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08/03/2016

Silence, on assassine l’intelligence!

une contribution du ministre N'Guessan Yao Thomas

2 décembre 2011
Tout ce que le pays a, patiemment, rassemblé pour la formation de sa jeunesse, a été pillé, volé ou saccagé, avec une violence et une haine indescriptibles. Il est vrai que les laboratoires étaient sous-équipés, mais ils fonctionnaient. Les ordinateurs contenaient des données sans prix. Mais la horde de pillards dans le sillage de Ouattara avait pour mission de tout voler et de tout détruire, méthodiquement, car tout cela était programmé. La preuve, c’est que ces actes n’ont jamais été condamnés par les nouvelles Autorités.

Ainsi, le pillage du Centre National de Floristique sonne le glas du plus important herbier d’Afrique, constitué pendant plus de cinquante années de Recherche par le Professeur AKE Assi, et qui représente un trésor inestimable, dont la valeur est reconnue par toutes les universités du monde entier, puisque y figurent plus de 3000 plantes de notre Pays, dont de nombreuses espèces ont maintenant totalement disparu. Plus qu’un patrimoine national, c’était un patrimoine mondial. Par ailleurs, des travaux de Recherches dont beaucoup étaient sur le point d’être publiés ou soutenus, ont été victimes de la furia barbaresque ouattariste. Pourra-t-on jamais les reconstituer un jour? Combien de temps cela prendra t-il? Mesure-t-on la détresse des Chercheurs?

Et pourtant, non seulement la carrière des enseignants, mais aussi et surtout la formation des cadres ainsi que le développement du pays en dépendaient. Et on se permet d’annoncer avec le sourire que l’Université est fermée… Pour combien d’années? C’est proprement désolant et … révoltant!

Tout universitaire, de toutes les universités du monde, comprend et mesure, immédiatement, la catastrophe qui, sur le plan scientifique et intellectuel, s’abat sur notre Pays.

Voilà comment Ouattara, sur ordre de Sarkozy, assassine l'intelligence en Côte d’Ivoire! Même Houphouët-Boigny dont les principaux opposants étaient des universitaires, n’a pas assassiné l’intelligence, source de réels progrès, dans son pays.

Casser des bâtiments ou des monuments, ce n'est rien! Mais, gommer l'élite intellectuelle d'un pays et programmer son non-renouvellement sont des crimes sans nom. La Côte d’Ivoire sera, ainsi, le seul pays du monde où il n’y a aucune université, parce que cela arrange un régime qui veut en profiter pour mieux asseoir sa dictature, pour la plus grande gloire de la France qui voudrait que les Africains soient des éternels assistés aussi bien sur le plan scientifique que technologique.

Silence de l'UNESCO et de toutes les ONG d'ordinaire si fébriles lorsqu'il s'agissait de Gbagbo, leur cible favorite! Et pourtant, sous Gbagbo, aucun universitaire n’a fait l’objet de brimades pour ses idées, aucun journaliste n'a jamais été arrêté pour ses écrits, encore moins emprisonné, alors que, profitant de cette liberté, certains se permettaient même de traiter Gbagbo de Hitler noir. Gbagbo n’a jamais déporté ses opposants. Gbagbo n'a jamais arrêté ni bloqué les comptes d'un seul homme politique opposant ou non, et Ouattara en profitait pour lancer à travers le pays des propos séditieux, sans jamais avoir été inquiété. Mieux, sa pension d’ancien Premier ministre, lui était régulièrement versée, ainsi qu’une dotation de 800 millions de francs CFA par an, pour le RDR, le parti de Ouattara (la même somme qui est allouée au FPI, le parti de Gbagbo). Sous Gbagbo, il n’y avait aucun réfugié politique. Voila maintenant le bourreau Ouattara qui traîne la victime Gbagbo devant le CPI avec la complicité active de la France. Mais s’il y a une justice, c’est Ouattara et sa horde d’assassins Soro y compris, qui vont se retrouver à la CPI, sans cela elle perd toute crédibilité et toute légitimité.
Maintenant que la Côte d'Ivoire est soumise à une des dictatures les plus féroces de la planète, ces ONG sont devenues, subitement, muettes, tétanisées, probablement honteuses de découvrir avec horreur le monstre qu'elles ont contribué à créer. Un peu de courage, Messieurs et Mesdames les humanitaires de tous les pays! Ressaisissez-vous, l'erreur serait de persévérer dans le faux. L'histoire qui finit toujours par découvrir la vérité, eh oui, pourrait ne jamais vous le pardonner.

Professeur N’GUESSAN Yao Thomas
Ministre Délégué à l’Enseignement Supérieur du Gouvernement Aké N’GBO, en exil
mis en ligne par Karine Ballon

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