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14/01/2016

Les vœux de madame Marie-Odette Lorougnon

MES VOEUX POUR L'ANNÉE 2016
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Femmes de l’Offpi, militants du Front Populaire Ivoirien,
Ivoiriennes, Ivoiriens, Chers compatriotes, Amis de la Côte d’Ivoire,

Au moment où s’ouvre 2016, la nouvelle année, nos premières pensées vont vers notre Chef, le Président Laurent Gbagbo, plébiscité à la tête du Front Populaire Ivoirien, notre Parti, depuis le 30 Avril 2015. Choix du peuple de Côte d’Ivoire et vainqueur constitutionnel de l’élection présidentielle du 28 Novembre 2010, il a subi un coup de force orchestré par la France, avec la complicité de la communauté internationale et de ses soutiens locaux. Arrêté dans des conditions inhumaines, il est détenu loin de son pays, victime d’une justice des vainqueurs qui s’est installée à Abidjan et à la Haye depuis le 11 Avril 2011, date de son arrestation. Par la grâce et la justice du Dieu Eternel et Tout-puissant, l’année 2016, année de tous les espoirs, année de son procès qui s’ouvre, 2016 sera sans aucun doute l’année tant attendue par les Ivoiriens et les Ivoiriennes, celle de l’éclatement de la vérité, du retour de Laurent Gbagbo parmi les siens, afin que s’enclenche enfin une vraie réconciliation dans notre pays. Il suffit pour cela qu’à la Haye, à la Cpi, le Droit soit dit, rien que le Droit. Les cascades de démissions constatées ces derniers temps au sein de cette institution montrent bien que les choses ne sont pas si faciles pour les hommes et les femmes qui l’animent. C’est pourquoi, en ce début d’année 2016, nous prions pour eux. Afin que Dieu leur donne la force de se débarrasser des toges de la politique que les forces obscures et rétrogrades les obligent à porter depuis plus de quatre ans. Pour endosser enfin celles de la Justice, et redorer le blason d’une institution en plein discrédit.

Nos pensées vont ensuite vers les dirigeants du Front populaire Ivoirien, notre Parti : Abou Drahamane Sangaré, Simone Ehivet Gbagbo, Laurent Akoun, Ettien Amoikon, Alphonse Douati, Koné Boubakar, Hubert Oulaye, Dano Djédjé, Assoa Adou, Moise Lida Kouassi, Koua Justin, Dahi Nestor… Miaka Ouretto Sylvain, et à l’ensemble des dirigeants . En prison ou hors de prison, et même jusqu’à la mort, ils ont tenu bon. Ils ont dirigé la barque en maintenant le cap, sans trahir la lutte. En 2015, face à la tentative de destruction de notre Parti de l’intérieur, avec courage, intelligence et sagesse, ils ont su organiser le combat pour la survie et le renforcement du Front Populaire Ivoirien. Hélas ! Ce combat s’est soldé par la trahison de certains camarades, dont le poids politique, dérisoire, s’est révélé dans les urnes.

Le secret de la réussite du Front Populaire Ivoirien dans ce combat difficile a été la parfaite collaboration, implication et mobilisation de toutes nos instances de direction et de toutes les structures de base : Secrétariat général, Comité central, Comité de contrôle, Fédérations, Sections, Structures spécialisées et d’activités (Offpi, Jfpi, Cefpi, Curfp, Capfpi, Coordinations), Représentations du Parti à l’extérieur. En ce début d’année 2016, il nous plait de relever et de saluer la mobilisation particulière, exceptionnelle et permanente de nos jeunes et de nos femmes, tout au long de la lutte, ainsi que celle de l’ensemble des militants.

Au plan national, depuis le 11 Avril 2011, la mal gouvernance de l’Etat a accentué la fracture sociale et stigmatisé les citoyens en pro-ouattara et pro-gbagbo. Les uns, dominés et régentés par l’ethnie et le Parti du Chef de l’Etat, ont accaparé tous les pouvoirs et jouissent de tous les biens des contribuables. Les autres, les pro-gbagbo, ont pour lots quotidiens la répression et l’humiliation. Ainsi, la réconciliation nationale, incontournable pour le redressement de la nation, se trouve bloquée. C’est la raison pour laquelle nous souhaitons qu’en cette année 2016, le Chef de l’Etat et son gouvernement abandonnent, une fois pour toutes, les nombreux slogans, et posent enfin des actes concrets pour le progrès social, la cohésion et l’unité nationales. Car le progrès économique et social ne se construit pas à coups de slogans.

* L’émergence ne peut advenir dans un environnement d’insécurité, criminalisé, avec des milliers de Frci intégrés sans formation, sans une rééducation suffisante, dans l’armée nationale, dans la police, dans les douanes, dans l’administration publique ;
* L’émergence ne peut advenir dans un environnement où les Universités se réduisent en des bâtisses et des clôtures joliment peints, sans équipements didactiques viables, sans campus depuis plus de cinq ans, où les recrutements et les radiations d’enseignants et de milliers d’étudiants se font sur la base de critères politiques ou ethniques ;
* L’émergence ne peut advenir avec une Education nationale envahie par le business et les scandales, notamment celui des inscriptions en ligne ;
* L’émergence ne peut se produire dans un pays où depuis cinq ans, l’Ecole gratuite, l’Assurance maladie pour tous, demeurent des proclamations vaines, sans même un début de commencement. Bien au contraire, les frais d’inscription sont devenus exorbitants, voire insupportables, dans les Collèges et les Universités ;
* L’émergence ne peut se produire dans un pays où depuis cinq ans, l’Etat se trouve impuissant face à des populations appauvries et confrontées à la cherté de la vie. Où les jeunes, ayant perdu tout espoir et se sentant trahis, n’écoutent même plus les continuelles promesses d’emplois.

* Au demeurant, l’émergence est-elle possible sous la houlette de dirigeants embourbés dans les scandales qu’ils sont incapables de démentir, des dirigeants complices ou coupables, couvrant ou hébergeant les crimes et les pires criminels locaux ou régionaux, jetant ainsi le discrédit sur toute une nation ?
Quant à la réconciliation nationale, nos autorités devraient comprendre qu’elle ne peut se construire par la pratique quotidienne de l’exclusion, de la violence, de la haine et de la vengeance :
* La réconciliation nationale ne peut advenir par la répression permanente, les emprisonnements d’opposants, la torture, la justice des vainqueurs. La « paix » instaurée par la force est une paix factice, illusoire et éphémère ;
* La réconciliation nationale est impossible, avec des centaines de citoyens innocents, de hauts cadres du pays, dans les geôles du pouvoir. Avec des milliers de nos concitoyens contraints à l’exil ;
* La réconciliation nationale ne peut se réaliser alors que des étrangers continuent d’arriver et d’occuper les terres des centaines de milliers de nos frères de l’ouest réfugiés au Libéria ;

* La réconciliation nationale ne peut advenir par la destruction des partis politiques, en interdisant au PDCI toute candidature à l’élection présidentielle, en promettant de « vider le FPI de sa substance », en divisant le PIT, le MFA, le COJEP, en choisissant ses opposant, en voulant dissoudre les syndicats estudiantins ;
* La réconciliation ne peut se réaliser quand le pouvoir astreint les citoyens au respect des règles établies, alors que la Constitution et les lois de la République sont constamment violées au plus haut sommet de l’Etat ;
* Au demeurant, la réconciliation est-elle possible, avec des dirigeants se réclamant de « l’Houphouétisme », mais en réalité fermés à la contradiction, à la concertation et au dialogue ?

Ivoiriens, Ivoiriennes, chers compatriotes,
Au moment où nous vous faisons cette adresse, des individus sont enfermés quelque part, loin des regards du peuple, pour réécrire notre Constitution. Celle de la deuxième République, écrite en 2000 avec l’implication de toutes les forces vives de la nation, sans exception. Et votée à plus de 86%, à l’appel de tous les partis politiques à voter OUI, y compris le RDR et son Président, Alassane Dramane Ouattara. En annonçant la révision d’une telle Constitution, sans débat préalable, en dehors de tout consensus, dans un pays où le corps électoral s’est progressivement réduit à 11% à cause de la mal gouvernance du régime, l’on entraîne inévitablement le pays, déjà au bord du gouffre, vers des horizons encore plus sombres.

C’est ici l’occasion de saluer, de façon solennelle, tous les démocrates de Côte d’Ivoire et l’ensemble de notre peuple pour sa grande capacité de résistance. Face à la rébellion du 19 Septembre 2002, le peuple a su faire front pendant près de 10 ans, amenant la France, appuyée par les Nations unies, à se découvrir et à perpétrer le coup d’Etat militaire qui a porté Alassane Dramane Ouattara au pouvoir. Aujourd’hui, depuis plus de cinq ans, malgré la violence aveugle et une répression inqualifiable, l’immense majorité de notre peuple est demeuré fidèle à la lutte de libération du Président Laurent Gbagbo. En respectant tous les mots d’ordre de son Parti, le FPI, à l’occasion de toutes les consultations.
Face à la tentative à venir de remplacer la Constitution de la Côte d’Ivoire par une « Constitution Ouattara », l’Organisation des femmes du Front Populaire Ivoirien (OFFPI) sera en première ligne aux côtés de son Parti et du peuple de Côte d’Ivoire pour faire échec à l’arbitraire et à la dictature d’une minorité politique et ethnique.

Dès à présent, nous en appelons à la totale disponibilité du Comité permanent de mobilisation. Nous en appelons à la totale disponibilité de tous les militants et de toutes les militantes, principalement les femmes des instances dirigeantes, des Fédérations, des Sections, des Structures spécialisées et d’activités. Au-delà, nous en appelons à la disponibilité de toutes les femmes patriotes, de toutes les femmes démocrates, de toutes les femmes ivoiriennes, éprises de paix et de justice, en vue des grandes mobilisations à venir.

A vous tous et à vous toutes, combattants et combattantes de la liberté, nous souhaitons une excellente santé, ainsi qu’une Bonne et Heureuse année !
A vous tous, à vous toutes, Ivoiriens et Ivoiriennes, mes chers compatriotes, nous vous souhaitons Bonne et Heureuse année !
A vous tous, à vous toutes, amis de la Côte d’Ivoire, qui nous font l’amitié de vivre avec nous dans notre pays, malgré les difficultés, nous souhaitons Bonne et Heureuse année 2016 !
Que Dieu bénisse le Président Laurent Gbagbo !
Que Dieu bénisse notre Parti, le Front Populaire Ivoirien !
Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire, notre Pays !

Marie-Odette Lorougnon
Secrétaire Nationale de l’OFFPI
Vice-présidente du Front Populaire Ivoirien
Chargée de la mobilisation et des organisations féminines
Marie Odette Lorougnon Gnabry


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