officiellement installés dans le petit ghetto, qui fut à son tour liquidé du 22 octobre au 22 décembre 1941. Les trois mille ouvriers des usines Kailis, dont les fourreurs travaillaient pour la Wehrmacht, furent préservés jusqu’au 23 septembre 1943.

Après avoir séparé les hommes de leurs femmes et de leurs enfants, ils furent rassemblés sous la pluie pendant toute une nuit, puis conduits pour être fusillés à Ponar. L’herbe était sanglante. Les arbres portaient, accrochés à leurs branches, des fragments de chair, de cervelle humaines, des membres d’enfants. Puis vint le tour des policiers juifs et de leurs familles, auxquels on avait promis la vie sauve. Ils furent transférés au camp de Klooga dans des conditions atroces, où les deux mille cinq cents survivants furent arrosés d’essence et brûlés vifs sur des bûchers lorsque l’Armée rouge ne fut plus qu’à une dizaine de kilomètres.

Mots d’un adolescent

Yitskhok Rudashevski avait quinze ans lorsqu’il fut assassiné avec ses parents à Ponar le 1er octobre 1943. Il avait été enfermé dans le ghetto depuis son établissement en juillet 1941. Cet adolescent entreprit d’écrire son journal et décrivit, avec une maturité étonnante ce que fut sa vie et celle des siens jusqu’en avril 1943. Lors de la liquidation du ghetto, Yitskhok, ses parents, ainsi que la sœur de sa cousine Sore (Sarah) Voloshin, se cachèrent dans une maline qui fut découverte. Ainsi furent-ils tous conduits à Ponar et exécutés.

Sore, qui était membre du FPO, organisation secrète de résistance dont un certain nombre de membres réussirent à fuir par les égouts et à rejoindre les partisans, fut la seule survivante de la famille. C’est elle qui retrouva ce manuscrit extraordinaire dans la boue et les ruines du ghetto au mois de  juillet 1944. Elle avait participé à la libération de la ville. Elle retourna  sur les lieux où Yitskhok, dont elle était très proche, avait vécu ses derniers jours. Le 13 juillet 1944, elle rédigea son témoignage, qui fut déposé aux archives du Ghetto Fighter’s House Museum (Bet Lohamei Haguetahot), en Israël, près de Haïfa:

«Le soir. Je m’éclipse de la rue Wiwulski où notre brigade est cantonnée. Après un certain temps, je me retrouve dans les rues de la ville. Je regarde autour de moi. Les lieux me sont familiers. Je m’y suis trouvée de nombreuses fois. Je poursuis et mes battements de cœur s’accélèrent: je m’approche du ghetto. Je parviens jusqu’à la rue Strashun. Une étrange sensation s’empare de moi. Chaque bâtiment, chaque centimètre carré me rappelle tant de choses. Tous les jours, des flots humains emplissaient les rues, le bruit et le tumulte y prévalaient, et à présent… rien que le silence. Pas âme qui vive. De temps à autre, une femme non juive fait crisser le verre brisé sous ses pas. Je parcours les ruelles, ayant du mal à respirer. Voici notre courée. J’hésite un moment avant de me risquer dans le bâtiment éventré, au bord de l’effondrement. J’entre dans la cour. On dirait que notre appartement est intact. A pas hésitants, je gravis l’escalier et j’arrive à notre pièce. Je suis à bout de souffle. Je scrute les quatre murs vides et je monte immédiatement au grenier. L’échelle a disparu. Je parviens difficilement à me hisser jusqu’à notre maline. Je suis prise d’un tremblement. Car ma famille a vécu ici pendant la liquidation du ghetto et c’est de là qu’ils sont partis pour Ponar. Je creuse dans le sable. Peut-être quelque chose va-t-il resurgir. Et je retrouve des photographies de nous. Je poursuis mes recherches. Dans un coin, couvert de poussière, gît un cahier.  Mon chagrin me fait chanceler et mes yeux s’emplissent de larmes. Ce sont les notes de mon ami, son journal du ghetto. Je le ramasse. Il est couvert de poussière, tout sale. Que de souffrances ce garçon portait en lui. Il l’avait toujours sur lui, il le cachait. Il ne le montrait à personne.»

Une autre forme de résistance

Sore Voloshin a confié le «Journal» d’Yitskhok Rudashevski au grand poète yiddish partisan Avrom Sutzkever –que Staline envoya chercher en avion dans les forêts à la demande de Ilya Ehrenbourg– et à Shmerke Katsherginski, membre du FPO, auteur du chant des partisans juifs de Wilno (en yiddish), «Zog nit kayn mol az du gayst dem letztm veg» («Ne dis jamais que tu vas sur ton dernier chemin»).

Tous deux avaient réussi à dissimuler livres et manuscrits, documents et oeuvres d’art dont ils avaient été chargés du tri en vue de la destruction de leur plus grande part par les nazis. Ils avaient sauvé les documents les plus importants en les enfouissant dans des caves, dans le but de constituer un musée juif après la guerre. Mais cela n’intéressa pas du tout les autorités soviétiques qui, dès la paix revenue, lancèrent une campagne dans les médias contre les intellectuels juifs «sans patrie», et plus précisément contre les écrivains de langue yiddish, également les fondateurs du Comité Juif antifasciste. Plusieurs auteurs de ce comité furent arrêtés, torturés et jugés secrètement en quelques minutes, condamnés à mort et aussitôt exécutés dans les caves de la Loubianka le 12 août 1952.

Les documents sauvés par Sutzkever et Katsherginski, dont le manuscrit d’Yitskhok Rudashevski, sortirent clandestinement d’URSS et furent acheminés au grand Institut du YIVO à New York. En 1953, Sutzkever, qui avait fondé à Tel Aviv la revue Di goldene keyt («La Chaîne d’or»), publia une version qui contenait les deux tiers du manuscrit d’Yitskhok. Puis, en 1973, le Fighter’s House Museum publia la traduction complète du Journal en hébreu, et en anglais en 1973.

Mémoires d'une extermination

Yitskhok Rudashevski était le fils unique d’une famille qui s’était installée à Wilno en 1923. Son père Elyohu, originaire d’une petite bourgade de Lituanie, était typographe dans le principal quotidien yiddish Vilner Tog, et sa mère Reyzl, qui était née à Kishinev (Chisinau), en Bessarabie, était couturière.

Ce journal poignant, mais si lucide bien souvent, ne semble pas écrit par un tout jeune adolescent, mais plutôt par un jeune homme déjà fait, cultivé, raffiné, capable de jugements dont nombre d’adultes n’ont pas été capables. Yitskhok ne raconte pas des histoires d’adolescent, il évalue sans cesse la situation, l’évolution de la guerre, observe les habitants du ghetto, rend hommage aux actes d’héroïsme et méprise les policiers du ghetto, qui espèrent sauver leur vie et celles de leurs proches en conduisant ignoblement leurs frères à leurs bourreaux.

Il montre aussi combien les Juifs ont continué de toutes leurs forces à travailler, créer, étudier, alors qu’ils ignoraient s’ils seraient encore en vie le lendemain. Pendant toute la durée du ghetto, les Juifs publièrent des journaux, des revues, organisèrent des concerts, montèrent des spectacles, des expositions. Les écoles, les lycées de haut niveau fonctionnèrent jusqu’au bout, tandis que les maîtres et leurs élèves voyaient leurs effectifs être chaque jour décimés. Dans ce sens, on peut dire que les Juifs ont résisté jusqu’au bout, même ceux qui ne faisaient pas partie du FPO, l’organisation clandestine de combat. Jamais les jeunes ne furent abandonnés à eux mêmes. Ils furent instruits, éduqués, encadrés jusqu’au bout. Ils réalisèrent des études sociologiques dans le ghetto dont les murs s’écroulaient.

L’autre forme de résistance consista, comme il a été dit, à sauver ce qui pouvait l’être parmi les trésors du patrimoine d’une civilisation en voie d’extermination. À partir de février 1942, les Allemands constituèrent des brigades d’intellectuels juifs chargés de sélectionner les documents à envoyer en Allemagne, en vue de la constitution d’un «Musée de la race disparue». Les documents non sélectionnés étaient recyclés dans une usine de papier, les parchemins servaient à fabriquer des bottes. Abandonné dans ce grenier, le manuscrit magnifique d’Yitskhok Rudashevski fut miraculeusement sauvé. Enfin, quand les nazis imposent le port d’insignes sur les vêtements des Juifs du ghetto, Yitskhok Rudashevski écrit:

«J’ai ressenti alors la brûlure de ces grands ronds de tissu jaune sur leur dos. Longtemps, je n’ai pu porter ces insignes. Je sentais comme une bosse sur la poitrine et dans le dos, comme deux crapauds accrochés sur moi. J’avais honte de me montrer avec ça dans la rue, non parce que c’est signe que je suis juif, mais j’avais honte de ce que l’on fait de nous, honte de notre impuissance. On va nous couvrir de la tête aux pieds de rouelles jaunes et nous ne pouvons rien y faire. J’en ai souffert, car je ne voyais aucune issue. Maintenant nous n’y prêtons plus attention. La rouelle est accrochée sur notre manteau, mais notre conscience n’est pas touchée. Nous avons à présent une conscience telle que nous pouvons le dire haut et clair, nous n’avons pas honte de ces marques infamantes! Qu’ils en portent la honte, ceux qui nous les ont accrochées. Qu’elles soient une brûlure sur la conscience de tout Allemand qui tente de penser à l’avenir de son peuple.»

Les dernières lignes du Journal, datées du 7 avril 1943:

«Mais nous sommes prêts à tout, car ce lundi a prouvé que nous ne devons nous fier à rien, ne croire personne. Le pire peut nous arriver à tout instant…»

m.slate.fr

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Soro, Compaoré, ce n'est pas fini !

Le procureur militaire burkinabé maintient sa pression sur Soro Guillaume et Blaise Compaoré

La justice burkinabè va relancer les mandats d'arrêt internationaux contre Blaise Compaoré et Guillaume Soro, après leur annulation la veille par la Cour de cassation pour vice de forme, a déclaré vendredi le commissaire du gouvernement (procureur militaire).

