Shlomit
topblog Ivoire blogs

29/04/2016

Il faut sauver les enfants de feu Souleymane Boundy et aider Ali Fawaz

 "Pour que le mal triomphe, seul suffit le silence des hommes de bien".

Il faut sauver les enfants de feu Souleymane Boundy et aider Ali Fawaz

Sur les images affichées ci-bas, vous voyez comment ont dormi dans la nuit de mercredi à jeudi, les enfants de feu Souleymane Boundy, sur les ruines de leurs maison. L'acquéreur Ali Fawaz a acheté leur terrain de 750 mètres carrés que leur a laissé leur père. Ali Fawaz a des décisions de justice donc il a la loi avec lui et force devrait rester à la loi. Sauf que dans cette affaire, tout le monde sait que celui qui a vendu le terrain n'en était pas le propriétaire, il a induit toute l'administration en erreur, l'ancien ministre de la construction, actuel directeur de cabinet du chef de l'Etat, Amon Tanoh, est celui-là même qui a délivré par erreur les documents au faux propriétaire. Il s'en est rendu compte sur saisine des enfants Boundy et, heureusement, il a annulé les documents qu'il avait délivrés au vendeur. La conséquence de cette annulation aurait due être l'annulation de la vente illégale, mais les choses ne se sont pas passées comme cela devrait se faire et Ali Fawaz a été autorisé, après plus de 10 ans de procédure judiciaire, à expulser les vrais propriétaires de leurs maisons où ils vivaient depuis 1982, avant de les raser. Depuis, toute la famille dort dans la rue, sous le soleil et sous la pluie...dans notre indifférence à tous.

Cette injustice, toute la République, jusqu'au chef de l'Etat, en est informée. Il y a certes des décisions de justice, mais qui ont été rendues sur la base de faux documents. Que faire? Ali Fawaz veut proposer de l'argent à la famille pour qu'elle aille se débrouiller ailleurs mais les enfants refusent l'argent et préfèrent mourir là, dans la rue plutôt que d'abandonner ce que leur papa et leur maman leur ont laissé en héritage depuis 1981. Il y a en ce moment quelques bonnes volontés qui essaient de raisonner monsieur Ali Fawaz afin qu'il abandonne ces 750 mètres carrés aux enfants mais ce dernier, fort de ses décisions de justice, ne veut pas, pour le moment, entendre raison.

Certaines personnes, des autorités et non des moindres, ne comprennent pas la détermination de l'une des filles de Souleymane Boundy, la seule qui travaillait, gagnait bien sa vie pour s'occuper de ses frères et soeurs, ne veuille pas accepter l'argent que Ali Fawaz voudrait leur proposer pour qu'ils abandonnent leur terre qu'ils ont perdue par décision de justice. Ces autorités, lui disent, c'est fini, la justice a tranché, même le chef de l'Etat ne peut plus rien faire. Mais si, il y a quelque chose à faire en pareille situation. Prévoyant, le législateur a pris l'article 32 de la loi portant organisation et fonctionnement de la Cour Suprême et cet article permet de régler ce genre de problème, lorsqu'on découvre que l'application d'une décision de justice est susceptible de causer une injustice irréparable ou de troubler gravement l'ordre public. C'est le ministre de la justice qui a seul l'initiative de mettre en œuvre cette procédure ultime. Le fera-t-il ?
L'avocat des enfants Boundy avait appelé le ministre Gnénéma Coulibaly a mettre en œuvre cette procédure, mais il n'a pas levé le petit doigt. L'actuel ministre qui connait parfaitement les tenants et aboutissants de cette histoire le fera-t-il? Rien n'est moins sûr. Mais il y a quelque chose qui peut être fait. Autrement, c'est comme si on disait qu'on doit mettre à mort un homme tout simplement parce que la justice en a décidé ainsi en dernier ressort alors que tout le monde sait qu'elle s'est trompée de personne.
Les plus grandes injustices que ce monde a connues ont toujours pris leur source dans une erreur, un faux commis dès le départ et qui a créé, les orgueils des uns et des autres aidant, un emballement général, jusqu'à ce que des citoyens se lèvent pour dire "non".

Je m'implique désormais, après enquête et vérification de toutes les pièces du dossier, y compris du rapport d'expertise graphologique sans appel, dans ce dossier et j'essaie d'arranger les choses.
Moi aussi, je ne veux pas entendre parler d'argent, les enfants Boundy (onze au départ, sept sont décédés), trois filles et un garçon, sont si attachés à cette petite portion de terre qu'ils ne veulent la quitter pour rien au monde, surtout qu'elle leur appartient en vrai et tout le monde le sait, mais monsieur Ali Fawaz a ses décisions de justice revêtues de l'autorité de la chose jugée et c'est lui qui est en position de force, même s'il connait la vérité.

