Shlomit
topblog Ivoire blogs

31/03/2016

LE CHAÎNON MANQUANT DE LA RÉCONCILIATION

par LE GOUVERNEUR DACOURY.

.....................................
1-Déroulant leur plan commun mondial,
Ces gens là, diaboliquement, ont conçu le mal.
Ailleurs, des Chefs d'Etat ils ont même tués.
Chez nous, ils ont maintes fois tenté,
Et sur le Président ils ont largué des bombes,
Voulant de sa Résidence faire sa tombe.

2-Mais vivant, le Chef est sorti des décombres,
Refusant jusqu'au bout le destin sombre
Des fuyards qui, leur peuple abandonnent.
Lui, sa vie entière à son peuple il donne.
C'est pourquoi la main de Dieu l'a préservée
Et du sort lugubre, qu'on lui préparait, l'a épargné.

3-Mais ils l'ont arrêté et enfermé chez eux.
Aujourd'hui , ils en sont tout heureux,
Car, sur le procès, ils comptent fort bien,
Pour finir la sale besogne contre les ivoiriens
Et donner un habillage légal à la forfaiture.
Mais, on le sait, rien ne garantit cette aventure.

4-Au procès, l'Accusation, très fébrile, s'active.
Depuis, elle cherche pour trouver des preuves.
Mais à la CPI, celles-ci sont denrées rares.
Vous ne les verrez pas, même avec des phares.
Cependant, le procureur ne veut pas démordre,
sûr de ses témoins disposés en bon ordre.

5-Ces témoins P...,qui sonnent comme parjure,
Pour l'Accusation, sont des armes sûres.
C'est sa Force Spéciale, son super joker
Qui, dans le prétoire, lui fera gagner sa guerre.
Mais en besogne, il ne faut pas aller si vite,
Car, l'Histoire enseigne la ténacité des mythes.

6-De son vivant, il en est bien un, l'homme à la barre.
Dans sa vie, paix et pauses ont été très rares,
Parce que la voie difficile de la Vérité il a choisi,
Refusant toujours pour son peuple, ailleurs et ici,
La lâche compromission , ce honteux choix.
Vilipendé et malmené, il ne quitte pas sa voie.

7-Contre lui, on déploie l'artillerie de témoins,
Arme de destruction massive, gardée loin.
À l'Accusé, on réserve de dures souffrances.
Lui, digne, force le respect dans son silence.
Pourquoi parler si la vérité est là toute nue?
Pourquoi crier si par le sourire déjà on tue?

8-Les témoins recrutés ont parlé et cafouillé.
Leurs dépositions n'étaient que pétard mouillé.
Pour laver la honte, un témoin-missile a été brandi,
Mais le témoin-clé, au chantage a crié et a tout dit.
Le Procureur s'est consolé, il dispose de supplétifs
Qui, pour la sale besogne, ne seront pas rétifs.

9-Mais attendons ce que ces témoins à charge,
Qui ont été couverts d'étoiles, sans partage,
Par celui qu'aujourd'hui ils veulent accabler,
Diront au Procureur pour qu'il soit comblé.
Le jour vient où bon compte sera demandé
À tous ceux qui avec la justice ont trop rusé.

10-Alors, telle une pluie, la justice ruissèlera
Et l'espoir du peuple, au loin retenu, reviendra.
Démocrate, qui toujours a œuvré pour la paix,
Il est le chaînon manquant de la réconciliation vraie.
Sur lui, ni la haine, ni la rancune n'ont prise,
Aussi, son peuple l'attend pour cette entreprise.

.....................................

Poème inédit, Abidjan, le 27 mars 2016

Philippe-Henri Dacoury-Tabley

01:34 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Lettre ouverte de Bernard Houdin à Sam l'Africain

Lettre ouverte à Sam l’Africain


Cher Sam,
Quand le substitut du Procureur, Eric MacDonald, t’a demandé, le 8 mars dernier, si tu savais qui était le « blanc » qui félicitait le président Gbagbo sur la vidéo qu’il venait de projeter à l’Audience de la Cour Pénale Internationale (CPI) où tu étais entendu comme « témoin de l’accusation », tu lui as répondu que j’étais « son Conseiller » et que je m’appelais « Bernard quelque chose comme ça » ! Mon nom, que le substitut connaissait parfaitement, crois moi, est Bernard Houdin et, comme on dit à Abidjan, « on se connaît » pour s’être croisés régulièrement au Palais ou au QG de La Majorité Présidentielle (LMP) pendant la période électorale de 2010.

Témoin P44 lors des Audiences de confirmation des charges en février 2013, la bévue de MacDonald lors d’un des premières Audiences du procès du Président Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé, t’a fait apparaître sous ton vrai nom, Mohamed Jichi dit « Sam l’Africain ».

Je dois te dire que ton nom circulait déjà avec insistance avant même que le substitut ne commette son impair et quand j’ai eu la confirmation le lundi, 7 mars 2016 que tu étais bien présent devant la Cour, j’avoue avoir éprouvé alors des sentiments partagés. En moi-même, connaissant ton parcours auprès du Président et, en particulier tes relations très fortes avec le Docteur Issa Malick Coulibaly, son Directeur de Campagne, je ne pouvais sincèrement imaginer que tu allais témoigner contre le Président. D’un autre côté, sachant le caractère pervers du régime Ouattara et des méthodes peu recommandables qu’il n’hésite pas à employer, j’espérais que tu n’avais pas été soumis à des pressions trop fortes, physiques, morales ou financières, qui t’auraient amené à prononcer des paroles que ta conscience aurait regrettée toute ta vie.

J’ai suivi pratiquement toutes les Audiences où tu as témoigné depuis la Galerie du Public, juste au-dessus de ta table de témoin, et, sans regarder souvent les écrans de contrôle où le public pouvait te voir t’exprimer, je me suis laissé bercé par la « petite musique » qui résonnait en moi à chacune de tes réponses. Tout au long de ces éprouvantes journées où nous avons tous revécu cette terrible période de l’Histoire de notre pays, tu as confirmé avec éclat ce que tu avais dit le premier jour : effectivement tu es allé à l’ « Ecole de la Vie » et ton témoignage, empreint de tant de sincérité et de passion pour une Côte d’Ivoire réconciliée en présence de tous ses fils, à commencer par le Président Gbagbo et le Ministre Charles Blé Goudé, aura ébranlé de façon décisive ce procès qui est désormais le « Procès de la Honte ».

Comme l’a titré un journal d’Abidjan, tu as vraiment « gaté le coin » ! (les Ivoiriens se sont compris !). Ton retour, courageux dans les conditions où vivent aujourd’hui nos compatriotes, a été salué à sa juste mesure et démontre que les uns et les autres ont soif de vérité et de réconciliation.

C’est dans ce contexte que je t’écris comme un « grand frère » comme l’on dit dans cette Afrique qui nous aura vu grandir tous les deux jusqu’à partager, ces dernières années, une partie douloureuse de son développement.
J’ai bien compris, à travers ton engagement constant à dire et répéter la Vérité chaque jour entre le 7 et le 18 mars dernier, que ton amour de la « Patrie » et ton respect profond envers le Président Gbagbo faisaient de toi un homme pas prêt à se laisser dicter le faux et à se plier à une quelconque pression. De même tu ne peux mettre en doute ma fidélité au Président et la rigueur de mon action dans sa défense depuis ce funeste 11 avril 2011.
Aussi c’est avec une immense surprise et une profonde amertume que j’ai découvert samedi 26 mars la Une de Notre Voie :
Sam L’Africain livre les vérités de La Haye : « Gbagbo ne reconnaît que le FPI dirigé par Affi »
Immense surprise parce que je sais, et tu sais, que tu n’as pu avoir AUCUN contact avec le Président Gbagbo pendant ton séjour en Hollande, sinon celui, visuel, dans la salle d’Audience de la CPI et profonde amertume parce que cette « affirmation » est totalement fausse.

Depuis ma première visite au Centre de Détention de Scheveningen, le 20 décembre 2011, jusqu’au 4 mars dernier, date de ma dernière visite (les visites ne sont pas autorisées pendant les sessions de la Cour), j’ai partagé de très nombreuses informations et confidences avec le Président. Seules quelques unes, avec l’assentiment du Président Gbagbo, ont été rendues publiques, en particulier à travers quelques anecdotes contenues dans mon livre « Les Ouattara, une imposture ivoirienne ».

Je fais partie de ceux qui ont milité pour que le Président accepte d’être candidat à la présidence du Front Populaire Ivoirien (FPI) ce qui a conduit à son élection lors du Congrès de Mama le 30 avril 2015. Tu n’ignores pas tous les obstacles que certains, dirigés par Affi N’Guessan l’ex-président du FPI, réfugiés dans les plis de la « Justice » de Ouattara, ont érigé sur la route du Président. Cet acharnement suspect et déshonorant a même conduit plusieurs cadres du FPI dans les prisons du régime où ils croupissent toujours. Affi avait même envoyé, en son temps, un émissaire pour « sonder » le Président en prison. C’était Thomas Tiacoh que j’avais moi-même rencontré à son retour de La Haye. Il avait la réponse : Gbagbo était bien candidat à la présidence du FPI.

Récemment encore le Président m’a rappelé les conditions dans lesquelles il avait nommé Affi Premier Ministre en Octobre 2000, lors de sa première élection à la Présidence de la République. Aboudramane Sangaré les connaît et tu pourras te rapprocher de lui si tu veux en savoir plus. C’est ce qui rend le Président encore plus amer face au comportement irresponsable de son ex-Premier Ministre.

Depuis notre première rencontre à la prison, fin 2011, jusqu’à aujourd’hui, j’ai toujours vu un Président combatif et sûr de son droit, confiant dans l’avenir et jamais animé d’esprit de revanche même contre ceux qui ont eu les pires comportements vis-à-vis de lui. En une seule occasion, quand nous échangions sur ce monsieur qui persiste dans une voie sans issue, j’ai senti en lui un sentiment de tristesse et d’incompréhension devant une telle attitude.

Je ne sais pas ce qui a pu te conduire à tenir ces propos lors de ta conférence de presse du vendredi 24 mars, tels que rapportés dans Notre Voie. S’il s’avérait que tu as bien tenu de tels propos, je t’engage à un examen de conscience et, dans le droit fil de ton témoignage pour l’Histoire à la CPI, à revenir sur ceux-ci. Tu as annoncé que tu irais à Gagnoa rencontrer « les parents de Gbagbo » le 2 avril prochain. Ta « révélation » a profondément choqué tous ceux qui avaient salué ton comportement digne et courageux au Tribunal et tu auras l’occasion, au cours de cette visite, de te sortir d’un piège qui t’a été tendu car je ne peux imaginer que tu puisses croire un seul instant à l’affirmation contenue dans le titre de Notre Voie.

Pour ton information, Auguste Kuyo, « envoyé spécial » de Notre Voie au procès, m’a rencontré chaque jour pendant les Audiences. Il sait, en son âme et conscience, pour en avoir souvent discuté avec moi, quelle est la véritable position du Président, aux antipodes du titre-choc du journal. IL ne pourra pas, sans commettre un parjure dégradant, soutenir que ce titre reflète, de quelque manière que ce soit, la position du Président.

Tu conviendras avec moi qu’il n’y a qu’un seul combat qui mérite d’être mené : celui pour une Côte d’Ivoire souveraine et démocratique réunissant tous ses fils et filles dans le respect de leurs convictions et de leurs croyances. Ce combat ne peut souffrir de calculs personnels médiocres et avilissants. A La Haye tu as su apporter ta contribution à ce combat. Ne le laisse pas être gâché par des politiciens sans scrupules.

Fraternellement,
Bernard Houdin
Conseiller Spécial du Président Laurent Gbagbo
Paris, le 28 mars 2016
communiqué par Karine Ballon

01:16 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

vers la Rupture ?

FRANCE- COTE D’IVOIRE, L’IMPOSSIBLE RECOLONISATION (Troisième partie)

VERS LA RUPTURE ?
1. Les germes de la rupture :
le coup de force contre le président Gbagbo et le régime d’exception mise en place par Ouattara

On le sait désormais, pour le président Nicolas Sarkozy, en intervenant militairement dans la crise post-électorale de Côte d’Ivoire, en s’appuyant sur la résolution 1975 du Conseil de sécurité qu’il a réussi à manipuler avec le montage des femmes mortes-vivantes d’Abobo, « renverser le président Gbagbo était vital pour la France ». Sarkozy n'a aucun scrupule à proclamer qu’il est heureux d’avoir chassé Gbagbo pour installer Ouattara. Il l’a fait par instinct narcissique mais il le fallait pour la survie de la France. Pour la grandeur de la France ! Et il n’a pas lésiné sur les moyens pour écarter Gbagbo du pouvoir et installer Ouattara que lui-même reconnaissait comme étant un homme de paille. En effet, pour imposer celui-ci sur le terrain, Sarkozy s’échina dans quatre domaines pour réaliser ce que les militaires de la Force Licorne ont appelé « l’opération dégommage de Gbagbo » :

- D’abord, au plan communicationnel, c’est la France, à travers les agents de la Force Licorne et de la DGSE (1) qui, non seulement lui monta une nouvelle télévision, la télévision de Côte d’Ivoire (TCI), avec l’appui de Canal+Horizon, Intelsat et Eutelsat, mais alla même quelquefois jusqu’à lui rédiger son discours à lire sur téléprompteur. En outre, pour suivre l’évolution de la situation sur le terrain, Sarkozy ne manqua pas d’appeler son poulain une ou deux fois tous les deux jours. C’est encore lui, qui fit prendre en charge par le budget français, les factures du Golf Hôtel où Ouattara s’était réfugié avec ses hommes.

- Ensuite, au plan diplomatique, le président Sarkozy s’employa à manipuler certains chefs d’Etat, notamment Abdoulaye Wade du Sénégal, Jonathan Goodluck du Nigéria alors président de la Cedeao et tenta de déconnecter le président Jacob Zuma de l’Afrique du Sud du dossier ivoirien après son entretien avec ce dernier lors de sa visite en France en mars 2011. Le but de cet activisme diplomatique était d’isoler le président ivoirien sur l’échiquier international et le présenter comme un mauvais perdant à l’issue de l’élection présidentielle de 2010.

- Puis, au plan économique et financier, le président français organisa l’étouffement financier de la Côte d’Ivoire en faisant arrêter les ressources en provenance des institutions de Bretton Woods, et fermer les banques ivoiriennes sous contrôle de la Bceao dans l’espace Uemoa. Et cela, dans la perspective de pousser à la rue les salariés. Dans le même registre, il organisa avec l’Union européenne l’asphyxie des pharmacies avec l’embargo sur les médicaments afin de provoquer des manifestations populaires contre le régime Gbagbo.

- Enfin, il fit faire une incursion dans la hiérarchie militaire pour la retourner contre le président Laurent Gbagbo. Le chef d’Etat-major de l’armée ivoirienne, le général Philippe Mangou tomba dans son escarcelle, et la ligne de commandement entre la hiérarchie et les soldats de rang dont nombreux étaient acquis à la défense de la Patrie, fut rompue.