"Les juges d'instruction vont reprendre les mandats. Si c'est pour des raisons de procédure, de forme, que la requête en annulation a été introduite (et acceptée, ndlr), il n'y a pas de raison que ces mandats ne soient pas repris", a déclaré à l'AFP le procureur militaire de Ouagadougou, le colonel Norbert Koudougou.
"Nous avions introduit la requête pour corriger un vice de procédure, cela étant fait, on ne voit pas d'empêchement particulier à ce que ces mandats puissent être repris", a insisté le colonel Koudougou.

Memel Lafoi

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permis de conduire

Quand mon ‪#‎Lobognon‬ de frère nargue son ancien collègue du gouvernement de ‪#‎CIV‬, le nommé ‪#‎GaoussouTouré‬, ministre des Transports, auteur présumé de la tentative du plus gros casse du siècle, à savoir arnaquer plus d'un million d'ivoiriens détenteurs du permis de conduire.
Frank Toti

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Lettre ouverte au nouveau Président du Bénin

LETTRE OUVERTE A SON EXCELLENCE MR PATRICE TALON
  PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DU BÉNIN

Monsieur le Président
Excusez-moi de vous adresser cette lettre via les réseaux sociaux.C'est le seul moyen que j'ai trouvé pour vous parler.
Excellence,votre élection comme président de la république a suscité en moi et en beaucoup d'africains surtout francophones beaucoup de joie.Pour nous,votre victoire était celle d'un africain digne et souverainiste face à un candidat qui se plaît dans les fers de l'esclavage! Mais en vous écoutant lors de votre voyage en France nous avons eu l'impression d'entendre votre adversaire! Si c'était pour faire comme lui, il aurait fallu que vous lui cédiez le fauteuil présidentiel pour ne vous occuper que de vos affaires.

Excellence, ne décevez pas les africains en vous aplatissant devant la France!
Dire que le Bénin est un désert de compétences et faire appel à la coopération française est une insulte aux beninois! Je ne sais pas ce qu'on vous a dit lors de votre tête-à-tête avec le plus nul des présidents français, ni ce que vous avez découvert après les audits des services de votre pays, mais je ne crois pas que les français soient ceux auxquels vous devrez faire appel! Voyez l'état désastreux se trouvent toutes les anciennes colonies françaises. Aucune n'a émergé, et pourtant depuis cinquante ans, les coopérants français appelés aussi assistants techniques, -les mauvaises langues disent les"assis sans techniques",- pullulent dans nos administrations. Ils n'ont rien apporté. Ils sont incompétents, budgétivores (payés  des millions, leurs chiens et chats sont pris en charge), arrogants!
Dans mon pays la C.I., ils ont été virés de notre administration en 2000, après l'élection du Président Laurent Gbagbo,  et remplacés aux postes clés par des ivoiriens. Ceux-ci ont démontré que l'Afrique pouvait se passer de la France! Voyant cela, les dirigeants français ont monté une rébellion pour ramener le pays en arrière! Aujourd'hui,leur serviteur a appauvri les citoyens, l'insécurité est grande, la dette extérieure qui était de plus de 6000 milliards et qui, malgré la division du pays en deux, avait été ramené à 4000 Millions de dollars, est remontée jusqu'à près de 10000 millions de dollars de francs ca ! Et pourtant les coopérants français sont de retour !
Excellence, il n'y a pas de désert de compétence au Benin. Il y a que rien n'est fait pour faire revenir les compétences béninoises disséminées à travers le monde!
Faites appel à ces compétences qui coûteront deux fois moins cher que les coopérants français. D'ailleurs, la France ne vous enverra pas les plus comptants, mais les plus nuls de ses citoyens, pour ne pas que vous puissiez vous passer d'eux! Si les compétences béninoises ne suffisent pas, faites appel aux citoyens africains, vous ne le regreterez pas! Vous serez comblés au delà de toute espérance. Cinquante ans après, nous sommes assez grands pour nous prendre en charge. L'Afrique n'a plus besoin de tuteur pour savoir ce qui est bien pour elle.
Monsieur le Président,renoncez à l'assistance française qui est plus de l'attrape-nigaud que de la coopération. Elle résorbera le chômage en France, c'est tout. Elle n'apportera rien au Bénin si ce n'est la pauvreté. Ne décevez pas les béninois et l'Afrique ! Faites ce que vous avez promis au peuple, et non contenter les dirigeants français! Regardez autour de vous, aucun pays francophone n'est émergeant et ils sont les plus misérables.

Daignez agréer,Monsieur le Président de la République,l'expression de ma très haute considération.

Dramane TRAORE,
Citoyen ivoirien et fils d'Afrique

Dramane Traore

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Boris Cyrulnik : « Je suis optimiste car on court à la catastrophe »

Publié le 25/04/2016
Analyse. Djihadisme, crise migratoire, menaces liées au changement climatique...
Le neuropsychiatre et psychanalyste Boris Cyrulnik, vulgarisateur du concept de résilience, couche nos sociétés sur le divan et dresse un diagnostic alarmant. « Nous faisons partie du monde vivant et nous courons donc à la catastrophe. Et peut-être qu’après nous, une nouvelle forme de vie apparaîtra,» estime Boris Cyrulnik

Boris Cyrulnik : « Je suis optimiste car on court à
            la catastrophe »

Vous avez familiarisé les Français avec le concept de résilience, c’est-à-dire la capacité à renaître après un traumatisme. Pensez-vous que la France post-attentats est en voie de résilience ?

Boris Cyrulnik : - « La résilience à l’échelle d’un pays, ça existe. Enfin, ça peut exister en cas d’apaisement... Mais pour l’instant, la France est toujours dans le traumatisme, dans l’affrontement, dans le temps présent. Je pense que nous avons les ressources nécessaires pour une résilience collective. Au fond, c’est assez facile lorsqu’il n’y a qu’un seul trauma. Ça, c’est le schéma classique. Mais lorsqu’on vit une cascade de traumatismes, la résilience devient improbable, voire impossible... »

Vous pensez à de nouveaux attentats ?
- « Pas seulement. Aujourd’hui, nous connaissons aussi une immigration liée à la guerre et à la pauvreté. Et très bientôt, nous allons connaître l’immigration liée au changement climatique, à la sécheresse. Ça a déjà commencé au Darfour... Ce n’est probablement que le début d’un phénomène que nous aurons le plus grand mal à maîtriser. Lorsque la soif poussera des gens à partir, qu’allons-nous faire, comment allons-nous réagir ? »


Vous, dont les parents sont morts en déportation, vous vous alarmez du retour d’un « langage totalitaire ». Où se loge-t-il ce langage totalitaire ? Seulement chez les djihadistes ou, dans une certaine mesure, également dans notre réponse ?
- « Le langage totalitaire, c’est celui de l’inquisition, du colonialisme, du nazisme, du communisme... Et on le voit réapparaître aujourd’hui dans le djihadisme. Pour les totalitaires, il n’y a qu’une seule vérité et ceux qui en doutent méritent le rejet, l’emprisonnement, la rééducation voire la mise à mort. Et ceux qui pratiquent cette pensée extrême finissent même par s’entre-tuer, comme on le voit déjà. Aujourd’hui, on ne retrouve pas cette façon de penser en France, me semble-t-il. Sauf du côté de l’extrême-droite. Et chez Donald Trump aux États-Unis... »


La crise migratoire, que vous évoquiez à l’instant, est visiblement source d’anxiété pour la société française...
- « Oui, elle nourrit un besoin de certitudes, qui se traduit par des solutions simplistes, oui. Vous savez, il existe plusieurs formes d’« accueil pathologique » des migrants. Dans les camps, on voit réapparaître en quelques jours les processus de socialisation archaïques, c’est-à-dire la loi du plus fort. Lorsqu’on fait cohabiter des communautés d’immigrés dans certains quartiers, comme on l’a fait à Béziers par exemple, chacun accuse son voisin de ses problèmes et c’est source de violences. Et quand on opte pour l’assimilation, comme le propose actuellement Marine Le Pen, on voit bien que dans un premier temps les migrants acceptent de se taire et de souffrir en secret pour être acceptés. Mais leurs enfants savent qu’ils ont des parents amputés d’une partie d’eux-mêmes et c’est une bombe à retardement... »

Quelle est la bonne solution, alors ?

- « La seule bonne solution, c’est l’intégration. Les immigrés occupent les boulots dont nous ne voulons plus, ils paient leurs impôts, ils financent la retraite de nos vieux. Et en retour, ils modifient la culture et les représentations de la société dans laquelle ils vivent. Ils enrichissent le pays dans lequel ils s’installent et le bouleversent de manière positive. Évidemment, ce bouleversement produit une émotion et nécessite donc un travail mental. »

Vous êtes pourtant un défenseur du concept d’identité...
-« Oui car l’identité, c’est-à-dire le fait de savoir à quel groupe on appartient, permet de répondre aux événements du monde, de s’y adapter. Je sais ce que je suis, je sais ce que je vaux et je sais donc ce que je vais faire. Mais cette identité doit être contrebalancée par l’empathie, la capacité à me représenter le monde de l’autre. On ne peut négocier qu’à partir du moment où l’on parvient à se mettre à la place de l’autre. Sans cela, il ne reste que deux options : construire un mur ou faire la guerre. La première étant moins mauvaise que la seconde, mais enfin... »

À l’heure où le monde fait face à de multiples périls, ne trouvez-vous pas ironique que la grande idéologie naissante en Occident soit le transhumanisme, qui vise à l’immortalité de l’être humain ?
- « Toutes les religions développent ce fantasme mais la grande différence aujourd’hui, c’est qu’on cherche à le réaliser par la technique. La marche au transhumanisme a déjà commencé : on change des articulations, on greffe des cœurs, on va manipuler les gènes... C’est le propre de la condition humaine que de chercher à s’arracher à la nature, par l’artifice des mots ou celui des outils. Je ne sais pas si on parviendra à vaincre la mort. Pour tout vous dire, j’en doute. Mais je pense qu’il s’agit d’un fantasme dangereux. »,,Dangereux pour qui ?,,n « Bon, imaginons qu’on arrive à dominer la mort. La moindre variation écologique serait alors fatale ! Si nous arrivons à survivre en tant qu’espèce, c’est parce que nous disparaissons en tant qu’individus. Nous sommes déjà arrivés à un point où nous maîtrisons tellement la nature que nous sommes en train de la détruire... »

Pessimiste, alors ?
- « Non, je suis optimiste, parce que je crois que nous courons à la catastrophe. Et la catastrophe, c’est un mode d’évolution normal, que ce soit pour les plantes, les animaux, ou les populations. La région qui va aujourd’hui de Boston à Montréal a connu par cinq fois une montée des eaux, qui a fait disparaître à chaque fois toute la faune et la flore. Et puis les eaux se retirent et on voit apparaître une autre faune et une autre flore. Nous faisons partie du monde vivant et nous courons donc à la catastrophe. Et peut-être qu’après nous, une nouvelle forme de vie apparaîtra... »

Y a-t-il une chance que nous ayons tout de même une place dans le monde à venir ?
- « La catastrophe implique qu’un filet de vie continue à couler. Sinon, ce n’est plus une catastrophe, c’est un désastre (sourire). »
Propos recueillis par Joël Rumello/ALP

pour les vidéos que je n'ai pas repris, cliquez sur le lien
Paris-Normandie.fr

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projecteurs sur le détenu Toh Ferdinand

Dans le même temps on apprend par l'agence AFP que les mandats contre Blaise Compaoré et Guillaume Soro ont été levés... allez comprendre quelque chose à ce Pays des Hommes Droits qui subit des pressions, et est déjà près à baisser la culotte devant les représentants des intérêts françafricains....



