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31/05/2015

Bagarre au domicile d'Abou Dramane Sangaré

BREAKINGNEWS
  Pascal Affi N'Guessan accompagné de loubards viennent de semer la violence et la désolation au domicile du gardien du temps Abou Drahmane Sangaré, president interimaire du Front Populaire Ivoirien.
Les partisans de Pascal Affi N'Guessan lancent des chaises et pierres sur les personnes venues présenter leurs condoléances à la famille du président Aboudramane Sangaré.
En ce moment au domicile du président Sangaré Aboudramane dans le cadre des visites de condoléance, avec des camarade de la JFPI , Affi Nguessan acompagné de badauds sont en ce moment au portail en train d'attaquer les militants venus entourer de leur affection leur president .

Il faut préciser qu'ils ont à leur tête Diabaté Bêh, et Idrisse Traoré dit Saboteur ex fédéral d'Abidjan Lagune

Ce dimanche 31 mai du coté d'Abidjan, le president Abou Drahamane Sangare, président par intérim du Front Populaire Ivoirien devait recevoir à son domicile de la rivière 3, la direction du Parti pour la présentation des condoléances selon le programme établi.
Contre toute attente, la jeunesse du parti déjà sur les lieux voit arriver Pascal Affi N'Guessan entourés d'individus visiblement surchauffés et qui demandent à ce que le passage soit ouvert pour que leur pourvoyeur entre et s'illustre à l’intérieur.
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Il leur a simplement été signifié qu'aucun photographe n'était autorisé, voilà ce qui a déclenché le courroux et le cafouillage de ces personnages peu recommandables censés venir présenter des condoléances. Une violence indescriptible va alors avoir lieu à une telle vitesse que les hommes commis à l'entrée n'auront eu que le temps de constater les dégâts. Des blessés à l'arme blanche parmi nos militants, chaises cassées, population agressée, l'entrée de la rue et du domicile occupée par les abrutis instruits par Diabaté Beh et un certain Drissa alias "saboteur" au nom d'un Affi lui même éclipsé pour laisser le champ libre à ses badauds d'exécuter sans nul doute la véritable mission pour laquelle il s'est invité à cette cérémonie.
Voilà le spectacle qui a cours en ce moment même au domicile du président Sangare qui n'a pas encore digéré son deuil. YAKO à lui et à tous nos camarades violemment blessés et transportés en clinique pendant que les bourreaux encore présents sur les lieux promettent de poursuivre le carnage sur tous ceux qui viendront cette nuit faire les civilités au gardien du temple.

Fier Ivoirin.


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Tiburse Koffi...

TIBURCE KOFFI EXPLOSE ET EMPORTE OUATTARA.
DES VÉRITÉS JAMAIS ENTENDUES SUR OUATTARA, BEDIE, BANNY ET GBAGBO.

Bof... fonctionnement mafieux d'un homme qui n'a pas d'honneur, il va fermer les yeux sur les délires de Vénance Konan parce que c'est son petit frère. Je l'ai entendu sur TV5 Monde délirer sur Gbagbo et encenser Ouattara, c'est trop facile maintenant de dire qu'il ne savait pas, qu'il n'était pas au courant...ll aurait pleuré sur la capture de LG, mais même après cela sa bouche n'avait pas perdu de sa perfidie. Personnage peu intéressant; tant mieux s'il peut vivre maintenant de sa plume ou de sa musqiue, mais qu'il ne revienne pas surfer sur les évènements comme il le fait en ce moment pour faire parler de lui où se préparer à rentrer en scène lorsque le vent soufflera d'une autre direction.
Shlomit

S'il y a un "service énorme" que le limogeage de TIBURCE KOFFI lui rend en ce moment, c'est bien de lui permettre de "faire des recherches sur les crises à répétition qui secouent la Cote d' Ivoire, son pays ces dernières années. Dans des termes crus, l'ex Directeur de l'INSAC a copieusement et particulièrement mangé du Ouattara le Vendredi 29 Mai dernier sur Ivoire News Radio International , la célèbre webradio basée à Washington aux États-Unis. Jamais l'homme n'a été aussi dur avec le Pr Ouattara dont il a pourtant aidé à l'installation.

Morceaux choisis:
-"Je ne savais pas que Ouattara était impliqué dans la rébellion. Ce sont mes recherches dans ce repos forcé qui m'ont permis de découvrir une vidéo dans laquelle les rebelles ont clairement dit que c'est Ouattara qui les a armés. Je ne l'avais jamais su.
- Je ne comprends pas pourquoi Laurent ( le Pr Laurent Gbagbo) et les refondateurs ne l'ont pas traduit devant la Cpi. Laurent aurait dû en parler au cours du débat télévisé contre lui lors des élections de 2010.
- Je viens enfin d'avoir les preuves que ce Mr est le père de la rébellion ivoirienne.
-Je ne connais pas Ouattara. Il m'a juste serré la main, je ne sais pas où il habite.
- Ouattara ne peut pas nous réconcilier, il est partie prenante de la guerre.
- Qu'il parte pour qu'on est la paix dans notre pays.
-Le bon sens commande que pour qu'il y ait réconciliation, Laurent rentre de la Haye.
-Gbagbo est à la Haye parce qu'on dit ce sont les Fds qui ont tué. Au nom de quoi les Frci tuent et Ouattara est libre ?
-J'ai pleuré lors de la capture de Laurent, pas parce que j'étais content comme certains suiveurs de Ouattara l'ont fait croire mais parce que je ne pouvais pas supporter de le voir malmené par des va-nu-pieds.
-Ce pays a besoin d'homme de paix.
- Le déséquilibre de la CI rime avec le nom de Ouattara.
- il a fait des promesses faramineuses aux Ivoiriens et voilà bientôt 5 ans. Rien ! Du n'importe quoi.
- Il ne voudra pas satisfaire les désidératas de la CNC qui est d'ailleurs majoritaire aujourd’hui et qui va le battre dans des élections sécurisées et transparentes. Juste parce qu'il a choisi de suivre la politique de tricherie de BEDIE l'ivoiritaire qui nous a pourtant parlé de Ouattara dans son livre qu'il n'a pas encore pris le soin de déchirer.
-Que Ouattara prouve qu'il peut gagner dans la droiture.
-On dit qu'il est économiste mais jamais il n'a écrit un livre. Aucune trace de lui. Il fait chier la CI. Que les ivoiriens se préparent. Qu'il gagne ou qu'il ne gagne pas, il va les tuer.
-Je me demande si Ouattara est vraiment un des nôtres.
- En se proclamant comme quelqu'un qui a payé la scolarité de ma fille, Ouattara et son cercle pensaient que j'allais rouler pour lui bon an mal an?
-On dit Ouattara a fait des études aux USA, alors je m'attendais à un homme moderne qui va diriger la CI de façon moderne. Helas ! Notre pays est dirigé comme un village.
-Les ivoiriens doivent arrêter de se tirer dessus pour faire partir ce type.
-Il n'est pas digne d'un chef d'Etat.
-Bedié n'aime pas Alassane. Il veut juste faire du mal aux Ivoiriens pour avoir applaudi le coup d'Etat de 99.
Et tant qu'il sera président du Pdci, aucun cadre de ce parti ne sera présidentiable.
-Le pdci est devenu aujourd’hui un parti de fainéants et de paresseux qui attend son tour de passe passe utopique pour avoir le pouvoir. C'est rigolo ça.
-Pour sa vengeance, Bedié hypothèque l'avenir de tout un pays.
- Bedié envoie des délégations dans des campements baoulés pour dire aux gens,"si vous ne votez pas Ouattara il va vous tuer"
-Bedié n'aime pas Banny parce qu'il n'a pas voulu le suivre dans son combat identitaire. Il a voulu que Banny mette à sa disposition tous les secrets de Ouattara à la Bceao.
-Ouattara sait que BANNY détient les confessions des rebelles. Il sait que cela lui sera fatal si BANNY les rend publiques. En tout cas Ouattara n'a pas intérêt que les Ivoiriens apprennent ces témoignages sur la rebellion.
-Si Gbagbo n'avait pas donné sa caution à Ouattara, ce serait fini pour lui.
-Sous Gbagbo , on écrivait tout parce qu'on savait qu'il n'allait pas nous tuer. Avec Ouattara le fossé est énorme.
- Le limogeage d'Alain Logbognon est du cosmétique. C'est un vernissage pour faire un clin d’œil à la bonne gouvernance. Il a eu tort de s'appeler Logbognon. S'il etait un Touré, un Dosso ou un Aboulaye, Ouattara ne l'aurait pas débarqué.
-Je ne répondrai jamais à Venance Konan. C'est mon petit frère. Mes enfants me disent même, "papa, ne réponds pas à tonton Venance". Je souhaite même que Ouattara le considère comme mon ennemi. C'est pourquoi je l'encourage même à écrire contre moi pour ne pas qu'il perde son boulot".

Pour ceux qui lui reprochent son revirement constant qui frise un "caméleonnisme" impénitent, Tiburce Koffi rassure:
-Ce n'est pas parce que j'ai soutenu quelqu'un à un moment donné que je dois continuer de le faire comme un mouton en tous lieux et en toutes occasions. Je me suis rendu compte que j'ai commis une erreur. C'est persister dans l'erreur qui est un comportement animal. Pas de chemin rigide en politique. L'histoire peut nous imposer des choix.

Entretien réalisé par -JRoger
-Mathieu BOUABRE
-Pasteur Nda
-Sister Sarah.

  Correspondance particulière depuis Washington Dc:
Matt De Bouabre

Tirbuce koffi en plein casting pour son futur poste de DG!

Posted by Ake Lemergent on dimanche 31 mai 2015

22:16 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Burkina-faso : Yamba Malick Sawadogo : « Nous avons enterré Thomas Sankara »

YAMBA
              MALICK SAWADOGOLes langues se délient. Après l’exhumation des restes du président Thomas Sankara et de ses douze compagnons d’infortune, des révélations sur les faits de la nuit du 15 octobre 1987 commencent à sortir au grand jour. Les derniers déballages sont ceux de l’ancien député sankariste, Yamba Malick Sawadogo, aujourd’hui militant du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP). Dans cet entretien accordé à la radio allemande Deutsche Welle et dont nous vous proposons le contenu enrichi avec quelques questions que nous lui avons posées directement, il révèle comment il a participé à l’enterrement de Thomas Sankara et de ses compagnons.

Yamba Malick Sawadogo, vous êtes un homme politique burkinabè, ancien député à l’Assemblée nationale, ancien membre du parlement panafricain. Vous faisiez partie des tout-premiers acteurs de la révolution sous Thomas Sankara. Vous avez contribué à la mise en place des Comités de défense de la Révolution (CDR). Que retenez-vous du président Thomas Sankara ?
Yamba Malick Sawadogo :-  Thomas Sankara, malgré ses hautes études, son rang militaire, son rang politique, est resté égal à lui-même. Il a essayé d’imprimer cela sur le plan national. Il voulait que les Burkinabè comptent plus sur leurs propres moyens d’où son slogan : « Consommons ce que nous produisons et produisons ce que nous consommons ». C’est cela l’homme Thomas Sankara.

Vous avez fait allusion à ses hautes études, est-ce qu’il est allé étudier hors du Burkina ?
- Oui. Il a étudié hors du Burkina. Avec son assassin, à savoir Blaise Compaoré, ils sont allés ensemble au Maroc pour les études.

Vous avez insinué que Blaise Compaoré, président renversé en octobre, est l’assassin de Thomas Sankara. Mais on n’a pas encore la preuve
- Oui mais à qui profite le crime ? C’est ce qu’on est en train de demander à la Justice de confirmer.

Mais pourquoi a-t-il été assassiné ?
- Personnellement, j’ai constaté que le 15 octobre 1987 avait débuté le 4 aout 1983. Ce jour-là, Blaise Compaoré est venu de Pô avec ses commandos pour faire le coup. En son temps, il avait voulu, poussé par ses camarades, prendre les rênes de la Nation alors qu’il n’était rien donc il n’était pas connu. Il lui fallait donc se mettre sous l’ombre de Thomas pour se faire connaitre et nourrir ses ambitions. Il a été soutenu dans ce projet par l’extérieur, notamment l’occident. Quand je parle du soutien de l’extérieur, puisqu’il n’était rien à l’époque, il est passé par d’autres chefs d’Etat africains dont celui de la Côte d’Ivoire en son temps.

Félix Houphouët Boigny ?
- C’est connu. Il s’agit bien de Félix Houphouët Boigny qui était d’ailleurs son beau puisque son épouse est de la Côte d’Ivoire. Et c’est l’une des raisons pour lesquelles, il réside en Côte d’Ivoire depuis sa chute.

On parle aussi de l’ex-dirigeant libérien, Charles Taylor…
- Charles Taylor faisait partie des bras armés de Blaise. Mais après l’assassinat de Thomas Sankara, Blaise était devenu le zoro de l’Afrique de l’Ouest. Il a créé des crises dans plusieurs pays africains dont le Libéria, la Sierra Léone, le Togo, le Niger, etc.

La famille de Thomas Sankara doute que les restes issus de la tombe qu’on lui attribue ne lui appartiennent pas. Est-ce qu’il y a de suspens à ce niveau ?
- Je n’ai pas encore appris que la famille doute que les restes ne lui appartiennent pas parce qu’à ce jour l’expertise n’a pas encore livré ses résultats.

