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19/03/2016

Conférence de Bensouda à Accra

RÉACTIONS DES IVOIRIENS SUITE À LA REPONSE DE BENSOUDA
Comme promis, hier, après la réponse de Bensouda (déjà publiée), les réactions n'ont pas tardé. Hormis la mienne (publié hier), il y a eu plusieurs autres que je vous résume plus bas.
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Ministre Katinan Kone (porte parole du Président Laurent GBAGBO) : Madame la procureure, depuis 5 ans, vous poursuivez le président Laurent Gbagbo et ses proches, tout en oubliant volontairement ceux qui ont commis de nombreux crimes et autres actes inhumains depuis 2002 et que vous connaissez très bien. N'est-ce pas de l'injustice cela, n'est-ce pas faire la politique ? Assurément que oui, c'est pourquoi nous avons des doutes légitimes sur votre partialité et nous croyons que la CPI a été actionnée pour punir un dirigeant libre et atypique. Mesdames et messieurs, ne pouvant pas avoir assez de temps de parole pour vous expliquer la crise ivoirienne dans les détails, j'ai mis un résumé sur les documents qui sont en train de vous être distribué. Toutefois, je poursuis pour dire que face à cette partialité de la CPI, le peuple africain doit davantage être solidaire de ses dirigeants en soutenant l'initiative de retrait pur et simple des pays africains de cette cour. Pour finir, sachez madame que, sans défier qui que ce soit, le président Laurent GBAGBO est prêt à tout pour que la vérité soit dite et que son innocence soit démontrée devant la face du monde afin de rentrer libre dans son pays et aider à panser les plaies béantes du peuple ouvertes par allassane ouattara et ses soutiens. Je vous remercie.

Askène Cissé (Représentant de la COPIE) : À l'ouverture du procès de Laurent GBAGBO, madame le procureur a dit que le procès n'était pas politique et qu'on n'était pas là pour décider de qui avaient gagné les élections de 2010, et elle vient encore de le répéter. Mais pendant ce temps, nous observons que son substitut, Mc Donald, qui l'a remplacée au prétoire pendant quelle tourne pour faire de simples conférences, fonde toute son argumentation sur le débat politique qui a émaillé la crise postélectorale. Alors, dans une telle dynamique, peut-on objectivement dissocier l'aspect politique de la crise ivoirienne des discussions qui se passent en ce moment à la CPI ? Madame, si on veut permettre au juge de decider valablement et si la CPI veut sauver sa crédibilité fortement entachée, nous devons chercher à savoir qui a gagné les élections présidentielles ivoiriennes de 2010.

Professeur Tanoh_Félix‬ (Militant du FPI et expert en droit ) : Madame la procureure, nous voulons la justice, les Ivoiriens veulent la justice, mais nous voulons la vraie justice qui panse les plaies et apaise les coeurs, ce qu'est loin de faire la CPI, c'est pourquoi elle est aujourd’hui l'objet de rejet massif. Madame, la Côte d’Ivoire souffre de l'injustice de la CPI. Nous étions en Côte d’Ivoire pendant les évènements, nous les avons vécus en direct, je suis moi-même acteur, mais aussi professeur agrégé de droit, et je sais donc de quoi je parle. C'est pourquoi j'affirme ici qu'il est injuste que le président Laurent GBAGBO et ses proches soient en prison à la CPI et en Côte d'Ivoire pendant qu'allassane ouattara et les siens sont libres, sans même une petite convocation de votre cour. Mme la procureure, le néo-colonialisme existe encore, sinon la France, le pays colonisateur, n'allait plus avoir l'initiative de résolutions de plusieurs pays africains dont la Côte d'Ivoire, à l'ONU. Si le néo-colonialisme n'existait pas, le CFA, la monnaie de plusieurs pays africains n'allait plus être etablit en France et leurs revenus bloqués dans ce pays. Si le néo-colonialisme n'existait pas, le président Kadhafi n'allait pas être assassiné et traîné publiquement comme il l'a été sans que les auteurs occidentaux ne soient sanctionnés. Alors vous voyez bien que le neo-colonialisme existe bel et bien, et la CPI est un de ses bras séculiers, son bras de répression juridique. C'est pourquoi j'encourage vivement les pays africains à quitter cette cours néo-coloniale.

NB‬ : Camarades, après toutes nos interventions, y compris celles dautres intervenants Ghannéens et étrangers qui ont pris fait et cause pour GBAGBO, bensouda a compris quelle ne devait pas aller plus loin dans les débats, cest sans doute la raison pour laquelle elle n'est plus revenue dans la salle après la 2ème pause. Comment pouvait-il en être autrement à la suite des vérités résumées ici, sans oublier que le docteur Gnaka était lui-même paneliste et à cassé la baraque avec une verve qui a convaincu ses collègues. Croyez-moi camarades, la conférence a été mise sous coupe réglée par les Ivoiriens. Bravo à tous.
Kakry Khaza

01:48 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Commentaires

Bonjour,
Où est-elle la réponse de Tatou BENSOUDA ?
Merci de la réponse.

Écrit par : N'guessan Pierre | 19/03/2016

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