Chers nôtres, soyez salués, Que Dieu vous bénisse à l’infini pour votre part dans cette lutte
LE COMBAT DE DENONCIATION EST LENT MAIS CERTAIN
-
Enlevé le 06 Juin 2011, notre frère TOH FERDINAND (membre de la GR sous le General Dogbo Ble) a passé 3 semaines de torture au 30e arrondissement d’Attoban et 1mois à Agban avant d’être déféré le 16 Août 2011 à la MACA
Accusé d’enlèvement, séquestration et assassinat, il a été condamné sans preuve en Octobre 2012 à une peine de 12 ANS.
-
Frères et sœurs,
Cela fait 5ans que notre frère Ferdinand est sans salaire,
Cela fait 5 ans que ses deux enfants ont quitté la ville pour le village et ils sont déscolarisés
Cela fait 5 ans qu’il survit, 5ans qu’il subit une INJUSTICE SANS PRECEDENT
IL COMPTE SUR NOUS
CHERS NOTRES, IL A DROIT A LA LIBERTE
POUR LA DIGNITE HUMAINE, TOUS CHŒURS EXIGEONS SA LIBERATION ET CELLE DE TOUS LES DETENUS D’OPINION
Que Dieu vous bénisse et qu’il nous ouvre les portes de toutes les prisons y compris celle de la CPI
Affdo-ci Detenus d'Opinion

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Abdourahmane Cissé , le ministre du budget cherche collaborateur non rattrapé

Côte d’Ivoire : recherche directeur général des Impôts

27 avr. 2016, PAR Jean-Michel Meyer

Sous la pression du FMI, par souci de rigueur, le directeur général des Impôts est recruté à la suite d’un appel à candidature. Une première en Côte d’Ivoire. La démarche est rejetée en bloc par le Collectif des syndicats de la Direction générale des impôts. Elle viole, selon lui, le statut de la fonction publique.

« Avis de recrutement pour le poste de directeur général des impôts de Côte d’Ivoire. » Difficile d’échapper à l’appel à candidature lancé par la direction générale des impôts (DGI) pour recruter son directeur général. En toute transparence, l’annonce figure en très bonne position sur la page d’accueil du portail Internet de la DGI (http://www.dgi.gouv.ci/site/ressources/pdf/appel_candidat...), ainsi que sur la page Facebook du ministère du Budget et du Portefeuille d’Etat (http://www.budget.gouv.ci/fr/actualites/appel-candidature).

Le directeur général des Impôts « a rang de directeur général d’administration centrale », précise la petite annonce. « Placé sous l’autorité du ministre en charge du Budget et du Portefeuille d’Etat, il est assisté de deux directeurs généraux adjoints », complète l’offre d’emploi.

Missions classiques

Parmi ses principales missions : « contribuer à l’élaboration et à l’application de la législation et de la réglementation fiscale ainsi que parafiscale », « préparer, négocier et appliquer les conventions fiscales internationales », « mener les opérations d’assiette, de liquidation et de contrôle de l’impôt pour le compte de l’Etat et des collectivités locales », « effectuer le recouvrement des recettes fiscales », etc.

Des missions sans surprise, à la différence, en Afrique, du mode de recrutement du directeur général des Impôts. « Suite à une vacance de poste, le ministère en charge du Budget et du Portefeuille d’Etat a retenu les services du cabinet EY (anciennement Ernst & Young, NDLR) pour l’assister lors du recrutement d’un nouveau directeur général des impôts », ajoutent dans l'annonce les autorités ivoiriennes qui jouent la carte de la transparence.

L'Homme ou la femme, pourra être fonctionnaire, à condition d'avoir, notamment, au moins le grade A4 et un diplôme d'études supérieurs de niveau bac + 4. Les candidats venus du privé devront être titulaire d'un diplôme d'études supérieurs de niveau bac + 4 en commerce, en économie, finance, droit ou gestion ou bénéficier d'un diplôme d'ingénieur. Quel que soit son profil, le postulant devra faire preuve « d'un sens de l'intégrité et d'une ouverture d'esprit. »

Les prétendants avaient jusqu'au 22 avril 2016 pour déposer leur candidature. « Le choix de ce processus transparent s'inscrit dans le cadre des actions de bonne gouvernance, la culture de l'excellence et de l'accès de tous aux hautes fonctions de l'Etat », a justifié de son côté Abdourahmane Cissé, ministre auprès du Premier ministre, chargé du Budget et du Portefeuille d'Etat, à l’initiative de cette démarche.

Rejet des syndicats de fonctionnaires

Mais ce recrutement par appel à candidature n'est pas du goût du Collectif des syndicats de la Direction générale des impôts (DGI), qui a réagi publiquement le 14 avril, jugeant que cette méthode de recrutement « ouvre la voie à des personnes extérieures à l'administration fiscale et même résidant hors du pays, en violation du statut de la fonction publique. » Et d'insister : nous « rejetons l'appel à candidature lancé par Monsieur Abdourahmane Cissé au poste de directeur général des impôts. Lui rappelons que ce poste est considéré comme le stade suprême dans le profil de carrière des agents de la direction générale des impôts. A ce titre, il ne saurait être destiné à une autre personne. »

Dans le souci d'apporter une plus grande rigueur dans la gestion des comptes publics du pays, c'est sur l'insistance du Fonds monétaire international (FMI) que la Côte d'Ivoire a entrepris, pour la première fois, une telle démarche pour trouver son directeur général des impôts. Et le gouvernement n’est pas près de faire machine arrière. D’ailleurs, après les Impôts, le poste de directeur général du Trésor devrait être à son tour attribué après un appel à candidature.
acteurspublics.com

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Abdourahmane Cissé, ministre du Budget
        ivoirien (c) ministère du Budget ivoirien

INTERVIEW
 
rappelons également que cet ivoirien à la mode Ouattara est sénégalais...

Nommé ministre du Budget à seulement 32 ans, Abdourahmane Cissé a exercé, comme Emmanuel Macron, le métier de banquier d'affaires, et fait partie de la nouvelle classe politique africaine.

17 mars 2015
Il fait partie de la nouvelle génération de ministres africains. Certains l'ont même surnommé le "Macron ivoirien". Comme le ministre français de l'Economie, Abdourahmane Cissé, a exercé le métier de banquier d'affaires – il a passé six ans chez Goldman Sachs – avant d'être nommé en novembre 2013, à seulement 32 ans, ministre du Budget de la Côte d'Ivoire, une première dans l'histoire politique ivoirienne. Diplômé de l'Ecole Polytechnique de Paris et de l'Institut français du pétrole (IFP), ce spécialiste des matières premières, supporter du PSG et de Chelsea, revient pour Challenges, sur son parcours et sur les réformes menées par le gouvernement ivoirien pour attirer les investisseurs.

Même si vous avez été nommé ministre quelques mois avant lui, on vous surnomme le "Macron ivoirien". Cela vous agace-t-il ?
- Le plus important, c'est le message, le signal qu'on entend donner. Les présidents Ouattara et Hollande veulent lancer des jeunes à des postes clés. Ils souhaitent que le changement se fasse avec les jeunes. On doit apporter du sang nouveau, une nouvelle façon de penser. En Côte d'Ivoire, les jeunes représentent 30 à 40% de la population. Le développement ne peut se faire sans eux. Je ne suis pas le plus intelligent de la Côte d'Ivoire, je me sens chanceux d'avoir eu cette opportunité là, c'est un beau challenge.

En quoi votre manière de faire de la politique diffère-t-elle de celle de vos prédécesseurs ?
- Déjà je suis frais (rires). J'apporte une nouvelle façon de travailler. Quand j'ai évoqué mes collaborateurs avec le président il m'a dit : "embauche qui tu veux, tu as carte blanche. Ce que je veux ce sont des résultats". J'ai un ministère clé puisque je gère la douane, les impôts, le budget de l'Etat et les participations de l'Etat dans les sociétés. Il me faut donc une équipe très compétente. Un de mes collaborateurs a fait l'Edhec, il a aussi un MBA de l'université de Chicago, mon directeur de cabinet adjoint est polytechnicien comme moi. Moi j'ai fait l'X (le surnom de l'école Polytechnique, Ndlr) et l'Institut français du pétrole (IFP). Mon cabinet compte une vingtaine de personnes avec un mix public-privé. On a envie de montrer qu'on peut réussir la tâche qui nous est confiée.
C'est un changement dans la vie politique ivoirienne?
- Le président Ouattara a une volonté de changer et d'aller vite. C'est une bonne chose qu'il y ait plus de personnes qui viennent du secteur privé, nous connaissons ses attentes. Il faut être pratique. Cela permet aussi de lancer une nouvelle génération. On ne doit pas échouer, car si les choses ne se passent pas bien, donnera-t-on aux autres la chance qu'on a eu ?

