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16/02/2016

“état d’urgence de 40 heures” à Berlin

La visite du Premier ministre israélien en Allemagne provoque un “état d’urgence de 40 heures”

On attend le Messie, ...et c'est Netanyahou qui débarque en Allemagne...Tout ça pour ça ! pauvre Israël! et certainement ce qui va primer, c'est le sort réservé au président syrien Assad dans les jours à venir. Et pour paraphraser le ministre de l'armée Bouggie Yalom, il vaut mieux combattre l'Iran alliée de la Russie que Daesh et l'EI que l'on connait !

Rues bloquées, report d’une première de film, chaos dans la circulation. La visite du Premier ministre Benyamin Netanyahou à Berlin, qui a débuté lundi soir, a semé le désordre dans la capitale allemande, qui accueille actuellement la 66ème édition du prestigieux Festival de Berlin.

Netanyahou, qui rencontrera aujourd'hui la chancelière Angela Merkel dans le cadre des consultations annuelles de gouvernement à gouvernement, a choisi de passer la nuit à l'hôtel Waldorf Astoria, situé dans la partie ouest du centre-ville, provoquant ainsi la fermeture pendant deux jours de l'une des principales intersections de la ville ainsi que l'interruption d'au moins 17 lignes de bus.
La décision a également entraîné des perturbations à la Berlinale: la première du film Maggie's Plan avec l'actrice oscarisée Julianne Moore, qui devait initialement avoir lieu lundi soir au Zoo Palast situé juste en face de l'hôtel Waldorf, aura lieu ailleurs.

La visite du Premier ministre israélien a déclenché le niveau d'alerte le plus élevé, qui est habituellement réservé uniquement aux visites du président américain, du pape et de la reine d'Angleterre. Cela implique des routes bloquées, des tireurs d'élite sur les toits des immeubles, des milliers de policiers et un cortèges d'environ 80 véhicules, comprenant motos et voitures de police.
Jamais auparavant une visite d'Etat a cependant nécessité la fermeture d'un grand carrefour de la circulation. La plupart des responsables d'État en visite à Berlin préfèrent rester à l'Hôtel Intercontinental, situé à proximité, mais dans une rue plus facile à boucler. Ce fut la résidence temporaire du président israélien Reuven Rivlin et du président de la Knesset Yuli Edelstein quand ils ont visité Berlin l'année dernière.

Lors de son dernier voyage en Allemagne fin octobre, Netanyahou a logé à l'hôtel Sheraton, également dans la même zone. Son bureau n'a pas expliqué pourquoi cette fois des dispositions d’hébergement différentes ont été prises.
Le quotidien allemand Tagesspiegel a surnommé les arrangements de sécurité "les 40 heures d'état d'urgence", tandis que la société des transports en commun de Berlin mettait en garde contre "les implications majeures" de la visite du dirigeant israélien.
Les habitants de la ville n'ont pas caché leur ressentiment: "c’est scandaleux!", peut-on lire un talkback de l'article du Tagesspiegel. "Une étourderie tout simplement incroyable... Aucune visite d'Etat justifie de telles restrictions". Un autre intervenant a souligné que "la Berlinale est un événement majeur, la visite Netanyahou ne l’est certainement pas".

Les sixièmes consultations gouvernementales germano-israéliennes devaient initialement avoir lieu début octobre, mais ont été reportées à la dernière minute en raison de l'escalade de la violence en Israël. Netanyahou est accompagné de plusieurs ministres de son cabinet, qui se réuniront avec leurs homologues pour des entretiens concernant la sécurité, l'énergie, la science, la culture, les questions sociales et la santé.
Avant la réunion, la chancelière Merkel a avancé que la politique de colonisation d'Israël et l'accord nucléaire avec l’Iran seront probablement les principaux points de discussion. "Il y a des points sur lesquels nous sommes en désaccord, notamment sur le bien-fondé de l'accord sur le nucléaire iranien", a-t-elle dit dans un podcast vidéo samedi.

"Nous ne nous faisons pas d'illusions en ce qui concerne la question de la politique iranienne", a-t-elle souligné, tout en ajoutant que vu qu’un accord a été conclu, il faut discuter de la surveillance de sa mise en œuvre.
Il y a également des points d'interrogation en ce qui concerne le processus de paix israélo-palestinien, a déclaré Mme Merkel, en mentionnant la construction continue d’implantations et l'absence de progrès vers une solution à deux Etats. "Ces questions doivent être discutées ouvertement," a-t-elle ajouté.
Polina Garaev, correspondante diplomatique d’I24news

17:28 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

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