Cette « opération dégommage de Gbagbo », un président régulièrement élu par son peuple, a été saluée par la classe politique française à commencer par le Parti socialiste. On comprend donc, que le président ivoirien n’a pas été déchu parce qu’il a perdu les élections et que, en voulant se maintenir au pouvoir, s’est rendu coupable d’assassinat en masse des soi-disant pro-Ouattara, son adversaire, mais tout simplement, parce qu’il a été une illustre victime du néocolonialisme français, pour n’avoir jamais accepté de se comporter comme un porteur de valises des autorités françaises comme au temps des colonies. Aujourd’hui, déporté à La Haye, il est jugé par les puissances impérialistes occidentales à la Cour pénale internationale (Cpi) qui est leur instrument pour écarter les « gêneurs ». Les Ivoiriens ont accueilli cette action de la France comme une agression contre leur souveraineté et une humiliation. Ils ont découvert, sur le tard certes, à travers elle, non seulement l’enjeu de l’ordre international, mais que la lutte contre le colonialisme ne prend pas fin avec la proclamation de l’indépendance. Kwamé Nkrumah avait pourtant, très tôt, attiré l’attention sur ce fait en disant :
« Sur notre continent, il ne nous a pas fallu longtemps pour découvrir que la lutte contre le colonialisme ne prend pas fin lorsqu’on a réalisé l’indépendance nationale. Cette indépendance n’est que le prélude d’un combat nouveau et plus complexe pour la conquête du droit de diriger nous-mêmes nos questions économiques et sociales, en dehors des entraves écrasantes et humiliantes de la domination et de l’intervention néo-colonialiste ».(2)

Même si, pour de nombreux observateurs, quelque soit le verdict à l’issue du procès intenté contre le président ivoirien, « l’histoire finira par retenir que Laurent Gbagbo a commis un seul crime : celui d’avoir résisté à la servitude imposé par l’ordre néocolonial assoiffé de sang africain » (3), les Ivoiriens, eux, désormais remontés contre la France, ne conçoivent plus leur liberté et leur existence que hors du champ de domination de cette puissance occidentale. Ils sont de plus en plus nombreux à chercher à remettre en cause son tutorat sur les pays africains surtout que depuis son avènement imposé au pouvoir, Alassane Ouattara, son poulain a installé un régime de terreur dans le pays. Ce régime de terreur qui rappelle le statut d’exception colonial appliqué cette fois par un Nègre contre ses frères au nom de la France, est sans cesse décrié, mais en vain, par de nombreux observateurs de la vie politique ivoirienne ainsi que par des organisations non gouvernementales comme Amnesty International et Human Right Watch.
Sur ce sujet lisons ici le témoignage d’une internaute :
« Au titre de la violation des droits de l’homme, on note plus de cinq cents (500) prisonniers civils et militaires croupissent à ce jour encore dans les prisons officielles sur l’ensemble du territoire, sans compter ceux maintenus au secret, dont on ignore le nombre et les lieux de détention. Ce régime de terreur a, par ailleurs, contraint des centaines de milliers d’Ivoiriennes et d’Ivoiriens à l’exil en violation de l’article 12 de la Constitution ivoirienne qui stipule : « Aucun ivoirien ne peut être contraint à l’exil…». Toujours, au titre des violations des droits de l’homme, le régime Ouattara, dans sa posture de terreur et de dictature, réprime systématiquement et sauvagement les réunions et manifestations des partis d’opposition, excepté ceux que le régime s’est constitué lui-même et qu’il entretient financièrement avec l’argent du contribuable, pour ses sales besognes. Quotidiennement, le régime Ouattara procède à des enlèvements d’opposants et aux saccages de leurs biens. Les derniers cas d’enlèvement en date concernent ceux de messieurs Bamba Souleymane, un proche du candidat Essy Amara, les ministres Dano Djédjé et Hubert Oulaye et Koua Justin du Front Populaire Ivoirien (FPI). Quant au député Konan Kouadio Bertin dit KKB, il a vu ses bureaux vandalisés. S’agissant des actes de tortures, l’on peut mentionner, entre autres, les cas des ministres Lida Kouassi et Blé Goudé, de Jean-Yves Dibopieu… Les exécutions sommaires ne sont pas exclues des pratiques de ce régime aux antipodes du respect des droits de l’homme, ainsi que l’ont plusieurs fois révélé les organisations de défense des droits de l’homme. En somme, retenons qu’au niveau de la violation des libertés individuelles et collectives, la gouvernance Ouattara est la plus grande catastrophe depuis 1960 ». (Henriette Atta, une internaute, juin 2015).(4)
Pour de nombreux Ivoiriens, cette double action de la France qui agit par les armes pour remettre au pas les Etats indépendants d’Afrique et par l’intermédiaire de ses suppôts pour reconditionner les peuples africains et en faire des simples acteurs à son service, ne peut plus durer et ne doit plus prospérer. Chez de nombreux internautes ou cyberactivistes, la seule porte de salut pour la Côte d’Ivoire et partant de l’Afrique francophone, c’est la rupture, de gré ou de force avec la France. Cette volonté de rompre se radicalise au fil du temps conséquence non seulement de la prolongation de la détention du président Laurent Gbagbo à La Haye mais surtout des sorties sans retenue dans la presse du président Sarkozy qui, en voulant justifier son action meurtrière en Côte d’Ivoire, donnent l’impression de se délecter d’un certain triomphalisme.
Les discours du genre :
« La France ne peut pas permettre que ses anciennes colonies créent leur propre monnaie pour avoir le contrôle total sur leur banques centrales. Si cela se produit, ce sera une catastrophe pour le trésor public qui pourra entraîner la France au rang de 20ème puissance économique mondial. Pas question de laisser les colonies françaises d’Afrique avoir leur propre monnaie », sont proprement choquant. (5)
Ce type de discours n’est pas innocent chez cet ancien chef d’Etat qui se dit passionné de la France et qui ne cesse de rappeler au peuple français que la seule préoccupation qui doit le guider, est l’intérêt de la France.(6) Ce discours qui rappelle à la conscience africaine que le continent noir reste toujours une colonie pour la France, apparemment empreint de patriotisme mais qui révèle son esprit chauvin contre les autres peuples hors de France, est partagé pourrait-on dire, par l’actuel locataire de l’Elysée. En effet, au cours de la semaine des ambassadeurs en août 2015, François Hollande soutint lui aussi que tous les actes qu’il pose à l’extérieur, participent de la même volonté de faire de la France, une grande nation. En tout cas, c’est en ces termes qu’il s’est adressé aux représentants de la France à l’extérieur :

« Mesdames, Messieurs les ambassadeurs, l’action extérieure de la France est au service des objectifs que nous avons fixés pour la réussite de notre pays. Il n’y a pas une dissociation entre la politique extérieure et la politique intérieure. Ce que nous voulons, au-delà de nos sensibilités, c’est assurer le rayonnement de notre pays, son influence. Nous sommes encore une des rares nations au monde capable de donner une direction, de prendre des initiatives, d’engager des processus, d’éviter parfois le pire et de trouver des solutions. Notre pays a vocation à assurer son rayonnement, mais aussi ses intérêts économiques, et sa sécurité. 2,5 millions de Français vivent à l’étranger et je salue ici ceux qui les représentent. Ces citoyens, expatriés, comptent sur vous, le réseau diplomatique et consulaire, pour défendre leurs intérêts, non seulement lorsqu’ils sont en détresse, mais lorsqu’ils sont en mouvement, pour leurs projets. Il est important de répondre à leurs demandes, car ces Français, loin de la France, mais qui sont liés charnellement à la France, assurent le développement économique de notre pays, son rayonnement culturel, et constituent une force pour la France. Ils doivent se sentir pleinement soutenus. Grâce à nos entreprises, et c’était l’enjeu de la diplomatie économique, nous remportons des marchés qui renforcent notre économie, et je vous demande d’exercer pleinement votre autorité sur l’ensemble des services et opérateurs à votre disposition, pour appuyer chaque jour la démarche des entrepreneurs. Je salue aussi le rôle du réseau culturel, scientifique, éducatif, universitaire, à l’étranger…Le nôtre a davantage d’ambitions car il veut faire rayonner la francophonie, mais c’est plus que cela, faire parler en français, faire écrire en français, accueillir toutes les cultures, y compris dans nos établissements. C’est faire en sorte que la France puisse être pleinement attendue, regardée, espérée, et de ce point de vue ce que vous faites, ce que ce réseau est capable de promouvoir, est essentiel pour l’idée de la France » (7).
C’est donc au nom de cette vision que, prenant prétexte de la lutte contre le terrorisme, Hollande a déployé les forces armées françaises au Mali.

Réagissant à toutes ces visées néocoloniales de la France, de nombreux cyberactivistes dont la plupart ont créé des sites et des réseaux à relents nationalistes et à vocation panafricaniste,(8) ne cessent de dénoncer l’ingérence française dans les affaires intérieures des Etats africains francophones et appellent à la résistance comme en témoigne ce post-ci de Ma Mian Edjoké (9) :
« REBELOTTE et puis IL N'Y A RIEN... semble dire l'histoire Africaine.
Dans la nuit du 20 Septembre 1979, le contre espionnage français (toujours eux) déposait Bokassa 1er, les Africains fraichement sortis du colonialisme ne purent significativement réagir. Le 11 Avril 2011, l'armée française déposait par les mêmes méthodes, le Président légitime de la Côte d'Ivoire, Monsieur GBAGBO Laurent. Côté Africains, et Ivoiriens en particulier, toujours aucune réaction à la hauteur du déshonneur.
31 ans plus tard, alors que nous avions décidé de poursuivre la lutte à partir du stade où nos ancêtres l'avaient laissée, voilà que nous constatons que nous stagnons faute de courage. Que nous apporte ce procès ridicule de la CPI contre le Président GBAGBO et le Ministre Blé GOUDÉ en dehors du cynisme avec lequel le colon nous toise. Pensons nous vraiment que le Président GBAGBO Laurent mérite de passer CINQ ans de sa vie en prison à cause du sens d'une chanson zouglou " C'est comment, comment." ?? J'ai toujours dit que depuis 4 siècles, les colons ont gardé le même regard sur nous, si nous ne nous faisons pas respecter, JAMAIS, ces colons ne nous respecteront !! Voilà un gouvernement qui prétendait ne jamais avoir de prisonniers d'opinion mais, spontanément, il gracie 70 prisonniers dits d'opinion. Voilà des ong (Human Right., Amnesty), conçues en Occident, qui dénoncent à longueur d'années les dérives de dramane allassane ouattara mais cela n'empêche pas les occidentaux de commercer avec le dictateur. Voilà que des militaires français vont jusqu'en Syrie assassiner des hommes et des femmes au nom de la lutte contre le terrorisme et lorsque les FDS ivoiriennes se défendent contre les attaques terroristes rebelles sur le territoire ivoirien, les colons crient au crime contre l'humanité. Des exemples de ce type de foutaises sont légions depuis 2002 mais l'apothéose semble être ce procès du Président GBAGBO Laurent et de son ministre GOUDÉ BLÉ à la CPI ces derniers temps. Nos ancêtres ont amené la lutte émancipatrice de la Race Noire à un stade précis, par honneur et respect pour leurs sacrifices, pour notre dignité, avançons le curseur sinon, ce que nous sommes entrain de faire actuellement, ÇA NE RESSEMBLE À RIEN DU TOUT !!!
Je considère que le Président GBAGBO Laurent et le Ministre Blé GOUDÉ, sont entrain de se reposer actuellement à la Haye, après tous ces sacrifices offerts à la nation. Les interventions des uns et des autres en tant que témoin " hostile " à charge, peuvent être considérées comme une pièce de théâtre les aidant à passer le temps, en attendant que Nous lavions avec FORCE et FRACAS toutes ces humiliations que les colons et leurs complices locaux nous servent sans cesse. DIEU a toujours existé, nous avons toujours prié mais 31 ans plus tard, le même diable refait avec succès ses mêmes pratiques, entre nous, sincèrement chers parents Africains, ne pensons nous pas que nous sommes un peu à côté de l'essentiel ??
Je dis et je redis, il nous faut une REVOLTE et si certains pensent que c'est uniquement dans une guerre conventionnelle que nous pouvons agir, je voudrais les rassurer, Nous pouvons empoisonner l'existence de l'ennemie de n'importe quelle façon, pourvu que sa vie soit polluée sur nos terres afin qu'il sache qu'il n'est pas chez lui. Nous entamerons les manifestations populaires et démocratiques et si jamais nous rencontrons en face une attitude hostile de qui que ce soit, alors nous répondrons à hauteur de leurs abus. Nous n'avons d'autre choix que d'AGIR maintenant, ne pas le comprendre, c'est simplement affirmer que le colon est encore maître chez nous.
La REVOLTE et rien d'autre. Le reste ne nous intéresse plus !!
À BON ENTENDEUR SALUT ..!!! »(10)

2. Oser rompre avec la Françafrique :
une nécessité.

« Je hais les victimes qui respectent leurs bourreaux » a dit un jour, le philosophe Jean-Paul Sartre. Et il a raison. Car ces victimes qui aiment et applaudissent leurs bourreaux comme des femmes qui chérissent leurs violeurs, sont de parfaites déséquilibrées, des masochistes, qui sont dans un complexe de reniement de soi, voire d’abjuration de leurs qualités de sujets libres. Il y a chez elles, une sorte de déficit d’estime de soi. En Côte d’Ivoire, on voit ce genre de personnes, des personnalités politiques, qui s’entichent de la compagnie d’Alassane Ouattara, leur bourreau, et qui n’attendent de lui que ses largesses et sa reconnaissance pour exister. Or, avec ce que la Côte d’Ivoire a vécu depuis le 19 septembre 2002 et surtout le 11 avril 2011, ce pays peut-il continuer de vivre main dans la main avec la France, identifiée désormais comme son bourreau ? La logique serait de voir tous les Ivoiriens, quelque soit leur obédience politique et religieuse, dans la diversité de leur statut social, former un seul bloc autour de l’idéal de défense de la Patrie face à une France néocolonialiste et oppressive.

Sous nos yeux en effet, pour sauvegarder sa colonie et ses précieux intérêts en Côte d’Ivoire menacés par les positions indépendantistes et souverainistes clairement affichées par le président Laurent Gbagbo, la France a monté une rébellion, l’a armée, encadrée, entraînée, et financée pour déstabiliser les institutions démocratiques d’une République indépendante. Elle a en plus provoqué une crise électorale et est intervenue militairement pour installer confortablement son client-sujet dans le fauteuil présidentiel. Et tout cela dans le sang. La France a fait gicler le sang des Ivoiriens pour maintenir sa juteuse colonie. Désormais, il y a un fossé de sang entre les deux pays. Ces actes meurtriers posés par la France en Côte d’Ivoire, actes qui s’étendent chaque année dans les autres pays francophones, ont poussé de nombreux Ivoiriens et autres Africaines à développer et à entretenir une « haine » implacable contre l’ancienne métropole. Une mentalité de rejet qui n’a pas encore pris, il est vrai, des proportions collectives radicales et irrévocables à cause des liens historiques qui unissent la France à une grande partie de l’Afrique, mais de plus en plus est perceptible sur les réseaux sociaux et est au cœur des discussions de salon. La récente visite de Nicolas Sarkozy en Côte d’Ivoire l’a bien révélé. Cette visite a provoqué une levée de boucliers contre cet ancien chef d’Etat assimilé à un criminel qui revient sur les lieux de son forfait. Pour de nombreux Ivoiriens, cet acte de Sarkozy qui vient en rajouter aux humiliations et aux crimes que l’Afrique a connu dans l’histoire à travers la traite négrière, l’esclavage et la colonisation devaient être inscrits comme crimes contre l’humanité et punis, s’il y avait une vraie justice libre dans le monde. En désespoir de cause, ils sont comme cloués par une colère mal contenue dans une attitude de révolté.

En effet, quand on a été témoin des crimes de la France, on ne peut qu’être envahi par ce seul sentiment : la révolte. Et être révolté, ici, c’est dire : « non ! », c’est dire : « ça suffit ! ». « En somme, ce non affirme l’existence d’une frontière » (11) à ne plus franchir.
Mais chez certains Ivoiriens, qui se réclament anti-violents, cette révolte est tranquille et tempérée. Ils se contentent de pousser des soupirs ou de sangloter face au tableau chaotique qu’a laissé le brasier de la France dans le pays pour installer « sa » démocratie au bout de l’obus (12). Pour d’autres, les plus nombreux, et particulièrement, la jeunesse qui se réclame patriote et nationaliste, cette révolte s’exprime sous forme de contestation de l’ordre néocolonial, comme nous l’avons vu plus haut, avec l’exemple de Man Mian Edjoké, et d’engagement dans un mouvement dialectique irrésistible et irréversible vis-à-vis de la France.
Cet engagement des jeunes déterminés à se défaire de la France se comprend aisément quand on sait qu’ils ont été les plus touchés par la crise post-électorale. Ils sont nombreux à avoir subi les balles et les éclats d’obus des armées françaises et onusiennes. Ceux qui ont survécu, s’ils ne sont pas retenus dans les geôles du pouvoir où ils subissent des traitements inhumains, ils sont traqués chaque jour et ils ne trouvent leur salut qu’en allant se réfugier en exil. Et ce sont parmi ces jeunes exilés qu’on trouve les plus actifs à mobiliser l’opinion contre la France et ses suppôts africains.

Les Ivoiriens, ayant pris, de plus en plus conscience des rapports de maître et d’esclave qui ont toujours existé entre les Européens et les Africains depuis leur premier contact au XVe siècle et surtout entre la France et la Côte d’Ivoire dans un contexte d’indépendance proclamée des Etats africains, il leur est apparu que la seule alternative qui s’offre à eux, c’est le combat pour la vraie décolonisation, combat qui n’a véritablement jamais eu lieu dans leur pays comme ce fut le cas en Algérie ou en Indochine.

Le premier en Côte d’Ivoire et peut-être en Afrique, à formuler et à formaliser ce sentiment de révolte, à inscrire son engagement politique dans un combat et à donner une orientation de rupture avec la France, est indiscutablement le ministre Justin Koné Katinan à travers deux ouvrages publiés chez L’Harmattan en 2013 (13) et 2015 (14). Il est vrai que le Pr Mamadou Koulibaly, avant lui, attira l’attention en 2003, et cela est un mérite, dans la nébuleuse des discours et sous le crépitement des armes, pour montrer que c’est la France qui a attaquée la Côte d’Ivoire en se servant des hordes d’assaillants venus du Burkina Faso, du Libéria et d’autres pays de la sous-région. (15) Mais comme il le dit lui-même, son livre, sans être « une œuvre de résistance à la bourrasque provoquée par les hordes rebelles… », était un appel pour porter la croisade contre les déstabilisateurs de la Côte d’Ivoire (16). Katinan est donc véritablement le premier à proposer courageusement aux Ivoiriens et par delà ceux-ci, à tous les Africains francophones, non seulement d’oser rompre avec la France qui a pris en otage leur destin. Rompre ici s’entend divorcer, ne plus cheminer ensemble, ne plus regarder dans la même direction, ne plus rien partager en commun, et prendre chacun sa route pour affronter son destin en maîtrisant son idéal et sa vie matérielle avec tous les risques à braver qui, une fois surmontés, permettent dans l’expérience acquise de bâtir les conditions parfaites de son existence. Mais Katinan ne s’arrête pas là. Il invite à réinventer le développement de l’Afrique et surtout l’Etat, et dans son second ouvrage, il incite à une nouvelle prise de conscience des rapports de force dans le monde, et à abandonner le pessimisme des âmes damnées pour organiser la vraie lutte de libération sur des bases révolutionnaires comme celles qui ont porté de bons fruits dans les Etats latino-américains actuels. Il écrit :
« Aucune lutte politique n’a de sens en Afrique si elle ne porte sur la remise en cause de l’ordre politique et économique inhumain mis en place par le système onusien. Je milite pour l’avènement d’une classe politique africaine audacieuse, généreuse dans l’effort, pour donner corps à l’espérance légitime de nos peuples. J’exècre toute référence à la fatalité ou à une quelconque préférence divine de tel peuple par rapport à tel autre…J’attends me battre… pour ne pas que (l’avenir) de notre continent nous échappe définitivement». (17)
Et de conclure :
« S’il y a des personnes en Afrique en général et en Côte d’Ivoire en particulier, qui pensent que l’adversité est trop grande et trop forte, et que la solution pour notre peuple passe par la soumission, alors, ils ont certainement un autre mobile, qui se situe très loin, de la recherche du bien-être de ce peuple. Un schéma qui ne prospère pas depuis plusieurs siècles, est à abandonner. C’est le minimum qui d’coule du bon sens, qui est un don universel qui transcende les clivages raciaux. La liberté est un bien commun de l’humanité. Nul n’a le droit de s’en priver par couardise ou par une ambition compromettante. Puisqu’elle est offerte à tous, elle mérite que l’on se sacrifie pour elle. C’est dans le combat pour la liberté que les grands hommes se révèlent. Et Laurent Gbagbo en est assurément un ».(18)

Mais comment combattre la France ? Avec quels moyens ?
Questions lancinantes qui poussent certains Africains, bien que partageant l’idée noble et patriotique du combat contre cette puissance de l’Otan, à développer des complexes et à tenir des discours à la fois démissionnaires et démobilisateurs. En effet, après avoir évalué la puissance de frappe de la France qui s’affiche comme une nation conquérante et les armes de destruction massive dont elle dispose, ils ont fini par abdiquer en pensant que c’est prendre ses rêves pour de la réalité. Ils soutiennent que la France, mue par sa défaite historique dans sa guerre coloniale contre l’Indochine en 1954, n’entendra pas une seconde fois perdre la face, surtout en Afrique. Ils n’ont pas totalement tort, car comme l’a bien vu Frantz Fanon, « le régime colonial est un régime instauré par la violence… Un tel système établi par la violence ne peut logiquement qu’être fidèle à lui-même, et sa durée dans le temps est fonction du maintien de la violence… Violence dans le comportement quotidien, violence à l’égard du passé qui est vidé de toute substance, violence vis-à-vis de l’avenir, car le régime colonial se donne comme devant être éternel ». (19) De plus, ils pensent- et cela est aussi vrai -, que se lever contre la France aujourd’hui, c’est mettre à dos tous les pays de l’Otan, solidaires dans le mal, quand il s’agit de défendre leur impérialisme et leur modèle idéologique et démocratique dans n’importe quel coin de la planète. Or, abdiquer, c’est affirmer sa lâcheté. C’est exprimer sa peur, cette peur qui pousse l’homme à s’interdire tout. Cette peur fait sombrer dans le désespoir qui conduit au suicide dans la mesure où, comme l’a dit le pape François, « elle nous affaiblit, nous rabaisse, nous paralyse ».(20) « Celui qui vit dans la peur, poursuit-il, ne fait rien, ne sait quoi faire afin qu’il ne lui arrive rien de mal… La peur rend malade une communauté. Le manque de courage rend malade une communauté ».(21)

Pour éviter justement ce suicide collectif, d’autres adoptent une attitude qui implique une certaine transcendance métaphysique et se réfugient dans l’absolu des prières interminables attendant Dieu, le Justicier, qui viendra mettre de l’ordre dans notre monde injuste. Beaucoup de croyants et surtout les chrétiens à ce niveau ne savent pas que, même le Christ qu’ils servent, a réuni en sa personne les modèles de citoyen et du soldat. Il a non seulement servi sa nation et lui a conféré son rayonnement dans le monde par ses enseignements et ses œuvres publiques mais en plus, en bon soldat, toute sa vie a été une bataille permanente, Lui, la Lumière du monde, contre les Ténèbres, c’est-à-dire les forces du mal.

Ainsi, on peut considérer que toutes les attitudes qui poussent à refuser le combat sont, d’un point de vue sartrien, à la fois, « complicité et participation au crime ». Contre toutes les attitudes défaitistes qui nuisent aux possibilités de l’homme à affronter les obstacles sur les chemins de sa vie, le même Sartre bouscule l’audace humaine en affirmant qu’ « il n’y a de réalité que dans l’action ». (22) Et d’ajouter : « L’homme n’est rien d’autre que son projet. Il n’existe que dans la mesure où il se réalise, il n’est donc rien d’autre que l’ensemble de ses actes, rien d’autre que sa vie ». (23) L’homme est la réponse de lui-même, de ses capacités à donner un sens à son existence. Et c’est en prenant leur destin en main que, l’histoire nous l’enseigne, les nations fortes d’Afrique qui se font respecter à l’échelle mondiale sont celles dont les peuples ont engagé de vraies luttes de libération du joug colonial. On peut citer les exemples de l’Algérie, de l’Angola, de l’Afrique du Sud, du Nigeria, etc. On ne peut donc rompre les liens coloniaux et néocoloniaux que dans le combat.

Or la réalité africaine aujourd’hui est que les nouvelles générations, on l’a vu, semblent avoir compris cela. Elles aspirent de plus en plus à vivre libres, pleinement libres, et entendent se voir considérées comme des personnes humaines entières qui doivent jouir au même titre que tous les peuples du monde, des biens universels de la terre. Le vrai problème qui se pose à elles, ce n’est point, pense Koné Katinan, les moyens à trouver et à les mettre à leur disposition pour lutter contre la France, et par delà cette nation, tout le bloc de ce qu’il appelle la gouvernance de 1945, mais bien la prise de conscience de la situation perverse d’assujettissement à laquelle cette gouvernance travaille à la maintenir et l’élaboration d’une idéologie de combat pour en sortir. A voir d’ailleurs les comportements actuels du bloc de l’Otan dans le monde arabe et en Afrique, les Africains n’ont pas d’autre choix que de se battre s’ils ne veulent pas mourir recolonisés et esclaves. Cela a été bien perçu par Jean-Claude Djéréké qui décrit les travers de la Françafrique, ce système créé au lendemain des indépendances africaines qui appauvrit d’année en année l’Afrique francophone et qui, contrairement aux Etats anglophones, « piétine et tourne en rond depuis 1960 parce que la France n’a jamais voulu qu’elle se prenne en charge. Un président qui veut y rester longtemps au pouvoir doit non seulement avoir l’onction des dirigeants français mais les laisser faire main basse sur les richesses de son pays. Peu importe s’il ne peut traiter d’égal à égal avec les autorités françaises, s’il est reçu par un petit fonctionnaire français à Roissy-de-Gaulle lors de ses visites en France. L’important est que les bases militaires installées par la France dans son pays le protègent avec sa famille ou son clan contre d’éventuelles tentatives de coup d’Etat… » (24)

Parce que, poursuit-il, cette Françafrique ruine les économies des Etats africains du pré-carré français, assassine ceux qui se refusent d’être des sous-préfets au service de la France, elle apparaît à ses yeux plus qu’une dictature. Aussi partage-t-il l’idée selon laquelle « nous n’avons pas d’autre choix que de la combattre et de l’abattre ».(25) Mais avant de commencer cette grande bataille contre la France, il faut d’abord informer et éduquer les masses sur la réalité de l’entreprise néocoloniale de la France en Afrique.
« Il le fait, note Marcel Amondji son préfacier, en homme qui sait qu’il n’est point d’action efficace qui suppose une réelle connaissance des hommes et des choses et que, par conséquent, tout appel à l’action doit être aussi un enseignement. Enseigner, c’est aider les autres à s’ouvrir aux choses et aux êtres tels qu’ils sont ».(26)

Ils sont de plus en plus nombreux, les Africains et les Ivoiriens, mais aussi de nombreux européens, amis des Africains, des écrivains, des analystes, des politologues, des journalistes, des cyberactivistes et autres internautes qui se mobilisent pour éduquer les masses africaines, les mobiliser et les sensibiliser pour engager la révolution permanente selon une expression chère à Trotski, voire la grande bataille de libération. Cette bataille, pour lui donner toutes ses chances de succès, ne doit pas être le fait d’un seul homme ni même d’une seule nation. Elle doit être panafricaine. Que l’on imagine un seul instant une révolution panafricaine en un temps ciblé qui met à rude épreuve la présence française dans tous les Etats francophones. Malgré toutes ses forces militaires éparpillées dans nos Etats, il sera difficile, assurément, à la France de venir à bout des masses populaires en effervescence. C’est, à mon sens, dans l’encadrement de nos masses, ce qu’il faut leur inculquer car, Frantz Fanon l’a bien vu, la lute de libération des peuples, « transforme des spectateurs écrasés d’inessentialité en acteurs saisis de façon quasi grandiose par le fardeau de l’Histoire. Elle introduit dans l’être un rythme propre apporté par de nouveaux hommes, un nouveau langage, une nouvelle humanité. Elle est création d’hommes nouveaux. Cette création ne reçoit sa légitimité d’aucune puissance surnaturelle ». (27)

Dans cette entreprise d’encadrement et d’éducation de nos peuples, l’objectif visé, c’est de mettre ensemble tous les Africains opprimés pour former une communauté consciente d’opprimés contre les oppresseurs qui généralement forment une communauté d’oppresseurs et réaliser la révolution internationale pour détruire l’impérialisme, ainsi que ses satellites à savoir les Etats compradores, les oligarchies financières et leurs complices de la périphérie. Cette entreprise reste à construire. Ils sont nombreux, les Africains, notamment les Ivoiriens, les Burkinabé, les Maliens, les Centrafricains, les Camerounais, les Congolais et aujourd’hui les Béninois qui en ont pris conscience. Il s’agit de les unir par un discours idéologique clair et dynamique et les organiser pour rendre impossible la recolonisation de l’Afrique.
Lazare KOFFI KOFFI.