Comme Emmanuel Macron qui a été banquier d'affaires chez Rothschild avant d'être ministre, vous avez travaillé chez Goldmans Sachs. Est-ce un atout pour vous ?
- Absolument. Je gagnais très bien ma vie chez Goldman Sachs à Londres mais je veux apporter quelque chose à mon pays. J'ai un profil de banquier, ce qui veut dire ouverture d'esprit et connaissance du secteur privé. Mais je suis surtout un pur produit de l'école française, j'ai passé six ans en France. Je suis un bon mélange du monde français qui est ce qu'il est (sourire) et du monde anglophone, du monde des affaires, qui est très pratique. Cette dimension concrète, pratique, est importante. Cela nous a permis de faire pas mal de réformes. Pour la première fois de l'histoire de la Côte d'Ivoire, nous avons émis en juillet dernier un eurobond par exemple, nous sommes aussi allés pour la première fois l'an dernier sur les marchés internationaux. Nous avons eu notre première notation souveraine... Nous sommes dans une logique de marketing.
Depuis que le président Ouattara est en fonction, nous avons jugé bon de mettre l'accent sur l'investissement. Il y a une histoire à vendre en Côte d'Ivoire. Nous essayons de créer un climat d'affaires favorable. Nous avons par exemple créé un tribunal de commerce car les entreprises ont besoin de sûreté, la justice doit être impartiale. Nous avons aussi créé un code des investissements. Le secteur informel représente environ 50% de notre économie, nous devons donc lutter contre ça et cela passe par une simplification des procédures existantes. Et cette politique porte ses fruits. Sur toute l'année 2012, nous avons créé moins de 3.000 entreprises et sur le seul mois de janvier 2015 nous en avons déjà vu naître 880. Nous voulons attirer un maximum d'Investissements directs étrangers (IDE). En deux ans, en terme de facilitation et création d'entreprises, nous avons d'ailleurs gagné 135 places au rapport Doing Business.

Comment vous définiriez-vous politiquement ?
- Je suis un capitaliste. Il faut être le moins interventionniste possible en économie pour créer de la valeur. Mais je pense aussi qu'il faut créer les conditions pour que les personnes les plus défavorisées puissent s'en sortir. Le budget de la Côte d'Ivoire est d'environ 10 milliards de dollars et nous en affectons entre trois et quatre à la réduction de la pauvreté.

Entre 2000 et 2010 la France a vu ses parts de marché en Afrique subsaharienne passer de 10 à 5%. Dans le même temps la Chine et l'Inde sont devenus des partenaires majeurs des pays africains. Comment expliquez-vous cette situation ?
- Nous sommes dans une économie totalement ouverte. En Côte d'Ivoire nous publions chaque année un plan de passation des marchés. Toutes les entreprises du monde peuvent y participer. J'invite les entreprises françaises à être plus compétitives. Il y a un lien, une histoire commune, mais ça ne suffit pas toujours. La concurrence est de plus en plus forte et les entreprises françaises ont été un peu surprises, elles se sont montrées moins agressives. Il faut qu'elles soient plus offensives. Mais en Côte d'Ivoire, elles sont quand même bien présentes. Les Français participent à plusieurs gros projets, comme celui du train urbain d'Abidjan avec Bouygues ou celui de deuxième terminal à conteneurs d'Abidjan, avec Bolloré.  
Propos recueillis par Antoine Izambard, à l'Africa Forum de Genève.
challenge.fr


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William Atteby répond aux frondeurs

Attéby, accusé être témoin à charge se défend et dénonce une fausse rumeur


Je viens de voir la dernière trouvaille des frondeurs...." Ateby est témoin à charge contre Gbagbo". Je ne sais pas s il faut en rire ou en pleurer, je remarque seulement qu'après avoir écrit et vociféré partout qu'Affi est témoin contre Gbagbo dans un discours des plus ridicules, c'est moi qui suis la nouvelle trouvaille.
Sam l'africain que je viens d'avoir au téléphone, n'a jamais dit nulle part que je suis témoin à la cpi. Les frondeurs cherchent comment gérer la situation depuis le départ d'Akoun de la cpi, alors, ils créent des pare-feu ,mais cela est vain. Pour ceux qui ne le savent pas, on ne témoigne pas au hasard à la cpi, il faut au moins recevoir une citation à comparaître comme témoin, ce qui n'a jamais été mon cas. Au surplus, si on aime Gbagbo et que quelqu'un comme moi était cité à comparaître comme témoin, ce serait une chance inouïe car je sais beaucoup de choses. Les dernières missions que Gbagbo laurent lui même m'a confiées, ma connaissance des procédures de la cpi, m'auraient vraiment permis d'éclairer la religion de la cour; si je pouvais même payer je ne sais quelle somme pour aller à la cpi, j'aurai fais l'aumône pour y aller.
Enfin je voudrais faire savoir à ceux qui ne savent rien et qui bavardent, que les témoins sont la clef de voûte du système de la cpi et si nous avions la chance d'avoir 10 témoins comme Sam l'africain, la cour serait obligée d'arrêter le procès ou de procéder à la requalification des charges contre Gbagbo et Blé.
C'est la situation des témoins qui a permis d arrêter toutes les procédures contre les Kenyans.
cité par
Brave Guerrier

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Ouélli, village frontière avec le Mali mis à mal


Une véritable épreuve de force se joue en sourdine sur une parcelle située aux frontières communes entre la Côte d'Ivoire et le Mali deux pays de l’Afrique de l’ouest. En effet, de sources sécuritaires, la menace d’annexion de la localité de Ouélli et environs (sous-préfecture de Goulia dans la région du Folon dans le nord ivoirien) par des autorités maliennes, se fait quasiment au grand jour. Ceci s’est matérialisé en début de ce mois d’avril 2016, par un affrontement qui a occasionné la mort d’un agriculteur. A la vérité, il s’agit d’une action forte du Mali, pour marquer le territoire qu'il revendique, comme soutiennent des sources sur place. D’ailleurs, les autorités maliennes, qui ont toujours ouvertement déclaré détenir la propriété des terres d’Ouélli et ses environs, ont fait survoler, il y a quelques années, la zone par les avions militaires maliens de reconnaissance, à la recherche de minerais dans cette zone regorgeant d’importants gisements d’or.
M'Bra Kanon

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Quand le gouvernement est pris en flagrant délit de mnsonge

Ainsi donc le ministre des Transports de ‪#‎CIV‬ a menti à la face de la Nation sur cette affaire de Permis de conduire aux puces vides d'informations. On aura tout vu et tout entendu dans ce pays qui étonne le monde entier !
Frank Toti


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OUATTARA A FAIT TUE KIEFFER A CAUSE DE AMAJARO : LA PREUVE,En savoir plus sur http://africanliberty.ivoire-blog.com/archive/2012/01/07/ouattara-a-fait-tue-kieffer-a-cause-de-amajaro-la-preuve.html#YH4WC69t5JfxUB4c.99

7 janvier 2012
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En général, Guy-André Kieffer est présenté comme le journaliste d’investigation poil à gratter qui enquêtait sur les «affaires» réelles ou supposées dans lesquelles étaient mouillés les barons du régime Gbagbo.

Mais il est bon de se souvenir que, de tous ses fameux articles publiés sous pseudonyme dans la presse ivoirienne, celui qui a créé un vrai gros «buzz» international mettait en cause… Anthony Ward, le patron de la société Armajaro, notamment spécialisée dans le négoce de cacao, et dont le directeur Afrique est depuis quelques années Loïc Folloroux, le fils de Dominique Ouattara.

C’était juste après le déclenchement de la rébellion ivoirienne, le 19 septembre 2002. Dans un article paru en dernière page de «Fraternité-Matin», signé «Laurent», Guy-André Kieffer dénonçait «Armajaro et AIG Fund : les financiers de la déstabilisation». Il met en relation l’achat de plus de 5% de l’offre mondiale de cacao par Armajaro et le lancement de la rébellion, qui permet une déstabilisation des approvisionnements, une hausse des cours et une grosse plus-value pour les spéculateurs encagoulés.

A l’époque, l’évocation d’Armajaro par Kieffer divise les différents clans autour de Gbagbo, dans la mesure où lui-même a à coeur de faire payer ses déconvenues en affaires à certains d’entre eux.
Notre Voie riposte à l’article. La confusion s’empare de l’opinion ivoirienne qui oublie.

La mort de Guy-André Kieffer enterre définitivement ce fameux dossier Armajaro. Jusqu’au mois d’août 2010, où il récidive dans une opération d’achat massif de cacao comme celle qui a précédé la «première guerre».
Ministre du Budget sous le gouvernement Aké N’Gbo, Koné Katinan a confirmé, dans «Côte d’Ivoire : le coup d’Etat», la forte implication d’Armajaro dans le financement des assauts sur Abidjan par les forces pro-Ouattara.
« En ce qui concerne la suspension des exportations du cacao de janvier 2011, il est clair que sous le couvert des sanctions de l’Union Européenne, se cachait une vaste opération spéculative sur le cacao menée par Armajaro.
En effet, en juillet 2010, tout juste avant les élections de novembre, cette société a acheté un fort tonnage de cacao, au delà de ses achats habituels. Les services de la filière café cacao parlent de plus de 200 000 tonnes de produits achetés par ladite société. Ces énormes achats ont fait réagir les autorités chargées de gérer la filière café cacao. La crise née des élections devait logiquement entraîner une augmentation des prix sur le marché international.
Cette embellie allait bénéficier à ladite société qui avait décidé d’écouler le cacao à prix d’or. Ainsi, la décision du 24 juillet, en provoquant une pénurie du produit sur le marché international, a donné l’occasion d’écouler à un prix ultra élevé le stock monumental constitué par la société Armajaro. Donc Loïc Folloroux, bénéficiant d’informations de première main de la part de ses parents (Dominique et Alassane Ouattara) sur les différentes actions de déstabilisation en cours dans le pays, a probablement informé ses partenaires et la société Armajaro a pu constituer des stocks à des fins spéculatives.
C’est exactement ce qu’elle avait fait en 2002, un an seulement après avoir obtenu son agrément en Côte d’Ivoire. Cette spéculation lui avait permis de financer la rébellion. Ce que je peux dire sur cette affaire, c’est que les achats et la constitution de stocks étaient des pratiques méconnues des sociétés d’exportation en Côte d’Ivoire jusqu’à l’avènement d’Armajaro. »

Au moment où l’affaire Kieffer se retourne spectaculairement contre le régime Ouattara, les informations qui précèdent permettent de comprendre que le journaliste et consultant franco canadien n’inquiétait pas que certains barons de la Refondation. Et qu’il avait été le premier à mettre en lumière une des plus grosses affaires de spéculation et de guerre économique de ces dernières années.

