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31/12/2014

Kong : un non évènement, "pour le bonheur de nos populations"...

Kong : Guillaume Soro pose son premier acte en qualité de militant RDR

Kong :
          Guillaume Soro pose son premier acte en qualité de militant
          RDR30 Decembre 2014 Soro, nouveau roi des KONG.jpg
Kong :
          Guillaume Soro pose son premier acte en qualité de militant
          RDRAu nom du RDR (parti d’Alassane Ouattara), Guillaume Kigbafori Soro a procédé à l’investiture du secrétaire départemental du RDR de Kong (nord, région du Tchologo), posant ainsi son premier acte en qualité de  militant du parti. Le député de Ferkessédougou a révélé que c’est grâce au Ministre  Ibrahima Téné Ouattara des Affaires présidentielles, par ailleurs député-maire de Kong et frère cadet du Président de la République,  qu’il a pu poser cet acte de portée historique. « Ce jour est symbolique- C’est Ibrahim qui m’offre  la première fois la possibilité, au nom du RDR, de poser mon premier acte en qualité de militant RDR », a déclaré Guillaume Soro dans son allocution, ce mardi 30 décembre 2014 à Kong. Auparavant, Guillaume Soro, selon lui,  « n’avait jamais pris la parole publiquement ni posé d’acte » au nom de la formation politique à laquelle il appartient.

Investissant le tout nouveau secrétaire départemental RDR de Kong, Diomandé Abdoulaye, par ailleurs député à l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Guillaume Soro l’a exhorté à travailler pour la réélection d’Alassane Ouattara  en écartant l’éventualité d’une victoire évidente du Président Ouattara. « Au nom du parti, je vous charge dès à présent de travailler à la réélection du Président Alassane Ouattara, à l’occasion du scrutin présidentiel de 2015. Monsieur le départemental, de même une élection est évidente, il faut la préparer», lui a-t-il conseillé.

Pour sa part, Diomandé Abdoulaye a affirmé que le secrétariat départemental dont il a à charge a pour objectif premier la réélection d’Alassane Ouattara aux joutes électorales d’octobre 2015. Il a ensuite noté que son équipe et lui travailleront pour que règne la cohésion au sein du RDR et pour l’apaisement au cours du scrutin à venir.
De son côté, le Ministre Ibrahima Téné Ouattara dit "photocopie’’ pour sa ressemblance à Alassane Ouattara, dans son allocution, a promis à Guillaume Soro que l’équipe investie tiendra toutes ses promesses. « De l’équipe que vous venez d’investir, les connaissant tout parfaitement, je puis vous assurer qu’elle travaillera certainement dans la concertation pour le bonheur de nos populations », a-t-il indiqué.

A noter que la cérémonie d’investiture du secrétaire départemental de Kong qui s’est déroulée ce mardi 30 décembre a vu la remise de jouets par le Président de l’Assemblée nationale aux tout-petits de la localité.
Etaient présents aux côtés de Guillaume Soro et du Ministre Ibrahima Ouattara, le Ministre Coulibaly Mamadou Sangafowa, le représentant du ministre de l’Intégration, les députés de Kong, Ouangolo et Niellé, les présidents des conseils régionaux du Tchologo, du Folon, de Ouangolo.

BAMBA Soualo
sur le site de Guillaume Soro

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Guerre des chefs pour le contrôle de l'armée

Rude bataille entre les soldats de Soro et d’Hamed Bakoyoko pour le contrôle de l’armée

  31 déc 2014
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La bataille pour le contrôle de l’armée fait rage

La guerre des clans au sein des FRCI est loin d’être terminée entre les pro-Soro et proHamed Bakayoko. La récente arrestation du commandant «Tracteur», supposé être un pro-Wattao, par les éléments du commandant «Grumman» de la BAE démontre bien le grand malaise au sein des FRCI. Cette arrestation qui a encore fait parler les armes a vu la mort d’un des éléments d’Inza Fofana dit Grumman, un certain «Terrestre». Le commandant «Tracteur» soupçonné d’être l’un des meneurs des soldats grévistes ayant pris en otage certaines villes de l’intérieur du pays, fin novembre pour réclamer leurs primes de guerre, a donc été mis sous l’éteignoir, après que son mentor, Wattao fut écarté et éloigné de la Côte d’Ivoire. Des indiscrétions laissent croire que c’est Guillaume Soro qu’on veut fragiliser et déstabiliser en écartant ses hommes clés du système de défense. Selon une source proche du palais d’Abidjan, la machine visant à ruiner les ambitions présidentielles de Soro au sein de son propre camp est en marche.

Et cette bataille qui fait rage au sein des FRCI a pour seul et unique but de contrôler l’armée. Pour s’en convaincre, notre informateur indique que le capitaine à la retraite mais encore actif au sein des FRCI, Diomandé Yacouba dit «Delta», adjoint de Wattao à l’époque où il était com’zone de Séguéla, et le commandant Inza Fofana dit «Grumman» de la BAE, un de ses hommes forts qui ont aujourd’hui tourné le dos au lieutenant colonel Issiaka Ouattara tombé en disgrâce au sien des FRCI. «Grumman» et «Delta» ont dit-on, retourné leurs vestes pour se retrouver aujourd’hui dans le sillage du général Gaoussou Soumahoro, commandant des forces terrestres qu’on dit être très proche et homme de confiance du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Hamed Bakayoko. «Grumman et Delta sont à la base des malheurs de Wattao et ses proches. Ils étaient avec lui à Séguéla et ce sont eux qui livrent aujourd’hui tous les secrets sur lui», révèle notre source.

Les manœuvres d’Hamed Bakoyoko Ceux qui affirment que cette guerre des clans pro-Soro et proHamed Bakayoko découle de la bataille pour la succession d’Alassane Ouattara n’ont certainement pas tort. «Ham’Back», fort du soutien et de l’estime du couple présidentiel, ne cache plus ses ambitions de succéder au chef de l’Etat Alassane Ouattara après sa retraite politique. De part cette position, le « puissant » ministre de l’Intérieur de Ouattara manœuvre pour écarter ses adversaires les plus gênants de son propre camp. Soro Kigbafori, dauphin constitutionnel d’Alassane Ouattara est une de ses cibles. Il faut contrôler l’armée en positionnant aux postes clés ses hommes de confiance. Mais dans le même temps, affaiblir l’adversaire en écartant ses hommes dans le système. C’est ce schéma qui se déroule sous nos yeux, avec le mal actuel qui ronge les FRCI. Actuellement en position de force, «Ham’Back» manœuvre pour placer ses hommes. Il se raconte que son choix au poste de chef d’Etat-major, en remplacement du général Soumaïla Bakayoko, se porterait sur le général Gaoussou Soumahoro, actuel commandant des forces terrestres, natif de Séguéla comme lui. A en croire notre source, bon nombre d’officiers FRCI proches de Soro ont été certes débarqués de la chaine de commandement, mais la grande majorité des soldats se reconnaît en lui. C’est la force sur laquelle Soro compte s’appuyer pour rebondir. La bataille est donc loin d’être terminée.

Avec Le Quotidien, pris sur connectionivoirienne
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une visite chez Soro fatale au commandant FRCI « Tracteur ».

Confidentiel – La nuit de son enlèvement musclé par plus de 200 hommes lourdement armés et encagoulés, le «commandant FRCI »Tracteur rentrait selon nos informations d’une rencontre nocturne avec Soro Guillaume et d’autres militaires, entre 23H et 1H du matin. Tracteur est aussi très proche de Wattao, l’ex chef d’état major adjoint de la rébellion, envoyé récemment « en exil » au Maroc par le ministre ivoirien de la Défense, le chef de l’Etat Alassane Ouattara [par Hervé Coulibaly]

Le commandant « Tracteur » est un proche de Soro,On le sait. Le chef de guerre arrêté il y a quelques jours à son domicile d’Attoban s’appelle Traoré Salif dit commandant « Tracteur ». C’est lui qui occupait la résidence de Marcel Gossio sise à la Riviéra 3. Mais ce que de nombreux Ivoiriens ignorent, c’est que Traoré Salif est un chef de guerre proche de Soro Guillaume. Lors de la visite du président de l’Assemblée nationale dans la région du Goh en août 2013, c’est le commandant ‘’Tracteur’’ qui jouait le rôle d’aide de camp du patron des Forces nouvelles. Et selon certaines sources, c’est sa proximité avec Soro Guillaume qui pousse le pouvoir à le soupçonner d’être de mêches avec les soldats grévistes du nouveau camp d’Akouédo. Assurément la guéguerre Soro-Hamed Bakayoko nous réserve des surprises.
Le Quotidien
sur leCrid'Abidjan

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Ouattara prend sa carte de Couverture maladie universelle [CMU]

10906039_575795449189351_2678665277123008298_nLe président ivoirien Alassane Ouattara, s’est fait enrôler ce mardi 30 décembre 2014 pour la Couverture Maladie Universelle (CMU). C’était à l’occasion d’une cérémonie organisée au Palais de la Présidence de la République d’Abidjan-Plateau. « La CMU est importante pour tous les ivoiriens mais surtout pour les plus démunis. J’encourage tous les Ivoiriens à se faire enrôler » a notamment souhaité le chef de l’Etat en présence de ses collaborateurs, parmi lesquels Adama Bictogo, PDG de la société éditrice des cartes d’Assurance.
La Couverture Maladie Universelle CMU comprend un régime contributif financé par les cotisations d’assurés, pour un montant mensuel de seulement 1000 F CFA [1,50 Euros]. Un projet similaire baptisé AMU par le régime précédent de Laurent Gbagbo n’était jamais devenu réalité. Pour certains critiques la CMU relève plutôt de la démagogie électorale pour espérer s’attirer les faveurs des électeurs ivoiriens en 2015.
(Par Liman Serge)
connectionivoirienne

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la police scientifique à l’œuvre !

 COTE D’IVOIRE : « KOUA JUSTIN VEUT ATTAQUER LE PALAIS DE JUSTICE »

Ce matin à 10h28mn, Koua Justin, Secrétaire National du FPI et porte parole de la direction de campagne du président Gbagbo a reçu un appel de ce numéro : 04 10 11 12

Son interlocuteur qui s’est présenté comme le Commissaire Kouyaté, Directeur général Adjoint de la police lui fait savoir qu’il l’attend parce qu’il est informé qu’il est actuellement en réunion à Yopougon afin de venir attaquer le palais de l’injustice du Plateau où se déroule le procès aux assises de 83 prisonniers politiques supposés proches du président Gbagbo.

Koua Justin, surpris lui demande pourquoi il attaquerait le palais et pour atteindre quel but politique ; ce à quoi notre quidam répond que « ce n’est pas son affaire » mais il veut juste lui faire comprendre qu’il est informé de ses manœuvres et qu’il a déjà pris des dispositions pour parer à toute attaque.

Koua après lui avoir ris au nez lui a expliqué que ce sont de vieilles méthodes et que par conséquent, il n’avait pas besoin de se donner autant de mal s’il veut l’arrêter à nouveau. Notre commissaire a terminé par un « tu verras » avant de couper la conversation.

Précisons que Koua était tranquillement chez lui à la maison tandis qu’on le disait en réunion à Yopougon et que c’est après cet appel qu’il s’est rendu au QG du FPI où il se trouve actuellement .

Je vous relate juste les faits tels qu’ils se sont déroulés ce matin. Nous y reviendrons par la suite en fonction de l’évolution de la situation.
Steve Beko

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L'INTER ET LNC DU MERCREDI 31 DÉCEMBRE 2014

bonne année! que le Seigneur illumine pour nous cette année et qu'Il délivre la Côte d'Ivoire!

 
L'INTER ET LNC DU MERCREDI 31 DÉCEMBRE 2014




linter_4969_20141231-04.pdf

LNC 1184 du 31-12-14.pdf

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2015 : les voeux de Mamadou Koulibaly

Chères Ivoiriennes, chers Ivoiriens, chers amis de la Côte d’Ivoire,

20152014 s’achève et une nouvelle année commence. L’année qui prend fin avait été présentée comme celle de tous les miracles, mais la déprime de cette fin d’année nous rappelle que dans la vie des nations en construction, il n’y a pas de miracle.

Je souhaite que 2015 nous ramène à encore plus de lucidité et de réalisme. Notre pays va mal et, à l’entrée de l’année électorale, tout se présente comme si, entre décembre 2010 et décembre 2014, nous avions juste appuyé sur le bouton « Pause ». Maintenant, il va falloir appuyer sur « Play ».

Pendant les quatre ans passés, nous avons certes vu les tensions politiques baisser, mais juste pour mieux se préparer à revenir en 2015. Nous avons certes entendu parler de réconciliation, mais juste pour permettre de caser un potentiel adversaire pendant que les victimes des élections de 2000 et 2010 ont été abandonnées dans l’oubli complet. Nous avons certes entendu parler de justice, mais juste pour reconnaître qu’il n’y en a pas et que nous n’en voulons pas. Nous avons certes entendu parler de croissance à deux chiffres qui devrait arriver, pourtant dans nos assiettes nous n’avons vu prospérer que la pauvreté.

Mais il n’est jamais trop tard pour bien faire.

Pour 2015, je souhaite plus de sérénité et de lucidité dans la gestion de la justice et des élections à venir. Nous souhaitons que le gouvernement et le président de la République renoncent au projet de tricherie et de fraude électorale qu’ils sont en train de mettre en place depuis deux ans maintenant. Nous souhaitons que des mesures vigoureuses soient prises pour endiguer les détournements de deniers publics et sanctionner les responsables indélicats qui s’y adonnent. Nous souhaitons une révision du code électoral, de la loi sur la commission électorale avant d’envisager d’aller à des élections. Nous souhaitons, étant donné que depuis quatre ans, la Cour pénale internationale n’est pas capable de faire exécuter de façon équilibrée ses mandats d’arrêt en Côte d’Ivoire, qu’elle reconnaisse que la force du statut de Rome s’arrête aux portes de notre pays et qu’elle en tire toutes les conséquences.

Chères Ivoiriennes, chers Ivoiriens, chers amis de la Côte d’Ivoire,

L’année 2015 sera bonne si nous le voulons, mais elle sera terrible si nous nous montrons incapables de tirer les leçons du passé et de rompre avec les mécanismes qui nous ont menés à l’abîme. Cela nécessitera de la volonté, de l’engagement, de l’audace et de la confiance en soi. Serons-nous à la hauteur du défi qui se présente à nous ? Je nous le souhaite.

Que l’année qui commence soit pour chacun de vous empreinte de santé et de justice. Puissions-nous avoir la motivation et le courage de défendre nos droits, nos idéaux et aussi nos votes, afin qu’enfin, la République de Côte d’Ivoire se remette en marche vers la liberté et la démocratie.

Pr. Mamadou Koulibaly
Président de LIDER
Liberté et Démocratie pour la République

Abidjan, le 31 décembre 2014
lieder-CI.org

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Syrie: les manigances dévoilées

L’incroyable plan de « paix » US pour la Syrie

Le peuple syrien a gagné deux guerres successives en quatre ans. Pourtant, il ne parvient pas à connaître la paix. Non seulement à Washington, les « faucons libéraux » font tout ce qui est en leur pouvoir pour faire durer la crise, mais ils ont imaginé un plan pour préparer une troisième guerre. Thierry Meyssan révèle ici la manière dont ils entendent utiliser à leur profit la conférence de paix, prévue à Moscou fin janvier 2015.

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              16.8 koAncien commandant des Forces de l’Otan en Afghanistan, le général John R. Allen complota avec le général David Petraeus pour saboter le plan de paix en Syrie lors de la conférence de Genève 1. Le président Barack Obama le fit placer sous surveillance et parvint à empêcher sa nomination à la tête de l’Otan. Cependant, il réussit à se maintenir en fonctions malgré les charges retenues contre lui (tandis que Petraeus fut contraint de démissionner de la direction de la CIA). Devenu commandant de la Coalition militaire anti-Daesh, il soutient les manigances que le général Petraeus dirige depuis le Kohlberg Kravis Roberts Global Institute. Il est administrateur du Center for a New American Security (CNAS), le think tank des « faucons libéraux ».

Lorsqu’en 2001, le président George W. Bush décida de placer la Syrie dans sa liste de cibles à détruire, il poursuivait trois objectifs :
- briser « l’Axe de la Résistance » et favoriser l’expansion israélienne ;
- faire main basse sur les gigantesques réserves de gaz ;
- remodeler le « Moyen-Orient élargi ».

Les projets de guerre échouèrent en 2005 et en 2006, pour finalement prendre la forme du « printemps arabe », en 2011 : une guerre de 4ème génération devait porter les Frères musulmans au pouvoir. Cependant, à l’issue d’une année de manipulations médiatiques, le peuple syrien sortit de sa torpeur et soutint son armée. La France se retira du jeu après la libération de Baba Amr, tandis que les États-Unis et la Russie se partageaient la région à la conférence de Genève 1 (juin 2012). Mais, à la surprise générale, Israël parvint à renverser la table de négociations en s’appuyant sur le nouveau président français, François Hollande, la secrétaire d’État US Hillary Clinton et le directeur de la CIA David Petraeus. Une seconde guerre, de type nicaraguayen cette fois (c’est-à-dire alimentée par la venue continuelle de nouveaux mercenaires) ensanglanta à nouveau la région. Quoi qu’il en soit, cette seconde guerre a également échoué sans pour autant déboucher sur une paix durable. Au contraire, John Kerry modifia deux jours avant le format de la conférence de Genève 2 et tenta de la transformer en une tribune pro-Saoudienne. Dans ce désordre survint la troisième guerre, celle de Daesh : soudain un groupuscule de quelques centaines de jihadistes se transforma en une vaste armée de plus de 200 000 hommes, bien équipés, et se lança à l’assaut de la partie sunnite de l’Irak et du désert syrien.

Il y a plusieurs mois, j’expliquais que le projet de Daesh correspond à la nouvelle carte US du partage du Moyen-Orient, publiée par Robin Wright dans le New York Times, en 2013 [1]. Dans le prolongement des accords Sykes-Picot, l’état-major états-unien envisageait de réduire encore drastiquement la Syrie. Aussi, lorsque les USA —après avoir attendu que Daesh termine en Irak le nettoyage ethnique pour lequel ils l’avaient créé— commencèrent à bombarder les jihadistes, la question se posait de savoir si les zones libérées de Daesh seraient ou non restituées à Bagdad et à Damas.

Alors que les États-Unis ont refusé de coordonner leur action militaire contre Daesh avec la Syrie, et que la Russie prépare une conférence de paix, les « faucons libéraux » de Washington ont fixé de nouveaux objectifs.

Puisque le peuple syrien n’a pas cru à la « révolution » mise en scène par al-Jazeera et consorts, puis qu’il a refusé de soutenir les Contras contre la République, il n’est pas possible de « changer le régime » à court terme. Force est de constater que la nouvelle constitution, bien qu’imparfaite, est à la fois républicaine et démocratique ; et que le président Bachar el-Assad a été réélu par 63 % du corps électoral (88 % des suffrages exprimés !). Aussi, les États-Unis doivent-ils adapter leur discours à la réalité.

Le plan de « paix » des « faucons libéraux » consiste donc à parvenir aux objectifs initiaux en divisant la Syrie en deux : une zone gouvernée par Damas et une autre par les « rebelles modérés » (comprendre : par le Pentagone). À la République : la capitale et la côte méditerranéenne ; au Pentagone : le désert syrien et ses réserves de gaz (c’est-à-dire la zone libérée des incursions de Daesh par les bombardiers du général John Allen). Selon leurs propres documents, les « faucons libéraux » ne laisseraient que 30 % de leur territoire au Peuple syrien !

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La carte du remodelage selon Robin Wright

Le principe est simple : actuellement, la République contrôle toutes les grandes villes, sauf Rakka et une petite partie d’Alep, mais personne ne peut prétendre contrôler un vaste désert, ni le gouvernement, ni les jihadistes. Donc le Pentagone pose que ce qui n’est pas clairement gouverné par Damas revient de droit à ses mercenaires !

Ce n’est pas tout. Puisque les Syriens ont élu Bachar el-Assad, il sera autorisé à rester au pouvoir, mais pas ses conseillers privés. En effet, chacun sait que l’État syrien a réussi à résister à l’agression étrangère parce qu’il comprend une partie secrète, difficile à identifier et donc à éliminer. Cette opacité avait été voulue par le fondateur de la Syrie moderne, le président Hafez el-Assad, pour résister face à Israël. La réforme constitutionnelle de 2012 ne l’a pas fait disparaître, mais en a rendu le président élu responsable devant la Nation. Même si l’on peut déplorer que, par le passé, certaines personnes aient abusé à leur profit de l’opacité de ce système, s’en séparer aujourd’hui reviendrait à renoncer à terme à l’indépendance du pays.

Bien sûr, dira-t-on, les « faucons libéraux » ne peuvent espérer réaliser ce plan dans son ensemble. Mais n’en réaliser que le centième serait rendre inévitable une nouvelle guerre.

C’est pourquoi, la Syrie doit poser comme condition préalable à toute nouvelle conférence de paix qu’il ne sera pas discuté de l’intégrité territoriale du pays.

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Avancer en assassinant la démocratie

Le deuil démocratique ivoirien



Le multipartisme tant célébré est devenu, en Côte d’Ivoire, un miroir aux alouettes : sous le clinquant de la multitude de partis politiques se cache une implacable dictature des dirigeants politiques. L’année 2014 n’échappe pas à la règle; elle tourne sa page sur le retour en force des pouvoirs personnels et totalitaires.


A tout seigneur, tout honneur, Alassane Dramane Ouattara ouvre la marche.
Le chef de l’État est un éléphant dans un magasin de porcelaine. Lui, n’a cure de la Loi fondamentale ivoirienne. Il reste le président du RDR, parti au pouvoir, en violation de l’article 54 de la Constitution ainsi libellé: «Les fonctions de président de la République sont incompatibles avec l’exercice de tout mandat parlementaire, de tout emploi public, de toute activité professionnelle et de toute fonction de dirigeant de parti politique.»
Candidat à titre exceptionnel en 2010 à la présidentielle, il est sur sa lancée pour être candidat à titre exceptionnel du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP, coalition de cinq partis). Piétinant les résolutions de cette plate-forme politique née en mai 2005 à Paris, il est parvenu à ses fins en devenant, contre vent et marée, son candidat unique dès le premier tour de la présidentielle d’octobre 2015.

C’est dans ce cadre que Henri Konan Bédié, président du PDCI-RDA, est au front.
Et le Congrès, l’instance suprême du parti, ne pèse pas un clou pour réaliser cet objectif. Alors que le Congrès avait exigé, le 6 octobre 2013, «un militant actif» qui porterait les couleurs du parti à la prochaine présidentielle, Bédié a lancé, le 17 septembre 2014, son «Appel», en toute ignorance de cette résolution, pour se ranger derrière Alassane Dramane Ouattara, militant actif du PDCI-RDR. Et donc, au lieu d’une Convention que le Congrès avait prévue pour désigner le candidat du PDCI-RDA, c’est un Congrès extraordinaire qui est convoqué pour adouber le candidat du PDCI-RDR, à l’initiative du Bureau politique, instance en dessous du Congrès.

Dans cette veine, Pascal Affi N’Guessan, président du FPI, joue à merveille, lui aussi, sa partition d’autocrate.
Le 14 août 2014, le Comité central extraordinaire, instance de décision du parti, imposait, au titre de la démocratie interne, «de mettre à débat, prestement, avant l'échéance du Congrès, au sein des instances compétentes, les grandes questions qui engagent le parti, notamment les élections, la CEI, les négociations avec le gouvernement et la politique en matière de relations extérieures».
Dogou Alain dit Goba Maurice, dernier ministre de la Défense de Laurent Gbagbo, désigné le 8 août 2014 pour siéger à la Commission électorale indépendante (CEI), a repris tranquillement sa place au sein de cette institution, en violation de la décision du 13 septembre 2014 du Comité central qui avait conclu au retrait pur et simple du parti et à l’insu des instances compétentes du FPI.
Envers et contre tous, Affi a repris unilatéralement, ce 29 décembre 2014, donc au milieu du procès en cours pour juger 82 pro-Gbagbo, le dialogue avec le pouvoir. Au lendemain de sa victoire au tribunal, il veut marquer son terrain, surtout qu’il déclare qu’il sera le candidat unique à la présidence du FPI, après l’annulation qu’il a réclamée et obtenue de la candidature de Laurent Gbagbo.

A la vérité, ce qui compte aux yeux des dirigeants politiques ivoiriens qui s’érigent en roitelets, c’est moins l’application de la volonté des militants qu’ils bafouent au quotidien que l’exécution de leur propre agenda. Assurés d’être soutenus par leurs «suiveurs», qui suivent comme des moutons de Panurge, ils avancent, en assassinant la démocratie.
FB
Bally Ferro

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Enfants enlevés et tués en Côte d'Ivoire

Le calvaire des parents face au silence troublant des autorités

Plusieurs enfants et été enlevés et tués en Côte d'Ivoire, dans l'indifférence totale des autorités.

Un phénomène inquiétant se déroule en Côte d'Ivoire, notamment dans la commune de Yopougon, en cette fin d'année. Il s'agit d'enfants enlevés et tués. Quatre ont connu cette triste fin dans ce mois de décembre 2014. Nous sommes allés à la rencontre de quelques familles éplorées. Reportage.
C’était le jour de son anniversaire. Koffi Jean Aurélien David aurait eu 10 ans le mardi 16 décembre 2014. Mais, l'heure n'est pas à la fête dans la famille Koffi. Une lourde atmosphère de deuil règne. Elle est liée à la mort atroce de l'enfant. Et c'est son père Koffi Jean Claude, la voix nouée par la douleur et les yeux remplis de larmes, qui nous raconte ce lundi 1er décembre 2014, jour du drame, à jamais gravé dans leur mémoire.
Ce jour-là, en effet, des individus ont décidé de mettre un terme à la vie de sa progéniture. Parti pour l'école, Koffi Jean Aurélien David, élève en classe de Cm1 dans un établissement à Yopougon-Ananeraie, ne verra plus ses parents. « Ce lundi, je suis rentré de mes courses à 13h pour partager le repas avec ma famille et me reposer un peu. À 16h, on envoie la servante chercher les enfants. Car ce jour, le ciel était menaçant et une forte pluie s'était abattue sur Abidjan. Couché dans mon lit, j'ai eu un soudain pressentiment et j'ai voulu aller chercher mes enfants. Ils sont jumeaux, ils fréquentent la même école, et sont dans la même classe », explique Koffi Jean Claude.
 
La joie qui se lit sur le visage du couple Koffi a laissé place...
Mais, il était loin de s'imaginer que ce sentiment qui venait de le traverser était le signe annonciateur d'un drame. « Malgré les eaux de ruissellement, je parviens à garer la voiture derrière quatre autres véhicules dont les propriétaires étaient venus chercher leurs enfants. J'appelle mon épouse et lui demande de dire à la servante que je suis garé dehors. On me fait savoir que les enfants sont en train de balayer leur classe. Cinq minutes après, la servante apparaît, mais avec un seul des jumeaux. Mais où est David? ».
La réponse à laquelle ne s'attendait certainement pas M. Koffi, sera le début d'une triste histoire. « Je suis sorti avec tous les deux enfants. Mais quand j'ai dit à David ''attends moi dehors'', il m'a arraché sa main et a commencé à courir vers la sortie. Je ne l'ai plus vu », répond la servante. C'est le branle-bas. Comment retrouver le gamin dans cette foule, et sous une pluie battante ? « On a cherché dans toutes les voitures, les classes, le quartier, jusqu'à 19h, sans trouver l'enfant. C'est ainsi que nous nous sommes rendus au commissariat du 17e arrondissement pour signaler sa disparition », explique-t-il.
 
Les bourreaux menacent les victimes
Après une nuit blanche, ils reprennent les recherches et saisissent toutes les structures de police, les réseaux sociaux afin de retrouver leur enfant. Rien n'y fit, jusqu'au samedi 6 décembre 2014.
« Ce samedi, son école m'appelle pour m'informer qu'un enfant portant un kaki a été retrouvé par des pêcheurs à Lokoua, au bord de la lagune. Imaginez le choc. Je me rends sur les lieux. Et là, je vois mon fils. Sur les photos prises par les pêcheurs, on voit l'enfant couché sur la berge, la tête plongée dans l'eau. Le 17è arrondissement a été alerté, la police scientifique ainsi que les pompes funèbres pour procéder au constat d'usage et à l'enlèvement du corps. Après le constat, on s'est aperçu qu'aucune partie de son corps n'a été emportée. Mais qu'il a été torturé parce qu'il y avait des contusions sur son corps et des marques au niveau de l'abdomen qui montrent qu'ils ont extrait son sang », se rappelle-t-il, le visage plié par la douleur.
«  Ça me révolte. Dans quel pays sommes-nous? Je ne peux pas comprendre que les autorités ne fassent rien pour arrêter ces fléaux », s'indigne le père d'Aurélien David. L'enfant repose à jamais au cimetière municipal de Yopougon, depuis le vendredi 12 décembre 2014. Malgré cette dure épreuve qu'ils font subir à la famille Koffi, les bourreaux ne démordent pas. Ils appellent et menacent les géniteurs.
« Vous pensez que c'est fini. Ils sont jumeaux, nous allons enlever l'autre aussi », disent-ils à travers des appels téléphoniques avec des numéros masqués, selon Koffi Jean-Claude. « On n'est plus en sécurité. Il y a un des jumeaux qui est là. Je me demande s'ils ne vont pas l'enlever lui aussi. L'enfant est traumatisé. Il ne va même plus à l'école. Lui et son frère sont voisins de classe. Comment peut-il supporter l'absence de l'autre? Si j'avais les moyens, je partirai loin d'ici, car je suis fortement persécuté et profondément troublé. Pour mon épouse, c'est encore plus difficile. Elle est totalement effondrée, en état de choc. Jamais, on avait imaginé une telle situation », avoue-t-il.
 
... à des larmes de douleur. Le père a du mal à se retenir. Il pleure son fils Aurélien.
Dans leur souffrance, Koffi et sa famille n'ont de soutien que des proches dont son ami D.A., et des communautés chrétienne et musulmane. « Aucune autorité, qu'elle soit municipale, gouvernementale, aucune Ong n'a manifesté de la compassion pour nous », regrette M. Koffi. Lui qui voulait fêter avec ses enfants en cette fin d'année. « J'avais promis que si je le retrouvais, on fêterait la Noël avant Noël. D'espoir en espoir, hélas! ». Hélas en effet ! Car l'enlèvement d'enfants est devenu un fléau, surtout à Yopougon.
Dans la même période, un autre enfant subit le même sort, mais de façon plus atroce. Mareau Bénitier, 5 ans, élève en classe de Cp2, a été enlevé, tué puis mutilé. Ses organes génitaux, le bras droit et la jambe droite, ainsi que la tête sont sectionnés et emportés. Le reste du corps est jeté en pâture aux oiseaux et autres poissons dans la lagune, non loin de la base navale de Locodjro. Il est retrouvé onze jours après son rapt. Son père, Mareau Alain Max, la voix encore engourdie par la souffrance due à la perte de son fils, raconte l'horreur ce lundi 15 décembre, quand nous le rencontrons à son domicile à Yopougon.
Il explique que le samedi 29 novembre 2014, jour de son enlèvement, Bénitier joue avec ses amis dans le quartier. Vers 18h, un jeune du quartier identifié selon un témoin comme Godo Freddy, l'empoigne et le force à le suivre. Le petit garçon se sait mal accompagné. Il pleure. Ses larmoiements attirent une jeune fille du quartier. Elle veut en savoir davantage. Mais, le ravisseur évite tout contact, de peur d'être démasqué. Il fait croire qu'il emmène l'enfant pour se laver. Manque de pot pour lui, il est bien identifié par la jeune fille, qui permet de mettre la main sur lui quand éclate la disparition de l'enfant, selon le récit de son père.
 
Les familles livrées à leur propre sort
Ils engagent les recherchent. A l'aide d'un griot, mais aussi avec plusieurs affiches à l'effigie de l'enfant, placardées partout et estampillées sur des véhicules, ils sillonnent les quartiers pour retrouver Bénitier. Ayant reconnu sur les affiches l'enfant qu'elle avait vu aux mains du jeune garçon, la jeune fille, dénommée également '' la veille '', approche les parents pour leur raconter ce qu'elle sait.
« Elle m'a dit que si elle voit le jeune, elle peut le reconnaître parce qu'elle a suivi la scène de près et a bien identifié le ravisseur. Ce qui m'a convaincu, c'est sa description de l'enfant et de son habillement », se convainc Mareau Max. Un tour dans le quartier leur permet de rencontrer le jeune recherché, dévisant avec un groupe d'amis. Interrogé sur la disparition de Bénitier, Godo Freddy jure n'avoir jamais vu l'enfant, avant de reconnaître son forfait sur insistance de '' la vieille ''.
« Il a avoué qu'il avait effectivement vu l'enfant et a même décrit son habillement. Ce qui m'a intrigué. Comment parmi tant d'enfants, as-tu pu identifier mon fils de la sorte? Qu'avait-il de si particulier pour que tu te sois ainsi intéressé à lui'', lui-ai demandé? Mais il n'a pas pu répondre », raconte le père. La discussion prend une autre tournure, et le groupe est rejoint par les amis et parents de Godo.
Malgré l'opposition des siens, il est arrêté et conduit à la gendarmerie d'où il est déféré à la Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan (Maca). Le présumé bourreau refuse cependant de parler, durant son séjour dans les locaux de la gendarmerie.
 Lire la suite sur linfodrome.com
pris sur rumeursd'Abidjan

12:14 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

30/12/2014

Les vœux d'Affi N'Guessan pour 2015:la relance du dialogue politique avec le gouvernement

MESSAGE DE VOEUX DU NOUVEL AN DU PRESIDENT DU FPI AUX
          IVOIRIENSIvoiriennes ;
- Ivoiriens ;
- Mes chers compatriotes ;
- Chers amis de la Côte d’Ivoire ;
- Militantes et Militants,
Le passage d’une année à une autre est toujours un moment important dans la vie des hommes et des femmes comme dans celle des nations et des organisations. Une nouvelle année est l’occasion, de faire le bilan de l’année écoulée, de prendre des résolutions et de former des vœux pour la nouvelle année.

Depuis les tragiques événements de 2011, la société ivoirienne est profondément divisée. Une catégorie de citoyens, appelés « Pro-Gbagbo », pour les besoins d’une cause que j’ignore, sont exclus de la vie nationale et soumis au harcèlement d’une « justice des vainqueurs ». Ils n’ont aucun droit. S’ils ne sont pas en prison sans jugement, ils sont des prisonniers en sursis, en liberté provisoire ou en exil. Leurs biens, y compris des terres, des plantations, des maisons, des comptes bancaires, etc. sont confisqués sans aucune forme de procès.

Les conséquences sont dramatiques sur la vie nationale en général mais surtout dans la vie quotidienne de milliers de familles. Des femmes et des enfants sont sans aucune ressource depuis quatre ans. Des milliers de jeunes Ivoiriens dont les parents sont morts dans la crise, en exil ou en prison payent de leur vie et leur avenir un tribut injuste à la crise ivoirienne, dans l’indifférence totale des nouvelles autorités du pays. La Côte d’Ivoire ne peut pas ignorer le sort de ses enfants, notre pays ne peut pas et ne doit pas prétendre qu’il avance pendant que des centaines de milliers de nos concitoyens gémissent dans les prisons et dans des camps de réfugiés où la mort frappe chaque jour.

Il n’y a pas de progrès matériel là où règnent la division et l’exclusion. Dans un pays divisé, comme l’est aujourd’hui la Côte d’Ivoire, il faut briser les murs de la haine et supprimer les distances entretenues par la défiance.
La priorité aujourd’hui en Côte d’Ivoire, n’est pas tant de relier deux bords d’une lagune, mais de bâtir des ponts politiques, culturels et sociaux qui rassemblent les Ivoiriens de tous les bords ; d’établir des liens de fraternité, de paix et de réconciliation entre les Ivoiriens. C’est le sens de mon engagement et de ma lutte politique à la tête du Front Populaire Ivoirien.

Malheureusement, force est de constater qu’à cet égard, l’année 2014 restera une année des espoirs déçus sur la question centrale de la réconciliation nationale qui préoccupe au plus haut point les Ivoiriens. La Commission dite Dialogue Vérité et Réconciliation créée et financée à coups de milliards par le pouvoir vient de rendre son rapport dans l’indifférence générale de l’opinion nationale et internationale.
Cet échec de la CDVR est un échec du régime. Il faut en tirer au plus vite les leçons et mettre enfin en place un processus inclusif et des mécanismes crédibles pour une véritable réconciliation nationale.
C’est par rapport à ce contexte qu’il faut comprendre la crise interne qui secoue le FPI depuis quelques mois. En toute conscience et dans l’intérêt du parti, j’ai pris des initiatives pour juguler les risques que nos contradictions internes nous faisaient courir quant à la survie du parti.
L’heure est maintenant au rassemblement pour la libération du Président Laurent Gbagbo et de tous les prisonniers politiques, pour la restauration de la Côte d’Ivoire et pour la reconquête du pouvoir d’Etat. C’est pourquoi nous sommes particulièrement attachés au dialogue politique avec le gouvernement. Dans ce cadre, la rencontre qui s’est tenue le 22 mai 2014, avait suscité un réel espoir. Pour la première fois, le gouvernement s’était engagé par écrit sur des points précis des revendications de l’opposition.

Malheureusement la plupart de ces questions sont toujours en souffrance, au moment où les Ivoiriens abordent cette année déterminante pour l’avenir du pays. Mais il n’y a pas d’alternative crédible et avantageuse à la négociation. C’est pourquoi le 29 décembre 2014, nous venons de relancer le dialogue politique avec le gouvernement.
A l’occasion de la nouvelle année, mon vœu le plus cher est de voir la famille du Front Populaire Ivoirien à nouveau unie et mobilisée ; et de voir la Côte d’Ivoire retrouver son unité, sa cohésion et la stabilité, afin que les élections générales à venir puissent se tenir dans la paix, dans la sérénité et dans la transparence.
BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2015 A TOUTES ET A TOUS.
Pour le Front Populaire Ivoirien (FPI)

Le Président,
Pascal AFFI N’Guessan
ivoireniewsinfo

23:54 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (2) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Le professeur DEDY SERI se prononce pour l'exclusion d'Affi N'guessan du FPI

DÉCLARATION DE LA CURFP SUR LA CRISE DU FPI



I. CONTEXTE

D’abord strictement interne puisqu’elle opposait deux groupes de la même famille politique, la crise qui secoue et déstabilise le FPI depuis maintenant six mois, a revêtu par la suite un caractère national avec le report du 4ème Congrès ordinaire, par voie judiciaire à la demande du président sortant Affi N’Guessan, avant de devenir enfin internationale, via la polémique autour de l’authenticité du dossier de candidature du président Laurent Gbagbo à la présidence du FPI.
Pour avoir suivi au jour le jour l’enchaînement des faits ; pour avoir fait partie du Comité de Médiation qui a tenté de faire « laver le linge sale en famille », la Cellule Universitaire de Recherche et de Formation Politique du FPI (CURFP) note que cette crise a causé d’immenses torts au FPI, à la Côte d’Ivoire voire à l’Afrique en termes de stagnation du combat pour la normalisation de la vie politique, la libération de Laurent Gbagbo et ses camarades injustement incarcérés, la réconciliation nationale et la capitalisation de nombre d’événements survenus ici et ailleurs dans le monde, notamment sur le continent africain, depuis juillet 2014.
Par la présente déclaration, la CURFP entend donner sa position face à une crise qui va crescendo et dont l’opinion pense que de son issue dépend l’avenir de la Côte d’Ivoire, le FPI étant la seule force alternative crédible sur l’échiquier politique national. Si la CURFP donne de la voix seulement maintenant, c’est par souci de respect de principes méthodologiques élémentaires qui s’accommodent difficilement de préjugés et de procès d’intention. Ces principes s’énoncent comme suit :
- il n’y a pas d’organisations sociales sans crise ; la crise du FPI, en tout cas dans les premiers moments, était interprétée par Affi N’Guessan lui-même comme la preuve de la vitalité de la démocratie au sein de notre parti. Ceci est d’autant plus vrai que le FPI, dans ses textes fondateurs, met en avant les débats démocratiques d’où se dégagent les décisions consensuelles ;
- la vérité historique se trouve dans la durée ; il était dès lors difficile au début, de distinguer clairement le sérieux de l’insignifiant ou de l’anecdotique, la rumeur de la vérité, les tendances lourdes de faits passagers ;
- il n’y a pas d’événements sans cause. Or, la mise en évidence des facteurs explicatifs desdits événements, surtout lorsque ces derniers sont en train de se dérouler, exige beaucoup de circonspection et de temps d’observation. Il en est ainsi parce que dans leurs discours, les acteurs, notamment ceux avec les pires intentions, mettent à profit des procédés pour masquer leur agenda personnel. Parmi ces stratégies discursives, il y a la restriction mentale qui brouille les pistes de recherche de la vérité. La restriction mentale est « un acte par lequel on émet une opinion contraire à sa conviction en utilisant des arguments dont la présentation formelle ne constitue pas un mensonge » (Le Petit Robert) ; en d’autres termes, la restriction mentale est « une façon de tromper sans être un mensonge pur et simple » : elle est tergiversations, ambiguïtés, mauvaise foi, prestidigitations, louvoiement, caméléonisme intellectuel et/ou comportemental, etc.
La CURFP donne sa lecture des événements et prend position, seulement maintenant, parce qu’elle estime avoir réuni un corpus de tendances et faits significatifs sous le triple rapport moral, éthique et politique. Il s’agit de tirer les leçons qui s’imposent. Autrement dit, la position de la CURFP découlera de la présentation des faits, de leur analyse et confrontation avec le contexte actuel et les enjeux du futur.

II. LES FAITS
II.1. Observations préliminaires
À sa sortie de prison, le 6 août 2013, Affi N’guessan a assuré qu’il ne retournerait plus dans les geôles du régime Ouattara. Pourquoi a-t-il dit cela ? Parce que, selon une source diplomatique, « Affi a été retourné » : des puissances étrangères lui ont tout promis, y compris leur soutien à sa candidature pour la présidence ivoirienne de 2015. En contrepartie, Affi devait « rompre définitivement avec la doctrine du FPI » ; sa candidature sera d’autant bien accueillie que « Paris et Washington, conscients du fait que les nombreux Akan qui constituent l’électorat du RHDP sont très mécontents de l’alliance PDCI-RDR, estiment qu’un candidat issu de la communauté Akan comme Affi N’guessan et ayant rompu avec Gbagbo, pourrait permettre à ce dernier de l’emporter contre Alassane Ouattara ou contre une personnalité issue de son camp » (In Le Temps, N°3363 du 10 décembre 2014, p.3). En tout état de cause, Affi entreprit des tournées de compassion et de remobilisation fort appréciées dans l’ensemble. Mais déjà quelques doutes s’étaient fait jour surtout à l’occasion de débats sur trois dossiers brûlants : le projet des États Généraux de la République (EGR) ; la reprise du dialogue avec le pouvoir et ses parrains dont l’ONUCI ; la question du boycott du Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH-2014). En effet, sans en avoir parlé au préalable avec ses camarades du Secrétariat Exécutif, Affi a lancé, via la presse, l’idée des EGR. Interpellé sur cette méthode anti-démocratique, le président du FPI a reconnu ses erreurs, promettant de faire mieux à l’avenir.
Le deuxième dossier qui a altéré davantage les rapports entre Affi et ses camarades de la Direction du parti, a été la reprise du dialogue politique FPI-Gouvernement. C’est qu’avant la mise en liberté provisoire d’Affi N’guessan, la Direction intérimaire avait rompu le fil du dialogue pour la bonne raison que les choses n’avançaient pas et que les décisions consensuelles prises antérieurement n’avaient connu aucun début de mise en œuvre de la part du gouvernement. Pour des raisons qui lui sont propres, le président Affi a passé outre cette exigence pour rencontrer les autorités, arguant qu’en sa qualité de premier responsable du parti, il pouvait prendre les initiales qu’il juge nécessaires quant à la bonne marche du FPI. Or, ce faisant et en piétinant les résolutions antérieures prises par les instances du parti, il piétinait à la fois les statuts et règlement intérieur du FPI (art. 4 et 5 des statuts) et affaiblissait consciemment le FPI, une force que l’ONU et la communauté internationale avaient appris à respecter, notamment depuis le succès du boycott des élections législatives et municipales.
Le troisième et dernier dossier sensible, traité de façon anachronique et au mépris des instances du parti par le président Affi N’guessan, est le boycott du RGPH-2014 : sous prétexte qu’il faut reprendre le dialogue à tout prix, Affi N’guessan a pris le contrepied du FPI en demandant la levée du boycott d’une opération manifestement anti-démocratique et qui préparait la naturalisation de trois millions d’étrangers, ces présumés apatrides du régime Ouattara. Nous étions en fin mai début juin 2014. Et se voyant souvent mis en minorité, Affi N’guessan se résolut à diriger le FPI de façon plus libre, indépendante donc autoritaire et anti-démocratique, par le vaste réaménagement technique du Secrétariat Général, le 4 juillet 2014 ; à la manière d’un PDG qui se sépare, sur l’humeur d’un soir, de ses employés les plus turbulents et donc les moins dociles. Telle est l’origine de la fronde de juillet-août-septembre 2014.

II.2. L’implication de la CURFP dans le règlement de la crise
Pendant plus d’un mois – 35 rencontres nocturnes totalisant 105 heures de négociations –, d’éminentes personnalités de la Gauche ivoirienne, avec à leur tête le Doyen Bernard Dadié, ont tenté et réussi à rapprocher Affi N’guessan et ceux qu’on appellera les « Frondeurs ». Avant la mise en place de ce Comité de Médiation, la CURFP s’est autosaisie et a rencontré le président Affi, lui demandant instamment de rapporter sa décision de limogeage d’une quarantaine de cadres du FPI. La CURFP rappelle que le président Affi a opposé un refus catégorique à cette proposition, au motif qu’il était de son droit d’agir comme il entend, chaque fois qu’il risquait d’être mis en minorité lors des débats internes. Aveu de déni de démocratie ! Mais en fin de compte, il s’est soumis à l’ensemble des recommandations du Comité de Médiation ainsi qu’aux autres directives, dans la perspective du 4ème Congrès, seule instance habilitée à régler toutes les questions y compris la ligne idéologique et celles liées aux processus électoraux de 2015, etc.

II.3. Les offensives anti-FPI et anti-Gbagbo qui interdisent désormais le doute
Aussi curieux que cela pût paraître, c’est pendant la période préparatoire du Congrès que le président Affi a posé les actes les plus attentatoires à la stabilité, à l’honorabilité et à la cohésion du parti :
- la nomination d’un représentant du FPI à la CEI alors que le Comité Central avait voté contre une telle démarche lors de sa réunion du 13 septembre 2014 ;
- des propos contradictoires révélant la volonté de Affi N’guessan d’aller à la présidentielle de 2015, parce qu’il fallait « tourner la page du président Laurent Gbagbo », aller de l’avant pour éviter au FPI une affreuse traversée du désert ;
- sa rhétorique sur l’émotivité comme caractéristique principale mais contreproductive des militantes et des militants du FPI ; celle aussi sur l’éthique de la responsabilité (revendiquée par Affi et dans laquelle il inscrit ses choix et actes) contre l’éthique des principes (jugée obsolète par lui et rapportée au président Laurent Gbagbo).
- ses interventions publiques évoquant la parabole de la veuve qui s’accroche désespérément au cercueil de son défunt mari.
Par ailleurs, alors qu’il affichait ses intentions collaborationnistes par des demi-vérités et autres procédés de masquage, Affi N’guessan se fera plus audible et plus visible sur le chemin de la rupture d’avec son ancien parti.
Une dizaine d’actes permettent d’affirmer qu’il a définitivement tourné le dos au FPI :
- premièrement, il s’est opposé à la mise en œuvre de toutes les décisions prises par les instances du parti. Les réactions de désapprobation étaient considérées comme une réponse de gens incultes ou conservateurs ayant peur de moderniser leur parti, accrochés qu’ils sont à une conception « patrimonialiste ou messianique » du parti ;
- deuxièmement, il a mené et continue de mener des actions en justice contre son propre parti, alors qu’il sait pertinemment ce que de telles actions signifient sur le double plan symbolique et pratique. En effet, dans les traditions africaines, la justice coloniale ou néocoloniale est vue comme une forme d’animalisation de l’homme. La prison qui est une des conséquences des procès est très négativement perçue. Il est symptomatique de noter que la prison se dit « maison des excréments humains », c’est-à-dire le lieu de négation de l’être humain : « binsua » des Agni, « gnilibhita » des Bété, « bökon » des Gouro, « sob-elem » des Adioukrou, « N’mih-châ » des Krobou, « Kaha-so » des Malinké, etc. Bien plus, en demandant à la justice des vainqueurs du régime Ouattara de reporter le Congrès du FPI, Affi N’guessan - qui n’ignore pas la cruauté et la méchanceté d’une politique de rattrapage ethnique aux antipodes de la République - annonçait ainsi une rupture sans appel d’avec son parti. Avant cette action, il avait déposé une réclamation en annulation de la candidature de Laurent Gbagbo, soulignant le fait que Laurent Gbagbo en prison ne pourrait valablement diriger le parti ; et comme il fallait s’y attendre en contexte de « Justice des vainqueurs », c’est chose faite depuis le 29 décembre 2014, cette justice ayant ordonné « le retrait de la candidature de Laurent Gbagbo dans le cadre du 4ème Congrès du FPI ».
- troisièmement, de sources bien introduites, Affi N’guessan, à l’avant-veille du 4ème Congrès, était sur le point de se désister en faveur de Laurent Gbagbo lorsqu’il s’est rétracté, au motif qu’il est sous pression, sans dire de la part de qui et pour quelle raison ;
- quatrièmement, Affi N’guessan a déclaré en privé qu’il ne se reconnaissait pas dans les exigences ou préalables de la Direction Intérimaire ; que sa culture d’appartenance ne lui permet pas de se montrer aussi peu accommodant et peu docile que l’ensemble de ses camarades de lutte ;
- cinquièmement, selon la Lettre du Continent (N° 696 du 17 décembre 2014), le président Affi se trouve désormais dans les bonnes grâces du régime Ouattara. En effet, dans cette crise factice qu’il impose au FPI, le ministre Koné Bruno lui a apporté son soutien ferme à l’Ambassade du Japon ;
- sixièmement, Affi N’guessan a déclaré sur Vox Africa, une télévision camerounaise, que « Laurent Gbagbo n’est pas un préalable à la réconciliation nationale (…). Au FPI, nous ne faisons pas de culte de personnalité » ;
- septièmement, Affi N’guessan a fait limoger, le 17 novembre 2014, César Etou alors PCA et DG intérimaire du quotidien Notre Voie, au motif que le journaliste a fait publier le document annonçant officiellement la candidature de Laurent Gbagbo à l’élection du président du FPI au 4e Congrès ordinaire dudit parti, initialement prévu du 11 au 14 décembre 2014 ;
- huitièmement, fermé du 11 au 15 décembre et ouvert à nouveau, le QG du FPI a été fermé le samedi 20 décembre sur ordre d’Affi N’guessan, aux Femmes de l’OFFPI qui ont dû tenir leur Assemblée Générale Extraordinaire à même le sol et sous la canicule. Le président Affi procédera de la même manière le 24 décembre 2014, vis-à-vis du docteur Assoa Adou qui fut obligé de faire un point de presse hors du siège, devant une maison inachevée ;
- neuvièmement, Affi considère que ses camarades, qui « entrent en transe » chaque fois qu’on évoque le nom de Gbagbo, ne savent pas que ce dernier ne reviendra pas avant 2020 ; qu’au lieu d’intégrer le jeu politique en place pour pouvoir ré-émerger un jour, ils s’accrochent à Laurent Gbagbo avec le slogan « GBAGBO OU RIEN » oubliant que c’est l’Occident qui a toujours fait et défait les chefs d’État africains ; que Laurent Gbagbo lui-même doit sa libération en 1992 au vice-président américain Al Gore. En clair, Affi soutient fermement que pour exister et aller de l’avant, le FPI doit oublier Laurent Gbagbo : s’il ne prend pas en marche le train du jeu politique, il va être confronté, pour longtemps encore, au mieux à une sévère traversée du désert, et au pire, disparaître purement et simplement de la scène politique nationale.
- dixièmement, Affi N’guessan a refusé de produire, pour adoption par le Comité Central avant les assises du 4e Congrès ordinaire, son Rapport moral et financier à l’issue de treize (13) années de gestion du FPI.

III. NOTRE ANALYSE
En se fondant sur les faits qui précèdent, la CURFP affirme que le président Affi N’guessan est l’otage d’un « deal » qui le met en conflit avec son propre parti. Mais pour masquer la triste réalité de la trahison, il use désormais de la restriction mentale, se déchaine contre le FPI, ses instances et Laurent Gbagbo : là où la séduction échoue, surgit généralement la violence vengeresse qu’il est possible de déconstruire, tôt ou tard.
III.1. Affi N’guessan et sa courte théorie de l’émotion contreproductive
Mettant à profit la restriction mentale, son procédé favori pour cacher ses intentions réelles, Affi N’guessan considère que le rejet de sa nouvelle orientation idéologique, par ses camarades, relève plus de l’émotion-irréflexion que de la raison-réflexion. Cela l’irrite d’autant plus qu’il est sous le charme de cette courte théorie selon laquelle l’émotion serait le pire des malheurs qui puissent frapper un individu ou une communauté. On peut sans doute comprendre Affi N’guessan, mais nullement l’excuser : il tape ici sur une enclume vide, car l’action et la réflexion ne sont pas aussi séparées l’une de l’autre ; l’émotion n’est pas exclusivement nègre par rapport à la raison qui serait typiquement occidentale. Sinon comment expliquer que les Etats-Unis, sous le choc des attaques du 11 septembre 2001, fussent entrés immédiatement en guerre contre Al-Qaeda et les Talibans ? Comment expliquer qu’à la suite de la décapitation de leurs otages par les forces djihadistes, les Etats-Unis et leurs alliés aient décidé de former la Coalition internationale actuellement en guerre contre l’État Islamique ? Comment Affi N’guessan explique-t-il le refus catégorique des Occidentaux de coopérer avec le régime de Bachar al-Assad, pourtant confronté à la même barbarie djihadiste ? Finalement les ennemis de leurs ennemis demeurent étrangement leurs ennemis ! Par ailleurs, Affi N’guessan oublie-t-il l’histoire selon laquelle l’électronicien Alexander Graham Bell inventa l’appareil auditif à cause de la surdité de sa mère et de sa femme ? En tout état de cause, Affi N’guessan devrait savoir que, très sensible, l’artiste-poète-musicien-électronicien Bell, devint un acousticien par la force de l’émotion suscitée par un handicap survenu dans sa famille.
Ce n’est pas tout. Affi N’guessan ne peut pas dire que c’est après mûre réflexion qu’il a porté plainte contre les quotidiens LG Infos et Le Temps – journaux qui ont pourtant lutté pour sa libération – pour diffamation. Il ne convaincra personne non plus quant à l’objectivité et au sérieux du limogeage de César Etou qui a diffusé ce qu’il ne voulait pas voir, à savoir la lettre officielle du président Laurent Gbagbo confirmant sa candidature à la tête du FPI. En définitive, Affi N’guessan fait du bruit pour rien. Il arbore des habits à la mode moderniste, à la fois pour plaire à ses nouveaux maîtres, se faire plaisir à lui-même et embarquer le maximum de militants FPI dans sa fuite en avant. Affi N’guessan s’inscrit dans une relation alimentaire, sans aucun lien avec le socialisme démocratique sur lequel il est obligé de cracher aujourd’hui.
III.2. Affi N’guessan allergique aux cultures de la revendication et de la contestation
Dans les premiers moments qui ont suivi sa sortie de prison, le président Affi n’a eu de cesse de dire en privé, qu’il ne se reconnaît pas dans l’intransigeance maximaliste d’un FPI qui pose comme préalable à toute collaboration avec le pouvoir en place, la résolution de biens des points conflictuels phares : le dialogue politique, la libération de Laurent Gbagbo et des autres prisonniers politiques, la levée du gel des avoirs bancaires, la libération des biens meubles et immeubles occupés par l’Etat et ses dozos, etc. Ces exigences seraient aux antipodes de sa culture d’appartenance. En se démarquant ainsi de la grande majorité de la direction du parti, Affi s’est déboutonné idéologiquement : il n’est pas démocrate ou socialiste puisqu’il s’est affirmé comme un continuateur des administrateurs coloniaux. Ces derniers ont en effet opéré une classification des peuples africains à partir de prétendus caractères ethniques. Evoluant dans leur sillon, Affi distingue, au sein d’un FPI confronté à des défis sans nom, des ethnies congénitalement violentes, émotives, intransigeantes, par opposition à des modèles comportementaux doux, souples, civilisés, accommodants. Ici, Affi N’guessan ne sait pas qu’aucune ethnie, aucune institution sociale n’est jamais totalement positive ni totalement négative et que le Bien et le Mal n’ont pas de frontières (Albert Memmi). Décidément, un tel homme, prompt à hiérarchiser au lieu de rassembler les communautés de base dans une perspective multiculturaliste et de solidarité, n’est pas apte à diriger un parti socialiste et démocratique comme le FPI, engagé dans le combat contre la domination et l’injustice d’où qu’elles viennent et sous toutes leurs formes (art. 4 des statuts du FPI).
III.3. Affi fait l’éloge de la capacité de nuisance de l’Occident
Comme pour renvoyer aux calendres grecques le noble combat de Laurent Gbagbo et de ses illustres devanciers, Affi N’guessan tente d’intimider les Militants du FPI, les Patriotes et les Démocrates, en agitant le spectre de l’intolérance de l’Occident vis-à-vis d’une Afrique résistante mais mise au pas pour l’éternité. Si tant est qu’il est conscient de la vacuité et du caractère dérisoire de toute lutte pour la dignité et l’indépendance de l’Afrique, qu’est-ce qui lui permet de croire que le FPI accédera au pouvoir d’Etat en accompagnant Ouattara dans le contexte actuel ? Affi N’guessan ignore sûrement la loi de la dialectique selon laquelle ce que veut chaque individu ou groupe d’individus, est contré par chaque autre et qu’« à plaie non guérie, remède infini ». Plus significativement, Affi N’guessan semble insinuer par ses menaces et autres intimidations que l’Occident est un bloc historique homogène, qui fonce toujours et partout sur tout ce qui bouge. Faux ! Sinon, il n’y aurait pas eu en Occident de mouvements anti-esclavagistes, anti-impérialistes, anti-mondialistes, c’est-à-dire anti-capitalistes.
Au lieu d’avouer, au départ, qu’il est dans un agenda personnel ou qu’il a trempé dans un deal qui l’éloigne désormais de la ligne du FPI, Affi N’guessan déclare qu’il n’est pas d’une culture de contestation et de revendication, à l’inverse du modèle comportemental de ses camarades qui, selon lui, mènent des actions intempestives et contreproductives.
III.4. À propos du culte de la personnalité
Pour des raisons qui lui sont propres, Affi N’guessan refuse d’admettre que Laurent Gbagbo fait partie des héros fondateurs historiques de leur peuple. Par ignorance ou par mauvaise foi, il adoube le complexe de supériorité ou l’arrogance des pouvoirs occidentaux parlant dédaigneusement de culte de la personnalité à propos des honneurs et hommages que la Galaxie patriotique africaine rend à ses héros dont Laurent Gbagbo. Comme s’il y avait une différence de nature entre, d’une part, les actes posés respectivement par George Washington, Charles de Gaulle, etc. en faveur de l’indépendance et de la dignité de leur pays, et d’autre part, le combat libérateur de Patrice Lumumba, Um Niobé, Kwamé Nkrumah, Thomas Sankara, Nelson Mandela, etc. Pourquoi, alors que les pères fondateurs des nations occidentales sont toujours magnifiés, du reste à juste titre, plusieurs décennies voire des siècles après leur mort, Affi N’guessan considère-t-il les mêmes initiatives patriotiques comme étant l’expression d’un culte de la personnalité ? Comme si le président Laurent Gbagbo n’avait pas été déporté crapuleusement sous nos yeux, au cœur de l’Europe, pour avoir mené le noble combat transculturel et transhistorique de la dignité et de la souveraineté de son pays, la Côte d’Ivoire, et de l’Afrique tout entière.
Non, comme Jules César, Charlemagne, George Washington, Simon Bolivar, Cavour, Charles de Gaulle, Mao Tsé Toung, Fidel Castro etc. Charles Blé Goudé, Laurent et Simone Gbagbo ne mourront jamais. Ils se survivront dans la conscience de tous les humiliés d’ici et d’ailleurs.
III.5. À propos de la prétendue candidature improductive de Laurent GBAGBO
Affi N’guessan se rêve le nouveau messie de la postmodernité politique : il demande instamment à ses camarades, qu’il qualifie de « conservateurs ou de passéistes », d’abandonner les exigences post-crise électorales pourtant dûment identifiées et se rapportant à l’amélioration du climat sociopolitique, c’est-à-dire à la restauration sans condition des avancées démocratiques des années 1990-2000, sauvagement englouties par la brutalité du rattrapage-épuration d’Alassane Dramane Ouattara. Là-dessus, Affi N’guessan et ses lieutenants posent inlassablement deux questions qui se retournent contre eux-mêmes : d’une part, « Que gagne le FPI en s’enfermant avec Laurent Gbagbo à La Haye ? » ; d’autre part, « Que gagne Gbagbo en enfermant le FPI avec lui à La Haye ? ». En effet, aussi curieux que cela puisse paraître, Affi N’guessan oublie qu’il est dans les mêmes conditions politico-judiciaires que Laurent Gbagbo, candidat comme lui à la présidence du FPI. A la seule différence que lui, Affi N’guessan, veut émasculer et domestiquer le FPI à son profit personnel. Car, il n’est qu’en liberté provisoire par rapport aux procès en assises ouverts le 26 décembre 2014. Affi N’guessan ne dit surtout pas ce que gagne le FPI en entrant dans un jeu contrôlé exclusivement par ses initiateurs, et dont les portes restent fermées depuis le 11 avril 2011 par une politique délibérée d’épuration.
Certes, Affi N’guessan est sûr de ne plus retourner en prison. Mais que gagne le FPI à accompagner, à tout prix Alassane Dramane Ouattara et Konan Bédié, alors que sur des dizaines de hauts cadres pro-Gbagbo dont Affi N’guessan lui-même, pèse une épée de Damoclès judiciaire à sens unique, dans un contexte de réconciliation tronquée au su et au vu d’une communauté internationale qui a cessé d’être une autorité éthique.
III.6. Les conséquences de la trahison d’Affi N’guessan
Sur le double plan interne et externe, la désertion d’Affi N’guessan a négativement impacté le FPI en termes de déstabilisation et de fragilisation, ce parti fort redouté s’étant remobilisé ces derniers temps, précisément sous la houlette de celui qui vient de le trahir au moment où les militantes et militants du FPI, les Patriotes et les Démocrates s’y attendaient le moins. Plus fondamentalement, la trahison d’Affi N’guessan apparaît comme du pain béni pour les parrains d’Alassane Ouattara : souvent éclaboussés par les effets désastreux du rattrapage-épuration de leur homme sur l’équilibre de la société ivoirienne, les fondateurs et manipulateurs du RHDP étaient devenus des nains éthiques face au FPI. Aujourd’hui, cette nébuleuse de la communauté internationale peut pousser un ouf de soulagement grâce à la perfidie d’Affi N’guessan contre son propre parti.
III.6.a. Sur le plan interne
Le rapprochement Affi-Ouattara via Bédié s’apparente à une absolution, cette rémission des péchés du régime de rattrapage que la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation (CDVR) de Banny n’a pu faire advenir. En d’autres termes, le sentiment qui domine aujourd’hui, pour le commun des citoyens, est qu’Affi N’guessan fait passer par pertes et profits les conséquences même du rattrapage-apartheid sous Alassane Dramane Ouattara. Il s’agit en effet de cette politique honteuse de ségrégation basée sur l’ethnie et/ou l’idéologie : l’instrumentalisation de l’appareil judiciaire ; l’ethnicisation des forces de l’ordre ; la caporalisation des médias publics et de l’institution académique ; la patrimonialisation de l’appareil économique, le tout se traduisant par un niveau d’endettement inégalé, un taux de pauvreté de plus de 60% et un taux de chômage qui avoisine les 70%.
Somme toute, on retient que la guerre contre Laurent Gbagbo qui a pour conséquence des milliers de morts – les plus connus étant Boga Doudou, tagro désiré, Bohoun Bouabré, Gnan Raymond, Gomon Diagou Jean-Baptiste, Basile Mahan Gahé, etc. - des centaines de milliers d’exilés, de chômeurs politiques, des centaines de prisonniers non moins politiques, n’a pas ramené la paix, la sécurité ni l’émergence économique promise par l’ex-DG du FMI et ses parrains. Le résultat de cette guerre-surprise menée par des intolérants idéologiques et affairistes, ce sont la misère, la précarité et l’aggravation de la fracture sociale. La pensée selon laquelle tout dictateur ou tout « souverain qui fait le commerce pour son compte nuit aux intérêts de ses sujets et ruine les revenus de l’Etat » (Ibn Khaldun) n’a jamais été aussi vraie.
III.6.b. Sur le plan externe
L’opinion internationale éprise de liberté et de justice est encore sous le choc de la trahison d’Affi N’guessan. En effet nombreux sont les observateurs qui ont du mal à comprendre ce qui arrive au parti cofondé par Laurent Gbagbo, à un moment clé de sa lutte contre l’arbitraire et la barbarie des mondialisateurs. Le sentiment de recul qu’on éprouve est d’autant plus fort que les relations extérieures doivent nécessairement être remodelées non seulement pour tenir compte des traces de celui qui a fait volte-face, mais aussi en ce qui concerne la dynamique des rapports FPI/Diaspora, FPI/Gauche démocratique, etc.
III.6.c. Des occasions de repositionnement perdues
Parce que le FPI doit maintenant se battre pour sa cohésion institutionnelle et militante, il n’a plus tout le temps nécessaire pour se pencher sur des questions d’actualité brûlante dont le traitement devrait potentialiser son emprise sur la réalité du moment. Par exemple, englué qu’il est dans sa crise, le FPI est presque muet sur les conditions de retour et le décès de Maman Gado Marguerite ; sur l’emprisonnement de Moïse Lida Kouassi et Raphaël Dogo ; sur la répression violente des manifestations des handicapés ; sur le procès en assises de plus de quatre-vingts (80) cadres Militants du FPI et pro-Gbagbo ; sur la chute et l’errance de Blaise Compaoré ; sur le nécessaire rapprochement, voire la réconciliation entre les peuples ivoirien et burkinabé ; sur le bilan du processus de réconciliation engagé et stoppé par Alassane Ouattara ; sur l’insurrection des FRCI et de leurs supplétifs Dozo, réclamant bruyamment les promesses à eux faites par le candidat Alassane Ouattara ; sur la flambée exponentielle du coût de la vie ; sur la gestion scabreuse des Universités publiques ainsi que sur la dynamique interne du RHDP, l’instrument inventé à Paris par Jacques Chirac pour recoloniser la Côte d’Ivoire.

IV. NOTRE POSITION
La crise qui secoue et fragilise le FPI n’est pas sans rapport avec les atermoiements de tous ordres, qui malmènent et rongent à la fois le RHDP, Alassane Dramane Ouattara, Henri Konan Bédié et leurs parrains :
- Ouattara ne jouit d’aucune légitimité en dehors du pouvoir de la brutalité et de l’arbitraire, pratiques moyenâgeuses qui positionnent le FPI comme un géant éthique et politique face à une communauté internationale devenue une naine en la matière, parce que prisonnière de bien des connivences diplomatico-politiques ;
- pour se donner une contenance, malgré une gêne liée à la victoire judiciaire de fait de Laurent Gbagbo et Blé Goudé, et soucieux de « gérer leur honte » à leur rythme, les parrains du RHDP se sont résolus à fragiliser davantage le FPI, la force politique emblématique de la résistance panafricaine ; et comme pour tuer un parti d’une telle envergure, il faut l’attaquer de l’intérieur, les impérialistes ont tout mis en œuvre pour dresser Affi N’guessan contre le FPI et ses camarades. Le président sortant du FPI traite subitement ces derniers de « conservateurs » ou, pire, « d’émotifs » en proie à un patrimonialisme messianique. Il déclare sur le tard qu’il ne se sent pas bien dans sa peau au sein d’un parti qu’il dirige pourtant depuis treize (13) années. La cause de ce dépaysement ? Une incompatibilité idéologique ;
- si Affi N’guessan, qui n’est qu’en liberté provisoire, avec une centaine de hauts cadres du FPI, a décidé de hurler avec les loups, c’est incontestablement par perversité égoïste. Exactement comme bien d’autres proches collaborateurs de Laurent Gbagbo l’ont fait avant lui ;
- ceux de ses camarades qui, ayant pressenti cette forfaiture, ont organisé la fronde de juillet 2014 et portent, de ce fait, le qualificatif de « frondeurs », doivent être considérés plutôt comme des camarades qui ont eu raison trop tôt ; comme des hérauts de la conscience idéologique de la mission du FPI devant l’Histoire.
- Affi N’guessan a définitivement tourné le dos à la vérité historique. Nul ne doit le regretter, mais nous devons tout mettre en œuvre pour qu’il rende compte de sa gestion des treize (13) dernières années ;
- le combat doit se diversifier et s’intensifier ; il ne sera pas facile, c’est certain, les ennemis de la liberté, de la démocratie et de la coopération de type "gagnant-gagnant" ayant été pris la main dans le sac de la forfaiture diplomatique (Linas Marcoussis), militaire (guerre non déclarée en avril 2011) et politique (satisfécit de complaisance accordé aux processus électoraux et à la réconciliation nationale) ;
- par rapport à ces enjeux dans un contexte d’extrême densité, les Patriotes d’ici et d’ailleurs ne devraient ménager aucun effort pour potentialiser la lutte en termes de nouvelles alliances ou de nouvelles stratégies. Car il y a encore d’immenses gisements à exploiter, via les médias dévoués à la vérité historique, la littérature, les rencontres scientifiques, les campagnes d’éducation à la solidarité africaine. En effet, celle-ci a longtemps reculé ou fait cruellement défaut en raison du caractère tenace des préjugés ethniques et autres attitudes de rejet mutuel légués ou exacerbés par le colonisateur. Il faut savoir que pour mieux régner, ce dernier avait besoin de diviser, c’est-à-dire dresser les peuples africains les uns contre les autres. Dans cette perspective, les hommes de Gauche d’horizons divers devraient briser les murs séparateurs intériorisés par nos communautés de base et qui font perdurer la domination extérieure et intérieure, en Côte d’Ivoire comme ailleurs en Afrique, au moment même où l’Occident célèbre la chute des murs élevés depuis la Deuxième Guerre mondiale. Il est temps, grand temps, de se rendre compte qu’en dehors des clichés laissés par les impérialistes, rien n’oppose, dans nos pays respectifs, le Nord au Sud, l’Est à l’Ouest, etc. Dans le cas particulier de la Côte d’Ivoire et en dehors des formatages idéologiques post-coloniaux, rien n’oppose, par exemple, les Bété et les Dioula, les Baoulé et les Bété, puisqu’ils partagent les mêmes ressources agricoles sur les mêmes terroirs. L’heure de la libération ayant sonné, il importe que nous effacions nos complexes si nous voulons réellement ôter les camisoles forcées que nous portons encore aujourd’hui. Illustratif à cet égard est l’exemple du RHDP, instrument d’autodestruction nationale qui maintient si artificiellement Alassane Dramane Ouattara au pouvoir ;
- non seulement Affi N’guessan « pisse sur nos têtes assurant que c’est la pluie qui tombe » mais encore, il veut que Ouattara et ses parrains marchent davantage sur nous. Ces derniers n’en demandaient pas plus. Car l’agressivité du système néolibéral croît avec l’inassouvissement de ses appétits gargantuesques : moins il parvient à satisfaire sa boulimie, plus il se fait violent d’où, la fatwa qui frappe Blé Goudé, Laurent et Simone Gbagbo. Affi N’guessan, dans sa désertion, a certes perturbé et continue de déstabiliser le FPI, la seule alternative politique crédible en Afrique de l’Ouest (Afrique Média), mais il n’aura pas le dernier mot : « Le coût de la lâcheté est bien supérieur à celui du courage » (Cynthia Fleury) ;
- les Militants du FPI, les Patriotes et les Démocrates d’ici et d’ailleurs, les Gauches d’Occident et du reste du monde (l’Internationale socialiste, le Parti Socialiste français, le Parti Communiste français, le Parti Communiste chinois, etc.) ne doivent pas perdre de vue le fait que la tragédie du FPI n’est que le prolongement ou l’amplification de l’ostracisme imposé à Blé Goudé, Laurent et Simone Gbagbo, pour frapper l’imagination. Il en est ainsi parce que le racisme idéologique ou politique, la perversité égoïste et l’intolérance des puissances impérialistes, s’intensifient toujours avec la volonté d’indépendance, de souveraineté et de dignité des parties du monde jusque-là animalisées. Le crime de Laurent Gbagbo est d’avoir prolongé et amplifié la voix du docteur Nkrumah en rappelant l’indispensable unité africaine ; celui de Blé Goudé, le président du Congrès Panafricain pour la Justice et l’Égalité des Peuples (COJEP), de s’être positionné avec des dizaines de millions de ses camarades de lutte, comme le Gbagbo Laurent des années 2050.
Sur la base de ce qui précède, la CURFP est persuadée que soutenir le FPI, les pro-Gbagbo, Blé Goudé, Laurent et Simone Gbagbo, comme le font les présidents Obiang Nguema, Dos Santos, Jerry Rawlings, le Premier ministre Joseph Koffigoh et bien des intellectuels africains et occidentaux, tels que Calixte Béyala, David Gakunzi, Michel Galy, Albert Bourgi, Charles Onana, Claude Koudou… c’est marquer son indignation et sa volonté de lutte pour la re-dignification de l’Afrique.

La CURFP renouvelle son soutien militant au président Laurent Gbagbo qu’elle considère comme étant en mission à La Haye pour la Côte d’Ivoire, l’Afrique et tous les Damnés de la terre ;
La CURFP attire l’attention des partis socialistes regroupés au sein de l’Internationale Socialiste, qu’ils ont encore un rôle à jouer dans la réparation de l’injustice faite à Laurent Gbagbo et aux pro-Gbagbo par les forces néolibérales : demain juge toujours ;
La CURFP exprime sa profonde gratitude aux Peuples africains, notamment au Peuple camerounais, aux Journaux Victimes du 11 avril 2011 (JV11), ainsi qu’à Afrique Média, pour le combat qu’ils mènent au nom de la vérité historique ;
La CURFP salue la vigilance et la détermination des Militantes et des Militants du FPI, des Démocrates et des Patriotes d’ici et d’ailleurs ; elle les exhorte à mener le combat qu’ils mènent sans faiblesse aux côtés du président Laurent Gbagbo et de Blé Goudé en captivité à La Haye pour avoir mené, dans le sillage des pionniers du panafricanisme, le combat de la souveraineté et de la dignité de l’Afrique ;

Pour avoir déserté l’idéal socialiste et démocratique du FPI, et au regard des actes d’extrême gravité qu’il a posés et continue de poser, Affi N’guessan doit rendre sa démission de la présidence du FPI. Autrement, les instances compétentes du FPI doivent, dans le strict respect de l’esprit et la lettre des textes qui régissent le parti, se soulager de la présence de Affi à la Direction dudit parti, afin que celui-ci se repositionne résolument dans une posture de combat démocratique, la seule posture qu’il ait jamais connue.
Meilleurs vœux 2015 à Toutes et à Tous !!
Fait à Abidjan, le 30 décembre 2014.
Pour la CURFP
Prof. Dédy Séri
communiqué par Michel Galy

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FPI‬ : Déclaration de la ‪‎Coordination FPI En Exil‬

suite à la décision d'invalidation de la candidature du Président Laurent GBAGO

LES FAITS

~ Le 31 octobre 2014, au nom des 76 secrétaires généraux de fédération du FPI signataires de l’appel de Mama, une délégation de fédéraux conduite par le camarade Soro Kéléfohoua, fédéral de Sinématiali et accompagnée par le camarade Michel Gbagbo, secrétaire national chargé de la politique pénitentiaire et des détenus politiques, a procédé au dépôt de la candidature du Président Laurent Gbagbo pour la présidence du FPI.

~ Le 12 novembre 2014, le président sortant, monsieur Affi Nguessan déposait lui aussi sa candidature.

~ Le 26 novembre 2014, le Comité de Contrôle, structure compétente en la matière, rejetant toutes les réclamations et contestations enregistrées entre temps contre l’une et l’autre des deux candidatures, les déclare recevables et conformes aux dispositions des textes fondamentaux du Parti.

~ Le 09 décembre 2014, soit deux jours avant le début du congrès, monsieur Affi Nguessan a engagé trois actions en justice devant les tribunaux ivoiriens :
*une contre le président du comité d’organisation du congrès pour demander la suspension du congrès ;
*une autre contre le Comité de Contrôle pour attaquer sa décision de validation de la candidature du Président Laurent Gbagbo ;
*enfin une plainte contre X pour faux et usage de faux dans la déclaration de candidature du Président Laurent Gbagbo.
Au soutien de son action, monsieur Affi Nguessan arguait un faux attesté par une expertise en graphologie qui aurait établi le défaut d’authenticité de la lettre du Président Gbagbo.

Dans le cadre de l’instance en invalidation de la candidature du Président Laurent GBAGBO, des éléments de preuves irréfragables ont été communiqués à monsieur Affi Nguessan dans l’espoir de le voir se raviser avant le terme de ladite instance. Il s’agit, entre autres, des éléments suivants :
* Une lettre du Président Gbagbo dûment authentifiée par un notaire hollandais et régulièrement notifiée par l’un de ses avocats à monsieur Affi Nguessan,
* Des écritures de Me Emmanuel Altit, conseil principal du Président Laurent GBAGBO à la CPI, attestant de l’authenticité de la lettre mise en doute par monsieur Affi Nguessan,
* Le résultat des investigations à propos de l’enregistrement de la lettre au greffe de la CPI,
procédure en vigueur pour tout document émanant d’un détenu de ladite Cour.
* Le témoignage de monsieur Thomas Tiacoh, émissaire de monsieur Affi Nguessan auprès du président Laurent Gbagbo à l’effet de recueillir son appréciation sur sa gestion du parti. A l’occasion, monsieur Thomas Tiacoh a attesté que le Président Laurent Gbagbo lui a confié que le capital confiance, initialement accordé à monsieur Affi Nguessan a été considérablement affecté, et qu’il entendait dès lors, reprendre l’orientation de la lutte à la tête du parti.
* Le 9 décembre 2014, c’est-à-dire le même jour où il a déposé requête, monsieur Affi Nguessan obtenait l’ordonnance n° 3683/2014 signée du Président du tribunal de première Instance d’Abidjan, monsieur Ahmed Souleymane COULIBALY, et ordonnant la suspension, sine die, du 4ème congrès fixé au 11 décembre 2014 par le Comité Central du 13 septembre 2014.

A la demande d’Affi Nguessan, la police ivoirienne a assiégé et fermé du 11 au 15 décembre 2014, le siège provisoire du parti empêchant les délégués d’y avoir accès pour tenir le congrès.

La police est également intervenue pour :
* Traquer les responsables du FPI qui tenaient à organiser le congrès,
* Encercler le domicile du camarade Sébastien Dano Djédjé, Président du congrès après que les militants aient fait échec à sa tentative d’enlèvement,
* Boucler le domicile du camarade Michel Gbagbo, membre du secrétariat général,
Investir les locaux des quotidiens « Le Temps » et « Lg Info ».

Le 29 décembre 2014, le tribunal de Première instance d’Abidjan examinant l’affaire au fond, a invalidé la candidature de Laurent Gbagbo à la Présidence du FPI au motif que celui-ci n’a pas produit une demande manuscrite au soutien de sa candidature.

Par cette décision qui ne dit nullement que la candidature de Laurent Gbagbo est contraire aux lois ivoiriennes, le juge qui l’a rendue s’est livré à une interprétation approximative et périlleuse des statuts du Parti avec la prétention d’avoir une meilleure connaissance des textes du FPI que les éminents membres du Comité de Contrôle.

Et monsieur Affi Nguessan et ses supporters se réjouissent et crient victoire: « Je suis candidat unique » ou « La justice vient de triompher du mensonge ». Si le ridicule pouvait tuer, beaucoup de personnes auraient avalé leurs extraits d’acte de naissance depuis longtemps !!!

NOTRE ANALYSE

* La Coordination FPI en exil note que dans l’histoire du FPI, c’est la première fois qu’un conflit interne est porté devant les tribunaux. De plus, les voies de recours internes n’ont pas été épuisées. Après l’étape du Comité de Contrôle, monsieur Affi Nguessan avait encore la latitude de saisir le Comité Central comme le lui permettent les textes du parti ou même de recourir aux bons offices du comité de médiation qui a permis de décanter la crise qu’il avait inutilement créée par sa décision inopportune de réaménagement du secrétariat général.

* En maintenant sa plainte malgré toutes les preuves réunies, monsieur Affi Nguessan a fait le choix de s’attaquer au Président Laurent Gbagbo et de le combattre ouvertement. Son action vise à présenter celui-ci comme un faussaire, comme un criminel afin de favoriser sa condamnation par la Cpi. Il agit comme s’il avait eu pour mission de démystifier le symbole et le démocrate Laurent Gbagbo en montrant qu’il ne fait plus l’unanimité, même dans son propre parti. La prochaine étape, pour boucler la boucle de la forfaiture, est certainement d’obtenir la condamnation du Président Laurent Gbagbo, de Michel Gbagbo et des fédéraux qui ont déposé la candidature du Président, des membres du Comité de Contrôle et du président du comité d’organisation du congrès pour faux et usage de faux, conséquence de sa troisième plainte après la « victoire » enregistrée sur les deux premières. Ne dit-on pas « jamais deux sans trois ».

* La Coordination FPI en exil s’étonne que le « Président du Parti » ait préféré recourir à la justice des vainqueurs de Ouattara aux instances internes du parti. En préférant la justice de Ouattara aux instances internes du parti, Affi Nguessan a démontré qu’il n’a plus confiance au parti dont il est censé être le responsable.

* La Coordination FPI en exil s’étonne également et surtout face à la particulière célérité avec laquelle il a été fait droit à la requête de monsieur Affi Nguessan aux fins de suspension du 4ème congrès ordinaire du Front Populaire Ivoirien qui a reçu suite en moins de vingt quatre heures de son introduction.

* Quelques jours seulement après ce qu’il convient de regarder comme un exploit, la Coordination FPI en exil observe, avec émoi, que la même Justice qui est incapable d’organiser les procès de centaines de militants du Front Populaire Ivoirien détenus depuis plus de trois ans, lesquels détenus sont contraints d’observer des grèves de la faim, vient encore de vider, avec la même célérité, sa saisine ce 29 décembre 2014, soit seulement vingt (20) jours, au profit de monsieur Affi Nguessan, en invalidant la candidature du Président Laurent GBAGBO.

* Par ailleurs, apparait-il excessif de s’interroger sur l’impartialité, la crédibilité de la Justice ivoirienne actuelle lorsque le Président du FPI, monsieur AFFI Nguessan, ne fournit pas les justes motifs pour lesquels il s’est abstenu jusqu’à ce jour d’actionner cette justice à l’effet de donner les suites judiciaires que nécessitent les massacres de milliers de militants du FPI, par le régime, à Nahibly, à Duékoué-carrefour et à Yopougon ?

* La Coordination FPI en exil s’en étonne d’autant plus qu’elle constate un acharnement du pouvoir contre le FPI par son intrusion envahissante dans la vie du Parti. En effet, après le gouvernement Ouattara qui au cours d’un conseil des ministres a crû devoir mettre en garde le FPI sur le choix de son président, c’est au tour du tribunal de première instance d’Abidjan de s’immiscer gravement dans la désignation des candidats à la présidence du Parti. Qu’est-ce qui motive cet intérêt du pouvoir pour le FPI ?

* La réponse est qu’avec l’appui de son allié Ouattara, Affi Nguessan veut soumettre le fonctionnement du parti à sa seule volonté et à celle du régime Ouattara. L’instrumentalisation des forces de répression au service du régime contre les militants du Front Populaire Ivoirien, les interdictions intempestives d’accès du siège aux militants, le refus d’organiser un Comité Central à l’effet de permettre au parti de fonctionner, sont caractéristiques de la volonté de monsieur Affi Nguessan de s’approprier illégalement le FPI.

* Au demeurant, cette décision du 29 décembre 2014 rendue avec une particulière célérité, et invalidant la candidature de Laurent Gbagbo, démontre à suffire la frappante collusion entre Affi Nguessan et le régime Ouattara, dans le seul dessein de s’assujettir le FPI.
A la lumière de tout ce qui précède, est-il encore surabondant d’admettre que le pouvoir Ouattara est mû par le seul souci de contrôler le Front Populaire Ivoirien en le faisant diriger aux forceps par Affi Nguessan, et ce, au mépris de la volonté de la base de ce parti ?

NOTRE POSITION

Vu ce qui précède :

* La Coordination FPI en exil dénonce une décision judiciaire manifestement politique, ne visant autre chose que la neutralisation d’un adversaire politique. Cette décision injuste n’est autre que le prolongement du complot de la coalition franco-onusienne contre le président Laurent Gbagbo dont le point d’orgue a été atteint le 11 avril 2011. Après l’échec de la tentative de ranger le président Laurent Gbagbo aux oubliettes par le biais de la CPI, la coalition françafricaine utilise aujourd’hui des mains internes pour parvenir à ses fins.

* Pour la Coordination FPI en exil, en recourant à la justice de Ouattara en lieu et place des instances internes de son parti, Affi Nguessan a cessé d’être le Président du FPI et il doit être vu comme un adversaire à combattre.

* La Coordination FPI en exil demande aux militants du parti de prendre acte du fait qu’Affi Nguessan n’est plus le Président du FPI et d’exiger du Comité de Contrôle et du Comité central la prise des mesures appropriées en déclarant vacante la présidence du parti. Il faut mettre fin à la récréation et arrêter ici et maintenant les dérives d’Affi Nguessan.

A cet effet, la coordination FPI en exil :

* Condamne la décision inique de rejet de la candidature du Président Laurent Gbagbo à la présidence du FPI et la déclare nulle et de nul effet ;

* La Coordination félicite d’ores et déjà les Secrétaires généraux des Fédérations pour les initiatives qu’ils prennent actuellement dans ce sens, et les encourage à accélérer les modalités de la tenue d’un comité central extraordinaire dans les plus brefs délais à l’effet de statuer sur le comportement nocif de monsieur Affi Nguessan.

* Demande au Comité central du Parti d’user des prérogatives qui lui confère les statuts du parti pour suspendre Affi Nguessan de la présidence du parti à l’effet de le décharger des pouvoirs de représentation du Front Populaire Ivoirien et de prendre des mesures provisoires en désignant une direction intérimaire conformément aux textes du Parti relatifs à la vacance de la présidence ;

* Demande la convocation d’un congrès par cette direction intérimaire en vue de traduire dans les faits la volonté pressante des militants du FPI de voir le Président Laurent Gbagbo reprendre la présidence du parti.

* Pour la Coordination FPI en exil, la mise à l’écart d’Affi Nguessan et l’élection du Président Laurent Gbagbo comme président du Parti vont ramener la paix et la cohésion au sein du FPI afin de lui permettre de se remettre dans une posture de combat pour s’attaquer aux vrais problèmes de la Côte d’Ivoire en mettant fin au régime dictatorial d’Alassane Ouattara par les moyens démocratiques que lui offre la Constitution.

La Coordination FPI en exil :

* Salue la détermination des militants qui sont venus très nombreux au congrès faisant ainsi la preuve de la vitalité du FPI malgré l’utilisation de la police et de la justice et démontrant que si les bombes des Français et de l’Onuci n’ont pas pu venir à bout du FPI, ce ne sont pas les gesticulations et les forfaitures d’Affi Nguessan qui y parviendront.

* Exhorte les militants à demeurer mobilisés et vigilants et à entreprendre partout dans toutes les bases des actions démocratiques pour bouter Affi Nguessan hors de la direction du FPI.

* Félicite enfin le président du comité d’organisation du quatrième congrès ordinaire, le camarade Sébastien Dano Djédjé, et son équipe, qui ont fait preuve de responsabilité, d’anticipation et d’intelligence dans la gestion de cet épisode douloureux imposé au parti par Affi Nguessan et ses soutiens.

* La Coordination FPI en exil rappelle aux détracteurs et autres apprentis déstabilisateurs du Parti que le Front populaire ivoirien, né dans la douleur et dans l’adversité pour donner espoir au peuple de Côte d’Ivoire meurtri et assiégé, saura trouver comme toujours quand il est attaqué les moyens de se relever pour réaliser le rêve d’une Côte d’Ivoire digne, indépendante, démocratique, souveraine et prospère.

Fait à Accra, le 30 décembre 2014
Pour la Coordination FPI en exil

Le Président / Le Ministre Emile Guirieoulou

23:26 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Plainte contre la candidature de Gbagbo. Me Altit envoie un courrier à la ju stice ivoirienne

pour souligner que la signature de son client n'est pas « une imitation mal maîtrisée »

Il n'a pas voulu rester silencieux. L'avocat principal de Laurent Gbagbo, Me Emmanuel Altit, a transmis, a-t-on appris de bonnes sources, au Tribunal de première instance d'Abidjan-Plateau, un courrier, pendant le mois en cours (décembre 2014), pour confirmer que la signature au bas de la lettre de candidature à la présidence du Fpi, objet de la plainte de Pascal Affi N'Guessan, est bel et bien de son client.

Déjà, l'avocat français de Laurent Gbagbo avait saisi, mardi 4 novembre 2014, à La Haye, l'opportunité de l'audience de mise en l'état dans le procès contre l'ancien président ivoirien, pour saluer le fait que des cadres du Front populaire ivoirien (Fpi) souhaitent « se mettre sous les auspices » de son célèbre client. « Le procureur (de la Cpi) reproche à des cadres du Fpi de vouloir se mettre sous les auspices du président Laurent Gbagbo, mais pour nous, c'est une bonne chose. Car cela confirme la légitimité du président Gbagbo. Cela montre qu'il est présent dans le débat politique et cela facilitera la réconciliation nationale », avait déclaré Me Altit, avant même qu'un courrier portant la signature de Laurent Gbagbo, affichant sa volonté de reprendre le Fpi, n'arrive à Abidjan fin novembre 2014. Dans la lettre signée du fondateur du Fpi, le 25 novembre 2014, à La Haye, il a dit notamment qu'il accepte d'être candidat pour la présidence du Fpi. Une copie de cette lettre avait d'ailleurs été remise par l'un des conseils de Laurent Gbagbo, Me Dakouri Sylvain Tapi, avocat au barreau de Bruxelles, à Affi N'Guessan le jeudi 27 novembre 2014.

Ce courrier n'a, apparemment, pas convaincu l'actuel président du Fpi et ses partisans. En conférence de presse, le mercredi 10 décembre 2014, M. Affi a dit avoir « porté plainte pour faux et usage de faux, et saisi la justice pour le report du Congrès et pour obtenir l'invalidation de la décision du Comité de contrôle concernant la candidature du président Laurent Gbagbo ». Pour lui, « la signature imitée sur le courrier est une imitation non maîtrisée ». Ni plus ni moins. L'ex-chef du gouvernement avait juré avoir « fait expertiser la signature du président Gbagbo par un cabinet d’experts international » et que celui-ci a conclu que « la signature est une imitation mal maîtrisée ». « Le document est faux, spécialement fabriqué par un réseau de faussaires à la solde des frondeurs, donc on en tire toutes les conséquences », avait... rugi « Le lion du Moronou » (un surnom d'Affi N'Guessan). La justice avait donné une suite favorable à cette demande de report du congrès du Fpi, plongeant les partisans de la candidature de Laurent Gbagbo dans un émoi indescriptible.

Dans cette ambiance, pour le moins, polémique, Gbansé Douadé Alexis, membre de l’Association des journalistes Néerlandais (Nvj) et de la Fédération internationale de journalistes [IFJ], cofondateur et chef de la rédaction du site connectionivoirienne.net depuis 2007, a révélé, lui, avoir mené une démarche, vendredi 5 décembre 2014, vers le notaire Robert Buurke à Amstelveen (au Pays-Bas). C'est lui qui a authentifié, faut-il le savoir, le courrier portant la signature de M. Gbagbo. « Le notaire Robert Buurke à Amstelveen ici au Pays-Bas que j’ai donc contacté par téléphone puis par courriels [sur sa demande], n’a pas démenti sa signature sur la Lettre de candidature de Laurent Gbagbo », a écrit Gbansé Douadé Alexis.

Me Tapi apporte la réplique,Suite à la conférence de presse d'Affi N'Guessan, Dakouri Sylvain Tapi, avocat inscrit au barreau de Bruxelles, a produit un communiqué de presse en sa « qualité de conseil du président Laurent Gbagbo ». « Le notaire est un officier public assermenté. Remettre en cause son acte revient à dire que le notaire aurait menti, ce qui est absurde. Le notaire Hollandais n’aurait jamais pris le risque de mentir eu égard aux sanctions susceptibles de peser sur lui, et de surcroît, étant conscient que son acte authentique ferait l’objet d‘une publication internationale par voie de presse. Il s’ensuit que la signature apposée sur le document notarié du 25 novembre 2014 est bel et bien l’authentique signature du président Laurent Gbagbo. Le président Gbagbo constate avec peine et tristesse que, nonobstant le déplacement de son conseil récemment à Abidjan, dûment mandaté par lui et muni de l’acte authentique, Monsieur Affi continue de douter de la réalité de sa candidature à la présidence du Front populaire ivoirien », a réagi Me Dakouri Sylvain Tapi.

Comme si cela ne suffisait pas, Me Emmanuel Altit, avocat principal de Laurent Gbagbo, a cru bon d'envoyer un courrier au Tribunal de première instance d'Abidjan-Plateau pour souligner que la signature de son client n'est pas « une imitation mal maîtrisée ».
Soir Info repris par ivoirebusiness

l n'a pas voulu rester silencieux. L'avocat principal de Laurent Gbagbo, Me Emmanuel Altit, a transmis, a-t-on appris de bonnes sources, au Tribunal de première instance d'Abidjan-Plateau, un courrier, pendant le mois en cours (décembre 2014), pour confirmer que la signature au bas de la lettre de candidature à la présidence du Fpi, objet de la plainte de Pascal Affi N'Guessan, est bel et bien de son client.

Déjà, l'avocat français de Laurent Gbagbo avait saisi, mardi 4 novembre 2014, à La Haye, l'opportunité de l'audience de mise en l'état dans le procès contre l'ancien président ivoirien, pour saluer le fait que des cadres du Front populaire ivoirien (Fpi) souhaitent « se mettre sous les auspices » de son célèbre client. « Le procureur (de la Cpi) reproche à des cadres du Fpi de vouloir se mettre sous les auspices du président Laurent Gbagbo, mais pour nous, c'est une bonne chose. Car cela confirme la légitimité du président Gbagbo. Cela montre qu'il est présent dans le débat politique et cela facilitera la réconciliation nationale », avait déclaré Me Altit, avant même qu'un courrier portant la signature de Laurent Gbagbo, affichant sa volonté de reprendre le Fpi, n'arrive à Abidjan fin novembre 2014. Dans la lettre signée du fondateur du Fpi, le 25 novembre 2014, à La Haye, il a dit notamment qu'il accepte d'être candidat pour la présidence du Fpi. Une copie de cette lettre avait d'ailleurs été remise par l'un des conseils de Laurent Gbagbo, Me Dakouri Sylvain Tapi, avocat au barreau de Bruxelles, à Affi N'Guessan le jeudi 27 novembre 2014.
Ce courrier n'a, apparemment, pas convaincu l'actuel président du Fpi et ses partisans. En conférence de presse, le mercredi 10 décembre 2014, M. Affi a dit avoir « porté plainte pour faux et usage de faux, et saisi la justice pour le report du Congrès et pour obtenir l'invalidation de la décision du Comité de contrôle concernant la candidature du président Laurent Gbagbo ». Pour lui, « la signature imitée sur le courrier est une imitation non maîtrisée ». Ni plus ni moins. L'ex-chef du gouvernement avait juré avoir « fait expertiser la signature du président Gbagbo par un cabinet d’experts international » et que celui-ci a conclu que « la signature est une imitation mal maîtrisée ». « Le document est faux, spécialement fabriqué par un réseau de faussaires à la solde des frondeurs, donc on en tire toutes les conséquences », avait... rugi « Le lion du Moronou » (un surnom d'Affi N'Guessan). La justice avait donné une suite favorable à cette demande de report du congrès du Fpi, plongeant les partisans de la candidature de Laurent Gbagbo dans un émoi indescriptible.
Dans cette ambiance, pour le moins, polémique, Gbansé Douadé Alexis, membre de l’Association des journalistes Néerlandais (Nvj) et de la Fédération internationale de journalistes [IFJ], cofondateur et chef de la rédaction du site connectionivoirienne.net depuis 2007, a révélé, lui, avoir mené une démarche, vendredi 5 décembre 2014, vers le notaire Robert Buurke à Amstelveen (au Pays-Bas). C'est lui qui a authentifié, faut-il le savoir, le courrier portant la signature de M. Gbagbo. « Le notaire Robert Buurke à Amstelveen ici au Pays-Bas que j’ai donc contacté par téléphone puis par courriels [sur sa demande], n’a pas démenti sa signature sur la Lettre de candidature de Laurent Gbagbo », a écrit Gbansé Douadé Alexis.

Me Tapi apporte la réplique
Suite à la conférence de presse d'Affi N'Guessan, Dakouri Sylvain Tapi, avocat inscrit au barreau de Bruxelles, a produit un communiqué de presse en sa « qualité de conseil du président Laurent Gbagbo ». « Le notaire est un officier public assermenté. Remettre en cause son acte revient à dire que le notaire aurait menti, ce qui est absurde. Le notaire Hollandais n’aurait jamais pris le risque de mentir eu égard aux sanctions susceptibles de peser sur lui, et de surcroît, étant conscient que son acte authentique ferait l’objet d‘une publication internationale par voie de presse.Il s’ensuit que la signature apposée sur le document notarié du 25 novembre 2014 est bel et bien l’authentique signature du président Laurent Gbagbo. Le président Gbagbo constate avec peine et tristesse que, nonobstant le déplacement de son conseil récemment à Abidjan, dûment mandaté par lui et muni de l’acte authentique, Monsieur Affi continue de douter de la réalité de sa candidature à la présidence du Front populaire ivoirien », a réagi Me Dakouri Sylvain Tapi.

Comme si cela ne suffisait pas, Me Emmanuel Altit, avocat principal de Laurent Gbagbo, a cru bon d'envoyer un courrier au Tribunal de première instance d'Abidjan-Plateau pour souligner que la signature de son client n'est pas « une imitation mal maîtrisée ».

Soir Info

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quelques brèves en cette fin d'année

FPI: LE COMITÉ DE CONTRÔLE DÉNONCE LA "DÉCISION DU JUGE"

Conférence de presse du comité de contrôle ce jour à la fondation Memel Foteh. La conférence qui était prévue normalement au QG de campagne du FPI s'est tenue mardi 30 décembre aux environs de 13 h compte tenu de la fermeture du siège provisoire du parti en en croire l'agent des forces de l'ordre que nous avons interrogé sur place.
Cette conférence s'est penchée sur la décision de la justice déboutant la partie adverse
au président Pascal Affi N'Guessan sur l'avis de rejet de la candidature du président Laurent Gbagbo à la tête du parti.
Le professeur Hubert Oulaye a fait un large exposé démonstratif devant la presse nationale, internationale et des militants du parti sur les larges contradictions que révèlent cette décision de justice.
Jean Chresus de la VRA

________________________

Hubert OulayeEmpêché par la fermeture de son QG provisoire, le Comité de contrôle du FPI tient actuellement une conférence de presse à la Fondation Memel Foté à cocody.

Urgent - Côte d'ivoire : Conférence de presse du Comité de Contrôle du FPI

"Le comité de contrôle ne peut accepter la décision de rejet de sa décision par le tribunal. Il fait appel à cette décision du tribunal. Il fait remarquer que la candidature du président Laurent Gbagbo ne contrevient a aucune loi de la république. Le Comité de contrôle a appelé la convocation d'un comité central extraordinaire pour connaitre de ses questions."


Pr Hubert Oulaye

_______________________
magellan va se soigner peut-etre en Côte d'Ivoire!

Alassane Dramane Ouatarra s'est enrôlé pour sa Couverture Maladie Universelle aujourd'hui Mardi 30 Décembre 2014...

Non seulement ça sera mal ficelé, la population n'en profitera point, et pis ce malhonnête dira que c'est son oeuvre...
Fils Disaïe


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Venance Konan répond à "son ami" Tiburce Koffi


Mon ami Tiburce Koffi est très fâché en ce moment. Fâché contre Alassane Ouattara, contre Henri Konan Bédié, et surtout très en colère contre le fameux « Appel de Daoukro». Pourquoi donc ? Parce que l’un et l’autre, et surtout « l’Appel de Daoukro », privent Charles Konan Banny, le champion de Tiburce Koffi, de bénéficier du soutien franc du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci) et d’avoir ainsi une chance, fut-elle infime, de battre Alassane Ouattara à la prochaine élection présidentielle
Venance Konan répond à "son ami" Tiburce Koffi,,Et quand mon ami est fâché, cela donne, soit de très longs et poétiques articles, soit des livres. Cette fois-ci il a choisi de publier un livre intitulé « Présidentielle d’octobre 2015. Non à « l’appel de Daoukro». La destination première de ce livre, comme il l’explique en page 17, est de « participer, de manière citoyenne et ouverte, au débat d’actualité et d’intérêt national que suscite, dans l’informel et autres cercles de discussions clandestins « l’appel de Daoukro. » Je me permets donc de participer à ce débat intellectuel à travers ces lignes

Tiburce Koffi reproche d’abord à Alassane Ouattara de briguer un second mandat : « Oh ! Comme j’aurais voulu, président Ouattara, que vous ne vous présentassiez pas à ce scrutin, écrit-il à la page 107. Laurent Gbagbo en prison, Henri Konan Bédié mis hors course par les textes, vous restez le dernier du trio infernal qui a conduit la Côte d’Ivoire dans la fournaise. Votre départ à la « retraite politique » aurait sans doute sonné la fin du cycle maléfique-les temps de tornade, de feu et de plomb qui ont sérieusement abîmé ce pays. Et la Côte d’Ivoire entamerait ainsi un cycle nouveau, avec des hommes nouveaux et de nouvelles espérances, pour une nouvelle histoire nationale sans cette culture de la violence qui nous a tant divisés… » Eh oui ! Qu’est-ce que les choses auraient été plus simples pour Banny si Ouattara ne se présentait pas pour un second mandat ! Mais malheureusement pour mon ami, notre Constitution autorise au président actuel un second mandat, et, si d’aventure il serait venu à l’esprit de Ouattara de renoncer à le briguer, nous aurions été très nombreux, à défaut de pouvoir l’y obliger, au moins à le supplier de continuer l’œuvre qu’il a commencée. C’est d’ailleurs étrange que Tiburce Koffi demande à Ouattara de se contenter d’un seul mandat lorsqu’il écrit à la page 108 : « Je reste convaincu que, ce que le Président Ouattara a réalisé en moins de trois années d’exercice du pouvoir exécutif, relève du prodige, quand on réalise combien nous avons été sevrés de défis de construction nationale de grande envergure pendant près de deux décennies. » Un peu plus haut, à la page 103, il écrivait : « Et je devine tout ce que le président Ouattara a encore comme projets de requalification infrastructurelle du pays ! En seize années de règne d’Henri Konan Bédié et de Laurent Gbagbo, la Côte d’Ivoire n’a pu connaître un tel bond qualitatif dans ce domaine ! Et je me dis que, si Ouattara avait été là seize années plus tôt, Abidjan en serait peut-être aujourd’hui à son septième pont, son dixième échangeur ; Abidjan aurait été doté d’un gigantesque aéroport international de l’envergure (ou même plus) de celui de Casablanca. Et tout le pays aurait été équipé d’infrastructures respectables ! Donc, oui, Alassane Ouattara a prouvé qu’il méritait de diriger ce pays sien auquel, il a, certainement, encore beaucoup à donner. »

Alors, Ouattara étant donc ce que tu dis, dis-nous, Tiburce Koffi, pourquoi tu veux qu’il ne brigue pas un second mandat, quand la Constitution ne l’en empêche pas ? Ah, j’allais oublier ! Banny ! Oui, 2015 est sa dernière chance de participer à une élection présidentielle, à cause de son âge. Donc, Tiburce reconnaît que Ouattara travaille bien, mais il devrait néanmoins s’effacer pour que Banny ait la chance de diriger la Côte d’Ivoire. Ferait-il mieux que Ouattara ? Là n’est pas la question. Il faut juste qu’il soit président, c’est tout ! On verra le reste après.,Ouattara ne s’étant pas retiré, l’espoir de Banny et des siens résidait dans une candidature appuyée par le Pdci. Et voici que Bédié ruine cet espoir par « l’Appel de Daoukro». O rage ! O désespoir ! Personne n’interdit à Banny d’être candidat, mais il sait très bien que tout seul, en tant qu’indépendant, ses chances sont quasi nulles. Mon excellent ami se fâche donc et écrit ceci à la page 61 de son livre : « N’hésitons pas à le dire, cet « Appel », aux fondements douteux, est une invite insidieuse à la tricherie ! Oui, c’est tricher que de chercher à se faire élire sans adversaire de poids-par conséquent, de manière hautement antidémocratique.» A la page 64, Tiburce est encore plus furieux : « Soyons très explicites sur la question : pourquoi, mais oui, pourquoi le président Ouattara cherche-t-il tant à aller à cette présidentielle (qui s’avère moins difficile pour lui que celle de 2010) en candidat unique du RHDP, et donc en candidat unique tout court ? Oui, je le répète : « en candidat unique tout court », car parlons-nous franchement : dans l’état actuel de la vie politique ivoirienne, quelle organisation politique, autre que le RHDP, peut-elle offrir une corbeille de candidats crédibles au prochain scrutin ?...

En somme, l’intelligentsia politique représentative de l’opinion et dotée de moyens, se trouve au RHDP. » En clair, Tiburce Koffi nous dit ceci : M. Ouattara n’ayant pas d’adversaires de poids en face de lui, il faut, pour crédibiliser son élection, qu’il affronte un candidat issu de son propre camp. Etrange raisonnement que celui-là ! A qui la faute si l’intelligentsia se trouve au Rhdp, et si le Front populaire ivoirien (Fpi), le principal parti d’opposition se déchire en ce moment ? Et qu’est-ce qui nous dit qu’il ne se ressoudera pas, le moment venu, pour affronter M. Ouattara ?

Le Rhdp est la coalition qui dirige le pays. Le Pdci en est un des poids lourds, au point où, ne l’oublions pas, le chef du gouvernement actuel est issu de ses rangs. Comme l’était son prédécesseur. Son président est celui que le Président Ouattara consulte régulièrement sur toutes les grandes décisions concernant le pays. Charles Konan Banny, pour qui le livre de Tiburce Koffi a été écrit, est issu de ce Pdci. Il était même le président de la Commission dialogue, vérité et réconciliation (Cdvr) créée par le Chef de l’Etat. A aucun moment on ne l’a entendu se plaindre de la gestion des affaires du pays. Son parti non plus. Bien au contraire, le Pdci a toujours tressé des lauriers au Président Ouattara. Et voici qu’à quelques dix mois de l’élection présidentielle, Charles Konan Banny se déclare candidat, sans nous avoir dit ce qu’il reproche à l’actuel locataire du palais présidentiel, ni ce qu’il nous propose ou promet de mieux. Et voici que l’intellectuel Tiburce Koffi publie un livre dans lequel il affirme que ce serait de la tricherie que le Rhdp ne présente pas d’adversaire face à Ouattara, le président issu de cette coalition politique. Vous y comprenez quelque chose ? Dans quel pays, un parti, ou un regroupement de partis, présente volontairement deux candidats face à des adversaires décidés à le battre, sous le prétexte « qu’à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ? », comme l’a plusieurs fois répété l’auteur du livre en question.,Un autre des reproches que fait Tiburce Koffi à Henri Konan Bédié est d’avoir proposé que le Pdci et le Rdr se réunissent à nouveau dans un parti qui pourrait s’appeler « Pdci –Rdr».
Ce serait là la suprême trahison d’Houphouët-Boigny. Faut-il rappeler à mon ami qu’un parti politique est un organe qui vit, grandit, et s’adapte ? En France, pays qui nous a légué sa culture et une partie de ses mœurs politiques, de Gaulle avait fondé son parti qui s’appelait le Rassemblement pour la France (Rpf). Puis ce parti s’est scindé en plusieurs autres selon les époques, tels que l’Union pour la nouvelle République (Unr), Rassemblement pour la République (Rpr), Union pour la démocratie française (Udf), et beaucoup d’autres, qui ont fusionné pour devenir l’Union pour un mouvement populaire (Ump), lequel s’apprête à changer de nom.,Henri Konan Bédié a proposé à son parti, membre du Rhdp, de choisir Alassane Ouattara comme candidat unique de ce rassemblement. Son parti a choisi de trancher en février prochain. Pourquoi s’énerver en attendant ?

Venance Konan Le crid'Abidjan

20:30 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (4) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Elections 2015: Le général Kassaraté retourne sa veste!

« Les Ivoiriens ont la chance d’avoir Alassane Ouattara qui est pétri d’actes de développement. Il l’a fait pour le monde entier, il le fait pour son pays, nous devons l’encourager » C'est le général Edouard Tiapé Kassaraté ambassadeur de CIV au Sénégal qui le dit! On voit bien qu'il n'a pas la carrure et le back ground d'un diplomate qui connait un minimum l'économie! demandez aux Grecs si le FMI a sorti le pays de la crise! "être pétri d'actes" vraiment une nouvelle com géniale. C'est comme si je me vantais de pétrir mon pain du vendredi sans en proposer une fois qu'il est cuit! (une de mes traditions du shabbat)! ce qui importe c'est de le voir, mais plus encore de le manger! ce n'est pas l'acte de pétrir qui remplit les assiettes, c'est le pain donné et multiplié. C'est ce que nous souhaitons aux Ivoiriens!
Shlomit


L’Ancien commandant Supérieur de la gendarmerie sous le régime de Laurent Gbagbo, Edouard Tiapé Kassaraté (2000-2011) est depuis le week-end dans sa région au sud-ouest du pays pour vendre les mérites de Ouattara. L’Ambassadeur de la Côte d’Ivoire au Sénégal est allé à la rencontre de ses parents pour leur demander de s’approprier le « Vivre ensemble » prôner par le pouvoir en place.
L’homme soupçonné d’avoir trahi Laurent Gbagbo a également indiqué que l’actuel locataire du palais présidentiel est une chance pour le pays, car selon lui il est pétri d’actes de développement.
« Les Ivoiriens ont la chance d’avoir Alassane Ouattara qui est pétri d’actes de développement.
Il l’a fait pour le monde entier, il le fait pour son pays, nous devons l’encourager »,
a indiqué le diplomate avant d ‘ajouter. "Je vous invite à vous approprier le vivre ensemble que prône le chef de l’Etat. »

Le général Edouard Tiapé Kassaraté a été l’un des hommes forts de la sécurité du pays sous Laurent Gbagbo(2010-2011). Après les résultats du second tour de la présidentielle de 2010 prononcés par le conseil constitutionnel, lui ainsi que Philippe Mangou avaient fait allégeances à l’actuel prisonnier de la Haye, avant de rallier plus tard Alassane Ouattara à l’hôtel du Golf.
AUTRE SOURCE sur leCrid'Abidjan

12:00 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Opinion : Gbagbo sera candidat, suivi du texte de la "Justice ivoirienne"

NR

Les partisans de Pascal Affi Nguessan jubilent. Pour eux, le juge saisi par celui qu'ils soutiennent a tranché, le débat est donc clos, on ferme les rideaux.  Pour eux donc, Affi Nguessan sera le candidat unique parce que personne n'osera s'opposer à la décision de justice. Facile, trop facile même car ils ont oublié que la politique est un  jeu subtil. et demeure une question de rapport de forces. La politique reprendra donc ses droits et à ce moment-là, Pascal Affi Nguessan devra transformer sa victoire judiciaire en victoire politique. Une autre paire de manches !

Avec cette décision de justice, il n'a désormais plus aucun argument pour s'opposer à la tenue d'une session extraordinaire du comité central comme le lui demandait le comité de contrôle. L'argument qu'il avait utilisé pour s'opposer à cette demande d'une session extraordinaire était qu'il fallait attendre que le juge se prononce. C'est fait !

Que va-t-il se passer maintenant ? 
J'ai lu la décision de la justice politique de Ouattara, et je suis resté sur ma faim. On attendait qu'elle nous dise si les documents visés par la plainte sont des faux, comme le prétendait Affi Nguessan, et qui en sont les responsables. Or, il n'en est rien.

Pour motiver sa décision, cette justice politique interprête les statuts . Elle nous dit qu'à partir du moment où le comité de contrôle a laissé faire le comité d'organisation du congrès avec son exigence de la lettre manuscrite, cette lettre est devenue de fait statutaire. "Il y a donc lieu de conclure au fait que ledit Comité de contrôle, dont la mission est de vérifier la conformité des actes des organes du parti avec les textes fonfamentaux, a de la sorte entériné et fait sienne, l'exigence d'une demande manuscrite, bien que les statuts et le règlement intérieur du FPI, ne le prévoient pas expressément." est-il indiqué dans sa décisison. Ce juge sait donc que ces dispositions ne figurent pas dans les stauts du FPI.

Mais alors,  pourquoi ce juge politique ne dit-il pas que la lettre manuscrite est " illégalle " au FPI et donc inutile, puisqu'il veut interprêter les statuts, et préfère dire que puisque le Comité de contrôle n'a rien dit, elle devient statutaire ? Il s'agit ici d'une construction intellectuelle  d'autant plus douteuse que le comité de contrôle avait aussi dit que cette lettre manuscrite n'était pas nécessaire pour un candidat proposé. On se demande donc  pouprquoi il ne prend pas aussi en compte la décision du comité de contrôle de ne pas exiger d'un candidat proposé une lettre manuscrite puisque pour ce juge, à partir du moment où cet organe du parti a parlé, cela devient statutaire.

Un rappel nécessaire du délibéré du comité de contrôle validant la candidature du président Gbagbo :
"(...) s’agissant d’une proposition de candidature et non pas d’une candidature émanant de la personne proposée, le dossier ne pouvait comporter d’autre demande manuscrite que celle émanant des initiateurs.Que la recevabilité et la validité du dossier en tant qu’il s’agit de proposition de candidature, ne nécessite nullement de demande manuscrite du candidat proposé, de même que l’acceptation expresse et formelle de la proposition de candidature par celui-ci n’est pas un élément requis pour la validation de ladite candidature.Qu’en conséquence ce moyen ne peut prospérer, le dossier comprenant bien une demande manuscrite valide."

La lettre du président Gbagbo est donc venue après la date limite de dépôt des candidatures  et n'a pas été prise en compte par le comité de contrôle. C'était une simple lettre d'information qu'il a reçue. Et le débat sur son authenticité portait essentiellement sur la volonté du président Gbagbo d'être candidat ou pas. D'ailleurs, tout le monde aura remarqué que même Affi Nguessan en a aussi été l'un des destinataires. Sinon, un candidat envoie-t-il un élément de son dossier a son adversaire, et à quelle fin ?

Cette décisison de la justice politique dans laquelle il n'a été fait appel à aucun article de droit, sauf pour justifier sa saisine par Affi Nguerssan,  mériterait d'être tout simplement politiquement contournée, en revenant aux statuts, ceux qui régissent le FPI parce qu'ils ont été adoptés par tous les militants.

Mais déjà, Pascal Affi Nguessan, conscient des épreuves et des écueils qui l'attendent,  a exprimé sa satisfaction relativement à cette décision, et essaie de rassurer. " Je suis candidat unique mais je ne m'engage pas dans une logique d'exclusion " a-t-il dit avant d'inviter  tout le monde à s'inscrire dans une logique d'apaisement. Pour lui, " la décision de justice doit nous rassembler ". Bref, il essaie de transformer son essai judiciaire en une victoire politique, mais il sait que rien n'est définitif.

La justice politique n'aura certainement pas le dernier mot. Le comité central décidera souverainement de la suite à donner à cette affaire en ouvrant simplement pour un nouveau congrès, une nouvelle liste de candidatures. 

Gbagbo sera donc candidat, et puisqu'il sera candidat, il sera président du FPI
Alexis Gnagno
___________________

Alerte
Sans surprise véritable, la justice Ivoirienne a invalidé « partiellement » lundi 29 décembre la candidature de Laurent Gbagbo au poste de président du Front Populaire Ivoirien [FPI] pour défaut de demande manuscrite. Une information qui circulait durant le weekend dans les milieux politiques à Abidjan. Le quotidien Le Nouveau Réveil, proche de Konan Bédié [PDCI] était à cet effet très affirmatif sur l’issue du procès, à sa UNE de ce lundi matin.

La justice ivoirienne ordonne le « retrait de la candidature » de Gbagbo à la présidence de son parti

Par Patrice Allégbé

La justice ivoirienne a ordonné lundi « le retrait de la candidature » de Laurent Gbagbo à la présidence de son parti, affirmant qu’il n’a pas produit une demande manuscrite conformément au statut de la formation politique, lors d’une audience.

Le tribunal « annule partiellement la décision du 25 novembre 2014″ du Comité de contrôle du Front populaire ivoirien (Fpi, opposition), parti de M. Gbagbo « en ce qu’elle a déclaré recevable la candidature » de l’ex-chef d’Etat ivoirien à l’élection à la présidence du parti, a déclaré le juge.

Le Comité de contrôle a « entériné et fait sienne l’exigence d’une demande manuscrite bien que les statuts et le règlement intérieur du Fpi ne le prévoient pas expressément », a-t-il dit, relevant que « le caractère manuscrit de la demande de candidature n’a de sens que si celle-ci émane de son auteur ».

La candidature de M. Gbagbo, détenu à La Haye pour « crimes contre l’humanité » dans les violences postélectorales ivoiriennes, de décembre 2010 à avril 2011, « n’a pas satisfait à cette exigence de forme, quant à la production d’une demande manuscrite émanant et signé de lui », a soutenu le juge.

Concernant l’exception d’irrecevabilité soulevée par la défense, la justice a indiqué que Affi N’Guessan, président du parti, ayant déposé la requête en annulation de la candidature de M. Gbagbo à la présidence du Fpi, était « recevable » parce qu’il avait qualité pour agir.

L’avocat de la défense, Me Bouaffon, a fait savoir à la presse que cette décision « ne rencontre pas » son assentiment, annonçant qu’il allait « relever appel ».

Pour sa part, Hubert Oulaye, un cadre du Fpi, a déploré l’action de M. Affi, estimant que « ce n’est pas du tout en conformité » avec leur texte.

« La justice ivoirienne ne peut intervenir dans le fonctionnement d’un parti politique », a-t-il lancé.

M. Affi dont la candidature a été également déclarée recevable par le Comité de contrôle du Fpi, reste le seul candidat pour l’élection à la présidence du parti. Une demande manuscrite émanant de M. Gbagbo pourrait le remettre dans la course pour la présidence du Fpi.

PAL
Avec Alerte-info.net

Commentaire de Bally Ferro 4è congrès ordinaire du Fpi
La justice nationale, saisie par le président du FPI, Pascal Affi N’Guessan, a pris le contrepied du Comité de contrôle, l’instance de validation du FPI. Ce 29 décembre 2014, elle a invalidé la candidature de Laurent Gbgbo que l’organe interne, déboutant Affi, avait autorisée le 26 novembre 2014. Le président sortant, candidat à sa succession, devient ainsi candidat…unique.
Il est sûr que cette décision de justice, au lieu de dépassionner les débats, va davantage attiser les clivages entre les deux tendances qui s’affrontent. Et desservir Affi. Qui dresse contre lui Laurent Gbagbo, fondateur du FPI, et ses partisans.


En Côte d’Ivoire la justice rejette « partiellement » la candidature de Gbagbo
[défaut de demande manuscrite]

Mis en ligne par La Rédaction | lundi 29 déc 2014


NR

Alerte

Sans surprise véritable, la justice Ivoirienne a invalidé « partiellement » lundi 29 décembre la candidature de Laurent Gbagbo au poste de président du Front Populaire Ivoirien [FPI] pour défaut de demande manuscrite. Une information qui circulait durant le weekend dans les milieux politiques à Abidjan. Le quotidien Le Nouveau Réveil, proche de Konan Bédié [PDCI] était à cet effet très affirmatif sur l’issue du procès, à sa UNE de ce lundi matin.

La justice ivoirienne ordonne le « retrait de la candidature » de Gbagbo à la présidence de son parti

Par Patrice Allégbé

La justice ivoirienne a ordonné lundi « le retrait de la candidature » de Laurent Gbagbo à la présidence de son parti, affirmant qu’il n’a pas produit une demande manuscrite conformément au statut de la formation politique, lors d’une audience.

Le tribunal « annule partiellement la décision du 25 novembre 2014″ du Comité de contrôle du Front populaire ivoirien (Fpi, opposition), parti de M. Gbagbo « en ce qu’elle a déclaré recevable la candidature » de l’ex-chef d’Etat ivoirien à l’élection à la présidence du parti, a déclaré le juge.

Le Comité de contrôle a « entériné et fait sienne l’exigence d’une demande manuscrite bien que les statuts et le règlement intérieur du Fpi ne le prévoient pas expressément », a-t-il dit, relevant que « le caractère manuscrit de la demande de candidature n’a de sens que si celle-ci émane de son auteur ».

La candidature de M. Gbagbo, détenu à La Haye pour « crimes contre l’humanité » dans les violences postélectorales ivoiriennes, de décembre 2010 à avril 2011, « n’a pas satisfait à cette exigence de forme, quant à la production d’une demande manuscrite émanant et signé de lui », a soutenu le juge.

Concernant l’exception d’irrecevabilité soulevée par la défense, la justice a indiqué que Affi N’Guessan, président du parti, ayant déposé la requête en annulation de la candidature de M. Gbagbo à la présidence du Fpi, était « recevable » parce qu’il avait qualité pour agir.

L’avocat de la défense, Me Bouaffon, a fait savoir à la presse que cette décision « ne rencontre pas » son assentiment, annonçant qu’il allait « relever appel ».

Pour sa part, Hubert Oulaye, un cadre du Fpi, a déploré l’action de M. Affi, estimant que « ce n’est pas du tout en conformité » avec leur texte.
« La justice ivoirienne ne peut intervenir dans le fonctionnement d’un parti politique », a-t-il lancé.
M. Affi dont la candidature a été également déclarée recevable par le Comité de contrôle du Fpi, reste le seul candidat pour l’élection à la présidence du parti. Une demande manuscrite émanant de M. Gbagbo pourrait le remettre dans la course pour la présidence du Fpi.
PAL
Avec Alerte-info.net

Commentaire de Bally Ferro 4è congrès ordinaire du Fpi
La justice nationale, saisie par le président du FPI, Pascal Affi N’Guessan, a pris le contrepied du Comité de contrôle, l’instance de validation du FPI. Ce 29 décembre 2014, elle a invalidé la candidature de Laurent Gbgbo que l’organe interne, déboutant Affi, avait autorisée le 26 novembre 2014. Le président sortant, candidat à sa succession, devient ainsi candidat…unique.
Il est sûr que cette décision de justice, au lieu de dépassionner les débats, va davantage attiser les clivages entre les deux tendances qui s’affrontent. Et desservir Affi. Qui dresse contre lui Laurent Gbagbo, fondateur du FPI, et ses partisans.
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AFFAIRE AFFI /COMITE DE CONTRÔLE

EN LA FORME

Sur l’exception d’irrecevabilité de l’action initiée par PASCAL AFFI N’GUESSAN pour défaut de qualité, défendre du comité de contrôle;
Suivant les dispositions de l’article 3 du code de procédure civile, l’action en justice pour être recevable, nécessite que le demandeur justifie entre autre, d’une qualité et d’un intérêt à agir ;
Bien que ledit code ne le mentionne pas expressément, il est admis en droit positif, que les exigences de cet article concernent également le défendeur a l’action, lequel doit avoir a l’instar du demandeur, intérêt et qualité à défendre ;
La détermination de la qualité et de I’ intérêt a agir et/ou à défendre, dans le cadre d’une action en justice, est fonction de la nature attitrée ou non de celle-ci ;
L’action est dite attitrée, lorsqu’elle n’est ouverte qu’à une catégorie de personnes, a l’exclusion de quiconque, ne disposant d’aucun droit objectif s’y rattachant ;
Ainsi, l’action en annulation d’une décision prise par un organe délibérant, ne peut-elle être valablement initiée, que par les personnes dont les prétentions y ont été rejetées ou celles à l’encontre de qui ladite décision fait nécessairement grief;
A l’inverse, cette action attitrée ne peut être également exercée, qu’à l’ encontre de I’ organe délibératif, dont la décision est critiquée;
Toutefois, lorsque ledit organe n’a pas de personnalité juridique, l’action doit être portée à l’encontre des auteurs des mesures arrêtées ;
En effet, ceux-ci ont seuls les qualités de contradicteurs légitimes, à l’action en annulation de la décision qu’ils ont eux-mêmes prise ;
En I’ espèce, il est constant, comme résultant des énonciations de la décision n°2014/002IFPIICC du 25 Novembre 2014, que les prétentions de Pascal Affi N’GUESSAN y ont été rejetées par le Comite de Contrôle du FPI ;
Au regard du critérium plus haut indiqué, il convient de conclure au fait que l’action initiée par Pascal Affi N’GUESSAN, revêt donc la nature d’une action attitrée ;
Dans ces conditions, ledit comité – organe interne a ce parti politique – n’ayant aucune personnalité juridique, c’est donc à juste titre, que Pascal Affi N’GUESSAN a fait assigner en personnes, ses membres par-devant la juridiction de céans ;
II y a donc lieu de rejeter, comme dépourvue de tout fondement, l’exception d’ irrecevabilité soulevée par les consorts VY Paul, pour défaut de qualités a défendre a la présente action;

Sur le bien fondé de l’exception d’irrecevabilité soulevée pour défaut d’intérêt à agir de Pascal Affi N’GUESSAN
Dans le cadre d’une action attitrée, l’intérêt à agir s’induit de l’existence au profit du demandeur, d’une qualité à agir;
II s’ensuit, qu’une fois acquise au débat, la qualité a agir d’un demandeur a une action attitrée, point n’est donc besoin de rechercher l’existence en ce qui le concerne, d’un quelconque intérêt à agir ;
II ressort des précédents développements, que la qualité a agir de Pascal Affi N’GUESSAN, demandeur à la présente action en annulation de la délibération n°20 14/002/FPI/CC du 25 Novembre 2014, lui a été reconnue ;
Cette action revêtant la nature attitrée, le grief fait a Pascal Affi N’GUESSAN de ne disposer d’aucun intérêt a agir, est en réalité, sans objet;
D’où il suit, que l’exception d’irrecevabilité soulevée par les consorts VY Paul, ne peut valablement prospérer;
Sur l’exception d’irrecevabilité de l’action initiée par Pascal Affi N’GUESSAN pour l’avoir été en violation des statuts du FPI
II a été plus haut indiqué, que les conditions de recevabilité d’une action en justice, sont régies par les dispositions de l’article 3 du code de procédure civile et d’une manière générale, par le législateur ;
Ainsi, en droit processuel, a aucun moment, ladite recevabilité ne peut être tributaire de restrictions a son exercice, pouvant résulter d’une convention des parties litigantes, ou des statuts d’une quelconque personne morale;
En effet, il résulte des dispositions de l’ article 1 er du code de procédure civile, que toute personne civile ou morale, est habilitée à saisir les juridictions de la République de Cote d’Ivoire, a l’effet d’obtenir, la reconnaissance, la protection ou la sanction d’un droit dont elle s’estime titulaire ;
En tout état de cause, ledit code en son article 133, a fait du préalable de la conciliation, une simple faculté, à moins que la loi n’en dispose autrement;
Par loi, il faut entendre la norme édictée par le législateur, et non celle des parties, qu’elle prenne la forme de convention ou de statuts;
Au reste, si conciliation il doit y avoir, le même article en a soumis les prérogatives, à la juridiction à saisir elle-même et non à quiconque d’autre ;
Dans ces conditions, les consorts VY Paul, en se prévalant des normes internes a leur parti politique, sont mal venus à restreindre ce droit fondamental de Pascal Affi N’GUESSAN, quant a l’exercice par lui, de l’action en justice;
Il convient donc de rejeter, comme inopérant, ce moyen d’irrecevabilité soulevé et déclarer en conséquence l’action de Pascal Affi N’GUESSAN recevable ;

DU BIEN FONDÉ DE LA DEMANDE EN ANNULATION PARTIELLE DE LA DECISION N°2014/002/FPI/CC du 25 Novembre 2014

La maxime latine «Tu patere leguem quam fecisti », consacre le principe fondamental de droit, suivant lequel, chacun doit subir la norme qu’il s’est lui-même édictée ;
Ainsi, l’auteur d’une norme – quel qu’en soit sa nature – doit-il veiller à en assurer l’application effective, par ses soins ;
II est constant, comme résultant des pièces du dossier, que le Président du congrès à venir du FPI, a fait paraitre par voie de presse, un communiqué énumérant les pièces à fournir par les futurs candidats a la candidature a l’élection du Président de ce parti politique ;
Au nombre desdites pièces, figure la production d’une demande manuscrite du candidat;
II est acquis au débat, ainsi qu’il ressort des termes de la décision n° 20 14/002/FPI/ CC du 25 Novembre 2014, que les membres du Conseil de Contrôle n’ont a aucun moment, remis en cause le formalisme ainsi prescrit par le Président dudit congres, dans son communiqué de presse;
II y a donc lieu de conclure au fait que ledit Comité de Contrôle, dont la mission est de vérifier la conformité des actes des organes du parti avec les textes fondamentaux, a de la sorte entériné et fait sienne, l’exigence d’une demande manuscrite, bien que les statuts et le règlement intérieur du FPI, ne le prévoient pas expressément ;
Le caractère manuscrit de la demande de candidature, n’a de sens, que si celle-ci émane de son auteur même, à l’effet de permettre son authentification ;
Or, il n’est pas contesté, que la candidature de Laurent GBAGBO a été présentée sous la forme d’une proposition de candidature, émanant de tierces personnes, en l’occurrence, un collectif de secrétaires généraux ;
Ainsi, le candidat Laurent GBAGBO n’a donc pas satisfait à cette exigence de forme, quant a la production d’une demande manuscrite émanant et signée de lui ;
C’est vainement que sur ce point, il a été fait état par les membres du Comité de Contrôle du FPI dans leurs écritures, de la possibilité que confèrent les statuts, à tout militant, d’émettre une proposition de candidature;
En effet, à la lecture de l’article 12 desdits statuts, le droit de proposer ou critiquer des candidats, n’est possible que 10 jours après la publication de la liste provisoire de candidatures, et non avant;
Laquelle publication ne peut donc concerner, que les candidatures déposées auprès de l’organe compétent, par les intéressés eux mêmes;
Dès lors, le candidat Laurent GBAGBO, n’a donc pas obéit aux normes arrêtées par le Comité de Contrôle;
Il suit de là, qu’en ayant néanmoins déclaré recevable ladite demande de candidature, le Comité de Contrôle a violé les normes qu’il s’est lui-même imposées, relativement à la réception des candidatures à l’élection au poste de Président du parti ;
Dans ces conditions, c’est donc à tort sur ce point précis, que la décision querellée, a été rendue par ledit Comité de Contrôle;
Partant, il y a lieu de prononcer l’annulation partielle de ladite décision et ordonner conséquemment, le retrait de la candidature de Laurent GBAGBO, de la liste des candidats au poste de Président du FPI, dans le cadre de la tenue du 4ème congrès ordinaire de ce parti politique;

SUR LA DEMANDE RECONVENTIONNELLE DES CONSORTS VY PAUL

29dec3La mise en œuvre de la responsabilité civile, suppose que soient cumulativement réunies, un fait générateur, un dommage et un lien de causalité;
Dans le cadre de la responsabilité civile délictuelle, le fait générateur doit revêtir le caractère d’une faute, au sens de l’article 1382 du code civil, ce qui suppose un acte posé par son auteur, contraire a la loi ;
Or, il résulte des précédents développements, que l’action de Pascal Affi N’GUESSAN a été déclarée bien fondée;
Dans ces conditions, celui-ci n’a donc commis aucun abus de droit, en saisissant comme il le fit, les juridictions de céans, conformément aux dispositions de l’article 1 er du code de procédure civile;
Par conséquent, la demande en paiement de dommages et intérêts des consorts VY Paul, est donc dépourvue de tout fondement et doit être rejetée comme telle;
Les consorts VY Paul succombant, il leur faut supporter les dépens ;
Statuant publiquement, contradictoirement, en matière civile et en premier ressort ;
– Rejette les exceptions d’irrecevabilité soulevées par les consorts VY Paul;
Déclare Pascal Affi N’GUESSAN recevable en son action;

SUR LA DEMANDE PRINCIPALE DE PASCAL AFFI N’GUESSAN

– Annule partiellement la décision n°2014/002/FPIICC du 25 Novembre 2014, en ce qu’elle a déclaré recevable la candidature de Laurent GBAGBO, à l’élection à la Présidence du FPI ;
– Ordonne dès lors, le retrait de la candidature de celui-ci, dans le cadre de la tenue du 4ème congrès du FPI ;

SUR LA DEMANDE RECONVENTIONNELLE DES CONSORTS VY PAUL

– Les y dit mal fondés;
– Les en déboute;
– Met les dépens à leur charge.
connectionivoirienne

11:26 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Affi, le FPI et la suite de la non réconciliation

On ne peut pas dire que le départ de Pascal Affi N'Guessan, ce soir du palais de justice a été des plus glorieux. La foule des militants FPI venus soutenir les pro-Gbagbo en procès ont hué le président sortant du FPI. Vendredi déjà, à son passage pour rejoindre la salle des audiences, certains lançaient des "traitre" tandis que le général Dogbo Blé était lui applaudi.
Souleymane Senn
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Rejet candidature Gbagbo: « Une satisfaction et un soulagement » pour Affi N’guessan

Par Jacob Djossou –
affi-nguessan11Le leader du Front populaire ivoirien (FPI, opposition) Affi N’guessan s’est dit lundi satisfait et soulagé après la décision de justice rejetant la candidature de Laurent Gbagbo à la présidence du parti, accusant des cadres de sa formation d’avoir “instrumentalisé“ le nom de l’ancien président.
“C’est une réaction de satisfaction et de soulagement“, a déclaré Affi N’guessan, à l’issue d’une audience avec le ministre ivoirien de l’Intérieur Hamed Bakayoko.
Une rencontre qui entre dans le cadre de la reprise du dialogue politique entre le gouvernement et l’opposition, interrompu en mai.
Le leader du FPI réaffirme que Gbagbo « n’a pas exprimé formellement son intention de briguer la présidence » et que certains cadres du parti ont “manipulé le comité de contrôle“ du principal parti de l’opposition.
“Certains camarades qui souhaitent conquérir la direction du parti ont utilisé le nom de Gbagbo, qui aujourd’hui, est en procès à la CPI (Cour pénale internationale) et qui n’a pas besoin d’être impliqué dans nos querelles internes“, a-t-il indiqué.

L’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, incarcéré depuis trois ans à La Haye et Pascal Affi N’guessan, briguent la présidence FPI.
Fin novembre, M. Affi N’guessan, en poste depuis 2001, avait déposé un recours auprès du comité de contrôle, la structure chargée au sein du parti d’enregistrer et de valider les candidatures, pour invalider la candidature de son challenger.
Depuis, le leader du Front populaire ivoirien fait face à un mouvement de contestation au sein de son parti.
Lundi, la justice a ordonné le retrait de la candidature de Gbagbo, pour n’avoir pas déposé une demande manuscrite selon les directives du comité de contrôle du parti.
“Je suis candidat unique mais je ne m’engage pas dans une logique d’exclusion“, a dit Affi N’guessan, appelant ses adversaires à “se ranger autour de la décision de justice“.
“La justice a tranché dans le sens de l’apaisement, de la conciliation. La décision de justice doit nous rassembler. Si nous sommes tous responsables, nous devons tous prendre acte de la décision. Chacun a une contribution à apporter à la réhabilitation du FPI“, a-t-il conclu.
Le Comité de Contrôle du FPI animera une Conférence de presse demain mardi 30 décembre 2014 sur la question.
JAD
Avec Alerte-info.net sur connectionivoirienne
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Je me demande si nos journalistes de notre voie hum "leur voie", connaissent bien les règles du parti. Ko Pascal Affi N'Guessan candidat unique pour le prochain congrès. Vraiment dommage pour ce jour. Nos journalistes de notre voie ne savent t-ils pas que le jour du congrès on peut susciter une candidature ?
Le congrès passé est caduque donc Affi ne serait être candidat d'un congrès la date n'est pas encore fixée par le comité d'organisation et validé par le comité de contrôle. Donc Affi candidat unique est une utopie. N'importe quel cadre du parti qui se présentera face à Affi le battra. Donc le journal "notre voie" continue de mentir au peuple. Le jour du congrès toute nouvelle candidature peut être déposée et cela se trouve dans les textes du parti...
Au Fpi nous avons des textes et on fonctionne en fonction des textes. La date du congrès ne peut être pas fixée par le président du parti. Elle est fixée par le comité d'organisation et validée par le comité de contrôle. Et le Jour du congrès, toute candidature ainsi que celle de Gbagbo peut être déposée à nouveau. Donc Affi est fini au Fpi

Bénis De Dieu Akoun

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29/12/2014

Tiburce Koffi à Ouattara : "Votre retraite politique mettra fin au cycle maléf ique"

Tiburce Koffi, journaliste-écrivain
Tiburce-Koffi-a-Ouattara-Votre-retraite-politique-mettra-finPour dire non à l’appel de Daoukro, Tiburce Koffi n’y est pas allé par le dos de la cuillère. Dans son livre, le directeur général de l’Insaac, assène ses vérités et assomme presqu’Alassane Ouattara.
 
« Si la Côte d’Ivoire de la sécurité militaire et des espoirs de relance économique est réelle, celle de la qualité de vie, de la paix des cœurs et des esprits est loin de l’être. A l’observation, la Côte d’Ivoire d’aujourd’hui se résume à la prospérité et à l’arrogance des membres du Rhdp et leurs seuls alliés sous un fond ethnique aussi inconfortable qu’inquiétant. C’est le temps du chef infaillible qui, jamais, n’a pu se tromper, ni ne saurait se tromper et ne pourrait même se tromper !» [L’appel de Daoukro] est une option suspecte, peu saine, et indiscutablement maladroite qu’il nous faut dénoncer et refuser, ne serait-ce que pour des raisons éthiques : n’hésitons pas à le dire, cet «Appel» aux fondements douteux est une invite insidieuse à la tricherie ! Oui, c’est tricher que de chercher à se faire élire sans adversaire de poids- par conséquent, de manière hautement anti-démocratique. C’est tricher que de se lancer dans de sombres combines appelées réglages avant le scrutin (…)
TK
                  livre daoukro versoLes faits disent qu’en Afrique, qui détient le pouvoir exécutif, détient ou détiendra le législatif, toute la superstructure et le système de production et de distribution des richesses nationales. Alors, que gagne le Pdci-Rda à renoncer à conquérir le pouvoir d’Etat ? Rien. Rien d’autre que le spectre de son extinction future et programmée (…). Dans le contexte historique actuel, renoncer à reconquérir l’exécutif (perdu à la suite d’un coup d’Etat, donc, d’un acte antirépublicain) revient pratiquement, outre valider et légitimer ce putsch, à céder définitivement (ou pour un très long temps) au Rdr la place de leader historique qu’il avait occupée. Il est fort à parier que le Rdr fera tout pour maintenir à jamais cet ascendant sur le Pdci-Rda (…)


La trouvaille Pdci-Rdr à laquelle aucun vrai militant du Pdci-Rda ne croit d’ailleurs- je ne pense pas qu’elle satisfasse même le Rdr- tombe tout simplement sous le coup du mauvais humour, sinon du hors-jeu politique ! (…)
 
Les présidents Bédié et Ouattara sont libres d’envisager de créer un nouveau parti mais non de s’atteler à créer un pseudo-parti nouveau sur le fumier du Rda dont l’auréole historique aura donné au Pdci, poids, valeur, respectabilité et fidélité des militants de la cause anticoloniale à son combat et à sa trajectoire (…)

L’appel de Daoukro porte dans ses soubassements ce désir inconscient et humain, qui habite son auteur, d’être réhabilité par les siens ; d’où sa forte dimension religieuse, pathétique et cathartique : il traduit un pathos du rachat des fautes ! C’est un double acte de contrition et de piété déguisée, mais plus certainement un besoin tyrannique de se réconcilier avec les enfants du Nord qui s’étaient sentis offensés et brimés par les maladresses, imprudences et méchancetés de sa mauvaise gouvernance. (…)
 
Oh, comme j’aurais voulu, président Ouattara, que vous ne vous présentassiez pas à ce scrutin ! Laurent Gbagbo en prison, Henri Konan Bédié mis hors course par les textes, vous restez le dernier du trio infernal qui a conduit la Côte d’Ivoire dans la fournaise.
 
Votre départ à la «retraite politique» aurait sans doute sonné la fin du cycle maléfique – les temps de tornade, de feu et de plomb qui ont sérieusement abîmé ce pays ! Et la Côte d’Ivoire entamerait ainsi un cycle nouveau, avec des hommes nouveaux et de nouvelles espérances pour une nouvelle histoire nationale sans cette culture de la violence qui nous a tant divisés ».
 
Le titre est de la rédaction
 

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à quand le congrès du FPI?

4è congrès ordinaire du Fpi
La justice nationale, saisie par le président du FPI, Pascal Affi N'Guessan, a pris le contrepied du Comité de contrôle, l'instance de validation, du FPI. Ce 29 décembre 2014, elle a invalidé la candidature de Laurent Gbgbo que l'organe interne, déboutant Affi, avait autorisée le 26 novembre 2014. Le président sortant, candidat à sa succession, devient ainsi candidat... unique.
Il est sûr que cette décision de justice, au lieu de dépassionner les débats, va davantage attiser les clivages entre les deux tendances qui s'affrontent. Et desservir Affi. Qui dresse contre lui Laurent Gbagbo, fondateur du FPI, et ses partisans.

Bally Ferro

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