Shlomit
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22/03/2016

la nausée, version 2016

Les journaux ivoiriens ont relevé quelques phrases égrainées par Nicolas Sarkozy lors de son passage express en Côte d'Ivoire. Je viens de les relire, et j'en ai la nausée.
En 2010, en Côte d'Ivoire,
« la France n'avait pas de candidat. C'est à la demande des nations unies que la France est intervenues pour détruire les armes » (...) « la France n'a pas vocation à s'ingérer dans les affaires intérieures des autres » (...)D'ailleurs il pense que la côte d'ivoire a été attaquée parce que c'est un symbole de démocratie et de développement. (...) « c'est le succès de l'Afrique qui fera reculer le cancer djihadiste ». « l'Afrique et l'Europe vont relever ce défi ensemble » (...)
Celui qui en mars/avril 2011a fait bombarder l'usine de la Sotra, pour obliger la Côte d'Ivoire d'importer ses bus ose dire à Abidjan: « ça ne suffit pas d'avoir 8 à 10 % de taux de croissance, mais il faut faire en sorte que le développement soit moins dépendant de l'exportation »
Quelques petites perles encore,
de quoi vous donner la nausée, tellement c'est abject :« il faut tourner la page du compassionnel pour aller vers d'autres stratégies. Nous devons changer d'ambition et de stratégie. Le secteur privé doit générer des emplois (…) je souhaite que la politique française en Afrique soit le développement » (...) « nous, la France, nous avons fait de grandes choses, mais nous avons commis des erreurs. Le passé, c'est du passé. Ce qui compte, c'est l'avenir »

Et pourtant, je devrais me réjouir, parce que depuis ce matin, Nicolas Sarkozy, alias Paul Bismuth est de nouveau replongé dans une affaire qui risque de mettre à mal son avenir politique. En effet,
a Cour de cassation ce mardi a validé les écoutes de Nicolas Sarkozy en marge de l'affaire Bettencourt.  il est de nouveau redevenu justiciable.
Cet homme est d'un cynisme effrayant. Comme beaucoup d'hommes politiques, il est avocat d'affaire, il sait bien comment contourner la justice et gagner du temps en ralentissant les procédures. Dans notre monde corrompu, il est presque impératif que  les hommes politiques pour percer et s'imposer soient avocats. Ils pourront etre encore plus retord que les retords qui les ennuient!
« Nous, la France, nous avons fait de grandes choses, mais nous avons commis des erreurs. Le passé, c'est du passé. Ce qui compte, c'est l'avenir ».
Les victimes passées, présentes et à l'avenir compromis en Côte d'Ivoire seront heureuses de ce "nous la France" qui avons juste commis des erreurs, pas ds fautes, pas des crimes. C'est "nous, les Français", pas lui tout seul ! Comme s'il s'était soucié d'expliquer à ses concitoyens les vrais enjeux de la Françafrique et de l'assassinat de Khadhafi! Que nenni, à part son discours sur les méchants dictateurs qui s'accrochent à leur siège, qu'il faut éradiquer afin de voler
à coup de bombes au secours de leurs citoyens. Mais ne nous attardons pas sur les 200 victimes jamais retrouvées du chef libyen, qu'il a bien vengées par en offrant à Moloch deux cent mille victimes. Avec lui "tournons la page du compassionnel ". Parce que Sarkozy aime tourner les pages. Il marche sur des ruines fumantes, sans état d'âme, croyant que d'elles sortiront des royaumes émergements où la justice de la CPI fleurira comme un jardin d'Eden Encore un de ces "grands du monde" à l'humanité rétrécie, qui ne sent même plus son cœur battre au dedans de lui, tellement il est pétrifié.
Quelques heures après les attentats de Bruxelles , il écrivait  "Face à l’effroi des attentats terroristes meurtriers qui viennent de frapper la Belgique, sa capitale et le peuple belge, je veux exprimer ma solidarité et rappeler tout mon soutien aux autorités gouvernementales belges qui font face à une attaque coordonnée d’une grande ampleur.
Mes pensées vont aux victimes, à leurs proches et à leurs familles.
Après la France, la Belgique est directement ciblée. Nos démocraties doivent faire face à une menace intérieure et extérieure qui n’a jamais été si élevée. Dans ces circonstances tragiques, nos dispositifs de sécurité doivent être adaptés et nos partenariats de renseignement renforcés. C’est un impératif absolu. -NS "

Cet impératif de l'actualité vient à point nommé pour appliquer une voile d'ombre sur son passé de délinquant en col blanc avéré. Grâce à la tragédie belge, il ne fera pas la une du journal télévisé.
Pour finir, je vous avouerai que j'ai un gros problème avec sa signature "NS". Dans le catholicisme, ce sigle bien souvent, -et c'est comme cela que je le lis à chaque fois que je le rencontre-, désigne "Notre Seigneur" Cette appellation accolée au nom de cet ancien président, m'insupporte au plus haut point. C'est subjectif, me direz vous; moi je ne peux m'y soustraire. Mon livre de chevet a été pendant de longues années "l'Imitation de Jésus-Christ", ce petit chef d’œuvre de piété du Moyen age où justement NS est à l'honneur, le vrai, le droit, le juste, le compatissant, le dévoué, l'ami, le consolateur. Pas celui qui a repris les même initiales et qui ressemble d'avantage à son sosie d'en bas, sa copie, version dévoyée, celle du mal, de celui qui divise, déchire, celui qui semble avoir définitivement accroché son âme au vestiaire.
Mais il est vrai que Seigneur et Satan commencent aussi par la même lettre.
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Shlomit

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Le grand déballage de Sarkozy

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l'image d'origine
Nicolas Sarkozy, de passage en Côte d'Ivoire suite à l'attaque terroriste à Grand-Bassam, a rencontré les étudiants de l'Université Félix Houphouet-Boigny. Sans langue de bois, l'ancien président français a fait de grands déballages sur plusieurs sujets dont l'intervention de son pays dans la crise post-élctorale de 2010.


De passage à Abidjan où il séjourne depuis jeudi pour apporter sa compassion à la cote d'ivoire frappée par une attaque terroriste dimanche dernier, l'ex-président français était face aux étudiants de l'université Félix Houphouët-Boigny d'Abidjan, hier au campus de Cocody. Nicolas Sarkozy y a animé une conférence qui a pris toutes les allures d'un cour magistrale à l’amphithéâtre du district bondé de monde. Le prédécesseur de François Hollande à l'Élysée a profité de cette tribune pour se prononcer sur plusieurs sujets dont l'intervention française, en 2010, dans la crise post-électorale en côte d'ivoire. Nicolas Sarkozy, qui présidait encore aux destinées de la France au moment où ces événements ont eu lieu, a donné des explications sur cette intervention de son pays.

Selon l'ancien président français, à l'issue du scrutin de 2010, la Cedeao, l'union africaine, et nations unies étaient tous d'accord avec les résultats proclamés par la commission électorale indépendante (Cei). Lesquels résultats donnaient perdant le président sortant Laurent Gbagbo. « la France n'avait pas de candidat. C'est à la demande des nations unies que la France est intervenues pour détruire les armes », a fait noter Nicolas Sarkozy.

L'ancien locataire de l'Élysée, pour qui l'Afrique n'aspire pas moins à la démocratie que les autres continents, a même préconisé que tous les accords de défense entre la France et la côte d'ivoire soient rendues publics. Car, précise-t-il, « il n'y a rien à cacher ». « la France n'a pas vocation à s'ingérer dans les affaires intérieures des autres », ajoutera l'actuel président de la coalition ''les républicains'', opposition en France.

A propos de l'objet de sa présence en cote d'ivoire, à savoir l'attaque terroriste perpétrée à Grand-Bassam, le 13 mars dernier, l’hôte de la ministre de l'enseignement supérieur et présidente de l'université fhb, Bakayoko-Ly Ramata, l'a attribuée à des « lâches ». Les mêmes qui, selon lui, ont frappé aux États-Unis, en France, en Tunisie, au Mali et au Burkina Faso. « ils ont rabaissé leur religion », a lâché Nicolas Sarkozy, qui pense que la côte d'ivoire a été attaquée parce que c'est un symbole de démocratie et de développement.

L'ex-président français rappelle que pendant 10 ans, il y a eu la guerre en côte d'ivoire. Mais, relève-t-il, cela n'a pas eu d'impact sur la cohabitation entre les chrétiens et les musulmans dans le pays. Il souligne, en ce qui concerne les attaques djihadistes que nul n'est à l'abri. « nous avons le même ennemi, c'est le terrorisme et le djihadisme. Ils ont déclaré la guerre. Cette guerre, nous ne l'avons pas choisie, mais nous devons la gagner. Je trouve que l’ensemble des démocraties du monde ne combat pas avec assez de fermeté la barbarie du terrorisme. La seule issue possible, c'est de vaincre la barbarie des djihadistes ».

Dans ce combat, l'ancien président Français reste, certes, convaincu que l'emploi de la force est indispensable, mais pour lui, « c'est le succès de l'Afrique qui fera reculer le cancer djihadiste ». « l'Afrique et l'Europe vont relever ce défi ensemble », promet l'opposant qui aspire encore à diriger la France pour les échéances à venir.

Ce qui compte, c'est l'avenir

Nicolas Sarkozy ne s'attardera pas seulement sur le passé, mais, il va axer un pan entier de son discours sur les défis à relever pour l'avenir. A propos, l'ex-président Français a donné des leçons sur la problématique de la réconciliation en côte d'ivoire. Pour que cette réconciliation devienne une réalité, il préconise qu'on redonne toute sa place à l'opposition dans le débat politique.« il faut convaincre l’opposition de reprendre toute sa place dans la vie politique et citoyenne de la côte d’ivoire. La côte d’ivoire a besoin de l’opposition comme composante indispensable de la nation, et le pays a besoin de sa voix pour faire vivre le débat politique», a indiqué l’hôte de marque de l'université FHB de Cocody, qui a abordé en deuxième lieu des défis à relever concernant la question sécuritaire.

Sur ce sujet, le président Sarkozy a insisté sur la réussite du désarmement des ex-combattants, ndlr. Car, a-t-il prévenu, « quand le programme Ddr (désarmement, démobilisation et réinsertion des ex-combattants) ne marche pas, le pays replonge dans le chaos ». Abordant le challenge du développement économique, le président de ''les républicains'' met en garde contre les mirages des chiffres de croissance avancés par la côte d'ivoire. « ça ne suffit pas d'avoir 8 à 10 % de taux de croissance, mais il faut faire en sorte que le développement soit moins dépendant de l'exportation », suggère l'ex-président de la République Française.

Nicolas Sarkozy fait du développement de l'Afrique une priorité dans sa vision. Pour lui, la lutte contre la pauvreté doit être le véritable défi pour résorber les phénomènes d'immigration illégale et autres djihadisme qui prospèrent dans le monde. Aussi, souhaite-t-il que les relations entre la France et l'Afrique s'inscrivent dans cette dynamique. « il faut tourner la page du compassionnel pour aller vers d'autres stratégies. Nous devons changer d'ambition et de stratégie. Le secteur privé doit générer des emplois (…) je souhaite que la politique française en Afrique soit le développement», dira l'orateur, qui met l'accent sur l'industrialisation pour générer une véritable croissance sur le continent noir.

Tout en traduisant son amour pour ce continent, l'ancien patron de l'Élysée fait une sorte de méa-culpa sur le passé. « nous, la France, nous avons fait de grandes choses, mais nous avons commis des erreurs. Le passé, c'est du passé. Ce qui compte, c'est l'avenir ». Dans cet avenir, M. Sarkozy voit une Afrique digne et respectable tenant sa place aux cotés des autres continent. Car, signe-t-il, « il est inacceptable qu'il n'y ait pas un seul pays africain parmi les membres permanents des nations unies ».

Félix D.BONY, Linfodrome

18:58 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

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