PhilippeBrou, notre voie

africanliberty

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Il faut sauver les enfants de feu Souleymane Boundy et aider Ali Fawaz

 "Pour que le mal triomphe, seul suffit le silence des hommes de bien".

Il faut sauver les enfants de feu Souleymane Boundy et aider Ali Fawaz

Sur les images affichées ci-bas, vous voyez comment ont dormi dans la nuit de mercredi à jeudi, les enfants de feu Souleymane Boundy, sur les ruines de leurs maison. L'acquéreur Ali Fawaz a acheté leur terrain de 750 mètres carrés que leur a laissé leur père. Ali Fawaz a des décisions de justice donc il a la loi avec lui et force devrait rester à la loi. Sauf que dans cette affaire, tout le monde sait que celui qui a vendu le terrain n'en était pas le propriétaire, il a induit toute l'administration en erreur, l'ancien ministre de la construction, actuel directeur de cabinet du chef de l'Etat, Amon Tanoh, est celui-là même qui a délivré par erreur les documents au faux propriétaire. Il s'en est rendu compte sur saisine des enfants Boundy et, heureusement, il a annulé les documents qu'il avait délivrés au vendeur. La conséquence de cette annulation aurait due être l'annulation de la vente illégale, mais les choses ne se sont pas passées comme cela devrait se faire et Ali Fawaz a été autorisé, après plus de 10 ans de procédure judiciaire, à expulser les vrais propriétaires de leurs maisons où ils vivaient depuis 1982, avant de les raser. Depuis, toute la famille dort dans la rue, sous le soleil et sous la pluie...dans notre indifférence à tous.

Cette injustice, toute la République, jusqu'au chef de l'Etat, en est informée. Il y a certes des décisions de justice, mais qui ont été rendues sur la base de faux documents. Que faire? Ali Fawaz veut proposer de l'argent à la famille pour qu'elle aille se débrouiller ailleurs mais les enfants refusent l'argent et préfèrent mourir là, dans la rue plutôt que d'abandonner ce que leur papa et leur maman leur ont laissé en héritage depuis 1981. Il y a en ce moment quelques bonnes volontés qui essaient de raisonner monsieur Ali Fawaz afin qu'il abandonne ces 750 mètres carrés aux enfants mais ce dernier, fort de ses décisions de justice, ne veut pas, pour le moment, entendre raison.

Certaines personnes, des autorités et non des moindres, ne comprennent pas la détermination de l'une des filles de Souleymane Boundy, la seule qui travaillait, gagnait bien sa vie pour s'occuper de ses frères et soeurs, ne veuille pas accepter l'argent que Ali Fawaz voudrait leur proposer pour qu'ils abandonnent leur terre qu'ils ont perdue par décision de justice. Ces autorités, lui disent, c'est fini, la justice a tranché, même le chef de l'Etat ne peut plus rien faire. Mais si, il y a quelque chose à faire en pareille situation. Prévoyant, le législateur a pris l'article 32 de la loi portant organisation et fonctionnement de la Cour Suprême et cet article permet de régler ce genre de problème, lorsqu'on découvre que l'application d'une décision de justice est susceptible de causer une injustice irréparable ou de troubler gravement l'ordre public. C'est le ministre de la justice qui a seul l'initiative de mettre en œuvre cette procédure ultime. Le fera-t-il ?
L'avocat des enfants Boundy avait appelé le ministre Gnénéma Coulibaly a mettre en œuvre cette procédure, mais il n'a pas levé le petit doigt. L'actuel ministre qui connait parfaitement les tenants et aboutissants de cette histoire le fera-t-il? Rien n'est moins sûr. Mais il y a quelque chose qui peut être fait. Autrement, c'est comme si on disait qu'on doit mettre à mort un homme tout simplement parce que la justice en a décidé ainsi en dernier ressort alors que tout le monde sait qu'elle s'est trompée de personne.
Les plus grandes injustices que ce monde a connues ont toujours pris leur source dans une erreur, un faux commis dès le départ et qui a créé, les orgueils des uns et des autres aidant, un emballement général, jusqu'à ce que des citoyens se lèvent pour dire "non".

Je m'implique désormais, après enquête et vérification de toutes les pièces du dossier, y compris du rapport d'expertise graphologique sans appel, dans ce dossier et j'essaie d'arranger les choses.
Moi aussi, je ne veux pas entendre parler d'argent, les enfants Boundy (onze au départ, sept sont décédés), trois filles et un garçon, sont si attachés à cette petite portion de terre qu'ils ne veulent la quitter pour rien au monde, surtout qu'elle leur appartient en vrai et tout le monde le sait, mais monsieur Ali Fawaz a ses décisions de justice revêtues de l'autorité de la chose jugée et c'est lui qui est en position de force, même s'il connait la vérité.

Mais cette affaire est une grave injustice et il faut que l'injustice ne triomphe pas sur la justice, même s'il existe des décisions de justice. Les juges ne sont pas infaillibles, ils sont souvent victimes d'escroquerie au jugement et rendent des décisions de bonne foi mais sur la base de manœuvres trompeuses. C'est pour cela que la loi a prévu qu'on poursuive ceux qui obtiennent des décisions de justice en leur faveur en trompant des les juges.
Toute cette affaire est assise à la base sur une tromperie. Et ce sont les conséquences que nous voyons là. Les témoins sont au plus haut sommet de l'Etat et ils savent tout mais, ils préfèrent se taire, se croyant eux et leurs enfants, à l'abri pour toujours, en raison de leur puissance d'aujourd'hui, de ce genre de malheurs. Monsieur Amon Tanoh sait tout, même l'actuel ministre de la justice sait tout. Il faut sauver les enfants Boundy, mais il faut aider aussi Ali Fawaz qui est peut-être lui-même une victime s'il n'a pas fourni des moyens au vendeur du terrain pour tromper le ministère de la Construction et il faut, dans ce cas, l'aider à accepter de laisser ces petits 750 mètres carrés à ces enfants. Les images qui sont là, qui illustrent ce post, nous parlent tous et cela se passe en Côte d'Ivoire, dans notre pays. dormir à la belle étoile depuis bientôt deux mois.

Qui nous dit que demain, quelqu'un n'usera pas des mêmes procédés, en notre absence, pour jeter nos enfants sans défense dans la rue? Je me suis engagé à titre personnel dans cette affaire et je pense que la résolution de cette affaire sera le départ, comme l'affaire Dreyfus en France en 1896, de la prise de conscience que nous devons désormais être tous vigilants et refuser ce genre de choses dans notre pays.
On n'accablera pas les magistrats, chacun a sa conscience qui est son propre tribunal et recevra la récompense pour le bien ou le mal qu'il a fait avec le pouvoir que le peuple lui a donné de juger son prochain sans être lui-même parfait.
On n'accablera pas non plus monsieur Ali Fawaz, il a sa conscience pour lui et sait apprécier ce qui est juste et ce qui ne l'est pas. Il peut récupérer de force le terrain, il a d'ailleurs obtenu l'assistance de la force publique pour casser les maisons des enfants...et il peut continuer à faire ce qu'il veut sur ce terrain...
Mais est ce juste d'agir ainsi quand il a été prévenu dès le départ par une des filles de Souleymane Boundy qui travaillait pour son groupe, de ne pas s'engager dans cette aventure parce que celui qui tentait de lui vendre le terrain n'en était pas le propriétaire? Voilà la question qu'il devrait méditer...les tonnes de larmes que les enfants, cousins, cousines, nièces, grand-mères, etc, versent depuis qu'il a fait casser leurs maisons vont-elles lui porter bonheur? Je sais, il s'agit là d'une question émotive, il a la loi pour lui avec ses décisions de justice et ce genre de questions ne le préoccupent pas.
Le mardi 3 mai à 11 heures, nous tiendrons un point de presse pour parler au cœur de monsieur Ali Fawaz et s'il faut qu'on se cotise pour lui rembourser ses 25 millions, on ira mendier, s'il le faut, dans les rues pour le faire. Il faut que les enfants Boundy et leurs neveux et cousines qui n'ont nulle part ou aller, restent sur la terre que leur papa leur a laissée. Si cette terre ne leur appartenait pas, si leur papa ne l'avait pas définitivement achetée, ils auraient pris l'argent que Monsieur Ali Fawaz leur a proposé. Mais ils ne veulent pas d'argent, ils veulent justes rester sur leur terre et mourir là où leur papa, leur maman et leur 7 frères sont morts. Ce sont des sentiments si profonds que nul ne devrait jouer avec ça.
Nous vivons certes dans un monde sans pitié. Mais les magistrats et les législateurs ont le devoir de faire progresser la loi pour améliorer notre moralité et nous rendre sensibles uniquement au bien et non au mal. Car un pays dont les citoyens haussent simplement l’épaule devant la souffrance injustifiée de leur prochain avant de continuer leur chemin, est un pays voué à disparaître ou dans lequel nous aurons plus de valeur, morts que vivants.

L’injustice, d’où qu’elle vienne, est si odieuse dans son principe qu’elle n’est ni tolérable ni défendable. Et nous devons la combattre, même si le ciel devrait tomber sur notre tête. c'est un devoir citoyen. Et il n'est exercé contre personne mais pour le bien de tous.
Moi l'injustice, d'où qu'elle vienne, je la dénonce et j'ai même risqué ma liberté en défendant des libanais, ceux qui me suivent savent le combat que j'ai mené pour le patron des stations "ESSENCI", injustement emprisonné, Ali Sabraoui. Et il a été libéré de prison sur la base des révélations que nous avons faites sur les pressions que des magistrats qui ont eu son dossier en mains ont subi pour le faire condamner. Les preuves de cette affaire sont disponibles. Donc demain, si Monsieur Ali Fawaz est victime d'un abus, j'aurai la même réaction. Il devrait faire preuve d'humanisme et renoncer à humilier plus longtemps, ces orphelins de père et de mère.

Rendez-vous le 3 mai pour parler du type de société dans laquelle nous voulons vivre réellement.
Merci d'avoir pris le temps de me lire..
Tiémoko Antoine Assalé
Président de "SOS JUSTICE CÔTE D'IVOIRE"



06:20 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

28/04/2016

Gbagbo aurait ses comptes (lesquels???) dégelés !


