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17/03/2016

Contre-interrogatoire de Sam l'Africain du mercredi 16 mars 2016.

RÉSUMÉ DE LA PARTIE QUE J'AI SUIVIE :
Des questions très très techniques, mettant à nu le manque de crédibilité dd l'homme Sam l'Africain, ont été posées, telles, ce que recouvre ses propres déclarations relatives à ce qui se préparait au Nord, et rapport auquel, il avait suggéré, selon lui, la démission de Gbagbo à Tagro ?
Il a vu le feu dedans, mais l'avocat a voulu mettre à nu ses mensonges grossiers et grotesques relatifs à la non planification des massacres par qui que ce soit.
Lorsqu'on, lui demande de citer et d'indiquer géographiquement, les villes que les rebelles mettaient, selon lui, sous leur escarcelle, avec autant de facilité, pour descendre sur Abidjan, l'homme ne verra pas que la défense, de façon, tres très feinte, a démontré que des choses étaient bien planifiées depuis le Nord par Ouattara, contrairement à ce que ce Sam s'ingéniait à faire croire, hier.
Et vlan ! L'homme, totalement désarticulé, a fini par cracher le morceau : "Ce sont les forces rebelles nommées par Ouattara, et marquées dans les villes du Nord qui descendaient sur le Sud", semant la désolation à Duekoué-carrefour (1.000 morts en une seule journée).....etc.
Plus grave, la Cour est parvenu au triste constat qu'en ne parlant que de choses dont il avait généralement entendu parler, l'homme Sam manque cruellement de crédibilité.
C'est au regard de tout ça, surtout des spécialistes du questionnement que je mets ma seule main au feu pour dire que 1.000 000 de témoins à charges soient déversés devant cette Cour, vous serez témoins qu'ils repartiront, dans le meilleur des cas (puisqu'on peut être arrêté pour faux témoignage sur place), totalement humiliés a la face de ce bas monde, complètement décousus.
Dans ce type d'affaires, de connaissance publique, avec une floraison de preuves plurielles et authentiques, celui qui s'y jette, dans le seul but de mentir, le fera à son seul péril.
Et sur ça, je suis serein. Le procès est politique. Que les politiques ouvrent donc les prisons pour laisser sortir les innocents. Car, quelles que soient les gymnastiques, aucune charge, du point de vue du droit, ne sortira de là, contre Gbagbo et Blé Goudé.
Suivons attentivement ce : RELEVÉ PARTIEL D'AUDIENCE
Tchedjougou Ouattara


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Nous sommes sur le bombardement du Palais Présidentiel.
Sam l'Africain : Oui, le palais Présidentiel a été bombardé sur ordre de Sarkozy, avec plus de 80 morts, dont des civils, et le porte-parole des Militaires, Bably Gohourou.
Me Altit : Vous aviez parlé des choses qui se préparaient au Nord du pays contre le Président Gbagbo, et pour lesquelles vous aviez suggéré la démission du Président Gbagbo, cela veut dire quoi ? Qu'est-ce qui se préparait là-bas ?
Sam l'Africain : Oui, jai dit que les choses étaient telles que, au nord du pays, pour les hommes armés qu'avait nommés le Président Ouattara, il s'agissait de descendre sur le pays.
Car, après la rencontre d'Addis-Abeba où Affi représentait le Président Gbagbo, l'Union Africaine avait décidé le partage du pouvoir à raison de 15 ministres pour chaque camp. Mais, le Président Gbagbo ne semble pas avoir donné une suite favorable.
Me Altit : Vous avez dit que les gens se préparaient partout dans le Nord. C'est qui les "gens" ?
Sam l'Africain : Les "gens", ce sont les forces républicaines de Ouattara.
Me Altit : Vous avez dit qu'ils se préparaient. Comment se préparaient-ils dans le Nord ?
Sam l'Africain. : C'était pour déloger militairement le Président Gbagbo.
Me Altit : Quels étaient ceux qui se battaient ?
Sam l'Africain : C'étaient les hommes armés de Ouattara qui combattaient les forces légales. Mais, les forces régulières avaient été mises très rapidement en difficulté, au point que les forces régulières ont replié sur Abidjan.
Le procureur intervient pour dire que Sam l'Africain n'est pas le témoin indiqué pour temoinger sur les questions sécuritaires, d'autant qu'il , était pas sur, le théâtre des hostilités.
Le Président observe que dans son questionnement, la défense semble ratisser large. Or, elle doit être un plus précise.
Me Altit demande au témoin sur ses sources d'informations sur ce qu'il raconte ?
Sam l'Africain : Nous étions au cœur du débat. Nous avions toutes les informations.
Me Altit : Je vous demande la source précise de cos informations. Comment saviez-vous que telle ville ou telle autre a été prise par les rebelles.
Me Altit : Pouvez-vous nous situer la situation géographique des villes que les rebelles prenaient coup sur coup ?
Sam l'Africain : Les villes prises coup sur coup par les rebelles pour descendre vers le sud, étaient du Nord de la Côte d'Ivoire.
Me Altit : Vous aviez dit que vous vouliez dire la vérité ici. Rien que la vérité. C'est pourquoi vous êtes là. Vouliez-vous dire que c'est parce que
le Président Gbagbo a connu une issue violente, du fait de la France et de la communauté internationale ?

Sam de l'Africain : J'ai dit que c'est parce que le Président Laurent Gbagbo a voulu résister à la décision de la Communauté internationale d'installer Ouattara que la, guerre est survenue de façon violente.
Le procureur s'insurge contre cette façon d'interroger le témoin sur son point de vue, alors qu'il est là pour donner le témoignage de ce qu'il a su et vécu.
Le témoin doit parler de ce qui intéresse le procès, et non donner son avis sur des questions hors de sa compétence, poursuit le Procureur.
Pour lui, le procès n'est pas celui de la France, ni de l'Union Européenne, moins de l'Onu.
Me Altit reprend la parole pour relever que le rôle politique et militaire de la France dans ce qui s'est passé en Cote d'ivoire, relève d'un secret de polichinelle.
Dès lors, pour Me Altit, la défense a le devoir de creuser pour révéler la vérité qu'on a voulu cacher jusque là.
Le Président de la Cour intervient pour dire que des témoins sachant sur les questions militaires, viendront se prononcer sur ces choses militaires.
Aussi demande t-il à la défense de poursuivre sur des questions précises dont a eu connaissance le témoin.
Me Altit réagit pour dire que ce témoin ayant soutenu être en contact avec "tout le monde", au point d'avoir été sauvé par les rebelles, il était bien placé pour donner certaines réponses qui éclairent le débat.

Paf ! Paf ! Paf ! Paf ! Paf ! Paf ! Paf !
On vient de couper l'électricité chez moi. Il est 10h 05minutes. Je suis mort. Je ne vais plus aussi déguster ce gros festin. Eh Seigneur ! Informez-moi de la suite ooooh, les combattants. Car, si électricité de chez nous part comme ça, c'est pour, au moins, 48heures.

Je vais donc me préparer à me rendre chez un ami pour espérer finir le Bara là-bas.

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