Notes
1. DGSE : Direction générale de la sécurité extérieure.
2. Extrait de son discours le 24 mai 1963, au sommet consacrant la création de l’Oua, à Addis-Abeba.
3. Bernard Desgagné, « Le résultat de la démocratie des bombes », in Le Courrier d’Abidjan, 17 avril 2013.
4. Sur le même sujet, dans sa livraison du 7 mai 2015, l’Afp rapporte un rapport d’Amnesty international qui dénonce les emprisonnements tous azimuts des personnalités de l’opposition.
5. Nicolas Sarkozy, s’est illustré dans ces propos choquants pour des nombreux Africains en prenant position sans prendre de gant contre la volonté de nombreux Africains de se retirer de la zone franc donc du CFA. Le franc CFA (Franc des colonies françaises d’Afrique, au départ, devenu Franc de la communauté franco-africaine en 1958 et enfin Franc de la Communauté financière africaine au lendemain des indépendances) est le nom de deux monnaies communes à plusieurs pays d’Afrique constituant en partie la zone franc d’Afrique centrale (CEMAC) et la zone franc d’Afrique de l’Ouest (UEMOA). En Afrique, les zones franc constituent des espaces monétaires et économiques. Ces ensembles, formés d’États et de territoires, sont issus de l’évolution et des transformations de l’ancien empire colonial français et d’États qui n’étaient pas des colonies françaises comme le Cameroun et le Togo (d’abord colonies allemandes), la Guinée équatoriale (espagnole) et la Guinée-Bissau (portugaise). Après l’accession à l’indépendance, la plupart des nouveaux États sont restés dans un ensemble monétaire homogène, dont le cadre institutionnel a été rénové et qui a été structuré par un système de change commun. Leurs devises sont des contre-valeurs à parité fixe avec l’euro, dont la valeur est garantie par le Trésor public français, dans le cadre du traité de Maastricht.
6. Nicolas Sarkozy, 14 février 2016, in vidéo publié sur sa page Facebook.
7. Extrait du discours de François Hollande à l’ouverture de la Semaine des Ambassadeurs, Elysée, 25 août 2015.
8. On peut citer par exemple L’élan patriotique, La Nouvelle Afrique, Afrique digne, A bas l’impérialisme, Le panafricanisme et la renaissance africaine, Le panafricaniste, Réseau des Cyberactivistes de Côte d’Ivoire, La Résistance ou rien, Réseau africain pour la libération du président Laurent Gbagbo, Comité de lutte contre l’ingérence française en Afrique, etc.
9. Ma Mian Edjoké : Ce groupe de mots qui forme ce nom, signifie mot à mot en nzima (apollonien): « Je-suis-serré-dans-affaire », mais il faut entendre : « Je suis fatigué alors je vais devenir un problème (une menace) pour eux ». Comme lui, d’autres jeunes comme, Steve Beko,khaza Kakry, Fier Ivoirien, Touré Zeguen, Adolphe Inagbé, Appolinaire Kouao, Mathias Seybi, Excellence Zadi, Gbagbo Espoir, Yaya Marie-Thérèse Assi, Millé Claude Mrandjo, etc., n’ont de cesse de fustiger la France et d’appeler à la remise en cause des relations de dominateur et de dominés entre la Côte d’Ivoire et la France.
10. Ma Mian Edjoké, Facebook du 10 mars 2016.
11. Albert Camus, L’homme révolté, Gallimard, Paris, 1951
12. On trouve ce type de révolte chez Robert-Jonas Kouamé Bibli qui, après avoir dit qu’il écrit sur fond de révolte profonde, il avoue que sa révolte est tranquille, tempérée. Chez lui, la révolte est juste « une réaction qui féconde la pensée aux prises avec des situations qui heurtent la raison… » (Cf. Robert-Jonas Kouamé Bibli, Côte d’Ivoire. Du chaos à la renaissance. Derniers assauts contre la souveraineté, L’Harmattan, Paris, 2015, p. 19.)
13. Justin Koné Katinan, Côte d’Ivoire. L’audace de la rupture, L’Harmattan, Paris, 2013.
14. Justin Koné Katinan, Idéologie, conscience et combat politique en Afrique, L’Harmattan, Paris, 2015.
15. Mamadou Koulibaly, La guerre de la France contre la Côte d’Ivoire, L’Harmattan, Paris, 2003.
16. Idem, p. 8.
17. Justin Koné Katinan, Idéologie, conscience et combat politique en Afrique, L’Harmattan, Paris, 2015, p. 11.
18. Idem, p. 240.
19. Frantz Fanon, cité par Saïd Bouamama, Figures de la révolution africaine. De Kenyatta à Sankara, La Découverte, Paris, 2014, p.154.
20. Pape François, extrait de discours publié par Jean-Claude Djéréké, Facebook du 22 mars 2016.
21. Idem
22. Jean-Paul Sartre, L’existentialisme est un humanisme, Nagel éditions, Paris, 1946.
23. Idem.
24. Jean-Claude Djéréké, Abattre la Françafrique ou périr. Le dilemme de l’Afrique francophone, L’Harmattan, Paris, 2014, p. 151.
25. Idem, p. 152.
26. Marcel Amondji, préface à Jean-Claude Djéréké, op. cit. p.12.
27. Frantz Fanon, cité par Jean Ziegler, op. cit. p. 272
Lazare Koffi Koffi

00:20 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Après Gaston, voici Sam la Gaffe

 SAM L'AFRICAIN, ÉVITE LES GAFFES, MON FRÈRE CAR TU ES EN TRAIN DE METTRE DU SABLE DANS TON ATTIEKE !

Camarade Sam L'Africain, évites de te saboter toi-même car après ton témoignage favorable à Laurent Gbagbo a la Haye en tant que témoin de l'accusation, nous (y compris de nombreux pro-FPI-Sangaré), t'avons applaudit et soutenus. Mais tes propos cet après-midi soutenant que Laurent Gbagbo reconnait un seul FPI qui est celui d'AFFI est simplement de l'imprudence politique de ta part car tu es en train de t'attirer le courroux des anti-AFFI du FPI.

Je t'invite à plutôt adopter une position de neutralité envers les deux camps malgré ta proximité avec AFFI. Tu dis que veut la paix au FPI et tu as même affirmé dans le passe que tu souhaitais la réconciliation des deux camps. Alors, évite de t'ingérer dans les querelles internes du FPI. Cherche plutôt à réconcilier les deux camps car je sais que tu en ais capable. Je te demande donc de produire un communique urgemment pour t'excuser de ces propos qui ont blessé beaucoup de gens qui t'ont admiré depuis ton retour de la Haye. La gaffe est humaine, alors excuse toi de ces propos et retire les dans un communiqué où tu dois admettre que tu as dit ces propos par imprudence et que tu reconnais que le problème du FPI est très complexe et que les deux camps devraient chercher à se réconcilier et que tu n'es pas pour un camp contre un autre mais pour la réconciliation des deux camps. Que la sagesse t'habite mon frère. Patriote Gnawa
Leo Gnawa

00:20 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Abobo et Bouna dans l'actualité


Deux événements majeurs ont marqués cette journée de mercredi 30Avril 2016.

De ces événements les ivoiriens doivent comprendre que leur destin se trouve dans leur main...

Abobo
La commune la plus peuplée d'Abidjan paralysée par les microbes supplétifs des Frci, ces jeunes délinquants jusque là intouchables se permettent de faire des représailles contre la population suite à la mort d'un de leur chef un certain Pythagore mort découpé par des inconnus.
Bouna
~ Le tout puissant ministre de l'intérieur du régime de Dramane, Hamed Bakayoko échappe à lynchage dans la région de Boukani en proie à un conflit inter-communautaire qui a fait plus de 30 morts et 3000 déplacés dans l'indifférence totale des autorités ivoirienne.

Jean Pierre Fieglo

00:18 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

reprise : "La Côte d’Ivoire a perdu 5 ans pour rien "

L’ex-ambassadeur de France à Abidjan attaque Ouattara: "La Côte d’Ivoire a perdu 5 ans pour rien " (2ème Partie)

Comme promis, nous publions la deuxième et dernière partie de l’excellente interview de l’ex-ambassadeur de France à Abidjan tirée du documentaire « Le droit à la différence sur Laurent Gbagbo » de Nocoletta Fagiolo dans lequel sont déjà intervenues des personnalités civiles ou militaires françaises qui ont joué un rôle capital dans la crise ivoirienne. Au fil de l’entretien qui transporte le lecteur par réalité, on sent surtout monter chez le narrateur, tout comme ce fut le cas du colonel Peillon, ancien porte-parole de la force Licorne, une terrible révolte. Car son témoigne parfois blasé, parfois sans concession ou même parfois édulcoré, démontre clairement que Paris n’a jamais voulu laisser Gbagbo tranquille. « On ne me laisse pas faire le travail pour lequel je suis élu », avait dit un jour Gbagbo, agacé. Pourquoi faisait-il si peur et pourquoi il y avait une telle haine à son égard, plus de 10 ans après son passage à Abidjan, l’ambassadeur français ne comprend toujours pas. Sauf les bombardements des Ivoiriens sur les deux ponts. « La France aurait été vaincue », se justifie-t-il aujourd’hui.
CIVOX. NET
Vendredi 6 Mars 2015 -
L'ex-ambassadeur de France à Abidjan, Gildas Le
              Lidec
L'ex-ambassadeur de France à Abidjan, Gildas Le Lidec
Vous parlez aussi de l’arrivée de Poncet en juin. Vous avez dit qu’avec Joanna et Beth, les relations étaient plus apaisées
- C’est très difficile ; il est certain que cette situation ne dépend pas d’un seul homme, quel que soit son caractère. Vous ne pouvez pas dire que ça s’est envenimé parce que Poncet est arrivé. Il faut remettre les choses dans leur contexte. Il est certain que lorsque le général Poncet prend en charge le commandement de Licorne, la situation a beaucoup évolué en Côte d’Ivoire dans le mauvais sens. La situation que Poncet prend en main est différente de celle qu’avait Joanna ou Beth. On est à un autre stade d’évolution de la situation. Mais je dois dire, à la décharge du général Poncet, que s’il n’avait pas eu l’attitude qu’il a eue lors des événements de novembre 2004, c’est-à-dire ces événements qui lui ont été beaucoup reprochés quand il a fait bombarder les ponts, la France aurait été vaincue. Nous n’aurions pas été en mesure d’évacuer tous les étrangers comme nous l’avons fait d’Abidjan (…) Qu’est-ce qui s’est passé le 6 novembre 2004, vers 13 heures 30 ou 40, les deux sukhoï bombardent le camp français de Bouaké, tuent neuf soldats et un américain. Trois quart d’heure ou une heure après, l’ordre est donné par le président de la République française de détruire les sukhoï. Alors, est-ce que l’ordre c’était de détruire les sukhoï ou tous les sukhoï, je n’en sais rien. En tout cas l’ordre n’est pas passé par moi. Parce que c’est ça aussi la difficulté quand vous avez deux sources de pouvoir. Et ça compliquait la situation. Il y avait la source diplomatique avec à sa tête LeLidec qui avait 70 hommes et la source militaire avec Poncet qui avait à sa charge 5000 hommes dont 30 colonels pour faire des analyses et recueillir des informations. Moi je n’avais que trois collègues diplomates. Un tel déséquilibre rendait la situation difficile. Donc, la foule descend avec une rapidité extraordinaire. Moi je vais voir Gbagbo à quatre heures ou cinq heures de l’après-midi, les Lycées français sont déjà en flammes et la foule se précipite vers le 43è Bima. Le problème qui se pose au général Poncet, c’est qu’il est retranché au 43è Bima et il n’a pas 300 militaires parce que toute la force Licorne est déployée tout le long de la zone de confiance. Donc le seul moyen qu’il avait, c’était de les arrêter au pont (bombarder les ponts, ndlr). Parce que s’ils passaient le pont, il ne leur fallait pas une demi-heure pour prendre le camp. Ils auraient pris Bima et auraient planté le drapeau. C’était Dien Bien Phu qui recommençait en 2004 à Abidjan. Donc, ya pas des bons et des méchants ; y avait le contexte et les impératifs qui s’imposent.

Le Président Gbagbo vous avait-il mis au courant ?
- Effectivement Gbagbo m’avait parlé. Il disait que la situation ne peut plus durer. Tout le monde dit on doit désarmer les rebelles et on ne le fait pas. J’ai dit, faites ce que vous voulez M. le président mais vous allez violer l’accord international qui reconnait la ligne de confiance. Puis effectivement, je suis allé voir Gbagbo le mardi 2 novembre avec le général Poncet. Et il nous annonce son intention de faire l’opération Dignité. Le général Poncet lui dit « Monsieur le Président, si j’étais votre conseiller militaire et si vous me demandiez qu’est-ce que vous pensez de mon idée, je vous dirais attention monsieur le Président méfiez-vous !
Est-ce que vos forces sont capables, est-ce que vous êtes sûr qu’il n’y aura pas de dommages collatéraux et lui pose tout un tas de questions pour essayer de le convaincre de renoncer. Moi je parle en deuxième et je lui dis : «  je me considère comme votre conseiller diplomatique : est-ce que vous êtes sûr qu’il n’y aura pas une condamnation du conseil de sécurité etc… » Et Gbagbo était furieux de notre réaction parce qu’il pensait que j’étais d’accord avec ce qu’il voulait faire. Je n’étais  pas complètement contre parce qu’on ne pouvait pas continuer comme ça. Il fallait que ça bouge d’un côté comme de l’autre. Moi j’ai toujours été pour le mouvement. Voyant que je prenais une attitude purement diplomatique, il ne nous raccompagne pas et nous dit bon…je vais voir ce que je peux faire. Je ne peux pas renoncer parce que mes militaires me poussent ; c’est eux qui veulent aller à la guerre. Alors je lui dis faites une déclaration à la télévision pour dire que vous avez compris ce que les militaires veulent mais qu’il y a des accords internationaux, etc. Et le soir, j’attendais devant  la télévision la déclaration et vers 21 heures, Tagro, son  ministre qui va être tué par la suite, lit une déclaration dans laquelle le Président assure qu’il a bien compris le message des militaires mais leur demande de ne pas poser des actes qui pourraient être condamnés et démontrer ainsi que c’est nous qui avons tort. Le lendemain était prévu une conversation téléphonique entre Gbagbo et Chirac, la première du genre. J’ai donc appelé l’Elysée pour dire que cette conversation ne s’impose plus parce que le président Gbagbo a fait une déclaration pour ajourner l’opération. Donc, cette conversation ne s’imposait plus. Et comme le président français n’appelle pas souvent le président ivoirien au téléphone, gardons la conversation téléphonique pour un meilleur moment. Mais on répond que c’était déjà prévu. Et la conversation a lieu ; c’est lamentable, Chirac prend son téléphone et engueule Gbagbo. Et dans l’aprèsmidi Gbagbo me dit que j’avais prévu d’ajourner l’opération mais à cause de la façon dont ton président m’a parlé, elle aura lieu demain matin. Et il a perdu.

Alors là, il y a plusieurs versions. Il ya un rapport de l’Onuci qui révèle que Gbagbo était sur le point de gagner, il ya même un rapport d’un militaire français de la force Licorne qui dit que Gbagbo était sur le point de gagner et que c’était une affaire d’une, deux ou trois jours.
- Pourquoi il irait alors bombarder les soldats français


Mais est-ce que c’est vrai ?
- Je l’ai revu juste avant de partir à un dîner et je lui ai demandé « mais pourquoi vous avez fait ça ? » et il m’a répondu « mais quel intérêt avais-je à le faire ? » Je continue à ne pas voir l’intérêt qu’il y aurait à le faire. En fait, je n’en sais rien. Pour moi, ça reste un grand mystère sauf si les militaires en savent quelque chose. Même vis-vis de moi, diplomate français, il y a eu une couverture du secret (…) Et puis moi, je ne sais rien de ce qui se passe à l’extérieur. Je suis dans le noir total.

Et cette histoire rocambolesque des 7 et 8 novembre avec des chars qui se retrouvent devant la résidence présidentielle
- Pour moi, c’est bizarre. Pourquoi la colonne de chars a pris un tout petit chemin détourné pour se retrouver devant le domicile de Gbagbo alors que l’hôtel Ivoire est relié par une grande avenue. Alors madame Alliot-Marie a dit que c’était pour protéger l’ambassadeur de France ; on a aussi dit que c’était une jeep de l’Onuci qui avait mal guidé les chars français. Je ne crois absolument à aucune de ces versions. Moi je me pose une question, pourquoi ils se sont engagés dans la rue du bélier qui est une rue très étroite. Et puis, les chars quand ils étaient en attente devant le palais présidentiel avaient l’opercule ouverte. C’est-dire que c’est un char qui est en position de tir.

Combien de chars ?
- Une vingtaine ou une trentaine. C’étaient des chars commandés par le colonel Destremau que Poncet faisait venir d’urgence parce que lui n’avait plus aucune protection à Licorne. Sinon Licorne tombait, le camp aurait été  envahi par un million de personnes.

Pourquoi il y a eu cet arrêt à l’hôtel Ivoire qui avait l’antenne de la télévision et le Mossad, deux heures avant de rejoindre le camp militaire de Port-bouët ?
- C’était un très mauvais endroit. Ce n’est pas moi qui l’ai choisi mais c’est un lieu de regroupement qui a été choisi depuis une dizaine d’années comme lieu de regroupement des communautés. Et puis, tout le monde connait l’hôtel Ivoire. C’est le bâtiment le plus haut d’Abidjan et avec le plus grand parking pour pouvoir emménager. Mais on avait oublié des choses très importantes. La première c’est que l’hôtel Ivoire était juste à côté du palais présidentiel ; c’était la première erreur. La deuxième erreur c’est que les antennes de la RTI étaient là. La troisième erreur, c’est que les bureaux du Mossad étaient sur deux étages. Et donc Gbagbo m’avait dit de demander aux troupes françaises de déménager et d’aller à l’hôtel du golfe. Et j’ai dit ok j’ai compris, c’était compréhensible. Lorsque je l’ai dit au général Poncet, il m’a dit que le colonel Destrémau est fatigué ; ils ont roulé toute la nuit. Donc on fera ça demain. Le lendemain, c’était le piège.

Pourquoi avoir mis ces soldats fatigués à proximité du palais de Gbagbo alors qu’il pouvait choisir des gendarmes…
- Absolument, dont c’est la spécialité. Il y avait trois unités de gendarmes mobiles dont la spécialité était le maintien de l’ordre en ville. Tandis que là, au-dessus de l’hôtel Ivoire, c’étaient des parachutistes qui ont combattu en Afghanistan et qui font la vraie guerre mais pas la protection d’un parking dans une ville de 2 millions d’habitants. Non, c’est absurde. Bon je me contente de dire ça mais je ne suis pas militaire et en tant que civil et observateur, je me pose la question.

Est-ce qu’il y avait des gendarmes sur place ?
- Oui, bien sûr, qui étaient au Bima. Moi j’étais entouré dans mon ambassade de gendarmes français. Il y avait une unité de gendarmes à l’ambassade de France, à la résidence de France et au 43è Bima. Y avait donc une possibilité de les héliporter et de  remplacer les militaires. Là, ils étaient venus avec des chars et il fallait qu’ils passent par la route. Moi, si vous voulez, je ne peux  vous donner qu’une vision qui est certainement partiale, je le reconnais, et qui est la vision d’un civil, pas celle d’un militaire. Moi j’ai été un témoin, même si j’étais sur place, j’ai quand même été éloigné. Je n’apprenais les événements qu’après ; ce n’est pas moi qui les ai décidés. J’ai été un témoin impuissant de ce qui s’est passé. Bon, de temps en temps j’interviens parce que j’ai une conversation avec Gbagbo pour transmettre des messages mais pas plus.

Certains pensent que la presse française a donné une mauvaise image de Gbagbo
- Je suis d’accord avec ce que les gens disent. La presse a certainement joué un rôle pour Ouattara. Mais déjà, dans l’esprit des dirigeants français, on était pour Ouattara. Pourquoi ? Parce que Ouattara était mieux que Gbagbo dans la mesure où il avait été fonctionnaire international, il était copain avec Sarkozy et quelque part, c’est vrai Ouattara était programmé. Mais pas dans l’esprit de Chirac. Pour Chirac, y avait qu’Houphouët-Boigny. Pour lui, le pays s’était arrêté après HouphouëtBoigny. C’est ce que je dis dans mon livre quand Chirac a dit à Gbagbo : « Laurent, tu vois qu’estce que tu fais de ton pays ? Tu sais que le vieux doit se retourner dans sa tombe !» Gbagbo m’en a parlé. Il dit, il a osé me dire ça, moi qui ai été opposant à Houphouët-Boigny et qu’il a mis en prison. Chirac, lui, n’est pas dans le complot proOuattara. Il se méfiait tout autant de Gbagbo que de Ouattara. Mais Sarkozy, lui, était totalement proOuattara. Ils étaient voisins à Neuilly (…) Certainement les journalistes ont nourri la haine antiGbagbo et ce sentiment pro-Ouattara, c’est sûr. Y a eu une énorme mésentente, un énorme quiproquo sur l’image de Gbagbo. Parce que Gbagbo est un homme extrêmement courtois, extrêmement drôle, extrêmement éduqué qui peut, comment on dit en français, qui peut vous faire du charme, totalement vous embarquer. Est-ce que c’est la méfiance des gens ?

Et le parti socialiste français ?
- Le parti socialiste français a été extrêmement mauvais. Ils se sont totalement trompés. Ils ont eu peur.

Et le lobby Ouattara ?
- Le lobby Ouattara a dû jouer. De fait, Gbagbo a toujours été occupé à se défendre sur le plan de la politique intérieure. Moi j’ai rarement discuté avec Gbagbo de problèmes de fond, de problèmes de développement et pourtant la coopération française était énorme. Mais il s’en foutait. Son problème n’était pas là. Son problème était de parer les coups, d’essayer de deviner. Alors, c’était un très beau joueur d’échec. Il avait des coups d’avance, il savait ce qu’allait faire Ouattara, ce qu’allait faire Bédié ; il se méfiait de Soro. C’était sa préoccupation principale. Mais je n’ai jamais eu devant moi un chef d’Etat en train régner. C’était un chef d’Etat en défense perpétuelle ou en attaque perpétuelle.

En défense parce qu’il était attaqué
- Ah oui en défense parce qu’il était attaqué. Ah ça, c’est sûr. Mais si vous voulez dans cette évolution de la Côte d’Ivoire, vous avez de grands points d’interrogation, des zones d’ombre totale. Qu’est-ce qu’il s’est passé fin septembre 2002 pour que Renaud Vignal retourne complètement sa veste, alors qu’il est le meilleur défenseur de Gbagbo, pour être son meilleur accusateur ? En ce moment, il vit jour et nuit à 60 mètres de Gbagbo. C’est quand même une situation étonnante. Alors qu’est-ce qui s’est passé réellement avec l’opération Dignité ? Est-ce que ça été un échec pour Gbagbo ou une victoire avortée ?

Et le dispositif d’Israël ? Est-ce que Israël avait un dispositif important pour la défense de Gbagbo ?
- Ah les Israéliens ont eu un rôle important dans la défense de Gbagbo. Lisez le dernier livre de Pierre Péan où il parle de l’alliance américano-israélienne en RDC et un peu partout, etc. ça beaucoup peiné les rebelles. C’est-à-dire que nous qui connaissions la situation sur le terrain, quand on essayait de décrire et de faire le portrait des rebelles sur le terrain, quand vous voyez Wattao, ce type hirsute qui aujourd’hui devrait être à La Haye, tous ces gens-là devraient être à La Haye, si on met Gbagbo, il faut aussi mettre tous ces com’zones à qui Ouattara a donné une totale impunité. C’est ce qui rend la farce de La Haye totalement scandaleuse, totalement déséquilibrée. Mais de fait le nom de Ouattara  a donné ses lettres de noblesse aux rebelles.

Quand est-ce qu’ils ont fait ce lien ?
- Oh très vite. A Marcoussis, ce lien était déjà fait. Ça s’est senti très vite. Soro est sorti de Marcoussis comme un fantôme. On ne sait pas d’où il sortait. Il venait de la Fesci Soro. C’était un étudiant qui a été l’allié de Gbagbo, qui est repassé du côté de Gbagbo, puis qui est passé du côté de Ouattara. C’est pourquoi je déteste ce type. C’est un traître !

Rien n’a donc changé ?
- Aujourd’hui rien n’a changé. A mon avis, la Côte d’Ivoire a perdu quatre ou cinq ans pour rien. Y a plus de ligne de confiance mais ya une ligne de pauvreté.

C’est quand même désespérant avec 700 prisonniers et un génocide à l’ouest
- C’est pour ça que moi, j’aime bien les communiqués de victoire de l’armée française, du ministre français de la défense qui dit on a gagné au Mali et nous sommes en train de gagner en Afrique centrafricaine, mais  on ne gagne jamais en Afrique. Il faut être très modeste et laisser les Africains être les vrais acteurs. Quand vous décortiquez la stratégie française, premièrement nos diplomates travaillent à l’ONU pour obtenir une résolution qui nous couvre sur le plan international ; deuxièmement, on intervient pour dire que notre intervention sera de courte durée et troisièmement, nous disons que la relève va être assurée par les troupes de l’Onu qui vont se mettre en place. Tout le monde sait que les trouves de l’Onu sont absolument incapables, qu’ils ne peuvent rien faire et que ces gens qui sont envoyés ne viennent que pour gagner. Toujours les mêmes du Pakistan et du Bengladesh qui ne sont pas de vrais soldats et qui ne parlent pas la langue du pays et quatrièmement, nous allons former la nouvelle armée de la Côte d’Ivoire ou du Mali qui pourra nous remplacer. Ça fait plus de 15 ans qu’on dit ça, on n’a jamais rien formé. C’est une espèce de schéma que reproduisent, aussi bien la gauche que la droite française. Il faut qu’on sorte de ce schéma pour s’occuper des vrais problèmes que sont les problèmes de développement  et de pauvreté, des problèmes de couverture médicale, etc. Je ne doute pas que Gbagbo formé à l’école française, parfaitement formé, avait les capacités à la fois d’être imaginatif et de s’entourer des gens remarquablement intelligents. Des gens comme Akoun, des gens comme Mamadou Koulibali sont des intelligences nées, c’est sûr. Enfin, il avait les moyens. Alors, il est certain qu’on ne lui a pas donné beaucoup de chance. C’est sûr.

Nicoletta Fagiolo

Source : documentaire « Le droit à la différence sur Laurent Gbagbo »
Retranscrite par Joseph titi

In Aujourd’hui / N°841

00:18 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

30/03/2016

Bouna: MK enfonce Ouattara

Afficher
              l'image d'origine
Le président de Liberté et démocratie pour la République (Lider) a jeté un pavé dans le jardin du Président Ouattara, à l'occasion du conflit meurtrier entre les populations de Bouna, depuis le week-end dernier.

Les affrontements entre les populations Lobi, Koulango et Peuhls à Bouna depuis la semaine dernière et qui a fait des dizaines de morts et des centaines de déplacés, agacent Mamadou Koulibaly. Sur sa page twitter, il l'a fait remarquer par plusieurs tweets. «Même pour Pâques, nous n'avons pas été capables de trêve. Il fallait encore des massacres de populations. Bouna un peu mieux que Bassam. Eh! », s'exclamait-il le mardi 29 mars 2016.

Le président de Lider n'a pas caché sa colère contre le pouvoir, en particulier le chef de l'État Alassane Ouattara qu'il accuse, par des mots à peine voilés, d'être le responsable de ces drames. Mamadou Koulibaly le fait savoir par une devinette. «Opposant, mes actes provoquent l'exode des Ivoiriens dans leur pays et à l'étranger. Au pouvoir, mon inaction a les mêmes effets. Qui suis-je? », a t-il interrogé dans un autre tweet le même mardi.

L'ex-président de l'Assemblée nationale semble très préoccupé par la situation à Bouna. Vu que ses premiers mots sur son compte twitter, ce mercredi 30 mars 2016, sont consacrés à ces évènements. Et Mamadou Koulibaly de charger à nouveau le pouvoir Ouattara. «Le conflit foncier résulte du refus du gouvernement de laisser en propriété privée, pour les populations, les droits coutumiers sur la terre et le sous sol», accuse t-il.

Pour mettre fin aux conflits entre populations ivoiriennes, la plupart du temps relatifs au foncier. Le président de Lider a réitéré ses solutions. «Rendre la terre aux paysans mettra fin aux conflits fonciers, à la xénophobie rurale, à la pauvreté et augmentera la productivité agricole», affirme t-il dans un tweet, car «la justice n'a aucun moyen de gestion des conflits fonciers tant que notre législation proclamera que la terre appartient à l'État.»
Linfodrome

18:26 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

5ème anniversaire de la désertion du Général Detho Letho

Le 30 mars 2011, en pleine crise post-électorale, il est 12h. Les forces de Ouattara qui ont repris la ville de Duékoué après le bombardement intense des positions des FDS (l'armée républicaine) par des aéronefs de la Force Licorne et de la Force onusienne. Et depuis 48h, les combattants pro-Ouattara s'adonnent à un massacre sans nul pareille. l'état-major inter-armées est en réunion au Camp Gallieni du Plateau (Abidjan). Le Commando invisible du Sergent - Chef IB et les combattants de Soro infiltrent Cocody-Angré. Les combats s'intensifient dans plusieurs sous quartiers d'Angré. On s'affaire à boucler le journal du lendemain 31 mars 2011 qui barrait à sa Une "LA BATAILLE D'ABIDJAN AURA LIEU", lequel sera par la suite le dernier numéro avant l'intensification des combats à Abidjan.