Le président LAURENT GBAGBO n'a aucun compte bancaire à l'étranger et c'est d'ailleurs pour ça qu'il a été déclaré indigent après des enquêtes interplanétaires sur sa vie financière.

C'est pour cela que son collège d'avocat bénéficie de la subvention de la Cour Pénale Internationale, lequel financement ne se faisant d'ailleurs pas avec l'engouement escompté comme s'ils avaient été forcés et avaient espéré que le président GBAGBO finance lui-même son procès.

Ce matin on lit ça et là "BONNE NOUVELLE" pour GBAGBO et ce sont les journaux d'Affi N'Guessan qui s'y mettent pour certainement faire cas de la décision de la France de lever l'embargo sur les armes en Côte d'Ivoire, de prolonger le mandat de L'ONUCI jusqu'en avril 2017 renouvelable et la distraction d'un supposé dégel des avoirs du président renversé par coup d'Etat français le 11 avril 2011. Après près de 60 ans d'indépendance on est fiers que ce soit la FRANCE qui rédige ses volontés pour notre pays et les transforme en décision mondiale au siège des Nations unies pour lequel le contribuable ivoirien cotise. Bref!

Le seul compte dont dispose l'homme est logé à la SGBCI de la Riviera et son contenu, que tout le monde peut consulter d'ailleurs, ne peut même pas financer mon projet de restaurant au Ghana.

Alors je ne sais de quelle bonne nouvelle on parle mais ils ont voulu de ce procès, ils vont et doivent financer eux-mêmes jusqu'au bout. On n'a pas demandé à quelqu'un de faire procès. Et ne vous laissez surtout pas distraire camarades. Il n'y a rien de bon par là bas.

Bonjour à vous, la lutte continue.
FIER IVOIRIEN

15:10 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Quand la Côte d'Ivoire émergente

 s'appelle dorénavant Faimlande !

OUATTARA, L'HOMME QUI FAISAIT SEMBLANT DE NE RIEN SAVOIR

C'est comme pour le ministre Assoa Adou , rentré du Ghana pour être le directeur de campagne du candidat Gbagbo à la présidence du Fpi. Ouattara disait ne pas savoir s'il est toujours en exil au Ghana ou s'il est rentré en Côte d'Ivoire alors qu'il a été arbitrairement arrêté chez lui et jeté en prison où il croupit depuis janvier 2015 sans jugement. Comment est-ce possible ?

Aujourd'hui, les ivoiriens toutes tendances confondues, donc y compris ceux de son camp, crient famine parce que la vie est devenue trop chère alors qu'un homme venu du FMI leur avait promis une vie facile arrosée de milliards.

Et le même Ouattara s'étonne et semble dire : " Ah bon, les ivoiriens ont faim ? C'est vrai que la vie est devenue trop chère ? C'est vrai ça ? Mais pourquoi vous ne me l'avez pas dit ? Je n'en savais rien. "

Donc, si on comprend bien, le gars est au pouvoir, mais voudrait faire croire qu'il ne sait rien de ce qui se passe dans le pays. Et il y aura certainement des gens pour croire ça.

Toutes les mesures qui ont conduit à la situation qui fait souffrir les ivoiriens n'ont-elles pas été portées à sa connaissance, ou proposées en conseil des ministres pour celles qui ont un fort impact sur la vie des gens ? Qui peut croire ça?
Alexis Gnagno

http://stevebeko-ci.com/wp-content/uploads/2016/04/555488_442875065787926_1622222534_n-2.jpg

J'espère que notre empereur en sa qualité de président du RDR est au moins informé de l'ouverture d'un nouvel établissement bancaire dévolu aux seuls militants du RDR. Ces derniers munis de cartes bleues pourront faire des retraits.
Wazi Guipié

Faire croire que Ouattara est mécontent de ses collaborateurs face à la cherté de la vie et qu’il a piqué une grosse colère contre eux en conseil des ministres est une manœuvre du service de communication de…Ouattara!  Remarquez que toute la presse nationale a repris cet élément de langage ce matin!

Rappelez vous face à la grogne sociale de 2014 avec les scandales des voyages ministériels, on nous avait vendu le fameux « Ouattara tape du poing sur la table ». Depuis lors, qu’est ce qui s’est passé? RIEN

Dans tout pays, les décisions sont arrêtées en conseil des ministres avant de faire l’objet de communication et d’application. Donc comment se fait-il que lui est toujours informé après tous les ivoiriens pour piquer ses colères?

Donc Ouattara ne savait pas que l’électricité a augmenté? ll ne savait pas qu’il y a une nouvelle reforme du permis de conduire? il ne sait pas qu’il n’a pas encore construit les 5 universités? Il ne sait que nous attendons toujours son assurance maladie? Ouattara ne sait que les logements sociaux sont toujours invisibles? Il ne sait pas non plus que le chômage veut nous tuer et que ses amis se partagent les marchés?

Bon, vers la fin, il sait quoi Ouattara?
Avec ADO, c’est le règne de la FAIM!
Steve Béko

15:02 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Mankono, la ville oubliée...

Mankono, le seul chef lieu de région à n’avoir aucun accès bitumé !
Mankono, une ville oubliée de tous, en plein cœur de la Côte d’Ivoire, doit avoir honte de son rang de Chef-lieu de Région. Cette ville, en plein cœur du bastion du RDR et une des premières à donner un élu à ce parti, est le seul Chef-lieu de Région de la Cote d’ivoire, jusqu’à ce jour, à n’avoir aucun accès bitumé.
En Juillet 2015, à la faveur de la visite d’Etat dans le Woroba, le président avait lui-même annoncé le début des travaux de l’axe Tienoughoué-Séguela en passant par Mankono. Plusieurs bulldozers avaient été mobilisés dans ce sens. A peine la visite a-t-elle pris fin que tout le dispositif qui avait été mise en place a été démantelé. Les camions, les réprofileuses et les ouvriers ont été réaffectés à d’autres taches plus importantes. Et depuis, le début des travaux a été relégué au calandre grecque. Pendant ce temps, de nouvelles routes bitumées sortent de terre à Cocody, chaque semaine, des échangeurs et ponts sont annoncés à coûts de centaines de milliards. Dans l’Agneby, l’épaisseur du bitume frise les 15 centimètres.
Mankono continue, même après les promesses électoralistes du président, de vivre sur son passé et au passé. Il a mal et s’interroge : N’a-t-il pas fait assez, pour les pouvoirs successifs, depuis l’indépendance avec le Président Félix Houphouët-Boigny jusqu’au Président Alassane Ouattara, en passant par le Président Bédié ? En quoi les villes de Jaqueville, Soubré, Bouaflé, Daoukro… qui ont bénéficié des largesses infrastructurelles du président Ouattara sont-elles plus importantes que Mankono ? Qu’est ce que la commune de Cocody à-t-elle donné de plus que celle de Mankono dans le combat pour l’accession de Ouattara au pouvoir, au point ou la première voit au fil des jours qui passent, toutes ses ruelles bitumées pendant que la seconde n’a aucun accès bitumé ? Le président serait-il complexé à l’idée de désenclaver Mankono, une ville du nord, son bastion ?
Autant de questions et bien d’autres, les unes aussi amères et accusatrices que les autres, que les populations sont réduites à se poser, pour tenter de comprendre le traitement fait à Mankono, qui frise l’indifférence et le mépris du pouvoir du pouvoir en place.

MANKONO, UN BASTION EST OUBLIE. COMME NOUS NE SOMMES QUE #200 , ON ATTEND PEUT ETRE L’ARRIVÉE DU PDCI OU DU FPI AU POUVOIR POUR BALAYER DEVANT NOS PORTES.... Le notable de Tonhoule ne saurait passer une telle forfaiture de nos dirigeants respectifs sous silence.

00:36 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Plaintes de Gbagbo contre les faux témoins à la Cpi : Bombe ou folklore ?

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                  de Tchedjougou Major Sagbasse.

C'est un fait avéré : après la première phase d'audition des témoins à charge contre lui et et le ministre Ble Goudé, le Président Laurent Gbagbo vient de formaliser des plaintes, pour  faux témoignages, auprès de la Cpi, en attendant d'en faire autant auprès des juridictions  françaises.

Mais, pourquoi une telle sérieuse affaire n'a t-elle pas retenu notre attention outre-mesure ?
Il me semble que cela est essentiellement dû au fait des implications d'une telle sérieuse initiative qui nous ont échappé.

CONTRE QUI LE PRESIDENT GBAGBO EST FONDE À PORTER PLAINTE POUR FAUX TEMOIGNAGES ?

Il faut d'emblée dire que la tentative de faux témoignages n'existant pas, et ne se réprimant pas, non plus, à titre préventif, une plainte pour faux témoignages n'est sérieuse que lorsqu'elle est déposée contre un témoin, devant une instance judiciaire, déclarations avérées mensongères, à posteriori, les plaintes du Président Gbagbo ne concernent que le lot des témoins ayant déjà déposé devant la Cpi contre lui et Blé Goudé.

À titre d'illustration, rappelons aux souvenirs des uns et des autres, l'entreprise de ce témoin à charge, un ancien combattant du Mpci, amputé du pied gauche, aux tout débuts des affrontements, et qui s'est fait passer pour une victime de Gbagbo, qui voulait se maintenir au pouvoir à l'issue des élections de 2010.

Est-ce une plainte pour faux témoignages contre cet autre témoin à charge qui produisit un certificat médical portant la signature et le cachet, des hommes de l'art du Chu de Treich-Ville, alors qu'il dit n'avoir été traité quau Chu de  Yopougon qui manquera de justesse ?

Que dire enfin des déclarations contradictoires, en tout cas, de semi-vérité, de notre ami Sam l'Africain, qui proclama, la main sur le coeur, que les massacres d'un millier de Wê à Duekoué-carrefour, par les Frci, dans la seule journée du 28 mars 2011,  n'étaient point planifiés, alors qu'il est gravement pris à défaut par ses déclarations contenues dans une vidéo, que les praticiens  du droit (les avocats de la Défense) se sont contentés de projeter, sans commentaire, en dehors de la seule question à l'intéressé,  de savoir s'il confirmait ?

