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20/01/2016

quarante admis dont les noms ont disparus...

Fonction publique :
40 noms disparaissent mystérieusement de la liste des admis à un concours professionnel


Comment 40 noms peuvent disparaître de la liste des admis à un concours de la fonction publique? C’est ce miracle qui s’est opéré au concours professionnel pour l’accès au cycle de formation de professeur de collège bivalent anglais /EPS au titre de l’année 2014. Aujourd’hui ces personnes rayées sans autre forme de procès réclament justice, ou tout le moins des explications. Mais leurs nombreux appels restent vains.

Les faits.

Le 26 mars 2015, Amond Pélagie découvrait son nom suivi de la mention "félicitations vous êtes admise" sur le site de la fonction publique. Après 10 ans de tentatives infructueuses, imaginez sa joie face aux nouvelles perspectives d’avenir qui s’offraient à elle.
Finie l'école primaire et ses nombreuses contraintes. Son rêve de rejoindre l’enseignement secondaire se concrétisait enfin avec en prime la possibilité de valoriser sa licence d'anglais obtenue après tant de sacrifices. Dans un pays gangréné par le chômage, elle n’était pas la seule à faire fi de ses diplômes ou à accepter un travail en dessous de ses compétences pour pouvoir gagner honnêtement son pain quotidien.

Le 29 mai 2015, un communiqué d’admission signé par le Ministre Cissé Ibrahima Bacongo, alors Ministre de la fonction publique et de la réforme administrative, venait officialiser les résultats.

Parents, amis, collègues, ont transmis alors leurs vives félicitations pour cette nouvelle page de son histoire.

Le 18 Juin 2015, les 87 admis se plient aux exigences d’un examen médical. Chacun le passe haut la main et reçoit son certificat d’aptitude. Une promenade de santé.

La catastrophe arrive le 28 Août 2015 quand un arrêté du ministre de la fonction publique, déclare admis 47 personnes au lieu de 87. Où sont passés les 40 noms manquants ? Aucune réponse. Certaines personnes de l’administration sous-estimant l’intelligence de ces « laissé pour compte », veulent leur faire croire que « l’admission » écrite en toute lettre était en fait une « admissibilité ». Quand bien même cela serait vrai, quel critère a alors abouti au choix des 40 parmi les 87 admis comme personnes dignes d’être recalées ?

En Janvier 2016, les 47 rescapés ont démarré la formation. Les 40 dont le nom a été barré sont livrés à eux-mêmes. Ils ne peuvent plus retourner dans leur ancien établissement parce qu’ils ont été remplacés. Ils ne peuvent pas participer à la formation parce qu’ils ont été écartés.

Certes ils continuent de percevoir leur salaire mensuel de fonctionnaire bien qu’ils ne soient affectés à aucun service. Mais jusqu’à quand ? Ces gens ne veulent pas de la charité de l’État. Ils ne veulent pas vivre dans cette inquiétude permanente au sujet du jour où les virements providentiels prendront fin. Ils veulent juste travailler, améliorer leurs conditions de vie, mériter leur salaire.

Ils veulent avoir une réponse à leurs préoccupations. Par quel miracle divin, à l’ère où l’on prêche dans la plupart des chapelles politiques la bonne nouvelle de l’ivoirien nouveau, une admission peut devenir une admissibilité ? Quel avenir l’Etat leur réserve ? Plusieurs tentatives infructueuses ont été faites comme ce courrier adressé à la chancelière pour se faire entendre. Aujourd’hui ils n’ont plus qu’internet pour faire porter leur voix et donner un écho à leur souffrance.

Si vous pouvez les aider, je me ferai un plaisir de vous mettre en contact avec eux.

Photos et commentaires Yehni Djidji

16:56 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

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