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26/12/2015

Gabon : une rébellion en marche pour déstabiliser le Gabon et Ali Bongo

Gabon : Denis Sassou Nguesso, derrière une rébellion pour déstabiliser le Gabon et Ali Bongo


Les nouvelles ne sont pas bonnes en cette fin d’année. Des nuages sombres s’amoncellent dans le ciel gabonais et augurent d’une situation chaotique.

Selon nos informations, une rébellion armée serait en gestation pour prendre le pouvoir au Gabon. Le mouvement dit révolutionnaire comprendra des jeunes extrémistes et des mercenaires recrutés dans plusieurs pays africains à l’expertise avérée.

D’après nos sources, l’initiative émane d’un groupe d’opposants fermement convaincus que l’alternance au Gabon ne se fera que par la force. Ils auraient pris attache avec trois pays d’Afrique centrale. Il s’agirait du Congo-Brazzaville, de la Guinée-Equatoriale et du Tchad dont les dirigeants sont en rupture de ban avec le pouvoir gabonais.
L’Angola pourrait également soutenir le mouvement, à la demande de Brazzaville. Luanda, a-t-on appris, garde une rancune contre Ali Bongo Ondimba pour avoir signé des accords avec son ennemi le Rwanda. La Côte d’Ivoire est aussi sollicitée pour mettre fin à l’hégémonie du régime gabonais.

Un opposant gabonais, ayant fait un enfant avec la nièce du président tchadien Idriss Déby, a des atomes crochus avec dernier. Les deux hommes auraient déjà eu une entrevue pour peaufiner les stratégies du déploiement de la rébellion sur le territoire gabonais le moment venu.

Une partie du Congo a été choisie pour servir de base-arrière. Ce sont les provinces de l’Ogooué-Ivindo et du Woleu-Ntem qui constitueront les portes d’entrée de la rébellion. Les piliers de celle-ci auraient accepté de financer le mouvement, en contrepartie de l’exploitation de l’or dans le massif forestier de Minkébé (nord) et du fer de Bélinga dans la contrée de Mékambo (nord-est).

Le financement des opérations, a confié une source, se fera via des firmes minières basées à Pointe-Noire, au Congo-Brazzaville. Le plan prévoit d’abord la prise de la localité gabonaise de Mekambo, par le village Ekata, frontalier avec le Congo. Les troupes partiraient d’Owando, le chef-lieu de la cuvette ouest de ce pays, situé à 170 km de Mékambo.
Les infrastructures routières constituent un atout indéniable pour l’acheminement des troupes et du matériel de la rébellion. Le goudron est à 100km du lieu choisi comme point d’ancrage de la rébellion. La mine d’or située entre les villages Olaba et Ekata aiguise les appétits du Congo depuis plusieurs années déjà.

Le Congo avait déjà fait reculer le drapeau gabonais de 12 km à la frontière pour mettre le grappin sur les mines de la localité. Un incident qui avait amené le secrétaire général du ministère de l’intérieur, Lambert Mathias, à se rendre sur les lieux pour constater cette violation de l’intégrité territoriale.

A en croire nos sources, Brazzaville a de petits comptes à régler à Ali Bongo Ondimba pour non seulement la guérilla qu’il aurait livrée à sa défunte belle-mère Edith Lucie Bongo, fille du président Denis Sassou Nguesso mais aussi pour la mauvaise gestion du patrimoine de cette dernière.

Les relations entre les deux présidents sont très froids depuis plusieurs années. « Le président Sassou Nguesso s’est rendu dernièrement au sommet de la CEMAC au Gabon parce que l’ordre du jour portait sur la République centrafricaine, dirigée par une femme qui est sa grande amie, et sa famille s’était réfugiée à Libreville après des tensions au Congo, » a estimé une source proche de l’ambassade du Congo à Paris.

Ali Bongo Ondimba est de plus en plus isolé sur la scène internationale. Ses autres homologues de la sous-région ne répondent plus à ses invitations. D’autres ne le prendraient même plus au téléphone. Ne veulent-ils plus le côtoyer pour ne pas éprouver une certaine pitié lors du déploiement de la rébellion ? Rien n’est moins sûr.

Il reste que l’option de la prise du pouvoir par un mouvement armé ne fera pas l’économie de nombreuses vies fragiles. Les autorités gabonaises, qui pressentent déjà un danger, veulent prendre le taureau par les cornes. Lors de la journée de la défense nationale cette semaine, Ali Bongo Ondimba a développé un discours de nature à préparer l’armée à l’éventualité d’une bataille avec une rébellion armée.

Selon une source digne de foi, l’armée gabonaise serait divisée. Des officiers supérieurs n’entendent pas se battre bec et ongles pour défendre ce régime s’il est confronté à un mouvement armé. En mésintelligence avec la légion étrangère qui pille le pays, ils entendent croiser les bras, à défaut de sympathiser avec les révolutionnaires.

Jonas MOULENDA
gabonlibre.com

19:04 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

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