Pour donc dire que ces plaintes ne concernent que les personnes ayant déjà comparu devant les instances judiciaires,  et y ayant fait des déclarations avérées fausses.

Il va donc sans dire que les témoins non encore entendus, qu'ils soient en cagoule ou pas, ne peuvent être visés par une telle plainte, entendu, comme indiqué plus haut, que le faux témoignage ne peut recevoir de suites pénales, que lorsqu'il est enregistré devant une instance judiciaire.

QUELLES SONT DONC LES IMPLICATIONS DE CES PLAINTES AU DOUBLE PLAN JUDICIAIRE ET PSYCHOLOGIQUE ?

Lorsque le procès doit reprendre dans quelques jours, n'est-on pas en droit de s'interroger sur l'intérêt réel d'une telle initiative, alors surtout qu'il y a encore une flopée de témoins à entendre ?

Ne valait-il pas mieux attendre la fin de toutes les auditions des témoins, pour prendre une telle initiative d'un trait ?
Telles sont les questions, recevables au demeurant, que suscite une telle initiative.

Dans un procès de cette nature, à la capacité des conseils, à donner du fil à retordre, à la partie adverse, on en juge de les vraies aptitudes professionnelles de ceux-ci. Et, en la matière, Me Altit et ses confrères ont décidé de déployer la grosse batterie.

DU POINT DE VUE JURIDIQUE :

Par-delà les sanctions pénales qui repriment le faux témoignage, lorsque le caractère faux du témoignage sera concomitamment porté par la même décision de justice, cela emportera la nullité des déclarations du témoin concerné.

ET POURQUOI N'AURAIT-ON PAS LAISSÉ LES JUGES CONSTATER EUX-MEMES LA FAUSSETE DE CES TEMOIGNAGES AU MOMENT OÙ IL RENDAIT LA DÉCISION CONTRE GBAGBO ET BLE ?

On aurait dû normalement procéder de cette façon, si nous ne trouvions pas dans un procès aux contours ambigus. Il faut donc lier le diable avec ses proores cordes pour l'exposer devsnt le public. En effet, si on impartissait aux juges, la faculté de constater la fausseté ou non, de ces témoignages par la décision unique à rendre, on les aurait pas placés face à une sorte de compétence liée.

En effet, dès lors, que les plaintes portées contre ces faux témoins auront abouti à la condamnation des délinquants, le juge Italien que nous observons s'agiter, n'aura plus de marge de manoeuvre pour prendre en considération tous ces faux  témoignages : il n'en tirera que les justes conséquences au profit de la vérité.
Il s'agit donc d'une procédure d'une technicité qui tranche avec les réalités théoriques.

DU POINT DE VUE PSYCHOLOGIQUE
Des pressions en trois directions : Les témoins masqués ou non, qui comparaîtront, à partir du 9 mai prochain, sont ainsi bruyamment avertis,  sans autre forme de serment fantaisiste.

Madame Fatou Bensouda et son bureau font l'amer constat des enquêtes escamotées, orientées. Car, si sous cette pression procédurale, tous les témoins finissent par abdiquer, leur procès pourra t-il fêter son  premier anniversaire ?

Le Président de la cour est averti que même s'il demeure le président de l'audience, cela est loin d'être un blanc seing. Qu'il se devra d'administrer l'audience avec rigueur, impartialité et compétence.

Au total, ces premières plaintes déposées par le Président Laurent Gbagbo contre les faux témoins sont la preuve la plus éloquente qu'il veut "aller jusqu'au bout" avec les malfaisants de tous poils. Une véritable arme de destruction massive !

Par Tchedjougou Ouattara SAGBASSÉ
et quelles sont les implications au triple plan judiciaire, procédural et psychologique
Tchedjougou Major Sagbasse

00:24 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

la CIE

AFRICAINS, INTÉRESSEZ-VOUS DE PLUS PRES A L’ÉCONOMIE.
Certains commentateurs de mon précédent post sur l'augmentation des factures d'électricité en Côte d'Ivoire ont fait part d'une de leurs préoccupations.
Le problème n'est-il pas le monopole de la CIE sur la distribution ?
La solution n'est-elle pas la libéralisation du secteur ?

Je verse au dossier quelques informations et éléments de réflexion.
- La convention qui lie la CIE au gouvernement ivoirien prend fin en 2020. D'ici là, elle pourra théoriquement être renégociée.
- Les contraintes et les "pièges" de l'organisation du système électrique ivoirien vont au-delà du "monopole" de la CIE dans la distribution. C'est la nature même des partenariats public/privé qui sont la règle dans ce secteur qui pose problème. Tout est mis en oeuvre pour "rassurer" les investisseurs et "sécuriser" leurs investissements. Les producteurs indépendants d'électricité ont verrouillé leur affaire. Dans les contrats de longue durée qui les lient à l'Etat, il est stipulé que l'Etat doit leur garantir un prix qui préserve leurs marges bénéficiaires. Par ailleurs, un système "take or pay" a été mis en place. Même si l'Etat ne prend pas leur production, notamment parce qu'il la trouve trop chère, il doit la payer. Et il doit payer en priorité les producteurs privés !
- La CIE, qui est contrôlée par un fonds d'investissement (ECP via Eranove), gère la caisse. Après avoir prélevé les factures, elle se rémunère, elle paie les producteurs indépendants d'électricité et les fournisseurs de gaz (dont Foxtrot International, propriété des frères Bouygues qui sont partis de la CIE pour mieux rester dans le secteur). S'il lui reste de l'argent, elle paie la redevance de l'Etat (qui devrait lui permettre d'investir dans le réseau, mais en réalité y parvient à peine), reverse la TVA et les autres taxes... Si l'argent ne suffit pas, tant pis. En gros, c'est l'Etat qui supporte les déficits du secteur !
- Si l'on libéralise la distribution, les concurrentes de la CIE devront toujours payer les producteurs auxquels l'Etat s'est lié pour très longtemps au prix qui garantira le retour sur investissement de leurs actionnaires. Elles pourront toutefois rationaliser leur gestion, faire baisser leur rémunération et donc diminuer le prix au consommateur. A condition que l'Etat ne fixe plus un tarif unique, mais une sorte de fourchette dans laquelle les prix devront se situer...
- Mais si l'Etat lui arrache le monopole de la distribution, Eranove, qui contrôle la CIE, mais est également présente dans la production au point que ses centrales représentent près de 40% de l'énergie thermique du pays et plus du quart de la production totale, aura dans ses mains de quoi montrer sa capacité de nuisance.
- Toutefois, si je devais conseiller les autorités politiques, je leur dirais de tenir ce langage à la CIE/Eranove. "Votre position vous met en situation de conflit d'intérêt. Vous ne pouvez pas être à la fois producteur d'électricité à titre privé ; récepteur de cette électricité qu'une de vos entités facture à l'Etat via une autre de vos entités ; et gestionnaire des centrales hydro-électriques de l'Etat qui font d'une certaine façon concurrence à vos centrales thermiques dont le prix est pourtant moins bon marché. Retirez-vous de la distribution et de la gestion de l'appareil productif de l'Etat, et contentez vos de produire de l'électricité".

Théophile Kouamouo

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27/04/2016

Le pays sur un pied !

l'Edito de Yacouba Gbané

Qu’est-ce qui se passe ? Nous ne reconnaissons plus la Côte d’Ivoire. Le pays est sur un pied. Rien ne va plus. Le pays va mal. Et très mal. Tout se dégringole. Tout augmente sous nos yeux. Le prix de la semoule de manioc, appelée communément Garba connait une hausse vertigineuse. Le panier est passé de 7000 Fcfa, à 10000 Fcfa, voire 12000 Fcfa. Que dire de l’eau, électricité, documents administratifs… les tarifs grimpent. En d’autres termes, les tarifs d’eau et d’électricité ont pris l’ascenseur. Ils sont passés du simple au double, voire au triple. Le régime est peu soucieux du panier des ivoiriens et de leur poche. Parce que tout simplement, le travail du régime Ouattara, c’est de chercher l’argent. Et il ne cherche cet argent que dans la poche des pauvres ivoiriens. Les documents administratifs n’échappent pas à cette donne. Les prix connaissent une hausse pas possible. La Cni par exemple, coûte désormais 5000 Fcfa au lieu de 1000 F par le passé. Le certificat de nationalité, le casier judiciaire coûtent chacun, depuis le 22 janvier 2015, 3650 Fcfa dont 3000 Fcfa de reçu au lieu de 1650 Fcfa. Quant à la Grosse de Justice, son prix varie entre 30 mille et 40 mille en fonction de l’intérêt du litige. C’est une longue liste de trouvailles du régime pour renflouer les caisses de l’Etat, asséchées par l’incompétence notoire des nouveaux maîtres au pouvoir à Abidjan.
Ouattara, avait prévenu les Ivoiriens en ces termes : « La Côte d’Ivoire va étonner le monde ». Et oui, la Côte d’Ivoire, sous Ouattara, continue d’étonner le monde.

La violence comme solution

Un autre fait qui montre que le pays est sur un pied. La violence est devenue une solution pour résoudre les problèmes des ivoiriens. Ce ne sont pas les étudiants qui diront le contraire. Quant ils revendiquent, le régime Ouattara leur répond par les bombes lacrymogènes et les matraques. Le campus est devenu un champ de bataille. Et les forces de l’ordre, aux ordres, s’en donnent à cœur joie. Et pourtant les revendications des étudiants sont légales et légitimes. L’opposition ivoirienne en sait quelque chose. Elle dont les meetings sont violements dispersés et réprimés. Et les responsables mis aux arrêts. Aujourd'hui, pour jouir d'une liberté apparente en Côte d’Ivoire, il faut désormais se taire ou dire du bien du régime actuel. Lentement mais sûrement, le régime est en train de créer les conditions d'une implosion sociale et politique. Son entêtement à embrigader la liberté d’expression et d’opinion. Il emploie toujours les méthodes antidémocratiques pour casser ses opposants. En clair, les méthodes antidémocratiques est la marque déposée du régime Ouattara. Les populations, dans le silence, ruminent. Elles grognent. Et Koné Bruno semble le minimiser. Et de soutenir que ce sont 200 personnes sur les réseaux sociaux qui s’agitent. Un ministre ne parle pas de la sorte. Surtout qu’on est porte-parole. Se taire est mieux. Et non narguer les pauvres populations que le régime embrigade par la terreur. Attention le feu couve. Il est temps de le prendre au sérieux. Avant qu’il ne soit trop tard. Et d’avoir des regrets.