Mais cette affaire est une grave injustice et il faut que l'injustice ne triomphe pas sur la justice, même s'il existe des décisions de justice. Les juges ne sont pas infaillibles, ils sont souvent victimes d'escroquerie au jugement et rendent des décisions de bonne foi mais sur la base de manœuvres trompeuses. C'est pour cela que la loi a prévu qu'on poursuive ceux qui obtiennent des décisions de justice en leur faveur en trompant des les juges.
Toute cette affaire est assise à la base sur une tromperie. Et ce sont les conséquences que nous voyons là. Les témoins sont au plus haut sommet de l'Etat et ils savent tout mais, ils préfèrent se taire, se croyant eux et leurs enfants, à l'abri pour toujours, en raison de leur puissance d'aujourd'hui, de ce genre de malheurs. Monsieur Amon Tanoh sait tout, même l'actuel ministre de la justice sait tout. Il faut sauver les enfants Boundy, mais il faut aider aussi Ali Fawaz qui est peut-être lui-même une victime s'il n'a pas fourni des moyens au vendeur du terrain pour tromper le ministère de la Construction et il faut, dans ce cas, l'aider à accepter de laisser ces petits 750 mètres carrés à ces enfants. Les images qui sont là, qui illustrent ce post, nous parlent tous et cela se passe en Côte d'Ivoire, dans notre pays. dormir à la belle étoile depuis bientôt deux mois.

Qui nous dit que demain, quelqu'un n'usera pas des mêmes procédés, en notre absence, pour jeter nos enfants sans défense dans la rue? Je me suis engagé à titre personnel dans cette affaire et je pense que la résolution de cette affaire sera le départ, comme l'affaire Dreyfus en France en 1896, de la prise de conscience que nous devons désormais être tous vigilants et refuser ce genre de choses dans notre pays.
On n'accablera pas les magistrats, chacun a sa conscience qui est son propre tribunal et recevra la récompense pour le bien ou le mal qu'il a fait avec le pouvoir que le peuple lui a donné de juger son prochain sans être lui-même parfait.
On n'accablera pas non plus monsieur Ali Fawaz, il a sa conscience pour lui et sait apprécier ce qui est juste et ce qui ne l'est pas. Il peut récupérer de force le terrain, il a d'ailleurs obtenu l'assistance de la force publique pour casser les maisons des enfants...et il peut continuer à faire ce qu'il veut sur ce terrain...
Mais est ce juste d'agir ainsi quand il a été prévenu dès le départ par une des filles de Souleymane Boundy qui travaillait pour son groupe, de ne pas s'engager dans cette aventure parce que celui qui tentait de lui vendre le terrain n'en était pas le propriétaire? Voilà la question qu'il devrait méditer...les tonnes de larmes que les enfants, cousins, cousines, nièces, grand-mères, etc, versent depuis qu'il a fait casser leurs maisons vont-elles lui porter bonheur? Je sais, il s'agit là d'une question émotive, il a la loi pour lui avec ses décisions de justice et ce genre de questions ne le préoccupent pas.
Le mardi 3 mai à 11 heures, nous tiendrons un point de presse pour parler au cœur de monsieur Ali Fawaz et s'il faut qu'on se cotise pour lui rembourser ses 25 millions, on ira mendier, s'il le faut, dans les rues pour le faire. Il faut que les enfants Boundy et leurs neveux et cousines qui n'ont nulle part ou aller, restent sur la terre que leur papa leur a laissée. Si cette terre ne leur appartenait pas, si leur papa ne l'avait pas définitivement achetée, ils auraient pris l'argent que Monsieur Ali Fawaz leur a proposé. Mais ils ne veulent pas d'argent, ils veulent justes rester sur leur terre et mourir là où leur papa, leur maman et leur 7 frères sont morts. Ce sont des sentiments si profonds que nul ne devrait jouer avec ça.
Nous vivons certes dans un monde sans pitié. Mais les magistrats et les législateurs ont le devoir de faire progresser la loi pour améliorer notre moralité et nous rendre sensibles uniquement au bien et non au mal. Car un pays dont les citoyens haussent simplement l’épaule devant la souffrance injustifiée de leur prochain avant de continuer leur chemin, est un pays voué à disparaître ou dans lequel nous aurons plus de valeur, morts que vivants.

L’injustice, d’où qu’elle vienne, est si odieuse dans son principe qu’elle n’est ni tolérable ni défendable. Et nous devons la combattre, même si le ciel devrait tomber sur notre tête. c'est un devoir citoyen. Et il n'est exercé contre personne mais pour le bien de tous.
Moi l'injustice, d'où qu'elle vienne, je la dénonce et j'ai même risqué ma liberté en défendant des libanais, ceux qui me suivent savent le combat que j'ai mené pour le patron des stations "ESSENCI", injustement emprisonné, Ali Sabraoui. Et il a été libéré de prison sur la base des révélations que nous avons faites sur les pressions que des magistrats qui ont eu son dossier en mains ont subi pour le faire condamner. Les preuves de cette affaire sont disponibles. Donc demain, si Monsieur Ali Fawaz est victime d'un abus, j'aurai la même réaction. Il devrait faire preuve d'humanisme et renoncer à humilier plus longtemps, ces orphelins de père et de mère.

Rendez-vous le 3 mai pour parler du type de société dans laquelle nous voulons vivre réellement.
Merci d'avoir pris le temps de me lire..
Tiémoko Antoine Assalé
Président de "SOS JUSTICE CÔTE D'IVOIRE"



06:20 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Les commentaires sont fermés.