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31/08/2014

Après le chaos, le chaos !

GUIGNOLESQUE| Voilà les deux nouvelles qui m'ont fait rire depuis hier: François Hollande donne un ultimatum d'une semaine à la Russie pour quitter l'Ukraine --- entendez la partie où les séparatistes russophones se font bombarder quotidiennement par les pions de l'OTAN... Hahahaha
Autre nouvelle: les rebelles Misrati, anciens alliés de l'OTAN contre Mouammar Kadhafi s'emparent de l'ambassade des États-Unis d'Amérique à Tripoli... Les alliés libyens de Barack Obama avaient déjà tué l'ambassadeur américain Chris Stevens l'année dernière à Benghazi... Nicolas Sarkozy et son pote drogué BHL attendus de pieds fermes sur place pour soutenir et appuyer ces «Combattants de la liberté»! Hahahahaha... J.-M.S.
Jean-Marc Soboth

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Le retour du fascisme dans le capitalisme contemporain

FASCISMES COMPARES

Samir Amine dans FMA du 18 juillet 2014
Outre le tour historique et géopolitique, l’article est éclairant en particulier (à la fin) sur la place des mouvements politiques religieux (dont les "islamistes") dans la stratégie impérialiste.

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Unité et diversité des fascismes
 
Les pouvoirs politiques qu’on peut à bon escient qualifier de fascistes ont occupé le devant de la scène et exercé le pouvoir dans un bon nombre de pays européens, en particulier dans les années 1930 jusqu’à 1945 (Mussolini, Hitler, Franco, Salazar, Pétain, Horthy, Antonescu, Ante Pavelic et quelques autres). La diversité des sociétés qui en ont été les victimes – capitaliste développée majeure ici, mineure et dominée là, associée à une guerre victorieuse ici, produit de la défaite ailleurs – interdit de les confondre. Je préciserai donc les effets différents que cette diversité des structures et des conjonctures ont produits dans les sociétés concernées.

Néanmoins, au-delà de cette diversité, tous ces régimes fascistes partagent en commun deux caractères :
(i) Dans les circonstances ils acceptent tous d’inscrire leur gestion de la politique et de la société dans un cadre qui ne remet pas en cause les principes fondamentaux du capitalisme, à savoir la propriété capitaliste privée, y compris celle, moderne, des monopoles. C’est pourquoi je qualifie ces fascismes de modes particuliers de gestion du capitalisme et non pas de formes politiques qui mettent en question sa légitimité, même si dans la rhétorique des discours fascistes le « capitalisme », ou les « ploutocraties » font l’objet de longues diatribes. Le mensonge qui cache la nature véritable de ces discours apparait dès lors qu’on examine « l’alternative » proposée par ces fascismes, toujours muette pour ce qui concerne l’essentiel – la propriété capitaliste privée. Il reste que l’option fasciste ne constitue pas la seule réponse aux défis auxquels la gestion politique d’une société capitaliste est confrontée. C’est seulement dans certaines conjonctures de crise violente et profonde que la solution fasciste paraît être, pour le capital dominant, la meilleure, ou parfois même la seule possible. L’analyse doit donc centrer son attention sur celle de ces crises.
(ii) L’option fasciste de gestion de la société capitaliste en question est toujours fondée – par définition même – sur le rejet catégorique de la « démocratie ». Aux principes généraux sur lesquels sont fondées les théories et les pratiques des démocraties modernes – la reconnaissance de la diversité des opinions, le recours à des procédures électorales pour en dégager une majorité, la garantie des droits de la minorité etc. – les fascismes substituent toujours les valeurs opposées de la soumission aux exigences de la discipline collective, de l’autorité du chef suprême et des chefs exécutants. Ce renversement des valeurs s’accompagne alors toujours par un retour à des thèmes passéistes, capables de donner aux procédures de soumission de la société mises en œuvre une légitimité apparente. A cet effet la proclamation d’un retour prétendu nécessaire au passé (« médiéval »), à la soumission à la religion d’Etat, ou à une quelconque spécificité prétendue propre à la « race » ou à la « nation » (ethnique), constituent la panoplie des discours idéologiques déployés par les pouvoirs fascistes concernés.

Les fascismes historiques de l’histoire européenne moderne concernée, qui partagent ces deux caractères, n’en sont pas moins divers, et entrent dans l’une ou l’autre des quatre catégories suivantes :
(i) Le fascisme des puissances capitalistes « développées » majeures, aspirant à devenir puissances hégémoniques dominantes à l’échelle du système capitaliste mondial ou tout au moins régional.
Le nazisme constitue le modèle de cette catégorie de fascisme. L’Allemagne, devenue une puissance industrielle majeure à partir de 1870, concurrente des puissances hégémoniques de l’époque (la Grande Bretagne et en second la France) et de celle qui aspire à le devenir (les Etats Unis), se heurte aux conséquences de l’échec de son projet marqué par la défaite de1918. Hitler formule clairement son projet : établir sur l’Europe, Russie incluse, et peut être au-delà, la domination hégémonique de « l’Allemagne », c’est-à-dire du capitalisme des monopoles de ce pays qui ont soutenu la montée du nazisme. Il est disposé à consentir un compromis avec ses adversaires majeurs : à lui l’Europe et la Russie, au Japon la Chine, à la Grande Bretagne le reste de l’Asie et l’Afrique, aux Etats Unis les Amériques. Son erreur a été de penser ce compromis possible : la Grande Bretagne et les Etats Unis ne l’ont pas accepté, le Japon par contre y a souscrit.
Le fascisme nippon appartient à la même catégorie. Depuis 1895 le Japon capitaliste moderne aspire à imposer sa domination à toute l’Asie de l’Est. Ici le glissement se fait « doucement » de la forme « impériale » de gestion de ce capitalisme national montant – assis sur des institutions d’apparence « libérale » (une « Diète » élue), en fait intégralement contrôlées par l’Empereur et la classe aristocratique transformée par la modernisation- à une forme brutale – gérée directement par le Haut Commandement militaire. L’Allemagne nazie contracte alliance avec le Japon impérial/fasciste, tandis que la Grande Bretagne et les Etats Unis (après Pearl Harbour, 1941) entrent en conflit avec Tokyo, comme la résistance de la Chine – les déficiences du Kuo Min Tang étant compensées par la relève des communistes maoïstes.

(ii) Les fascismes des puissances capitalistes de second rang.
L’Italie de Mussolini en constitue l’exemple par excellence. Le Mussolinisme – l’inventeur du fascisme (y compris de son nom) – a été la réponse que la droite italienne (anciennes aristocraties, nouvelles bourgeoisies, classes moyennes) a donné à la crise des années 1920 et au danger communiste naissant. Mais ni le capitalisme italien, ni son instrument politique, le fascisme mussolinien, n’avaient l’ambition de dominer l’Europe, encore moins le monde. Et, en dépit des rodomontades du Duce sur le thème de la reconstruction de l’Empire romain ( !), Mussolini comprenait que la stabilité de son système reposait sur son alliance – en qualité de second subalterne – soit de la Grande Bretagne – maîtresse de la Méditerranée – soit de l’Allemagne nazie ; et cette hésitation a été poursuivie jusqu’à la veille de la seconde guerre mondiale.
On peut considérer que les fascismes de Salazar et de Franco appartiennent à cette même famille. Deux dictateurs mis en place par la droite et l’Eglise catholique en réponse aux dangers libéraux républicains ou républicains socialisants. Lesquels n’ont, pour cette raison, jamais été ostracisés pour leurs violences anti-démocratiques (sous le prétexte anti communiste) par les puissances impérialistes majeures. Récupérés dès 1945 par Washington (Salazar membre fondateur de l’OTAN, et l’Espagne consentant des bases militaires aux Etats Unis) puis par la Communauté européenne – garante par nature de l’ordre capitaliste réactionnaire – après la révolution des œillets (1974) et la mort de Franco (1980), ces deux systèmes ont rejoint le camp des nouvelles « démocraties » de basse intensité de notre époque.

(iii) Les fascismes des puissances vaincues, dont Vichy en France (mais également Degrelle en Belgique, le pseudo pouvoir « flamand » soutenue par les nazis, et d’autres) constituent les exemples. En France la grande bourgeoisie choisit « Hitler plutôt que le Front Populaire » (voir à ce sujet les livres d’Annie Lacroix-Riz). De ce fait ces fascismes, associés à la défaite et à la soumission au déploiement de « l’Europe allemande », ont été contraints de quitter le devant de la scène politique au lendemain de la défaite des Nazis, et de céder la place aux Conseils de la Résistance associant pour un temps les Communistes à d’autres résistants (de Gaulle en particulier), en attendant que – avec l’amorce de la construction européenne , l’adhésion au Plan Marshall et à l’OTAN c’est-à-dire la soumission consentie à l’hégémonie des Etats Unis – les droites conservatrices et la social-démocratie anti communiste ne rompent définitivement avec la gauche radicale issue de la Résistance antifasciste et potentiellement anticapitaliste.

(iv) Les fascismes dans les sociétés dépendantes de l’Europe de l’Est.
Nous descendons encore de plusieurs degrés lorsqu’on en vient à considérer les sociétés capitalistes de l’Europe de l’Est (Pologne, Etats baltes, Roumanie, Hongrie, Yougoslavie, Grèce, Ukraine occidentale – à l’époque polonaise). On doit ici parler de capitalismes attardés et de ce fait dépendants. Dans l’entre deux guerres les classes dirigeantes réactionnaires de ces pays s’inscrivent alors dans le déploiement de l’Allemagne nazie. Il est néanmoins nécessaire ici d’examiner au cas par cas le mode de leur articulation politique au projet hitlérien.
En Pologne l’hostilité ancienne à la domination russe (de la Russie des Tsars), devenue hostilité à l’Union Soviétique communiste, favorisée par la popularité de la Papauté catholique, aurait du normalement faire de ce pays un vassal de l’Allemagne, sur le mode de Vichy. Mais Hitler ne l’entendait pas ainsi : les Polonais, comme les Russes, les Ukrainiens, les Serbes, constituaient pour lui des peuples destinés à l’extermination, avec les Juifs, les Roms et quelques autres. Il n’y avait donc pas de place laissée pour un fascisme polonais, allié de Berlin.
La Hongrie (de Horthy) et la Roumanie (d’Antonescu) ont par contre été traitées comme des alliés subalternes de l’Allemagne nazie. Les fascismes de ces deux pays ont été eux-mêmes les produits de crises sociales particulières à chacun d’eux : la crainte du « communisme » après l’expérience de Bela Kun en Hongrie, la mobilisation nationale chauviniste contre les Hongrois et les Ruthènes en Roumanie.
En Yougoslavie l’Allemagne hitlérienne (et derrière elle l’Italie mussolinienne) ont joué la carte d’une Croatie « indépendante », confiée à la gestion des Oustachis antiserbes, avec l’appui déterminant de l’Eglise catholique, tandis que les Serbes étaient destinés à l’extermination.
La révolution russe avait évidemment changé la donne dans les perspectives des luttes des classes populaires et les réactions des classes possédantes réactionnaires à ces luttes non seulement sur tout le territoire de l’Union soviétique d’avant 1939, mais encore dans les territoires perdus – les Etats baltes et la Pologne à laquelle était annexée par le traité de Riga de 1921 la partie occidentale de la Biélorussie (la Volhynie) et de l’Ukraine (la Galicie méridionale, la Bukovine et l’Ukraine subcarpathique anciennes autrichiennes ou hongroises, la Galicie du Nord, qui avait été province de l’Empire des Tsars devenant polonaise).
Dans toute cette région deux camps s’étaient dessinés à partir de 1917 (et même de 1905 avec la première révolution russe) : pro-socialistes (devenant pro-bolcheviks), populaires dans de larges segments de la paysannerie (aspirant à une réforme agraire radicale à leur profit) et dans les milieux intellectuels (et Juifs en particulier) ; anti socialistes (et de ce fait complaisants à l’égard de pouvoirs anti démocratiques de mouvance fasciste) dans toutes les classes possédantes. La réintégration des Etats baltes, de la Biélorussie et l’Ukraine occidentales, dans l’Union Soviétique en 1939, allait accuser la violence de ce contraste.
La carte politique des conflits entre « pro fascistes » et « anti fascistes » de cette partie de l’Europe de l’Est s’est trouvée brouillée par d’une part le conflit entre le chauvinisme polonais (qui s’obstinait dans son projet de « poloniser » par la colonisation de peuplement les régions biélorusse et ukrainienne annexées) et les peuples victimes ; et par d’autre part le conflit entre les « nationalistes » ukrainiens à la fois anti polonais et anti russes (parce qu’anti socialistes) et le projet hitlérien, qui n’envisageait aucun Etat ukrainien en qualité d’allié subalterne, le sort de son peuple étant voué simplement à l’extermination.
Je renvoie ici le lecteur à l’ouvrage décisif de Olha Ostriitchouk ( L’Ukraine face à son passé », 2013) dont l’analyse rigoureuse de l’histoire contemporaine de cette région (Galicie autrichienne, Ukraine polonaise, Petite Russie puis Ukraine soviétique) permettra au lecteur de comprendre les enjeux des conflits toujours en cours comme de la place que les fascismes locaux y occupent.
Le regard complaisant des droites occidentales à l’égard des fascismes du passé et du présent.
Les droites parlementaires européennes dans l’entre-deux guerres ont toujours eu un regard complaisant à l’égard des fascismes de l’époque, et même du plus répugnant nazisme. Churchill lui-même, personnage pourtant terriblement « british », n’a jamais caché sa sympathie pour Mussolini. Les Présidents des Etats Unis et les partis de l’establishment – Républicains et Démocrates – n’ont découvert que tardivement le danger que l’Allemagne hitlérienne – mais surtout le Japon impérial/fasciste – pouvaient constituer. Avec tout le cynisme qui caractérise l’establishment étatsunien, Truman avouait tout haut ce que d’autres pensaient tout bas : laissons la guerre épuiser ses protagonistes – l’Allemagne et la Russie soviétique, les vaincus européens – pour intervenir aussi tard que possible et tirer les marrons du feu. Ce n’est pas tout à fait l’expression d’une position anti fasciste de principe ! Et aucune hésitation pour ce qui concerne la récupération de Salazar et de Franco en 1945. Par ailleurs la connivence avec les fascismes européens a été une constante dans la politique de l’Eglise Catholique. Qualifier Pie XII de collaborateur de Mussolini et d’Hitler, n’exige pas de forcer la réalité.
L’antisémitisme hitlérien n’a lui-même suscité l’opprobre que fort tardivement, lorsqu’il est parvenu au stade suprême de sa folie meurtrière. La priorité donnée à la haine du « judéo-bolchevisme » attisée par le discours hitlérien faisait l’affaire de beaucoup de politiciens. Ce n’est finalement qu’après la défaite du nazisme qu’on s’est retrouvé contraint de condamner l’antisémitisme par principe. La tâche était facilitée par le fait que les héritiers autoproclamés du titre de victimes de la Shoah étaient désormais devenus les Sionistes d’Israël, alliés de l’impérialisme occidental contre les Palestiniens et les peuples arabes qui n’avaient pourtant jamais été acteurs dans les horreurs de l’antisémitisme européen !
Evidemment l’effondrement des Nazis et de l’Italie mussolinienne obligeait les forces politiques de droite en Europe occidentale (à l’ouest du « rideau ») à se démarquer de ceux qui – chez eux – avaient été les complices et les alliés du fascisme. Néanmoins les mouvances fascistes n’ont été contraintes qu’à abandonner le devant de la scène, pour se cacher dans les coulisses, sans pour autant disparaître.
En Allemagne occidentale, au nom de la « réconciliation » le pouvoir local et ses patrons (Etats Unis, accessoirement Grande Bretagne et France) ont laissé en place à peu près tous les auteurs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. En France les Vichystes ont fait leur réapparition sur la scène politique avec Pinay et amorcé le procès des « liquidations abusives » pour fait de collaboration attribuées à la Résistance. En Italie le fascisme s’est tenu silencieux, mais est toujours resté présent dans les rangs de la Démocratie chrétienne et de l’Eglise catholique. En Espagne le compromis de « réconciliation » imposé en 1980 par la Communauté européenne (devenue par la suite l’Union Européenne) a interdit purement et simplement le seul rappel des crimes franquistes.
Le ralliement des partis socialistes et sociaux-démocrates de l’Europe occidentale et centrale aux campagnes anti-communistes engagées par les droites conservatrices a sa part de responsabilité dans le retour ultérieur du fascisme sur la scène. Ces partis de la gauche « modérée » avaient pourtant été authentiquement et résolument antifascistes. Il faudra désormais l’oublier. Avec la conversion de ces partis au social libéralisme, leur adhésion inconditionnelle à la construction européenne conçue systématiquement pour garantir l’ordre capitaliste réactionnaire et leur soumission non moins inconditionnelle à l’hégémonie exercée par les Etats Unis, entre autre à travers l’OTAN, s’affirme le bloc réactionnaire qui rassemble les droites classiques et les sociaux-libéraux et qui pourrait intégrer si nécessaire les nouvelles extrêmes droites.
Par la suite la réhabilitation des fascismes de l’Europe de l’Est a été conduite tambour battant à partir de 1990.
Toutes les mouvances fascistes des pays concernés avaient été les alliés fidèles ou les collaborateurs à des degrés divers de l’hitlérisme. A l’approche de la défaite un grand nombre de leurs dirigeants actifs avaient été redéployés à l’ouest et avaient pu de ce fait se « rendre » aux armées des Etats Unis. Aucun d’eux n’a été remis aux autorités soviétiques, yougoslaves ou autres dans les nouvelles démocraties populaires pour être jugés pour leurs crimes (et ceci en violation des accords entre les Alliés). Ils ont tous trouvé refuge aux Etats Unis et au Canada. Et ils y ont été tous été choyés par les autorités pour leur féroce anti communisme !
Olha Ostriitchouk fournit dans son livre sur l’Ukraine tout ce qui est nécessaire pour établir sans contestation possible la collusion entre les objectifs de la politique des Etats Unis (et derrière eux l’Europe) et ceux des fascistes locaux d’Europe de l’Est (en l’occurrence de l’Ukraine). Par exemple que le « professeur » Dontsov, a publié au Canada, jusqu’à sa mort (en 1975) toute son œuvre violemment non seulement anti communiste (le qualificatif de judéo-bolchevisme va de soi chez lui), mais encore fondamentalement anti démocratique. La « révolution orange » (c’est-à-dire la contre révolution fasciste) n’en a pas moins été soutenue (et même financée et organisée) par les pouvoirs d’Etats dits démocratiques de l’Occident. Et tout cela continue … Plus tôt en Yougoslavie, le Canada avait également été le fourrier des Oustachis croates.
L’astuce à laquelle recourent les medias « modérés » (qui ne peuvent pas ouvertement reconnaître qu’ils soutiennent des fascistes avoués) pour cacher leur ralliement à cette aventure est simple : on substitue le qualificatif de « nationaliste » à celui de fasciste. Le professeur Dontsov n’est plus fasciste, il est un « nationaliste » ukrainien, tout comme Marine Le Pen n’est plus fasciste, mais nationaliste ! (comme l’écrit Le Monde par exemple).
Or ces fascistes authentiques sont-ils véritablement « nationalistes », simplement parce qu’ils s’auto-qualifient de tels ? On peut en douter. Car une option nationaliste aujourd’hui ne mérite ce qualificatif que si elle remet en cause les pouvoirs des forces réellement dominantes dans le monde d’aujourd’hui, c’est-à-dire ceux des monopoles des Etats Unis et de l’Europe. Or ces prétendus « nationalistes » sont amis de Washington, de Bruxelles et de l’OTAN. Leur « nationalisme » se réduit alors à la haine chauvine d’autres peuples voisins largement innocents, qui n’ont jamais été responsables de leurs malheurs : ce sont donc les Russes (et non le Tsar) pour les Ukrainiens, les Serbes pour les Croates, ou les « immigrés » pour les nouvelles extrêmes droites de France, d’Autriche, de Suisse, de Grèce et d’ailleurs.
La collusion qui associe aujourd’hui les forces politiques majeures aux Etats Unis (les deux partis, Républicains et Démocrates), en Europe (les droites parlementaires et les sociaux libéraux) et les fascistes de l’Est constitue un danger qu’il ne faut pas sous-estimer. Hilary Clinton s’est érigée en porte-parole d’avant-garde de cette collusion et pousse jusqu’à son terme l’hystérie guerrière. Plus encore que Bush (si cela est possible) elle opte pour la guerre préventive à outrance (et pas seulement la réédition de la guerre froide) contre la Russie (par un interventionnisme plus ouvert encore en Ukraine, Géorgie, et Moldavie entre autre), contre la Chine, contre les peuples en révolte en Asie, en Afrique et en Amérique latine. Malheureusement cette fuite en avant des Etats Unis, en réponse à leur déclin, risque de trouver suffisamment de soutiens pour permettre à Hilary Clinton d’être « la première femme, Présidente des Etats Unis » ! Gardons- nous d’oublier ce qui se cache derrière cette fausse féministe.

Sans doute le danger fasciste peut-il paraître encore aujourd’hui incapable de menacer l’ordre « démocratique » aux Etats Unis et en Europe à l’ouest de l’ancien « rideau ». La collusion entre les droites parlementaires classiques et les sociaux libéraux rend inutile pour la domination du capital le recours aux services d’extrêmes droites se situant dans des mouvances historiques fascistes. Mais alors que conclure des succès électoraux de ces extrêmes droites au cours de la dernière décennie ? Les peuples européens sont bel et bien eux également victimes du déploiement du capitalisme des monopoles généralisés à l’œuvre (je renvoie ici à mon livre L’implosion du capitalisme contemporain). On comprend alors que, confrontés à la collusion droite/gauche dite socialiste, ils se réfugient dans l’abstention électorale ou le vote d’extrême droite. La responsabilité de la gauche potentiellement radicale est ici majeure ; car si cette gauche avait l’audace de proposer des avancées réelles au-delà du capitalisme en place, elle y gagnerait la crédibilité qui lui fait défaut. Des gauches radicales audacieuses sont nécessaires pour donner aux mouvements de protestation et aux luttes défensives en cours, toujours émiettés, la cohérence qui leur manque. Le « mouvement » pourrait alors inverser les rapports de force sociaux en faveur des classes populaires et permettre des avancées progressistes. Les succès emportés par les mouvements populaires d’Amérique du Sud en sont le témoignage.
Dans l’état actuel des choses les succès électoraux des extrêmes-droites font bel et bien l’affaire du capitalisme en place. Ils permettent aux médias de confondre dans la même opprobre les « populistes de l’extrême droite et ceux de l’extrême gauche », et de faire oublier que les premiers sont pro-capitalistes (comme le montre la qualification qu’ils se sont donné d’extrême droite) et donc des alliés possibles, tandis que les seconds sont les seuls adversaires dangereux potentiels du système de pouvoir du capital.
On observe, mutatis mutandis, des conjonctures analogues aux Etats Unis, bien que son extrême droite ne se soit jamais qualifiée de fasciste. Le Mac Carthysme hier, les fanatiques des Tea party et les va-en-guerre (comme Hilary Clinton) aujourd’hui défendent ouvertement les « libertés » – entendues comme exclusivement celles des propriétaires et des gérants du capital des monopoles – contre « l’Etat », soupçonné de céder aux demandes des victimes du système.

Une dernière observation concernant les mouvances fascistes :
leur inclinaison à ne pas savoir s’arrêter dans leurs exigences. Le culte du chef et de l’obéissance aveugle, la valorisation acritique et suprême de constructions mythologiques pseudo ethniques ou pseudo religieuses qui véhiculent le fanatisme, le recrutement de milices d’action violente érigent le fascisme en force difficile à maîtriser. Les bavures, et même au-delà les dérives irrationnelles du point de vue des intérêts sociaux au service desquels les fascistes se rangent, sont inévitables. Un authentique malade mental, Hitler, a pu ainsi contraindre le grand capital qui l’avait mis en selle de le suivre jusqu’au bout dans sa folie, et gagner même le soutien très large de tout un peuple. Bien qu’il ne s’agisse là que d’un cas extrême et bien que Mussolini, Franco, Salazar, Pétain n’étaient pas des déficients mentaux, un bon nombre de leurs acolytes et hommes de main n’ont pas hésité dans leurs dérives criminelles.

Les fascismes du Sud contemporain
L’intégration de l’Amérique latine dans le capitalisme mondialisé du XIXe siècle reposait sur l’exploitation de ses paysans réduits au statut de « peons » et leur soumission par l’exercice des pratiques sauvages des pouvoirs directs des grands propriétaires, dont le système de Porfiro Diaz au Mexique constitue un bel exemple. L’approfondissement de cette intégration au XXe siècle a produit la « modernisation de la pauvreté ». L’exode rural accéléré, plus marqué et plus précoce en Amérique latine qu’en Asie et en Afrique, a substitué aux formes anciennes de la pauvreté rurale celles du monde contemporain des favellas urbaines. En parallèle les formes du contrôle politique des masses ont été « modernisées » par la mise en place de dictatures, l’abolition de la démocratie électorale, l’interdiction des partis et des syndicats, l’octroi à des services secrets « modernes » par leurs techniques de renseignement de tous les droits d’arrestation, de torture etc. On découvre alors que ces formes de gestion de la politique sont visiblement analogues à celles des fascismes dans les pays du capitalisme dépendant de l’Europe de l’Est. Les dictatures de l’Amérique latine du XXe siècle sont au service du bloc réactionnaire local (latifundiaires, bourgeoisies compradore et parfois classes moyennes bénéficiaires de ce mode de lumpen développement) mais surtout, derrière lui, du capital étranger dominant, en l’occurrence celui des Etats Unis, qui, pour cette raison ont soutenu ces dictatures jusqu’à leur renversement par l’explosion récente de mouvements populaires. La puissance de ces mouvements et les avancées sociales et démocratiques qu’ils ont imposées exclut – au moins à court terme – le retour de formes dictatoriales para-fascistes. Mais l’avenir demeure incertain : le conflit entre le mouvement des classes populaires et le capitalisme local et mondial est seulement amorcé. Comme tous les fascismes les dictatures d’Amérique latine n’ont également pas évité les dérives dont certaines leur ont été fatales. On pense à Videla prenant l’initiative de la guerre des Malouines pour capitaliser à son profit le sentiment national argentin.
Le lumpen développement propre au déploiement du capitalisme des monopoles généralisés à partir des années 1980 (je renvoie ici à mon livre L’implosion du capitalisme contemporain), prenant la relève des systèmes nationaux populaires de l’ère de Bandoung (1955-1980) en Asie et en Afrique a lui également produit des formes voisines à la fois de modernisation de la pauvreté et de modernisation de la violence répressive. Les dérives des systèmes post nassérien et post baasiste dans le monde arabe en fournissent de beaux exemples. Car il ne faut pas faire ici l’amalgame entre les régimes nationaux populaires de l’ère de Bandoung et ceux de leurs héritiers ralliés au néo-libéralisme mondialisé, au motif que les uns et les autres étaient « non démocratiques ». Les régimes de Bandoung, en dépit de leur pratique politique autocratique, bénéficiaient d’une légitimité populaire certaine, du fait à la fois de leurs réalisations effectives au bénéfice des majorités de travailleurs et de leurs positions anti-impérialistes. Les dictatures policières qui ont suivi ont perdu cette légitimité dès lors qu’elles acceptaient de se soumettre au déploiement du modèle néolibéral mondialisé et du lumpen développement qui l’accompagne. Le pouvoir populaire et national bien que non démocratique cédait alors la place à la violence policière tout court au service du projet néolibéral, antipopulaire et antinational.
Les soulèvements populaires des années récentes à partir de 2011 ont remis en question les dictatures concernées. Mais seulement remis en question. Une alternative ne trouva le moyen de se stabiliser que si elle parvient à combiner les trois objectifs autour desquels se sont mobilisées les révoltes : l’engagement sur la voie d’une démocratisation de la société et de la politique, des avancées sociales progressistes, l’affirmation de la souveraineté nationale.
Nous en sommes encore loin ; et c’est pourquoi les alternatives possibles dans l’horizon court visible demeurent multiples. Un retour possible au modèle national populaire de l’ère de Bandoung, peut être avec un zest de démocratie ? Une cristallisation plus marquée d’un front démocratique, populaire et national ? Un plongeon dans l’illusion passéiste qui prend ici la forme d’une « islamisation » de la politique et de la société ?
Dans le conflit qui oppose –dans beaucoup de confusion – ces trois réponses tendancielles possibles au défi, les puissances occidentales (les Etats Unis et leurs alliés subalternes européens) ont fait leur choix : le soutien préférentiel aux Frères Musulmans et/ou aux autres organisations « salafistes » de l’Islam politique. La raison en est simple et évidente : ces forces politiques réactionnaires acceptent d’inscrire l’exercice de leur pouvoir dans le néolibéralisme mondialisé (et donc abandonnent toute perspective de justice sociale et d’indépendance nationale) ; et c’est cela le seul objectif poursuivi par les puissances impérialistes.
De ce fait le projet de l’Islam politique appartient à la famille des fascismes de sociétés dépendantes.
Il partage en effet avec tous ces fascismes ses deux caractères fondamentaux :
(i) la non remise en question de l’ordre capitaliste dans ce qu’il a d’essentiel (et ici cela revient à la non remise en cause du modèle de lumpen développement associé au déploiement du capitalisme néolibéral mondialisé) ;
(ii) l’option pour des formes de gestion politique policière anti-démocratiques (interdiction des partis et des organisations, islamisation forcée des mœurs etc.).
L’option antidémocratique des puissances impérialistes (qui dément la rhétorique pro-démocratique dont sa propagande nous abreuve) accepte donc les « dérives » possibles des régimes islamiques en question. Car, comme les autres fascismes et pour les mêmes raisons, ces dérives sont inscrites dans les « gênes » de leurs modes de pensée : la soumission indiscutée aux chefs, la valorisation fanatique de l’adhésion à la religion d’Etat, la constitution de groupes de choc employés à imposer la soumission. Dans les faits, et on le voit déjà, le projet « islamiste » n’avance que dans la guerre civile (entre autre entre sunnites et chiites) et ne produit rien d’autre que le chaos permanent. Ce mode de pouvoir islamiste est donc le garant que les sociétés concernées demeureront dans l’incapacité absolue de s’affirmer sur la scène mondiale. Force est de constater que les Etats Unis sur le déclin ont renoncé à obtenir mieux – un pouvoir local stabilisé et soumis – en faveur de ce « second best ».

On retrouve des évolutions et des options analogues ailleurs que dans le monde arabo-musulman, dans l’Inde hindouiste par exemple. Le BJP qui vient de gagner les élections en Inde est un parti religieux hindouiste réactionnaire qui accepte d’inscrire son pouvoir dans le néolibéralisme mondialisé. Il est le garant que l’Inde sous son gouvernement reculera dans son projet d’émergence. Sa qualification de fasciste ne force donc pas beaucoup la réalité.

En conclusion, le fascisme est de retour à l’Ouest, à l’Est et au Sud ; et ce retour est associé naturellement au déploiement de la crise systémique du capitalisme contemporain des monopoles généralisés, financiarisés et mondialisés. Le recours aux services de la mouvance fasciste par les centres dominants de ce système aux abois, déjà à l’œuvre ou qui pourraient y être invités, nous invite à la plus grande vigilance. Car cette crise est appelée à s’approfondir et, en conséquence, la menace d’un recours aux solutions fascistes devient une menace réelle. Le ralliement de Hilary Clinton aux thèses des va-en-guerre de Washington n’inaugure pour l’avenir immédiat rien de bon.
pris sur le Blog de saperaude

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« Ouattara dispose d’une armée parallèle de 5000 personnes »

Avant la présidentielle, Mamadou Koulibaly dénonce :
«Ouattara dispose d’une armée parallèle de 5000 personnes»

Pour semer le chaos, les occidentaux sont très forts, mais pour récolter les mauvais fruits durables, redresser le tir, il n'y a plus personne. Ivoiriens débrouillez-vous...

Avant la
            présidentielle, Mamadou Koulibaly dénonce : « Ouattara
            dispose d’une armée parallèle de 5000 personnes »

Que ce soit en tant que conférencier invité par l’Onuci et la Friedrich Ebert Stiftung pour disserter sur le rôle des partis politique dans le contrôle du secteur de la sécurité en Côte d’Ivoire ou lors de ses multiples rencontres avec les populations et la société civile, le président de LIDER, le Pr. Mamadou Koulibaly a pris l’habitude de poser une question à son auditoire :

Que faire de la garde prétorienne de Ouattara
à l’issue de l’élection présidentielle de 2015?


En effet, l’actuel président de la République, dans le sillage de la crise post-électorale,a mis en place une garde prétorienne de 5000 personnes environ. Cette garde issue des forces armées des forces nouvelles (Fafn) lui est rattachée par des liens privilégiés et fidélisés qu’elle a construits avec son arrivée au pouvoir.Ces forces sont donc politiquement liées à Ouattara plus qu’à son régime,au régime plus qu’à l’Etat et à l’Etat plus qu’à la République.
Elles font office de forces de dissuasion du régime et semblent bien réussir, pour le moment,tant que le père fondateur est en place. La garde prétorienne composée des forces spéciales et autres factions gérées par les ex-com’zones au coeur de la République et au service du sommet de l’Etat n’encourage pas les réformes de l’armée. Elle se comporte comme une compilation de milices privées au sein de l’armée et ressemble plus à des conquérants qu’à des soldats d’un état de droit. Mais le droit de l’Etat impose ces forces de sécurité, qui sont loin d’être républicaines, même si on les affublées de ce patronyme. 
Arrivées au pouvoir dans la dynamique de la crise ivoirienne, elles sont en effet liées non pas à la République, mais plutôt au président de la République qui est toujours président de son parti politique, en violation de la loi fondamentale,sans que cela ne gêne ni le Conseil constitutionnel,ni le Parlement.
On peut présumer que le système est sous contrôle du président-fondateur jusqu’en 2015. Mais que se passerait-il au cas où Ouattara perdait les élections?
Que se passerait-il pour cette garde prétorienne et les autres forces pro-Ouattara au coeur de la machine sécuritaire de l’Etat si un membre actuel de l’opposition arrivait au pouvoir en octobre 2015?
Comment une République dirigée par Mamadou Koulibaly s’accommoderait-elle des soldats qui ont juré fidélité et qui sont des militants avérés des différentes branches armées du Rdr, qu’on les appelle Fn ou Fafn ou Frci ? Comment s’accommoderait cette garde prétorienne avec un opposant devenu président de la République en 2015 ?
Mais, on peut admettre aussi que la présence même de ces forces pro-Ouattara au moment des élections assure une dissuasion telle qu’aucun opposant ne puisse gagner ces élections de 2015.

Cette hypothèse n’est pas moins probable que la précédente.
Dans ce cas de figure,projetons-nous dans l’après 2015.
Supposons que Ouattara gagne les élections et qu’il est dans son second mandat 2015-2020. Admettons qu’il n’envisage pas se représenter aux élections présidentielles de 2020. Cette hypothèse ouvre la perspective d’un renouvellement d’équipe gouvernementale. Il y aura donc un changement de président après 2020. Entre 2016 et 2020, nous entrerons ainsi dans une guerre de succession au coeur du système Ouattara. Le chef auquel les troupes constituées depuis 20 ans sont attachées, au point d’avoir conduit pour lui une rébellion de dix ans, doit laisser la place à un autre chef qui aura moins de légitimité et dans un parti politique en ébullition ou en reconstitution autour de ce nouveau messie charismatique et historique.
Une guerre des héritiers de Ouattara est donc à envisager après 2016 et avant 2020.
Quels en seraient les protagonistes dans le camp Ouattara?
Avec quelles forces vont-ils mener leurs combats?
Lequel de ces protagonistes contrôlera la garde prétorienne ?
Comment les différentes factions qui composent cette garde prétorienne vontelles se comporter dans ce «Game of Thrones» saison 2020 made in Côte d’Ivoire?
Nous sommes au coeur de la question sécuritaire qu’aucune réforme actuelle du secteur de la sécurité ne peut éviter.
Le Rdr, aujourd’hui unifié autour de Ouattara, va-t-il résister aux guerres intestines que sa succession va déclencher ?
Quelles conséquences ces guerres vont-elles avoir à partir de 2015 sur les Frci ? Sur les com’zones ? Sur l’armée ?
Sur la police ? Sur la gendarmerie?
La guerre des clans qui suivra va-t-elle ou non avoir un impact sur l’Etat ? Sur la République ?
Sur les populations civiles ? La réforme du secteur de la sécurité (Rss) entamée peut-elle dès maintenant anticiper cette crise au sein des Frci ?


Dans tous les deux cas de figure, que Ouattara gagne ou perde les élections présidentielles à venir, la question se pose déjà de savoir ce que deviendra la garde prétorienne qu’il a constitué autour de lui et qui protège son régime comme une milice avec ses chefs de guerre directement attachés au président de la République lui-même. Que deviendront les chefs de guerre dans une Côte d’Ivoire en émergence ?
Peut-il y avoir compatibilité entre les chefs de guerre au service d’un président de la République et une prétendue émergence économique ?
Faut-il dissoudre ces forces spéciales avant les élections et considérer qu’avec le second mandat de Ouattara ou bien avec le départ de Ouattara battu en 2015,leur mission serait terminée? Et qui va les dissoudre,ces chefs de guerre qui depuis 2000 n’ont rien fait d’autre que la guerre, le trafic hors-la loi et l’affairisme?
Faut-il les mettre à la retraite et leur verser une rente viagère ? Ils seront de vieux soldats.
Ils seront de riches rentiers.Mais ils resteront des militaires incompétents,claniques, violents et si on applique les résolutions 2151 et 2162, ils n’auront certainement plus leurs places dans l’armée nationale. Faut-il leur organiser des départs volontaires et à quel prix ? A quel coût ?
Que va-t-on faire de ces autorités militaires devenus des militants politiques ou de ces militants politiques devenus entre temps autorités militaires ?
Au-delà des chefs de guerre, des com’zones,que vont devenir leurs troupes ?
Peut-on envisager renouveler leur encadrement et leur mise sous l’autorité du chef d’état-major des armées ?
Faut-il envisager leur reprofilage et leur mise à disposition des futurs présidents de la République ?
Peut-on construire une nouvelle armée, une nouvelle police et une nouvelle gendarmerie avec la logique des forces qui prétendent avoir gagné une guerre et avoir droit à un butin ?

Ces interrogations du Pr.Mamadou Koulibaly s’avèrent être un véritable casse-tête pour ses interlocuteurs.
L’auditoire de la conférence du 5 août 2014 à l’Onuci, composé de députés de l’assemblée nationale,de membres du corps diplomatique, des forces armées nationales et internationales, de la société civile et des partis politiques, comme les populations avec qui il échange dans les communes d’Abidjan et à l’intérieur du pays se montrent souvent désemparés face à ce questionnement. Faut-il pour autant perdre espoir et accepter la situation actuelle comme une fatalité? LIDER, qui travaille depuis longtemps sur la question et pour qui il est urgent de construire une doctrine de défense et de sécurité qui soutiendrait un concept cohérent d’emploi des forces et une loi de programmation militaire, pense que non. Il va falloir aborder courageusement ce sujet et surtout mettre en œuvre les actions qui pourront ramener la sérénité et l’apaisement dans le quotidien des Ivoiriens.
La sécurité est l’affaire de tous et il est urgent que M. Ouattara et son gouvernement,qui jusqu’ici n’ont montré aucune motivation à apporter les correctifs nécessaires au dispositif sécuritaire et ont totalement failli à leur engagement d’organiser de grands débats nationaux sur les grandes questions de société, en particulier sur le rôle des institutions – l’armée en étant une –,commencent à faire preuve de volonté politique, de sérieux et de célérité dans le traitement de cette question.

LIDER News
Mercredi 27 Août 2014

19:50 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Sarkozy et le profit à deux vitesses

Retour sur le livre de Mélanie Delattre et Emmanuel Lévy "Un quinquennat à 500 milliards" :

Le chiffre d'affaires du cabinet de Nicolas Sarkozy s'élève à 5,1 millions d'euros (ici à Madrid, SIPA).


Les affaires de Maître Sarkozy vont bien, merci pour lui. Avec 23% d’augmentation en un an, le chiffre d’affaires de son cabinet d’avocat a dépassé les 5 millions d’euros en 2013.
Dommage, cependant, que cette capacité incontestable à faire de l’argent quand il s'agit de son propre porte-monnaie, l’ancien président de la République ne l’ait pas utilisée pour redresser les comptes de la France. Bien au contraire, à en juger les résultats économiques calamiteux de son mandat, "Un quinquennat à 500 milliards", comme l'expliquait l'enquête réalisée par deux journalistes des magazines "Marianne" et "Le Point" .

Un caillou dans sa chaussure

Il y a des informations qui tombent mal. Ainsi, apprend-on que Nicolas Sarkozy est toujours aussi doué pour gérer ses comptes personnels, alors qu'il s'est avéré incapable de gérer ceux de la France.
Comment comprendre, dès lors, que l'ancien président réussisse sa reconversion dans le privé et échoue quand sa mission consiste à s'occuper des intérêts des autres, ceux des Français qui lui ont fait confiance en 2007 ?
Il faudra que Nicolas Sarkozy justifie son échec, à l'heure où il prétend revenir dans le jeu politique. Car il ne coupera pas à faire son propre bilan, sauf à garder, en ces temps délicats pour lui, un caillou très inconfortable dans sa chaussure.
En effet, alors que plus que jamais, au terme d’un insoutenable suspense et de mirifiques vacances à Bali en compagnie de Carla Bruni, les fans de l’ancien président annoncent, que dis-je, exigent le retour en fanfare de leur champion, il est bon de se remémorer ce livre qui met à bas l’image du sauveur prétendument capable de sortir le pays de la crise.
Ce fameux bilan chiffré que Nicolas Sarkozy a toujours refusé, ce devoir d’inventaire sur lequel l’UMP s’est si longtemps divisé, existe, à condition que chacun veuille bien en faire l'analyse de manière objective et honnête: le quinquennat 2007-2012 a coûté 500 milliards d’euros à la France, pas moins. Et qu’on n’aille surtout pas dire que ce serait la faute de la crise.

Car si la dette de notre pays est passée de 1.150 à 1.780 milliards en cinq ans, soit une augmentation de 630 milliards, seuls 109 milliards sont imputables à la baisse des recettes, tiennent à préciser les auteurs, les 520 milliards restants étant uniquement imputables à la gestion calamiteuse de Nicolas Sarkozy.

Des convictions intangibles

Et d’expliquer que si l’ancien président a attaqué beaucoup de chantiers, il est loin de les avoir tous menés à terme, n’hésitant pas, par opportunisme, par pragmatisme, par prudence, à détruire en fin de mandat ce qu’il avait voulu construire au début. Et nos deux journalistes de confirmer encore ce qu’on savait déjà, à savoir que Nicolas Sarkozy n’est pas guidé, c’est le moins que l’on puisse dire, par des convictions intangibles, que ce soit dans les domaines politiques (d’abord l’ouverture, puis le "buissonisme") ou économiques.
Que dire aussi des cadeaux qu’il fait à ses amis milliardaires ? Il leur offre le bouclier fiscal (on se souvient du chèque du Trésor public à Liliane Bettencourt), les exonérations massives des droits de succession, l’exonération des plus-values sur les cessions de titres des entreprises, le crédit impôt-recherche, la baisse de la TVA des restaurateurs).
Et les économies qu’il a promises dans le train de vie de l’État ? Le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux annoncé en fanfare n’aura quasiment aucun effet sur les dépenses puisque les économies seront redistribuées aux fonctionnaires et n’allégeront pas la dette.
De même, la Cades, cet organisme destiné à regrouper les déficits de la Sécurité sociale, sera autorisé sous son mandat à emprunter 130 millions supplémentaires…

Le scandale Bygmalion et le Sarkothon

Nicolas Sarkozy, on le voit, s’est avéré non seulement incapable de canaliser les déficits mais au contraire coupable de les accroître sans la moindre gêne. C’est d’autant plus choquant qu’un tel comportement irresponsable (après tout, ce n’est pas grave, n’est-ce pas, puisque ce n’est pas son argent personnel) prend un relief particulier au vu des affaires qui cernent Nicolas Sarkozy.
Comment, en effet, ne pas faire le rapprochement, par exemple, avec les dépenses somptuaires engagées par le candidat pendant la campagne présidentielle de 2012 et révélées à l’occasion du scandale Bygmalion ?
Comment ne pas s’interroger sur cette formidable fuite en avant, qui aurait consisté, aux dires des patrons de cette PME proches de Jean-François Copé, à ne pas se soucier des dépenses liées aux meetings et aux locations de jets privés puisque l’UMP jouait, en sous-main, les pompiers de service ?
Comment ne pas se rappeler aussi le fameux Sarkothon, l’appel aux dons des militants lancé par ce même Jean-François Copé qui a permis de récolter quelque 11 millions d’euros, sans que personne, parmi les cadres de l’UMP, ne consente à réduire ses propres dépenses ou celles de ses proches ?


"J’ai gagné ! J’ai gagné !"

C’est ce même Nicolas Sarkozy, mais aussi ses amis d’hier et adversaires d’aujourd’hui, les Fillon, Juppé, Bertrand, Wauquiez, Morano qui osent donner des leçons de bonne gestion à François Hollande. Ce dernier n’est certes pas (loin de là) exempt de reproches, mais l’on aimerait bien que l’UMP et son futur nouveau président Sarkozy commencent par balayer devant leur porte avant d’exiger de l’exécutif une gestion plus exemplaire.
Au lieu de cela, on s’étonnera à peine, tant notre opinion sur le personnage est déjà forgée, de cette anecdote surréaliste rapportée par Mélanie Delattre et Emmanuel Lévy dans "Un quinquennat à 500 milliards" :
"Tu vois, j'ai gagné ! J'ai gagné !" lance, triomphant et vengeur, Nicolas Sarkozy au député du Nouveau centre Charles de Courson, présent à l'Élysée pour une cérémonie début 2010. De quelle victoire si importante se prévaut donc le président de la République ? D'avoir fait baisser le chômage ou rétabli l'équilibre du commerce extérieur ? Rien de tout cela, bien sûr. Nicolas Sarkozy se félicite des 390 millions d'euros qui vont échoir au couple Tapie (dont 45 au titre du préjudice moral) à la suite d'un arrêt du Conseil d’État qui rejette le recours intenté par quelques députés, dont Courson, contre les conclusions d'un tribunal arbitral sur l'affaire Adidas-Crédit lyonnais." (extrait de l'article du "Point")

 Quand il claironne ainsi "j’ai gagné !", on pouvait espérer que Nicolas Sarkozy parlait au nom de la France. Or, rien de tout cela. Au contraire, l’État a bel et bien perdu, et c’est Bernard Tapie, et lui seul, l’ami du chef de l’État qui a décroché le gros lot.
Les Français, qui sont des contribuables, ont dû faire un chèque exorbitant pour assumer cette "victoire". Et Nicolas Sarkozy, sans doute bien conscient que sa générosité ne lui coûtait strictement rien, jubilait. Il est vrai qu’avec 500 milliards de dettes à son actif, il n’était plus à 390 millions près.
Alors, certes, tous ces faits sont connus. Mais il est bon de les rappeler, avec toute la froideur qui s'impose, au moment où Nicolas Sarkozy est présenté, par ses amis, comme un formidable gagneur de fric. Car il ne faudrait pas confondre l'avocat à succès, le conférencier de luxe  avec un chef d'État qui pourrait, d'un coup de baguette magique, sauver la France de la faillite.

Chroniqueur politique au Nouvelobs.com

19:26 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Quand le FPI fait parler de lui, tristement

Un seul être vous manque et tout est si dépeuplé?

Le président Laurent Gbagbo déporté ... et bagarre à un Comité Central du Fpi. Une grande première dans la vie de ce parti. Même pour nous qui ne sommes pas militants du Fpi c'est un jour triste pour la lutte. La victime qui donne une aubaine à son bourreau pour légitimer toutes les souffrances des Ivoiriens. La scène des faux résultats à la CEI, surexploitée à souhait, nous avait tellement desservi que cet autre incident est un cadeau de rentrée à ceux qui n'en demandaient pas tant. Comble de paradoxes face à un régime sans état d'âme.

Il est temps que l'hécatombe s'arrête. Au nom de nos milliers de morts, de nos prisonniers et de nos exilés. Au nom de nos paysans expropriés. Et surtout pour Laurent Gbagbo.
Eric Kahe

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RÉUNIONS DU FPI: CONVAINCRE ET NON VAINCRE

Finalement que retient-on du Comité Central Extraordinaire tant attendu du samedi 30 aôut 2014? A tout point de vue, une réunion déshonnorante à oublier, une image lamentable et négative du parti, des scènes indignes de grands intellectuels comme les membres du FPI, beaucoup d’extrémisme, d’émotions et de passions qui frisent le fanatisme et l’hystérie.

Voici par exemple le camarade Kouakou Jean Koffi, d’ordinaire si tranquille, qui administre une paire de gifles à la Camarade Madeleine, Secrétaire nationale OFFPI, qui tentait de le ramener à la raison après l’avoir surpris entouré de militants dans un coin du QG de Campagne de Laurent Gbagbo, en pleine campagne d'intoxication et de dénigrement contre la personne du président Pascal Affi N’Guessan.La pauvre femme en voulant lui demander d'arrêter de débiter de tels propos malsains en public, a reçu une punition sèche et retentissante sur ses deux joues.

Voici aussi le Sieur Koné Boubacar qui se déchaîne, pique une crise de folie et insulte copieusement la Secrétaire Générale Mme Agnès Monnet, la traitant de tous les maux.Voici enfin notre ami Moïse Lida Kouassi qui bande tous ses muscles et veut boxer Ahoua Abouo Dori, etc. Voilà celui-ci, voilà celui-là.Isolés ou publiquement constatés, les incidents ont été nombreux et déplorables à chaque réunion par la faute des anti-Affi incapables de cacher leur profonde haine envers le président du FPI.

Finalement donc,le samedi 30 août 2014, impossibilité pour le CC de statuer sur l’épineuse question du maintien ou non de nos représentants à la CEI.Autant de faits qui emmènent alors le président Affi à prendre ses responsabilités pour suspendre les travaux et renvoyer chacun chez soi en attendant une nouvelle réunion qui selon toute vraisemblance devait se tenir dans deux semaines.

Que nous réserve ainsi ce CC bis? Sommes-nous encore conscients que notre parti est le FPI de Laurent Gbagbo? Que notre force ce sont nos idées et notre parole? Qu’au FPI, la règle d'or est de convaincre par des arguments et non chercher à vaincre par la force brutale? Allons-nous oublier qu'aujourd’hui où le père fondateur est séquestré à la Haye et si loin de nous, la Côte D’Ivoire, l’Afrique et le monde nous regardent?

Camarades, conservons et cultivons cette belle image de démocrates mobilisés, d’hommes et de femmes responsables, cette fière image de militants unis et solidaires que les gens ont partout de nous.Un débat serein et démocratique, une majorité d’opinions favorables ou défavorables qui se dégage après un large débat démocratique, un vote ou un consensus, des décisions claires que tout le monde est tenu d’appliquer, telles sont les voies, les seules et uniques voies pour les militants du FPI de rester dignes de Laurent Gbagbo, aujourd’hui comme demain.Convaincre et non vaincre, telle doit toujours rester notre devise.

Océane Yacé, Monte-Carlo, Monaco

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LA RETENUE

J'ai regardé une vidéo hier soir qui concernait AFFI. Sans doute mis en ligne par des partisans du pouvoir. Cette vidéo montre AFFI en train de vilipender Allasane de tous les noms dans un premier temps. C'était lors d'un meeting à la place de la République après l'investiture du Président GBAGBO. Ensuite, elle montre AFFI amaigri dans le goulag du nord où il était embastillé avec certains dirigeants du parti et Michel Gbagbo. J'ai pris de la peine face aux discours maladroits du soudard qui était en face d'eux mais aussi devant l'air humilié d'AFFI. Je n'ai pas pu terminer cette vidéo humiliante.

Je n'ai jamais considéré AFFI comme un leader politique au-delà de la normale pouvant fédérer à lui plusieurs courants idéologiques. Il à un manque de charisme évident doublé d'une illégitimité dans le combat politique que mène le peuple de Côte d'Ivoire face à la France. Pour nous autres AFFI n'est qu'un technocrate c'est à dire un second couteau, bon pour le pilotage d'un gouvernement. Sans doute la raison qui a poussé Laurent GBAGBO à appuyer sa candidature pour la présidence du FPI. Une manière de garder la main sur le parti en mettant à la tête un homme lige.

Cependant, je suis contre tous les procès d'intention fait à l'homme.
AFFI, j'en suis convaincu n'est pas un traitre. Comment peut-il l'être ?
Je pense tout simplement qu' AFFI a gardé des séquelles de sa détention. Nul de ceux qui le vouent à toutes les gémonies n'étaient avec lui en détention. Personne ne sait ce que AFFI a subi dans son for intérieur. Certainement, il ne veut revivre cette expérience et il ne la souhaite à personne d'autres. D'où la voie qu'il a décidé d'emprunter. D'autant plus qu'une épée de Damoclès pèse sur sa tête avec cette liberté qui n'est que provisoire.

Même si je désapprouve avec la dernière énergie la voie de compromission adoptée par AFFI. Je suis contre toutes ces voix de l'extérieur qui donnent des leçons ou qui pousse AFFI à affronter le pouvoir. Pour une question d'éthique, ce sont des voix de l'intérieur comme les AKOUN et autres qui doivent influer la politique d'AFFI. Ceux de l'extérieur doivent apporter leurs soutiens à la partie qu'ils jugent conforment à leurs aspirations. Mais ne doivent en aucun cas appeler au soulèvement et autres pendant qu'eux n'auront pas à souffrir des brimades et autres abus.

Pour ma part, l'histoire est en marche et rien ne pourra l'arrêter. Même si malheur pour lui AFFI se laissait aller au jeu du pouvoir, l'histoire s'écrira avec un grand " H " pour la Côte d'Ivoire. Il n'y a qu' à regarder l'environnement pour s'en convaincre. C'est pour cela je demande au Président AFFI de ne pas écouter les voix de ceux qui sont dans l'ombre autour de lui, lui faisant croire à son heure. Nous sommes toujours dans le temps de Laurent GBAGBO. S'il est difficile pour lui de porter cette croix, qu'il se mette en congé des activités politique. A l'image de Bro GREBLE, qui depuis sa sortie de prison ne porte aucune parole publique du fait certainement de sa détention.

LE SILENCE EST MIEUX Mr AFFI
Que Dieu bénisse la Côte d'Ivoire, nous vaincrons.
_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

DE LA CE(I)

Tout d'un coup, la confusion s'installe.
Mais que s'est-il passé ?
Quelle est cette forfaiture ?
Cependant nous demeurons serein car nous avons une boussole.

Youssouf BAKAYOKO venait de trahir le serment auquel il a fait allégeance. La CE(I) ou du moins son président décide d'endosser la responsabilité de la grave crise post-électorale de 2010. En effet, se sachant forclos, l'homme n'avait plus droit à la parole dans le processus électoral. Mais que nenni, il décide de porter le coup de grâce. Mettant la CE(I) au banc des accusés.

Quelles sont les leçons de l'élection présidentielle de 2010 ?
Il est de notoriété publique que pour juguler une crise postérieure, nous devons exposer les symptômes de la crise antérieure. Y apporter des remèdes qui seront acceptés par toutes les parties susceptible d'entrer en conflit. Or ce que nous constatons, c'est un déni complet des évènements et des acteurs qui ont causé cette crise post-électorale.

Sommes-nous en train de préparer une autre crise ?
A voir la précipitation dans laquelle s'engouffre nos dirigeants pour valider cette CE(I) acclamée par les principaux fossoyeurs (USA et France) de l'élection passée me laisse perplexe.
Quels sont les conclusions de l'élection passée ?
Quels sont les mécanismes que nous avons convenu pour juguler une crise postérieure ?

Les questions sont légions mail il est évident que la crise de 2010 n'est pas fini. En témoigne les emprisonnements massifs d'un camp. Et surtout du Président Laurent Gbagbo, qui il faut le rappeler est en prison parce qu'accusé de s'être attribué la victoire contrairement à l'avis de la CE(I).

La CE(I) n'est pas à l'ordre du jour.
Ce qui doit nous préoccuper pour l'heure c'est la vérité sur les évènements de 2010. Nous devons obliger ce régime à exposer la grave crise qui a endeuillé la Côte d'Ivoire pour connaître les tenants et les aboutissants. Des conclusions sortiront des résolutions justes pour tous les opprimés. Comment ?
En exigeant cela à tous les rassemblements, à toutes les réunions, à des meetings, à des conventions, sur la toile, dans le monde entier. Nous devons le crier tellement qu'ils ne pourront plus faire semblant de ne pas entendre.
En bloquant les grands axes d'activités de gouvernement comme l'opération du recensement.

Faire cela c'est aider à prévenir une autre crise, c'est poser les jalons d'une justice sociale, c'est dire aux Ivoiriens que nous ne voulons plus retomber dans les erreurs du passé et enfin c'est aimer la Côte d'Ivoire.
Que Dieu bénisse la Côte d'Ivoire, nous vaincrons.

Souffle Esprit
_______________________

" C’est vrai, il ne faut pas le nier. Le président Laurent Gbagbo et le Fpi nous ont donné des noms floqués sur des maillots que nous portons et nous devons faire honneur au maillot en le mouillant ou mieux avec notre sueur et nos larmes pour dire avec notre sang, si nous devons à notre corps défendant en arriver au sacrifice suprême. Si par extraordinaire, l’un de nous a l’outrecuidance de transgresser les principes et idéaux qui nous rassemblent, alors les militants du Fpi comme un seul homme se détourneront de lui. Et le profanateur, privé de ses vivats et des vivats des militants, finira comme Lucky Luke, ce pauvre cow-boy solitaire."

[Aboudramane Sangaré, 1er Vice-Président du FPI, 31 Août 2013]
Djagoyouwle Ogbawoli


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Nouvelle Chronique de Hassane Magued

Petite virée nocturne à Kiev
Confidence au peuple Ukrainien !


30/08/2014
La
                Révolution Permanente : Petite virée nocturne à Kiev –
                Confidence au peuple Ukrainien !C'est un homme de Révolution qui vous parle. C’est aussi un Africain, un homme habitué à la trahison, à l’humiliation, à la soumission, la révolte dans l’incapacité totale de réagir, à tout ce qui est rabaissant, … Notamment, c’est un homme de terrain, un digne fils de l’Afrique, un homme debout et fier de la Résistance opposée avec les siens à l’Occident, qui vous parle.

Après environ 8 siècles de piétinement par l’Occident, on finit par apprendre quelque chose. Et je voudrais partager ce que nous avons presque tous appris de l’Occident avec vous.

Peuple manipulé de Kiev, à Abidjan on dit, « si on te dit quelque chose est pointu et que ça peut te blesser, même si tu as avalé courage, faut pas t’asseoir dessus. Sinon tu vas rendre témoignage ». Ça, peut-être que vous ne le savez pas. Vous voulez prendre gros cœur pour vous asseoir à côté d’un homme qui vous offre comme chaise, une barre de fer pointue. Vous allez vous faire très mal. Vous ne le savez pas. C’est tout simplement parce que le fer qui vous est offert en guise de chaise est caché à l’intérieur d’un linge doux. C’est un piège. Ne mordez pas à l’appât. Tout est en encore possible. Revenez en arrière.

Croyez-moi, l’Occident fait partie de ces peuples chez qui l’homme en difficulté, le peuple affaibli, le peuple appelant au secours est avant tout un objet de commerce, un business. Immoral et foncièrement méchant, l’Occident est aussi et surtout un ramassis d’escrocs. Il y a très longtemps, lorsqu’ils venaient à la rencontre de l’Afrique, ils avaient fait croire qu’ils venaient en mission civilisatrice. Ils sont arrivés sur un continent où les hommes avaient développé déjà des valeurs de gestion et de protection de l’environnement, des industries artisanales justes utiles pour les besoins de la communauté ; ils ont découvert un peuple chez qui l’accumulation de richesses n’était que vanité. Ils ont fait la connaissance d’un peuple solide, avec des hommes solides, avec des croyances, notamment celles qui consistaient à se convaincre que l’étranger est un envoyé de Dieu et qu’il fallait le traiter royalement. Et ils les ont été traités comme des enfants de Dieu, des gens bien qui méritaient un traitement de valeur.

Avec tout ça, savez-vous ce qu’ils nous ont fait après ?
Ils nous ont volé notre or, nos terres, nos trésors les plus précieux ; ils ont corrompu des gens de peu de valeur comme il y en a dans toutes les sociétés ; ils leur ont enseigné la convoitise, le goût sauvage de la richesse et ils ont fait d’eux des complices de la destruction de notre peuple.

Des gens qui leur donnaient à manger et à boire, qui riaient avec eux, ils les ont récompensés en les asservissant par les armes et en les vendant comme de la marchandise sur les marchés européens et américains. En tout, l’Afrique a perdu 30% de sa population jeune, déportée, exploitée sexuellement, utilisée comme des animaux pour les travaux champêtres et comme cobayes pour faire des essais pharmaceutiques dans leurs laboratoires de recherches.
Mais, c’est pas tout. A Yopougon à Abidjan en Côte d’Ivoire, on a appris avec les Occidentaux, ce qu’on appelle fausse promesse d’argent. C’est à cause d’eux qu’il existe un adage qui dit : « l’argent est un garçon pile ; ce qu’on dit derrière lui, on ne peut pas dire ça devant lui ».

On va se comprendre. Avez-vous déjà suivi leurs soi-disant sommets pour collecter de l’argent et aider les peuples sinistrés ? Regardez du côté d’Haïti. Après la grande désolation qui a frappé ce pays, ils ont promis. Des milliards. Ils ont collectés, des centaines de milliards. Ils ont donné des miettes qui n’ont laissé aucune trace dans la vie des haïtiens. Le reste a circulé dans les paradis fiscaux pour fiancer leurs vacances entre serviteurs du diable, ces rigolos qui se prennent pour les maîtres du monde.

Donc, détrompez-vous. Kiev n’aura rien de bon des Occidentaux. Kiev sera poussée, et elle l’est déjà, à la faute. Après quoi, les Ukrainiens seront exploités, leur souffrance sera exploitée par les dirigeants occidentaux, à des fins de manipulation de leur opinion stupide et abrutie par des médias mensonges complices avec à leur tête, une bande de gens maudits avec leur agent maudit qui leur donne les maladies les plus viles du monde au lieu de leur procurer le bien être et le bonheur.

Kiev recevra des armes en échange du peu d’argent qui reste au peuple pour manger et boire. Kiev sera encouragée à tuer ses propres enfants après que Kiev a été convaincue que ces enfants-là en moins, ne fera qu’augmenter son bonheur.

Mais qu’en savez-vous ? Si Bill Gate ou Steve Jobs, ou Mark Zuckerberg avaient été tués dans leur jeune âge dans un bombardement de l’OTAN ou dans un bombardement encouragé et entretenu par l’OTAN, croyez-vous que l’humanité aurait eu ces inventions merveilleuses que ces hommes nous ont apportées ?

Aucun fils de Kiev en moins, ne peut être pour le bien de Kiev. Ils vous trompent. Comment des gens qui vivent de vol, de pillage, de meurtre, de mensonge, d’escroquerie et qui ont fait de l’intimidation des autres peuples, un moyen de prendre sans rendre compte afin de nourrir leurs enfants dans le sang et sur le dos de nous autres Africains et Arabes, peuvent-ils avoir de l’amour pour toi, fils ou fille de Kiev ?
Tu n’es ni plus ni moins qu’un simple objet sur lequel ils veulent monter pour voir dans la cour du voisin Russe afin de préparer le désarmement de ce voisin qui est depuis des décennies, un trouble-fête dans leur projet satanique de « Nouvel Ordre Mondial », un projet dans lequel ils proposent aux enfants des autres de se marier entre garçons, aux filles de se marier entre filles, aux jeunes d’avoir pour petite amie une chèvre ou une brebis, un chien ou un chat, d’apprendre à tuer leur frère si ce dernier ne pense pas comme eux les Occidentaux le veulent ; alors que pendant ce temps, ils préparent un meilleur avenir pour leurs propres enfants.

Ils vous parlent de menace Russe. Mais il n’y a aucune menace russe. C’est simple. Tout est une question de culture. Pour le voleur, le policier est une menace.

Pour qu’on se comprenne, regardez à l’histoire de la création des Etats-Unis d’Amérique. Ce sont des brigands, des hors-la-loi recherchés, des escrocs en fuite, des criminels rêvant de liberté sans limite, des hommes poussés par l’attrait de l’or indien, qui venant ou fuyant d’Europe ont créé ce pays, et après coup, ont passé un accord pour exploiter les autres peuples de la terre et les soumettre par les armes, la propagande et le nationalisme méprisant, le faux mythe du faux rêve américain, le culte de l’argent, ...

Quant à la Russie, vous connaissez aussi son histoire. Un peuple d’idéologues, d’hommes de réflexion et d’action, qui ont su penser autrement l’économique dans la société et qui ont su apprendre de leurs erreurs du passé. La vodka, c’était surtout pour le grand froid. A part ça, le reste est acceptable. On ne peut vivre sans nuire. Mais si on s’efforce de nuire le moins possible, c’est qu’on est meilleur que celui qui ne fait que nuire. Il en est ainsi de la Russie et des USA avec ses valets d’Europe.

Si la Russie n’avait pas été plus maligne en possédant l’arme nucléaire, actuellement vous et nous serions tous des esclaves marqués au fer dans leurs usines.

C’est pourquoi je vous parle. La colère est mauvaise conseillère. Comme on le dit chez nous, « On ne prend pas gros cœur pour boire café chaud. Si tu essaie aujourd’hui, tu vas sensibiliser les autres demain ». Donc, doucement. Ce n’est plus à la mode d’être ami de l’Occident. Comme le disent les Ivoiriens, « Il n’y aucune gloire pour une chèvre à être amie de la hyène ». C’est une amitié qui finira dans le sang. En effet, pendant que l’un fait les yeux doux et le dos rond, l’autre le regarde comme une nourriture. A la fin, un rêve et un destin seront brisés. De façon irréparable.

Si on vous en parle, c’est parce qu’en tant qu’Africains, on sait ce qu’il y a dans amitié avec « coupeur de route ». S’il te braque que tu le reconnais, il te tue de peur que tu ne le dénonce demain.
Kiev, l’Afrique Digne t’a parlé.

A Très Bientôt.
Hassane Magued
La Révolution Permanente

09:58 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

remous, déclarations, en attendant une nouvelle date

Mesdames et Messieurs, Camarades militants
Par la création du poste de vice-président « chargé de la coordination des actions pour la libération de Laurent GBAGBO », le Front Populaire Ivoirien (FPI) par ma voix, traduit toute sa reconnaissance à vous, sympathisants et militants, acteurs connus ou inconnus qui œuvrez inlassablement pour la cause de Laurent GBAGBO.
Face à l’obstacle imposant de la confirmation des charges contre le Président Laurent GBAGBO et aux intrigues politiques, le FPI estime qu’il est plus qu’urgent et indispensable de conjuguer ensemble nos efforts afin d’aboutir, avec plus de chance de succès, à notre objectif commun qui est la libération du Président Laurent GBAGBO, injustement détenu à la Cour Pénale Internationale.
Il s’agira, sans aucun doute, de créer un espace d’échanges, de concertation, d’exhortation mutuelle et de solidarité, en vue de rendre nos actions plus efficaces.
Je me tiens d’ores et déjà à votre disposition pour recueillir votre adhésion et vos suggestions.
Veuillez recevoir, Mesdames et Messieurs, Camarades militants, mes vifs remerciements pour votre disponibilité.
Salutations cordiales.

Voici mes coordonnées :
Téléphone portable : 07 07 43 70
Adresse Email : amonmarthe@yahoo.fr
Madame AMON AGO Marthe,
12 è Vice-présidente du FPI, Chargée de la coordination des actions pour la libération de Laurent GBAGBO.
FPI-FRONT POPULAIRE IVOIRIEN

COMITÉ CENTRAL FPI: L'INTERVENTION QUI A FAVORISÉE LA SUSPENSION DE LA RÉUNION (Tableau 3)

Les débats sont ouverts après les propos liminaires du Président Pascal Affi N'Guessan sur les justificatifs de l'entrée du FPI au sein de la CEI.
L'intervention du ministre LidaKouassiMoise‬ va susciter une certaine clameur de désapprobation. Pour Lida Kouassi (contre la méthode d'Affi), Le ministre Alain Dogou ne devrait pas siéger au sein de la commission électorale car ce dernier aurait été le dernier Ministre de la Défense sous qui, le FPI‬ a perdu le pouvoir. Un point de vu qui n'a pas été apprécié par l'ensemble des participants.
Selon certains, LidaKouassi‬ devrait être la dernière personne à tenir ce genre de propos.
Prenant la parole à son tour le Ministre Abouo-N'Dori (inscrit juste après Lida) lui a posé la question de savoir :
"Si tant est qu'Alain DOGOU est le dernier Ministre de la défense, sous lequel le FPI a perdu le pouvoir, lui Lida occupe la quellième position?"
Des propos mal appréciés par Lida qui, stoppé par le service de sécurité tentait d'en découdre avec le ministre Abouo N'Doli.
Une situation qui installe une atmosphère intenable dans la salle.
Vu l'ambiance délétère, le président Affi propose au Comité central la suspension des débats sur ce point (II) de l'ordre du jour. L'assemblée s'aligne, et RDV‬ dans certainement deux semaines
Jean Chrésus

  • Comité central du FPI:la grande bévue de Lida Kouassi qui a failli tout gâcher

    Posté le 30-08-2014 | 0 Commentaire(s)

    Les discussions arrivent enfin sur la ligne politique du président Affi et particulièrement sur l'entrée du fpi à la CEI ansi que certaines alliances tissées. Affi expose les arguments qui militent en faveur de l'entrée du fpi et de son maintien à la CEI.Une liste est alors ouverte pour des interventions sur le sujet.

    C'est ce moment que choisissent les frondeurs (battus au Secrétariat. Exécutif et au Secrétariat. Général.), pour vouloir exposer "un avis contradictoire à l'avis favorable", par les voix de Akoun, Lida et Ago Marthe. Réfus de la salle qui exige que s'ils veulent parler, qu'ils entrent ds la procédure en s'inscrivant.

    Les camarades prennent donc la parole pour s"exprimer en faveur ou contre notre maintien à la CEI.

    Arrive le tour de Lida Kouassi (frondeur) qui s'attaque, d'abord, vertement au président Affi puis à Alain Dogou (clameur de désapprobation de la salle, toutes tendances confondues). De ce dernier, il dira qu'il a été le dernier Ministre de la Défense sous qui, nous avons perdu le pouvoir (vacarme de désapprobation). Des voix s'élèvent pour dire que Lida Kouassi est très mal placé pour affirmer pareilles choses. On lui a rappelé que c'est lui qui a sauvé Dramane et que sinon on n'en serait pas là aujourd'hui. On a manqué de peu de le vider de la salle .Il est obligé de céder le micro.

    Arrive le tour du Ministre Abouo-N'Dori (inscrit juste après lui). Ce dernier pose la question suivante :"si DOGOU ALAIN est le dernier Ministre de la défense, Lida est le quellième?" Il n'a même pas le temps d'achever sa question, que Lida bondit de son siège en sa direction . Il est stoppé net dans son entreprise par la sécurité du président Affi et d'autres camarades

    Vu l'ambiance délétère, le président Affi propose au CC la suspension des débats sur ce point (II) de l'ordre du jour. L'assemblée s'aligne, sans aucune opposition à cette proposition .

    Après quoi, nous sommes passés au point (III) concernant le Congrès. Date: 11 au 14 déc. 2014, Palais des sports. Président : Pr Dano Djédjé Sébastien, assisté de Christine Konan et Amoakon Etien

    Le Point (I) a été consacré aux info relatives à la libération du Président Laurent Gbagbo. Avant la fin du mois de Septembre. 2014, lancement des activités de la vice-présidente chargée de la coordination. des actions de libération du Président. Organisation d'un Colloque International sur la libération du PR Gbagbo


  • FPI:comité Central du 30/8/14 (P.5)

    Le point sur la Cei reporté suite à des échauffourées.
    Il faut rappeler que parmi les intervenants, environs 18 avaient demandé le retrait pur et simple du parti de la Cei, pendant que 7 seulement voulaient le maintient. Face à cette lancée qui présageait une vraie déconvenue, les affi-dés, à travers Abouo N'dori (le tribaliste) ont crée un cafouillage en empêchant le ministre Lida Kouassi de terminer son intervention.

    Alors face à ce brouhaha crée de toutes pièces, le pdt Affi a suspendu la question de la Cei et l'a mise à un autre CC qui sera convoqué. Il y a pause en ce moment et à la reprise, la question du congrès sera débattu...

    Rien n'est perdu, restons vigilants et déterminés, l'argent ne payent pas TOUT et TOUS, ils perdaient encore la face, ils se rendent comptent qu'il y a bcp de Dignes militants au FPI...
    Kakry Khaza

    31/08/2014

    la réunion du Comité central du parti de Gbagbo se termine en queue de poisson Publié le dimanche 31 aout 2014 | APA
    Abidjan (Côte d'Ivoire) - La réunion du Comité central du Front populaire ivoirien (FPI, ex-parti au pouvoir) qui statuait, samedi, sur l’entrée de ce parti à la Commission électorale indépendante (CEI), a été ‘’suspendue jusqu’à nouvel ordre’’, après plus de six heures de débats, suite à des échauffourées entre partisans et adversaires au maintien du parti de Laurent Gbagbo dans la commission en charge de l'organisation des prochaines élections générales, a constaté, APA, sur place.

    Une bagarre rangée entre les deux tendances a, prématurément, mis un terme à la rencontre, suite à une altercation entre les anciens ministres Raymond Abouo N'dori et Moïse Lida Kouassi. L'ambiance électrique qui entourait le contrôle des mandats a atterri dans la salle de réunion où le Président Pascal Affi N'guessan était ‘'interrompu'' à chacune de ses prises de parole.

    C'est dans ce climat délétère, selon une source participante, qu'à son tour de parole, Lida Kouassi a interpellé le Président Affi sur le choix de ‘'Alain Dogou, le dernier ministre de la défense de Laurent Gbagbo qui nous a fait perdre la crise post-électorale'' pour représenter le FPI à la CEI.

    Pour Abouo N'dori qui interviendra à la suite de Lida Kouassi, ce dernier ‘'premier ministre de la défense de Gbagbo qui n'a pas pu mater la rébellion et qui a protégé Alassane Ouattara, pour nous mettre dans cette fournaise'' est mal fondé pour ‘'critiquer le choix de Dogou Alain''.

    Cette réplique de l'ex-ministre de la Construction de Gbagbo a mis le feu aux poudres. ‘'Piqué au vif, Lida Kouassi a bondi sur N'dori qui a eu son salut grâce à la prompte interposition de ses voisins immédiats pour calmer Lida'' explique la source.

    Sur les faits et compte tenu des ‘'esprits surchauffés'', le Président Pascal Affi N'guessan a ‘'suspendu'' le débat sur la CEI. Le point relatif au prochain congrès n'a pu ‘'être débattu'' convenablement. Le Comité central termine, ainsi, sa réunion en queue de poisson, avec des positions tranchées de part et d'autre sur le maintien du FPI à la CEI.

    HS/ls/APA
    Agence de Presse Africaine (APA NEWS)

    Il y a quelque chose qui relève de la psychanalyse dans tout ce remue-ménage. Un transfert d'agressivité assez sidérant à première vue. C'est l'histoire de l'ouvrier martyrisé par son patron contre lequel il ne peut rien ; et qui, arrivé à la maison, crie sur son père, gifle sa femme ou bastonne ses enfants. Ce faisant, il entérine sa défaite face à celui dont il a intériorisé la supériorité ; et contre lequel il ne se révoltera pas.
    Nous devons convenir tous ensemble que la souffrance ne rend pas forcément plus sage, plus humble, plus noble de cœur, et qu'avoir séjourné dans des cachots infâmes n'élève pas forcément l'âme ainsi qu'on aurait pu le penser.
    Théophile Kouamouo

    Á LA DIRECTION DU FPI.

    Il faut toujours se battre!
    Se battre, toujours se battre pour avancer. La vie est, en définitive, un long combat débuté à la naissance et qui se poursuit tout au long de l'existence. Dans ce combat, il y a des périodes de répit, il y a des trêves, il y a des sacrifices, des résultats, des échecs, des réussites. Il faut se battre pour tout. Rien n'est jamais acquis. Il faut constamment remettre son ouvrage sur le métier ! Il n'y a donc place pour la résignation. A force de résignation, la vie se charge de tout -

    N'abandonnez jamais ce combat.
    La résignation c'est la mort : on se résigne quand on n'a plus assez de forces ,assez d'idées pour lutter, c'est le début du déclin qui accélère la chute.
    Retenons tous ceci:Nelson Mandela est resté 27 annnées en detention arbitraire l'ANC n'a pas vendu l'âme du parti.
    Si le fpi faillit, c'est toute la region ouest africaine qui sombrera; à mediter.
    Remettez le parti sur ses rails.On attend beaucoup de vous à la direction. Please please!!.
    Adolphe Inagbe


    08:24 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

    le chat n'est pas là, les souris dansent.

    Le FPI apporte de l’eau au moulin de tous ses détracteurs : parti d’intolérance et de violence. Pour preuve, son Comité central de ce samedi 30 août 2014 s’est terminé en queue de poisson en raison de la bagarre généralisée qui a mis précocement fin à la réunion. L’argument de la force en lieu et place de la force des arguments. Et dire qu’il a dirigé ce pays pendant dix ans. Quand le chat n'est pas là, les souris dansent.

    (...) Quels enjeux peuvent expliquer que des membres dont des anciens ministres de la Côte d'Ivoire, d'une instance importante appelée le Comité central en arrivent aux mains? C'est un spectacle triste et inqualifiable qui apporte du grain à moudre à ceux qui dépeignent, et non moi, le FPI comme un parti violent et intolérant..
    (...)
    Un seul grain pourri suffit pour rendre nocive à la consommation la poignée d'arachide. Car, c'est une escalade verbale entre deux protagonistes qui aurait dégénéré en bagarre généralisée aux dépens de l'image déjà écornée du parti. Et puis, si vous me lisez bien, je ne fais aucune déduction. Je dis simplement que le FPI donne a fortiori raison à ceux, y compris à La Haye, qui le présentent comme un parti violent et intolérant.
    (...)
    Il y a un fait qui fait l'unanimité: la réunion du comité central du Fpi de ce samedi 30 août n'est pas allée à son terme. Pourquoi? Une bagarre généralisée entre protagonistes. Et ce n'est pas ma version; ce sont les faits tels qu'ils se sont déroulés, selon toutes les sources. Peu importe celui, celle ou ceux qui l'ont déclenchée. Seule devrait compter l'impact complètement négatif de cette confrontation physique pour l'image du parti qui n'en finit pas de laver son linge sale sur la place publique.
    Bally Ferro

    01:28 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

    FPI: quelques réactions prises sur le vif de la toile

    Le Comite Central du FPI de ce jour interrompu pour cause de bagarre.
    Lida Kouassi Moise le plus nul des ministres que Gbagbo a eu et celui qui a contribue par son attitude irresponsable en tant que ministre de la défense lorsque notre régime a ete attaque en 2002 a la souffrance actuelle du peuple ivoirien en laissant6 ouattara s'en fuire,s'est encore illustre ce matin en insultant le président du parti alors la réaction de la salle a été automatique.D'abord le ministre Abouo Ndori qui la copieusement rappelé à l'ordre. Alors face au désordre que cette situation a crée,
    la réunion a pris fin.
    Gabriel Nebout

    FPI LA FIN DU COMITÉ CENTRAL.
    Le Pdt AFFI expose en 40mn ses arguments,et refuse la parole aux opposants à sa ligne. 104 personnes inscrites,qui doivent dire oui ou non à la CEI,pas d'arguments à développer. 23 personnes prennent la parole dont 15 non et 8 oui,le Pdt AFFI arrête la séance pour demander un report,colère de la majorité du comité central.Donc,pas de communiqué final. Affaire à suivre....
    Moi j'ajoute à poursuivre et à rattrapper !
    Pris sur le mur de DigneAfrique Renaissance

    AFFI est en train de pervertir les idéaux du FPI. Et c'est très dommageable pour ce jeune parti, notre parti qui a fait et fait rêver tant d'ivoiriens. Je comprends pourquoi il ne se bat pas pour la libération Laurent Gbagbo. Pour dégager ses responsabilités, il crée un secrétariat national pour gérer ce problème. AFFI est en train d'appliquer la feuille de route que la France et les États Unis lui ont donné à sa sortir de prison. La France a dit au President MIAKA que le FPI devait chercher une alternative à Gbagbo. AFFI ayant cette information veut être cette alternative au FPI avec la caution de ses parrains même s'il doit fouler au pied les idéaux de ce parti. Espérons que le FPI a suffisamment de ressources pour éviter la direction dans laquelle il veut nous amener.
    Le départ de MAMADOU koulibaly du FPI a ouvert un boulevard pour Affi N'GUESSAN.
    Gragbayou Yves


    Comité Central du 30/8/14 (P.6) : FIN du CC

    Le Comité Central vient de prendre fin suite aux échauffourés provoqués par les Affi-dés.
    Un autre Comité Central Extraordinaire pour débattre des questions serait prévu dans 2 semaines.

    D'ici là, on reste vigilants et on maintient la pression, ON LÂCHE RIEN DU TOUT, ON VA GAGNER !!!

    La Lutte Continue avec le Leader UNIQUE, le Président Laurent GBAGBO.......OVAJAB !!!

    Franck Anderson Kouassi que Affi a nommé responsable de la com dans notre parti, continue ses provocations. Devant des explications du pdt Affi qui ont soulevées la grogne des militants, ce type s'est permis d'injurier et faire des histoires aux militants, là ou il devait tenter d'expliquer les propos de son patron que les militants rejettent.

    Je comprends pourquoi le pdt Affi peine dans sa com, ce transfuge de droite qui ne sait rien du FPI et de sa tradition de débat, continue de se donner en spectacle pour ravir le titre de fou du roi qui est très disputé de ce côté, mais que celui qui le connait lui disent d'arrêter de se ridiculiser sinon on va l'y aider...
    Kakry Khaza

    urgent!

    Fin de la reunion du Comite Central de ce jour 30 Aout 2014 - la question de la cei a ete remise dans 2 semaines -Alors que Pascal Affi N'Guessan etait minoritaire, il reporte la reunion - et ainsi il retablit l'ordre- SOIT.    Et les fausses intrigues continuent!
    Wayoudré Zekou

    00:40 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

    Zadi Djédjé annonce sa candidature à la présidentielle de 2015,

    pathétique, Zadi Djédjé immortalisé par sa prestation à l'aéroport d'Abidjan, accueillant Ado-solution avec canne et chapeau, "guéri" de sa sciatique à complications multiples, est candidat aux présidentielles! Quel rival dangereux, n'est ce pas? FPU contre FPI qui s'écharpe ce soir... Finalement que va-t-il rester, voilà que Zadi Djédjé  devient le représentant de Charles Blé Goudé. le candidat qui ne représente que lui-même va devenir sous les applaudissements de Hamed Bakayoko le "trois en un" de l'Opposition, histoire pour le gouvernement de se moquer un peu plus de tout ce petit monde.
    Shlomit

    Mis en ligne par La Rédaction | Samedi 30 août 2014
    Hambak_Jfpi
          (4)Par Serge Alain Koffi

    Zadi Djédjé, un proche de l’ex-leader des Jeunes Patriotes ivoiriens pro-Gbagbo, Charles Blé Goudé, a annoncé samedi à Abidjan sa candidature à la présidentielle prévue en octobre 2015, lors de la rentrée politique de son parti le Front populaire-uni (FPU).

    « Le FPU annonce sa candidature sa candidature en 2015 pour diriger la Côte d’Ivoire », a déclaré Zadi Djédjé, sous les applaudissements nourris de ses militants, lors de la rentrée politique de son parti à Yopougon (quartier pro-Gbagbo à l’ouest d’Abidjan).

    « Je suis sûr qu’en 2015, le FPU que je dirige va gagner ces élections », a poursuivi Zadi Djédjé, expliquant que sa jeunesse n’est pas un handicap. « David était plus petit mais il a combattu Goliath ».

    M. Zadi, connu pour ses fréquentes critiques contre le Front populaire ivoirien (FPI) de l’ancien président Laurent Gbagbo, a créé en avril 2014 un petit parti, Front populaire-uni (FPU).

    Il a invité tous les partis politiques de l’opposition à participer au scrutin de 2015, pour lequel le chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara a déjà annoncé sa candidature.

    SKO, connectionivoirienne

    00:16 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

    29/08/2014

    Gaza: "l'Europe doit agir" (François Hollande)

    Quand Flamby tape du poing sur la table, tout l'édifice bouge, mais la crème ne prend plus...

    "La négociation pour la négociation ne suffit plus, il faut faire pression sur les 2 parties"

    Christophe Ena (Pool/AFP)

    L'accord de cessez-le-feu conclu mardi entre Israël et le Hamas ne suffit pas pour le président de la République française qui s'exprimait jeudi lors d'une conférence aux ambassadeurs à l'Elysée, à qui il a délivré leur feuille de route.

    "La négociation pour la négociation ne suffit plus", a averti François Hollande.

    Au-delà de la médiation égyptienne, le chef de l'Etat français veut donc impliquer l'ensemble de la communauté internationale pour faire "pression" sur les deux parties afin qu'elles respectent "strictement" leur engagement.

    "Pour qu'une solution soit enfin trouvée, le rôle des Etats-Unis est décisif. Mais celui de l'Europe ne l'est pas moins : elle doit agir. L'Europe fait beaucoup pour reconstruire et développer la Palestine", a-t-il dit aux ambassadeurs.

    L'UE ne peut pas être selon lui qu'"un guichet" voué à la reconstruction de la Bande de Gaza après chaque guerre. Hollande a rappelé l'objectif - non prévu dans l'accord conclu au Caire - de voir "une levée du blocus progressive et une démilitarisation du territoire" de Gaza, rappelant que Paris avait fait des propositions pour sécuriser la réouverture des points de passage entre Gaza et Israël et l'Egypte.

    "Mais au-delà, c'est le chemin de la paix qu'il convient de retrouver au plus vite. Chacun en connaît les conditions: un Etat palestinien démocratique et viable, vivant au côté de l'Etat d'Israël en sécurité".

    L'aide humanitaire et les marchandises affluent vers Gaza
    Said
            Khatib (AFP)

    L'aide humanitaire et les produits de consommation ont commencé à entrer jeudi dans la bande de Gaza, dévastée par 50 jours d'un conflit meurtrier, les Gazaouis plaçant désormais tous leurs espoirs dans l'allègement du blocus israélien prévu par l'accord de cessez-le-feu.

    Jeudi, au point de passage entre Israël et la Bande de Gaza Kerem Shalom, une longue file de camions était visible, la plupart chargés de marchandises pour les magasins de Gaza, certains apportant de l'aide humanitaire. Aucun matériau de construction n'était en revanche visible.

    Les Israéliens contrôlent toutes les ouvertures de Gaza, à l'exception du point de passage de Rafah, qui relie l'enclave à l'Egypte.

    Raëd Fattouh, le chef du comité de liaison palestinien qui assure la coordination aux points de passage avec les Israéliens, a expliqué à l'AFP que le trafic à Erez et Kerem Shalom devait reprendre comme avant la guerre, le temps que les deux parties négocient les nouvelles procédures prévues par l'accord de cessez-le-feu.

    L'ONG israélienne Gisha qui milite pour la liberté de mouvement des Palestiniens a appelé à modifier les inspections drastiques pour accélérer la reconstruction, rappelant que 70.000 Gazaouis travaillent dans le bâtiment. Sans cela, "elle prendra au moins 100 ans", a estimé Sari Bashi, co-fondatrice de l'ONG.

    (avec AFP) sur i24.news

    12:26 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

    Ebola : le mensonge généralisé

    La Lettre Santé Nature Innovation par Jean-Marc Dupuis,

    Ebola : le mensonge généralisé

    Ebola : le
          mensonge généraliséAlors que le journal Le Monde parle quotidiennement de « ravages » et de « catastrophe », la réalité est que l'épidémie de virus Ebola reste d'ampleur très modeste. La presse parle de 1229 morts entre mars et août 2014 sur l'ensemble de l'Afrique, et encore ce chiffre n'est-il pas exact.
    Si vous vous rendez sur la page du site de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) traitant du sujet, vous vous rendez compte qu'il y a en fait 788 décès formellement identifiés comme causés par le virus Ebola. Les autres sont des cas « suspects » ou « probables ». [1]
    Ce sont bien sûr 788 morts de trop, mais il faut comparer aux 1,2 MILLION de morts causés annuellement par le paludisme [2], ou aux 2000 morts causés annuellement en France par la grippe saisonnière. [3]

    Très peu de contagion

    Les images de soignants portant des masques et des combinaisons intégrales pour s'approcher des malades suspectés sont insensées et dignes d'un mauvais film de science-fiction. Car le virus Ebola ne se transmet absolument pas si facilement :  « Il faut un contact direct avec un liquide biologique comme le sang, les selles, les vomissures. Il n'y a aucune transmission par voie aérienne. C'est-à-dire que, lorsqu'une personne parle ou tousse, elle ne répand pas le virus Ebola dans l'air ambiant. » explique le Pr Bruno Marchou, chef de service des maladies infectieuses et tropicales de l'hôpital de Purpan, àToulouse. [4]
    Autrement dit, le virus Ebola est comparable au SIDA pour son mode de propagation. Il faut vraiment être au contact du sang ou du liquide biologique du malade pour risquer soi-même d'être contaminé.
    Cela veut dire, toujours selon le Pr Bruno Marchou, que le virus Ebola : « n'atteindra pas le stade pandémique. À Conakry (capitale de la république de Guinée), ils avaient initialement plusieurs dizaines de cas parmi le personnel hospitalier. Ils ont réussi, en appliquant des mesures d'hygiène standard simples, à endiguer la propagation du virus parmi leur personnel. »
    Ces mesures d'hygiène n'ont rien de sorcier : « Quand on s'occupe d'un patient, on se couvre les mains avec des gants. Si le patient vomit, il faut aussi se couvrir le visage. C'est le b.a-ba. On fait ça tous les jours. » continue-t-il.

    «La mort dans 20 à 90 % des cas »
    Sandrine Cabu, de Médecins Sans Frontières, interrogée par Le Monde, explique que le virus Ebola entraîne « la mort dans 20 à 90 % des cas ».
    Pourquoi une fourchette aussi absurdement large ? Parce que le virus Ebola est surtout dangereux quand il est mal soigné. Les personnes meurent de déshydratation ou d'hémorragies mais le traitement consiste alors simplement à hydrater ou à transfuser le patient, pas à lui donner un vaccin ni un hypothétique médicament. Il ne faut pas croire ce que prétend l'industrie pharmaceutique qui aimerait pouvoir vendre aux gouvernements une poudre de perlimpinpin comme elle l'avait fait pour le Tamiflu. « Les nouveaux médicaments ne sont pas la solution contre Ebola », selon un expert en maladies infectieuses. La solution contre l'épidémie consiste à respecter des mesures simples et de bon sens : hygiène, bonne nutrition, vitamine D, vitamine C.
    Selon Anthony Fauci, directeur de l'Institut national, des allergies et des maladies infectieuses des Etats-Unis, l'outil le plus efficace contre Ebola est de prodiguer les soins de base aux malades.
    « La véritable priorité devrait être de créer des infrastructures médicales dans les pays touchés pour fournir aux malades le soutien médical de base comme l'hydratation et la transfusion sanguine. Cela aura un beaucoup plus gros effet sur la santé que la distribution au hasard de quelques médicaments expérimentaux. »[5]
    Selon Thomas E. Levy, auteur d'un article récent sur les remèdes potentiels contre le virus Ebola [6] : « Jusqu'à présent, il n'y a pas un seul virus testé qui n'ait pas été inactivé par une certaine dose de vitamine C. Un des moyens prioritaires pour détruire le virus, ou programmer sa destruction par le système immunitaire, est d'activer la “réaction de Fenton”. En un mot, cette réaction peut se produire à l'intérieur du virus, dans les cellules où les virus se répliquent et à la surface des virus eux-mêmes. » Il n'y a donc aucune raison de suspecter le virus Ebola de se transformer brutalement en une pandémie à l'échelle de l'Afrique, et encore moins dans le reste du monde. Mais il n'y aucun doute que cette psychose peut servir les intérêts financiers de quelques-uns.

    Semer la panique : un business très lucratif
    La panique autour du virus Ebola rappelle évidemment la grippe aviaire de 2005 et la grippe porcine (H1N1) de 2009. Ces deux « pandémies imminentes » ont été  l'occasion de manipuler grossièrement les opinions publiques pour justifier la vaccination en masse des populations, qui s'est révélée entraîner de terribles effets secondaires, dont la narcolepsie, un très  grave trouble du sommeil. [7]
    En 2009, l'Organisation Mondiale de la Santé a prédit qu'un tiers de la population mondiale pourrait être touchée par la grippe H1N1, avec des effets incalculables. La ministre de la Santé Roselyne Bachelot n'avait alors pas hésité à commander 94 millions de vaccins ! Les Français n’ayant été que 6 millions à se faire vacciner, Mme Bachelot avait, dès le mois de janvier 2010,  annulé auprès des laboratoires pharmaceutiques la livraison de 50 millions de doses et fait verser par l'Etat en dédommagement près de 48 millions d’euros  aux laboratoires. [8]
    Quant au fameux médicament antiviral « miracle », le Tamiflu, son effet réel n'est que de réduire la durée des symptômes de moins d'une journée, sans limiter d'aucune façon les hospitalisations. Une étude britannique a conclu que la distribution de Tamiflu contre la grippe H1N1 a eu pour seul effet de... gaspiller 500 millions de Livres sterling.
    En effet, la saison de grippe 2009 se révéla finalement moins grave que d'habitude, malgré la présence de la souche H1N1. De plus, de nombreux prétendus cas de grippe H1N1 se révélèrent ne même pas être des grippes mais de simples rhumes, ce qui n'est pas sans rappeler ce cas de virus Ebola à Berlin qui s'est finalement révélé être... une gastro. [9]

    Jouer avec le feu
    Toutefois, les titres excessifs martelés par la presse sont à mon avis très dangereux :
    « Une épidémie absolument pas sous contrôle, sans précédent », Médecins Sans Frontières, le 30 juillet 2014. [10] [11] « Le virus Ebola continue de dévaster l'Afrique de l'Ouest », Le Monde, 15 août 2014.[12]
     « L'OMS décrète une urgence de santé publique de niveau mondial », France 24, le 20 août 2014. [13]
    Cette psychose est en train de semer la pagaille en Afrique, où des gouvernements sont ni plus ni moins en train de fermer les frontières, mobiliser les armées pour réprimer les populations, et même isoler sans raison des dizaines de milliers de malheureux, hommes, femmes, vieillards et enfants mis en quarantaine dans un bidonville du Libéria, sans nourriture ni eau. [14]
    « Pour espérer contenir l'épidémie de fièvre  hémorragique Ebola qui fait rage au Liberia (…) le gouvernement prend des mesures draconiennes. Deux quartiers de la capitale, Monrovia, ont été placés en quarantaine et sous surveillance sécuritaire, alors que dans le reste du pays, un couvre-feu a été instauré.», Le  Monde du 22 août 2014.

    "Tirer à vue"
    Dimanche 24 août, on apprenait que, au Sierra Leone : « Le parlement a adopté un projet de loi qui interdit d'héberger des malades. Les contrevenants sont passibles de deux ans de prison. [15] »
    Lundi 25 août, pire encore : le gouvernement du Libéria ordonne à ses soldats de "tirer à vue" sur les personnes qui chercheraient à passer la frontière, soit disant pour empêcher l'épidémie de se progager ! [16]
    Ces réactions totalement excessives risquent de provoquer une vraie catastrophe humanitaire, bien plus grave que le virus Ebola lui-même.
    Des mesures commencent également à être prises contre les Africains au niveau international :
    « Au niveau international, les citoyens de ces pays font l’objet d’une quarantaine de plus en plus stricte avec la fermeture des frontières, la suspension des vols de la plupart des compagnies aériennes qui les desservaient le rapatriement des membres des familles du personnel diplomatique dans ces pays, l’annulation de conférences internationales, la délocalisation d’événements  sportifs, etc. » note Rue 89. [17]
    En Corée, de véritables réactions racistes éclatent contre les Africains, interdits d'entrer dans certains
    magasins. [18]

    Le mythe du passager infecté dans l'avion
    À écouter les autorités et nos journalistes, on croirait qu'une épidémie de virus Ebola peut se déclencher à tout instant en Europe : il suffirait que débarque un Africain touché par la maladie arrivé par avion. Cette hypothèse est parfaitement irréaliste. Elle ne traduit qu'une ignorance complète de ce qu'est réellement le virus Ebola. Ne succombons ni à la psychose, ni à une forme de racisme qui ne dit pas son nom.
    L'épidémie de virus Ebola ne sera correctement endiguée en Afrique que si toute violence et toute mesure
    répressive cesse. Qu'on laisse chaque patient être pris tranquillement en charge par un personnel ayant une formation médicale de base, et prenant les mesures d'hygiène évidentes.
     N'envoyons ni cargaisons de vaccins en Afrique, ni médicaments. Cela ne servirait qu'à enrichir les laboratoires pharmaceutiques et à provoquer des dégâts bien plus graves par les effets secondaires de ces médicaments.
    santénatureinovation.com

    [1] Maladie à virus Ebola en Afrique de l’Ouest – mise à jour
    [2] La mortalité due au paludisme plus forte que prévu
    [3] Nombre de décès dus à la grippe en France
    [4] «Je n’ai pas peur du virus Ebola mais de la panique qu’il va provoquer
    [5] Fauci: New drugs not the best answer for Ebola
    [6] Surprising solution for Ebola virus
    [7] Des troubles neurologiques rares liés au vaccin anti-H1N
    [8] La grippe h1n1 finit en coûteuse fumée
    [9] Alerte au virus Ebola: ce serait en fait une gastr
    [10] Ebola: plus de 1.300 cas, 729 décès, 4 pays, une épidémie « sans précédent
    [11] Ebola : le Sénégal ferme ses frontières avec la Guiné
    [12] Le virus Ebola continue de dévaster l’Afrique de l’Ouest
    [13] Ebola : l’OMS décrète une « urgence de santé publique de portée mondiale
    [14] Ebola : au Liberia, un bidonville coupé du monde
    [15] Ebola: la Côte d’Ivoire ferme ses frontières oues
    [16] Shoot-on-sight order in Ebola-wary Liberia
    [17] Ebola : ignorance, paranoïa et mise en quarantain
    [18] Ebola : ignorance, paranoïa et mise en quarantaine

    Pour en savoir plus, cliquez ici : http://www.santenatureinnovation.com/ebola-le-mensonge-ge...

    11:10 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

    Cameroun: la séléka veut aider le Camerounais Abdoulaye Harissou à renverser le Président Paul Biya?

      milicien de la Séleka
    Miliciens de la séléka en Centrafriqueversion officielle
    L’ex-président de l’Ordre national des notaires du Cameroun, Abdoulaye Harissou, séjourne depuis mercredi dans les locaux de la Direction générale de la recherche extérieure (DGRE) à Yaoundé, dans le cadre d’une enquête pour intelligence avec la rébellion centrafricaine Séléka, a appris APA de source introduite.

    Interpellé le même jour à Maroua (Extrême-Nord), il a été transporté dans la ville par avion militaire. Il lui serait, selon les mêmes sources, reproché sa proximité avec le président du Mouvement patriotique du salut camerounais (MPSC, opposition), Aboubakar Sidiki, interpellé le 9 août dernier dans la métropole économique, Douala avant d’être lui aussi conduit à la DGRE où il reste détenu pour menées déstabilisatrices contre son pays à partir de la République centrafricaine (RCA).

    Les deux hommes, apprend-on, entretiendraient des liens étroits avec la Séléka qu’ils auraient sollicitée aux fins d’obtenir des armes et attenter à la sécurité de l’Etat à partir de la région de l’Est frontalière avec la Centrafrique.

    Abdoulaye Harissou et Aboubakar Sidiki auraient, pendant de longs mois, été pistés par les services de renseignement et mis sur écoutes téléphoniques.

    De même, apprend-on, des investigations ont révélé que le premier cité, par ailleurs proche de l’ex-ministre de l’Administration territoriale Marafa Hamidou Yaya, aujourd’hui en prison pour détournement de deniers publics, disposait de gros moyens financiers dans ses comptes bancaires.
    Par: APANews sur corbeaunews.ca
    _________________________________

    version inofficielle mais ô combien plausible, puisque mon ami camerounais Jean-Marc Sobot, journaliste professionnel est digne de foi.
    Et dire qu'un pasteur à la retraite depuis peu, ancien aumônier militaire en Côte d'Ivoire me racontait tout heureux, lorsque je l'ai rencontré il y a exactement un an, qu'il avait une nièce journaliste qui couvrait la Côte d'Ivoire et l'Afrique de l'Ouest; son nom: Fanny Pigeau !
    Shlomit

    BOKO-HARAM| HARISSOU...
    Ils ont lâchement arrêté mon ami perso Abdoulaye Harissou, notaire à Maroua... Son crime: être ami d'enfance de l'ancien secrétaire général de la présidence Marafa Hamidou Yaya, faisant l'objet d'une lourde peine privative de liberté à Yaoundé --- mais que l'étrange journaliste française Fanny Pigeau vient de désigner comme étant le probable responsable de la «rébellion» armée qui sévit dans le septentrion depuis l'année dernière... Ils ont assassiné en janvier 2014 la secrétaire de toujours de Marafa: Christiane Soppo Mbango... Ils refusent de soigner Marafa qui pourrait succomber à tout moment d'on ne sait quel mystérieux... poison... Bien-sûr la galerie applaudit à tout casser... Et voilà maintenant que TRÈS mal informés sur les exactions armées sur le territoire national, ils s'en prennent à un paisible fils de Garoua... Bien-sûr, Marafa est une carte des Occidentaux! Bien-sûr il est (comme Paul Biya!) le grand ami de Vincent Bolloré --- qui n'ose plus l'approcher... Mais. Mais. Mais vous êtes tous, tous ensemble --- DRG (Renseignements généraux), CRM (Centre du Renseignement Militaire: B2), DGRE (Direction Générale de la Recherche Extérieure), DST (Surveillance du Territoire), SED (Secrétariat d'État à la Défense), DSP (Sécurité Présidentielle), BIR, MINATD (Renseignement administratif) ---, vous êtes TOUS très mal informés sur ce qui se passe dans le septentrion camerounais... Laissez mon ami Harissou tranquille, bande d'incompétents! Courage Maître Harissou...
    Quelle que soit la durée de la nuit... J.-M.S.

    Jean-Marc Soboth


    10:26 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

    Audiences publiques de la CDVR

    Banny entre «Gacaca» édulcoré et CVR dénaturé

    Audiences
              publiques de la CDVR
              Banny entre «Gacaca» édulcoré et CVR dénaturé
              Le processus de réconciliation nationale amorce, le lundi
              1er septembre 2014, une phase décisive et critique : les
              audiences publiques des présumées victimes et des supposés
              bourreaux, prescrites par l’ordonnance du 3 février 2014,
              à l’effet de faire la lumière sur les graves et massives
              violations des droits de l’homme qui ont lieu en Côte
              d’Ivoire. Et l’événement est si important que ces
              audiences seront retransmises en direct sur les chaînes de
              la Radio et de la Télévision nationales, a assuré le
              président de la Commission dialogue, vérité et
              réconciliation (CDVR), Charles Konan Banny. Au lancement
              officiel de ces audiences publiques, le 27 août 2014,
              Konan Banny a estimé à 60.000 le nombre des «victimes,
              témoins et perpétrateurs», qui ont été entendus de mai
              2014 au 15 août 2014 sur l’ensemble du territoire
              national. Le porte-parole des victimes, Anon Christ Seydou
              Simplice (opérateur économique basé à Duékoué, qui
              s’était, un moment, exilé au Ghana), a réagi au quart de
              tour. Il a exprimé leur reconnaissance en la CDVR pour le
              «travail abattu» et ce «grand pas pour soulager et réparer
              les préjudices subis» avec l’ouverture des audiences
              publiques.
              «Au départ, nous étions désabusés, sceptiques quant à la
              réussite de votre mission. Force est de reconnaître
              aujourd’hui que votre méthode de travail nous a rassurés
              et convaincus. Malgré les critiques acerbes, les
              incompréhensions bien souvent de la mauvaise foi, nous
              victimes affirmons que vous êtes sur la bonne voie pour
              relever le défi de la réconciliation», a souligné M. Anon.
              Car chat échaudé craint l’eau froide.
              Banny prône l’impunité.
              Rien d'étonnant dans sa prise de position, le dilatoire
              sur les questions des droits de l’Homme étant érigé en
              méthode de gouvernement depuis le début du quinquennat
              d’Alassane Dramane Ouattara. Anon Christ Seydou Simplice
              est le président de l’Association des victimes et déplacés
              de guerre d’Abidjan (AVIDGA). Le 23 septembre 2012, à
              Abidjan-Abobo, soit deux mois après l’attaque du camp de
              5.000 déplacés de Nahibly, à Duékoué en juillet 2012, il
              traduisait le ras-le-bol des victimes devant la lenteur
              des enquêtes du gouvernement et de l’ONUCI sur la
              destruction de ce site par des individus armés, faisant au
              moins une dizaine de morts, selon le communiqué officiel,
              et plus d’une centaine, selon d’autres sources dont le
              mensuel français Le Monde Diplomatique dans son édition de
              septembre 2012. «C’est pour prêter une mauvaise intention
              aux déplacés que l’on a avancé la thèse de combattants
              armés au sein du camp de Nahibly. Le site (de Nahibly)
              n’avait aucune arme bien que des ex-combattants aient eu
              accès au site. Ils ont été désarmés et les contingents
              jordaniens et marocains peuvent témoigner», fulminait-il.
              C’est pourquoi, poursuivait-il, il urge que les résultats
              des enquêtes soient vite connus de tous «en attendant que
              des poursuites contre des présumés auteurs soient
              engagées», concluait alors le président de l’AVIDGA.
              Deux ans après cette attaque de Nahibly, les enquêtes
              ouvertes ont accouché d’un silence de cathédrale, les
              présumés auteurs courent toujours, mais contre mauvaise
              fortune, Anon Simplice fait bon cœur en se contentant des
              audiences publiques. Créée selon l’ordonnance n°2011-85 du
              13 mai 2011, dans le but de faire la lumière sur les
              crises passées et récentes, afin de créer les conditions
              d’une réconciliation nationale, la CDVR est un mécanisme
              non judiciaire chargé de faire la lumière sur les crises
              passées et récentes dans le but de favoriser la
              réconciliation nationale. Et Konan Banny a averti pour
              lever toute équivoque : «Les audiences publiques n’ont pas
              vocation à condamner ou à absoudre. C’est un tribunal de
              conciliation, de réconciliation et de pardon. Et le
              processus vise une société qui refuse la violence.»
              Tolérance zéro pour les criminels.
              Cette sortie prend le contre-pied de la position
              officielle des autorités ivoiriennes qui sont pour la
              tolérance zéro en matière de violation des droits de
              l’homme. «Toutes les personnes qui ont posé des actes
              répressifs pendant la crise post-électorale répondront de
              leurs actes devant la justice. C’est à ce prix que la Côte
              d’Ivoire pourra tourner définitivement cette page
              douloureuse. Nous voulons mettre fin à l’impunité et
              favoriser la réconciliation nationale,» déclarait, le 8
              août 2012, Alassane Dramane Ouattara, en recevant le
              Rapport final de la Commission nationale d'enquête sur les
              évènements post- électoraux (31 octobre 2010-15 mai 2011),
              qui a auditionné 15.875 personnes et recensé 13.344
              personnes comme victimes. Et le 17 juillet 2014, au cours
              de la conférence de presse conjointe qui bouclait la
              visite officielle de l’hôte de l’Elysée en Côte d’Ivoire,
              François Hollande renchérissait : «Tous ceux qui ont
              commis des exactions doivent répondre de leurs actes (…)
              L’impunité ne doit pas être tolérée.» Que les autorités
              ivoiriennes ne sautent pas alors au plafond pour dénoncer
              cette musique qui sonne faux, indique qu’il peut y avoir
              anguille sous roche. De là à croire que Konan Banny et la
              CDVR voudraient faire le jeu du pouvoir au point
              d’exonérer les principaux présumés bourreaux du camp
              présidentiel, il n’y a qu’un pas que des adversaires ont
              franchi. A leurs modalités pratiques qui restent
              inconnues, ces séances d’exorcisme, qui se sont déroulées
              dans une indifférence quasi-générale, n’ont pas eu la
              caution du FPI, la principale force politique de
              l’opposition. L’ex-parti au pouvoir a invité ses militants
              et autres sympathisants à ne pas participer aux activités
              de la CDVR qui, selon lui, aurait échoué. «Le FPI demande
              aux populations de s’abstenir des audiences publiques
              d’écoute des victimes lancées par la CDVR. Nous demandons
              la réforme de la CDVR. Ce n’est pas le gouvernement seul
              qui est impliqué dans cette affaire de réconciliation»,
              a-t-il indiqué dans un communiqué. De sorte que les
              procédures sont apparues déséquilibrées pour garantir à
              toutes les victimes le droit à la vérité, à la justice et
              à la réparation.
              Système bâtard et hybride.
              Aussi, certains sont-ils même convaincus que la CDVR fait,
              volontairement ou pas, une passe au pouvoir qui,
              spécialiste en communication, s’en servirait pour
              desserrer l’étau des Ong internationales de défense des
              droits de l’Homme et se présenter alors sous de meilleurs
              auspices, en mettant l’accent sur ces procédures
              d’apaisement, de conciliation, de restauration du lien
              civil et de revitalisation de la citoyenneté, qui sont de
              nature à rétablir la nation et la culture de la paix.
              Charles Konan Banny a, en effet, porté sur les fonts
              baptismaux un système très bâtard et hybride. D’une part,
              il n’emprunte que très partiellement à l’Afrique du sud.
              L’exemple de ce pays, sur lequel semble s’appuyer la CDVR,
              s’est opéré, à partir de 1995, avec tous les acteurs de la
              crise sud-africaine, sous la présidence de Nelson Mandela,
              donc après sa libération et celle de tous les autres
              détenus de l’apartheid pour mettre fin à cette politique
              discriminatoire et à la domination de la minorité blanche.
              Chez nous, les audiences publiques vont se dérouler non
              seulement en l’absence des centaines de détenus et des
              milliers d’exilés aussi bien intérieurs qu’extérieurs
              mais, dans un contexte de «justice des vainqueurs» et de
              politique discriminatoire et hégémonique baptisé
              «Rattrapage» ethnique, qui est une copie tropicalisée de
              l’apartheid. En outre, la CDVR, contrairement à la
              Commission de la vérité et de la réconciliation (CVR) en
              Afrique du sud, ne brandit ou n’instaure aucune menace de
              poursuites judiciaires en cas de refus d'aveu des crimes
              commis, afin de favoriser les confessions publiques.
              Chacun est laissé libre avec sa conscience, qu’il
              reconnaisse ou pas ses crimes à haute voix, assuré qu’il
              est de bénéficier d’une amnistie pleine et entière. Et
              c’est là que ces audiences publiques risquent de ruser
              avec leurs objectifs, réconcilier les Ivoiriens. D’autre
              part, nos audiences publiques sont une pâle ou très vague
              copie des Gacaca, qui se prononce «Gatchatcha», nom, au
              Rwanda, pour le tribunal communautaire villageois destiné
              à régler des différends de voisinage ou familiaux sur les
              collines. Après le génocide rwandais de 1994 (avec près
              d’un million de tués), les Gacaca ont été réactivés pour
              accélérer le procès des quelques centaines de milliers de
              personnes accusées de participation au génocide et
              estimées à 130.000 détenus.
              Impréparation et flou artistique.
              En 1996, deux ans après le génocide rwandais, une loi
              portant organisation et poursuite des crimes de génocide
              ou crimes contre l’humanité a créé quatre catégories de
              criminels au Rwanda. Ce sont : les planificateurs, les
              organisateurs et les leaders du génocide, ceux qui ont agi
              en position d'autorité, les meurtriers de grand renom
              ainsi que ceux qui sont coupables de tortures sexuelles ou
              de viols; les auteurs, coauteurs ou complices d'homicide
              volontaire ou d'atteintes contre des personnes ayant
              entraîné la mort et de ceux qui avaient l'intention de
              tuer et ont infligé des blessures ou ont commis d'autres
              violences graves qui n'ont pas entraîné la mort; ceux qui
              ont commis des atteintes graves sans intention de causer
              la mort des victimes; et enfin, ceux qui ont commis des
              infractions contre les biens.
              Les juridictions populaires ou Gacaca sont compétentes
              pour juger les personnes suspectées de crimes et délits
              issus des trois dernières catégories et infligeaient des
              peines légères si l’individu était repentant et voulait se
              réconcilier avec la communauté. Le jugement des
              planificateurs et des personnes accusées de viols
              (première catégorie) relève des tribunaux réguliers
              rwandais ou du Tribunal pénal international pour le
              Rwanda, créé par le Conseil de sécurité des Nations unies
              le 8 novembre 1994. Quant aux délits de la quatrième
              catégorie (dégradation de biens), ils ne peuvent faire
              l'objet d'aucune peine, mais uniquement de réparations aux
              lésés.
              En Côte d’Ivoire, au moment où les tribunaux réguliers
              n’ont dans leur collimateur que les partisans ou présumés
              tels du pouvoir déchu, parce que, comme le disait Eugène
              Nindorera, chef de la Division droits de l'homme de
              l'ONUCI, le 24 mai 2014 sur RFI, «les juges ont peur. Il y
              a des procureurs qui ont peur de s’en prendre à des
              personnes (proches du pouvoir) parce qu’elles sont
              influentes et parce qu’elles continuent à occuper des
              postes importants», au moment où la Cour pénale
              internationale (CPI) n’a émis des mandats d’arrêt
              international que contre Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé
              (détenus à La Haye) et Simone Ehivet Gbagbo, la CDVR a
              privilégié l’impréparation et le flou artistique (aucune
              classification des crimes, aucune suite judiciaire à ces
              audiences, aucune catégorisation des perpétrateurs, etc.)
              dans un processus non consensuel. Comme si l’objectif
              final était de se débarrasser, à bon compte, d’une patate
              chaude ou noyer simplement le poisson. Avec les lampistes
              et autres seconds couteaux. FB
              ferobibali@hotmail.fr


    Le processus de réconciliation nationale amorce, le lundi 1er septembre 2014, une phase décisive et critique : les audiences publiques des présumées victimes et des supposés bourreaux, prescrites par l’ordonnance du 3 février 2014, à l’effet de faire la lumière sur les graves et massives violations des droits de l’homme qui ont lieu en Côte d’Ivoire. Et l’événement est si important que ces audiences seront retransmises en direct sur les chaînes de la Radio et de la Télévision nationales, a assuré le président de la Commission dialogue, vérité et réconciliation (CDVR), Charles Konan Banny.
    Au lancement officiel de ces audiences publiques, le 27 août 2014, Konan Banny a estimé à 60.000 le nombre des «victimes, témoins et perpétrateurs», qui ont été entendus de mai 2014 au 15 août 2014 sur l’ensemble du territoire national. Le porte-parole des victimes, Anon Christ Seydou Simplice (opérateur économique basé à Duékoué, qui s’était, un moment, exilé au Ghana), a réagi au quart de tour. Il a exprimé leur reconnaissance en la CDVR pour le «travail abattu» et ce «grand pas pour soulager et réparer les préjudices subis» avec l’ouverture des audiences publiques.
    «Au départ, nous étions désabusés, sceptiques quant à la réussite de votre mission. Force est de reconnaître aujourd’hui que votre méthode de travail nous a rassurés et convaincus. Malgré les critiques acerbes, les incompréhensions bien souvent de la mauvaise foi, nous victimes affirmons que vous êtes sur la bonne voie pour relever le défi de la réconciliation», a souligné M. Anon. Car chat échaudé craint l’eau froide.

    Banny prône l’impunité.
    Rien d'étonnant dans sa prise de position, le dilatoire sur les questions des droits de l’Homme étant érigé en méthode de gouvernement depuis le début du quinquennat d’Alassane Dramane Ouattara. Anon Christ Seydou Simplice est le président de l’Association des victimes et déplacés de guerre d’Abidjan (AVIDGA). Le 23 septembre 2012, à Abidjan-Abobo, soit deux mois après l’attaque du camp de 5.000 déplacés de Nahibly, à Duékoué en juillet 2012, il traduisait le ras-le-bol des victimes devant la lenteur des enquêtes du gouvernement et de l’ONUCI sur la destruction de ce site par des individus armés, faisant au moins une dizaine de morts, selon le communiqué officiel, et plus d’une centaine, selon d’autres sources dont le mensuel français Le Monde Diplomatique dans son édition de septembre 2012.
    «C’est pour prêter une mauvaise intention aux déplacés que l’on a avancé la thèse de combattants armés au sein du camp de Nahibly. Le site (de Nahibly) n’avait aucune arme bien que des ex-combattants aient eu accès au site. Ils ont été désarmés et les contingents jordaniens et marocains peuvent témoigner», fulminait-il. C’est pourquoi, poursuivait-il, il urge que les résultats des enquêtes soient vite connus de tous «en attendant que des poursuites contre des présumés auteurs soient engagées», concluait alors le président de l’AVIDGA.
    Deux ans après cette attaque de Nahibly, les enquêtes ouvertes ont accouché d’un silence de cathédrale, les présumés auteurs courent toujours, mais contre mauvaise fortune, Anon Simplice fait bon cœur en se contentant des audiences publiques.
    Créée selon l’ordonnance n°2011-85 du 13 mai 2011, dans le but de faire la lumière sur les crises passées et récentes, afin de créer les conditions d’une réconciliation nationale, la CDVR est un mécanisme non judiciaire chargé de faire la lumière sur les crises passées et récentes dans le but de favoriser la réconciliation nationale. Et Konan Banny a averti pour lever toute équivoque : «Les audiences publiques n’ont pas vocation à condamner ou à absoudre. C’est un tribunal de conciliation, de réconciliation et de pardon. Et le processus vise une société qui refuse la violence.»

    Tolérance zéro pour les criminels.
    Cette sortie prend le contre-pied de la position officielle des autorités ivoiriennes qui sont pour la tolérance zéro en matière de violation des droits de l’homme. «Toutes les personnes qui ont posé des actes répressifs pendant la crise post-électorale répondront de leurs actes devant la justice. C’est à ce prix que la Côte d’Ivoire pourra tourner définitivement cette page douloureuse. Nous voulons mettre fin à l’impunité et favoriser la réconciliation nationale,» déclarait, le 8 août 2012, Alassane Dramane Ouattara, en recevant le Rapport final de la Commission nationale d'enquête sur les évènements post- électoraux (31 octobre 2010-15 mai 2011), qui a auditionné 15.875 personnes et recensé 13.344 personnes comme victimes. Et le 17 juillet 2014, au cours de la conférence de presse conjointe qui bouclait la visite officielle de l’hôte de l’Elysée en Côte d’Ivoire, François Hollande renchérissait : «Tous ceux qui ont commis des exactions doivent répondre de leurs actes (…) L’impunité ne doit pas être tolérée.»
    Que les autorités ivoiriennes ne sautent pas alors au plafond pour dénoncer cette musique qui sonne faux, indique qu’il peut y avoir anguille sous roche. De là à croire que Konan Banny et la CDVR voudraient faire le jeu du pouvoir au point d’exonérer les principaux présumés bourreaux du camp présidentiel, il n’y a qu’un pas que des adversaires ont franchi. A leurs modalités pratiques qui restent inconnues, ces séances d’exorcisme, qui se sont déroulées dans une indifférence quasi-générale, n’ont pas eu la caution du FPI, la principale force politique de l’opposition. L’ex-parti au pouvoir a invité ses militants et autres sympathisants à ne pas participer aux activités de la CDVR qui, selon lui, aurait échoué. «Le FPI demande aux populations de s’abstenir des audiences publiques d’écoute des victimes lancées par la CDVR. Nous demandons la réforme de la CDVR. Ce n’est pas le gouvernement seul qui est impliqué dans cette affaire de réconciliation», a-t-il indiqué dans un communiqué. De sorte que les procédures sont apparues déséquilibrées pour garantir à toutes les victimes le droit à la vérité, à la justice et à la réparation.

    Système bâtard et hybride.
    Aussi, certains sont-ils même convaincus que la CDVR fait, volontairement ou pas, une passe au pouvoir qui, spécialiste en communication, s’en servirait pour desserrer l’étau des Ong internationales de défense des droits de l’Homme et se présenter alors sous de meilleurs auspices, en mettant l’accent sur ces procédures d’apaisement, de conciliation, de restauration du lien civil et de revitalisation de la citoyenneté, qui sont de nature à rétablir la nation et la culture de la paix.
    Charles Konan Banny a, en effet, porté sur les fonts baptismaux un système très bâtard et hybride. D’une part, il n’emprunte que très partiellement à l’Afrique du sud. L’exemple de ce pays, sur lequel semble s’appuyer la CDVR, s’est opéré, à partir de 1995, avec tous les acteurs de la crise sud-africaine, sous la présidence de Nelson Mandela, donc après sa libération et celle de tous les autres détenus de l’apartheid pour mettre fin à cette politique discriminatoire et à la domination de la minorité blanche. Chez nous, les audiences publiques vont se dérouler non seulement en l’absence des centaines de détenus et des milliers d’exilés aussi bien intérieurs qu’extérieurs mais, dans un contexte de «justice des vainqueurs» et de politique discriminatoire et hégémonique baptisé «Rattrapage» ethnique, qui est une copie tropicalisée de l’apartheid.
    En outre, la CDVR, contrairement à la Commission de la vérité et de la réconciliation (CVR) en Afrique du sud, ne brandit ou n’instaure aucune menace de poursuites judiciaires en cas de refus d'aveu des crimes commis, afin de favoriser les confessions publiques. Chacun est laissé libre avec sa conscience, qu’il reconnaisse ou pas ses crimes à haute voix, assuré qu’il est de bénéficier d’une amnistie pleine et entière. Et c’est là que ces audiences publiques risquent de ruser avec leurs objectifs, réconcilier les Ivoiriens.
    D’autre part, nos audiences publiques sont une pâle ou très vague copie des Gacaca, qui se prononce «Gatchatcha», nom, au Rwanda, pour le tribunal communautaire villageois destiné à régler des différends de voisinage ou familiaux sur les collines. Après le génocide rwandais de 1994 (avec près d’un million de tués), les Gacaca ont été réactivés pour accélérer le procès des quelques centaines de milliers de personnes accusées de participation au génocide et estimées à 130.000 détenus.

    Impréparation et flou artistique.
    En 1996, deux ans après le génocide rwandais, une loi portant organisation et poursuite des crimes de génocide ou crimes contre l’humanité a créé quatre catégories de criminels au Rwanda. Ce sont : les planificateurs, les organisateurs et les leaders du génocide, ceux qui ont agi en position d'autorité, les meurtriers de grand renom ainsi que ceux qui sont coupables de tortures sexuelles ou de viols; les auteurs, coauteurs ou complices d'homicide volontaire ou d'atteintes contre des personnes ayant entraîné la mort et de ceux qui avaient l'intention de tuer et ont infligé des blessures ou ont commis d'autres violences graves qui n'ont pas entraîné la mort; ceux qui ont commis des atteintes graves sans intention de causer la mort des victimes; et enfin, ceux qui ont commis des infractions contre les biens.
    Les juridictions populaires ou Gacaca sont compétentes pour juger les personnes suspectées de crimes et délits issus des trois dernières catégories et infligeaient des peines légères si l’individu était repentant et voulait se réconcilier avec la communauté. Le jugement des planificateurs et des personnes accusées de viols (première catégorie) relève des tribunaux réguliers rwandais ou du Tribunal pénal international pour le Rwanda, créé par le Conseil de sécurité des Nations unies le 8 novembre 1994. Quant aux délits de la quatrième catégorie (dégradation de biens), ils ne peuvent faire l'objet d'aucune peine, mais uniquement de réparations aux lésés.
    En Côte d’Ivoire, au moment où les tribunaux réguliers n’ont dans leur collimateur que les partisans ou présumés tels du pouvoir déchu, parce que, comme le disait Eugène Nindorera, chef de la Division droits de l'homme de l'ONUCI, le 24 mai 2014 sur RFI, «les juges ont peur. Il y a des procureurs qui ont peur de s’en prendre à des personnes (proches du pouvoir) parce qu’elles sont influentes et parce qu’elles continuent à occuper des postes importants», au moment où la Cour pénale internationale (CPI) n’a émis des mandats d’arrêt international que contre Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé (détenus à La Haye) et Simone Ehivet Gbagbo, la CDVR a privilégié l’impréparation et le flou artistique (aucune classification des crimes, aucune suite judiciaire à ces audiences, aucune catégorisation des perpétrateurs, etc.) dans un processus non consensuel. Comme si l’objectif final était de se débarrasser, à bon compte, d’une patate chaude ou noyer simplement le poisson. Avec les lampistes et autres seconds couteaux.
    FB Bally Ferro
    ferobibali@hotmail.fr

    02:38 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

    Communiqué du Cogep, via le Dr Saraka

    Comme promis à ses partisans en juin dernier par voie téléphonique du mouvement Cojep qu’il a fondé , l’ex président des jeunes patriotes depuis sa cellule et par le biais de son porte-parole Dr Patrice Saraka a formé son cabinet ce jeudi ,avant sa comparution d’infirmation ou de confirmation des charges prévue pour le 22 septembre prochain.

    CABINET DU PRÉSIDENT CHARLES BLÉ GOUDÉ

    A- DIRECTEUR DE CABINET : DJEGROU Bêdè Richard
    B- CHEF DE CABINET, Porte-parole adjoint chargé de la réplique et de la prospective: MADE Gueu Laurent

    C- Cellule de communication du Président :

    1. MAMBO Abé
    2. Armand IRIE
    3. Sabine Bodouin Ghébache

    D- CONSEILLERS SPÉCIAUX (CS) :

    1- CS chargé des relations avec la presse en Côte-d’Ivoire: KOUAMENAN Laurent
    2- CS chargé des affaires Juridiques et des droits de l’Homme : Idriss OUATTARA
    3- CS chargé de la politique de la formation et de la réforme du système éducatif : Jean Claude GREBE
    4- CS chargée de la promotion culture et de l’art : Anicette TCHETIEBOU

    E- CHARGES DE MISSIONS

    1- Chargé de missions avec résidence à la Haye : Depardieu KABLAN
    2- Chargé de missions avec résidence en Côte-d’Ivoire : Christian MEL
    3- Assistantes avec résidence à la Haye :
    - Evelyne NAKOUAZA
    - Aïssatou FOFANA

    Fait, à Abidjan le 28 Août 2014

    POUR CHARLES BLÉ GOUDÉ

    Le Porte-parole
    Dr. Patrice SARAKA

    _______________________


    CONFÉRENCE DE PRESSE DU Dr. Patrice Saraka, 2ème VICE-PRÉSIDENT CHARGE DE LA DIASPORA ET DES REPRÉSENTATIONS EXTÉRIEURES DU COJEP, PORTE-PAROLE DU MINISTRE CHARLES BLÉ GOUDÉ


    PROPOS LIMINAIRES

    Comme vous le savez, le Ministre Charles Blé Goudé a été transféré à La Haye et détenu à la prison de Schengen depuis le 23 Mars 2014.

    Durant ses quatorze (14) mois de détention extra-judiciaire en Côte-d’Ivoire, suite à son extradition du Ghana où il a été arrêté le 17 Janvier 2013, jusqu’à ce transfèrement, il n’a eu droit à aucune visite de son propre gré. 
    Aucun membre de sa famille biologique, aucun de ses camarades du COJEP, sa famille idéologique, encore moins le Médecin particulier que je suis ainsi que ses amis et connaissances, tous soucieux et préoccupés par sa situation, n’avaient jusque-là aucune nouvelle de lui. 

    Le Président Blé Goudé étant pour moi à la fois un ami, un patient et un camarade de lutte, il ne se passait presque pas de jour sans que des gens m’interpellent ou m’interrogent à son sujet. Il fallait donc que je cherche à le voir, non seulement en ces différentes qualités mais aussi et surtout par solidarité, par devoir et par humanisme, pour prendre de ses nouvelles, m’assurer de son état de santé physique, moral et psychologique afin de rassurer ses familles biologique et politique ainsi que ses amis et connaissances. Voici les motivations et raisons principales de mon récent déplacement en Europe.

    Mais comme on le dit communément chez nous, quand on va à la chasse on profite toujours pour couper des roseaux. Mon séjour a donc été mis à profit pour rencontrer, en ma qualité de responsable chargé de la Diaspora et des Représentations Extérieures du COJEP, les responsables des représentations du COJEP ainsi que ceux des organisations et mouvements (politiques et patriotiques) de la Diaspora.

    C’est pour faire le point de cette mission de solidarité, humanitaire et politique que je me présente devant vous ce matin. Je voudrais d’emblée remercier les autorités de la cour et l’administration pénitentiaire de La Haye qui ont bien voulu m’établir un programme de visites sur un mois. Ce qui m’a permis de rencontrer mon client, mon ami, mon chef, de lui apporter le soutien dont il a besoin en pareille situation, de m’enquérir de son état et de lui donner les nouvelles de ses familles biologique et idéologique, de ses amis et connaissances.

    Comment se porte le Ministre Charles Blé Goudé ? Comment vit-il sa détention ? Dans quel état d’esprit se trouve-t-il à quelques semaines de son audience ? Cela m’amène à faire le point de mon séjour à La Haye, avant d’aborder le volet purement politique qui constitue le second temps fort de ma mission Européenne.

    I- Point de mon séjour à La Haye
    Je donnerai ici les nouvelles du Ministre Charles Blé Goudé avant de donner la position de la défense sur la question du report éventuel de l’audience de confirmation des charges du 22 Septembre 2014 et des supposés nouveaux éléments d’accusation et/ou preuves.

    A- Les nouvelles du Ministre Charles Blé Goudé
    Concernant mon client que j’ai rencontré à plusieurs reprises à la CPI, j’ai déjà eu l’occasion de donner ses nouvelles à certains membres de sa famille biologique, à ses camarades de luttes et à ses amis. Mais aujourd’hui, l’homme a atteint une dimension telle qu’il ne s’appartient plus, pas plus qu’il n’appartient ni à sa famille biologique ni au COJEP, sa famille idéologique. Cette conférence me donne donc l’occasion d’accomplir un devoir : celui de donner de ses nouvelles aux ivoiriens qui l’ont adopté, qui l’ont aimé ; aux démocrates africains et du monde entier qui continuent de s’inquiéter et de se battre pour lui depuis son arrestation et son transfèrement.
    Elles seront essentiellement relatives à sa santé, à sa vie à la CPI et à son état d’esprit ainsi que ce qu’il pense de la situation socio-politique en Côte-d’Ivoire, ses messages aux ivoiriens et aux militants du COJEP.

    1- L’état de santé du Ministre Charles Blé Goudé
    Le Ministre Charles Blé Goudé a progressivement retrouvé sa santé ; il se porte bien et est moralement fort.

    2- Les activités du Ministre Charles Blé Goudé
    Au plan de ses activités quotidiennes, il passe beaucoup de temps à la lecture et à la prière. Il écrit aussi ; il ne sera donc pas surprenant qu’il sorte un livre avant de quitter la CPI. Il s’est par ailleurs inscrit à des cours par correspondance en science politique. Il pratique presque chaque jour du sport et consacre bien entendu du temps à la préparation de son audience.

    3- L’état d’esprit du Ministre Charles Blé Goudé
    Il vit ces moments difficiles avec beaucoup de philosophie car il pense que ce n’est pas dans la façon d’aborder la victoire qu’un homme fait preuve de grandeur mais c’est surtout dans la façon d’endurer les effets de la défaite et de faire face aux situations les plus difficiles comme celles qu’il vit depuis le 17 Janvier 2013.

    C’est pourquoi, il tient à rassurer tout le monde que de là où il se trouve, il portera sa croix avec dignité, responsabilité et honneur.
    Il prend sa détention comme le temps du bilan, de la réflexion et de la prospective. Pour lui, la prison est une école, un professeur qui ne laisse jamais partir l’élève chez lui sans l’avoir transformé.
    C’est dans cet état d’esprit, avec confiance et dans la concentration qu’il se prépare à aborder l’audience de confirmation des charges du 22 Septembre prochain. Il espère que le droit sera dit, même s’il est conscient de la dimension politique de sa détention.

    4- Ce que du Ministre Charles Blé Goudé pense de la situation socio-politique en Côte-d’Ivoire
    Le Ministre Charles Blé Goudé est préoccupé par la situation des libertés démocratiques, des libertés individuelles et collectives en Côte-d’Ivoire.
    Il est resté fidèle à sa philosophie politique et reste convaincu qu’il vaut mieux convaincre l’adversaire à force d’arguments et non le vaincre par la force des armes. Car c’est ce qui est bon pour la Côte-d’Ivoire et sa jeune démocratie en construction.

    Malgré tout ce qu’il a enduré, il tient à la paix dans son pays et il en est très préoccupé. Il se réjouit de ce que les personnes qui, hier n’étaient pas d’accord quand il prônait la Paix, au point d’accuser les jeunes de leur parti politique de trahison, chaque fois que ces derniers répondaient favorablement à son appel pour la Paix et la Réconciliation nationale, parlent aujourd’hui de Paix. L’essentiel pour lui c’est que ceux qui, hier ne comprenaient pas l’intérêt ou l’importance de la paix l’aient compris aujourd’hui : de son point de vue, cela constitue en soi une victoire.

    5- Message du Ministre Charles Blé Goudé aux ivoiriens
    Tout en relevant que le combat pour les Libertés, la Justice et l’Egalité des Peuples sera long, épuisant, stressant, il souligne que c’est tout ce champ sémantique de difficultés et d’épreuves qui va donner une saveur à notre victoire certaine. Il demande donc aux ivoiriens de ne jamais désespérer et de tenir bon en rappelant que toute victoire se construit et est le fruit d’un travail méthodique, d’un travail schématisé.

    6- Message du Président Charles Blé Goudé aux militants du COJEP
    Il est clair que son message interne au COJEP a déjà été porté au Président intérimaire. Cette conférence ne saurait être ni un prétexte ni le cadre adéquat pour livrer ce type de message. Toutefois, je voudrais indiquer que son rêve est que le COJEP ne soit ni un grand groupe, ni un mouvement constitué de petits groupes d’intérêts divergents, mais une véritable équipe et même au-delà une famille. Aussi, n’a-t-il pas manqué d’exprimer son souhait de voir le COJEP être un creuset de réflexions et d’actions pour les ivoiriens de tout bord.
    Il exhorte en conséquence les militants et tous les responsables du mouvement, à quelque niveau qu’ils se situent, de toujours privilégier la discussion et la concertation. Il les invite à aborder toutes les questions qui sont susceptibles de diviser ou objets de divergences de points de vues dans toutes leurs facettes, afin d’aboutir à une idée consensuelle ou une décision démocratique prise dans le cadre approprié ou aux niveaux qui conviennent et respectant les règles et procédures indiquées. 

    Il demande aussi de ne jamais perdre de vue que l’adversaire sera toujours à l’affût, aux aguets, toujours là, jamais loin, se dissimulant parfois, pour ruser, pour diviser en lançant toute sorte de rumeurs. Cette réalité à elle seule devrait suffire pour prendre conscience de la nécessité d’éviter toute démarche ou décision solitaire, unilatérale pouvant engager la vie du mouvement, donc susceptible d’entamer sa cohésion, sa crédibilité et son image.
    Il a surtout insisté en disant : « de mon comportement dépend le respect qu’on vous doit dehors mais en même temps de votre comportement dehors dépend le respect et l’estime qu’on me doit. »

    B- Du report éventuel de l’audience de confirmation des charges du 22 Septembre 2014 et des supposés nouveaux éléments d’accusation et/ou preuves
    L’équipe de défense n’a aucune intention de demander un report et il n’y a aucune décision de la cour faisant état d’un quelconque report à cette étape de la procédure, contrairement à ce qu’une certaine presse a rapporté. Aussi me parait-il opportun d’indiquer, pour que cessent les rumeurs, qu’aucun nouvel élément d’accusation et/ou preuve n’a été notifiée à la défense, selon le document contenant les charges qui a été rendu public.
    L’avocat Principal Nick Kauffman et son équipe sont convaincus de la faiblesse du dossier de la Procureure. La défense démontrera l’absence totale de preuve contre leur client le 22 Septembre. Elle est donc impatiente de faire prévaloir ses arguments. Il n’y a pas de report à l’ordre du jour à ce que je sache.

    II- Volet purement politique de ma mission
    Il a consisté à rencontrer les structures du COJEP d’une part et d’autre part les organisations et mouvements politiques et patriotiques de la diaspora

    A- Rencontres avec les structures du COJEP de la Diaspora
    Il s’agissait d’aller à la rencontre de nos camarades pour :

    - D’abord me présenter à eux en tant que leur nouveau responsable ;
    - Ensuite les écouter et faire l’état des lieux ;
    - Enfin dégager avec eux les perspectives, à travers les nouvelles orientations de la direction, en termes de vision, de ligne politique et de stratégie. 

    Nous avons eu de très bonnes séances de travail et chacun sait ce qu’il a à faire pour le repositionnement du COJEP, la préservation de son image ainsi que celle de son leader.
    Dans cette optique, le mini-sommet du Conseil Européen du COJEP du 20 Juillet 2014 a arrêté une décision majeure: l’organisation de la « journée de la victoire par la résistance aux mains nues » le 13 Septembre prochain. Cette journée sera dédiée au Ministre Charles Blé Goudé, homme de paix, combattant aux mains nues.
    Je profite de cette tribune pour féliciter tous les Représentants et militants COJEP de la diaspora.

    B- Rencontres avec les organisations et mouvements politiques et patriotiques de la diaspora 
    La diaspora étant une autre dimension de mes nouvelles responsabilités au COJEP, mais surtout avec tout le travail de mobilisation abattu par les organisations et les patriotes de la diaspora qui ont constamment battu le pavé, il fallait en mon nom, au nom de la direction du COJEP dirigée par le Président YOUAN Bi Agenor ainsi qu’en celui du leader du COJEP, le Président Blé Goudé, leur traduire nos félicitations, nos encouragements et les remercier par la même occasion.
    Avec eux nous avons surtout parlé de la nécessité d’unir nos forces et nos énergies pour rendre notre victoire certaine.
    Je voudrais remercier tous les responsables politiques et toutes les organisations avec qui nous avons pu échanger : Brigitte Kuyo du FPI, Abel Naki du CRI Panafricain ; Willy Bla du Conseil pour la Résistance Ivoirienne et panafricaine, la Plateforme pour la Souveraineté Panafricaine, le mouvement « Gbagbo free », les « Amazones de Paris ».
    Mesdames et messieurs les journalistes, ainsi prend fin mes propos liminaires. A présent je suis à votre disposition pour d’éventuelles questions.