Nous recevons à la rédaction une information anonyme selon laquelle le Général Detho Letho, alors commandant de l'armée de terre, était en partance pour la "République du Golf", l'hôtel où s'étaient emmurés Ouattara et ses Lieutenants. Faut-il le souligner, c'était aussi la saison des rumeurs de toutes sortes.

Nous décidions de vérifier l'information. Nous joignons donc le concerné lui-même qui n'était pas à la réunion de crise des grands commandements pour cause de maladie officiellement.
- "Mon Général une information nous est parvenue selon laquelle vous seriez en route pour le Golf
- Vous c'est qui?
- Le Nouveau Courrier
- Ok. Oui ce n'est pas faux. Je suis en ce moment à l'Onuci et j'attends l'Hélico de l'Onuci qui doit m'y conduire. Mais je vais vous donner un conseil de grand frère à petits frères. Mettez-vous à l'abri parce que dans les heures qui suivent ça va chauffer dans la ville"

Fin de la conversation, puisqu'il a aussitôt raccroché.
Nous tentons en vain de le contacter à nouveau. Son téléphone était désormais fermé.
Réunion de crise à la rédaction. Fallait-il sortir le journal le lendemain, alors que les attaques se multiplient déjà dans la ville? Fallait-il révéler la désertion du Général 2 étoiles? Quelles autorités joindre?
Nous avons tenté en vain de transmettre la "désertion" du Général Detho aux hautes autorités.

A l'état-major, notre interlocuteur (dont nous taisons le nom) nous a fait savoir que cela était impossible puisque le Général, convalescent, ne pouvait se trouver au Golf et qu'il s'agissait d'une fausse info.
Au ministère de l'intérieur on nous a rétorqué qu'il s'agissait d'une question très sensible et qu'il fallait nous adresser au ministère de la Défense.
A la rédaction, nous avons décidé de boucler le journal et révéler la "désertion" du Général, malgré la situation sécuritaire délétère et les incessantes menaces de mort qui pleuvaient tout au long de la journée à la rédaction.
La situation s'est par la suite fortement dégradée jusqu'au 11 avril 2011 et bien plus tard.
Frank Toti

17:00 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Les fermiers du nord craignent de perdre leurs terres cédées aux multinationales

par Fulgence Zamblé
ABIDJAN , 20 mars 2013 (IPS) -
Des agriculteurs du nord de la Côte d’Ivoire affirment que leur survie est menacée par la décision du gouvernement d’accorder de grandes superficies de terres à une multinationale. Ne disposant pas d’un droit de propriété, ils ont peur de perdre l’héritage de leurs ancêtres. "Les terres que nous exploitons sont celles léguées par nos parents. Nous pensons aussi les céder à nos descendants parce qu’aujourd’hui, il est difficile de trouver de terres arables ailleurs", déclare à IPS, Dokatiené Silué, paysan originaire de Dikodougou, dans le nord de la Côte d’Ivoire.

Les chiffres du Centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire (CEPICI) indiquent que le pays dispose de 24 millions d’hectares de terres cultivables. Et seulement 9,5 millions d’hectares sont utilisés pour l’agriculture vivrière et les cultures d’exportation. "Avec des terres vierges largement disponibles, nous comprenons difficilement que l’Etat et ses partenaires se concentrent sur celles que nous exploitons déjà", dénonce Silué.
Depuis 2007, le gouvernement ivoirien approuve des projets de développement agro-industriel, notamment pour la culture de l’hévéa (caoutchouc) et du palmier à huile. Cette année, il a approuvé des projets dans la riziculture avec l’espoir de quadrupler la production du riz de 100.000 tonnes à 400.000 tonnes dans le nord.
Par exemple, le 31 janvier, Marguérita Dreyfus, principale actionnaire du groupe de négoce de matières premières Louis Dreyfus a signé un accord avec le ministre ivoirien de l’Agriculture pour la mise à disposition de quelque 200.000 hectares de terres cultivables dans le nord du pays. Un investissement de 60 millions de dollars est prévu pour ce projet. "C’est une soixantaine de milliers de fermiers ivoiriens et leurs familles qui vont exploiter leurs terres. Les superficies, qui seront mises en valeur dans le cadre de ce projet, appartiennent aux fermiers ivoiriens" a déclaré Serge Schoen, directeur général de 'Louis Dreyfus Comodities'.

Les trois grandes régions du nord du pays - Korhogo, Boundiali et Ferkéssedougou - sont concernées par cette cession de terres par l’Etat ivoirien. "Ce projet permettra de consolider les acquis des petits planteurs à travers des emplois et des productions garanties", a affirmé, pour sa part, le ministre ivoirien de l’Agriculture, Sangafowa Coulibaly lors de la signature de l’accord.
Ces déclarations ne suffisent pas pour convaincre totalement des fermiers craintifs. "Le problème est que nous ne disposons pas de titre de propriété, or bon nombre d’entre nous en ont fait la démarche dans le passé, sans succès", explique à IPS, Fougnigué Soro, paysan de Niofoin, dans le département de Boundiali.
Soro et Silué et trois autres paysans du nord étaient le 9 mars à Abidjan la capitale économique ivoirienne, pour s’informer auprès des autorités, sur le sort qui leur est réservé par cet accord. "Il est dit que les terres nous appartiennent toujours. Mais il faut nous accorder le titre foncier pour nous rassurer, surtout que la durée du contrat est inconnue", suggère Soro.

Les autorités les ont rassurés que les terres qui seront exploitées, resteront la propriété des fermiers et que ces derniers pourraient travailler pour la multinationale. "Le problème majeur des fermiers est qu’ils ne sont pas constitués en syndicat pour défendre leurs intérêts. Ils sont donc vulnérables et soumis aux desiderata de l’Etat", souligne Timothée N’dabian, un juriste à Abidjan.
N’dabian estime qu’avant de s’engager dans des contrats avec les multinationales, le gouvernement ivoirien devrait opérer des réformes foncières pour la reconnaissance de la légitimité des droits fonciers des populations. "C’est une assurance qui balise le terrain, surtout que des cas existent déjà ailleurs". En effet, des certificats fonciers ont été accordés par le gouvernement, début-mars, aux paysans du centre-ouest de la Côte d’Ivoire, afin qu’ils mettent progressivement à la disposition d’investisseurs, près de 10.000 hectares de terres pour la réalisation d’un projet d’hévéaculture.

"Le revers de la médaille de la politique des firmes multinationales, c’est que leur développement participe à la flambée des prix agricoles et à leur volatilité", affirme Séraphin Yao Prao, économiste chercheur à l’Université de Bouaké (centre du pays).
"Le plus souvent, les créations de grands domaines agricoles se font aux dépens des populations locales dont les droits fonciers sont peu ou pas protégés par les gouvernements", indique-t-il à IPS.
Selon la loi foncière ivoirienne, la terre appartient à l’Etat et une société étrangère ne peut se porter acquéreur de terres, mais elle peut seulement bénéficier d’un contrat de bail de plusieurs années. Aussi, les terres qui n’ont pas de propriétaires légaux sont la propriété de l’Etat. "Cette loi est incomplète ou mauvaise. Elle est mauvaise parce qu’elle n’a pas pu distribuer des titres fonciers aux paysans. Elle est incomplète parce qu’elle interdit aux étrangers d’acheter des terres", estime Yao Prao.
"Les multinationales expriment quotidiennement un appétit des terres. Il est temps de réviser la loi foncière pour la protection des fermiers", ajoute N’dabian. (FIN/2013)
lu sur IPS

16:54 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Koulangos, Malinkés, Lobis s'affrontent à Bouna

BOUNA: Koulangos, Malinkés, Lobis s'affrontent
et transforment la ville de Bouna en un désastre humanitaire.

Qui sont ces trois grands groupes ethniques qui composent le département de Bouna ?
La ville de Bouna compte trois (3) grands groupes ethniques qui sont :
1. Les Koulango (Propriétaires terrien et détenteur de la royauté)
2. Le grand Groupe Malinké (composé des KAMARA allié des Koulangos, Cissé ayant la charge de l'imama confié par Les KAMARA, les Kaldjoula etc...)
3. les Lobis (cultivateurs).

Qu'elles sont les raisons des violences ayant occasionnées de nombreux morts et réfugiés dans le Nord de la Côte d'Ivoire ?
Depuis près d'un mois, les cultivateurs Lobis se plaignent de la destruction de leurs plantations par le bétail des éleveurs Peulhs. S'ensuivent alors de violentes altercations allant de la dispute au combat armé entraînant la mort de plusieurs Peulhs dans de nombreux villages et campements du département de Bouna.

Face aux risques de guerre généralisée devant ces incidents, des médiations menées par le Roi auprès des protagonistes restent sans suite favorable.
Chaque camp se prépare à la guerre dans un calme précaire jusqu'à l'éclosion d'une milice de dozos Lobis qui se jette à la poursuite des Peulhs armes a la main. Ces derniers impuissant face à cette monté de violence prennent la fuite jusqu'à Bouna où ils trouvent refuge.
Vu l'urgence et la gravité de la crise, une délégation Koulangos part en médiation avec les Lobis qui non content de l'implication de ces derniers ouvrent le feu entraînant de nouveaux morts cette fois-ci dans le camp des Koulangos et brûlent le marché de Bouna où s'était réfugié les Peulhs; ce qui marque le début d'une escalade de violence meurtrières dans la dite ville.

Il aurait fallut l'intervention d'un grand détachement de FRCI pour réussir à débarrasser la ville de Bouna des dozos Lobis. Aujourd'hui la ville de Bouna abrite plusieurs milliers de réfugiés (environ 3000) dans le camp de l'ONUCI et la cours du Roi.
Fréjus Koffi

16:02 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Nos paysans et notre agriculture en danger de mort

BIENVENU OGM, CONSTRUCTION DE L IVOIRIEN (nouveau) BIONIQUE

Nos paysans et notre agriculture en danger de mort


Les massacres de Bouna, nous apprend-t-on, sont sous-jacentes à un projet de cession de 100 Mille hectares de terres cultivables cédées aux multinationales dans la perspective des cultures OGM. Ces mêmes méthodes sont constatées au nord du Nigéria et du Cameroun.

La perte des valeurs et modes de cultures transmises depuis des générations, et qui ont fait de la Côte-d’Ivoire une des premières nations dans le domaine agricole, s’inscrit dans le plan de dilution de la culture ivoirienne et de son mode de vie. Dans ce pays on change les méthodes qui marche.
Ce pays qui a accepté les déchets toxiques partout refusé, ne peut surprendre dans son acceptation des OGM. Ce pouvoir qui installe dans les forêts classées des colonies d’étrangers par convois entiers a choisi, et cela devrait être clair pour tous. Le pouvoir clandestin de petits commis fait tout sans débat et dans la plus grande pénombre occulte.
Dramane ne voulait-il pas déjà gouverner par décret, alors qu’il n’était à l’époque qu’un simple rapporteur d’une commission interministériel ? Il estimait que le débat était une perte de temps. Il est resté constant sur la question. Il remit le couvert au lendemain de la disparition du président élu et constitutionnel de nôtre pays.
Ce monsieur élevé en captivité, dans les laboratoires d’institutions internationales, est dressé pour bannir toute velléité de débat et, assassiner tout ce qui ressemble de près ou de loin à la liberté. Le constat du recule des libertés est une évidence dans la Côte-d’Ivoire d’aujourd’hui.

Cette question des OGM, soulève une question cruciale de santé publique. Mais elle pose aussi la préservation d’un pan essentiel de notre mode de vie. Notre culture, c'est-à-dire les piliers fondateurs de notre existence en tant que peuple. Comment sur ces questions qui font débat dans tous les pays du monde, se fait-il que nous en soyons exclus ? Est-ce ainsi que l’on construit une nation moderne ?

La question économique reste pendante. Où les cultivateurs et petits paysans trouveront-ils les ressources pour se procurer ces semences, et les intrants indispensables à ce type de cultures ? Comment pourrons-nous distinguer dans le commerce et sur les marchés les produits provenant de cette agriculture ? A toutes ces questions la réponse du gouvernement peut toujours être attendue. C’est un projet d’esclavagisation, et corvéabilité à souhait de nos populations rurales qui est en marche.
Que restera-t-il de la Côte d’Ivoire après le passage du tsunami venu du FMI (Front Multinational impérialiste) ? Des années difficiles nous sont promises. Point besoin pour cela d’être Nostradamus.
Florent Kayser

15:50 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Magellan, du Congo jusqu'en France

Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA,a quitté Abidjan, ce jeudi 24 Mars 2016, pour Franceville (Gabon), où il effectuera une visite d’amitié et de travail, à l’invitation de son homologue gabonais, Son Excellence Monsieur Ali BONGO ONDIMBA.
Le Chef de l'Etat regagnera Abidjan en fin de journée.
Fait à Abidjan, le 24 Mars 2016


Déclaration du Président Ali Bongo ONDIMBA après le tête à tête avec son homologue SEM Alassane OUATTARA: " Je remercie le Président OUATTARA qui nous a rendu visite. La coopération entre nos deux pays se construit. Je voudrais profiter de l'expérience du Président OUATTARA. Il a une grande expertise sur le plan économique. Au Gabon, nous sommes en train de voir comment diversifier l'économie de notre pays. "


Admirez le texte sur la gerbe déposée en souvenir du père Ali Bongo. Après le chef de l'état, L'état, c'est Madame...



Et le lendemain, en compagnie de madame, qui la veille ne pouvait accompagner on époux au gabon parce qu'elle bouclait les valises
...




Départ du Président de la République, SEM Alassane OUATTARA pour la France, 11h du matin.

Arrivée du Chef de l'Etat SEM Alassane OUATTARA à l’aéroport Felix Houphouet Boigny de Port Bouet

Commentaire sur le site de la Présidence:
Il y a plus d'une cinquante de morts, de nombreux blessés au nord-est de ton pays, et vous le premier responsable de ce pays vous voyagez sans même penser à calmer la situation. ! ! ? ? ? L'émergence n'est pas seulement la recherche d'investisseurs, mais l
a sécurité et cela vous incombe! En 48h d’affrontements, aucune force n'est intervenue ne serait-ce que pour le maintien de l'ordre? Avec tout ça, vous inventez des indice de sécurité imaginaire. Seul Allah fera la défense des dignes fils du Bounkani .et très bientôt inchallah.

Ahmed Diabagate

Le check up médical est positif, Ouattara est en pleine forme

Alassane Ouattara
© koaci.com – Mardi 29 mars 2016 -Alassane Ouatatra a effectué mardi un bilan de santé en France apprend KOACI.COM de l'entourage du président ivoirien.
Ce dernier rapporte que le président qui a quitté Abidjan vendredi soir dernier se porte bien, voire très bien et que son état de santé est bon.

Alassane Ouattara avait néanmoins eu un coup de fatigue avant son arrivée en France faute d'un emploi du temps très chargé, nous confie-t-on.
Il se repose du côté de Mougins, dans le sud est du pays où il a passé en famille les fêtes de Pâques.

