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27/04/2016

Le pays sur un pied !

l'Edito de Yacouba Gbané

Qu’est-ce qui se passe ? Nous ne reconnaissons plus la Côte d’Ivoire. Le pays est sur un pied. Rien ne va plus. Le pays va mal. Et très mal. Tout se dégringole. Tout augmente sous nos yeux. Le prix de la semoule de manioc, appelée communément Garba connait une hausse vertigineuse. Le panier est passé de 7000 Fcfa, à 10000 Fcfa, voire 12000 Fcfa. Que dire de l’eau, électricité, documents administratifs… les tarifs grimpent. En d’autres termes, les tarifs d’eau et d’électricité ont pris l’ascenseur. Ils sont passés du simple au double, voire au triple. Le régime est peu soucieux du panier des ivoiriens et de leur poche. Parce que tout simplement, le travail du régime Ouattara, c’est de chercher l’argent. Et il ne cherche cet argent que dans la poche des pauvres ivoiriens. Les documents administratifs n’échappent pas à cette donne. Les prix connaissent une hausse pas possible. La Cni par exemple, coûte désormais 5000 Fcfa au lieu de 1000 F par le passé. Le certificat de nationalité, le casier judiciaire coûtent chacun, depuis le 22 janvier 2015, 3650 Fcfa dont 3000 Fcfa de reçu au lieu de 1650 Fcfa. Quant à la Grosse de Justice, son prix varie entre 30 mille et 40 mille en fonction de l’intérêt du litige. C’est une longue liste de trouvailles du régime pour renflouer les caisses de l’Etat, asséchées par l’incompétence notoire des nouveaux maîtres au pouvoir à Abidjan.
Ouattara, avait prévenu les Ivoiriens en ces termes : « La Côte d’Ivoire va étonner le monde ». Et oui, la Côte d’Ivoire, sous Ouattara, continue d’étonner le monde.

La violence comme solution

Un autre fait qui montre que le pays est sur un pied. La violence est devenue une solution pour résoudre les problèmes des ivoiriens. Ce ne sont pas les étudiants qui diront le contraire. Quant ils revendiquent, le régime Ouattara leur répond par les bombes lacrymogènes et les matraques. Le campus est devenu un champ de bataille. Et les forces de l’ordre, aux ordres, s’en donnent à cœur joie. Et pourtant les revendications des étudiants sont légales et légitimes. L’opposition ivoirienne en sait quelque chose. Elle dont les meetings sont violements dispersés et réprimés. Et les responsables mis aux arrêts. Aujourd'hui, pour jouir d'une liberté apparente en Côte d’Ivoire, il faut désormais se taire ou dire du bien du régime actuel. Lentement mais sûrement, le régime est en train de créer les conditions d'une implosion sociale et politique. Son entêtement à embrigader la liberté d’expression et d’opinion. Il emploie toujours les méthodes antidémocratiques pour casser ses opposants. En clair, les méthodes antidémocratiques est la marque déposée du régime Ouattara. Les populations, dans le silence, ruminent. Elles grognent. Et Koné Bruno semble le minimiser. Et de soutenir que ce sont 200 personnes sur les réseaux sociaux qui s’agitent. Un ministre ne parle pas de la sorte. Surtout qu’on est porte-parole. Se taire est mieux. Et non narguer les pauvres populations que le régime embrigade par la terreur. Attention le feu couve. Il est temps de le prendre au sérieux. Avant qu’il ne soit trop tard. Et d’avoir des regrets.

Des journalistes font l’apologie de la corruption

Le pays est vraiment sur un pied. Comment comprendre que des journalistes, éveilleurs de conscience, soient fiers de scander, lors du 9ème congrès de la honte de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (Unjci) : « On veut la corruption… on veut la corruption ». Diantre ! Dans quel monde sommes-nous ? Ces journalistes ont-ils mesuré la gravité de leur acte ? Pourront-ils dénoncer un cas de corruption dans ce pays ? Que nenni ! Puisqu’ils sont fiers de faire la promotion de la corruption. La déontologie, l’éthique et la morale ont foutu le camp dans le secteur de la presse. Ils ont jeté l’opprobre sur toute une corporation. Les journalistes de Côte d’Ivoire sont vraiment tombés si bas. Eux qui se devaient donner l’exemple sont devenus les promoteurs de la corruption. Les dieux nous sont vraiment tombés sur la tête. Et le monde est à l’envers. Désormais, pour ces journalistes, la corruption est la première condition pour accéder à ce métier. Et tous ceux qui ne le respecteront seront bannis du milieu. A bas l’honneur, la dignité et la probité. Et vive la corruption. Ainsi en ont décidé des journalistes de Côte d’Ivoire.
Le pays est vraiment sur un pied. Allons-y seulement. Haut les cœurs. La liberté vaincra.
Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire. A la semaine prochaine. Inch’Allah !
yacou06336510@yahoo.fr

20:52 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

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