Shlomit
topblog Ivoire blogs Envoyer ce blog à un ami

17/02/2016

FPI : suite aux insinuations du ministre,Adama Toungara sur le procès de la honte

FRONT POPULAIRE IVOIRIEN
Le Secrétariat Général

Déclaration n°6 suite aux insinuations du ministre
Adama Toungara sur le procès de la honte à la CPI

1. Le Front populaire ivoirien (FPI) constate, de façon récurrente, qu’à défaut de se rendre à la Cour pénale internationale pour dire leur part de vérité, certains hauts responsables du Rassemblement des Républicains (RDR) lancent des accusations sans fondement et avec légèreté contre le Président Gbagbo et son ministre Charge Blé Goudé, actuellement en procès à la Haye. C’est le cas d’Adama Toungara qui s’est récemment fendu, selon ses propos rapportés par la presse nationale et non démentis, dans des déclarations accusant les partisans du Président Laurent Gbagbo « de refuser d’assumer leurs responsabilités » dans la crise postélectorale. Ce ministre d’Alassane Ouattara a notamment clamé : « Les gens font comme si Abobo n’a pas existé».

2. Le FPI se pose un certain nombre de questions : Le ministre en charge du département du Pétrole, Adama Toungara, proche parmi les proches d’Alassane Dramane Ouattara, serait-il prêt à aller témoigner à la Cour pénale internationale (CPI) où Mme Bensouda manque cruellement de témoins crédibles à charges ? Aura-t-il le courage d’user de cette possibilité d’aller dire sa part de vérité dans les violences planifiées et perpétrées contre notre pays par son mentor et son parti ? N’en dirait-il pas alors un peu plus au monde entier au sujet des enquêtes qui piétinent, depuis cinq ans dans les couloirs de la CPI, sur les massacres et les crimes abominables commis par les rebelles à la solde d’Alassane Dramane Ouattara ?

3. Le FPI fait remarquer que si Adama Toungara et tous les pro-Ouattara qui font ces genres d’amalgames avaient tenu le bon raisonnement avant d’en tirer les conséquences, ils auraient intelligemment changé leur obscure façon de voir la réalité.

4. Le FPI dénonce, en effet, depuis le début de la procédure engagée contre le Président Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, un fait scandaleux et inacceptable : Le procureur de la CPI, Mme Fatou Bensouda, en refusant d’enquêter de façon impartiale, en déployant plutôt tous ses efforts pour couvrir les crimes du camp Ouattara dont est issu Toungara, est la première à « faire comme si Abobo n’a pas existé ». Pis, Fatou Bensouda s’emploie à « faire comme si la rébellion armée n’a pas existé » en Côte d’Ivoire ; Elle « fait comme si cette rébellion n’a pas transféré la guerre des zones CNO (occupées par la rébellion armée) à Abobo » ; Elle s’emploie enfin « à faire comme si le Commando invisible à la solde d’Alassane Dramane Ouattara et de son parti, le RDR, n’a pas existé à Abobo », dans ce quartier d’Abidjan.

5. En faisant abstraction de tous crimes horribles avérés dans l’histoire récente de la Côte d’Ivoire, juste pour protéger Ouattara et son camp, Mme Bensouda et les responsables du RDR accréditent les faux témoignages, les documents falsifiés et les accusations biaisées qui ont cours au procès à la CPI. De par leur association pour cacher les crimes plus odieux, le procureur de la CPI et les responsables du RDR ont déjà obligé le président de la chambre jugeant les victimes - le Président Gbagbo et son ministre Blé Goudé qu’ils n’arrivent pas à transformer en bourreaux - à écourter la première phase du procès à cause de leurs grossiers mensonges !

6. Parlant au nom de tous ceux qui raisonnent comme lui autour de Ouattara, Adama Toungara est certes une voix autorisée, mais ici, il se met en difficulté dans un domaine où on ne l’attend pas. Ce ministre chargé de l’Energie et du Pétrole a, en vérité, matière à intervention dans la gestion de son département en déconfiture : Pourquoi la société ‘’LUKOIL’’ de nationalité Russe se retire-t-elle de la Côte d’Ivoire ? Pourquoi l’augmentation clandestine du prix de l’électricité est en passe d’approfondir la situation sociale déjà précaire des ménages ? Pourquoi brade-t-il la société PETROCI, suscitant tant de licenciements collectifs, de cris et de grèves? Voilà autant de sujets qui devaient occuper ce porte-voix de Ouattara à expliquer aux Ivoiriens la gestion scabreuse du secteur d’activité économique qui lui est confié. Croire que parler du procès absout son camp de ses lourdes fautes qui assombrissent davantage le ciel ivoirien, c’est faire fausse route. Parler à contretemps pour plaire à ses commanditaires en difficulté est encore plus grave.

7. De tout ce qui précède, le FPI invite instamment tous ceux qui, dans le camp de Ouattara, ont des choses à dire, à aller déposer aussi à la CPI ! Leurs témoignages permettraient de lever le lourd couvercle qui ferme les horreurs que le procureur de la CPI s’évertue avec tant de mal à cacher pour espérer les protéger ! De faux témoignages de plus, dans le prétoire, venant d’eux, aideraient à mieux mettre en lumière ce qu’ils ne veulent pas que le monde sache. Qu’ils arrêtent donc de faire des déclarations évasives et rendent leurs témoignages à la CPI s’ils en sont convaincus.

Fait à Abidjan, le 17 février 2016

Pour le Front Populaire Ivoirien
Le Secrétaire Général Adjoint,
Porte-parole par intérim
Koné Boubakar

12:38 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Les commentaires sont fermés.