Le retour du président ivoirien âgé de 74 qui effectue fréquemment des déplacements "privés" en France pour se reposer et assurer certains suivis de santé, est annoncé pour le 6 avril prochain.
Amy Touré, Abidjan

01:04 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

29/03/2016

Bouna: ET pendant ce temps, silence radio...


 
Crise de Bouna : indignation d'un nordiste face à la rétention d'informations de la RTI sur les nombreux exactions des Dozos
Fréjus Koffi

23:36 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Prisonniers: l'histoire des frères Zokou

COTE D'IVOIRE : ARRESTATIONS ARBITRAIRES
Voici l'histoire des frères Zokou : Zokou Kévin , informaticien , Zokou Séry Charles , élève , sont déténus à la maison d'arrêt et de correction d'Abidjan ( MACA) depuis 5 ans .


Les faits :
À la faveur de la crise post électorale qu'à connu la Côte d'Ivoire à l'issue des élections de Novembre 2010 , ces deux frères ont été arrêtés par les Frci ( forces rébublicaines de Cote d'ivoire ) , le groupe armé d' Alassane Dramane Ouattara , et incarcérés à la maca . Habitant la commune de Yopougon , les batailles et les agressions sur les pro Gbagbo étaient monnaie courantes . Les Frci et les jeunes Dioula du Rdr faisaient beaucoup de victimes . Et ils en avaient fait (les victimes ) non loin de la résidence de la famille Zokou . Kévin et Charles Zokou , appeurés par toutes ces attaques décident de mettre une barricade pour protéger leur maison , le seul bien dont ils disposent . Mal leur en a pris . Ils seront dénoncés par les voisins Dioula aux FRCI comme étant des pro Gbagbo . Nous étions à une période où les pro Ouattara attaquaient à tout va ceux qui étaient soupçonnés à tort ou à raison d'être des pro Gbagbo.
 
Les Frci arrivent donc au domicile des Zokou accompagnés d'une foule de militants Rdr et s'attaquent à la maisonnée . Ils emportent tout et molestent jusqu'au linchage Kevin et Charles Zokou . Les Frci les arrêtent . Je vous épargne les séances de tortures à chaud et autres ! Ils seront finalement enfermés à la maca.

Jugés le 09 mars 2015 lors du procès dit des pro Gbagbo avec Madame Simone Gbagbo et autres . Condamnés à 10 ans d'emprisonnement ferme . Depuis ils n'ont aucune suite de leur pourvoi en cassation .Certains , condamnés avec eux ce 09 mars 2015 ont pourtant obtenus la liberté provisoire . Ces jeunes gens qui ont tout perdu dans cette affaire qui les dépasse sont anéantis . Leurs maison saccagée et détruite en partie est inoccupée et tombe en ruine . Kévin Zokou , licencié sans préavis ni aucun droit se pose beaucoup de questions sur son avenir , lui qui était le soutien de la famille.

(Ci-joint une photo des frères Zokou au tribunal d'Abidjan lors de leur jugement qui les a vu condamné à 10 ans d'emprisonnement ferme . Kévin en blanc et blue jean , à l’extrême gauche et Charles en tenue noire en face de Kévin )

Joe Telly Hess

22:40 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Bouna, plus de 3000 réfugiés

Ouattara fait croire que le nord lui est acquis, mais quand des habitants de cette région du pays sont contraints à l'exil à cause des violences qui ont fait plusieurs morts, celui qui fait croire que le nord est son bastion politique n'est pas là. Il est hors du pays et, alors qu'il était au Gabon quand les affrontements ont pris une tournure dramatique, plutôt que de rentrer, il est allé en France . Pourtant, les violences continuaient et des femmes et des enfants, majoritairement, se sont réfugiées au Burkina Faso quand d'autres sont devenus des réfugiés de l'intérieur.
On a donc désormais en exil des adversaires et des partisans de Ouattara.
Alexis Gnagno

22:36 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

« Nous n’avons pas hérité de ce monde, nous l’avons emprunté à nos enfants »

Bonjour les OGM, Y a-t-il une consciente sociale en CI?

La semaine dernière, dans le silence de nos euphories terroristes et autres, le Gouvernement Ivoirien a prit en catimini, l'une des décisions les plus suicidaires de notre jeune histoire de nation: "Ouverture officiel de notre pays aux Organismes Génétiquement modifiés - OGM".

Afficher l'image d'origine
Chers frère et sœurs, beaucoup parmi nous ne prendront pas la mesure de cette décision inique du gouvernement Ouattara ; mais ce que nous devons savoir, c’est que l’entrée officielle des OGM n’est rien d’autre que le suicide de notre avenir, aussi bien de la vie agricole, de la santé des population, que de notre économie.
Cette décision prise par Ouattara est qualifiée du point de vue du développement durable comme « Backwarded » ou Rétrograde. Ouattara oscille dans les rêves et méthodes des années 80. Tandis que plusieurs pays luttent pour en sortir, c’est maintenant que la fameuse Côte d’Ivoire nouvelle, se saigne pour intégrer la chimie et l’artificialisation de ses terres, ses aliment et de son environnement, comme si nous avions besoin d’une révolution verte (Green Revolution) ou comme si notre pays souffrait de famine. Bientôt on aura des pathologies nouvelles et incroyables, des cancers, des malformations et autre traumatisme psychologique et tout le monde accusera la sorcellerie, alors que les sorciers sont au pouvoir. Les OGM en CI, c’est comme un Probo Koala dans chaque ville du pays et pire.
Si nous ne nous réveillons pas et que nous continuons cette marche de Zombies qui disent : » allons seulement, ou Amougnan dronh » devant tous les événements, nous détruirons notre pays et il n’y aura plus rien pour nos enfants.
« Nous n’avons pas hérité de ce monde, nous l’avons emprunté à nos enfants »
Voilà le bonjour génétiquement modifié
Touareg Dadie

20:12 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

BOUNA: Koulangos, Malinkés, Lobis s'affrontent

 BOUNA: Koulangos, Malinkés, Lobis s'affrontent et transforment la ville de Bouna en un désastre humanitaire.



Qui sont ces trois grands groupes ethniques qui composent le département de Bouna ?
La ville de Bouna compte trois (3) grands groupes ethniques qui sont :
1. Les Koulango (Propriétaires terrien et détenteur de la royauté)
2. Le grand Groupe Malinké (composé des KAMARA allié des Koulangos, Cissé ayant la charge de l'imama confié par Les KAMARA, les Kaldjoula etc...)
3. les Lobis (cultivateurs).
Qu'elles sont les raisons des violences ayant occasionnées de nombreux morts et réfugiés dans le Nord de la Côte d'Ivoire ?
Depuis près d'un mois, les cultivateurs Lobis se plaignent de la destruction de leurs plantations par le bétail des éleveurs Peulhs. S'ensuivent alors de violentes altercations allant de la dispute au combat armé entraînant la mort de plusieurs Peulhs dans de nombreux villages et campements du département de Bouna.

Face aux risques de guerre généralisée devant ces incidents, des médiations menées par le Roi auprès des protagonistes restent sans suite favorable.
Chaque camp se prépare à la guerre dans un calme précaire jusqu'à l'éclosion d'une millice de dozos Lobis qui se jette à la poursuite des Peulhs armes a la main. Ces derniers impuissant face à cette monté de violence prennent la fuite jusqu'à Bouna où ils trouvent refuge.

Vu l'urgence et la gravité de la crise, une délégation Koulangos part en médiation avec les Lobis qui non content de l'implication de ces derniers ouvrent le feu entraînant de nouveaux morts cette fois-ci dans le camp des Koulangos et brûlent le marché de Bouna où s'était réfugié les Peulhs; ce qui marque le début d'une escalade de violence meurtrières dans la dite ville.
Il aurait fallut l'intervention d'un grand détachement de FRCI pour réussir à débarrasser la ville de Bouna des dozos Lobis.  Aujourd'hui la ville de Bouna abrite plusieurs milliers de réfugiés (environ 3000) dans le camp de l'ONUCI et la cours du Roi.

Fréjus Koffi

02:26 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

28/03/2016

Le pouvoir Ouattara flirte avec l'ivoirité

Insécurité et terrorisme
Le pouvoir Ouattara flirte avec l'ivoirité


Le ministre d’État, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Hamed Bakayoko, a annoncé, le 22 mars dernier, soit dix jours après l’attaque de Grand-Bassam, une mesure inédite: l’interdiction du territoire ivoirien à toute personne qui ne possédera pas un passeport biométrique ou carte d’identité sécurisée, même pour les ressortissants de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (Cedeao).
En effet, dans la pratique administrative, «tout citoyen de la Communauté, désirant entrer sur le territoire de l’un quelconque des États membres» y est autorisé, «par un point d’entrée officiel, sans avoir à présenter de visa», s’il possède «un document de voyage et des certificats internationaux de vaccination en cours de validité». Ces dispositions juridiques, destinées à favoriser la libre circulation des personnes, se sont matérialisées par l’instauration d’un carnet de voyage, d’une carte de résident et d’un passeport des États membres.

Mais, à la pratique, la réalité est différente. L’application du Protocole sur la libre circulation des personnes dans l’espace Cedeao s’est généralement affranchie de tout contrôle du flux migratoire incontrôlé, surtout en Côte d’Ivoire, taxée, hier, de xénophobie et d’ivoirité. Le nouveau pouvoir, dans sa volonté de se démarquer des régimes précédents et affirmer sa différence, a même été jusqu’à accorder la nationalité ivoirienne à des personnes présentées comme apatrides.

L’eau est désormais dans le gaz. Après l’attaque djihadiste de Grand-Bassam, le 13 mars, le pouvoir ivoirien change son fusil d’épaule. Et, sans en donner l’air, il rejoint ses prédécesseurs. Car, c’est le contexte d’une insécurité réellement alarmante dans les années 1980 (80% de la grande criminalité étaient le fait des étrangers) qui a donné naissance au plan de sécurité.
Devant la psychose provoquée par 28% de présence étrangère sur le sol ivoirien à cette période, selon le Recensement général de la population et de l’habitat (Rgph) de 1988, l’État a décidé de mettre en place une procédure et un instrument d’identification des étrangers et de réglementer les conditions de leur séjour.
D’où l’instauration, sous la primature d’Alassane Dramane Ouattara, de la loi n°90-437 du 29 mai 1990 relative à l'entrée et au séjour des étrangers en Côte d'Ivoire, instituant la carte de séjour à tous ceux d’entre eux âgés de plus de 16 ans. Cette mesure s’adressait aussi aux citoyens de la Cedeao, violant les accords de libre circulation établis entre les pays signataires et montrant le caractère inopérant de cette supra citoyenneté.
Délivrée pour un an renouvelable et exigée systématiquement pour toute formalité administrative, la carte de séjour a introduit une nouvelle discrimination entre les étrangers: les ressortissants de la Cedeao, les autres Africains et les étrangers non-Africains payant un droit de séjour différent sur le territoire ivoirien. Car elle visait aussi à renflouer les caisses de l’État sinistrées.
Le décret n°91-631 du 2 octobre 1991 portant application de la loi n°90-437 du 29 mai 1990 relative à l’entrée et au séjour des étrangers en Côte d’Ivoire, prévoyait que les étrangers devaient toujours être en mesure de présenter leur carte de séjour à toute réquisition des agents habilités de l’administration ainsi que pour l’accomplissement de certains actes de la vie civile auprès du service de l’emploi.
L’application de cette mesure discriminatoire a conduit à toutes les dérives auxquelles le pays a assistées: extorsions de fonds, humiliations de toutes sortes, fraudes sur la nationalité ivoirienne, etc. Cela fut du pain béni pour le RDR, alors dans l'opposition, qui a mené une campagne de diabolisation des autorités ivoiriennes. La rébellion s'en est servie également comme argument pour attaquer le pouvoir de Gbagbo, que toute la communauté internationale vouait aux gémonies. 
La carte de séjour a été supprimée, mais la menace terroriste rouvre la boîte de Pandore. L’État a commencé la traque aux djihadistes et à leurs suppôts. Cela signifie contrôles et perquisitions. Le présumé cerveau de l’attaque de Grand-Bassam, désigné comme l’ennemi public n°1 de la Cedeao, serait Kounta Dalla, originaire du Mali. Les soutiens présumés, dont trois Maliens originaires de Mopti (nord du Mali) et un Ivoirien, ont été arrêtés, pour les premiers à Port-Bouët-Gonzagueville (un quartier d’Abidjan sur la route de Grand-Bassam) et le second à Cocody-Angré (nord d’Abidjan). Il faudra donc démanteler son réseau et ses cooptations.
Les résultats du 4è Rgph 2014 révèlent que la Côte d’Ivoire compte désormais 23 millions d’habitants dont 17.172.297 d’Ivoiriens, soit 75,8% et 5.491.972 d’étrangers, soit 24,2% de la population. Ces derniers sont issus majoritairement des pays francophones frontaliers (Burkina Faso, Mali et Guinée) ayant une communauté de langue et de religion avec des Ivoiriens du Nord du pays, qui sont susceptibles de servir de couverture et de logistique.
Dans ce travail de contrôle et, de manière aléatoire, des opérations coups de poing, l’excès de zèle cohabite avec le ras-le-bol des éléments des forces de l’ordre. Et bonjour les dégâts de toutes sortes qui ont déjà commencé avec la destruction, sans plan de recasement, des quartiers spontanés où résident nombre de ressortissants de la Cedeao. Des citoyens aux longs boubous risquent malheureusement alors, comme sous les régimes précédents, d’être des victimes du délit de patronyme et de faciès. Et le pouvoir Ouattara, qui flirte ainsi avec l'ivoirité, pourrait bien être la victime du retour du bâton.
FMB
Bally Ferro

00:26 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

27/03/2016

les larmes de crocodile de NS

Nicolas
              Sarkozy : Un esprit agité-Une âme errante-Une bouche en
              embardée-Une main bouchère
Dans l’imaginaire collectif africain, peut-être même occidental aussi, tel se résume le personnage. Il est nain dans la tête pour sa vision de la grandeur dont les peuples aspirent légitimement en ce troisième millénaire et nabot du physique. Pour ce faire, il s’embarrasse d’un complexe de nanisme vis-à-vis d’un Barak Obama, d’un Gbagbo Laurent ou d’un Mouammar Kadhafi.

