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02/02/2016

Le général Dogbo blé comparaissait devant la justice dans l'affaire GuéÏ

version AFP, épurée

TribunalAbidjan - Le général Brunot Dogbo Blé, un ex-homme fort du régime de l’ancien président Laurent Gbagbo, a nié lundi devant le tribunal militaire toute implication dans l’assassinat en 2002 du général Robert Guéï, ex-chef de la junte en Côte d’Ivoire.

Dix-neuf personnes, dont le général Dogbo Blé et Anselme Séka Yapo, dit "Séka-Séka", ancien responsable de la sécurité rapprochée de l’ancienne Première dame Simone Gbagbo, sont jugés depuis le 21 janvier à Abidjan. Accusé de complicité, le général Dogbo Blé, un des "prévenus vedettes" du procès, a répété inlassablement: "je n’y étais pas" alors que pas moins de cinq co-accusés ont assuré l’avoir vu à la cathédrale Saint-Paul (qui domine le centre-ville d’Abidjan) où le général Guéï avait été arrêté par des militaires. L’épouse du général putschiste, des membres de sa famille et de sa garde rapprochée ont été tués le même jour.

Agé de 61 ans, Gueï a été tué par balles le 19 septembre 2002, jour d’un coup d’Etat manqué à Abidjan contre Laurent Gbagbo qui avait entraîné la prise de contrôle du nord et de l’ouest du pays par la rébellion. Surnommé "le père Noël en treillis", Guéï avait dirigé la junte après le coup d’État du 24 décembre 1999. Il avait été vaincu par Laurent Gbagbo à la
présidentielle de 2000 et chassé du pouvoir par la rue alors qu’il tentait de s’y maintenir.

Commandant la prestigieuse Garde républicaine, l’unité d’élite chargée de la sécurité présidentielle, le général Dogbo Blé a affirmé à la barre être "un chef de corps et pas un chef de gang". Il a juré ne pas avoir quitté son quartier général de la journée pour diriger "les opérations de sécurisation" alors qu’il y avait encore des "tirs sporadiques".

Il a suscité l’étonnement général en affirmant qu’après avoir appris la mort du général Guéï à la télévision, il en avait été "affligé" et avait regardé une "cassette de (l’humoriste français) Coluche" pour se remonter le moral.

Quant aux cinq prévenus qui le placent sur les lieux, Dogbo Blé a rétorqué: "Ce n’est pas parce qu’il sont nombreux que c’est la vérité". "On aurait pu croire que le général Guéï se serait pendu ou se serait fait hara-kiri, a ironisé Me Guillaume Koffi, avocat de la famille Guéï, Sa défense c’est le +nie-nie+. Il nie tout. Un commandant de la Garde républicaine qui
dit sécuriser (...) et qui se met Coluche".

M. Dogbo Blé a déjà écopé de 15 ans de prison ferme en octobre pour assassinat dans le cadre des violences postélectorales qui ont fait 3000 morts
entre 2010 et 2011, lorsque le président Gbagbo avait refusé de céder le pouvoir à l’issue de la présidentielle de fin 2010.

  AFP abidjan.net
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version Koaci où nous avoyons encore un traitre, colonel grenouille qui se prend pour un boeuf

Mardi 02 Février 2016 – L’atmosphère était un peu tendue ce lundi dans la salle de conférence de l’état major des armées transformé en Tribunal militaire. Il y a eu clash entre le Général Dogbo Blé Bruno et le Commissaire du gouvernement, le Colonel Ange Bernard Kessi.

Le Général n’a pas apprécié le fait que le Colonel ait annoncé en présence de ses avocats qu’il a été déchu de son grade et qu’il ne représentait plus rien dans l’armée ivoirien. Dogbo Blé Bruno l’a signifié au président du Tribunal Dembélé Tahirou qui l’a aussitôt calmé vu que les esprits s’échauffaient.
«Monsieur le président je voudrais respectueusement vous dire, le jeudi 21, le commissaire du gouvernement a dit ici, moi le Général je ne suis rien. Il a dit ça deux fois dans la salle ici. Il a dit ça aux avocats ici. Dogbo n’est rien. J’étais venu lui régler les comptes, c’est à cause de vous que je me suis calmé, » a déclaré le Général. Tout en précisant qu’il est prêt à assumer toutes les conséquences de ce qu’il dit à la barre, le Général a rappelé au Tribunal qu’il était venu rendre la monnaie de la pièce du Colonel. Mais s’il s’abstient c’est par respect pour le président du Tribunal, Dembélé Tahirou.
«C’est à cause de vous je n’ai pas réagi parce que je vous respecte. Sinon, un Colonel ne peut pas dire à un Général qu’il n’est rien. Nous sommes dans l’armée. Et je venais ici pour lui dire que moi Dogbo on ne me dit pas ça, » a-t-il martelé.

Pendant que le Général parlait, le juge lui a posé la question s’il menaçait le Commissaire du gouvernement.
«Non, on ne me dit pas ça, il faut qu’on soit clair. Il est Colonel, je suis Général, il n’a pas le droit de me dire ça.
Sinon honnêtement je n’ai pas été content qu’il m’ait dit ça. Il faut qu’il ait du respect pour moi. Je le respecte. J’ai beaucoup de respect pour lui, » a indiqué Dogbo Blé Bruno.

Malgré l’intervention du juge Dembélé, le Général a fait des révélations sur les relations qu’il entretenait avec le Colonel au moment où il était le Commandant de la Garde républicaine. «Quand j’étais en poste, il venait au Palais présidentiel, il venait dans mon bureau. J’ai gros sur le cœur de ce que le Commissaire du Gouvernement dit sur moi à longueur de journée. Et je dis que je venais ce matin lui rendre la monnaie de sa pièce, » a conclu Dogbo.
Un premier incident avait éclaté entre les avocats de la Défense et le Commissaire du Gouvernement. Le juge avait suspendu l’audience pendant une quinzaine de minutes. La défense reprochait au Commissaire de ne pas respecter leur droit.
Source Koaci.com

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