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13/04/2016

11 avril 2011 - 11 avril 2016

DÉCLARATION DE LA COORDINATION DU FRONT POPULAIRE IVOIRIEN EN EXIL RELATIVE A LA COMMÉMORATION DE L’AN 5 DU 11 AVRIL 2011.

● Cinq ans que la Côte d’Ivoire a basculé dans l’horreur et la barbarie ;
● Cinq ans que la coalition franco-onusienne, prenant le relais des forces rebelles a parachevé le long coup d’Etat entamé depuis 2002 en bombardant et en tuant des milliers d’ivoiriens afin d’installer leur suppôt Alassane Ouattara ;
● Cinq ans que Laurent Gbagbo a été arrêté, humilié et déporté à la Haye, ses partisans injustement traqués, arrêtés, emprisonnés ou contraints à l’ exil et son parti politique muselé ;
● Cinq ans que des milliers de civils ont été tués à travers la Côte d’Ivoire et à la résidence du Président Gbagbo et crient Justice face à la chape de silence qui couvre ces massacres dont le seul crime est d’avoir soutenu le Président Gbagbo Laurent ;
● Cinq ans sans enquêtes et sans poursuites des auteurs de cette tragédie devant la justice ivoirienne et la justice internationale.

Le 11 Avril 2011 marque une journée triste et honteuse de notre histoire, elle marque la plus grave violation de la souveraineté de notre pays et de celle de toute l’Afrique.

En ce jour anniversaire de l’an 5 du 11 Avril 2011 qui marque cette tragédie, la Coordination Fpi en exil voudrait :
■ Saluer la mémoire de tous les disparus depuis 2002, les gendarmes de Bouaké, les danseuses d’Adjanou de Sakassou, les morts de Guitrozon et Petit-Duékoué, d’Anonkoa-Kouté, de Duékoué-Carrefour, de Nahibly et exprimer sa compassion à leurs familles ;
■ Exprime sa solidarité à tous ceux qui ont été dépossédés de leurs terres, de leurs biens, qui ont perdu leurs emplois et qui vivent dans la précarité, le dénuement et la désolation ;
■ Exprime son soutien indéfectible aux milliers d’exilés qui sont contraints à l’exil en dépit l’article 12 de la Constitution et à tous les prisonniers politiques injustement détenus.

Pour la Coordination FPI en Exil, la commémoration de cette tragédie est un devoir moral et une exigence historique car "tant que les lions n’auront pas leur propre histoire, les histoires de chasse tourneront toujours à l’avantage des chasseurs’’.

Depuis le 11 Avril 2011, les ivoiriens s’interrogent : Est-ce pour ce que nous voyons et vivons sous le régime Ouattara que la Côte D’Ivoire a été outragée et martyrisée, que les ivoiriens ont été massacrés et le Président Laurent Gbagbo déporté à la Haye ?

Depuis l’installation de Monsieur Alassane Ouattara, la coordination FPI fait les constats et analyses suivantes :
1- La déportation du Président Laurent Gbagbo n’a pas ramené la paix ni réglé les problèmes de la Côte d’Ivoire. Au contraire, la réconciliation nationale est impossible et l’avenir du pays reste bloqué. Cinq ans après, les ivoiriens et les africains continuent de se mobiliser massivement pour son combat et pour sa libération. Les anciens chefs d’Etats africains, dans une lettre adressée à la CPI, ont réclamé sa libération. Depuis l’entame du procès du Président Gbagbo Laurent, l’accusation est incapable devant le monde entier d’apporter les preuves des allégations de crimes contre l’humanité dont il est accusé avec le Ministre Charles Blé Goudé. Quatre témoins se sont gravement contredits, certains ont produit de faux certificats médicaux. Quant au cinquième témoin Sam l’Africain, il a fait volte-face contre le procureur et choisi de dire la vérité. Par ailleurs, de nombreux témoins sont annoncés comme ayant désistés ;

2- La démocratie a été enterrée en Côte d’Ivoire depuis le 11 Avril 2011 avec les arrestations et les emprisonnements des centaines de militants du FPI et des partis alliés, les interdictions de meetings de l’opposition, l’immixtion dans la gestion des partis politiques, l’utilisation de la justice pour museler le FPI, l’absence d’élections libres et ouvertes. L’élection Présidentielle de 2015 a été marquée par un fort taux d’abstention de11% jamais enregistrée dans une élection en Côte d’Ivoire. Les acquis démocratiques du Président Laurent Gbagbo qui a fait du combat pour la liberté d’opinion et d’expression le pilier de son combat, ont été détruits en cinq ans ;

3 - L’insécurité s’est généralisée avec la prolifération des dozos, des milices et des microbes qui sèment la mort et la désolation partout dans le pays. Le 08 Mars à Assuefry un affrontement entre FRCI et populations a fait 4 morts. Le 13 Mars 2016, une attaque terroriste à Bassam a ôte la mort a une vingtaine de personnes. A Bouna, les dozos ont tué officiellement plus d’une trentaine de personnes dans un conflit intercommunautaire le 25 Mars 2016. Cinq jours après, microbes ont attaqué les civils à Abobo tuant et blessant des civils. A Vavoua, le 31 Mars, suite à la mort d’un jeune, les populations ont incendié la gendarmerie. Enfin, le vendredi 08 Avril 2016, un affrontement dans le village de Nigui-Assoko (département de Jacqueville) a causé de nombreux dégâts ;

4 - Au plan social, le chômage des jeunes a atteint des proportions jamais atteintes. Le critère de recrutement en Côte d’Ivoire est le rattrapage ethnique c’est à dire l’appartenance à la région ou à la religion dont est issue Monsieur Alassane Ouattara. Des milliers de militants ont été directement recrutés au trésor, à la douane et aux impôts en dehors de tout concours. Le 04 Avril 2016, l’Etat a injustement retiré les licences de quatre sociétés de téléphonie mobile jetant à la rue de nombreuses familles. A cela s’ajoute l’augmentation du tarif de l’électricité et la cherté de la vie. Depuis le 11Avril 2011, la promesse ‘’ne donne ta voix à la pauvreté et au chômage’’ s’est transformé en désillusion.

On peut conclure que ce n’est ni pour la démocratie ni pour le bonheur des ivoiriens que le coup d’Etat du 11 Avril a été perpétré. Il s’agissait d’imposer un Président docile pour s’approprier les richesses de la Côte D’Ivoire.

En conséquence de tout ce qui précède, la coordination FPI en exil :
☆ Exige la libération sans condition du Président Laurent Gbagbo, de la Première Dame Simone Ehivet-Gbagbo, du Ministre Charles Blé Goudé et de tous les prisonniers politiques, militaires et civils. Le philosophe Allemand Nietzche disait à juste titre que "tout ce qui ne tue pas rend fort’’ ;
☆ Rassure les ivoiriens que l’espoir n’est pas perdu et que la bataille contre la dictature de Ouattara ira jusqu’à son terme. La coordination demande en conséquence à tous les ivoiriens de demeurer mobilisés ;
☆ Rappelle à la France et à l’Onu que la Côte d’Ivoire a soixante ans et qu’elle ne restera plus longtemps sous son emprise et son exploitation pour servir de moyen a son développement.

Fait à Accra, le 11 avril 2016
Pour la Coordination FPI en exil
Le Président
Emile GUIRIEOULOU
Lazare Koffi Koffi

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