En effet, Nicalas Sarkozy est venu en Côte d’Ivoire, pour dit-on verser des larmes de crocodile. Cette arrivée est intervenue quelques heures seulement après la boucherie du dimanche 13 mars 2016, subie par la plage de Grand-Bassam et ses occupants. De source lacustre, on en dénombre plus de 150 victimes arrosées en pleine nage, plus d’une soixantaine au parking de la paillote et de nombreuses autres sur la terrasse de l’étoile du sud. Sarkozy vient souvent en Côte d’Ivoire pour assouvir ses soifs de mondanité aux côtés de son frère terroriste Alassane Dramane Ouattara. Rien ne m’oblige à accorder intérêt à cette affiche nauséeuse de ces deux pyromanes à col blanc, si cela ne transpirait des relents injurieux à la mémoire des victimes, à leurs familles et au digne peuple de Côte d’Ivoire. Diantre, au mépris des usages protocolaires basiques en diplomatie, ADO et sa garde républicaine ont offert le flonflon qui peut entourer un accueil présidentiel assorti du tapis rouge à Nicolas Sarkozy. Au surplus, une telle arabesque cérémonielle, tirée à la forge par ADO, se peut-elle discuter quand l’on sait que Nicolas Sarkozy est le vrai tenant du gouvernail de la maudite gouvernance ivoirienne. Alassane Dramane Ouattara n’est que le pantin qui exécute les instructions. Ainsi à bonnes périodes de l’année et chaque fois, Sarkozy vient prendre son salaire évalué en sacs d’argent  : de l’argent souillé du sang des Ivoiriens tombés sous les bombes sarkoziennes d’il y a cinq ans. A l’Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody, Nicolas Sarkozy s’est livré à ses envolées simiesques de bambin agité en ces termes : « Nous avons le même ennemi, le terrorisme djihadiste. Je trouve que l’ensemble des démocraties du monde ne combat pas avec assez de fermeté la barbarie du terrorisme ».
 
Selon Nicolas Sarkozy, il y a lieu de mener cette guerre contre le terrorisme, celle-ci ne doit pas être uniquement militaire bien que l’emploi de la force soit indispensable. Mais, il va falloir regagner les consciences et les cœurs, "c’est le succès de l’Afrique et son développement qui feront reculer le cancer djihadiste’’. Par ailleurs, il n’a pas manqué d’affirmer du bout des lèvres, son amour pour la Côte d’Ivoire, invitant les autorités ivoiriennes à faire participer l’opposition dans la consolidation de la stabilité politique. Cependant, a-t-il indiqué que les défis de la Côte d’Ivoire sont énormes, dont le premier est celui de la réconciliation, ensuite la sécurité et l’emploi  : « Il faut convaincre l’opposition de reprendre toute sa place dans la vie politique et citoyenne de Côte d’Ivoire. La Côte d’Ivoire a besoin de l’opposition comme composante indispensable de la nation et que la pays a besoin de sa voix pour faire vivre le débat politique ». Nicolas Sarkozy, ivre de ses turpitudes ne s’est pas arrêté à ces propos aussi débiles que puériles. Il a poussé son cynisme jusqu’à dire qu’Alassane Dramane Ouattara est le père de la réconciliation en Côte d’Ivoire. Pour le fier Ivoirien que je suis, de tels propos d’un esprit embrouillé comme Sarkozy ne sauraient me laisser sans m’interroger.

Nicolas Sarkozy sait-il qu’à l’Université Félix Houphouët-Boigny d’où il crachait ses sornettes, de nombreux étudiants ont vu leurs années académiques invalidées par fautes de matériels élémentaires de travail ? Et ce, depuis 2012 qu’il a installé ADO, à coup de bombardements, à la tête de la Côte d’Ivoire  ? Alors que l’acquisition de ces matériels de travail qui ne coûtent que 200 Millions de Francs CFA est nécessaire en laboratoire pour lancer l’année académique  ! Quand on sait qu’à côté de cette broutille, le trésor public ivoirien a dégagé 200 Milliards de Francs CFA pour réhabiliter et régler tous les problèmes des Universités, on ne peut que s’arracher les cheveux  ! Cette somme destinée à la réfection des Universités, tombée dans les mains de la paire mafieuse SIDI Kagnassi-CISSE Ibrahim Bacongo a été purement et simplement détournée au profit d’ADO. Quelle consolidation de la stabilité politique peut-il y avoir quand des étudiants, par le fait du régime, perdent leur avenir vont grossir les rangs des désœuvrés et des désespérés ?  Nicolas Sarkozy sait-il qu’ADO a choisi son opposant, en la personne du prisonnier Pascal Affi N’Guessan ? Que celui-ci n’est ni représentatif de son parti politique d’origine (FPI) avec quoi il est en rupture de ban, ni des autres partis d’opposition du paysage politique ivoirien encore moins, de la société civile ? Face à une telle arrogance et un tel mépris souverain qu’Alassane Dramane Ouattara témoigne à tous ceux qui ne réfléchissent pas comme lui dans notre pays, par quels mécanismes doit-on convaincre l’opposition de reprendre toute sa place dans la vie politique et citoyenne de Côte d’Ivoire  ? La Côte d’Ivoire a besoin de l’opposition comme composante indispensable de la nation et que sa voix est indispensable pour faire vivre le débat politique. Certes mais ADO parvenu sur le tard, à la tête d’une moisson heureuse dont il n’a jamais su par quoi et comment les fondamentaux ont été défrichés, sarclés et entretenus pour en arriver-là peut-il intégrer une telle logique cardinale dans une vie démocratique moderne ?

Nicolas Sarkozy sait-il que la dette intérieure augmente, que les endettements auprès des bailleurs internationaux crèvent le plafond et qu’un Ivoirien sur deux s’offre deux repas par jour ?
Nicolas Sarkozy sait-il que les libertés individuelles et collectives sont confisquées, que la coalition RHDP est en pleine implosion du fait du déficit de légitimité, de l’impopularité de la politique et de la mauvaise gouvernance d’ADO ?
Nicolas Sarkozy sait-il que de nombreux Ivoiriens sont en exil, d’autres en prison sans jugement et d’autres encore ont leurs avoirs gelés, juste pour les museler et museler l’expression libre d’opinions et d’actions sur la vie de la Nation ?
Nicolas Sarkozy sait-il que la loi sur la libéralisation des média n’a jamais été mise en œuvre en Côte d’Ivoire, et que la seule Télévision publique (RTI) est monopolisée pour les louanges d’ADO au mépris des questions vitales pour la Nation ? A preuve, pendant que les assassins hébergés et nourris en Côte d’Ivoire massacraient à Grand-Bassam, la RTI diffusait un match de football pour empêcher les Ivoiriens d’être informer en vue de prendre des dispositions de sécurité!  Quelle légèreté dans la politique de communication! En pareille situation, c’est toute la chaine de commandement qu’il faut démettre. Le ministre de la communication n’était-elle pas sur le sol ivoirien, s’est-elle souciée de savoir si la RTI était connectée sur Grand-Bassam ? On me dira que le DG était hors du pays, mais où met-on l’importance de l’autoroute de l’information et la mondialisation dont l’épine dorsale est la communication ? Le pauvre directeur de l’information avait-il droit à l’initiative dans cette jungle qu’est la RTI où le plus fort broie les brindilles ? C’est dégueulasse tout ça ! Par ses propos et gesticulations, NICOLAS SARKOZY n’est qu’Un esprit agité-Une âme errante-Une bouche en embardée- et Une main bouchère  !


Nicolas Sarkozy sait-il que le procès qui se déroule à l’Haye est dans un total cul de sac parce qu’il ne reflète pas la vérité des faits; et que c’est lui et son compère Alassane Dramane Ouattara qui devraient y être pour servir la bonne cause du Droit ? De ce procès, doit-on comprendre que les grandes puissances, la France et l’ONU en tête, sont à la remorque du diktat de Nicolas Sarkozy et suivent le tissu de mensonges d’Alassane Dramane Ouattara via sa justice des vainqueurs ? Seul le rapport de la CDVR reste l’esprit, la lettre et la clé d’un procès équitable qui peut sortit la CPI de ses errements. La CDVR, dans sa mission de trois ans a fait le tour du pays, elle a rencontré toutes les parties prenantes, les victimes, les bourreaux, les acteurs et exécutants des crimes, elle a filmé les atrocités, elle a faits des audiences bien documentées. De ce fait, son rapport est absolument l’instruction et le support fiables pour connaitre des crises ivoiriennes en matière de justice saine et équitables. Les fervents orfèvres qui ont fait les travaux de la CDVR sont des contemporains encore vivants, prêts pour le service, pourquoi continuer de s’empêtrer dans un procès alambiqué, fut-il de la CPI ? Remettre le Rapport de la CDVR au menu du jugement à la CPI est la seule voie réfléchie qu’il faut emprunter  si l’on veut d’une réconciliation vraie en Côte d’Ivoire ! Non la voie du salut de notre pays n’est pas ADO, il est le Plus Grand Commun Diviseur de notre pays, il est le cancer de notre Nation. D’ailleurs des Ivoiriens étaient indifférents face au folklore de Grand-Bassam, le 13 mars 2016, parce qu’Alassane Dramane Ouattara, dans sa soif illimitée de braquer la Côte d’Ivoire leur a fait voir pires atrocités que cela depuis 1999.

Nicolas Sarkozy sait-il qu’en larguant ses bombes sur la Libye et sur son rival sexuel Mouammar Kadhafi, ce sont de nombreuses populations libyennes qui ont cessé de se nourrir, d’aller à l’école, de travailler, de se soigner, de boire de l’eau et de vivre ; et que du vivant de Kadhafi tout y allait à merveille ?  Est-ce de la faute à Kadhafi si ta sulfureuse femme aux cuisses légères s’est entichée du guide libyen ? Cela ne figurait-il pas aussi les conditionnalités du financement de ta campagne présidentielle par le pauvre Mouammar Kadhafi ? Nicolas Sarkozy refuse le départ immédiat de Bachar El Assad  et qu’il ne peut avoir de solution en Syrie sans la Russie puis, la clé du problème migratoire se trouve dans la stabilité de la Syrie. Et pourtant Sarkozy, en ramenant des questions d’enjeux hautement importantes du monde à ses problèmes de bas de ceinture, apparait être un terroriste et une misère morale qui  rabaisse la grande France du général Charles De Gaulle.
Ne sait-il pas que son assassinat perpétré sur Mouammar Kadhafi et le no man’s land qu’est devenu la Libye est la cause principale de la crise migratoire, du djihadisme et du terrorisme  ? Nicolas Sarkozy sait-il qu’en bombardant le palais présidentiel de Côte d’Ivoire, ce n’est pas Laurent Gbagbo qu’il a visé, mais que c’est l’âme de notre pays qu’il a détruite  et qu’il doit en porter toute la responsabilité devant l’histoire où il ne rentrera jamais ? Dans sa débilité, Nicolas Sarkozy prétend se comparer à Barak Obama qui ne serait pas un homme d’actions. Barak Obama rentre dan l’histoire par la grande porte en allant réparer des torts commis à Cuba avant sa naissance. Barak Obama a 55 ans et les faits pour lesquels il s’est déplacé totalement (avec épouse et enfants) et une forte délégation d’hommes d’Affaires américains remontent à 88 ans. Il rentre grandement dans l’histoire mondiale en Allant en Argentine, après 40 ans, en tant que Président des Etats Unis d’Amérique Barak Obama n’y va pas en cannibale ou en pensionnaire pyromane pour toucher sa paye sur les cadavres de la guerre de son Poulin Raoul Castro. Or, lui Sarkozy, vient en Côte d’Ivoire pour se faire payer les honoraires saignants après avoir bombardé la Côte d’Ivoire et ses habitants pour installer le terroriste ADO au pouvoir. Non à mon sens,   la paix n'est possible entre les hommes que dans la mesure où, il y a des hommes de paix, des artisans de paix. La paix n'est pas donnée comme par enchantement. Elle se construit, non pas en se contentant de dire de façon obscène et tronquée à la sarkozienne "faisons la paix", mais en vivant ensemble des actions communes qui permettent aux personnes de trouver une harmonie.  De ce point de vue, Nicolas Sarkozy et son alter égo ADO ne sont pas des modèles achevés, ils sont des terroristes qui ne méritent que la prison à vie pour sauver l’humanité.

En Côte d’Ivoire, ADO soumet les citoyens par la force de ses appareils répressifs (Radio/télé, coupures d’eau et d’électricité, CCDO, Rebelles, Microbes, Justice à la solde, Prisons, Tribalisme, exclusion, ostracisme,…)  pour conserver son pouvoir. Une conservation juste pour défendre  ses intérêts et ceux des siens. Cela est une chose de moindre importance que de pouvoir contenir, limiter, et contrôler la violence sur les populations en général et sur une vraie opposition en particulier. Ces entités sont les vraies détentrices de l’animation de la vie de l’Etat. Alassane Dramane Ouattara sera-t-il fier de s’asseoir aux côtés de Patrice Talon, président élu du Bénin  et de Lionel Zinsou qui même vaincu a su sortir dans l’honneur. Et ensemble, par leur élégance démocratique, ont su préserver leurs populations de toute aventure meurtrière ? Il y a lieu de souligner que le citoyen, quelles que soient ses prises de positions, ne doit pas être toujours victime d'une violence dite  légitime  qui remettrait perpétuellement en cause la paix civile. La violence doit être, de ce fait, limitable et contrôlable pour ne pas se dérober des limites de la réprobation morale; sans quoi, elle est condamnable du point de vue de la raison morale. Avec Alassane Dramane Ouattara à la tête de la Côte d’Ivoire, jamais ce pays n’a jamais été autant divisé. Concernant les attaques de Bassam, faut-il parler d’agresseurs ou d’assaillants au lieu de terroristes ? Qui et que viseraient ces terroristes s’ils en avaient été ?
Le vendredi 21 mars 2016, le couple Ouattara a offert un Gala dînatoire luxueux et de haut prestige comprenant près de 1000 estivants avec de nombreux Occidentaux. Le lendemain 22 mars 2016, le même couple a offert un festin jouissif et licencieux sur la station balnéaire d’Assinie, non loin de Grand-Bassam avec presque le même nombre et la même qualité de convives. Ces deux événements festifs n’étaient-ils pas de meilleures cibles d’attaques terroristes que les pauvres familles qui sont juste allées se baigner sur la plage ? Une simple question !  Si Nicolas Sarkozy et ADO pouvaient méditer ce que René Descartes faisait dire à des invalides de guerres  que celui qui voit comme nous sommes faits et pense que la guerre est belle, ou qu'elle vaut mieux que la paix, est estropié de cervelle. Cette paire nuisible est estropiée de cervelle parce qu’elle a toujours pensé que le terrorisme est beau parce qu’il les nourrit mieux que la stabilité politique et sociale dans un pays.


                                                                                                                                Clément Bley Douley
civox

01:20 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Gd-bassam : Les fleurs de Sarko sont périssables

12920496_1056025071103562_8210450208465628164_n

Deux semaines après l’attentat de Grand-Bassam, un reporter de l’agence Alerte Info a fait un tours sur la plage. Avant son reportage complet, un petit avant-goût en deux phrases qui démontrent de la psychose créée par l’attaque. L’état de la fleur de monsieur Sarkozy est tout simplement anecdotique.

« La psychose liée aux attaques djihadistes est réelle. Une vue de la plage de Bassam désespérément déserte ce samedi. »
« De toutes les gerbes de fleurs déposées à Bassam, bizarrement c’est celle de Nicolas Sarkozy qui a fané. »
S.A. Koffi, connectionivoirienne

00:52 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |