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03/03/2016

Affi et la démocratie

AFFI NGUESSAN, LE FPI ET LA DEMOCRATIE INTERNE

Un parti politique est caractérisé, entre autres, par la « démocratie interne ». Et, en règle générale, on appelle « démocratie interne » le fonctionnement autonome, l’indépendance des pratiques et des mécanismes qui concernent la vie d’un parti politique. La « démocratie interne » concourt a ce que tout soit fait par les militants et pour les militants, en dehors de tout recours aux instances gouvernementales ou étatiques.

Un parti politique sans « démocratie interne » ne peut participer objectivement, positivement à l’animation du système politique démocratique dans le pays, tout simplement parce qu’il ne rester sa ligne idéologique.

La « démocratie interne » favorise le débat interne, donne une dynamique saine au parti, favorise le climat d’entente et de cohésion interne du parti. Elle limite les frustrations et les conflits internes, dans la mesure où ce ne sont pas les autres (ceux qui ne sont pas membres du parti) qui décident à la place des militants.
La « démocratie interne » peut se mesurer à partir, par exemple, des mécanismes réels de décision, la circulation des informations, la manière dont les avis minoritaires sont traités (acceptés, tolérés ou écrasés)…

En faisant appel au tribunal de première instance d’Abidjan, M. Affi Nguessan Pascal ignorerait-il ce principes élémentaires de la « démocratie interne »? Si oui, alors, son intention, ce faisant, est de détruire le FPI. Que d’illusions ! Qu’Affi s’avise que le FPI, c’est l’expression démocratique des populations de notre pays. Que M. Affi Nguessan Pascal s’avise que le FPI est un parti infrangible.
M. Affi Nguessan Pascal a-t-il conscience d’avoir porté devant les tribunaux un problème qui, selon le principe de la « démocratie interne » devrait être débattu et réglé en interne.

M. Affi Nguessan Pascal a-t-il conscience que, en lieu et place de la voix des militants, il a préféré une décision de justice, en violation flagrante des principes d’autonomie des partis politiques ?

M. Affi Nguessan Pascal a-t-il conscience de s’être disqualifié, du moins d’avoir démontré son incapacité à gérer le FPI, à observer et appliquer les textes fondamentaux du FPI ?

M. Affi Nguessan Pascal peut-il nous dire à quoi servent les structures du FPI, si c’est le tribunal de première instance d’Abidjan qui doit désormais régler les problèmes du FPI, qui doit décider de l’opportunité des candidatures et de la tenue du congrès et des actes des instances du FPI ?
Après plus de 15 années de présidence, il devrait lui-même faire le point et céder sa place à un autre militant, de la même manière que Gbagbo Laurent lui a passé le flambeau, parce qu’on est dans un parti politique et pas dans un royaume. Mais, M. Affi Nguessan Pascal s'entête et s'évertue à vouloir DEMEURER président du FPI après 15 années parce qu’il a dilapidé les fonds du FPI, parce qu’il ne peut justifier son enrichissement personnel, parce qu’il est impliqué dans des affaires plus ou moins ténébreuses. Il s’approprie le FPI avec l’onction des tribunaux ivoiriens, il s’autoproclame dépositaire exclusif du FPI, président à vie, car il se trouve aujourd’hui incapable d’aller à un congrès où il aurait à affronter les militants pour débattre de son mandat, pour faire le bilan de ses 15 années de gestion du FPI et pour le vote du quitus.

Le problème est là. Et pas ailleurs.

Les histoires de contestation de «l’Appel de Mama », du recours à la justice, de décision d’invalidation de la candidature de Gbagbo par le tribunal, de 50 millions etc., tout cela n'est que vents et pipeaux. Il est peut-être en mission pour nous divertir au moment où se tient le procès de Laurent Gbagbo et Blé Goudé a La Haye.
Malheur à ceux et celles qui le suivent et le supportent, et qui, consciemment ou inconsciemment, volontairement ou involontairement le poussent dans le précipice et favorisent son suicide politique. Dommage pour ce monsieur que je ne connais pas et pour qui j’avais pourtant quelque admiration!

M. Affi Nguessan Pascal doit s’aviser que le FPI n'est pas sa plantation, ni un royaume.

M. Affi Nguessan Pascal doit s’aviser qu’il n’est pas indispensable, ni irremplaçable, ni exceptionnel.

M. Affi Nguessan Pascal doit s’aviser que, après 15 années de présidence, il est temps qu’il laisse d'autres faire leur expérience à la tête du FPI.

Sans rancœur, ni rancune.
Léandre Sahiri

00:58 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

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