Vous faisiez partie de ceux qui avaient été sollicités pour faire cet enterrement…
- Oui. J’étais un prisonnier et on est venu nous faire sortir pour faire l’enterrement. Nous ne savions pas de quoi il s’agissait. Nous y sommes donc allés et malheureusement nous nous sommes rendus compte que c’était lui mais nous n’avions pas le choix. Si j’évitais de l’évoquer dans la presse, c’est parce que j’attendais de faire une déposition auprès d’un juge avant ma mort. Je l’ai fait le 13 mai dernier devant le juge d’instruction. Je me suis déchargé un peu mais pour respecter le secret de l’instruction, il y a certaines choses que je souhaitais toujours garder jusqu’au jugement.

Vous avez dit qu’on est venu nous faire sortir. De qui s’agit-il ?
- C’était le régisseur de la Maison d’arrêt et de Correction de Ouagadougou (MACO). A l’époque c’était le Sergent-chef Tapsoba Karim.

Vous étiez au nombre de combien ?
- Nous étions 20 corvéables, 2 chauffeurs et le régisseur. Nous étions au total 23 personnes au cimetière.

N’y avait-il pas quelqu’un d’autre avec vous au cimetière ?
- Non. Nous étions au nombre de 23 personnes.

Dans quel état étaient les corps ?
- Ils étaient tous identifiables. J’ai entendu des gens dire que certains corps étaient déchiquetés. Mais c’est faux. Les corps étaient intacts et tous étaient identifiables.

Avez-vous formellement reconnu le corps de Thomas Sankara ?
- Bien sûr. Même à l’heure où je vous parle je revois l’image comme si c’était hier. (Un silence) ! Je revois l’image de Sankara.

Confirmez-vous qu’il a été effectivement enterré dans la tombe qui portait son nom ?
- Oui. Puis que nous avons disposé les tombes de sorte à pouvoir les reconnaitre après. La première tombe était celle de Thomas Sankara. Et les autres ont été enterrés après.

Mais à votre avis, qu’adviendrait-il s’il s’avérait que ce n’était pas la tombe de Sankara ?
- J’ai toujours dit que je sais qu’il a été enterré là-bas mais je ne peux pas dire qu’il est là-bas. Nous l’avons enterré sous le couvre-feu et nous sommes repartis sous le couvre-feu. Ce qui s’est donc passé par la suite, je n’en sais rien.

Lorsqu’on aura la confirmation que c’est lui, pensez-vous qu’il y aura une suite judiciaire ?
- C’est la suite judiciaire que nous voulons et que nous attendons depuis 27 ans. C’est l’objet de notre combat durant tout ce temps. Nous nous battons afin qu’on sache qui l’a tué et pourquoi il a été tué. C’est quand même un minimum.

Retranscrit par Jacques Théodore Balima
Source : Deutsche Welle, Lefaso.net
Lemondalenversblog.com

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Cadeaux pour les 70 ans du Président Gbagbo

 UNE BIBLIOTHÈQUE POUR LE PRÉSIDENT !!!

On sait que -volontairement ou non- les forces spéciales françaises (suivis des pilleurs barbares FRCI et dozos...)qui ont illégalement arrêté le président Gbagbo pour le compte du putschiste Ouattara, ont brulé à l'aide de grenades incendiaires la bibliothèque bilingue latin/français, livres classiques que l'intéressé avait collectionné depuis 30 ans...
Nous allons la reconstituer!
Trois livres de Cicéron lui seront remis demain! la collection "Budé"(la meilleure pour les connaisseurs) suivra tchoco tchoco;
très content du projet, l'intéressé demande aussi une trilogie romanesque dans l'Egypte ancienne!!!
on va les déborder de livres, deh!!!

Michel Galy

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Electricité: autre mensonge d'Ado-Pinocchio

Par devoir de mémoire, la Commission Infrastructures et Travaux Publics du Cabinet d'Essy Amara (CITP_ EA) voudrait mettre à votre disposition ces indicateurs. Au regard des réalités vivantes dans les villages ivoiriens,comment Ouattara peut- t-affirmer que plus de 71 % de la population ivoirienne vit dans des Zones électrifiées en 2015?

Quand le Chef de l'Etat affirme à Odienné que le taux de couverture nationale serait passé à 77%, la Commission Infrastructure et Travaux Publics du Cabinet Essy Amara qui nous a joint, soutient que "pour ce qui concerne le district du Zanzan (Bondoukou, Bouna, Tanda, Koun-Fao, Nassian), un cas parmi tant d'autres, le taux de couverture en électricité de ces territoires est de 16 % en 2015, d'après les études menées par ses experts sur le terrain".

Le Chef de l'Etat souhaite une veille critique sérieuse en face de lui. Et en la matière, il n'y a pas plus crédible que les chiffres fournis par ses amis de la Banque Mondiale. Et selon la Banque Mondiale, ce n'est pas en 2015 que la Côte d'Ivoire devance ses voisins en matière de couverture électrique. C'est une donnée traditionnelle.

"Le secteur électrique de la Côte d’Ivoire est relativement bien développé . Le réseau national dépend d’un ensemble équilibré de centrales hydroélectriques et thermiques au gaz alimentées par des ressources nationales d’hydrocarbures, et 71 % de la population vit dans des zones électrifiées. Cependant, on observe que l’accès à l’électricité est relativement limité ; d’après la compagnie nationale, seuls quelque 20 % des ménages sont raccordés au réseau électrique, bien que les enquêtes auprès des ménages suggèrent que le nombre réel pourrait être sensiblement plus élevé.

Les coûts du branchement initial restent un obstacle à l'accès. Les indicateurs primaires de capacité installée et de consommation d'énergie sont bons par rapport à ceux des États fragiles comparables, mais sont inférieurs au dixième de la valeur de référence dans les pays à revenus intermédiaires. La Côte d’Ivoire a été pionnière dans la région pour la participation privée au secteur de l'énergie.

En 1990, le pays a accordé un contrat de concession pour la Compagnie ivoirienne d’électricité ou CIE (nationale). Cette concession a aidé à améliorer les performances et à attirer des investissements privés dans la production d'électricité, et en 1999 les pertes de distribution avaient été ramenées à 14 % et la durée moyenne des coupures de courant à 13 heures contre 32 heures en 1990.

En 1994, le pays a accordé le premier projet électrique indépendant de l’Afrique à CIPREL et en 1999, le plus important à Azito. Ces deux contrats ont résisté à la crise et continuent de fournir efficacement de l’électricité. La Côte d’Ivoire est devenue un exportateur important d'électricité dans la région, et approvisionne ses voisins, le Bénin, le Burkina Faso, le Ghana, le Mali et le Togo. Ces contrats d’exportation ont été honorés pendant la récente période de crise, octroyant au pays une réputation de fournisseur fiable d’électricité.

Le futur rôle de la Côte d’Ivoire dans le commerce régional de l'électricité dépendra de l’évolution de la Guinée et du Ghana voisins. Si elle était complètement développée, l’hydroélectricité guinéenne serait plus compétitive dans le commerce régional que celle générée à partir du gaz ivoirien. Cependant, étant donnée la situation politique et économique en Guinée, ce potentiel hydroélectrique pourrait ne pas être développé dans un avenir proche. Du gaz a été récemment découvert au Ghana et pourrait le faire passer d’importateur à exportateur net d’électricité, mais la compétitivité relative des gaz guinéen et ivoirien n’est pas encore clairement établie. En tous cas, la Côte d’Ivoire a un rôle clé à jouer dans les échanges régionaux d’électricité en profitant de l’avantage que lui donnent sa situation centrale, son réseau de transport électrique et sa réputation d’exportateur d’énergie".



Par Africa Infrastructure Country Diagnostic (AICD Rapport Pays du 6 MARS 2010) cité par la Commission Infrastructures et Travaux Publics du Cabinet d'Essy Amara.
Une contribution de Dapa Donacien KOUAKOU
(NB: cet article porte la signature de la CITP-EA)
cridafrique.net

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Augmentation des tarifs de l’électricité:

LIDER propose que le gouvernement saisisse les milliards de francs cfa tirés de la mine d’or non officiellement répertoriée de Gamina, qui sont détournés par les hauts hiérarques des Frci, pour rembourser les créanciers, tout en évitant une hausse des prix du courant.
[Lider]
, repris par le Crid'Abidjan
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un grand merci à Claudine Cojan qui m'a signalé ces deux articles.

17:16 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Viande fraiche: de la porcherie à nos marmites



© koaci.com – Samedi 30 mai 2015 - Les mauvaises conditions dans lesquelles on manipule la viande fraîche sont susceptibles de nous couper l'appétit. L'immersion dans un marché de la capitale économique Abidjan mercredi, nous a permis de mieux apprécier le constat.

Pour expérimenter le constat, le grand marché de la commune d'Abobo a été choisi. C'est un capharnaüm animé par plus d'un millier de commerçants. Des tas d'immondices par ci, des flaques d'eau par là décrivent parfaitement l'image qu'on peut se faire d'un marché d'Abidjan. Ajouter à cela, une boue nauséabonde empêche les clients de respirer, mais bien trop souvent préoccupés pour fuir un tel endroit.

C'est dans un environnement pareil que tous les matins, s' amoncellement des tonnes de viande de bœuf. Bien que le sang, l'utilisation de la machette, l'effort physique qui est fait, mais également ce calcul rapide pour garder la convenance du kilogramme de viande au prix juste, font de ce commerce une activité particulière, le spectacle offert, "beurk" ! évoque la répugnance.

Les morceaux de viande sont découpés par terre, au couteau. On voit que le sol n’est pas lavé régulièrement car il est recouvert d’une couche de sang séché. Des sachets d’eau en plastique et des morceaux de caoutchouc traînent un peu partout. Les crochets qui servent à suspendre la viande sont pour la plupart complètement rouillés. Et puis on croise également des chiens errants roder dans cette partie du marché, attirés par l'odeur de viande.

Chez un boucher que nous verrons, la tête d'un bœuf mort est déposée près d'un caniveau bourré d'ordures et d'eau des égouts bouchés. Il est plus préoccupé à satisfaire les clients qui se sont regroupés devant sa table. Il piétine parfois des morceaux de viande oubliés à terre, et son tablier est terriblement cracra, d'autant plus qu'il s'y essuie les mains en même qu'il empoche l'argent.

De l'autre côté du marché, une petite ouverture est faite pour le passage des clients mais aussi pour faire passer d'autres stocks de viande qui arrivent dans des charrettes. Hélas c'est aussi à ce même passage qu'un service de ramassage d'ordures gare son matériel. la viande coudoie alors les ordures dans une indifférence totale.
" Il arrive parfois que le boucher ait les doigts dans les narines avant de se remettre à découper un morceau de viande. Mais on fait semblant de ne rien voir. Le plus important c'est d'avoir ce qu'on est venu chercher. Le nettoyage se fera une fois à la maison" nous confie une cliente.

" Si certains voyaient dans quelle condition on traite la viande fraîche, avant qu'elle n'arrive dans la sauce, ils ne mangeraient plus jamais la viande encore. Mais nous on est habitué", a préféré livrer une autre cliente à la sortie d'un marché.

La commune d'Abobo n'incarne pas seule le constat. Il y a l'abattoir de la commune de Port Bouet qui n'est plus à citer et la plupart des grands marché de la capitale économique Abidjan. Les conditions dans lesquelles on manipule la viande fraîche provoquent terriblement le dégoût, en tout cas pour ceux qui ne tiendraient pas le coup.

Un message du ministère de la santé est affiché à l'entrée du marché pour rappeler l'hygiène aux siens, mais les inspecteurs de santé qui n'arrivent jamais dans ces lieux, rendent plus que jamais ce message inefficace.

Adriel, Abdjan, koaci.com

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Bon anniversaire, Mr le Président !

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Gbagbo fait des nominations

Au Front populaire ivoirien (FPI), la crise semble loin de s'estomper. Chaque camp continuant de manœuvrer pour son compte. Dans ce sens, La fraction fidèle à Laurent Gbagbo s'est dotée d'une nouvelle équipe dirigeante. C'est ce qu'indique Soir Info. « Situation au FPI : depuis La Haye/ Gbagbo opère de grands changements », titre à sa Une le journal. « Le camp Sangaré au Front populaire ivoirien (Fpi) a dévoilé,  jeudi 28 mai 2015, son nouveau Secrétariat général. Ce bureau, qui intervient après le 3ème Congrès extraordinaire du 30 avril 2015 à Mama, comprend 232 membres. Dans une note adressée à la presse, jeudi 28 mai 2015, les Secrétaires nationaux à la Communication et au marketing politique du Fpi, César Etou et Franck Anderson Kouassi ont fait des révélations sur le rôle que Laurent Gbagbo a joué dans la nomination des membres de ce Secrétariat général. « Expliquant la procédure de nomination, MM. Laurent Akoun et Koné Boubacar ont révélé que, sur instruction du président Laurent Gbagbo, le vice-président Sangaré Abou Drahamane lui a fait parvenir une proposition de nouveaux membres du Secrétariat général à désigner.  C’est cette liste dûment amendée, complétée, approuvée et signée par le président Gbagbo qui a été rendue publique ce jeudi 28 mai », ont-ils écrit », fait savoir le journal.

De son côté, Lg Infos qui commentant cette décision parle de ''grand nettoyage'' effectué par Laurent Gbagbo en donne quelques raisons. « Au total, comme le disent les saintes écritures, en nommant les ''camarades'' membres du nouveau secrétariat général du parti, Laurent Gbagbo a répondu à la question : ''qui enverrais-je'' ? En fonction des enjeux cruciaux du moment. Il a fait le ménage en laissant sur le bord du chemin certains ''camarades'' aux convictions saisonnières capables de le poignarder dans le dos », justifie le quotidien.

Toujours au FPI, L'Inter choisi pour sa part de revenir sur la situation des personnalités du partis détenues. « 3 semaines après son arrestation : des révélations sur la détention de Dano Djédjé », livre le journal à sa Une. Le quotidien qui indique détenir des informations ''exclusives'' sur la question fait savoir que, « La prison civile de Toumodi a, certes, une cellule réservée à une certaine catégorie de détenus, mais le séjour dans cette cellule n'est pas plus agréable que dans les autres  de ladite prison, vu les commodités qu’elle offre. Une petite chambre avec un petit lit et un ventilateur. Dano Djédjé y a fait l'amer constat dès ses premiers jours. La prison de Toumodi est, du reste, présentée par Thomas Tiacoh, secrétaire national du Fpi chargé des régions du Bélier et de Yamoussoukro, comme un mouroir. Pour ce cadre de l'ex-parti au pouvoir, il est inconcevable qu'un ministre de la Réconciliation nationale passe un séjour entre ces mûrs ».
Linfodrome

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La douane saisit 130 Kg d’amphétamine à l’aéroport d’Abidjan

30 mai 2015
702p6-1453785

La douane ivoirienne a saisi vendredi à l’aéroport Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan 130 kilogrammes d’amphétamine, cachés dans des amortisseurs de véhicule, a-t-on appris de source sécuritaire.

Cette substance a été découverte à la suite d’un « contrôle de sûreté », a rapporté un agent de sécurité, indiquant que les propriétaires du colis, une Ivoirienne, sa fille et leur transitaire, ont été mis aux arrêts pour besoin d’ »enquête ».

Les amphétamines sont des produits de synthèse très fortement stimulants sur le psychisme et l’organisme. Ils font parties de la catégorie des drogues dures. Des « pièces détachées, sous forme d’amortisseurs, ont été sciées par un ferronnier », a-t-il ajouté, tout en confiant que la drogue a été mise à l’intérieur des « ponts de roue ».

Le colis saisi est arrivé à l’aéroport d’Abidjan, en provenance du Nigeria et devrait être acheminé vers la Zambie, selon cette source sécuritaire.

Par Patrice Allégbé
Alerte-info sur connectionivoirienne

Y aurait-il un lien entre ces amphétamines sans nom et le fameux captagon que les américains distribuent aux rebelles de tout bord pour les doper et les rallier à la noble cause du barbarisme sans état d'âme, alors que les commanditaires jouent les bons, les purs, toujours orientés dans l'axe du bien!
Shlomit
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Le Captagon, la "potion magique" des djihadistes

La Syrie est devenue la plaque
            tournante de production et de consommation du Captagon, une
            amphétamine utilisée par les combattants djihadistes.
            (JOSEPH EID/AFP)C’est une petite pilule blanche qui permet d’oublier la douleur et la peur, très prisée en Syrie : le Captagon est le meilleur allié des djihadistes de l’Etat islamique (EI). Mais Daech n’est pas le seul à avoir recours à cette drogue à base d’amphétamine : sur le front militaire syrien, les membres d'Al-Nosra et les soldats de l’Armée syrienne libre (ASL) l’utilisent également pour se donner du courage.

Les effets du Captagon sont multiples, à en croire un trafiquant interviewé par Arte : "Ça donne la pêche, tu te mets à combattre sans te fatiguer, tu marches droit devant toi, tu ne connais plus la peur. Les combattants l’utilisent pour veiller, pour contrôler leurs nerfs et augmenter leurs performances sexuelles." Et peu importe que son utilisation soit interdite par l’islam, puisqu’"aujourd’hui tout le monde s’en fiche de la religion."

Interrogé par Reuters, un officier de la brigade des stupéfiants de Homs se rappelle l'attitude surprenante des prisonniers sous l'emprise de Captagon : "On les frappait et ils ne ressentaient pas la douleur. La plupart d'entre eux rigolaient alors qu'on les bourrait de coups."
Une drogue à l’origine d’une économie de guerre
Ce médicament créé en 1963 était initialement prescrit pour soigner les troubles de la concentration et la narcolepsie, avant d’être placé sur la liste des substances psychotropes de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en 1986. Le Captagon est depuis interdit dans la plupart des pays, y compris en France, où il est classé comme "produit stupéfiant" par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS).

Aujourd’hui, la Syrie est devenue la plaque tournante de la production et de l’exportation du Captagon, très facile à contrefaire. Jusqu’en 2011, le centre névralgique de fabrication de ce psychostimulant se situait au Liban. Mais, depuis le début du conflit syrien, la production locale de Captagon aurait chuté de 90%, selon un trafiquant interrogé par Reuters. Les usines ont déménagé en Syrie, où le chaos ambiant constitue une couverture idéale.

Le Captagon n’est donc pas seulement une drogue de terrain. Son trafic a entraîné la naissance d’une véritable économie de guerre, selon Radwan Mortada, spécialiste des mouvements djihadistes : "Les milices en Syrie en consomment une partie mais elles l’exportent aussi vers l’étranger, notamment vers les pays du Golfe. Les gains leur permettent de financer l’achat de leurs armes et leurs opérations militaires."

Entre 5 et 20 dollars le comprimé
Ainsi, "un sac qui contient 200.000 pilules rapporte 1,2 million de dollars une fois arrivé à destination". Des bénéfices d’autant plus importants qu’il suffit seulement "de quelques milliers de dollars" pour produire une telle quantité de Captagon.
L’Arabie saoudite est particulièrement friande de cette amphétamine : 55 millions de pilules y sont saisies chaque année. Et ces chiffres ne font qu’effleurer la réalité, puisqu’ils ne représentent que 10% des pilules en circulation dans le royaume, selon le rapport de l’Office des Nations unies contre la drogue (UNODC) publié en 2013.
Sur le marché syrien, un seul comprimé coûte entre 5 et 20 dollars. Selon George, un psychiatre syrien qui a traité de nombreux cas dans sa clinique de Lattaquié, "la consommation de Captagon - et d'autres comprimés - s'est accrue après la révolution, y compris chez les civils, en raison des pressions psychologiques et économiques qu'ils endurent".

12 millions de pilules saisies en 2013
L’essor du Captagon n’est pas étranger à l’explosion des saisies d’amphétamines dans le monde, qui ont quadruplé en l’espace de cinq ans. Sur la seule année 2013, la police libanaise a intercepté plus de 12 millions de pilules de Captagon. Plus récemment, à la mi-mai, le Liban s’est félicité de l’arrestation d’un baron de la drogue spécialisé dans le trafic de Captagon.
Quatre ans après le début du conflit syrien, la drogue qui stimule les combattants djihadistes et finance leur armement pourrait bien devenir le nerf de la guerre.
Alexis Orsini
tempsréel.nouvelobs.com

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30/05/2015

Ouattara dans ses œuvres de destruction de la Côte d’Ivoire

Ouattara
          dans ses œuvres de destruction de la Côte d’IvoireTout porte à croire que c'est Ouattara qui a inventé la Côte d’Ivoire. Ses  ponts immergés sont les plus grands travaux que même HOUPHET BOIGNY n'a jamais réalisés dans ce pays. Sauf que le père fondateur n'a jamais rendu ce pays ingouvernable comme Ouattara depuis sa présence sur le territoire ivoirien. 
Mais que Ouattara sache que malgré ses kalash, les ivoiriens sont dans une dynamique de changement irrévocable et irréversible . Les candidats et opposants veulent une élection apaisée et démocratique. L'opposition ne s'inscrit pas dans la chienlit comme Ouattara le dit, car elle ne dispose pas d'armes, encore moins la culture de la violence  
Mais Ouattara doit se souvenir qu'il n'est pas éligible à cause de l'article 35 de notre loi fondamentale qu'il n'a pas toiletté malgré les recommandations des Accords de Linas Marcoucis, ses 4 ans de rattrapage ethnique et un règne dans partage. C'est là où le monde l'attend . Le peuple de Côte d'ivoire entend faire respecter sa Constitution sur laquelle lui Ouattara  a prêté serment.
Le Burkina est un cas d'école. La Syrie doit aussi lui rappeler qu'un peuple déchaîné ne recule devant rien. Alors monsieur Ouattara , nous ne vous permettrons plus d'insulter le PDCI RDA ni le président HOUPHET BOIGNY. Il faut attendre le programme de ceux qui peuvent se présenter pour réconcilier les ivoiriens  et qui pourront mieux faire que vos mensonges de pluie de milliards qui ne font qu'enfoncer  un pays que vous avez délibérément déstabilisé pour assouvir votre positionnement.
Enfin régularisez votre situation pour qu'on puisse vous battre démocratiquement.  Nous PDCI RDA version HB ne sommes que des conservateurs des valeurs et vertus à nous léguées par le sage d'Afrique et de Yakro.
À bon entendeur salut ! Je m'exprime ici en tant que membre du Bureau politique du PDCI RDA . Un conservateur que je revendique avec beaucoup de fierté .

Nestor KOFFI
Membre du bureau politique du PDCI RDA
civox.net

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Affaire Sankara : Blaise Compaoré en route pour la CPI ???

AFFAIRE SANKARA : Blaise Compaoré en route pour la
                CPITimes24.info: Après des années de blocage judiciaire, l’enquête sur l’assassinat de Thomas Sankara pourrait connaître une avancée décisive. Près de vingt-huit ans après la mort, lors d’un coup d’Etat, de ce capitaine révolutionnaire, la recherche de la vérité pourrait conduire la Cour pénale internationale (CPI) à enfin entendre le président déchu Blaise Compaoré.

La Cour pénale internationale (CPI) n’est pas indifférente à l’évolution de l’affaire Thomas Sankara dont le corps a été exhumé au Burkina Faso. Le ministre sénégalais de la Justice, Me Sidiki Kaba, s’est prononcé sur cette affaire en sa qualité de président de l’Assemblée des États parties de la CPI. Ce, pour dire qu’« au niveau de la justice pénale internationale, c’est le principe d’égalité des poursuites. Quel que soit le niveau de responsabilité d’un personnage, s’il est impliqué dans des crimes de masse, il va comparaître devant la justice. Si des faits tangibles et probants lui sont reprochés, cela peut conduire à son arrestation. Mais pour le cas de Compaoré, il appartiendra à des juges libres et indépendants de mesurer la responsabilité de ses actes, si jamais son pays le décidait ». Me Sidiki Kaba s’exprimer à l’ouverture de la rencontre sur les meilleures pratiques en termes de plaidoyer et de mobilisation pour la CPI.

Au lendemain de l’exhumation des corps de Thomas Sankara et de douze de ses compagnons assassinés à la suite du coup d’Etat de 1987, l’implication présumée de l’ancien président déchu, Blaise Compaoré, refait à nouveau surface. Et nous reviennent en mémoire les propos de l’ancien chef de guerre libérien Prince Johnson sur l’assassinat de Thomas Sankara. C’était le 19 août 2014 à Monrovia, devant les membres de la Commission vérité et réconciliation.

Acteur de premier plan dans la guerre civile qui a ensanglanté son pays de 1989 à 2003, le récit de l’ancien chef de guerre et compagnon de Charles Taylor a secoué le landerneau politique africain. On retient de sa déposition que son aventure a débuté en 1985, avec le coup d’Etat raté du jeune général Thomas Quiwankpa dont il était l’aide de camp. Ayant échoué dans sa tentative de renverser le président Samuel Doe dont il avait contribué à installer au pouvoir en 1980, ce dernier fait exécuter le général Quiwankpa. C’est ainsi qu’avec une poignée de fidèles, Prince Johnson s’enfuit pour d’autres cieux, notamment la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso.

Les chemins de Prince Johnson et de Charles Taylor se croisent alors à Ouagadougou. Ils ont une cause commune : renverser le président Samuel Doe. Les autres Libériens sont mis au courant du projet. Ils rejoignent leurs chefs au Burkina. Prince Johnson : « On était à la recherche d’une base d’entraînement au Burkina Faso. On nous a dit qu’il fallait se débarrasser de Thomas Sankara pour pouvoir y installer notre base. C’est ainsi que nous avons aidé ceux qui ont renversé l’ancien président burkinabè ».

Qui est donc ce « on » qui leur a demandé de participer à l’assassinat de Sankara ? La réponse semble se trouver vers la fin des propos de Prince. Il dit en effet : « …C’est ainsi que nous avons aidé ceux qui ont renversé l’ancien président burkinabè. » Ceux qui ont renversé Sankara sont connus dès le soir du 15 octobre 1987.

Mais pour certains, ce bout de phrase n’est pas suffisant pour se faire une idée sur l’identité du commanditaire de l’assassinat de Sankara et de ses fidèles compagnons. Il faut encore des précisions. Deux mois après, soit le 27 octobre 2014, sur les ondes de RFI, Johnson cite explicitement les noms de ceux qui ont exigé leur participation dans l’assassinat de Sankara.

Mais avant de révéler les noms de ces personnes, il demande au journaliste qui l’interroge la permission de s’acquitter d’un devoir : rendre hommage au président Sankara. Pour Johnson, « Sankara était un homme exceptionnel, aimé par son peuple et par le monde extérieur. » Puis il enchaîne : « La seule option pour notre formation, rester au Burkina puis aller en Libye, était de répondre positivement à la requête de Blaise, c’est-à-dire se débarrasser de Thomas Sankara qui était contre notre présence au Burkina. »

Désormais, un nom s’affiche sur le fameux « on ». Ces révélations mettent directement en cause l’ancien président ivoirien Félix Houphouët-Boigny, dans le coup d’Etat du 15 octobre 1987 : « Il voulait la chute de Sankara pour que nous puissions suivre notre formation et retourner au Liberia pour tuer Doe, parce que Samuel Doe a tué son beau-fils William Tolbert Junior…»

Blaise et Houphouët-Boigny seraient donc les commanditaires de l’assassinat de Sankara ?

On savait que le courant ne passait plus entre Blaise et Sankara, vers la fin de la révolution. On savait aussi que le « père de l’indépendance ivoirienne » ne portait pas Sankara dans son cœur. A la mort de Sankara, les opinions africaines ne s’étaient pas embarrassées de scrupule pour désigner Blaise et son parrain ivoirien comme les chefs d’orchestre de l’assassinat du capitaine. Mais jusque-là, aucune voix officielle ne les avait mis directement en cause.

Cette fois-ci, un acteur a parlé. Pour Johnson, l’assassinat de Sankara est lié à la question libérienne. Houphouët en voulait à Samuel Doe pour deux raisons. Celui-ci a non seulement renversé et tué son ami le président William Tolbert qui lui aurait offert de vastes champs de plantation au Liberia, mais aussi parce que Doe a fait exécuter le fils de son ami qui est aussi son beau-fils. Adolphus Tolbert était marié à Désirée Delafosse, filleule d’Houphouët-Boigny. Adolphus avait participé au coup d’Etat raté du général Thomas Quiwonkpa en 1985. Houphouët tient à se venger de Samuel Doe et récupérer ses biens confisqués. Pour cela, il ne peut compter sur Sankara qui refuse d’aider les exilés libériens chargés de la mission.

Mais son numéro deux n’est pas de son avis. C’est une aubaine pour le « Vieux ». Faire une pierre deux coups : se débarrasser du sergent de Monrovia et surtout du capitaine de Ouaga qui l’agace au plus haut point.

Pour l’ancien chef de guerre Prince Johnson, le contexte sécuritaire se prêtait au renversement du président Sankara car, dit-il, « Sankara n’était plus qu’un chef cérémonial, c’est Blaise Compaoré qui contrôlait tout, les casernes et la garde présidentielle. Donc il était très facile de s’infiltrer ». Seulement, si Blaise contrôlait toutes les casernes du Burkina, on se demande pourquoi il aurait encore besoin de recourir aux mercenaires pour exécuter son coup. La vérité est qu’il avait la main sur le camp de Pô, mais n’était pas sûr de la réaction des autres camps militaires.

Après s’être acquitté de leur tâche dans le coup d’Etat du 15 octobre 1987, les Libériens vont avoir leur base au Burkina, puis en Libye où ils iront parfaire leur formation avant de lancer leur attaque contre le Liberia en décembre 1989. C’est le début de la guerre civile au Liberia qui ne prendra fin qu’en 2003. Elle a fait des dizaines de milliers de morts et provoqué des centaines de milliers de déplacés dans les pays de la région ouest-africaine.

C’est du Liberia qu’une autre guerre civile sera préparée et déclenchée, celle de la Sierra Leone avec les tristement célèbres soldats du RUF de Foday Sanko qui amputent les membres de leurs victimes. Sanko est mort dans sa cellule à Freetown et Charles Taylor est traduit pour crime contre l’humanité devant le Tribunal spécial pour la Sierra Leone qui siège à La Haye aux Pays-Bas. Houphouët-Boigny est lui mort de sa belle mort, emportant dans sa tombe la vérité sur les circonstances de la mort du jeune capitaine Sankara. Mais Blaise Compaoré est bien vivant, en exil en… Côte d’Ivoire. Ironie de l’Histoire.

Alors on comprend mieux les propos du président de l’Assemblée des Etats parties de la CPI le sénégalais Sidiki Kaba, quant à une probable future arrestation de l’ex-président Compaoré que tout accuse d’avoir les mains ensanglantées du sang de son « meilleur ami » Thomas Sankara.

Louis Mar, Times24.info

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Ouattara qui parle à sa "maman"



Sur un blog dédié à Birahima Tene Ouatarra, le petit frère de l'autre et chargé des affaires présidentielles, j'ai vu ce texte signe d'Alassane Dramane Ouatarra et qui a pour titre:

"Hadja je te demande pardon"

Voici ce qui est écrit:

J'aime ma mère comme je respecte la mère de chacun d'entre vous. Ma mère ne peut être la cible des folies de certains hommes politiques.
Non contents de chercher à me "Voler ma nationalité", mes adversaires veulent m'arracher l'être qui m'est le plus cher au monde. Hadja je te demande pardon pour tout ce que tu as subi à cause de moi.
Je te serais reconnaissant toute ma vie pour ton courage, ton soutien moral et tes prières pour que la vérité apparaisse au grand jour.

Alassane OUATTARA.

J'arrive toujours pas à connaître la couleur du cœur de ce petit Sindois de l'ouest du Burkina !!!!
Fils Disaïe.

Ps: il s'agit de Hadja Bintou Cissé, celle qui a eu droit à sa stèle et son carrefour. Comme l'a fait remarquer un internaute, pourquoi Ouattara met-il cette double photo accolée pour le représenter avec sa mère, n'aurait-il pas pu trouver une photo où il figure à côté de sa mère? Par ailleurs, lorsqu'il a déposé son dossier pour pouvoir être candidat aux élections présidentielles de 2010, il a affirmé être fils de Nabintou Ouattara, ivoirienne...
Ah si Ouattara devait fonctionner avec les règles contre le mensonge utilisées pour Pinocchio, il y a longtemps qu'il marcherait sur un nez encore plus énorme que celui du Cyrano d'Edmond Rostand.
Shlomit

CYRANO Cyrano

Ah ! Non ! C'est un peu court, jeune homme !
On pouvait dire... oh ! Dieu ! ... bien des choses en somme...
En variant le ton, —par exemple, tenez :
Agressif : « moi, monsieur, si j'avais un tel nez,
Il faudrait sur le champ que je me l'amputasse ! »
Amical : « mais il doit tremper dans votre tasse :
Pour boire, faites-vous fabriquer un hanap ! »
Descriptif : « c'est un roc ! ... c'est un pic... c'est un cap !
Que dis-je, c'est un cap ? ... c'est une péninsule ! »
Curieux : « de quoi sert cette oblongue capsule ?
D'écritoire, monsieur, ou de boîte à ciseaux ? »
Gracieux : « aimez-vous à ce point les oiseaux
Que paternellement vous vous préoccupâtes
De tendre ce perchoir à leurs petites pattes ? »
Truculent : « ça, monsieur, lorsque vous pétunez,
La vapeur du tabac vous sort-elle du nez
Sans qu'un voisin ne crie au feu de cheminée ? »
Prévenant : « gardez-vous, votre tête entraînée
Par ce poids, de tomber en avant sur le sol ! »
Tendre : « faites-lui faire un petit parasol
De peur que sa couleur au soleil ne se fane ! »
Pédant : « l'animal seul, monsieur, qu'Aristophane
Appelle hippocampelephantocamélos
Dut avoir sous le front tant de chair sur tant d'os ! »
Cavalier : « quoi, l'ami, ce croc est à la mode ?
Pour pendre son chapeau c'est vraiment très commode ! »
Emphatique : « aucun vent ne peut, nez magistral,
T'enrhumer tout entier, excepté le mistral ! »
Dramatique : « c'est la Mer Rouge quand il saigne ! »
Admiratif : « pour un parfumeur, quelle enseigne ! »
Lyrique : « est-ce une conque, êtes-vous un triton ? »
Naïf : « ce monument, quand le visite-t-on ? »
Respectueux : « souffrez, monsieur, qu'on vous salue,
C'est là ce qui s'appelle avoir pignon sur rue ! »
Campagnard : « hé, ardé ! C'est-y un nez ? Nanain !
C'est queuqu'navet géant ou ben queuqu'melon nain ! »
Militaire : « pointez contre cavalerie ! »
Pratique : « voulez-vous le mettre en loterie ?
Assurément, monsieur, ce sera le gros lot ! »
Enfin parodiant Pyrame en un sanglot :
« Le voilà donc ce nez qui des traits de son maître
A détruit l'harmonie ! Il en rougit, le traître ! »
—Voilà ce qu'à peu près, mon cher, vous m'auriez dit
Si vous aviez un peu de lettres et d'esprit :
Mais d'esprit, ô le plus lamentable des êtres,
Vous n'en eûtes jamais un atome, et de lettres
Vous n'avez que les trois qui forment le mot : sot !
Eussiez-vous eu, d'ailleurs, l'invention qu'il faut
Pour pouvoir là, devant ces nobles galeries,
Me servir toutes ces folles plaisanteries,
Que vous n'en eussiez pas articulé le quart
De la moitié du commencement d'une, car
Je me les sers moi-même, avec assez de verve,
Mais je ne permets pas qu'un autre me les serve.

Cyrano de Bergerac
La tirade des nez (acte 1, scène 4)
Edmond Rostand (1897)



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Doucement mais surement la puce RFID arrive

29 mai 2015
Puce RFIDOuvrir la porte de chez vous, prendre le métro ou déverrouiller votre téléphone, tout cela peut être commandé par une seule puce électronique. Les soirées pour s’en faire implanter dans la main se multiplient partout dans le monde. Reportage à Stockholm en Suède.

Ils portent des chemises et des tailleurs mais sont en route vers le futur. Ces ingénieurs ou commerciaux sont réunis dans une grande salle chic du centre-ville de Stockholm. Ce soir-là, ils sont des dizaines à attendre leur tour devant le fameux stand. Celui où ils recevront leur puce électronique.

Puce
              RFIDLa décision n’a pas forcément été mûrement réfléchie mais une piqûre plus tard, les voilà équipés. Sous la peau, sur le dos de la main, ils ont désormais une puce qui leur permettra d’entrer à la salle de sport, d’ouvrir leur portillon ou leur parking, de remplacer les cartes de visite. Les implants sont des puces RFID, comme celles des passeports, des cartes de crédit ou celles implantées sous la peau de nos animaux de compagnie.

Tout est stérilisé et c’est Shy, un gros costaud aux bras tatoués, qui se charge de l’implant. Il en fait cinq ou dix par jour en temps normal mais lors de ces soirées, ça peut aller jusqu’à 100. Pour les volontaires, les arguments sont simples : ça vous simplifie la vie et il n’y a pas de système de traçage, contrairement aux smartphones.

L’opération coûte 200 euros, quand même. Mais les soirées de ce genre se multiplient : Stockholm, Copenhague, Londres, Miami ou Mexico. Et bientôt Paris, 13 juin, au Festival Futur en Seine.

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Le sparadrap, un signe extérieur de sous-développement en Afrique noire

Le sparadrap, un signe extérieur de sous-développement en Afrique noire

Simplement brillant...CQFD.

11182033_527155097425168_1575362029883835110_n30 mai 2015
L'usage du sparadrap – ce ruban adhésif servant à panser les plaies et dont l'universalité n'est plus à démontrer – a toujours suscité en moi des interrogations, du simple fait que je suis Noir. Mais c’est seulement en avril 2015 que, dans un débat public, j’ai eu l’occasion de démontrer que son usage sur les peaux noires était un signe de sous-développement. Ce jour-là, tout le monde est tombé d’accord avec moi pour dire que c'est dans les choses les plus élémentaires que l'on voit l'incapacité des Africains à s'assumer pour s'imposer au monde.


            En effet, nous savons tous qu'en fabriquant cette bande adhésive pour recouvrir les plaies, les industriels européens ont pensé à la rendre quelque peu invisible sur les peaux blanches, donc moins disgracieuse. Ce qui veut dire que la couleur chair – mais « chair blanche » – du sparadrap est un choix esthétique mûrement pensé.  

            Figurez-vous qu'aujourd'hui encore, au XXIe siècle, après plus d'une soixantaine d'années d'indépendance des Etas africains – indépendance certes tronquée, parce que les dés étaient pipés – le sparadrap vendu en Afrique noire dans les pharmacies et autres places publiques sont de couleur chair blanche. C'est-à-dire que le sparadrap produit par les Européens pour les peaux blanches d'Europe et du reste du monde blanc est celui-là que les peuples noirs d'Afrique et d'ailleurs continuent d'utiliser comme pansement. 

            La question que je me suis toujours posée est celle-ci : pourquoi aucun gouvernant d'Afrique noire n'a-t-il jamais pensé à commander pour son pays des sparadraps « chair noire » ou « marron » pour ses populations ? Il est très surprenant de constater que jamais les gouvernants africains n'ont pensé peser dans la balance commerciale en faisant valoir leur besoin particulier. Je ne parle pas d'investissements techniques lourds pour la production du sparadrap, mais tout simplement de commande auprès d’une industrie pour un besoin spécifique !

            Nous voyons bien par cet exemple que le sous-développement ne se mesure pas uniquement à la pauvreté liée aux besoins matériels. Il est avant tout une inadéquation entre les besoins et la force de la pensée. C'est quand l'esprit se limite à considérer la satisfaction des besoins comme une façon de combler un vide - et uniquement cela - et non pas également comme une conquête de la liberté et de la dignité que l'on reconnaît l'état de sous-développement. C’est cette considération qui oblige certains à parler d’aliénation et de besoin d’indépendance mentale. En d’autres termes, si un industriel d’Afrique noire – désireux de conquérir le marché africain – se mettait à fabriquer des sparadraps couleur chair blanche pour les populations noires, il serait considéré comme mentalement aliéné.

Permettons-nous donc de dire qu’il n’est pas sage de rechercher ardemment l’indépendance du ventre si la tête demeure aliénée. Peut-être qu’en commençant par la liberté de l’esprit on atteindrait plus facilement et plus judicieusement celle du corps, et les changements que pourraient opérer les réalisations techniques seraient plus adaptés aux réalités humaines et sociales de chaque peuple.              

Raphaël ADJOBI 
Le Blog de Raphael

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Korhogo : une fillette de 9 ans mariée de force à un éleveur peul

L’affaire est pour le moins insolite et se passe dans le département de Korhogo au nord du pays. Une petite fille de 9 ans en classe de CP2 a été mariée de force à un homme d’une trentaine d’années, apprend koaci.com des témoins dans cette localité.

Une fin d’année scolaire cauchemardesque pour cette élève âgée de 9 ans. A peine passé le cours préparatoire 2ème année ( CP2), elle doit regagner son nouveau foyer avec un éleveur peul d’une trentaine d’années.

Les faits se passent à l’EPP Niofoin 1 dans une localité du département de Korhogo. La fillette de 9 ans se nomme Dicko Assita et a été mariée de force, en début du mois de Mai, par sa famille. Le directeur de l’école primaire et le sous-préfet ont assisté impuissants à la scène démesurée par peur de représailles.
Selon des témoins, c’en est fini pour cette élève de 9 ans en classe de CP2. Elle ne retrouvera plus jamais les bancs de l’école et sera près de son nouvel homme dans les champs et au foyer.

Reste désormais à savoir si le ministère de l’éducation nationale, qui a fait de la scolarisation des jeunes filles son crédo interviendra dans cette affaire où tout a été scellé par les deux familles y compris le village entier.

Adriel, Abidjan,
koaci.com

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Accusé d'escroquerie: Le Révérend Makosso arrêté à l'aéroport Fhb

Version Soir Info...

Le mercredi 27 mai 2015, le révérend Makosso Camille a été arrêté, par la Brigade de recherches de la Gendarmerie nationale, à l'aéroport international Félix Houphouët Boigny de Port-Bouët.
Il est reproché à l'homme de Dieu d'avoir escroqué plus de 300 millions de F Cfa à plusieurs jeunes. Comment comprendre cette affaire ?

Selon les informations mises à notre disposition, tout a commencé au mois de juillet 2014. Le Révérend Makosso aurait lancé un appel à la jeunesse chrétienne, à travers les médias, pour une rencontre au Parc des sports de Treichville. Et la raison, à en croire le Révérend Makosso, c'est que le Chef de l'Etat aurait décidé de financer des projets à hauteur de cinq milliards de F Cfa, au profit de cette jeunesse. C'est pourquoi, soutient l'homme de Dieu, il travaille en étroite collaboration avec le ministère de la Jeunesse, des sports et loisirs. Dès lors, indiquent nos sources, ce sont plus de 15 000 jeunes qui se mobilisent. Ces derniers sont invités par le Révérend, à acheter des cartes d'adhésion auprès du nommé Kouamé Konan Patrick alias Konan Bédié. Notamment la somme 12 000 F Cfa chacun, pour la carte de membre du réseau, la fiche de projet, la fiche de montage de projet et deux photos d'identité.

Après ce versement, Makosso fait payer aux intéressés la somme de 2 000 F Cfa, dans le mois de novembre 2014, pour, dit-il, l'entretien avant l'octroi des financements. Le 6 décembre 2014, toujours selon nos sources, l'homme de Dieu prétend que le ministère exigerait cette fois 22 000 F Cfa par personne, pour l'acquisition d'un carnet de suivi qui servirait au recouvrement des prêts. Mais qu'il aurait pesé de tout son poids pour faire baisser ce montant à 10.000 F Cfa. Après quoi, Makosso et son acolyte ont dressé un calendrier de paiement aux nombreux jeunes, avant de les inviter cette fois au stade Félix Houphouët Boigny, pour percevoir l'argent devant permettre le financement de leur projet respectif. Chose qui ne s'est pas réalisée.

Plus tard, c'est Ayokpa Yao, membre du réseau de Makosso, qui mettra la puce à l'oreille des jeunes, de ce qu'il s'agit purement et simplement d'une grosse arnaque, organisée de toute pièce par le Révérend en question. Ainsi situé sur le vrai visage de Makosso et ses lieutenants, les victimes ont porté plainte contre eux, et adressé un courrier de plainte au chef de l'Etat, pour l'informer de la vaste escroquerie organisée par Makosso, en utilisant son nom. La suite est connue. Le Révérend Camille Makosso, le principal acteur, est épinglé à l'aéroport ce mercredi 27 mai 2015, par des gendarmes, qui ont ouvert une enquête en vue tirer toute cette affaire au clair.

FOFANA Mambé, Soir Info
Linfodrome

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Le pont de la Fraternité frauduleuse

A LIRE ABSOLUMENT!
 dans le Nouveau Courrier d'hier!
Révélation : asseyez vous et dégustez ! plus rien ne doit vous étonner:

« C’est une révélation fracassante qui crée la confusion et la gêne dans le camp Ouattara. Les populations guinéennes ont massivement participé au vote lors de la présidentielle de 2010. C’est Fodé Camara, le maire de la localité de Karala (en Guinée) située à 55 km de Gbéléban, qui a levé le voile sur ces faits connus des Ivoiriens mais jusque-là contestés par le pouvoir.
C’était le vendredi 22 mai dernier à Gbéléban lors de l’inauguration du pont sur le fleuve Gbahanla (long de 138 mètres et financé par la Côte d’Ivoire dans le cadre du C2D) reliant la Côte d'Ivoire à la Guinée en présence du président guinéen Alpha Condé et de nombreux de ses compatriotes, de l’ambassadeur de France Georges Serre et de son prédécesseur Jean-Marc Simon, aujourd’hui ambassadeur honoraire de France. «En 2010, nous avons voté tous Alassane Ouattara. Pour ce pont-là, je demande à tous mes compatriotes de faire tout pour qu’Alassane Ouattara passe en 2015», a révélé le maire de Karala, qui n’a manifestement pas mesuré l’ampleur de sa déclaration devant les journalistes qui l’ont interrogé ! Sa sortie vient confirmer les fraudes massives … »
La suite du festin dans le journal le Nouveau Courrier à qui nous disons merci bien évidemment pour le travail journalistique réel et d'investigation qu'ils font ! Avec plus de moyens, ils pourraient encore mener plus d'investigations et contribuer à l'expression de la vérité en Cote d'Ivoire et à la Haye! Mais ça, ça ne dépend que de vous, de moi, de nous tous! Voulons nous supplanter les mensonges des média occidentaux?
Le Nouveau Courrier

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La fameuse lettre de Padjofê refait surface

Devoir de Mémoire
Une lettre de repentir… et notre devoir de vigilance


« Des accusations graves, des révélations à couper le souffle, des noms cités,

des médias français [mis en cause] »…


Ainsi l’officieux Fraternité Matin présentait, dans sa livraison du 03 septembre 2003, le scoop du jour : la lettre de repentir d’un certain Padjofê Ibrahim, se disant d’ethnie Dioula, ex-Fanci, et ex-rebelle en rupture de ban et fugitif. A l’occasion du onzième anniversaire de la tentative de putsch du 19 septembre 2002, cette lettre refait surface dans le Quotidien d’Abidjan (19 septembre 2013), toujours avec la même lecture au premier degré et la même absence de recul ; bref, avec la même naïveté…

Cette lettre n’est certes pas dénuée d’intérêt ; elle foisonne d’informations qui, sans être précisément des scoops, rafraichissent les souvenirs qu’il est bon d’avoir en mémoire pour ne pas être surpris par les événements à venir. C’est pourquoi nous la reproduisons à notre tour à l’intention de nos amis. Mais nous devons les avertir : « Padjofê » n’apporte aucune vraie réponse aux nombreuses questions que nous nous posons depuis le 19 septembre 2002. Aussi bien, ce serait une grave erreur de s’en tenir à la superficie de ce texte, au risque de se priver de sa « substantifique moelle »…

Notons d’abord que ce « Padjofê » nous demeure un vrai mystère malgré qu’il prétend écrire sous sa véritable identité. Notamment, nous ignorons son grade dans les Fanci ainsi que la position qui était la sienne dans la « rébellion » avant qu’il ne se brouille avec elle. Pourquoi signer de son vrai nom si on ne peut/veut pas indiquer son grade ou sa fonction ? Surtout que, à en juger d’après le niveau de son français ou d’après la qualité de son information quant aux affaires de la « rébellion », par exemple, l’auteur de cette lettre semble être quelqu’un qui ne pouvait pas ignorer qu’on ne croirait jamais qu’il n’était que l’un de ces sergents quasi-analphabètes que Ouattara a fait officiers supérieurs dans son armée ; encore moins un simple troupier de la rébellion.

Il n’est pas nécessaire d’avoir fait Polytechnique pour comprendre que nous avons affaire à un de ces astucieux bidonnages dont depuis vingt ans certaines gens nous gavent pour nous « distraire » pendant que leurs complices s’activent de différentes façons à nous déposséder de nos droits naturels et constitutionnels.

Posons-nous la question rituelle : à qui donc profite le crime ? A Alassane Ouattara [– et au passage notez que de toutes les personnes citées par Padjofê, Ouattara est le seul qui a droit à un « M. » devant son nom –] ? A Blaise Compaoré ? Certes ces deux-là y ont certainement leur part ; mais quelque profit ou avantage personnel qu’ils aient tiré de leur participation dans ce forfait, ils n’étaient que les déguisements dont le vrai criminel se revêtait pour passer inaperçu. Notez combien « Padjofê » est prolixe quand il parle d’eux, et combien il trouve tout à coup si peu à dire quand il s’agit de la « France mère ». Il est évidemment impossible de parler de ces choses sans y mêler le nom de la France, et ce n’est pas seulement à cause de l’Opération « Licorne » ! Mais « Padjofê » semble nous dire : Ne vous fiez surtout pas aux apparences : oui, la France est dans le coup, mais ce n’est pas une raison de croire que c’est elle qui a tout manigancé, ou que c’est à elle que cela profite ! Admirez ce drôle d’argument, véritable joyau de « faux-culisme » hexagonal : « Tout ce que je peux dire, c’est que la France est coupable mais elle est prise dans l’étau entre les menaces de dénonciation de la rébellion et la réaction du peuple ivoirien et des Français de Côte d’Ivoire ».  Et maintenant, circulez ! Y a plus rien à voir de ce côté…

Eh ! bien, frères résistants, non ! Nous, c’est très précisément de ce côté-là qu’il faut qu’on regarde. Soyons vigilants ! Et aujourd’hui plus que jamais !

Marcel Amondji



La lettre de Padjofê

Monsieur Honorat Dé Yedagne,

 

Je voudrais vous demander de faire en sorte que cette lettre soit publiée dans son entièreté. J’ai beaucoup hésité avant de l’envoyer à votre journal car, il n’a pas de position tranchée et donc si ma lettre y est publiée, on lui accordera toute la valeur qu’il lui faut plutôt que d’être considérée comme suscitée si elle était publiée par le National ou Notre Voie. Cette lettre ne vaut sans doute rien, venant de la part d’un assassin comme moi, mais, j’aime mon pays comme vous et j’ai décidé de ne plus le tuer.

Publiez ma lettre s’il vous plait !


Je m’appelle Padjofê Ibrahim. Je suis de l’ethnie Dioula et je suis un déserteur de l’armée ivoirienne. Si je donne mon vrai nom, c’est parce que je n’ai plus personne à protéger car, mes parents (mon père, mes deux sœurs et mon frère étudiant en licence d’anglais à l’Université de Bouaké) ont été exécutés dans la nuit du 8 au 9 février dernier. Je suis donc un rebelle fugitif qui a décidé de ne plus participer à la destruction de mon pays. J’ai été au cœur de la rébellion, j’ai participé à toutes les étapes de la préparation de l’attaque jusqu’à son exécution. Je sais que les choses que je vais dire aujourd’hui paraîtront aux yeux de certaines personnes comme une plaisanterie de mauvais goût, mais je jure sur les cadavres de mes parents que ce qui va suivre est la stricte vérité et même si cela arrive bien en retard, il n’empêche qu’il peut permettre de comprendre beaucoup de choses et de prévenir bien d’autres dangers qui guettent le contrôle gouvernemental pour réaliser à quel point les Ivoiriens, avec les autorités à leur tête, ignorent les véritables dangers qui planent sur le pays. Je voudrais préciser avant toute chose, qu’aucun des pays qui entourent la Côte d’Ivoire n’aime la Côte d’Ivoire. Ils ont tous participé d’une façon ou d’une autre à la destruction du pays. J’y reviendrai. Cela dit, je voudrais demander pardon aux Ivoiriens et à toutes les victimes innocentes de cette guerre atroce que nous avons provoquée dans notre propre pays. J’ai fait du mal, beaucoup de mal en succombant à un certain discours, en pensant d’après ce qu’on nous avait dit, que le Président Gbagbo était venu au pouvoir pour organiser le génocide des gens du Nord et qu’il fallait tout mettre en œuvre pour l’arrêter. Voilà pourquoi, la plupart de ceux qui ont pris les armes sont des gens du Nord et qu’à la fin de cette guerre, on découvrira que 60% des jeunes du Nord sont morts, tant les FANCI les massacrent sur les fronts de guerre. Quelqu’un a dit que « le jour où ceux qui financent les guerres se retrouveront sur les fronts, il n’y aura plus de guerre dans le monde ». Je me demande si ce monsieur se rendait compte de la véracité de ce qu’il disait. Je voudrais dire ici qu’aucun des chefs de la rébellion qui endeuille le pays n’a jamais mis les pieds sur un front de guerre, ni conduit une troupe au cours d’un combat. Le seul qui a eu le courage de participer à un combat à la tête d’une unité de 227 personnes (tous des gamins de 12 à 15 ans) a été abattu par les FANCI le jeudi 17 octobre 2002 à M’Bahiakro et son unité a été totalement anéantie. Il s’agit d’Inza Karamoko. Après cette guerre, le monde entier constatera le désastre. Cela dit, je voudrais situer les choses que je vais dire à 11 niveaux :

 

  1. 1. La préparation de l’attaque ; 2. Le recrutement ; 3. Les raisons de l’attaque ; 4. Les personnalités qu’il fallait tuer ; 5. La mort de Balla Kéita ; 6. Les commanditaires du coup ; 7. Les complicités internes et externes ; 8. L’élimination systématique des gendarmes ; 9. Le but assigné au MPIGO et au MJP ; 10. La mission de l’escadron de la mort et des médias étrangers ; 11. Le rôle de la France et des multinationales françaises.

 

Beaucoup de choses ont été dites sur l’attaque du 19 septembre 2002. Certaines de ces choses sont vraies, et d’autres sont très loin de la vérité. Il a fallu que je sois au Burkina Faso du mardi 16 janvier 2001 au lundi 16 septembre 2002 pour comprendre à quel point la Côte d’Ivoire était haïe par les pays qui l’entourent. J’y reviendrai dans le point 7.

 

1.- La préparation de l’attaque

A mon arrivée à Somgandé au Burkina le 16 janvier 2001, le noyau qui devrait diriger les opérations était déjà constitué ; il s’agissait de Tuo Fozié, Massemba Koné, Omar Diarrassouba, Iréné Kablan et Souleyman Diomandé. Il s’agit là de la phase 1.

 

2.- La deuxième phase a consisté à recruter

C’est IB qui a été chargé de cette tâche, aidé par trois officiers burkinabè qui agissaient pour le compte de leur pays. Le recrutement a été fait dans trois pays: le Liberia, la Sierra Leone et le Burkina Faso. Ainsi, au total, ce sont 417 personnes qui ont été recrutées en deux mois, dont 288 Burkinabè (125) soldats de l’armée burkinabé et 163 repris de justice libérés des prisons et conduits au camp de formation de Pô. Quant aux Ivoiriens qui ont participé à l’attaque, il a suffi de leur expliquer ce qui suit :

 

3.- Les raisons de l’attaque

Il y a trois raisons essentielles à l’attaque du 19 septembre.

– Il fallait sauver les peuples du Nord, et principalement les Dioula, du génocide que préparait le Président Gbagbo.

– Pour convaincre chacun de cette idée, une photo couleur agrandie était accrochée dans toutes les chambres des villas de Somgandé et une autre (petite) était dans les poches de toutes les recrues, de sorte que chacun se disait qu’il avait une mission noble à accomplir en faisant la guerre en Côte d’Ivoire. Il s’agissait de sauver tout un peuple menacé d’extermination totale par un régime supposé génocidaire.

– Il fallait ensuite permettre aux Burkinabè résidant en Côte d’Ivoire d’avoir les mêmes droits que les Ivoiriens et de participer à toutes les prises de décisions concernant l’avenir du pays. Pour convaincre les Burkinabè de ce que les Ivoiriens partisans du régime étaient en train de massacrer leurs compatriotes, le journal Sidwaya a utilisé les mêmes photos du charnier de Yopougon qu’il a présenté comme étant constitué de ressortissants burkinabè. Cela a provoqué une grande colère et a facilité le recrutement des Burkinabè avec l’accord des autorités burkinabè. Pour que ce qui précède puisse se réaliser, il fallait éliminer systématiquement un certain nombre de personnalités politiques et militaires et permettre ainsi, par la chute du gouvernement, l’installation d’un nordiste à la tête de l’Etat et en l’occurrence M. Alassane Ouattara, après 6 mois de transition au cours de laquelle, par l’usage de la terreur, toutes les personnes gênantes devraient être soit exécutées soit forcées à l’exil.

 

4.- Les personnalités politiques et militaires qu’il fallait tuer

Je reviendrai de façon détaillée sur un certain nombre de choses dans le point 6, mais il faut dire que si le coup d’Etat avait réussi, il n’y aurait aujourd’hui d’hommes politiques en Côte d’Ivoire que ceux venant du RDR tant la liste des personnes qu’il fallait exécuter était longue. Je ne pourrai donc pas donner la composition de cette liste de façon exhaustive mais voici quelques-uns des noms. 1. Emile Boga Doudou (à la demande de Blaise Compaoré) ; 2. Doué Mathias ; 3. Touvoli-Bi ; 4. Lida Kouassi ; 5. Henri Konan Bédié ; 6. Emile Constant Bombet ; (l’ancien ministre) ; 7. Blé Goudé Charles ; 8. Tapé Koulou (à la demande de Shérif Ousmane) ; 9. Mamadou Koulibaly ; 10. Guéi Robert (à la demande d’Alassane Ouattara). C’est ce dernier nom, celui du général, ajouté à la demande de Alassane Ouattara qui a changé tout et donc a précipité les choses car, on ne sait trop comment cela s’est passé mais quelqu’un a filé l’information à M. Balla Kéita qui suivait le déroulement des préparatifs pour le compte du général.

 

5.- La mort de Balla Kéita

  1. Balla Kéita a été envoyé au Burkina Faso par le général Guéi pour suivre l’évolution des préparatifs pour son compte. A son arrivée au Burkina, M. Balla devrait avoir ses appartements à Somgandé, mais pour éviter les soupçons, Blaise Compaoré a décidé de le loger personnellement. Cette démarche n’a pas beaucoup plu au Général qui soupçonnait un mauvais coup de la part d’Alassane, mais on a su le convaincre. En réalité, si on avait éloigné Balla Kéita, c’était pour qu’il ne soit pas au courant de certains détails, tels que la composition de la liste. Ainsi, lorsqu’il s’est agi de dresser la liste, le Général n’a eu son mot à dire que sur le sort du Président Gbagbo, car l’informateur qui se trouvait à la Présidence avait prévenu que le Président devait s’absenter dans le courant de la 3e semaine du mois de septembre 2002. Le Général a donc conseillé que le coup se fasse en son absence, car cela permettrait d’épargner sa vie et donc d’éviter un certain nombre de difficultés inutiles. Mais le Général ne savait pas qu’il était lui-même sur la liste; normal, car le coup devait être fait pour lui, du moins d’après ce que M. Ouattara lui avait promis. Ainsi, le Général en qualifiant le Président de boulanger, ignorait que le vrai boulanger était celui à qui il téléphonait 3 fois par jour. Lorsque Balla Kéita, on ne sait par quel moyen, avait appris que le nom de son patron était sur la liste des personnes qu’il fallait exécuter, au lieu d’informer directement le Général, il a cru bon d’en parler d’abord à Blaise Compaoré. Dès cet instant, il avait signé son arrêt de mort et effectivement, on le retrouvera mort le lendemain. Nous étions alors fin juillet-début août. La difficulté a été dès lors de convaincre le Général que la mort de son agent n’avait rien à avoir avec un mauvais coup que l’on préparerait dans son dos. Une tâche que les autorités burkinabè avec le ministre de la Défense vont réussir à merveille, en retournant les soupçons sur le gouvernement FPI au pouvoir à Abidjan et pour parachever la machination, Fabien Coulibaly qui, à la demande du Général, s’était rendu au Burkina, avait été chargé d’assassiner le Général, mais on ne sait pour quelles raisons, il n’a jamais exécuté son contrat et donc jusqu’à ce qu’on déclenche l’attaque, on ne savait pas si Fabien Coulibaly et le Général avaient un autre plan et dans le doute, pour éviter les problèmes, son nom avait été ajouté sur la liste, de même que celui de tous ceux qui se trouvaient dans l’environnement immédiat du Général. Ceci explique ce qui s’est passé ou plus précisément, devrait expliquer ce qui s’est passé car on saura plus tard que Fabien Coulibaly avait vendu la mèche et que le Général avait concocté son propre plan, mais malheureusement pour lui, certains éléments de la gendarmerie qui étaient dans le coup et dont le Général avait les noms, avaient réussi à s’infiltrer dans les patrouilles des gendarmes loyaux et donc pour éviter que le Général ne se venge d’eux s’il prenait le pouvoir, ont réussi à créer la confusion, de sorte que même au jour d’aujourd’hui, vu la façon dont les choses se sont passées, au plus haut niveau de la rébellion, tout le monde a la trouille quand il s’agit de savoir si ceux qui ont tué le Général sont tous morts ou vivants et prisonniers ; mais on les préfère plutôt morts que vivants : suivez mon regard.

 

6.- Les commanditaires du coup

Il y a essentiellement trois commanditaires : Alassane Dramane Ouattara ; Guéi Robert ; Blaise Compaoré.

Alassane Ouattara a offert tous les moyens de communication dont dispose le MPCI. Il a également corrompu tous les correspondants-Afrique de tous les médias français à qui une mission précise a été confiée. J’y reviendrai dans le point 10. C’est M. Alassane qui s’est chargé de la rémunération de tous les chefs rebelles de Tuo Fozié à Dacoury-Tabley en passant par Soro Guillaume. Même au niveau de la rébellion, on ignore où Alassane Ouattara a tiré tout l’argent qu’il a investi dans cette guerre et c’est sans doute ce qui constitue le plus grand danger pour la Côte d’Ivoire. Le rôle de Guéi a consisté à créer au sein de l’armée, un environnement de suspicion propice à un soulèvement général de l’armée. Mais il a échoué dans sa tâche car en dehors des Bayefouè et des Zinzins et de quelques officiers dont Gueu Michel, pas grand monde n’a mordu à son hameçon et c’est l’une des raisons qui explique l’échec de la prise d’Abidjan.

Blaise Compaoré est ce qu’il convient d’appeler le plus grand danger pour la Côte d’Ivoire. Ce Monsieur a juré que tant qu’Alassane ne sera pas à la tête de la Côte d’Ivoire, ce pays ne connaîtra jamais la paix. Blaise Compaoré a fourni à lui seul et cela grâce à ses propres réseaux de trafic d’armes dont les sièges se trouvent en Libye et au Liberia, toutes les armes dont dispose actuellement le MPCI. C’est lui qui a fourni tous les instructeurs, c’est également lui qui a fourni 125 soldats burkinabè dont 38 officiers qui sont répartis comme suit : 13 à Korhogo, 15 à Bouaké et 10 à Odienné. Ce sont eux qui forment actuellement sur le terrain, toutes les recrues. Blaise Compaoré a investi au bas mot, plus de 4 milliards dans cette guerre, de l’argent qu’il compte récupérer une fois que les Burkinabè résidant en Côte d’Ivoire et Alassane seront parvenus au pouvoir.

 

7.- Les complicités internes et externes

Tous les dirigeants du RDR, des plus modérés aux plus durs, savaient plus ou moins que leur mentor préparait un coup fumant. Certains comme Ali Coulibaly, Gon Coulibaly, Ali Kéita, ont parcouru nuitamment pendant des semaines les villes du Nord avec des photos du charnier de Yopougon. Je dois avouer qu’ils ont fait un travail remarquable, car aujourd’hui, pour convaincre un jeune du Nord de tuer un gendarme et de boire son sang, il suffit de lui montrer une de ces photos et de lui dire que c’est le sort que Gbagbo et ses gendarmes lui réservent s’il ne réagit pas.

Alassane lui-même leur avait expliqué cela pendant sa tournée d’avant les élections des conseils généraux. Au niveau interne, il faut souligner que même dans l’entourage du Chef de l’Etat, certaines personnes étaient au courant du coup. Aujourd’hui, un travail a été fait pour éloigner ces traitres qui mangeaient avec le Président et qui savaient pourtant qu’on allait le tuer. Au niveau interne toujours, il faut dire que dans toutes les villes occupées et non occupées, se trouve quelqu’un qui est chargé d’organiser avec l’aide de quelques personnes, la chute de la ville et à dresser la liste des personnes qu’il fallait systématiquement exécuter à notre arrivée. Ainsi par exemple à Bouaké, le maire a joué ce rôle, à Béoumi, le chef de canton a aidé à la prise de la ville. La liste complète de tous ces gens qui tapis dans l’ombre aident les rebelles est actuellement au domicile du préfet de Bouaké qui est la maison de Soro Guillaume.

La plupart des gens qui sont sur cette liste sont des Burkinabè qui connaissent très bien les villes dans lesquelles ils vivent. Ainsi à Agboville, il y a un certain Ouédraogo Binaté, à Divo, un certain Sampoudou Dramane, à Tiassalé, un certain Savadogo Ladji dit « Sabari Kagni », ce dernier est actuellement à Bouaké et joue un grand rôle dans le rapatriement des corps des gendarmes exécutés au Burkina Faso par le biais de gros camions qui semblent lui appartenir. J’y reviendrai dans le point 8. A Daloa, Kafando Compaoré (tué par les loyalistes pendant la libération de la ville, à Sakassou, Boureïma Sylla, à Bouna, IIboudo Assimi (c’est lui qui a exigé et obtenu l’exécution du commandant de brigade de Bouna devant sa femme et ses enfants). Il y a donc actuellement, dans presque toutes les villes de Côte d’Ivoire, des gens dont le rôle est de préparer l’arrivée des rebelles en donnant journellement des informations précises sur les mouvements des gendarmes. 

 

8.- L’élimination systématique des gendarmes

Si tout le monde a constaté que la Gendarmerie a payé le plus lourd tribut à cette guerre, eh bien ! C’est parce que cela fait partie d’un plan bien précis. MM. Ouattara et Blaise Compaoré ont une grande colère contre la Gendarmerie de Côte d’Ivoire et pour cause, ils considèrent que les gendarmes sont la cause de tous les malheurs des militants du RDR et des Burkinabè et par conséquent, il fallait les éliminer jusqu’au dernier, du moins, ceux qui ne sont pas avec eux, c’est-à- dire la quasi-totalité car au jour d’aujourd’hui, il y a exactement 113 militaires et gendarmes qui sont avec la rébellion en dehors des Bayéfoué et des Zinzins. La consigne qui a donc été donnée était de tuer systématiquement tous les « corps habillés » des villes prises et principalement les gendarmes, mais comme il était impossible de cacher les corps d’autant de personnes, avec l’accord des autorités, plutôt sur proposition de ces autorités, les cadavres de la plupart des corps habillés ont été convoyés au Burkina dans des camions et même les corps de beaucoup de civils tués, environ 2000 personnes, se trouvent au Burkina ; ce qui advient de ces corps une fois au Burkina, seuls Alassane, Blaise Compaoré et Soro le savent. C’est un moyen efficace d’éviter les charniers. Quant aux gendarmes qui ont réussi à fuir pour se retrouver au Burkina, s’ils n’ont pas été abattus à la frontière, ils sont dans une prison quelque part au Burkina. Je sais par exemple qu’il y a environ 47 gendarmes ivoiriens qui se trouvent actuellement dans les prisons de Blaise Compaoré.

 

9.- Le but assigné au MPIGO et au MJP

A la date du 23 octobre, tout le monde était unanime pour reconnaître que le coup avait capoté et que ou bien on fuyait tous le pays ou bien on restait et alors, il fallait poser des actes de nature à ébranler le pouvoir et à obtenir par les massacres et la terreur, ce que nous n’avions pas été capables d’obtenir par l’attaque du 19 septembre. Il fallait d’un côté chercher à gagner du temps en bluffant, le temps que les commanditaires trouvent des soutiens et apportent la logistique nécessaire pour mener une guerre sur un long terme car nous n’étions absolument pas préparés pour cela. Il n’a pas été facile de trouver des soutiens et je dois avouer qu’il y a eu un moment de flottement au cours duquel si les FANCI avaient tenté leur chance, elles auraient fait de nous une bouchée mais il y avait une telle crise de confiance au sein de l’armée que personne n’osait tourner le dos à son voisin. Le premier soutien trouvé fut le Liberia de Charles Taylor qui devrait ouvrir un front à partir de l’Ouest, mais ce dernier a posé tellement de conditions que les choses ont traîné. Finalement, Alassane et Compaoré ont dû lui vendre tout l’Ouest y compris ses habitants pour que Charles Taylor se décide. C’est ainsi que le MPIGO et le MJP ont été créées à partir du MPCI avec pour mission farfelue de venger le général Guéi. Le 2ème soutien a été le Sénégal à qui il a été confié la mission de faire accepter la rébellion à une table de négociation. Le 3ème soutien a été le Gabon dont le Président a été chargé de convaincre les autorités françaises que Gbagbo n’a que ce qu’il mérite et que tout le monde l’avait prévenu qu’il ne ferait pas de vieux os au pouvoir et qu’il fallait aider les rebelles à régler une fois pour toutes, tous les problèmes créés par Gbagbo depuis son arrivée au pouvoir. Le 4ème soutien a été celui des multinationales françaises installées en Côte d’Ivoire, soutien obtenu par MM. Ouattara et l’Ambassadeur Renaud Vignal qui ont quasiment vendu le pays. Au jour d’aujourd’hui, la Côte d’Ivoire n’appartient aux Ivoiriens que parce que Gbagbo est encore au pouvoir, sinon Alassane Ouattara a vendu le pays au Burkina Faso et aux sociétés françaises.

 

10.- L’escadron de la mort

Effectivement, il y a un escadron de la mort en Côte d’Ivoire. Cet escadron a été créé pour une mission précise. L’escadron de la mort a été créé le vendredi 20 avril 2001 à Abobo par des responsables du RDR qui voulaient laver l’image de M. Alassane Ouattara en éliminant toutes les personnes qui s’attaqueraient ou dénonceraient son imposture. La 2ème mission de l’escadron était d’éliminer tous les gendarmes qui avaient été jugés dans le procès du charnier de Yopougon. Il est inutile de préciser que M. Ouattara avait donné toute sa caution. A l’origine, l’escadron était constitué de 7 personnes (3 membres de la garde rapprochée de M. Ouattara, 2 Burkinabé (des anciens gendarmes), un chauffeur ; [jusqu’en 2001,] le chef du groupe était Shérif Ousmane. Après cette date, compte tenu de l’opération actuelle qui était en préparation au Burkina, l’escadron de la mort avait été dissous mais en dehors de Shérif, les autres sont restés en Côte d’Ivoire et ont travaillé dans la sécurité de M. Ouattara et depuis le 18 octobre 2002, l’escadron de la mort a été reconstitué avec les mêmes éléments mais le chef est désormais un Burkinabé et ses missions sont : salir le gouvernement et provoquer une guerre musulmans-chrétiens. En dehors de Benoît Dacoury-Tabley dont la mort a été une erreur, les autres sont bien sur la liste et ceux qui restent sont les suivants : Maurice Guikahué ; K. K. Bertin (Jeunesse PDCI) ; Blé Goudé (rayé-contradiction) ; Tapé Koulou (rayé-contraction) ; Thierry Legré (rayé-contraction) ; trois Imams (non déterminés) ; trois évêques (rayés-contradiction) ; le maire d’Adjamé (à sacrifier pour la cause) ; Le directeur de l’AFP Abidjan.

P.S. Les personnes doivent être exécutées selon l’actualité.


11.- Le rôle des médias

Tous les médias étrangers qui couvrent la guerre en Côte d’Ivoire ont été achetés. Ainsi, dès le 15 septembre 2002, tous les médias français ou presque étaient déjà à Bouaké. Le rôle à eux assigné est de faire en sorte que les agresseurs passent pour les victimes auxquelles les armes se sont imposées, d’où les déclarations de Soro du genre : « les armes se sont imposées à nous ». Les Médias français se sont tus sur les massacres commis en zone occupée et je dois avouer que beaucoup de massacres ont été commis sous les yeux des journalistes français. Comme je l’ai dit plus haut, environ 2000 personnes ont été massacrées mais les journaux français n’en ont jamais parlé, normal, ils font leur travail, il faut avoir été bien payé pour fermer les yeux sur l’exécution de 70 gendarmes après l’entrée et la sortie des FANCI dans Bouaké. Il faut avoir été bien payé pour fermer les yeux sur le viol public de 37 filles baoulé dont le sang a été par la suite distribué aux dozos après les avoir égorgées. Il faut avoir été bien payé pour être capable de fermer les yeux sur le fait que toutes les filles qui se trouvent dans les zones sous contrôle rebelles sont violées journellement depuis. En fait, le rôle de la presse française en Côte d’Ivoire est de faire en sorte que Gbagbo se retrouve devant le TPI ou la CPI.

 

12.- Le rôle de la France mère

Tout ce que je peux dire, c’est que la France est coupable mais elle est prise dans l’étau entre les menaces de dénonciation de la rébellion et la réaction du peuple ivoirien et des Français de Côte d’Ivoire.

En réalité, aucun pays n’aime la Côte d’Ivoire, tous les voisins de la Côte d’Ivoire sont contre elle et principalement le Burkina qui a déclaré la guerre à la Côte d’Ivoire. Des indignes fils comme moi ont pris les armes pour détruire la Côte d’Ivoire, la mère patrie, mais je sais que je me suis lourdement égaré, trompé et je veux faire marche arrière. Pourra-t-on me pardonner un jour ?

 

Source : Lettre d’un certain Padjofê Ibrahim, se disant « ancien rebelle et en rupture de ban », parue dans Fraternité-Matin du 03/09/2003 ; reprise par Le Quotidien d’Abidjan du 19 Septembre 2013.
Abidjantv.net


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Lettre ouverte à monsieur KONE MAMADOU, président du conseil constitutionnel :

par Damama Adia Pickas,
Ex membre de la Commission Électorale Indépendante
Exilé politique au Ghana.

Alassane OUATTARA est absolument inéligible aux élections présidentielles de 2015 !
Ce n'est pas une plaisanterie!
L’accession aux forceps de Dramane Ouattara à la magistrature suprême de l’Etat de Côte d’Ivoire en 2011 n’a pas épuisé la question fondamentale de droit relative à son éligibilité à la présidence de la République à la lumière de l’article 35 de la Constitution du 1er août 2000 dont le Peuple souverain de Côte d’Ivoire s’est doté à 86% par référendum.
L’article 35 fixe en effet sept conditions cumulatives que tout candidat à la présidence de la République doit remplir. Deux d’entre elles ruinent tout espoir du mentor du RDR à se présenter régulièrement aux élections présidentielles de 2015 bien qu’il ait annoncé urbi et orbi sa candidature.
L’alinéa 3 de l’article 35 de la loi fondamentale ivoirienne énonce, on ne peut plus clairement, que « le candidat doit être ivoirien d’origine, né de père et de mère eux-mêmes ivoiriens d’origine », écartant du coup toute interprétation erronée de son application.
L’alinéa 5 donne encore plus de grain à moudre aux laudateurs de Dramane Ouattara, de nationalité voltaïque de notoriété publique, durant tout aussi bien son parcours universitaire que professionnel ; il exige que le candidat à la présidence de la République ne se soit jamais prévalu d’une autre nationalité.
Examinant la candidature de Dramane Ouattara à la présidence de la République, conformément à ces dispositions pertinentes constitutionnelles, la Cour suprême de Côte d’Ivoire, dans son arrêt n°001-2000 du 6 octobre 2000, a, dès lors, dit et jugé que M. Alassane OUATTARA ne peut absolument être candidat à la présidentielle de 2000 pour ces motifs ci-dessous.

I) L’ACTE DE NAISSANCE
Considérant qu'il ressort que l'intéressé est déclaré dans cet acte comme étant né de dame NABINTOU OUATTARA, et non de NABINTOU CISSE,
Considérant qu'un doute sur cette identité des parents annihile nécessairement toute possession d'état à l'intéressé relativement à l'assiette du doute ; Qu'il importe dès lors de considérer l'acte d'état civil concerné comme étant sérieusement entaché de doute qui en altère la valeur juridique.

2) CERTIFICAT DE NATIONALITE
Considérant que ALASSANE OUATTARA a produit un Certificat de Nationalité Ivoirienne, duquel il résulte qu'il est Ivoirien comme étant né de feu DRAMANE OUATTARA , né en 1888 à DIMBOKRO et de NABINTOU OUATTARA, née à DABOU le 19 Juin 1920.
Considérant cependant qu'il ressort des investigations effectuées que cette pièce a été délivrée sans que soient observées les prescriptions imposées au Juge en cas de doute sur l'origine des parents,
Considérant qu'il suit de tout ce qui précède que le Certificat de Nationalité ivoirienne qui a été délivré à Alassane OUATTARA sans aucune précaution de Vérifications préalables, et sans que soient requises les instructions ministérielles exigées, présente un doute sérieux quant à son contenu.

3) DÉCLARATION SUR L’HONNEUR DE LA NON RENONCIATION A LA NATIONALITE IVOIRIENNE
Considérant que cet acte composite, porte à la fois déclaration de non renonciation à la Nationalité Ivoirienne, que celle de la possession de la Nationalité Ivoirienne à titre exclusif
Considérant que c'est seule la conception personnelle de l'intéressé de la notion de « Ne s'être jamais prévalu d'une autre Nationalité », qui lui permet de répondre à cet ensemble de préoccupations, puisque pour lui, « se prévaloir d'une autre nationalité », c est d'abord acquérir celle-ci légalement avant de s'en réclamer, alors que tant le langage usuel que juridique s'accordent pour donner au mot «prévaloir » un sens qui est tantôt «prendre l'avantage, l'emporter sur ... », tantôt « tirer vanité de quelque chose, ou sien targuer», au point que la possession de l'objet en cause peut bien être totalement dérisoire.
Considérant dans ces conditions que le candidat Alassane OUATTARA ne peut donc dire qu'il ne s'est jamais prévalu d'une autre Nationalité que la Nationalité ivoirienne, et que de ce fait sa déclaration sur l'honneur qu'il a jointe à son dossier ne doit pas être reçue.

4) DE LA DÉCLARATION SUR L’HONNEUR DE LA BONNE MORALITÉ ET DE LA GRANDE PROBITÉ
Considérant que le vœu du législateur qui est manifeste à cet égard vise à permettre de ne retenir que la candidature de personnes moralement irréprochables à l'élection du Président de la République , que de ce fait un candidat qui affirme ne s'être jamais prévalu d'une autre nationalité, alors qu'à diverses reprises, parfois même à l'occasion des actes publics, et même authentiques, il s'est ostensiblement targué de la Nationalité Burkinabé ou Voltaïque, qui produit à la date du 16 Août 2000, un certificat de nationalité de son père pourtant décédé et enterré à SINDOU, en République du BURKINA-FASO, qu'il fait néanmoins, sans gêne, résider à la date de la délivrance de l'acte à Abidjan, qui réussit avec le concours de personnes moins âgées que sa prétendue mère, le moyen de se faire délivrer un certificat d'individualité non signé du Juge constatant une concordance d'identité de sa mère avec CISSE NABINTOU, ne peut être considéré comme étant d'une bonne moralité et d'une grande probité.
Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que le candidat Alassane OUATARA ne réunit pas toutes les exigences légales pour être candidat à l'élection présidentielle 2000, et qu'en conséquence il importe de ne pas faire figurer ses noms et prénoms sur la liste définitive des candidats à ladite élection
A la vérité, les termes de cet arrêt, définitivement revêtu de l’autorité de la chose jugée, consacrent ainsi les propres dires de monsieur Ouattara «himself », lorsqu’il déclare courant 1995 que « les lois iniques et cyniques de mon pays ne me permettent pas en l’état de me présenter à la présidence de la République », dénonçant à ses yeux les dispositions de la loi portant code électoral version Bedié, inspirée de la Constitution du 3 novembre 1960, reprises, in extenso, par la loi fondamentale du 1er août 2000.
Comme une tare congénitale, Mr Alassane OUATTARA traîne son inéligibilité en bandoulière. Et sa trouvaille pour combattre le droit comme solution à son boulet, c’est de déclencher une guerre meurtrière à la cote d’ivoire, pour parvenir à s’imposer à tout un peuple.
Ainsi lorsqu’à la faveur des accords politiques de Pretoria, le Président Laurent Gbagbo, usant des pouvoirs exceptionnels que lui accordent les dispositions de l’article 48 de la Constitution, le rend éligible pour les seules élections de 2005 qui n’ont d’ailleurs finalement eu lieu qu’en 2010 ; Monsieur Alassane Dramane OUATTARA croit fermement avoir réglé définitivement et irrévocablement ses problèmes avec la constitution ivoirienne.
Or en 2010, le Conseil constitutionnel se conformant à la décision purement politique prise par le Président Laurent GBAGBO, va, à titre exceptionnel, admettre la candidature de Dramane Ouattara, en abandonnant de ce fait, son rôle de contrôle de son éligibilité.
L’article 48 de la Constitution énonce en effet que « lorsque les Institutions de la République, l’indépendance de la Nation, l’intégrité de son territoire ou l’exécution de ses engagements internationaux sont menacés de manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le Président de la République prend les mesures exceptionnelles exigées par ces circonstances après consultation obligatoire du Président de l’Assemblée nationale et de celui du Conseil constitutionnel. Il en informe la Nation par message. L’Assemblée nationale se réunit de plein droit. »
Il s’ensuit, sans équivoque que Dramane Ouattara n’a été admis à être candidat qu’à titre exceptionnel au moyen de mesures tout autant exceptionnelles que le Président Laurent Gbagbo a, à ce moment et à ce moment seul, cru devoir prendre pour résoudre une question ponctuelle née de la crise de 2002. Au surplus Mr Alassane Ouattara, en se pliant volontairement et librement à ce recours à l’article 48 pour le rendre éligible, reconnait de facto son inéligibilité au regard des dispositions dudit article 35 de la constitution. Car, si Monsieur Alassane Dramane OUATTARA n’était pas parfaitement conscient de son inéligibilité, il aurait pu sous la pression de ses mêmes armes contester cette solution.
Au moyen donc de l’article 48 de la Constitution, le Président Laurent Gbagbo a certes pu faire admettre « exceptionnellement », la candidature de Dramane Ouattara à l’élection présidentielle de 2010 mais il n’en reste pas moins qu’il a cependant, il sied de le reconnaître, contourner les dispositions de l’article 35 de la constitution ivoirienne.
Aux termes des dispositions de l’alinéa 2 de l’article 126 de la loi fondamentale qui énonce que « est obligatoirement soumis au référendum le projet ou la proposition de révision ayant pour objet l’élection du Président de la République, l’exercice du mandat présidentiel, la vacance de la Présidence de la République et la procédure de révision de la Constitution. »
Il en résulte que toute question relative à l’éligibilité d’un candidat à la présidence de la République ne peut être tranchée que par le peuple souverain lui-même, par voie référendaire, à l’exclusion de toute entité constituée.
Le conseil constitutionnel, lors de ces élections 2010 aura été réduit à une simple chambre d’enregistrement et d’approbation de candidatures. En conséquence un turc, un pakistanais, un congolais, un apatride, un sidéen en phase terminale, auraient pu faire acte de candidature et devenir président de notre pays.
Les armes s’étant définitivement tues aujourd’hui, le pays réunifié, contrairement à son état de partition d’autrefois en zones sud sous contrôle gouvernementale et zone Centre-Nord-Ouest dite zone CNO sous contrôle de la rébellion armée. La constitution reprend donc sa place et toute sa place. L’exception ayant justifié le recours à l’article 48 a pris fin avec tous ces effets.
Nulle et de nul effet donc, ab initio, cette décision exceptionnelle, et toutes ses suites sont tout autant nulles.
Il en va donc que les effets d’une telle mesure ne peuvent aller au-delà de la seule élection de 2010, entendu que la prise du pouvoir de Monsieur DRAMANE OUATTARA et l’exercice du pouvoir d’Etat par lui à la tête de la Côte d’Ivoire pouvant s’analyser comme ayant implicitement bénéficié d’une disposition constitutionnelle ne lui concédant qu’un seul mandat.
Des développements qui précèdent, Dramane Ouattara ne peut espérer être éligible à la présidence de la République de Côte d’Ivoire que par suite de la révision par référendum des dispositions de l’article 35 de la Constitution ivoirienne, admettant des citoyens non ivoiriens à la candidature à la présidence de Côte d’Ivoire. Dès lors, Il devra la tailler sur mesure au risque certain d’essuyer la colère du peuple ivoirien.

Osera-t-il affronter courageusement le peuple, il n’a d’ailleurs aucune autre issue que cette confrontation populaire, ou se bornera-t-il à se faire déclarer éligible par le Conseil constitutionnel ?
N’est-ce pas visiblement pour cette fin que saint Pierre a été déshabillé pour habiller saint Paul ?
Le conseil constitutionnel se pliera-t-il et cautionnera cette forfaiture ?

L’histoire récente de cette haute juridiction appelle des réserves.
En effet, dans son parjure du 4 mai 2011 elle n’a fait aucun cas des dispositions de l’article 98 de la Constitution qui prescrivent que « les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d’aucun recours. Elles s’imposent aux pouvoirs publics, à toute autorité administrative, juridictionnelle, militaire et à toute personne physique ou morale. »
Pis, ce Conseil Constitutionnel dont la décision manquait déjà cruellement de base légale, n’a pas hésité, à estimer, de façon révolutionnaire, que c’est en vertu des dispositions de la constitution ivoirienne stipulant que « les normes et dispositions internationales, acceptées par les organes nationaux compétents, ayant une autorité supérieure à celle des lois et des décisions juridictions internes, sous réserve de leur application par l’autre partie… », Qu’elle entérine la désignation de Alassane Dramane OUATTARA par l’ONU et l’Union Africaine, ès-qualité de Président de la République de Côte d’Ivoire.
Ainsi, en dépit de la limpidité des dispositions de l’article 98 de la Constitution Ivoirienne, le Conseil constitutionnel n’a pas cru devoir opposer une fin-de- non-recevoir à la requête de Dramane Ouattara de prêter « un autre » serment après le précédent dont la nullité avait été constaté par le même conseil constitutionnel.

Or, en proclamant Laurent Gbagbo, vainqueur de l’élection de 2010 et en recevant son serment, le Conseil constitutionnel qui avait vidé sa saisine n’était plus compétent, conformément à l’article 98 de la loi fondamentale, pour connaître à nouveau de toute autre demande de proclamation de résultats de l’élection présidentielle, moins encore, de toute autre requête aux fins de prestation de serment.
Unanimes, les juristes admettent que la décision du Conseil constitutionnel déclarant Laurent Gbagbo vainqueur de l’élection présidentielle de 2010, passée en force de chose jugée irrévocable, n’a pas pu être, par la suite, valablement rétractée par la haute juridiction chargée du contrôle de constitutionnalité, sans que celle-ci n’ait violé les dispositions de l’article 98 de la loi fondamentale.
Le Conseil constitutionnel ne saurait, au risque de se discréditer à nouveau, admettre la candidature de Dramane Ouattara alors même que cette haute juridiction, lorsqu’elle n’était encore qu’une chambre de la Cour suprême, l’avait déclaré inéligible.

AU REGARD DE CE QUI PRÉCÈDE:
Mr le président Koné Mamadou, vous avez la responsabilité historique de veiller au respect rigoureux de notre loi fondamentale. Même si vous tenez votre position au Conseil Constitutionnel directement d’un décret du chef de l’état, cela n’a été rendu possible qu’au regard des pouvoirs que lui confèrent justement cette loi fondamentale, notre constitution. Vous n’avez donc pas été désigné à ce poste pour faire triompher vos convictions militantes notoires ou celles de votre mandant. Votre seul et unique rôle, c’est de faire triompher la constitution ivoirienne au regard des dispositions de cette même constitution. J’espère que vous refuserez de jouer le mauvais rôle ou de faire le sale boulot. Ainsi donc Mr. le président du conseil constitutionnel, c’est vous qui êtes en jeu, ce que vous contenez, ce que vous valez. Tous les regards sont braqués sur vous. Mais comprenez que tous ceux qui ont joué un rôle quelconque dans l’histoire de notre pays répondront tôt ou tard de leurs actes devant le tribunal populaire. Car un jour la Côte d’Ivoire retombera à coup sur ses deux pieds.
Mr le président je souhaite que vous soyez simplement à la hauteur des attentes de vos concitoyens dans cette mission républicaine dont vous êtes historiquement en charge. Beaucoup de courage à vous, et retenez ceci pour simple et banal rappel, votre unique supérieur hiérarchique c’est la loi et le peuple de Côte d’Ivoire, et rien qu’eux seuls.
Que Dieu vous bénisse et qu’il vous garde.

DAMANA ADIA PICKAS
Ex membre de la commission électorale indépendante
Exilé politique au Ghana.

20:38 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Tout de la Com : hier "le miracle ivoirien", aujourd'hui "l'émergence"

VENDEURS D'ILLUSIONS

Pour comprendre le présent, il est toujours bon de revisiter le passé, surtout quand il s'agit des mêmes acteurs. Je vous propose d'abord une petite introduction du livre que je viens de lire, et dont je vous livrerai quelques bonnes feuilles, autant que faire se pourra.

Ce livre, " De la déstabilisation à la refondation ", écrit par Marie-France JARRET et François-Régis MAHIEU, a été publié aux éditions L'Harmattan, en 2002. Il montre les errements des institutions de Bretton Woods, c'est-à-dire le FMI et la Banque Mondiale dont on retrouve dans les lignes un demi-aveu d'échec qu'il faut en réalité interpréter comme un vrai aveu d'échec. " On a trop peu cherché à savoir si le bilan économique globalement décevant de l'Afrique représente un échec pour celle-ci ou pour l'ajustement ", a écrit la Banque Mondiale dans un rapport qui date de 1994. L'ajustement dont il est ici question, c'est en fait la Politique d'Ajustement Structurel, les fameux P.A.S dont la Côte d'Ivoire a été, comme d'autres pays, un terrain d'application sur une période assez longue," deux décennies de plans de stabilisation et d'ajustement qui ont beaucoup déstabilisé l'économie et la société ivoirienne."

" Classée de 1970 à 1979 comme un pays à croissance rapide ( futur pays " émergent ") avec un taux de croissance annuel moyen du PIB de 6.7%, la Côte d'Ivoire était considérée en 1998 par le Fonds Monétaire International (FMI) et la Banque Mondiale comme le cinquième pays admis à bénéficier de l'initiative PPTE ( Pays Pauvres Très Endettés) ", peut-on lire dans ce livre. On est donc passé de la perspective d'un pays émergent à la réalité d'un Pays Pauvre Très Endetté.

Vous l'aurez remarqué, on parlait déjà au FMI d'où vient Ouattara, à propos de la Côte d'Ivoire, d'émergence avant d'admettre que c'est un échec, et de chercher à sauver ce qui pouvait encore l'être, souvent au détriment de la souveraineté du pays qui doit brader son patrimoine public, même stratégique.

Quand il faut rembourser les dettes et que l'argent manque, alors on liquide les bijoux de la famille, et les créanciers sont sans états d'âme !!!

Nous verrons donc ensemble qu'il ne suffit pas de venir du FMI ou de la Banque Mondiale pour avoir une bonne pratique de gouvernement car, poursuivent les auteurs de ce livre, qui date quand même de 2002, ces institutions voient d'abord et surtout nos pays , et notamment la Côte d'Ivoire comme une " plantation de crédits " sur un marché qui a ses propres règles. "  " Ce marché, écrivent-ils, suit ses propres règles qui consistent à vendre aux pays en voie de développement des crédits qu'ils rembourseront par la suite." Point.

La situation difficile de notre pays la Côte d'Ivoire, a donc attiré des développeurs ( c'est-à-dire des gens qui se disent spécialistes en développement mais qui n'ont jamais développé aucun pays) et des montagnes de crédits. Et c'est toujours dedans que nous sommes.

Dans ce livre, il y a une partie qui concerne la gouvernance de Ouattara de 90 à fin 93, que je vous proposerai, et vous verrez alors que la pratique de l'homme d'hier ne diffère pas de celle de l'homme d'aujourd'hui.

L'homme qui parle aujourd'hui d'émergence, comme le FMI hier, et comme Christine Lagarde, actuelle présidente du FMI qui n'a pas hésité à prédire " un deuxième miracle ivoirien." lors d'un voyage à Abidjan, est le même que celui d'hier. Ouattara n'a ni changé , ni changé de méthode, et nous le verrons dans une autre publication.

L'émergence est un terme qui n'a pas été popularisé à l'époque du président Houphouët-Boigny, mais les ivoiriens se souviennent encore très bien du "miracle ivoirien" et des grands éloges des actions et des qualités de l'homme, célébrant ses " mérites " pour installer ses compatriotes dans la certitude que tout allait bien. Cette campagne de communication permanente avait atteint ses objectifs puisque ce " miracle ivoirien " les avait remplis d'une fausse fierté, avant de finalement se transformer en mirage, et même en cauchemar. Un cauchemar dont ils peinent aujourd'hui encore à sortir, et dont ils n'ont toujours pas fini de payer les conséquences en terme de dégradation de leurs conditions de vie..

Les ivoiriens ont donc connu le " miracle ivoirien ", ils connaîtront aussi " l'émergence " que leur promet un transfuge du ...FMI dont les méthodes n'ont guère varié, pour le malheur de la Côte d'Ivoire !

Alexis Gnagno

Bientôt des extraits de ce livre.
Prochaine publication: Les programmes d'austérité.
Ensuite, Le gouvernement des " FMI's boy's " ( 1990- fin 1993)

20:36 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |