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10/12/2015

conversations téléphoniques – L’injustice et le mensonge n’ont pas le dernier mot

10 décembre 2015
Lorsque sortit la première bande des conversations téléphoniques entre lui et l’autre criminel, il ne tarda pas à déclarer que c’était un grossier montage (car jamais il n’aurait pris le risque de dire des choses aussi graves au téléphone) et que ce montage avait été fait aux États-Unis. Seules les personnes n’éprouvant aucune gêne à prendre son argent sale (l’argent du sang et des casses de la Bceao) ont pu croire à cette fable à ce moment-là. Nous autres (la majorité des Ivoiriens habitués à sa voix et sachant que lui, Compaoré et Dramane Ouattara ont toujours usé des mêmes méthodes (mentir, tuer quiconque ne pense pas comme eux, arriver au pouvoir par les armes et non par les urnes) étions persuadés que l’homme qui promettait, dans cette bande de 16 mn, de tuer Salif Diallo et Chérif Sy et reconnaissait avoir éliminé en 2011 IB et Désiré Tagro ne pouvait être que Kigbafori Soro.
Il a fallu qu’Isaac Zida annonce que les conversations diaboliques entre Soro et Bassolé sont bel et bien authentiques pour que nous apprenions que le commanditaire des écoutes n’est plus aux États-Unis mais au Burkina Faso. Si, demain, un Rwandais emboîtait le pas à Zida en disant que les voix que nous avons entendues sont celles de Soro et de Bassolé, le prétendu président de l’Assemblée nationale ivoirienne répondrait-il que ceux qui le jalousent et veulent lui nuire se trouvent à Kigali? Pour Soro et ses vils courtisans, Kouamouo, Bouabré et Zida seraient donc des menteurs. Faux! Car le vrai et seul menteur dans cette affaire, c’est Kigbafori Soro. Mais celui-ci en est-il à son premier mensonge? Non, si l’on se rappelle “Pourquoi je suis devenu rebelle”, le livre que Serge Daniel, le journaliste béninois de RFI (la radio qui s’est spécialisée dans la manipulation et la désinformation) a écrit pour lui. Il y soutenait alors avoir pris les armes parce que les gens du Nord sont regardés et traités comme des Ivoiriens de seconde zone, parce que Laurent Gbagbo veut exterminer les musulmans et les étrangers, parce que rien n’a été fait au Nord et pour le Nord. Dans “Fallait-il prendre les armes en Côte d’Ivoire?” (Paris, L’Harmattan, 2003), j’avais qualifié d’arguments fallacieux ce galimatias qui ne pouvait séduire que les Français qui ne supportent pas que la Côte d’Ivoire soit dirigée par un souverainiste et les Nordistes prompts à chercher des boucs-émissaires au Sud au lieu de se demander ce qu’eux-mêmes ont fait ou omis de faire pour que leur région accuse un tel retard.

Je continue de penser que Soro est un fieffé menteur car où a-t-il planqué l’argent et les véhicules que lui et sa clique de malfaiteurs ont volés au Sud, de 2002 à 2011? N’est-ce pas au Burkina, au Mali et en France? Combien de lycées, d’universités, de dispensaires et de routes M. Kigbafori a-t-il déjà construits au Nord? Je continue aussi de penser que l’une des choses qu’il a en commun avec les hommes politiques français de droite et de gauche, c’est le mensonge et les tueries pour faire main basse sur les richesses des Africains car c’est toujours avec empressement et le sourire aux lèvres qu’il est reçu dans l’Hexagone par les Claude Bartolone, Gérard Larcher, François Copé et autres.

Il n’y a rien de caché qui ne doive être découvert ni de secret qui ne doive être connu”. (Luc 12, 2). Au lieu de persister dans de piteuses dénégations, le soi-disant ancien séminariste de Katiola devrait se souvenir de cette parole de Jésus et comprendre que le monde entier vient de découvrir qui il est en réalité: une crapule et un assassin. Ce Jésus, parce qu’il est miséricordieux et lent à la colère, a donné à Soro le temps de se convertir, c’est-à-dire de se détourner de sa mauvaise conduite (tuer quiconque n’est pas d’accord avec lui, dérober ce qui ne lui appartient pas, mentir, falsifier l’histoire de la Côte d’Ivoire, se glorifier des tueries qu’il a perpétrées, etc.) mais Soro ne cesse d’en faire à sa tête puisqu’il tient à ôter la vie à Salif Diallo et à Chérif Sy et maintient n’avoir jamais conversé au téléphone avec l’ancien ministre des Affaires étrangères du Faso. Mais, comme Dieu est un Dieu juste et que l’expression “lent à colère” laisse entendre qu’il peut se mettre en colère, alors il me semble que le moment n’est plus loin où Soro va payer pour tout le sang qu’il a versé, pour tout le mal qu’il a fait et qu’il n’a nullement l’intention d’abandonner.

Le moment n’est plus loin où va lui être appliquée cette phrase terrible sortie de sa bouche quand il s’entretenait avec Bassolé: “Tant que Salif et Sy seront vivants, le Burkina ne sera pas en paix.” Face à ce qui s’est passé et se passe encore (des milliers de personnes en exil, 700 pro-Gbagbo incarcérés depuis 4 ans et demi sans jugement, l’argent et les postes du pays qui ne profitent qu’aux Français et aux ressortissants du Nord, Gbagbo et Blé Goudé à la Haye tandis que les vrais tueurs se pavanent et plastronnent au dehors, beaucoup d’Ivoiriens étaient découragés et se demandaient comment Dieu peut exister et permettre au mensonge et à l’injustice de triompher. Que Zida, qui a aidé Soro et Ouattara à déstabiliser la Côte d’Ivoire, se retourne aujourd’hui contre Soro est peut-être une façon de leur dire que le mal, l’injustice et le mensonge n’ont jamais le dernier mot et que l’homme a toujours intérêt à faire ce qui est bien, vrai et juste.
Jean-Claude Djereke
connectionivoirienne

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