Des journalistes font l’apologie de la corruption

Le pays est vraiment sur un pied. Comment comprendre que des journalistes, éveilleurs de conscience, soient fiers de scander, lors du 9ème congrès de la honte de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (Unjci) : « On veut la corruption… on veut la corruption ». Diantre ! Dans quel monde sommes-nous ? Ces journalistes ont-ils mesuré la gravité de leur acte ? Pourront-ils dénoncer un cas de corruption dans ce pays ? Que nenni ! Puisqu’ils sont fiers de faire la promotion de la corruption. La déontologie, l’éthique et la morale ont foutu le camp dans le secteur de la presse. Ils ont jeté l’opprobre sur toute une corporation. Les journalistes de Côte d’Ivoire sont vraiment tombés si bas. Eux qui se devaient donner l’exemple sont devenus les promoteurs de la corruption. Les dieux nous sont vraiment tombés sur la tête. Et le monde est à l’envers. Désormais, pour ces journalistes, la corruption est la première condition pour accéder à ce métier. Et tous ceux qui ne le respecteront seront bannis du milieu. A bas l’honneur, la dignité et la probité. Et vive la corruption. Ainsi en ont décidé des journalistes de Côte d’Ivoire.
Le pays est vraiment sur un pied. Allons-y seulement. Haut les cœurs. La liberté vaincra.
Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire. A la semaine prochaine. Inch’Allah !
yacou06336510@yahoo.fr

20:52 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Pourquoi adhérer au projet "UNIRTA".

UNIRTA : UNION POUR UNE AFRIQUE LIBRE, SOUVERAINE ET PROSPÈRE

Pourquoi adhérer au projet "UNIRTA".

PRÉAMBULE :
Depuis les indépendances des pays d'Afrique obtenues dans le sang, plusieurs stratégies politiques ont déjà été mises en œuvre en Afrique pour réunir les Africains. Malheureusement, aucun résultat positif n’a été obtenu jusqu’aujourd'hui par le simple fait que les Africains sont restés plus que jamais divisés.
Il faut se rendre à l'évidence que notre Continent, malgré la lutte acharnée menée par nos devanciers panafricains depuis Kwamé NKRUMAH, Um Nyobé, Jomo Kenyatta, Sékou Touré, Julius Nyéré, Patrice Lumumba en passant par les Amilcar Cabral, Modibo Kéita pour arriver à Thomas Sankara et enfin à Laurent Gbagbo aujourd’hui.
l’Afrique s'enfonce chaque jour davantage dans des crises politiques menant à un mauvais développement socio-économique qui l’entraîne dans l'impasse. Les causes de cette situation sont non seulement l’impérialisme, mais également le manque d’unité entre les Africains. Il faut être UNIS pour être plus fort, pour faire face à l’ennemi commun qui est l’impérialisme occidental.
Ce projet de rassemblement de tous les mouvements politiques panafricains et des partis politiques aux idéaux panafricains est une stratégie à adopter face au virus de la division qui détruit l’Afrique et l’empêche de prendre son essort.

Cibles :
- Les souverainistes Africains
- Les anticolonialistes
- Les anti-impérialistes
- Les patriotes
- Les nationalistes
- Les mouvements politiques
- Les partis politiques aux idéaux panafricains
- Les combattants de la Liberté
- Les Africains épris de paix et de justice
- Les victimes de l’impérialisme
- Les médias panafricains

Objectifs :
De nombreux objectifs sont visés avec le projet "UNIRTA" entre autres :
- la mise sur pied d’une organisation de la Résistance Africaine dirigée par une direction élue pour un mandat dont la durée sera définie dans les textes fondateurs de l’Organisation.
- La mise sur pied d’un mécanisme d’Alerte Générale.
- Rendre accessible l’échange d’informations entre les différents membres de la plate forme.
- Engager des mouvements instantanés de soutien ou de protestation à travers tout le continent et le monde au même moment.
- Organiser l'impulsion d'une force populaire capable d’influencer les décisions non réglementaires (anticonstitutionnelles) des dirigeants du Continent.
- Combattre par des actions de masse les dictateurs, leurs parrains et alliés.
- Soutenir les dirigeants panafricains persécutés par les impérialistes.
- Proposer des solutions en cas de crise sur le continent Africain.
- Œuvrer pour la paix en Afrique.

Localisation :
Chaque capitale politique d’Afrique abritera à tour de rôle les réunions de la direction de la Résistance.

NOS BESOINS :
Un tel projet nécessite un potentiel énorme en ressource humaine, moyen financier et matériel, le soutien des dirigeants Africains, de l’Union Africaine, des organisations sous régionales ou même de toute personne désireuse de le voir être réalisé.
1. Les dirigeants Africains :
Les dirigeants de l’Afrique digne doivent soutenir ce projet en facilitant les déplacements dans leurs pays respectifs, en mettant à notre disposition les informations susceptibles de nous aider à atteindre nos objectifs et en nous aidant financièrement. Etant conscient qu’un tel projet soulèvera l’indignation des ennemis de l’Afrique, il revient à nos dirigeants d’assurer la sécurité de tous ces Africains qui s’engageront dans la lutte pour la libération de leur continent.
2. L’Union Africaine :
L’union Africaine doit savoir dorénavant à travers ce projet quels sont les aspirations de la majorité du peuple Africain. Nous attendons d’elle de mettre à notre disposition les moyens financiers, matériels et moraux nécessaires pour sa réalisation. L’union Africaine doit nous ouvrir sa tribune et ses médias pour expliquer aux Africains le bien fondé d’un tel projet.
3. Les organisations sous régionales :
Idem que l’Union Africaine. Nous attendons d’elles de mettre à notre disposition les moyens financiers, matériels et moraux nécessaires pour sa réalisation. Ces organisations doivent nous ouvrir leurs tribunes respectives et leurs médias pour expliquer aux Africains le bien fondé d’un tel projet.

NOTRE ENGAGEMENT :
Ce projet qui est le fruit d’une très longue période de méditation, d’analyse de la situation politique Africaine et de la recherche des solutions aux différentes crises politiques sur notre continent se doit d’être réalisé avec beaucoup d’amours. C’est pourquoi l’engagement des personnes cooptées pour sa mise en œuvre ne devra faire l’objet d’aucun doute. C’est un engagement vrai, qui ne subit aucune contrainte, ni même aucune pression venant de la part de qui que se soit. C’est un engagement qui ne souffre d’aucun complexe de couleur ou de culture.

CONCLUSION :
Chaque Africain est le maître de sa destinée, mais tous les Africains sont le maître du destin de l’Afrique, d’où la nécessité de se mettre ensemble pour devenir plus forts et efficaces dans nos actions. Nos devanciers ont tracé le chemin et il revient à notre génération de le parcourir bien qu’il soit parsemé d’embûches.
Ce projet est la clé qui ouvre la porte à l’efficacité, c’est pourquoi nous tenons à sa réalisation.
Service Com_Projet UNIRTA

19:44 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

des retraités français invités par Poutine

Le couple de retraités français conviés par Poutine
à Moscou répond avec émotion à l’invitation


Jean-Claude et Micheline Magué ont fait don de la Légion d’honneur à Alexandre Prokhorenko, encerclé par Daesh et mort en héros en Syrie. En récompense, les deux retraités ont été invités à Moscou pour assister au défilé du Jour de la victoire.
En avril, un couple de retraités français a décidé d’offrir ses médailles de famille, obtenues par des membres de leur famille lors de la Seconde Guerre mondiale, à la veuve et aux parents d’Alexandre Prokhorenko, un soldat russe de 25 ans tombé à Palmyre. Parmi ces décorations militaires, se trouvent la Croix de chevalier de la Légion d’honneur et la Croix de Guerre avec palme de bronze.

Un reportage de RT témoigne de la forte émotion de Jean-Claude et Micheline Magué à l’annonce de leur invitation à se rendre à Moscou en reconnaissance de leur geste autant étonnant qu’altruiste. L’ambassadeur russe en France Alexandre Orlov leur a transmis une invitation personnelle signée du président russe Vladimir Poutine.
Le vieux couple résidant à Florensac, dans la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, Jean-Claude et Micheline Magué, ont été profondément et personnellement touchés par l'histoire du jeune Russe à Palmyre, car ils ont eux-mêmes perdus leur fils sur le champ de bataille en ex-Yougoslavie et comprennent toute la douleur que peut éprouver la famille d'Alexandre Prokhorenko.

Ils avouent que le silence des médias français sur l'acte de courage du soldat russe dépasse leur entendement. «Ce reportage, nous l’avons vu non pas sur la télévision française mais sur un site internet. On s’est posé des questions comment ça se fait qu’on n'en parle pas ?», s’exclame le couple, en ajoutant que les médias français ont juste annoncé que Palmyre était libérée.
Voilà, point final. On ne nous a pas dit que les Russes étaient là, qu’ils faisaient du déminage. Rien, rien, rien.
En répondant à la question de la journaliste sur la raison pour laquelle la presse française a adopté cette position dans la couverture de la libération de Palmyre, Jean-Claude et Micheline Magué ont supposé : «On ne sait pas, on ne comprend pas. Parce que les relations entre M. Hollande et le président Poutine ne sont pas très bonnes, il faut le dire». Mais ils n’ont pas d’envie de parler plus de politique.
L'invitation du président russe a été une surprise absolue pour le vieux couple. «Comment se fait-il que le président de la Russie nous envoie une lettre… C’est sensationnel ! On était complètement étourdis. On s’est dit que c’est trop», racontent-ils. Micheline Magué avoue se sentir comme dans un conte de Charles Perrault.
Moi, j’ai l’impression d’être Cendrillon qui va au bal. C’est vrai ! C’est tellement inimaginable !
Jean-Claude Magué espère que lors du défilé du Jour de la victoire à Moscou il pourrait rencontrer le père d'Alexandre Prokhorenko, pour lui exprimer en personne sa reconnaissance envers son fils qu’il estime être un vrai héros.

Lire aussi : «Dites à ma famille et à mon pays que je les aime» : derniers mots du soldat russe encerclé par l’EI

01:06 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |