Shlomit
topblog Ivoire blogs Envoyer ce blog à un ami

21/12/2015

Bokassa, la marionnette française...

LA CHUTE DE BOKASSA

Comte
Pierre De LacanEn 1975, ma famille, ma femme et mon fils Yannick de 7 ans à l’époque (Gwenaelle n’était pas encore née) se trouvaient à Bangui, moi j’étais en poste à la base militaire de Pamiers en France.
Et avec la politique centrafricaine, je n’avais gardé de contact qu'avec Marcellin LAMINE qui fut sans doute le plus brillant ministre du commerce de la Centrafrique, mais à qui, et je le dis, à cause des Kamach, Bokassa lui fit les pires misères ces années là.
Un matin, je reçois un coup de fil du ministère des armées à Paris. Ce fut bref : ‘Colonel, vous devez être dans 36 heures dans nos bureaux, mission en préparation en Centrafrique’.
Je m’exécutais dans les délais et… Et j’apprends quoi ? Qu’il faut faire tomber Jean Bedel BOKASSA, car il est en train de sortir de ce qui maintenant s’appelle la Françafrique. Car Bokassa avant tout le monde avait compris qu’il fallait tout faire pour ne pas rester dans ce piège. Lui déjà parlait de quitter le système CFA. Bokassa n’était pas un imbécile.

Une réunion eut lieu à Paris, avec Robert Galley, le ministre de la coopération de l’époque.
BUT: affaire TOMBER BOKASSA PAR TOUS LES MOYENS. Et la stratégie fut vite trouvée, à savoir exploiter la mégalomanie de Bokassa, tout en lui coupant les vivres. Car Bokassa durant son règne, année après année, passa tout de même de Colonel à Maréchal, selon sa propre discrétion.
Et Robert Galley nous dit ceci : Le président pense que si Bokassa se faisait Empereur, ce serait une sorte de sommet pour lui.
Je suis intervenu pour dire, c’est ridicule. La moitié de la RCA appartient traditionnellement à l’Empire du Kongo, Bokassa empereur n’aurait aucun sens aux vues des traditions locales.
En outre, il est issu d’une ancienne Principauté qui n’acceptera jamais cela.

Et Robert Galley de me répondre : ‘On s’en fiche, l’histoire de la Centrafrique, c’est nous qui l’écrivons, les centrafricains ne savent rien de ce que vous dites. Aussi vous exécuterez les ordres. »

Début 76, je suis de retour à Bangui, et l’idée d’Empire fut dûment installée dans la tête de Bokassa par l’ambassadeur de France.
Bokassa me reçut très froidement en sa villa de Kolongo avec ce : « Encore vous De Lacan ? Qu’est-ce que vous faites ici ? »
Ma réponse fut juste : « Pour vous aider, ordre de Paris »

Une réunion eut lieu avec si je me souviens bien, Mme Domitien, à l’époque Premier ministre, Ange Patassé, Théodore Lamine, Alazoula, et autres. Il fallait préparer le couronnement du futur Empereur. Mais ce qu'aucun d’eux ne savait, c’était la nature de ma mission : FAIRE TOMBER BOKASSA

Une autre réunion plus secrète eut lieu chez Placide LAMINE en sa villa de Lakouanga avec Mme Domitien et Théodore LAMINE, à l’initiative de Madame le Premier ministre. Et Madame Domitien hurlait des : ‘Mais il est devenu fou ou quoi ?’

Réunion inutile, le cycle était déjà en cours.

Bokassa ne voulait pas d’un couronnement à la centrafricaine, selon les rites traditionnels. Évidemment, des années plus tôt, il avait fait brûler toutes les archives historiques du pays. Et ce fut encore Robert Galley, en bon perfide qui lui suggéra l’idée d’un faste à la Napoléon.

BOKASSA devint Empereur, sans rien savoir des us et coutumes de la noblesse.
Et contrairement aux idées reçues, cela ne coûta rien à la RCA, ce fut la FRANCE qui finança le tout.
Le pouvoir en Centrafrique devint bicéphale. Bangui avec Ange Patassé et Bokassa en son palais de Berengo.
Mais le piège s’était déjà refermé sur Bokassa car l’affaire des étudiants martyrs fut une instrumentalisation de nos services. L’armée centrafricaine était désarmée. Elle ne pouvait donc tuer personne.
Mais la propagande française fit tout pour amplifier le phénomène. Il y eut bien sûr des accidents, des morts, mais comme on vous le dit par erreur. BOKASSA n’a tué personne de sa main dans cette crise.
Mais on a tout fait pour le faire croire. Car c’est de la totale propagande.

Enfin ! L’opération Barracuda de 1979 était ma mission. Exécutée de main de maître en moins de 72 heures Je n’en suis aucunement fier. Car cela initia l’ingérence agressive dans les affaires d’un pays indépendant. Et si c’était à refaire, j’aurais refusé en démissionnant.
Voilà mesdames et messieurs la vérité cachée que sans doute vous ignoriez

Et je suis simplement navré de voir encore des centrafricains vénérer cet Empire qui fut une mascarade montée de toutes pièces par les services secrets français.

Par  comte Pierre De Lacan
le-rdc.over-blog.com/article-la-chute-de-bokassa-par-comte-pierre-de-lacan-99704312.html (l'article entre temps a disparu d'over-blog, site basé en France )

Posté par rwandaises.com




12:04 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Commentaires

Avant d’écrire mon présent commentaire, je veux répondre à une question. Un maître peut-il dire faux ? Réponse : il peut arriver que son raisonnement sur certains points ne soit pas adéquat lorsqu’il omet certaines sources.

Revenant au texte et aux vidéos, il faut dire que c’est pathétique. Est-ce être atteint d’une naïveté indescriptible ou être victime d’un esprit servile sévère ?

Que le petit fils d’un esclave considère que petit fils de l’esclavagiste, qui lui-même est un colonisateur doubler de l’esprit retord français, peut être son ami c’est plus que de la naïveté. De surcroit obéir aux ordres jusqu’à faire dépouiller son pays sans même une infirme contrepartie, se faire introniser empereur contre sa volonté, descendre dans la bassesse jusqu’à laisser sa femme (la femme du chef de l’Etat) être niquer, ça c’est être victime d’un esprit servile plus que sévère.
Quand l’impérialiste découvre une telle âme, il ne peut que l’exploiter à fond et à cœur joie. Ils sont même activement à la recherche de telles personnes.

Ce n’est pas une fatalité d’avoir été esclave ou même de l’être. Mais que l’on ne s’imagine pas que pour sortir de l’esclave il faut chercher à tisser des liens d’amitié avec le chef esclavagiste, et lui faire des cadeaux. C’est le meilleur moyen pour aggraver son état déjà pas enviable. Il faut se rendre à l’évidence que cette amitié jamais ne peut exister encore moins prospérer.

Il faut plutôt chercher à avoir un esprit supérieur en se connectant à l’être suprême, D.ieu. Cette connexion entrainera une libération inévitable et des forces du cœur et de celles du cerveau. La conjugaison de ces forces, soutenue par l’intervention divine, entrainera alors inexorablement la délivrance.

Ils le savent, les maîtres esclavagistes. C’est pour cela qu’en amont, ils ont décidé de promouvoir à outrance l’antisémitisme. Esclavage, colonisation, promotion de l’antisémitisme, vous êtes avertis. Mais qu’ils sachent que les forces divines ne laisseront pas à toujours le noir esclave.

Écrit par : Couchi | 28/12/2015

Les commentaires sont fermés.