    Je vous remercie

     Dr. Patrice Saraka,
    2ème VICE-PRÉSIDENT CHARGE DE LA DIASPORA ET DES REPRÉSENTATIONS EXTÉRIEURES DU COJEP,
    PORTE-PAROLE DU MINISTRE CHARLES BLÉ GOUDÉ

    02:22 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

    Arrestations sommaires à Angré, deuxième jour

    QU'EST CE QUI SE PASSE AU JUSTE? QU'EST CE QU'ON NOUS CACHE ?

    Il est 22h 05 min GMT quand je vais accompagner des amis venu me voir.
    A mon retour, à bord du taxi j'aperçois une scène un peu spéciale et spectaculaire. Un cargo composé de policiers et de FRCI qui gare de manière surprenante et qui embarque plusieurs jeunes gens. Ce qui attire en plus mon attention c'est le refus des "forces d'embarquement" à contrôler les pièces d’identité des jeunes.
    "On ne fait rien avec pièce montez dans le cargo" intimait un élément du bataillon sous un ton menaçant.
    Regardant les les jeunes être embarqués, je demande au chauffeur du taxi, qu'est ce qui se passait au juste?
    "Mon frère c'est depuis hier qu'ils ont commencé. Plusieurs jeunes ont été embarqué comme cela à Angré hier!! à partir de 22h gmt ils font leur patrouille et embarque les jeunes hommes" m'explique le conducteur.
    Rafle systématique? rafle général? qu'est ce qui se passe au juste en Côte d'Ivoire? Parce qu'à ma connaissance aucune mesure de couvre-feu n'a été prise. Du moins pas officiellement.
    Je sais pas si c'est le cas dans les autres communes d'Abidjan mais vigilance, restez chez vous à partir de 22h gmt
    Jean Chrésus

    02:10 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

    L’Alliance PDCI/RDR en décomposition en Côte-d’Ivoire

    28 août 2014 à 20 heure(s)| Par fatouma | Source: Le Quotidien
    Le constat est clair. Le chef de l’Etat, Alassane Ouattara doit composer avec une minorité de plus en plus étriquée. Alors que le vieux parti ivoirien ne se sent plus impliqué dans la gestion des affaires de l’Etat, la probabilité d’un affaiblissement du régime Ouattara apparaît comme une évidence.


    En un mot, Ouattara a perdu, ou est en train de perdre tous ses soutiens. En témoigne la récente sortie de l’ex-garde des Sceaux, ministre de la Justice, au moment où Henri Konan Bédié était aux affaires. Selon le juriste, Alassane Ouattara, déclaré à titre exceptionnel candidat à l’élection présidentielle de 2005 et ce, par suite à une décision du 5mai 2005 de l’ancien président Laurent Gbagbo, ne peut l’être encore en l’absence d’un référendum modifiant la constitution.

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    (Photo d`archive utilisée juste a titre d`illustration)

    Et Me Faustin Kouamé d’expliquer, « tandis que l’article 35 de la Constitution dispose clairement que le candidat élu président de la République est rééligible une fois, la décision du 5 mai 2005, contrairement, à l’esprit de Pretoria qui entendait régler les obstacles à l’éligibilité présidentielle de façon durable et en harmonie avec l’article 35 de la Constitution, par l’adverbe ‘’uniquement’’ , exclut le bénéfice de ses dispositions dérogatoires pour le second mandat éventuel d’Alassane Ouattara. ».

    A première vue, la sortie de Me Faustin Kouamé apparaît comme un message de son parti à l’allié, lequel, selon un cadre du RDR soupçonne une trahison du PDCI. Sur la question, ils sont nombreux au RDR à ne plus faire confiance à Bédié, surtout après sa visite effectuée à Malabo en Guinée équatoriale. Ouattara n’aurait pas du tout apprécié cette visite. « C’est le signe que nous ne sommes pas ensemble. C’est même le signe que nous n’aurions pas un candidat unique dans l’alliance.

    Nous somme prêts à nous battre seuls, contre tous ». En somme, à travers la crise en France et au Burkina Faso, c’est le pouvoir Ouattara qui s’effrite incontestablement. Et comme les choses ne semblent plus aller comme avant, la question est de savoir sur qui le régime ivoirien va compter. Chez son ami Blaise, au Burkina Faso, l’opposition se montre de plus en plus menaçante.

    Chez le parrain traditionnel (France), le gouvernement Valls est sous anesthésie du fait de la crise interne qui secoue le pouvoir socialiste. En Côte d’Ivoire, la montée en puissance du Front populaire ivoirien (FPI) est une menace pour le régime Ouattara. Dans une telle ambiance, pourquoi ne pas déclarer la fin de règne du régime d’Abidjan ? Question de bon sens.

    S. Z rue86.com

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    Ukraine : la Russie a-t-elle envahi l'Ukraine ?

    Kiev accuse Moscou d'une invasion "non dissimulée",
    des allégations confirmées par l'Otan qui a détecté "au moins un millier" d'hommes.
    La Russie dément.

    Le Point - Publié le - Modifié le
    Le 26 août, à Volnovakha, près
                  de Donetsk, un panneau invite l'envahisseur Poutine
                  "à partir".
    Le 26 août, à Volnovakha, près de Donetsk, un panneau invite l'envahisseur Poutine "à partir". © Francisco Leong / AFP

    Par Danièle Kriegel


    19 h 20. Selon le porte-parole du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon "est inquiet concernant des informations selon lesquelles les combats dans l'est de l'Ukraine gagnent le sud, près de la Mer d'Azov et de la Russie". "Si cela était confirmé, il s'agirait d'une escalade dangereuse de la crise en Ukraine", a-t-il ajouté. "La communauté internationale ne peut pas laisser la situation s'aggraver davantage."

    18 h 49. Angela Merkel annonce que de "nouvelles sanctions" contre Moscou seront discutées par l'Union européenne.
     
     

    18 h 43. L'Ukraine décide de relancer la conscription dès l'automne.

    18 h 40. Les ambassadeurs auprès de l'Otan se réunissent d'urgence vendredi matin.

    18 h 11. Le ministère de la Défense russe dément la présence de troupes russes dans l'est de l'Ukraine. Ces accusations "n'ont aucun rapport avec la réalité", a indiqué un porte-parole, le général Igor Konachenkov, à l'agence de presse russe Interfax. "Nous avons pris note de ces fausses informations et nous sommes dans l'obligation de décevoir leurs auteurs outre-Atlantique et leurs quelques soutiens en Russie, il s'agit d'un front uni dans la diffamation du ministère russe de la Défense", a-t-il accusé.

    17 h 37. Le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi, dont le pays préside actuellement l'Union européenne, a appelé jeudi le président russe Vladimir Poutine pour dénoncer "l'entrée" des troupes russes en Ukraine. Selon un communiqué du Palais Chigi, "l'entrée de troupes russes en Ukraine" serait "une escalade intolérable dont les conséquences seraient très graves".

    17 h 25. Le Premier ministre britannique, David Cameron, a déclaré jeudi que la Russie s'exposait à de "nouvelles conséquences" si elle ne prenait pas un "cap différent" en Ukraine, où combattent actuellement plus d'un millier de soldats russes, selon l'Otan. "Je suis extrêmement préoccupé par les indices qui s'accumulent sur l'incursion à grande échelle de troupes russes dans le sud-est de l'Ukraine, en violation flagrante de la souveraineté de son voisin", a souligné David Cameron. "La communauté internationale a déjà averti la Russie du caractère totalement inacceptable et illicite qu'auraient des actes aussi provocateurs", a ajouté le Premier ministre.

    16 h 12. Les autorités ukrainiennes ont affirmé jeudi que ses forces avaient eu un accrochage avec un groupe de reconnaissance entré sur son territoire depuis la Crimée sous contrôle russe depuis mars. "Mercredi soir, les gardes-frontière de la région de Kherson (...) ont combattu un groupe de reconnaissance venu depuis la Crimée et ont repoussé l'attaque", a indiqué le Conseil national de sécurité et de défense ukrainien dans un communiqué. La région de Kherson reliée à la Crimée par un isthme se trouve dans le sud de l'Ukraine. Elle n'a jusque-là connu aucun combat depuis le début il y a plus de quatre mois du conflit entre rebelles pro-russes et forces gouvernementales. Elle est située à plus de 400 kilomètres de la région de Donetsk (Est), épicentre des combats.

    16 h 07. Le Conseil de sécurité de l'ONU va tenir une réunion d'urgence sur la crise en Ukraine jeudi à 16 heures GMT, après des informations selon lesquelles des troupes russes sont entrées en Ukraine.

    14 h 14. Réunion électrique à l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe). Kiev a renouvellé ses accusations d'invasion de l'Ukraine par la Russie. "La situation s'est aggravée de façon significative, nous avons enregistré une invasion directe des forces militaires russes dans les régions de l'est de l'Ukraine", a déclaré à la presse l'ambassadeur de Kiev Ihor Prokopchuk après une réunion spéciale de l'organisation basée à Vienne. Le diplomate ukrainien a cité "la prise de contrôle par des forces russes régulières de la ville de Novoazovsk et plusieurs autres villes proches". "Le scénario a été testé en Crimée", la région rattachée en mars à la Russie, a-t-il insisté. "Ce dont nous sommes témoins aujourd'hui est l'invasion, et l'entrée directe de forces russes dans la partie orientale de l'Ukraine, ce qui veut dire une confrontation directe."

    Il n'y a "pas de soldats russes" en Ukraine, a assuré au contraire l'ambassadeur de la Russie à l'OSCE Andreï Kelin après la réunion. M. Kelin s'est borné à mentionner l'unité d'une "dizaine" de soldats dont Kiev avait annoncé l'arrestation mardi, et dont Moscou assure qu'ils se trouvaient en Ukraine de façon non intentionnelle. Moscou a toujours démenti les allégations d'intrusion en Ukraine, dont l'Otan et la Pologne affirment avoir la preuve.

    13 h 55. Plus de mille soldats russes combattent actuellement sur le territoire ukrainien et notamment dans la zone de Novoazovsk, a indiqué jeudi un haut responsable militaire de l'Otan, jugeant leur présence "très inquiétante". "Bien plus d'un millier de soldats russes combattent actuellement en Ukraine. Ils soutiennent les séparatistes, se battent avec eux" contre les forces armées ukrainiennes, a-t-il affirmé, disant se baser sur "une estimation très prudente".

    13 h 41. Il n'y a "pas de soldats russes" en Ukraine, a déclaré l'ambassadeur russe à l'OSCE, Andreï Kelin, à l'issue d'une réunion de l'organisation à Vienne jeudi, alors que Kiev dénonce "une invasion directe". "Il n'y a qu'une unité" d'une "dizaine de "soldats russes ayant traversé la frontière de façon non intentionnelle il y a deux jours", a poursuivi le diplomate, en référence aux militaires dont Kiev avait annoncé l'arrestation mardi.

    12 h 51. L'Union européenne s'est dite jeudi "extrêmement préoccupée" par les informations sur une incursion des forces russes en Ukraine. "Nous sommes extrêmement préoccupés par les derniers développements, notamment les informations sur le terrain", a déclaré au cours d'un point de presse Maja Kocijancic, porte-parole du service diplomatique de l'UE, alors que Kiev a affirmé que des "troupes russes" avaient pris le contrôle de la ville frontalière de Novoazovsk.

    12 h 39. L'Ukraine a demandé jeudi à l'Union européenne de lui accorder une "aide militaire d'envergure" à la suite d'une "invasion russe non dissimulée", selon l'ambassadeur ukrainien auprès de l'Union européenne Konstiantyn Elisseïev. "Nous appelons à une session extraordinaire du Conseil européen le 30 août sur l'Ukraine [...]. Assez de connivence et d'apaisement de l'agresseur. La solidarité doit se matérialiser par des sanctions significatives et une aide militaire et technique d'envergure", a déclaré M. Elisseïev selon la page Facebook de l'ambassade ukrainienne auprès de l'UE.

    12 h 8. L'Ukraine a affirmé jeudi que des "troupes russes" avaient pris le contrôle de la ville frontalière stratégique de Novoazovsk, à 100 kilomètres au sud du bastion rebelle de Donetsk, où de violents affrontements ont eu lieu ces derniers jours. "Hier, les soldats russes ont pris le contrôle de la ville de Novoazovsk", cité côtière de 11 000 habitants à quelques kilomètres de la frontière russe, a indiqué le Conseil sur Twitter, ajoutant que plusieurs autres villages à proximité avaient également été capturés.

    12 h 7. "La Lituanie condamne fermement l'invasion évidente du territoire de l'Ukraine par les forces armées de la Fédération de Russie" et "appelle le Conseil de sécurité de l'ONU à examiner ce sujet immédiatement", a déclaré le ministère lituanien des Affaires étrangères. Selon ce pays balte, membre non permanent du Conseil de sécurité, les actions de Moscou "violent ouvertement la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine, et sapent la sécurité à travers toute la région". Vilnius a appelé la Russie à "retirer immédiatement ses forces armées, ses armes et équipements du territoire souverain de l'Ukraine".

    11 h 52. Le président ukrainien Petro Porochenko annule sa visite en Turquie à cause de la "détérioration rapide de la situation".

    10 h 29. Les accusations d'"ingérence directe" pleuvent contre Moscou.

    10 h 19. L'OSCE tiendra à 9 heures GMT ce jeudi une réunion spéciale consacrée aux "violations russes en Ukraine", a annoncé la mission américaine auprès de l'organisation internationale basée à Vienne. L'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) a confirmé de son côté la tenue d'une réunion consacrée "aux derniers développements en Ukraine", alors que les allégations se multiplient sur l'implication directe de soldats russes dans l'est du pays.

    9 h 41. Le président français François Hollande a souligné plus tard dans la matinée qu'une éventuelle présence de soldats russes dans l'est de l'Ukraine serait "intolérable et inacceptable", lors d'un discours devant les ambassadeurs français réunis à Paris.

    8 h 36. L'ambassadeur américain en Ukraine, Geoffrey Pyatt, a accusé jeudi la Russie d'être "directement impliquée" dans les affrontements entre rebelles pro-russes et forces gouvernementales dans l'est du pays. "Un nombre croissant de troupes russes interviennent directement dans les combats sur le territoire ukrainien", a écrit M. Pyatt sur Twitter, ajoutant que Moscou était "désormais directement impliquée dans les affrontements" et avait envoyé "son système de défense antiaérienne le plus récent, qui comprend le Pantsir-S1", dans l'Est.

    Mercredi soir, l'Otan et la Pologne ont affirmé avoir des preuves que des troupes régulières de l'armée russe opéraient en Ukraine, ce que Moscou a toujours démenti. Selon un diplomate de l'Otan, un système russe de missiles antiaériens a été détecté dans la région contrôlée par les séparatistes pro-russes.

    Selon M. Lyssenko, l'armée russe a déployé un quartier général dans la localité de Pobeda, à 60 kilomètres de la frontière russe et 48 kilomètres de Donetsk, alors que cinq blindés et un camion de troupes sont entrés à Amvrosiïvka, à 70 kilomètres de Donetsk.

    Selon l'armée ukrainienne, une colonne de 100 véhicules, "dont des chars, blindés, lance-roquettes multiples Grad", venue de Russie est arrivée dans une zone du sud de la région de Donetsk jusqu'ici relativement calme et où les combats font rage depuis lundi. L'armée a déploré treize morts en 24 heures dans ses rangs.
    Le Point

    00:04 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

    28/08/2014

    Israël: Sodastream ferme son usine de Cisjordanie

    Sodastream ferme son usine de Cisjordanie. Le fabricant israélien de boissons gazeuses laisse 900 Palestiniens au chômage; se relocalise dans le Negev.

    BDS website
    La société israélienne Sodastream a pris la décision de fermer son usine de fabrication en Cisjordanie et de relocaliser dans le Negev, au sud d’Israël, a-t-on appris jeudi.

    Il y a quelque mois, l'entreprise et son ambassadrice, l'actrice américaine Scarlett johansson, ont été la cible d'une campagne agressive du mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) qui s'attaque aux intérêts israéliens lorsqu'ils "exploitent des terres ou un peuple occupé".

    Mais Daniel Birnbaum, qui a qualifié les organisateurs du boycott de "terroristes financiers", insiste sur le fait qu'ils n'ont eu aucune influence sur la décision de fermer l'usine, située à Maale Adumim, une implantation juive à l'est de Jérusalem.

    "La décision de fermer l'usine Sodastream en Cisjordanie n'a rien à voir avec la campagne BDS qui a été lancée contre nous", a affirmé mercredi le PDG de l'entreprise.

    "Les considérations de Sodastream sont purement financières (...) les différents appels au boycott sont une nuisance mais n'ont pas provoqué de grave préjudice financier", a tenu à préciser Birnbaum.

    "Sodastream n'a que faire du boycott, nous sommes sionistes", s'est encore exclamé le PDG avant d'ajouter qu'il ne céderait jamais "à la terreur".

    Menahem Kahana (AFP)

    900 Palestiniens au chômage

    Selon différents médias israéliens, la fermeture de Sodastream en Cisjordanie serait due à une expansion du fabricant de boissons gazeuses.

    L'entreprise a décidé de construire une toute nouvelle infrastructure dans la ville de Lehavim, en plein cœur du désert du Negev, où la société s'est engagée auprès du gouvernement israélien à embaucher des travailleurs Bédouins.

    La fermeture de Sodastream va donc laisser plus de 900 Palestiniens de Cisjordanie au chômage.
    i24news

    23:44 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

    Blé Goudé et Gbagbo se voient « presque chaque jour » (Porte-parole)

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    Charles Blé Goudé et son mentor l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo se “voient presque chaque jour’’ à la prison de Scheveningen à La Haye, siège de la Cour pénale internationale (CPI) où ils sont incarcérés, a révélé jeudi à Abidjan le porte-parole de l’ex-leader des Jeunes patriotes, Dr Patrice Saraka.

    “Ils ont de très bons rapports. Je les ai vus se taquiner, rigoler dans une très bonne ambiance. C’est presque chaque jour qu’ils se voient’’, a affirmé Dr Patrice Saraka, faisant le point d’une mission conduite en Europe pour le compte du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (COJEP), le mouvement politique de Blé Goudé, lors d’une conférence de presse.

    De retour de la Haye où il a pu rencontrer son leader “une quinzaine de fois’’, Dr Patrice Saraka, par ailleurs médecin personnel de Charles Blé Goudé et vice-président du COJEP, dit avoir vu Laurent Gbagbo à trois reprises pendant son séjour d’un mois.

    Sur la forme physique et mental de Blé Goudé, Dr Saraka a indiqué qu’il “a retrouvé sa santé’’. “Il se porte bien et garde le moral haut et fort’’, a-t-il ajouté.

    Blé Goudé “passe beaucoup de temps à la lecture et à la prière. Il écrit aussi’’ pour s’occuper depuis son incarcération à la prison de Scheveningen en mars, poursuit Dr Saraka pour qui, “il ne serait pas surprenant’’ que son leader “sorte un livre avant de quitter la CPI’’.

    Il s’est inscrit à des cours par correspondance en sciences politiques. Presque chaque jour, il prend du temps pour faire du sport. Il est en pleine concentration pour préparer l’audience du 22 septembre’’ fixée par la CPI pour confirmer ou non les charges contre M. Blé, préalable à l’ouverture de son éventuel procès.

    Après la chute le 11 avril 2011 de Laurent Gbagbo, Blé Goudé, inculpé par la justice ivoirienne pour « crimes de guerre », s’était exilé au Ghana voisin où il a été arrêté le 17 janvier 2013.

    Extradé le lendemain à Abidjan, il a été transféré le 22 mars à la CPI qui le soupçonne de “crimes contre l’humanité’’ pour son rôle présumé dans les violences post électorales de novembre 2010-avril 2011 survenues en Côte d’Ivoire, qui ont officiellement fait près de 3.000 morts.

    SKO/GBK Par Serge Alain Koffi
    Avec Alerte-info.net sur connectionivoirienne

    23:40 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |