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Par Nestor Zoé Iné

Un des prévenus dans le procès de l’assassinat de l’ex-chef d’Etat ivoirien, le général Robert Guéi en septembre 2002, Katé Gnatoa, capitaine et chef de sécurité de la résidence présidentielle au moment des faits, a accusé jeudi la direction de la surveillance du territoire de l’avoir obligé à signer un procès-verbal (PV) dont il n’avait pas connaissance du contenu, au tribunal militaire d’Abidjan.

« On m’a sorti de l’hôpital (PISAM) pour aller à la DST avec une sonde dans le ventre et un bras qui pourrissait, quand on m’a dit de signer le PV fait à mon absence si je veux guérir » a raconté M. Katé. « Je ne comprends pas pourquoi je comparais dans le procès de l’assassinat du général Robert Guei alors que j’ai été arrêté pour tentative de coup d’Etat le 08 mars 2012 de retour d’exil », s’est-il interrogé invitant la cour à faire « preuve de justice » pour permettre à « des innocents » de regagner leurs domiciles après « de longs moments de tortures »

Un autre prévenu, le caporal Brou Serge Pacôme présenté par le procureur Dembélé Tahirou comme étant l’un des éléments d’une unité spéciale « Escadron de la mort » a affirmé ne pas reconnaitre les charges retenues contre lui.

Selon le juge cette unité constituée de cinq personnes notamment les prévenus Brou Serge Pacôme, Yapi Agnessan Omer, Fêtai, Kouamé Manezan dit Kofive, et Tyson né Niemké Ekolan Norbert (qui ont également rejeté les faits qui leur sont reprochés) avait à charge d’assassiner le Général Robert Guéi et plusieurs autres personnalités dont l’ex-président Henry Konan Bédié et l’actuel chef d’Etat Alassane Ouattara.

Une vingtaine de personnes sont poursuivies pour assassinat et complicité d’assassinat de Robert Guéi, son épouse et des membres de sa garde rapprochée, le 19 septembre 2002, à l’occasion d’un coup d’Etat manqué qui s’est mué en rébellion armée.

IZO, connectionivoirienne