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30/06/2014

« La vérité finira par triompher ! ».

Entretien avec François Mattei (Partie 1)

« La
                  vérité finira par triompher ! ». Entretien avec
                  François Mattei (Partie 1)

Par La Voix de la Russie | Nous avons appris récemment que la Cour pénale internationale (CPI) a confirmé les charges visant le président de la République de Côte d’Ivoire, M. Laurent Gbagbo. Et ce malgré un désaccord net parmi les trois juges de la Chambre préliminaire I. Aujourd’hui, nous nous entretenons depuis Paris avec M. François Mattei, journaliste, auteur de nombreux ouvrages, mais surtout témoin privilégié ayant suivi les principaux développements de la crise ivoirienne depuis son déclenchement en septembre 2002.


Mikhail Gamandiy-Egorov, La Voix de la Russie : M. Mattei, bonjour ! Vous êtes journaliste et écrivain français. Vous êtes également co-auteur du livre « Pour la vérité et la justice »,le second co-auteur étant le président de la République de Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo. Dans ce livre, on retrouve de nombreuses révélations et confidences, souvent inédites, du président Gbagbo, déchu le 11 avril 2011 suite à l’intervention de l’armée française. Comment s’est déroulée cette collaboration ?
François Mattei : - Durant cette période, cela a été sous la forme de visites amicales que je lui ai rendu plus d’une dizaine de fois. Nous avons eu l’occasion ensemble de parler de tout. Comme je le dis dans le prologue du livre, c’est une conversation ininterrompue puisque on se connait depuis plus d’une dizaine d’années. Je l’avais rencontré plusieurs fois à Abidjan. Nous avons continué à nous entretenir quand il était là-bas et moi ici, à Paris, quand il avait le loisir car les dix années de pouvoir qu’il a exercé en Côte d’Ivoire ont été plus qu’agitées. Donc on a une relation qui ne n’est jamais interrompue et je ne voulais pas que l’incarcération, en plus dans ces conditions-là, mette un terme à cette relation. Donc, on a continué à parler et à analyser la situation ensemble.

Vous avez beaucoup côtoyé Laurent Gbagbo, notamment depuis son incarcération en novembre 2011 à la prison de la Cour pénale internationale (CPI), à La Haye. Comment se sent-il ? Physiquement comme moralement.
- Physiquement, il était encore très atteint par les événements, notamment quand je l’ai rencontré la première fois, c’est-à-dire en juin 2012. Comme on le sait, il avait subi des bombardements dans sa résidence. Des bombardements très violents. Toute la maison a été détruite car il y a eu utilisation de munitions incendiaires. Il y avait donc énormément de fumée, des gaz toxiques qui ont gravement atteint les personnes qui se trouvaient sur place. Car dans la résidence et contrairement à ce qui a été beaucoup dit en France, il n’y avait ni armes lourdes et il y avait très peu de militaires. Il y avait surtout des amis, des parents, des ministres, ainsi que des enfants et notamment des bébés. Ils s’étaient tous réfugiés là croyant être en sécurité en pensant que jamais les troupes françaises n’oseraient bombarder, à cause d’un litige électoral, la résidence d’un président de la république élu auparavant dans des conditions régulières.
 
Pour vous, en tant que journaliste et en tant que personne qui avait suivi de près la crise ivoirienne, quelle fut la véritable raison de ce qui s’est passé ? Quel rôle le gouvernement français a-t-il joué dans cette affaire ?
- Le gouvernement français depuis toujours, ou plutôt depuis ce qu’on appelle l’indépendance des pays francophones d’Afrique, qui est en fait une dépendance organisée, et ce depuis 1960, a été non pas un arbitre mais un acteur principal des crises. En l’occurrence l’armée française qui est présente presque partout en Afrique francophone et ayant les capacités d’intervenir très vite, y compris ramener des renforts. Et depuis que Laurent Gbagbo est apparu sur la scène politique africaine, il n’a jamais été accepté à l’Elysée. Pourquoi ? Parce que l’Elysée avait ses favoris et notamment le successeur et héritier de Houphouët-Boigny, qui a été le premier président de la Côte d’Ivoire en 1960. Houphouët-Boigny était par ailleurs un ancien ministre de la IVème République française et a même participé à l’écriture de la constitution de la Vème République qui est toujours en usage en France. C’était un personnage aimé et connu du personnel politique de droite comme de gauche en France. Il n’a jamais lui-même d’ailleurs voulu l’indépendance de la Côte d’Ivoire. Donc c’était évidemment un grand ami de la France. Et ensuite ses successeurs, comme M. Bédié, ont voulu suivre ses traces. Quant à M. Ouattara, qui a été formé aux Etats-Unis durant ses études, puis très vite devenu membre du FMI, avait lui aussi ses réseaux, ceux de la grande finance et de la grande politique occidentale. Ils étaient donc les favoris pour les élites occidentales car étant leurs amis. D’autant plus qu’il y avait des relations personnelles, aussi bien dans le cas de M. Bédié mais surtout dans le cas de M. Ouattara. Ce dernier connaissant personnellement les grands chefs d’entreprises français, ainsi que les hommes politiques de France, de droite comme de gauche. Il a donc un relationnel très important. Pour revenir à Laurent Gbagbo et pour parler du fait qu’il n’était pas apprécié à l’Elysée, la meilleure preuve est que dès qu’il a été élu, et personne n’avait absolument rien à lui reprocher, lui qui étant démocrate et qui a lutté pour le multipartisme, étant très francophile d’ailleurs, il lui ait tombé sur la tête un an et demi après l’élection, non seulement une attaque militaire mais aussi une occupation de 60% du territoire du pays, et qui a duré jusqu’à l’élection de 2010. Donc durant huit ans, il a dirigé le pays en contrôlant seulement 40% du territoire. L’autre partie, les 60% du pays, lui échappant totalement.

Donc finalement ce qui s’est passé est lié directement au fait que Laurent Gbagbo n’arrangeait pas les gros intérêts dont vous avez fait mention ?
- Laurent Gbagbo, il faut le savoir, n’a jamais plu à la classe politique parisienne. C’est une chose. Il a bien évidemment quelques amis à Paris, comme M. Emmanuelli, mais il n’a jamais plu à l’Elysée. Pourquoi ? Parce qu’il y a au fond de cela ce qu’il reste de la Françafrique et que l’opinion publique française ne connait pas. Cela est basé sur des piliers très précis. Après l’indépendance des années 1960, la Françafrique représentait la conservation de la dépendance de ces pays-là vis-à-vis de la France, y compris sur le plan militaire. Des accords de défense ont été conclus permettant à la France d’intervenir à tout moment sous la justification de défense des pays en question. D’autant plus et ce qu’il faut savoir c’est que dans ces accords, il y a également des clauses secrètes, qui garantissent à la France on va dire non pas la propriété du sous-sol mais l’accès prioritaire au sous-sol de tous ces pays. Que ce soit pour l’uranium, or, pétrole, tout ce qui s’y trouve. C’est le premier pilier. Le second étant le Franc CFA. Ce qui signifie que ces pays, 50 ans après leurs indépendances, n’ont pas de monnaie propre. Car la marque de la souveraineté d’un pays, ce n’est pas seulement un drapeau et un territoire, mais c’est également sa monnaie. Et ces pays n’ont pas de monnaie à eux. La monnaie des 14 pays ex-colonies françaises est fabriquée et imprimée en France, à Chamalières, ville d’origine de M. Giscard d’Estaing, mais en plus cette monnaie est garantie par ces pays-là, c’est-à-dire que sur toute leur exportation, que ce soit cacao, pétrole, or, uranium, etc…, on leur prenait 65% des devises qui entraient en Banque de France et aujourd’hui 50% des devises, qui pourtant devraient toutes leur revenir pour leur développement. Ces devises viennent donc en Banque de France et non pas dans leurs pays. Cela est inconnu de l’opinion publique en France aussi. Même chose pour l’or. Plusieurs pays africains étant très riches en or. Il y en a en Côte d’Ivoire mais il y en a encore plus au Mali. Donc pour garantir la monnaie, on prend l’or des pays africains qui se retrouve en Banque de France, à Paris, à quelques kilomètres de chez moi. S’ajoute à cela l’intervention dans les élections, comme on l’a déjà vu en 2010. On peut d’ailleurs prendre le cas assez caricatural du Gabon, qui est on peut dire la propriété privée de France dans le domaine du pétrole. On parle de démocratie en France, c’est très bien. On a basculé M. Gbagbo à cause du fait que soi-disant il n’était pas démocrate, ce qui est faux, et parallèlement dans un pays comme le Gabon, M. Bongo-père a régné pendant 41 ans, qui est par ailleurs un ancien de l’armée française, et aujourd’hui son fils, qui pourtant a été battu aux élections, occupe malgré tout le poste de président du pays, et félicité par nos élites politiques. Dans le cas de la Côte d’Ivoire, M. Gbagbo a, lui, à juste titre dit qu’il a été élu et désigné comme vainqueur par l’institution suprême qu’est le Conseil constitutionnel. En France, on ne remet jamais en cause les décisions du Conseil constitutionnel. Lorsque Nicolas Sarkozy l’a fait à cause de ses comptes de campagnes qui étaient truqués, le président Hollande qui était en voyage à Tunis, a dit des phrases fortes, auxquelles j’adhère sur le fait que dans un pays démocratique il y a une institution juridique suprême, en l’occurrence le Conseil constitutionnel, chargé de trancher les litiges électoraux. Et si on remet en cause cette chose-là, il n’y a plus de démocratie. Il n’y a plus d’Etat. En Côte d’Ivoire, c’est le Conseil constitutionnel, qui a été fait sur le modèle exact du Conseil constitutionnel français, qui a désigné M. Gbagbo vainqueur des élections présidentielles. On accuse M. Gbagbo d’avoir mis quelqu’un en qui il a confiance, à la tête du Conseil constitutionnel. Pourtant, c’est la tradition en France aussi. A l’époque de Mitterrand, c’était Roland Dumas. Sous Chirac, c’était M. Debré. Pourquoi ? Car on met une personne de confiance pour assurer au fond une certaine stabilité de l’Etat.

Selon vous, l’opinion publique française est-elle suffisamment informée de ce qui s’est réellement passé en Côte d’Ivoire depuis la rébellion de 2002 et jusqu’à la chute de Laurent Gbagbo ?
- Bien entendu non. L’opinion publique française est totalement ignorante de ce qui se passe en Afrique. Il a été dit aux Français que l’Afrique subsaharienne leur coutait très cher alors qu’en réalité elle leur rapporte beaucoup. Si ce n’est pas dire énormément. On leur dit beaucoup de choses, notamment on leur montre des gens qui se coupent en rondelles pour des raisons ethniques ou autres, sans donner toutes les raisons, et en particulier celles qui impliquent notre responsabilité, de leur sous-développement. Cela justifie en tout cas la présence militaire de l’armée française. Ou en d’autres termes, les interventions de ce qu’on appelle la communauté internationale. L’opinion publique française, elle, n’a même pas été tenue au courant par exemple du vote qui s’est passé en France, ce qui était pourtant facile à raconter pour les journalistes : au moment de l’élection présidentielle ivoirienne et compte tenu du fait qu’il y a de nombreux Ivoiriens en France, une communauté importante, les votes des Ivoiriens vivant en France ont été tout simplement annulés. Il y a eu des vandalismes terribles commis par les partisans du RDR (Rassemblement des Républicains, ndlr) d’Alassane Ouattara, qui ont été constatés à tous les coins de rue des grandes villes françaises. Les résultats ont été invalidés totalement. Pourquoi ? Parce que dans un pays qui représente un symbole pour la Côte d’Ivoire : la France, l’ancien colonisateur, Gbagbo avait gagné. J’ai les chiffres et je le dis dans le livre. Non seulement personne n’a enquêté sur ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire pendant le scrutin, où les médias ont simplement suivi ce qui leur a été dit par les canaux officiels, que ce soit le Quai d’Orsay, l’ONU ou l’Elysée, mais surtout, on n’a même pas enquêté au coin de nos propres rues. Que ce soit à Bordeaux, Lyon ou Paris.
 
(A suivre)

La voix de la Russie 

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Visite privée en France, suite

Selon Ivoirebusiness, Konan Bédié serait au chevet de Ouattara. La santé de Ouattara préoccuperait donc Bédié et l’Elysée. La visite de François Hollande à Abidjan, le 17 juillet prochain serait de nouveau compromise (30 juin 2014).

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Bernard Houdin s'exprime

Madame Valérie THORIN, Grand Reporter et Chef de rubrique au Magazine Afrique-Asie a reçu Monsieur Bernard Jean René HOUDIN, Conseiller spécial de l'ancien Président ivoirien Laurent GBAGBO dans l'émission "L'INTERVIEW".
 
Voici le lien de l'interview de Monsieur Bernard Jean René HOUDIN :

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Dibopieu raconte ses 16 mois d'enfer


Dans une contribution dont copie nous est parvenue, Jean Yves Dibopieu, président de ''Solidarité africaine'', ancien secrétaire général de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d'Ivoire (Fesci) et membre de l'ex-galaxie patriotique sous le régime de Laurent Gbagbo, raconte son arrestation au Ghana, sa détention à la Direction de la surveillance du territoire (Dst) jusqu'à sa libération, le mois dernier. Ci-dessous, de larges extraits de sa déclaration.

''Mon calvaire et mon opinion''
Je voudrais entreprendre de formuler ici le récit des faits relatifs à mon arrestation à Accra, au Ghana et ma détention dans les locaux de la Dst (Direction de la surveillance du territoire) à Abidjan durant seize mois (un an quatre mois), afin d’éclairer la lanterne des Ivoiriens. Je profiterai de cette occasion pour porter un regard certainement critique sur l’état politique des choses. En effet, le lundi 4 février 2013 au matin, je rentre à la maison d’un couvent spirituel de trois jours tel que conseillé par mon assistante spirituelle.
Ce même jour, à 19 H, je reçois le coup de fil du commandant Jean-Noël Abéhi qui me dit:«Mon frère, j’ai un rendez-vous non loin de ton quartier. Trouve-moi sur le boulevard devant le Shop-Rite afin qu’on y aille. Ça pourrait amenuiser nos soucis financiers».
Je ne tarde pas à me retrouver sur les lieux, malgré les embouteillages. Contrairement à ses habitudes, le commandant arrive sur les lieux à bord d’un taxi au lieu de sa propre voiture. À quelques deux cent mètres des lieux du rendez-vous, un véhicule nous signale et l’occupant nous informe que c’est nous qu’il attend. Alors, nous montons à bord dudit véhicule avant de nous engouffrer dans une cour dont les deux battants du portail s’ouvrent grandement pour s’enfermer ensuite derrière nous. Aussitôt, une vingtaine d’individus en tenue civile se sont rués sur nous avec violence, pour nous dépouiller de tout. Nous avons tenté de résister, mais c’était inutile car leur nombre s’accroissait, ils étaient très enthousiastes comme s’ils venaient d’avoir le jack pot, c’était l’arrestation du siècle. Et le commandant Abéhi s’est écrié:«Ah, Myster Snow!!!» J’ai compris que c’était le nom de l’homme qui venait de nous livrer. Le cortège d’une douzaine de véhicules qui s’ensuit est si impressionnant que le grand boulevard traversant Accra s’est vu immobilisé.

Nous débarquons à la Direction des renseignements ghanéens où l’on nous fait asseoir avant de venir presser sur nous du jus de citron (on a dû leur dire que nous sommes mystiques). Quelques instants après, j’entendais le commandant répéter : «Seigneur, comment m’as-tu caché cela?...». Quatre heures plus tard, c’est-à-dire à minuit, deux véhicules de type 4x4, visiblement neufs, débarquent. Les mains menottées dans le dos, nous sommes forcés de prendre place à bord, le commandant dans l’un et moi dans l’autre : direction la Côte d’Ivoire. Voilà comment le Ghana nous a livrés, en violation de toutes les conventions internationales. J’informe que je suis détenteur d’un titre régulier de refugié dûment acquis au ''Ghana Refugee Bord'', à Accra. Ainsi, j’abandonnais mes deux pauvres petits enfants, leur mère et tous ceux qui résidaient chez moi, dans une incertitude totale, pour une aventure que j’ignorais complètement. Toutes mes tentatives pour, simplement, joindre ma famille furent vaines.
Le mardi 5 février, à 6 H du matin, nous sommes livrés à la frontière ivoiro-ghanéenne, à deux officiers de la police ivoirienne que sont Kouyaté Youssouf (actuel commandant du Ccdo) et Touré Seydou (directeur des renseignements généraux). Ils nous livrent, à leur tour, à M. Inza Diomandé (directeur de la Dst). Six jours plus tard, soit le 11 février, je suis entendu par Mme Cissé Matoni, la doyenne des juges. Deux semaines après, je fais ma première crise de paludisme, et c’est le Dr Ouattara, médecin principal de l’Ecole de police, qui vient me consulter (…)

Mon calvaire à la Dst
Mon calvaire se poursuit avec l’audition menée par la doyenne des juges. Plutôt que de me recevoir au palais de la justice, Mme le juge se déplace à la Dst. En plus de cela, l’audition se déroule en l'absence de mon avocat. Voici le contenu de notre entretien :
- Bonjour M. Dibopieu, vous savez pourquoi vous avez été arrêté non?
- Non Madame
- Vous faites l’objet d’un mandat d’arrêt international, relativement à la crise post-électorale.
- Quoi Madame! Mais je n’en ai jamais été informé auparavant?
- Pourquoi alors étiez-vous en exil?
- Madame, c’est pour des raisons de sécurité, relativement à la situation que nous savions tous. Aussitôt, elle me dit:
- Voici les chefs d’accusation: Vol en réunion à main armée, détournement de deniers publics, atteinte à l’économie publique, génocide, crime contre les prisonniers de guerre, assassinats, meurtres, coups et blessures volontaires, violence et voie de fait…
Je lui ai alors dit : ''Madame, je ne me reconnais en rien de tous les faits qui me sont reprochés. Sachez, Madame, que je n’ai jamais été militaire encore moins chef de guerre. En plus Madame, je n’ai jamais travaillé à la Fonction publique sauf dans le privé où j’ai enseigné. A moins, Madame, que vous me trouviez des témoins pour ces accusations''. Elle va alors me demander si je prends un avocat? Je lui réponds que oui, et je lui donne le nom de mon avocat. Avant de me quitter, elle me dit ceci : ''Vous êtes mis sous mandat de dépôt, M. Dibopieu, vous allez donc partir d’ici pour une prison civile''. Je rappelle qu’avant Madame le juge, j’ai subi l’interrogatoire des agents de la Dst, qui se résume en ce dialogue:
Pourquoi étais-tu avec le commandant Abéhi ?
- Le commandant est un Ivoirien comme tout autre que j’ai rencontré en exil. Il n’y a pas de raison que je ne sois pas avec lui.
Ne sais-tu pas qu’il préparait un coup d’Etat ?
- Je n’avais aucun élément de preuve, je l’ai appris juste par la presse comme tout le monde.
Chaque jour qui passait, j’espérais être transféré de ce four pour une prison normale promise par Madame le juge. Je vous apprends que le souhait de tout détenu à la Dst, en raison des conditions de détention, est de sortir de là le plus vite possible pour la Maca ou une prison civile régulière. Et, j’avoue que je n’en ai pas fait exception jusqu’à ce que je réalise que le sort qui m’était réservé était là et nulle part ailleurs. Alors, j’ai commencé à chercher des ressources qui puissent me permettre de tenir le coup. Et ainsi, le Seigneur me fit la grâce de recevoir une Bible par le biais d’un MDL chef qui a séjourné cinq jours seulement dans la cellule, avant d’être libéré. (…) Il fut d’ailleurs l’unique compagnon que j’ai eu pendant tout mon séjour de neuf mois dans ce violon qui, selon les normes, n'est censé garder un détenu que pendant 48 H renouvelables une seule fois. Grâce, donc, à cet ange venu de la part de Dieu, aujourd’hui j’ai lu et plusieurs fois relu la Bible, de la genèse à l’apocalypse. (…)
Aux moments opportuns, je rendrai des témoignages. Amen!!! En effet, c’est finalement entre ces quatre murs de trois mètres carrés, nid insupportable de moustiques, que je vais passer neuf mois du temps de mon séjour carcéral. J’ai dormi à même le sol du 5 février à fin avril, période de grande chaleur. Pendant ces trois mois d’enfer, sans exagération, j’ai transpiré vingt quatre heures sur vingt quatre, en plus des moustiques. Cette cellule, en effet, est complètement blindée avec une dalle au dessus. Le portail est blindé avec un petit trou rectangulaire et horizontal d’environ quinze centimètres sur cinq, au bas. C’est par là que le détenu, pour besoin d’air, oriente la tête. Cela le contraint donc à être constamment couché. Trois mois plus tard, je reçois un matelas de la part de Kouamé, un détenu libéré (…) Inutile de parler de couverture, puisque la Dst ne m’en a jamais donné.
Ma seule tenue avec laquelle j’ai été arrêté me servait de couverture, tandis que mes chaussures me servaient d’oreillers. Comme le disent les existentialistes, l’homme est un être en situation:«Je suis ce que je me fais». Alors, avec le temps, je trouvais des commodités pour m’adapter. L’unique repas quotidien, très froid, m’était servi entre 16 H et 17 H. Je le recevais dans un sachet. Dans le sachet, j’ai mangé tout le temps jusqu’à fin août, mois où j’ai rencontré l’unique fois mon avocat après six mois de détention infernale. Je ne suis jamais sorti de ce violon ni pour prendre l’air frais, ni pour voir le soleil, sauf quand je tombais malade. Et aussitôt après consultation, on me rejette dans ce four avant que les médicaments ne viennent m’y trouver (...) J’ai aussi vu assez de choses horribles.
Le 12 novembre 2013, tard dans la nuit, je suis transféré des locaux de la Dst vers une maison dans la chambre de laquelle j’ai passé cinq mois avec Amadé Ouérémi. Enfermés 24h sur 24, sans voir le jour, sans visite, nous étions dans les mêmes conditions qu’à la Dst. Le 25 avril 2014, je suis transféré de cet enfer vers le Camp pénal de Bouaké. Au cours de ce voyage vers le camp pénal, encagoulé et menotté, j’ai subi un accident des plus terribles, au sortir duquel je dois ma vie au Seigneur. Je recouvre la liberté un mois plus tard. Je tairai certains faits pour laisser une chance à la réconciliation.

La nécessaire réforme de la Dst
Toutefois, des choses méritent d’être corrigées dans cette institution jadis prestigieuse de notre pays qu’est la Dst. Il faut qu’elle cesse d’être une maison d’arrêt et de correction, car aucune commodité ne lui a été conférée dans ce sens. Cela lui permettra de garder sa discrétion d’antan qui était telle que nombre d’Ivoiriens n’avaient jamais connu ni cette institution ni sa localisation. Aussi, cela permettra-t-il de mettre fin à l’usage des conteneurs et autres pour détenir des prisonniers. En effet, j’ai beaucoup souffert parce que j’ai subi la force à l’état nu, à l’état brut. Or, quand la force est dans cet état, sans se faire accompagner du Droit, elle est arbitraire, voire tortionnaire. C’est pourquoi la force de l’Etat doit s’imposer une nécessaire cohabitation avec le Droit.
C’est le Droit qui adoucit la force. Autrement dit, quand la force est exercée dans un cadre légal, vous la ressentez moins, peut-être même pas. Car, le cadre légal prendra toutes les dispositions pour la rendre souple. En d’autres termes, c’est le Droit qui rend la force digeste. Malheureusement, ce ne fut point mon cas. (...)Il suffit aux dirigeants africains de comprendre que le temps de la force démesurée de l’Etat sur ses citoyens est révolu (...) Il ne s’agit plus, pour un chef ou un régime, de s’accaparer de tout le pouvoir et prétendre faire le bonheur des citoyens. Car, il ne connaît pas mieux le bonheur de chacun.
C’est plutôt en étant libre que chaque citoyen vaque à la recherche de son bonheur. L’équation qui se pose au dirigeant, c’est de résoudre la problématique suivante : Comment faire cohabiter les différentes libertés? Comment donc faire cohabiter le Fpi avec le Rdr et le Pdci ? Comment faire cohabiter un tel syndicat avec un tel autre, une telle ethnie avec une telle autre, une telle religion avec une telle autre… ? Comment faire cohabiter les différentes opinions ? (…) Il ne s’agit donc plus d’enfermer les autres, d’embastiller la parole et les mouvements des groupes.
C’est pourquoi, il faut libérer Laurent Gbagbo, car comme l’a si bien dit son illustre compagnon Aboudramane Sangaré : «Il ne saurait y avoir une omerta sur son nom». Il faut libérer Mme Simone Gbagbo et Charles Blé Goudé. Il faut libérer tout le monde, visage connu ou pas. Car, j’en ai vu des centaines défiler sous mes yeux qui croupissent encore dans les fers. (…) Chaque pays à son peuple. Et une partie de ce peuple ne saurait rester hors de sa patrie, quel que puisse être le problème. C’est l’histoire du tout et de la partie. Sans la partie, le tout ne saurait exister et rayonner. Voilà pourquoi LE RETOUR DES EXILÉS EST NÉCESSAIRE pour la santé politique et sociale de la Côte d’Ivoire.
Chers Ivoiriens, en conclusion, je voudrais que vous reteniez que, malgré tout, je suis résolument inscrit dans l’esprit de la réconciliation nationale, pourvu qu’elle soit sincère et inclusive. Désormais, nous Ivoiriens, devons savoir marcher pour encore mériter ce pays, cette Côte d’Ivoire qui, par ses merveilles, nous a tout dévoilé. Rien ne nous est plus caché, et tout le monde est désormais connu…C’est pourquoi, à mon sens, il n’y a pas de mal absolu. Ce que nous avons vécu fait partie de notre histoire. Elle servira certainement à notre maturation et surtout à nous constituer en peuple, c’est-à-dire, non plus comme des entités éparses, dispersées çà et là en tant qu’ethnies, religions..., mais plutôt comme un être moral à vocation historique, éprouvé par les événements du passé et lié par les défis à venir. Je termine pour remercier tous ceux qui ont été émus d’affliction et de compassion pour moi. Toute ma déférence à tous ceux qui ont œuvré et prié pour que nous soyons ici aujourd’hui.
JE RENDS GLOIRE AU PÈRE, SEIGNEUR DU CIEL ET DE LA TERRE, de nous avoir utilisés comme les derniers arrêtés et extradés de l’exil.
LA GRACE ET LA PAIX DE DIEU SOIENT AVEC NOUS !
Jean-Yves DIBOPIEU
Président national de la SOAF (Solidarité Africaine)
Ex – Secrétaire Général national de la FESCI
Source L'inter
30/06/2014

 Repris sur le crid’abidjan

18:54 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Interpellation de Paul Barril

Antibes : l’ancien patron du GIGN retranché armé chez lui

Une information qui cache surement quelque chose de bien plus gros! L’ex-patron du GIGN qui fut l’un des fondateurs de ce servie retranché chez lui, armé, et qui a été maitrisé et arrêté vers 10 heure ce matin. Car non seulement il a été le conseillé de plusieurs chefs d’états africains, mais il est également impliqué dans le génocide rwandais, ce qui implique que certaines personnalités françaises pouvaient être directement impliquées, entre autres histoires sombres et illégales.

les moutons enragés

Paul Barril, l’ancien patron du GIGN est actuellement retranché armé à son domicile d’Antibes (Alpes-Maritimes). Des négociations  en cours avec le GIPN pour le convaincre de se rendre, ont permis une reddition vers 10 h

Dernière minute : selon les informations de France Info TV, le forcené aurait été interpellé chez lui après s'être rendu peu avant 10 heures du matin.

©Capture Ecran Twitter

L’ancien patron du GIGN (Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale) , Paul Barril, s’est retranché ce lundi matin à son domicile d’Antibes (Alpes-Maritimes). Selon une source policière, cet ex-officier de gendarmerie et membre de la cellule anti-terroriste de l’Elysée est armé. Des négociations sont par ailleurs en cours entre lui est le GIPN, lequel tente de le convaincre de se rendre. On ignore encore les raisons qui ont poussé Paul Barril à se mettre dans une telle situation.

Après avoir participé à la création du GIGN en 1974, cet ancien capitaine de gendarmerie et ex-numéro 2 du GIGN s’est reconverti dans la sécurité privée dans les années 1980. Il a ensuite notamment conseillé plusieurs chefs d’Etat en Afrique.
Planet.fr


18:36 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

29/06/2014

Ouattara en France, pluie diluvienne à Abidjan

Abidjan inondé de jour en jour...




19:48 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Les vérités dérangeantes d’un ex-ambassadeur de France

Les condamnations portées a priori contre Gbagbo m’ont toujours laissé dubitatif...

Propos recueillis par Alain Léauthier pour Marianne
Dans son livre « De Phnom Penh à Abidjan, fragments de vie d’un diplomate », Gildas Le Lidec, livre ses « souvenirs » d’ancien ambassadeur de France en Côte d’Ivoire entre 2002 et 2005. Des « souvenirs » qui offrent une lecture peu commune de la crise ivoirienne de 2011. En rupture en tout cas avec cette fiction à laquelle une partie de la presse et de la classe politique française ont adhéré… Entretien.

C’est un livre de « souvenirs, de simples souvenirs » ne visant pas à l’objectivité et à la vérité historique. Les précautions que prend l’ancien diplomate aujourd’hui à la retraite Gildas Le Lidec pour présenter son ouvrage De Phnom Penh à Abidjan, fragments de vie d’un diplomate* ne sont pas de pure forme. Quoi qu’il en dise, les « anecdotes » tirées de ses années passées en Côte d’Ivoire (entre 2002 et 2005), au titre d’ambassadeur de France, ressemblent fort à un pavé dans la mare des certitudes confortables sur la crise ivoirienne de 2011. Gbagbo dans le rôle du « méchant », du tricheur, du tyran prêt à toutes les bassesses et tous les crimes de guerre pour garder le pouvoir ? Alassane Ouattara dans le costume immaculé du président démocratiquement élu, mettant ses belles compétences d’ancien technocrate du FMI au service de son pays ?

Voilà déjà quelque temps que cette fiction à laquelle une partie de la presse et de la classe politique française ont adhéré (par commodité, paresse ou intérêt ?) commence à se fissurer. L’ouvrage de Gildas Le Lidec n’aidera guère à colmater la brèche, tout au contraire. A quelques semaines de sa première visite officielle à Abidjan, François Hollande pourra ainsi utilement y prendre connaissance du portrait peu flatteur que l’ancien ambassadeur dresse de Guillaume Soro, l’actuel président de l’Assemblée nationale ivoirienne et ancien chef des rebelles du Nord, alliés militaires de Ouattara. Plus largement, sans exonérer le moins du monde les dérives du régime de Laurent Gbagbo, le livre permet de mieux comprendre les origines contemporaines de la terrible guerre civile qui fit près de 3 000 morts en quelques mois. La politique africaine de la France au pays des Eléphants n’y a pas forcément le beau rôle.

983612-1165942Marianne : Guillaume Soro, tour à tour chef des Forces nouvelles rebelles, Premier ministre de Gbagbo puis de Ouattara, et actuel président de l’Assemblée nationale, a tenté de vous égorger…
Gildas Le Lidec : - Je tiens d’abord à préciser qu’à mes yeux cette anecdote n’a aucune signification politique particulière. Elle figure dans le livre pour son côté « vivant », illustrant la réalité concrète du travail d’un diplomate sur le terrain. Je sais que la presse d’Abidjan s’en est emparée pour ses gros titres. Ce n’était pas mon intention. Ceci étant, l’anecdote est parfaitement authentique. Elle s’est déroulée à la basilique de Yamoussoukro en 2003, lors d’une réunion de routine sur le suivi des accords de paix de Marcoussis (signés en janvier 2003 entre les rebelles et le régime de Gbagbo), en présence du Premier ministre de l’époque, Seydou Diarra, et de deux généraux de Licorne (la force française d’interposition). Comme à son habitude, Soro faisait son cinéma, éructait contre la France. J’ai dû le rembarrer et probablement l’ai-je agacé alors il a tenté de m’étrangler. Un simple coup de chaud certes, mais il a fallu l’intervention des ambassadeurs d’Espagne et d’Italie pour le ramener à la raison…

Vous racontez aussi qu’il vous avait auparavant proposé un attentat contre Gbagbo ?
- Peut-on vraiment parler sérieusement d’attentat quand on connaît le personnage ? Alors que je venais depuis peu de prendre mes fonctions, je me suis rendu à Bouaké pour rencontrer divers chefs rebelles, les fameux « com’zones ». Et j’avais en permanence dans les pattes ce petit bonhomme, ce civil auquel je ne prêtais guère attention. Avant de prendre mon hélicoptère pour rentrer à Abidjan, il m’a proposé de placer une voiture quelque part dans la ville, bourrée d’armes et d’explosifs et de lui en donner l’adresse. Il se chargerait ensuite, affirmait-il, d’éliminer Gbagbo par ses propres moyens….

Au-delà de l’anecdote, et à l’aune de votre expérience, quel jugement portez-vous sur celui qui est désormais protocolairement le deuxième personnage le plus important de Côte d’Ivoire ?
- C’est un arriviste, très intelligent et très bien formé, avec une exceptionnelle force de conviction. Il a mangé à tous les râteliers, chef des rebelles un jour, avec Gbagbo un autre, puis le trahissant pour Ouattara…. Mais étonnamment il avait des soutiens en France. Je me souviens d’un déjeuner avec lui auquel participaient aussi Seydou Diarra et Pierre Mazeaud (à l’époque président de la table ronde de Marcoussis). Ce dernier m’a pris à parti, m’accusant de ne pas aider le processus de paix et d’être un traître et un suppôt de Gbagbo. Je voulais présenter ma démission à Raffarin (alors Premier ministre) lequel à son habitude a mis les formes pour étouffer le conflit.

Certaines ONG l’accusent d’être directement impliqué dans les exactions auxquelles se sont livrées les com’zones dans le Nord ?
- Je pourrais apporter des informations sur les massacres commis par ces salopards échevelés qui exerçaient leur pouvoir avec une incroyable brutalité, une violence inouïe. Leurs crimes sont connus mais, en toute honnêteté, je n’ai pas d’éléments permettant d’y raccrocher Soro.

Avec le recul, quelle lecture avez vous de la crise de 2011 et quelle part de responsabilité attribuez-vous à Gbagbo ?
- Les condamnations portées a priori contre Gbagbo m’ont toujours laissé dubitatif. A mes yeux, il n’était pas du tout l’homme du renouveau de l’Afrique, le nationaliste intransigeant comme il aimait quelquefois se présenter, mais plutôt un ancien opposant avide de bénéficier de tous les privilèges de ses prédécesseurs, Konan Bédié comme bien sûr Houphouët-Boigny. Gbagbo n’a jamais été un ennemi de la France. Bien au contraire. Sa culture est profondément française et tous les coups tordus dont il s’est montré un grand spécialiste ont été inspirés par ceux de la IVème République. Le problème, c’est que lui et Chirac n’ont jamais pu se comprendre et se parler raisonnablement. J’ai joué les intermédiaires. En vain.

Pensez-vous qu’il est le commanditaire de l’attaque de l’aviation ivoirienne contre les militaires français à Bouaké (soldée par neuf morts) en 2004 ?
- Sincèrement non. Cette affaire reste pour moi un mystère total. Le 4 novembre, les forces militaires ivoiriennes lançaient une offensive contre les rebelles en franchissant la « ligne de confiance » issue des accords de Marcoussis. Elles essuyèrent, on le sait, un grave revers. Deux jours après, leurs Soukhoïs attaquaient nos soldats à Bouaké. Quel était leur intérêt ? Faire diversion ? Se venger de leur échec ? Objectivement, ça n’a pas grand sens. J’ai vu Gbagbo le 6 novembre au soir. Il était hagard, dépassé par les événements et, pour l’avoir fréquenté quasi chaque semaine pendant mon séjour, je vous assure qu’il ne jouait pas.

C’est vous qui avez fait remettre en liberté les techniciens biélorusses qui assistaient les pilotes des Soukhoïs, Biélorusses eux aussi…
Oui je l’ai fait sous la pression de mon alter ego russe à Abidjan qui menaçait de beaucoup s’énerver s’il n’en allait pas ainsi…
Comment expliquez-vous que la France ait laissé filer les pilotes vers le Togo et n’ait jamais cherché à les récupérer pour les juger ?
Je ne me l’explique pas…

Avec le recul, comment jugez-vous l’action de la France pendant cette période ?
- Pour contenir l’offensive des rebelles, en 2002 Gbagbo nous avait demandé notre aide. Nous avons répondu positivement en envoyant 500 soldats. Puis, en très peu de temps, les effectifs sont montés à 4 000 puis 5 000 hommes. Un véritable état-major s’est mis en place avec des généraux à deux étoiles et près de 50 colonels. Cette sorte de double gestion, l’ambassade d’un côté, l’armée de l’autre, n’a pas facilité le travail de la diplomatie…

Le sort de Gbagbo n’était-il pas scellé dès cette époque ?
- Pour les gens de Paris, il était une interrogation, il ne correspondait pas au chef d’Etat africain dont ils avaient l’habitude. Même si, je le répète, son nationalisme était à mon avis de façade, il les inquiétait. L’attitude à adopter à son égard a d’ailleurs engendré beaucoup de divisions entre l’Elysée, le Quai d’Orsay, Villepin…

Les négociations et les accords de Marcoussis ne sont-ils pas le ferment de la crise de 2011 ?
- Elles ont été organisées dans la plus totale précipitation, c’est le fruit de la machine Villepin… La façon dont Gbagbo y a été traité, notamment lors du retour en Côte d’Ivoire, était à mon avis inacceptable. En tout cas, ce fût ressenti comme une insulte, au moins par tous les Ivoiriens du Sud du pays.

Laurent Gbagbo sera jugé par la CPI pour crimes contre l’humanité. Qu’en pensez-vous ?
- Je trouve cela profondément injuste. Cela ne correspond pas aux valeurs et au tempérament de l’homme que j’ai connu. Et c’est d’autant plus injuste que Ouattara n’a pas touché un cheveu des salopards qui, depuis 2011, se sont taillés de véritables royaumes dans le Nord du pays. En ne prenant aucune mesure contre eux, la CPI ne va pas améliorer son image, déjà très dégradée sur tout le continent.

La Côte d’Ivoire se porte-t-elle mieux depuis la chute de Gbagbo ?
- Sur le plan de la sécurité et de la stabilité, pas sûr. Licorne est toujours là-bas, comme le 43ème Bima, sous une autre forme. A la fin de ma mission, j’avais recommandé sa dissolution. La France, en fait, aurait dû partir depuis longtemps.

Ouattara ?
- Il était programmé pour prendre le pouvoir, mais n’y est vraiment parvenu que grâce à l’aide décisive de son ami Nicolas Sarkozy.

* De Phnom Penh à Abidjan, fragments de vie d’un diplomate, de Gildas Le Lidec. L’Harmattan. 26 €.
pris sur Connectionivoirienne

09:54 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Pluies torrentielles et dégats

ALERTE! ALERTE! ALERTE! Le tronçon San-Pedro-Soubré coupé depuis hier. Les pluies torrentielles ont fait de gros trous dans la chaussée, environ 27 km après San-Pedro.
( Texte et images de Germain Groudé )

00:36 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (2) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

28/06/2014

Le "Comment-taire" d'Ozi Godo

Y-t-il un cheval de Troie au FPI ?


AFFiPour beaucoup d'observateurs pro Gbagbo, Affi est illisible et inaudible. Sa décision de créer un secrétariat de je ne sais quoi est insuffisante. Car pour eux, c'est le FPI tout entier qui doit être l'instrument de la coordination de la lutte pour la libération de Laurent Gbagbo. Pour eux, créer un secrétariat, parmi tant d'autres, c'est abandonner Gbagbo à son sort triste sort tout en donnant l'air de travailler pour la Cause. Pour eux eux, Affi ,en réalité, est un illusionniste. Il veut calmer la grogne en donnant l'illusion qu'il travaille pour Gbagbo. Mais en réalité ce n'est pas vrai. Affi donne de plus en plus l'impression d'être un cheval de Troie au sein de la direction du FPI. 

En effet, en réalité, Affi a compris que pour gouverner la Côte d'Ivoire il faut être l'homme de la communauté internationale, le candidat de l'étranger.

Or la communauté internationale ne veut pas entendre parler de Gbagbo Laurent. Elle ne veut pas non plus entendre parler de marches, de sittings, et de boycotts. Elle veut un climat politique calme et apaisé. Sans Gbagbo. Pour permettre à Ouattara de mieux gouverner le pays dans leurs intérêts.

Donc Affi joue le jeu de l'adversaire. Il apaise la situation. Il veut accompagner Ouattara aux élections prochaines pour lui donner une légitimité. Car ce qui intéresse, Affi, c'est l'après Ouattara. Mais pour ce faire, il faut tourner la page Gbagbo, sans en avoir l'air, pour ne pas heurter la forte sympathie en faveur de Gbagbo au FPI, en Côte d'ivoire et en Afrique.

Affi veut être l'homme de la communauté internationale.
Mais ce qu'il oublie, c'est qu'il y a antinomie entre ces deux objectifs. Car on ne peut pas être
à la fois, et le choix de la communauté internationale, et celui des panafricains souverainistes. Ce n'est pas possible. Et c'est à ce jeu que joue Affi. C'est le même jeu qu'à joué Mamadou Koulybaly quand la communauté internationale a jeté son dévolu sur lui. Mais on sait tous ce qu'il est devenu.


Aujourd'hui, après l'échec de sa tentative de récupérer le FPI, par le biais de Mamadou Koulibaly, la communauté internationale a finalement jeté son dévolu sur AFFI. Mais Affi, nourri par l'expérience de Mamadou Koulibaly, ne veut pas finir comme ce dernier. Alors utilise la ruse et diversion. Il avance en donnant l'illusion de se battre pour Gbagbo, mais en réalité il se bat pour sa pomme et pour les beaux yeux de «l’Étranger», de la communauté internationale. C'est un illusionniste: un cheval de Troie dans les murs de la direction du FPI.

 

27 juin 2014

Le "Comment-taire" d'Ozi Godo

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L'axe Abidjan-Paris/Hôpitaux réactivé

PRESIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE RÉPUBLIQUE DE COTE D’IVOIRE
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DEPARTEMENT COMMUNICATION Union-Discipline-Travail
COMMUNIQUE DE LA PRESIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE
Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, a quitté Abidjan, ce Vendredi 27Juin 2014, pour un séjour privé en France.

Fait à Abidjan, le 27Juin 2014

_____________________________

Il y a quelques minutes Alassane Ouattara s'est envolé pour la France pour dit-on une visite privée. Alors que ce voyage n'était prévu. Il y a anguille sur roche. Dans les tous cas, votre journal préféré va percer le mystère autour de ce voyage précipité.
Yacouba Gbané

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26/06/2014

SALAIRES - Classement des entraîneurs les mieux payés au monde :

Mourinho en tête, Lamouchi 1er en Afrique, Giresse à la 9e place

José Mourinho, récemment revenu à Chelsea, a été l’entraîneur le mieux payé lors de la saison 2012-2013. C’est la principale information qui ressort d’une étude de Pluri Consultoria, société spécialisée dans le marketing sportif. Le Portugais devance Carlo Ancelotti et Marcelo Lippi. En afrique, Lamouchi arrive en tête, alors que l’entraîneur des Lions du Sénégal, Alain Giresse est à la 9e place. Afrik-Foot dresse le tableau au niveau des techniciens qui officient sur le continent africain.

José Mourinho peut avoir le sourire. Parti du Real Madrid pour retourner à Chelsea, le technicien qui s’est récemment lui-même surnommé le «Happy one» a vu la saison écoulée faire de lui l’entraîneur le mieux payé au monde, rien que ça. Avec près de 14 millions d’euros annuels perçus, soit environ 1 166 000 euros tous les mois, le Portugais truste la première marche du podium devant les Italiens Carlo Ancelotti (12 millions d’euros), passé du PSG au Real Madrid, et Marcello Lippi (11 millions d’euros), qui monnaie ses talents en Chine, au Guangzhou Evergrande.
2,4 millions par an pour Lamouchi.
Des sommes à faire pâlir d’envie plus d’un mortel. D’autant plus que ces sommes sont largement supérieures aux émoluments des techniciens qui ont fait le choix d’officier en Afrique. Avec ses 2,4 millions annuels, Sabri Lamouchi, qui est le sélectionneur le mieux payé sur le continent, ne figurerait même pas parmi les 20 premiers au classement. C’est dire. Mais, avec ses 200 000 euros mensuels, là où son prédécesseur François Zahoui ne percevait que 4 500 euros, l’homme fort des Eléphants de Côte d’Ivoire est loin devant ses homologues du continent. Hervé Renard, pourtant revalorisé après le sacre à la Can 2012 et qui a vu son salaire plus que doubler pour passer de 35 000 à 80 000 euros, arrive bien loin derrière le Franco-tunisien, tout comme Vahid Halilhodzic, sélectionneur de l’Algérie, qui complète le podium avec ses 65 000 euros mensuels. Le sélectionneur des Lions du Sénégal, Alain Giresse arrive à la 9e place avec un salaire de 23 000 euros (plus de 15 millions de francs Cfa).
Salaire ne rime pas forcément avec réussite.
Des sommes que bien des clubs en Europe n’auraient pas été en mesure de leur offrir. Ce qui explique mieux pourquoi bon nombre d’entraîneurs n’hésitent pas à venir faire une petite pige à la tête d’une sélection, avec plus ou moins de réussite, mais surtout avec un contrat très lucratif à la clé, sans garanties de réussite. Le dernier exemple en date étant celui du Belge Eric Gerets, venu entraîner le Maroc moyennant 300 000 euros mensuels, le tout avec comme résultats une élimination au premier tour de la Can 2012 et une quasi élimination lors des qualifications pour la Can 2013, avant qu’il ne soit remercié et remplacé par Rachid Taoussi, qui finira par emmener les Lions de l’Atlas en Afrique du sud. Comme quoi, l’argent ne fait pas toujours tout.

Top 10 des entraîneurs les mieux payés en 2012-2013
1er José Mourinho / Real Madrid puis Chelsea : 14 M euros annuels, 2e Carlo Ancelotti / PSG puis Real Madrid) : 12 M euros, 3e Marcello Lippi / Guangzhou Evergrande : 11 M euros, 4e Guus Hiddink / ex Anzhi Makhatchkala : 10.8 M euros, 5e Kenny Dalglish / ex-Liverpool : 10 M euros, 6e Arsène Wenger / Arsenal : 9.4 M euros, 7e Fabio Capello / Russie :14 M euros, 8e Roberto Mancini / Manchester City : 6,7 M euros, 9e Alex Ferguson / Manchester united :7,5 M euros, 10e José Antonio Camacho / Chine : 6,1 M euros.
 
Top 10 des entraîneurs en Afrique
1er Sabri Lamouchi / Côte d’Ivoire : 200 000 euros mensuels, 2e Hervé Renard / Zambie : 80 000 euros, 3e Vahid Halilhodzic / Algérie : 65 000 euros, 4e Rachid Taoussi / Maroc : 52 000 euros, 5e Gordon Igesund / Afrique du Sud : 49 000 euros, 6e Stephen Keshi / Nigeria : 38 000 euros, 7e Bob Bradley / Egypte : 35 000 euros, 8e Paul Put / Burkina Faso : 24 000 euros, 9e Alain Giresse / Sénégal : 23 000 euros, 10e Patrice Carteron / ex Mali, Tp Mazembe : 20 000 euros.

Le Quotidien (Sénégal)

18:40 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

texte de la Conférence de presse d'Affi N'guessan

Point de presse du président du FPI suite à la
confirmation des charges contre le président Gbabo

PASCAL AFFI N'GUESSANLe jeudi 12 juin 2014, la Chambre Préliminaire 1 de la Cour Pénale Internationale (CPI) a confirmé à la majorité de deux voix contre une, les charges alléguées par le Procureur à l’encontre du Président Laurent Gbagbo.

Cette décision marque la fin d’une phase du processus pénal engagé depuis le 23 novembre 2011 par la CPI contre le Président Laurent Gbagbo qui «aurait engagé sa responsabilité pénale individuelle en tant que auteur indirect, pour quatre chefs de crimes contre l’humanité à raison de meurtres, de viols et d’autres violences sexuelles d’actes de persécution et d’autres actes inhumains qui auraient été perpétrés dans le contexte des violences post-électorales survenues sur le territoire de la Côte d’Ivoire entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011.» Ces crimes auraient été commis dans le cadre d’un plan commun conçu et mis en œuvre en collaboration avec un supposé cercle restreint de collaborateurs.

Cette décision intervient à l’issue d’une procédure longue, complexe et éprouvante qui aura duré deux années et sept (7) mois au cours desquels la Côte d’Ivoire, l’Afrique et le monde entier ont été les témoins attentifs de la farouche bataille politico-juridique menée par la Défense du Président Gbagbo et par toutes les personnes éprises de justice et de dignité, pour faire triompher la vérité et défendre la liberté.

Cette décision ouvre la phase du procès, c’est-à-dire celle de la manifestation de la vérité et de la justice.

Avant cette décision et à différentes étapes et sur différents aspects de la procédure judiciaire, de nombreuses requêtes ont été formulées par la Défense :

-       Pour contester la compétence de la CPI à engager des poursuites contre le Président Laurent Gbagbo ;

-       pour exciper de l’irrecevabilité de l’affaire, puis des documents de notification des charges et des Documents Contenant les Charges (DCC) ;

-       pour la mise en liberté provisoire du Président Laurent Gbagbo ;

-      pour des observations sur les preuves du procureur ou des expertises portant sur les pièces produits à l’appui de l’accusation, notamment les pièces vidéos-graphiques ;

-       Etc.

Pendant cette période toutes les demandes de mise en liberté provisoire formulées par la Défense ont été rejetées par le juge unique, Présidente de la Chambre préliminaire 1. De même, les réexamens périodiques des conditions de maintien en détention du président Gbagbo ont tous été sanctionnés par des décisions négatives, aux motifs que celui-ci disposerait de réseaux de supporters et de réseaux financiers en Côte d’Ivoire et dans les pays voisins susceptibles d’organiser sa fuite s’il était mis en liberté provisoire, ou que lui-même pourrait exercer des pressions sur les témoins, organiser des collusions avec des coaccusés, entraver les enquêtes ou commettre de nouvelles infractions.

 

Cette intransigeance judiciaire n’était aucunement justifiée au regard des faits allégués et des preuves produites. Elle illustre l’acharnement à maintenir le président Laurent Gbagbo en prison, loin de son pays, la Côte d’Ivoire. Ainsi, le 03 juin 2013, à l’audience de confirmation des charges, la chambre préliminaire 1 a dû ajourner sa décision pour insuffisance de preuves, et renvoyer le procureur à la recherche d’éléments de preuves supplémentaires. Cette décision a été acquise à la majorité de deux juges contre une voix dissidente, en l’occurrence celle du président de la Chambre.

 

Le procureur a bénéficié de sept (7) longs mois pour soumettre un Document Contenant les Charges (DCC) amendé, caractérisé par l’abandon de 23 des 45 incidents sur lesquels il s’était fondé dans son DDC initial (17 janvier 2013), le rajout de 16 nouveaux incidents, sans que la responsabilité pénale du Président Gbagbo soit clairement démontrée.

 

La Défense du Président Gbagbo était donc fondée à conclure, dans ses soumissions finales du 06 mai 2014 que « A aucun moment le Procureur ne mentionne une seule réunion lors de laquelle aurait été conçu le plan commun ; à aucun moment le Procureur ne mentionne une seule réunion lors de laquelle il aurait été décidé de la mise en œuvre du plan commun supposé ; à aucun moment, le Procureur ne mentionne l’existence d’une seule réunion lors de laquelle aurait été discuté entre le Président Gbagbo et des Chefs militaires le détail des opérations. [….] Le Procureur est incapable aussi de faire état d’un seul discours du Président Gbagbo qui ne soit pas un appel à la paix et à la concorde entre Ivoiriens, que ce soit avant, pendant ou après les élections de 2010.

Pas une fois, le Procureur n’est capable de prouver qu’un groupe constitué, que ce soit une unité de l’armée ou un groupe autrement constitué, aurait commis un crime qui serait le résultat d’un ordre émis illégalement dans le but de parvenir à l’achèvement d’un supposé plan commun.

De plan commun d’ailleurs, il n’y a pas. Le Procureur n’a même pas identifié un ensemble de dirigeants qui aurait constitué le cadre dans lequel aurait été pensé et mis en œuvre ce plan commun. Il s’est contenté, pour tenter de constituer un tel groupe hypothétique, d’y réunir artificiellement des Bétés (dont certains n’ont jamais fait partie de l’entourage du Président Gbagbo) et d’en exclure les non-Bétés alors que, parmi ceux-ci se trouvaient beaucoup des vrais proches du Président. Pas d’enquête, pas de preuve, des allégations fondées sur des hypothèses, des témoignages contradictoires, des témoins peu crédibles, des documents suspects établis pour les besoins de la cause. Plus, le fait qu’il dissimule sciemment la réalité concernant la vérité des évènements du 16 décembre ou la manière dont les groupes rebelles se sont infiltrés à Abobo avant l’élection présidentielle, le fait qu’il dissimule la façon dont les mercenaires étrangers ont été recrutés pour être intégrés aux forces pro-Ouattara au début de l’année 2010, formés au Burkina et transférés dans le Nord de la Côte d’Ivoire, la façon dont il dissimule l’implication de l’armée Française, le fait qu’il ne dise pas un mot des massacres commis par les rebelles à Yopougon en avril 2011, tout cela montre qu’il tente de construire une réalité fausse – contraire à la vérité historique – qui seule lui permettrait de justifier ses allégations. En d’autres termes, ces silences et ces tentatives de dissimulation montrent qu’il ne croit pas lui-même en la thèse qu’il présente. Dans ces conditions, il est absolument impossible de confirmer les charges. Surtout, il serait terriblement risqué pour la Cour d’engager un procès sur des bases aussi fragiles ; ce serait l’assurance d’une catastrophe judiciaire et de la perte de crédibilité des Institutions de la Cour ».

 

Hélas ! Cette brillante plaidoirie de Me Emmanuel ALTIT, Conseil Principal du Président Laurent Gbagbo n’a pas suffi à convaincre la cour. Au grand dam de millions d’Ivoiriens, d’Africains et de combattants de la justice et de la liberté mobilisés depuis le début de cette tragédie pour exprimer leur affection au Président Laurent Gbagbo, lui manifester leur solidarité et défendre la vérité, les charges ont été confirmées. Un des juges qui avaient trouvé, en juin 2013, les preuves insuffisantes pour engager un procès contre le Président Gbagbo, a changé d’opinion.

 

Pour toutes les personnes éprises de justice, de liberté et de paix, en Côte d’Ivoire, en Afrique et dans le monde, c’est un moment de grande tristesse et de profondes appréhensions. L’histoire se répète : comme KADJO Amangoua, chef de guerre Abouré en 1894, comme Nanan Kassi  DIHIE, roi de l’Indénié en 1896, comme SAMORY Touré, empereur du Wassoulou en 1898, comme Nanan N’GAZA 1er, roi des Essandané en 1909, comme ces nombreux chefs de guerre, de tribus, notables et résistants à la conquête coloniale, un autre digne fils de l’Afrique est en danger de mort pour son combat pour la dignité et la souveraineté de l’Afrique.

 

Quelle Côte d’Ivoire sans Laurent Gbagbo ? Comment mettre fin à la division du pays, reconstruire l’unité de la nation, bâtir la paix et reconstruire le pays sans cet acteur majeur de la crise, dont le nom est devenu commun à des millions de fidèles : les pro-Gbagbo, aujourd’hui traqués, enlevés, emprisonnés, martyrisés, contraints à l’exil, mais qui refusent de céder, d’abdiquer, de renier.

Non, l’apôtre de la transition pacifique à la démocratie, le prophète de la démocratie, attaché aux valeurs de liberté, de tolérance et de paix n’est pas un criminel et ne peut pas établir de plan d’extermination de populations civiles, de son peuple.

 

L’opinion dissidente d’un des trois juges, malgré les moyens colossaux déployés par l’accusation et tout le temps accordé au Procureur pour apporter les preuves de la culpabilité de Laurent Gbagbo, est un cri, une indignation qui innocente Laurent Gbagbo.

Ce procès n’est pas le procès d’un homme. C’est le procès d’une ambition, d’une vision, d’un idéal. C’est le procès de la démocratie, c’est le procès de la liberté, le procès de la dignité. C’est le procès de l’Afrique. C’est notre procès. Nous devons le gagner.

 

« Je n’irai pas à New-York pour montrer à tous que la Côte d’Ivoire est une terre des hommes ». Ces propos tenus par le Président Laurent Gbagbo en 2006 pour dénoncer les intrigues du Groupe de Travail International (GTI) dans le traitement de la crise ivoirienne, est un mot d’ordre pour la résistance, pour la lutte.

La Côte d’Ivoire est une terre des hommes. Des hommes remplis de vaillance pour relever sa dignité. Le Président Laurent Gbagbo a montré le chemin. Il a fait sa part du travail. Laurent Gbagbo a forgé et mis entre nos mains l’instrument de notre émancipation individuelle et collective, la clé de l’avenir de la nation. A nous de faire notre part. Notre part c’est de nous mobiliser et d’assurer une plus grande coordination de nos activités en vue de réussir efficacement la libération du Président Laurent Gbagbo. C’est pourquoi j’ai décidé de nommer dans les prochains jours un Secrétariat National chargé spécialement de la coordination des actions pour la libération du Président Laurent Gbagbo. 

Ivoiriennes, Ivoiriens, amis de la Côte d’ivoire, vous tous qui souffrez du drame que vit notre pays, rejoignez-nous dans la lutte pour la vérité, pour la justice, pour la libération du Président Laurent Gbagbo et pour la restauration de la Côte d’Ivoire. Nous le devons, nous le pouvons et nous le ferons : dans l’union, dans le discipline, dans le cohésion et dans la solidarité. 

Dieu nous parle. Hier encore au Brésil, il a été assourdissant. Dans la division, rien ne nous sera donné. 

Dieu nous parle. La réconciliation nationale est la clé de l’émergence. 

 

La libération du Président Gbagbo est le moteur de la réconciliation nationale. Mobilisons-nous et agissons pour la faire réussir.

25 juin 2014

18:22 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

25/06/2014

Déguerpissement des forêts classées à l’ouest Mont-Péko

Le jeu trouble du pouvoir ivoirien

En prélude au sommet ivoiro-burkinabé qui se tiendra le 28 juin prochain à Ouagadougou, les autorités des deux pays qui plancheront sur la situation des clandestins – 99% des habitants – du Mont-Péko se sont lancés dans une campagne sournoise pour amener ceux qui œuvrent pour la protection de la forêt, notamment la Suisse à renoncer à «sa pression», mais surtout pour obtenir un délai supplémentaire pour les migrants.

Le Mont Péko
Le Mont
            PékoLes gouvernements ivoirien et burkinabè veulent-ils abandonner leur plan commun de déguerpissement du Mont- Péko seulement quelques mois après la campagne de sensibilisation des clandestins qui y pullulent ? Au regard d’une cam- pagne de communication – semblable à un ballon d’essai – qui vient d’être lancée par un quotidien très proche de Ouattara, Le Patriote (voir parution n°4370 du vendredi 20 juin 2014), visant à mettre l’accent sur le caractère précipité et déshumanisant de l’opération, il ne serait pas hasardeux de répondre par l’affirmative. Dans son enquête auprès des clandestins du Mont-Péko, le quotidien pro-Ouattara plante le décor à tra- vers certains propos qui démontrent que le pouvoir ivoirien, si cela ne tenait qu’à lui seul, n’y serait pas allé délibérément. «Le gouvernement ivoirien subit la pression de la Suisse qui est propriétaire du parc. Sinon nous ne voyons aucune urgence à chasser tout ce monde maintenant. Ils vivent là depuis dix ans, on pourrait bien encore leur laisser quelques années le temps d’un bon plan de recasement. A Bouaflé, le parc est plus important en superficie que le Mont-Péko mais ceux qui l’ont infiltré ne sont pas inquiétés», relève, selon le confrère, un officier des eaux et forêts sous le couvert de l’anonymat. Ce dernier, poursuit toujours le confrère, affirme par ailleurs que le reboise- ment du parc du Mont-Péko ne prendrait pas moins de trois ans, même si les populations le quittaient aujourd’hui. «Le dossier du Mont-Péko est inscrit au sommet du traité d’amitié et de coopération entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire prévu le 28 juin prochain à Ouagadougou. A cet effet, une récente mission conjointe Burkina Faso – Côte d’Ivoire, effectuée du 4 au 7 mai 2014, avait établi que 99% des populations du Mont-Péko étaient des Burkinabè. Les gouvernements ivoirien et burkinabé sont conscients que le déguerpissement des milliers de d’occupants du Mont-Péko ne sera pas une opération facile. Car, il ne s’agit pas ici de trouver tout simplement des villages pour accueillir tout ce monde. Il faudra veiller à leur trouver de quoi survivre en les délogeant des lieux. Et c’est là que réside toute la délicatesse de ce dossier. Mais au moment où les autorités des deux pays réfléchissent à des solutions pour éviter que ce déguerpissement ne tourne à un drame humanitaire, les occupants eux-mêmes affichent leur «volonté de collaborer». Mieux, ils proposent eux-mêmes une solution. Et la voici : que l’Etat leur confie le programme de reboisement qui est prévu sur ce site sur les 2 ou 3 années que le projet est censé durer. De sorte qu’ils remplacent progressivement, par portion, au fil des récoltes, les plants de cacao par les plants d’arbre à reboiser (…) », écrit le quotidien pro-Ouattara qui insiste sur les suicides qu’il y a déjà eu du fait des premières opérations de déguerpissement menées.

Opération présenter la Suisse comme responsable des misères des clandestins

 Diaboliser la Suisse en la présentant comme ce pays qui n’a pas d’égard pour la situation humanitaire des 30.000 clandestins du  Mont-Péko, diriger contre elle une campagne de diabolisation afin de la contraindre à surseoir à la pression qu’elle met sur le gouvernement ivoirien et accepter le délai de 3 ans souhaité par les clandestins du Mont-Péko. C’est en filigrane l’objectif que semble clairement viser le gouvernement ivoirien, à quelques jours de la réunion conjointe de Ouagadougou où seront débattues les questions liées aux 99% des Burkinabè du Mont-Péko. Pour y parvenir, les clandestins ont été organisés au sein d’une structure formelle : le Conseil représentatif des populations du Mont-Péko (Crpmp). C’est avec cette plate-forme qu’ils discuteront désormais avec toutes les autorités qui leur feront injonction de déguerpir les lieux. Pourtant, le gouvernement ivoirien a déjà élaboré un plan qui est clairement établi : la sensibilisation, le recensement et l’évacuation. Il a officiellement donné le feu vert à l’Office ivoirien des parcs et réserves, selon des sources proches de cette structure, pour détruire toutes les nouvelles plantations. Au demeurant il est archi-faux d’affirmer que la Suisse est le propriétaire de la forêt du Mont-Péko.     

Pourquoi il faut déguerpir le Mont-Péko maintenant

Rien ne justifie que ce parc fasse l’objet d’exploitation illégale depuis qu’il a été érigé en forêt classée. Mieux, il avait même été déclaré «zone naturelle» pour la survie de l’humanité. Le fleuve Sassandra a huit principaux affluents qui sortent, en plus du Mont-Kahoué, du Mont-Péko. Et l’exploitation abusive du Mont-Péko a pris des proportions telles que le fleuve Sassandra fait aujourd’hui l’objet d’une crue malgré la présence d’une saison pluvieuse. Par ailleurs, en prélude à la construction d’un barrage hydro-électrique en amont du fleuve Sassandra, une étude y a été menée par le Bureau national d’études techniques et de développement (Bnetd) qui relève, selon des indiscrétions, l’urgence de déguerpir et de reboiser les lieux. Le constat est que la forêt a été dévastée sur plusieurs kilomètres par la création de villages, de plantations, des activités d’orpaillage, etc.

Par   Benjamin Silué
Source: Le Nouveau Courrier, pris sur Civox

09:58 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Les larmes sèches de Soro



Que ces défaites répétées incitent tous les fils et filles de ce pays à réfléchir sur les causes profondes qui empêchent cette génération de joueurs talentueux de connaitre un seul moment de gloire et joie .le s causes sont a rechercher surtout sur le plan spirituel ; le sang des innocents massacres par Soro et mossi Dramane continue de réclamer justice. Les âmes des We tués en toute impunité continuent de planer sur ce pays . Vous vous imaginez sincèrement que nous allons festoyer sans que ces âmes détruites n'auront pas eu le repos eternel ??? A bon entendeur...
Brico du Mossad

08:26 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Eléphants contre la Grèce: un échec, malgré les pattes graissées...

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Les
éléphants de Côte d'Ivoire, notre équipe nationale de football ont  été éliminés mardi soir, par les Grecs (1-2) lors du troisième et dernier match du groupe C de la 20ème  édition de la Coupe du monde de football "Brésil 2014". Cette élimination est d’autant plus cruelle qu’elle est intervenue à moins d’une minute de la fin du temps additionnel. De surcroît sur un penalty qui donne lieu à polémique.

Nous saluons les efforts du capitaine Didier Drogba et de ses camarades qui n’ont pas démérité, victimes de la situation socio-politique ivoirienne, de l’affairisme, de l'opportunisme et du clientélisme autour de notre équipe nationale. Nous regrettons profondément qu’une génération de sportifs aussi doués, n’ait eu ni la joie de brandir un trophée continental ni été honorée de passer le cap des éliminatoires de poule dans une phase finale de coupe du monde, en trois participations consécutives.

Convaincus de ne pas partager le réflexe de la fuite en avant qui consisterait à blâmer des athlètes déjà frustrés par un environnement de travail et un encadrement inadaptés, une ambiance d'hypocrisie, nous invitons à la réflexion dans  la lucidité afin de tirer toutes les leçons utiles au pays, sans complaisance mais avec responsabilité et sens de l'honneur.

Le Secrétariat National à la Jeunesse et aux Sports - AIRD

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L’expérience Sabri Lamouchi à la tête de la Côte d’Ivoire aura donc duré deux ans et un mois. Le match au final cauchemardesque contre la Grèce aura eu raison de son siège.

En conférence de presse, Sabri met les pieds dans le plat : « Mon histoire avec la Côte d’Ivoire prend fin ce soir. Mon contrat se terminait à cette Coupe du monde et il n’y aura pas de suite, vous comprenez bien pourquoi. C’est logique, alors qu’on n’a pas réussi à la Coupe d’Afrique et pas réussi à la Coupe du monde. »

Normalement, Giovanni Trapattoni devrait prendre la suite de l’ancien joueur d’Alès.
Sergespacômeabonga
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Rappelons que Sabri Lamouchi est marié à une nièce directe de Dominique Ouattara, l'entrainement rattrapé n'a donc pas porté les fruits escomptés...
Ah, si d'autres membres du clan Ouattara pouvaient suivre ce geste honorable, et démissionner?

Shlomit


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24/06/2014

Silence radio du gouvernement sur les intempérie et ses victimes

Ouattara a vraiment un problème. Alors que la saison des pluies bat son plein et que de nombreux quartiers sont défigurés du fait du fait des inondations et de l'inadaptation des infrastructures urbaines à pouvoir juguler et drainer les eaux pluviales. Alors de nombreux foyers ivoiriens subissent de plein fouet les affres d'une crise économiques qui ne semble trouver aucune Solution.
Est-il opportun de doubler les primes des joueurs de la sélection ivoirienne présente à la coupe du monde au Brésil? (pour les motiver à gagner)
Les joueurs Ivoiriens ont-ils vraiment besoin de primes pour se motiver dans la compétition reine du sport qu'ils pratiquent?
24.000 euros supplémentaire par joueur = 15.742.968 Fcfa.
24.000 euros x 23 joueurs = 362.088.264 Fcfa.
La Côte d'Ivoire n'a-t-elle rien d'autre à faire avec 362 millions de Fcfa?
Aujourd'hui la manifestation des  Indigné De Cote D'ivoire a été réprimée à coup de gaz lacrymogène.
Des quartiers dévastés par l'eau, des familles sinistrées qui ont presque tout perdu, des indignés qui manifestent contre la chèreté de la vie. Pour eux rien. Mais 362 millions en plus pour les éléphants.
Comité De Lutte Eburnie
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Déclaration N°020-JN2014 de JSF relative aux tragiques conséquences des intempéries

Comme les années précédentes, la Côte d’Ivoire est à nouveau plongée dans la saison pluvieuse, et Abidjan a renoué avec ses sempiternelles scènes de désastre. Depuis seulement quinze jours, le décompte macabre se chiffre à 23 morts, et deux fois plus de blessés. Tout en souhaitant prompt rétablissement à ces derniers, Jeunesses Sans Frontières s’incline respectueusement devant la mémoire des disparus. Au-delà de ce tragique bilan humain, les pluies diluviennes de ces derniers ont également causé de nombreux dégâts matériels et d’énormes désagréments aux populations.
Face à cette série noire qui ne cesse de semer terreur et désolation  ;
Sachant que ces drames demeurent prévisibles  ;
Considérant qu’une nation qui, dit-on aspire à l’émergence ne puisse s’accommoder de tels drames à répétition  ;
Nous, associations, ONG et syndicats, solidairement et indissolublement unis au sein de la confédération Jeunesses Sans Frontières  :

1  / Condamnons la légèreté coupable des autorités, qui sommes toutes démontrent leur  incapacité à mettre fin à ce cycle morbide

Le droit à la vie n’est-il pas le premier droit dont jouir tout citoyen  ? La sécurité des populations et de leurs biens ne relève-t-il  pas des devoirs régaliens de l’Etat  ? Desquels devoirs régaliens, rappelons-le, aucun Gouvernement responsable ne saurait se soustraire  pour quelques raisons que ce soient.
Le gouvernement Ivoirien ne peut donc croiser les doigts en attendant que  surviennent drames, sous prétexte qu’il avait pris dans le passé des mesures de déguerpissement et de relogement qui n’ont pas été respectées par les populations. Le sens du devoir et du résultat impose que l’on aille jusqu’au bout des actions engagées pour le bien-être des populations. Autrement, en plus de démissionner de leurs devoirs vis-à-vis de leurs mandataires, les autorités Ivoiriennes prouveraient ainsi leur mauvaise gouvernance caractérisée par un gaspillage inacceptable de nos deniers publics.

2 / Appelons les autorités à prendre sans délai des mesures coercitives à l’égard des récalcitrants aux mesures préventives

Autant nos autorités savent prendre les mesures pour contraindre les populations à libérer les espaces destinés à certains projets de construction, elles devraient être autant capables de les déguerpir des zones à risque. Rien ne peut objectivement expliquer cette «  impuissance  » de nos autorités, sinon un manque volonté. C’est pourquoi Jeunesses Sans Frontières exige des actions énergiques, sans aucune arrière-pensée électoraliste, afin de débarrasser les zones à risque de toute présence humaine.
Par ailleurs, au-delà de la question spécifique des déguerpissements, le Gouvernement a le devoir de se donner les moyens pour faire respecter et appliquer ses décisions. Autrement, il ne ferait qu’accentuer davantage l’incivisme qui sévit déjà hélas dans notre société.



Visite d'un site à risque
Visite d'un site à risque
3 / Dénonçons l’incivisme généralisé qui caractérise la société Ivoirienne et l’irresponsabilité de certaines populations


Les drames et incidents causés par les pluies de ces derniers jours nous révèlent si besoin l’était, l’incivisme qui gangrène notre société.
En effet, nombre d’inondations sont dues à des constructions qui violent les règles d’urbanisation, avec la complicité des services Etatiques. C’est une fois de plus le lieu pour nous de mettre en évidence  la corruption et la dérive des appareils de l’Etat.
Aussi, Jeunesses Sans Frontières déplore l’irresponsabilité et la mauvaise foi de certaines populations. Celles qui mettent leur vie en danger en s’installant sur des sites à risque, sous prétexte qu’elles seraient démunies. De surcroit, en plus des campagnes de sensibilisation, certaines de ces populations ont reçu des  subventions pour leurs relogements. De tels agissements ne sauraient être tolérables, encore moins justifiables. Jeunesses Sans Frontières invite ses populations à puiser dans leurs réserves de bon sens, afin de prendre les dispositions idoines pour leur sécurité.
Pour sa part, Jeunesses Sans Frontières qui achève par cette déclaration une visite aux rescapés et parents de victimes d’Attécoubé, entend poursuivre la sensibilisation de tous les acteurs, afin que par le concours de tous, cette spirale de terreur et de désolation connaisse une fin.

Attécoubé, le 22 Juin 2014
Pour Jeunesses Sans Frontières
Par le Présidium
Le Président
DIAKITE Tawakkal
repris sur Civox

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1er-6 juillet : le rallye français de Bakayoko

hamed
            bakayoko.jpgLe ministre d’état, ministre de l’intérieur, Hamed Bakayoko effectuera une visite de travail en France du 1er au 6 juillet prochain, a appris Africa TV. Cette visite s’inscrit dans le cadre de la visite officielle du président français, François Hollande en Côte d’Ivoire. Initialement prévue en février dernier, le président français se rendra finalement à Abidjan le 19 juillet prochain. Notons que la première date n’avait pas pu être tenue en raison de l’état de convalescence du Chef de l’état ivoirien, Alassane Ouattara suite à une opération liée à une sciatique.
Rappelons aussi que les deux têtes de l’exécutif français et ivoirien se sont déjà rencontré à Paris puis à Nice en 2013. Et pour ce tout premier déplacement du président français chez nous depuis son élection en 2012, les autorités ivoiriennes entendent mettre les bouchées doubles. Après avoir dépêché son ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian à Abidjan au mois de mai dernier toujours dans le cadre des préparatifs de cette visite historique de François Hollande, c’est au tour de la Côte d’ivoire n’envoyer un émissaire sur les bords de la seine pour les derniers réglages.

Les temps forts de la visite
Sur l’agenda du ministre ivoirien de la sécurité et de l’intérieur, figure en bonne place, un tête à tête avec le premier ministre français, Manuel Valls à Matignon. Les deux hommes s’étaient déjà rencontré eux aussi à Paris puis en novembre 2013 à Abidjan. A l’époque, Manuel Valls était encore ministre de l’intérieur et les deux super flics avaient évoqué plusieurs sujets. Outre la visite de Hollande en Côte D’ivoire, le ministre Hamed Bakayoko avait instruit son homologue français, sur l’épineux problème de la sécurisation dans la zone CEDEAO. Il avait proposé à cet effet à Manuel Valls, la création d’un observatoire international sur la sécurité en Afrique. Une idée qui avait fort bien séduit l’actuel premier ministre français et qui ne manquera pas au cours de ce tête à tête d’y revenir là-dessus. Mais au centre de cette rencontre se trouve la coopération bilatérale, surtout en matière de défense.
Après Valls, la délégation ivoirienne aura un déjeuner à la place-Beauvau avec le ministre français de l’intérieur, Bernard Cazeneuve.
On notre également dans la foulé du 1er et 2 juillet, plusieurs autres rencontres avec des Maires et présidents de conseils régionaux de France. Un dîner avec le président du conseil régional d’Aquitaine, Alain Rousset (PS) figure également sur le programme du ministre Hamed Bakayoko.
Après cette première série de rencontre, la délégation ivoirienne se rendra le 3 juillet à Marseille où Hamed Bakayoko recevra une haute distinction des mains du maire, UMP, Jean Claude Gaudin.

De retour à Paris, l’émissaire du président Ouattara rencontrera l’ancien premier ministre et Maire de Bordeaux, Alain Juppé (UMP) et la toute première femme Maire de Paris, Anne Hidalgo (PS) dans la matinée du vendredi 4 juillet. Il participera également à la conférence sur « l’Europe et l’action internationale des collectivités » en présence de Juppé et Anne Hidalgo dans l’après midi du vendredi 4 juillet à Paris. A cette occasion, le ministre ivoirien de l’intérieur donnera une communication sur la thématique « des actions des collectivités en Afrique, le cas de la Côte d’Ivoire ». On note aussi de nombreuses rencontres avec des personnalités du monde politique français.

Enfin, le ministre Hamed Bakayoko qui portera un message du président Alassane Ouattara devrait rassurer les autorités françaises sur la normalisation de la vie socio-politique mais aussi sécuritaire dans notre pays. Les questions sur la nouvelle commission électorale indépendante (CEI), le retour des exilés, la libération des prisonniers pro-Gbagbo et la tenue des élections présidentielles de 2015 ne devraient pas échapper aux autorités françaises qui selon plusieurs sources bien introduites ont hâte de voir une Côte d’Ivoire pacifiée pour le bonheur des investisseurs français.

Philippe KOUHON (journaliste d’investigation) AFRICA TV www.africa-tv.info (communiqué par l'auteur)

17:00 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

L'ex Ambassadeur de France révèle que Guillaume Soro a tenté de le tuer en 2003

Abidjan le 24 juin 2014 © koaci.com –La crise survenue en Côte d’Ivoire depuis le 18 septembre 2002 n’a pas encore fini de livrer ses secrets.

Côte
            d'Ivoire : L'ex Ambassadeur de France révèle que Guillaume
            Soro a tenté de le tuer en 2003Après Laurent Gbagbo dont des extraits du livre qui sortira jeudi prochain font des révélations sur le rôle des présidents Français dans la rébellion (2002) et la crise post-électorale (2011) ,l’ex Ambassadeur de France en Côte d’Ivoire (2002 à 2005) , Gildas Le Lidec a dans son mémoire qu’il vient de publier révélé que Guillaume Soro a tenté de l’assassiner en 2003 à Yamoussoukro (centre);il n'a eu son salut que grâce à l’intervention des diplomates Italiens et Espagnols.

« Au cours d’une altercation que j’ai eue avec Guillaume Soro à Yamoussoukro, en 2003, ce dernier (Soro) se précipita sur moi, ses mains en avant qu’il resserra progressivement autour de mon cou. Je ne dus mon salut qu’à l’intervention efficace des ambassadeurs d’Espagne et d’Italie», révèle le diplomate dans son livre « De Phnom Penh à Abidjan : Fragments de vie d’un diplomate», qui vient de paraitre aux Editions L’Harmattan.

Le successeur d’alors de Renaud Vignal va plus loin en accusant l’ancien secrétaire général des Forces Nouvelles de l’avoir contacté en 2002 lors de leurs premières rencontres à Bouaké (centre) ex fief de la rébellion pour mener une action en vue d’éliminer physiquement Laurent Gbagbo.

Côte
            d'Ivoire : L'ex Ambassadeur de France révèle que Guillaume
            Soro a tenté de le tuer en 2003« Au cours de nos premières rencontres à Bouaké, Guillaume Soro m’a demandé de préparer une camionnette bourrée d’armements et d’explosifs, de lui indiquer seulement l’adresse où elle serait garée dans Abidjan et qu’il se chargerait du reste pour éliminer Gbagbo», indique ce dernier dans son livre qui sort au même moment où celui de l’ancien président ivoirien considéré par ses partisans comme une bombe « Pour la vérité et la justice - Côte d'Ivoire : Révélations sur un scandale français », est annoncé pour jeudi prochain.

Reste désormais à savoir si l’actuel président de l’Assemblée Nationale qui s’est invité en coupe du monde au Brésil réagira face à ses graves accusations portées contre lui par l’ancien diplomate français.

Affaire à suivre…
Donatien Kautcha
, Koaci

16:22 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Démocratie, vérité et censure

  Côte
          d'Ivoire : Livre de Gbagbo, «pressé de parler pour se
          justifier» avant son procès selon le RDR
Vue du livre à venir de Laurent Gbagbo

Abidjan le 22 juin 2014 © koaci.com –  Alors qu'il ne sortira que le 26 juin et qu'on se demande s'il sera distribué en Côte d'Ivoire, le livre/entretien de Laurent Gbagbo, qui s'annonce comme un best-seller, focalise l'attention jusqu'à déjà provoquer des réactions politiques et pas des moindre, celles du parti au pouvoir le RDR.

Sans savoir s'il se l'est procuré en avant première et apparemment en réaction aux quelques brides sorties volontairement dans la presse (voir article), publicité oblige, le parti de l'actuel président ivoirien a indiqué à travers un communiqué spécial "livre de Gbagbo" en date de ce dimanche soir qu'il fallait arrêter de "travestir" l'histoire récente du pays tout en adressant une cinglante attaque à l'ancien président "Quand l'on a déclenché une guerre et que l'on l'a perdue, on l’assume" comme selon les propos relevés.

"Ce n'est pas Jacques Chirac, ni Nicolas Sarkozy, ni la “Françafrique” qui ont demandé de tirer à l'arme lourde sur les femmes aux mains nues à Abobo, ni massacrer de pauvres innocents à Wassakara. Qu'est-ce que la “Françafrique” et le défunt Président Bongo ont à avoir avec les milliers de morts de la crise post-électorale dus essentiellement au refus de Monsieur GBAGBO Laurent de reconnaître sa défaite à la suite de l'élection présidentielle de 2010?" peut-on lire dans le communiqué signé de Joël N'Guessan.

Le porte parole du parti qui évoque des contrevérités et qui indique que la "marque des grands hommes c'est avant tout leur capacité à garder le silence même au plus fort des grandes et dures épreuves" n'hésitant pas, pour appuyer ses propos, à citer les nazis et le procès à Nuremberg, estime que le livre qui sort au lendemain de la confirmation des charges, bien loin avant le procès, est une stratégie de Laurent  Gbagbo qui serait, selon le RDR, "pressé de parler pour se justifier".

"Arrêtons de travestir l'histoire récente de notre pays. Monsieur GBAGBO Laurent n'est pas à la Haye par la faute de Monsieur De Villepin. Il y est parce que présumé responsable direct ou indirect de crimes de guerre et de crime contre l'humanité commis en Côte d'Ivoire pendant la crise post-électorale. Au moment où son armée tirait sur les populations aux mains nues, où ses miliciens et mercenaires appliquaient le sinistre article 125 et où ses partisans, se disant patriotes, s'attaquaient systématiquement aux populations qui portaient des noms à consonance nordique ou à des personnes supposées appartenir au RHDP, Monsieur Jacques Chirac n'était plus au pouvoir en France" poursuit le communiqué du parti du président "installé" par son "ami témoin de mariage", Sarkozy suite à l'intervention de l'armée française en 2011.

Rappelons par ailleurs, que s'il réagit promptement au livre à venir de Laurent Gbagbo, le RDR est, au grand dam de l'opinion, resté muet sur les récentes victimes des éboulements suite aux pluies diluviennes qui se sont abattues sur le sud du pays.

Reste désormais à savoir si le livre de Laurent Gbagbo, toujours aussi populaire dans une Côte d'Ivoire jusqu'à cette heure divisée, sera distribué dans le pays où il est très attendu mais dont il pourrait faire l'objet d'une censure de la part du pouvoir en place qui, au constat, participe avec ce communiqué, à son marketing.

Pour finir notons que dans un sondage proposé sur koaci.com, à la question "Avez vous l'intention d'acheter le livre de Laurent Gbagbo?" sur 2326 votes (1 par IP), Oui à 68% et Non à 32% (voir archives).

"Pour la vérité et la justice" censuré en Côte d'Ivoire?, affaire à suivre...
Amy/koaci.com

16:10 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

22/06/2014

La mise en scène

Un secret de Polichinelle dévoilé au grand public...

Gbagbo, Ouattara et Bédié. Le mystère reste entier sur la présidentielle ivoirienne des 31 octobre et 28 novembre 2010 et chaque jour apporte son lot de révélations. Ce scrutin a accouché de deux présidents de la république (l’un, Laurent Gbagbo, a été investi officiellement au palais présidentiel et l’autre, Alassane Dramane Ouattara, virtuellement à l’hôtel du Golf) et d’une grave crise post-électorale.
Aimé-Henri Konan, candidat du PDCI-RDA arrivé en 3è position, donc éliminé au second tour, ne cesse de clamer, urbi et orbi, qu’il a été délesté de 600.000 voix au premier tour. Mais, il aurait été victime de ses propres turpitudes, selon Gbagbo. Dans son livre cosigné avec le journaliste français François Mattei, «Je veux la vérité et la Justice» paru le 19 juin, en France, il le compare à Esaü qui a sacrifié, dans la Bible, son droit d’ainesse à Jacob, son petit-frère, pour un plat de lentilles.
En toute connaissance de cause, Bédié aurait renoncé à sa place au second tour de la présidentielle, au profit de Ouattara, pour les honneurs (le troisième pont d’Abidjan porte désormais son nom, Ouattara déclare diriger le pays sous son autorité morale, sa famille est dans les bonnes grâces du pouvoir, etc.). Si donc le troisième du premier tour est maintenant le chef de l’État après les bombardements des forces militaires françaises, le deuxième ronge son frein par acquit de conscience et le premier se trouve à La Haye pour être mis sous l’éteignoir, c’est que la présidentielle ivoirienne, loin d’une compétition loyale, a été une grosse farce et la mise en scène d’un scénario déjà écrit.
FB 
Bally Ferro

13:56 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |