Shlomit
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30/04/2014

La démocratie enseignée dans les écoles par Ouattara

Pioché pour vous une "blague "ivoirienne, drôle sans l’être, mais qui décrit de façon humoristique l'ambiance qui règne en Côte d'Ivoire: 10% d'ambiance feutrée et policée, et 90% de coulisses souterraines, de terreur où rien ne doit filtrer.
Shlomit


Ouattara en visite dans dans une école primaire expose ses objectifs pour l'horizon 2020. Il demande ensuite aux enfants de lui poser des questions
Le petit Seka prend alors la parole :
- " Monsieur le président, j'ai cinq (5) questions :
1. Pourquoi avez vous préféré le bombardement de la population au ré-comptage des voix si vous étiez certain d'avoir gagné les élections ?
2. Pourquoi insistez-vous autant à vouloir que le président GBAGBO soit condamné par la CPI alors que ceux qui ont commis directement des massacres sur les populations civiles et un génocide sur le peuple Wê sont libres de leurs mouvements et mêmes nommés par vous à de hauts postes de responsabilités ?
3. Ne croyez-vous pas que l’enquête sur l'attaque du camp de Nahibly et la restitution des terres expropries à l'Ouest par les Dozos méritent de trouver une réponse urgente ?
4. Ma cousine dit que votre émergence là se mesure en nombre de prisonniers politique qu'en dites vous ?
5. Mon voisin dit que vous êtes dicta... "

A ce moment même résonne la sonnerie de la récréation, et tous les élèves sortent de la salle. Au retour de la pause, Ouattara invite une fois de plus les enfants à lui poser des questions, et le petit Kouassi lui dit alors :
- "Monsieur le président j'ai deux (2) questions :
1. Pourquoi la cloche de la récré a-t-elle sonnée 30 minutes plus tôt ?
2. Où est passé mon voisin Seka ? "

Djagoyouwle Ogbawoli.

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CÔTE D’IVOIRE – S.O.S pour un journaliste qui se meurt !

S.O.S pour un journaliste qui se meurt !

ANASSE Anassé, émérite journaliste politique dans un organe de presse ivoirien, est malade depuis près d’un an et demi. En janvier 2013, il a été subitement victime d’une toxoplasmose cérébrale qui lui a causé une hémiplégie (paralysie des membres supérieur et inférieur gauches).
Malgré des soins intensifs dans des cliniques et hôpitaux d’Abidjan, des séances de prière ainsi que des traitements additionnels chez des tradi-thérapeutes, Anassé Anassé n’a toujours pas recouvré sa motricité et demeure handicapé jusqu’à ce jour. Il se déplace difficilement avec une canne anglaise (voir photo) Incapable de reprendre le travail et d’occuper son poste dans le journal qui l’employait, Anassé Anassé est devenu par la force des choses un chômeur accidentel qui vit d’aumônes et d’aides ponctuelles depuis plusieurs mois maintenant. Il n’a plus aucune ressource (ses modestes économies et les divers appuis financiers ont été engloutis dans des soins onéreux), se retrouve à la rue et sa famille est disloquée.

Ce jeune ivoirien (41 ans) enthousiaste, plein de vigueur et de vie s’est retrouvé du jour au lendemain dans la précarité : il est devenu un rebut de la société et un poids –mort ! – pour les siens. Anassé Anassé est père de quatre (04) enfants et sa progéniture a dû être éparpillée dans différentes familles d’accueil. Il a lui-même trouvé le gîte et le couvert chez sa grande sœur depuis environ un an, mais pour combien de temps encore ? Sa fille ainée sera en classe de 1ère D l’année prochaine ; mais cette brillante élève risque de ne pas pouvoir poursuivre sa scolarité compte-tenu de la situation désespérée et du coup du sort qui s’est abattu sur son père.
Nous lançons donc ce S.O.S à toutes les personnes de bonne volonté et à toutes les âmes secourables afin de venir en aide à Anassé.
Il a besoin de votre soutien, pour :
- primo, poursuivre sa rééducation et avoir l’espoir – certes mince – de pouvoir retrouver une motricité acceptable ; et peut-être arriver à marcher un jour sans la canne ;
- secundo, puisqu’il ne peut visiblement plus reprendre son activité de journaliste, pouvoir s’installer à son propre compte et entreprendre une activité génératrice de revenus (AGR), aussi modeste soit-elle, pour pouvoir subvenir aux besoins primaires de sa famille sans faire la manche et retrouver un peu de dignité humaine !

Anassé Anassé voudrait compter sur votre compassion et votre mansuétude.
C’est un véritable cri du cœur que lance ce (ex-) journaliste et père de famille éprouvé par les vicissitudes de la vie. Et il voudrait compter sur votre charité !
Vous pouvez contacter directement Anassé Anassé aux adresses suivantes : (00225) 59-20-09-96 / 01 29 67 43 ou via son e-mail anasse73@gmail.com; ou appeler au (+31) 628475872 / 651832741 ou écrire à gbanse@hotmail.com.
Nous vous remercions par avance pour votre sollicitude, car votre geste pourra sauver une vie et sortir d’innocents enfants du désarroi !
Anassé Bertin Anassé
communiqué par Théophile Kouamouo

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Contribution d'Emile Guiriéoulou

NON, Mme FATOU BENSOUDA ,LAURENT GBAGBO N’EST PAS TRIBALISTE !!!

Par Emile GUIRIEOULOU,Ancien Ministre

Dans le document amendé de notification des charges, madame la Procureure de la Cour pénale internationale, tente à tous les prix de trouver des défauts innés au Président Laurent Gbagbo afin de justifier ses accusations. Tout le long de ce document, une trame insidieuse apparait de façon permanente : Laurent Gbagbo serait foncièrement un tribaliste qui s’est toujours appuyé sur son ethnie, les Bétés, pour gouverner la Côte d’Ivoire. Dans l’application du « plan commun », il aurait procédé à une restructuration de l’armée notamment pendant la crise postélectorale en ne s’appuyant que sur les membres de son ethnie.
Emile GUIRIEOULOUAinsi au point 144 du document amendé de notification des charges, elle écrit : «Depuis la crise de 2002, les FDS étaient marquées par des tensions interethniques sous-jacentes, liées à une «fibre tribale» imposée par GBAGBO dans les FDS. GBAGBO n’accordait une pleine confiance qu’à des originaires de sa région et il entretenait à tout le moins une méfiance envers certaines autres populations. GBAGBO et son entourage immédiat ont alors fondé les nominations, les promotions, comme les dotations en matériel et armes sur des bases ethniques ».
Au point 169, elle précise : «GBAGBO avait choisi des hommes de confiance pour commander des unités clefs (notamment le CECOS, le DMIR, la GR, le BASA et le GEB). La plupart de ces commandants était d’ethnies proches de celle de GBAGBO, sinon du même village ».

Cette volonté de « tribaliser » la gestion de l’Etat par Laurent Gbagbo, transparait constamment dans les dits et les non-dits de la Procureure.
A titre d’exemples :
• au point 7, elle omet volontairement de préciser que Nadiana Bamba est originaire du nord et de religion musulmane quand elle dit « GBAGBO a deux épouses : il est marié légalement à Simone GBAGBO avec laquelle il s’est converti au christianisme évangélique et il est marié traditionnellement à Nadiana BAMBA », car cela contredirait sa thèse d’un Gbagbo anti-musulmans et anti-nordistes.
• Point 11 : « Pendant les années 90, GBAGBO demande le soutien des mouvements étudiants, notamment la Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte d'Ivoire (« FESCI »), dont l’un des secrétaires généraux est Charles BLÉ GOUDÉ, un Bété originaire du département de Gagnoa ».
La Procureure évite de noter que Soro Guillaume, lui aussi ancien secrétaire général de la FESCI, est originaire de la région de Ferkessédougou dont se réclame Alassane Ouattara. Elle « ignore volontairement » que parmi les principaux dirigeants de la FESCI des années 90, outre Soro Guillaume, plusieurs se retrouvent dans le camp opposé à Laurent Gbagbo : Ahipeaud Martial (candidat déclaré à la présidentielle prochaine après avoir flirté avec Bamba Moriféré puis le général Guéï), Blé Guirao (UDPCI), Karamoko Yayoro (RDR), Doumbia Major (proche du défunt IB), etc.
• Point 32 : « le 7 février 2006, l’ONU imposera des sanctions individuelles contre BLÉ GOUDÉ ». Pourquoi citer uniquement Blé Goudé alors que ces sanctions individuelles concernaient également Eugène Djué, un Baoulé, et le chef rebelle Fofié Kouakou Martin si ce n’est pas une volonté manifeste de tronquer les faits en vue de manipuler l’opinion dans le but d’asseoir l’idée de « l’entourage bété de Gbagbo » ?
Les réalités de la gouvernance du Président Laurent Gbagbo démontrent pourtant que ces accusations de la Procureure de la Cpi sont inexactes car ne reposant sur aucun fait vérifiable en Côte d’Ivoire.
Durant les dix ans d’exercice du pouvoir d’Etat, le Président Laurent Gbagbo a travaillé dans un esprit de rassemblement excluant toute politique basée sur le tribalisme et le népotisme. Aucun fait vérifiable en Côte d’Ivoire ne peut démontrer que Laurent Gbagbo s’est comporté en tribaliste ni dans sa vie privée ni dans la gestion des affaires publiques.
Son ex-épouse avec laquelle il a eu son fils aîné Michel est française. Simone Gbagbo, son épouse, n’est pas Bété mais de l’ethnie Abouré de la région de Grand-Bassam dans le sud de la Côte d’Ivoire. Il a contracté un mariage traditionnel avec Nadiana Bamba, une Malinké, originaire de la région de Touba au nord du pays et qui est de confession musulmane.
Au contraire de ce qu’affirme la Procureure de la CPI, le Président Laurent Gbagbo a ouvert ses différents gouvernements à des personnalités venant de toutes les régions du pays, et qui ne sont pas toutes membres de son parti, le FPI, depuis son accession à la Magistrature Suprême de la Côte d’Ivoire en 2000 jusqu’à son renversement le 11 avril 2011.
En outre, sous sa gouvernance, les nominations dans les administrations de l’Etat ne sont pas sous-tendues par des considérations ethniques. C’est pour réaffirmer cette conviction que le 19 février 2012, à l’audience de confirmation des charges, le Président Laurent Gbagbo s’était déjà insurgé contre ces affirmations de la Procureure de la CPI, en déclarant face à la présidente de la Chambre préliminaire 1 : « Madame, moi, je ne gouverne pas avec ma famille ».


En présentant les faits de gestion du Président Laurent Gbagbo, au regard des allégations émanant de la Procureure de la CPI (supra), nous entendons démontrer par des faits vérifiables, que celui-ci s’est toujours comporté en un véritable républicain et non un tribaliste.
I- AU NIVEAU DES INSTITUTIONS DE LA REPUBLIQUE
Il faut rappeler que la Côte d’Ivoire compte plus de 60 ethnies reparties en cinq grands groupes :
1. Les Akans : Baoulé, Agni, Attié, Abouré, Ebrié, Abbey, Adjoukrou, etc.
2. Les Krous : Bété, Wê (Guéré), Dida, Kroumen, Godié, Néyo, Bakoué, etc.
3. Les Gurs ou Voltaïques : Sénoufo, Tagbana, Djmini, Lobi, Koulango, etc.
4. Les Mandés du nord : Malinké (Dioula)
5. Les Mandés du sud : Yacouba, Gouro, Toura, etc.
Sous la présidence de Laurent Gbagbo, aucun président d’institution n’est Bété. Même en prenant en compte les ethnies du groupe Krou auquel appartiennent les Bétés, il n’y a eu que monsieur Paul Yao N’Dré qui est de l’ethnie Dida. Par contre, on a enregistré quatre originaires du nord sur huit présidents d’institutions. En outre, seulement trois de ces présidents d’institution sont politiquement proches de Laurent Gbagbo.
Sous Alassane Ouattara, on compte également quatre nordistes sur huit présidents d’institution pour un Bété mais tous les huit présidents d’institutions sont tous des personnalités de son groupement politique, le RHDP.

II – AU NIVEAU DU GOUVERNEMENT
Aucun des cinq Premiers Ministres ayant servi sous Laurent Gbagbo n’est Bété ni du Centre-Ouest, sa région d’origine:
Pour les membres du gouvernement, nous avons choisi de retenir trois gouvernements en raison des périodes où ils ont été formés qui nous paraissent être des moments importants dans l’histoire récente de la Côte d’Ivoire.
Gouvernement du 05 août 2002, formé peu avant que la rébellion n’éclate et qui comprenait 36 ministres issus du FPI (21), du PDCI (8), du RDR (4), du PIT (2) et de l’UDPCI (1) soit 15 ministres de l’opposition de l’époque.
Dans ce gouvernement, il y avait six ministres Bétés dont 4 du FPI, 1 du PIT (Mme Wodié) et 1 RDR (Gnohité Roger). Les autres les ministres appartenant à des ethnies proches étaient au nombre 5 soit au total 11 ministres sur 36.
Gouvernement du 23 février 2010 (en fonction au moment de l’élection présidentielle) avec 28 membres issus du FPI (8), des Forces Nouvelles (6), du PDCI (5), du RDR (4), de l’UDPCI (1), du PIT (1), de l’UDCY (1), de l’URD (1) et du MFA (1) soit 18 ministres du camp Ouattara contre 10 ministres pro-Gbagbo :
Ce gouvernement de 28 membres ne comprenait que deux Bétés (Bohoun Bouabré et Désiré Tagro). Les ministres appartenant à des ethnies proches de celle de Laurent Gbagbo étaient au nombre de 3 dont 1 du FPI (Emile Guiriéoulou, Wê) et 2 du RHDP à savoir Dagobert Banzio du PDCI (Wê) et Houga Bi Gooré du RDR (Gouro).
Gouvernement du 6 décembre 2010 dit gouvernement Aké N’Gbo avec 34 membres : FPI (17), RPP (2), URD (1), PIT (1), Société civile (4) et divers LMP (9).
Sur les 34 membres du gouvernement Aké N’Gbo, il y avait 4 Bétés (Alcide Djédjé, Désiré Dalo, Charles Blé Goudé et Joseph Kata Kéké), 4 didas et 3 Wês soit 11 ministres appartenant à la même ethnie que Laurent Gbagbo ou à des ethnies proches.
En comparaison, comment se présente la situation avec le gouvernement actuel, le gouvernement Duncan, qui comprend 35 ministres issus du RDR (23), du PDCI (8), de l’UDPCI (1), de l’UPCI (1), autres (2) ?
Dans ce gouvernement, les ministres appartenant à la même ethnie que monsieur Alassane Ouattara ou à des ethnies proches sont au nombre de 17 sur 35. Il est bon de souligner que ces 17 ministres nordistes sont tous issus du RDR sur les 23 ministres que compte ce parti au sein du gouvernement.

III – DANS LES FANCI
Les Forces Armées Nationales de Côte d’Ivoire (FANCI) comprennent les forces terrestres, les forces aériennes et la marine nationale. L’effectif des FANCI est constitué pour l’essentiel par les forces terrestres.
L’organigramme des FANCI n’a pas subi de changement majeur durant la crise postélectorale. Le seul changement intervenu est la création en janvier 2011, d’un commandement des Opérations du district d’Abidjan, pour coordonner les actions de terrain du système de défense de la ville d’Abidjan.
Les promotions intervenues en août 2010 ne sont nullement destinées à obtenir un quelconque soutien des promus au président Laurent Gbagbo. Elles ont été faites sans tenir compte de l’origine ethnique ou régionale des concernés.
Ainsi, le même jour où les généraux de division Philippe Mangou (sud) et Edouard Kassaraté (sud-ouest), aujourd’hui nommés ambassadeurs l’un au Gabon et l’autre au Sénégal, ont avancé dans le grade de général de corps d’armée et le général de brigade Guiai Bi Poin (centre-ouest) dans celui de général de division, le colonel-major Touré Sékou, originaire du nord et actuel chef d’état-major général adjoint des FRCI chargé des opérations, a été promu général de brigade.
Mieux, les deux chefs de l’armée rebelle des FAFN, le colonel Soumaïla Bakayoko, actuel chef d’état-major général des FRCI et le colonel Gueu Michel ont été promus, ce même jour, au grade de général de brigade par le président Laurent Gbagbo par souci de réconciliation dans l’esprit des accords politiques de Ouagadougou. Notons que, depuis avril 2011, Soumaïla Bakayoko a été successivement promu général de division puis général de corps d’armée par Alassane Ouattara.
Sous Laurent Gbagbo, les nominations et promotions n’ont obéi qu’aux seules règles en vigueur dans l’armée ivoirienne depuis sa création et non à des critères tribaux.

AU NIVEAU DES FORCES TERRESTRES ET DU CABINET DU MINISTRE DE LA DÉFENSE
De 2000 à 2002, sur 15 chefs de corps en fonction dans les forces terrestres y compris le Comter et dans les unités valant corps rattachées au cabinet du ministre de la défense, on dénombrait 4 officiers appartenant à des ethnies proches de Laurent Gbagbo à savoir 1 Wê, 2 Bétés et 1 Gouro contre 5 officiers nordistes. Il faut noter que toutes les écoles chargées de la formation des militaires ivoiriens (officiers comme sous-officiers) étaient dirigées par des officiers ressortissants du nord.
De 2008 au 11 avril 2011, c’est-à-dire la période pré et post électorale, sur 14 chefs de corps en fonction dans les forces terrestres y compris le Comter et dans les unités valant corps rattachées au cabinet du ministre de la défense, il n’y avait qu’un Dida (colonel Dadi du BASA) comme étant proche au plan ethnique de Laurent Gbagbo et on n’y comptait aucun Bété. Par contre, il y avait 6 officiers originaires du nord.
Comme on peut le constater, durant toute la durée de sa présence au pouvoir, Laurent Gbagbo n’a nommé aucun Bété ni à la tête de l’armée, ni des Forces terrestres qui en constituent l’essentiel de la puissance de combat. Il en est d’ailleurs de même pour la gendarmerie et la police.

AU NIVEAU DES AUTRES FORCES : MARINE NATIONALE ET FORCES AÉRIENNES
Sur les 10 responsables qui dirigeaient ces deux forces, il n’y avait que 2 Bétés à savoir le général Vagba Faussignaux, commandant de la marine nationale et Tapié Zaïbo qui était à la tête de la base navale d’Adiaké.

AU NIVEAU DE LA GARDE REPUBLICAINE (GR)
La Garde Républicaine a été créée par feu le Président Félix Houphouët-Boigny en 1990, à l’occasion du retour de la Côte d’Ivoire au multipartisme. Elle a fondu en son sein « la Garde Présidentielle » et « la Milice du PDCI-RDA » qui était, à l’époque du parti unique, une composante de l’armée nationale.
Commandant de la GR : Général Dogbo Blé Brunot : bété, centre-ouest
Commandant adjoint : colonel Aby, mbato, sud
• Groupement Treichville : lieutenant-colonel Kouao Amichia, nzima, sud
• Groupement Yamoussoukro : commandant Tapeco, Bété, centre-ouest
• Compagnie Plateau : commandant Sidibé Samba, dioula, nord
• Unité Blindés Cocody : commandant Kouamé Bi, gouro, centre-ouest
Comme on peut le constater par son commandement, la garde républicaine n’était donc pas une garde prétorienne à la solde du Président Laurent Gbagbo, composée uniquement ni même majoritairement de Bétés. A preuve, son commandant actuel, Kouao Amichia, était le commandant du groupement de Treichville et Sidibé Samba qui dirige actuellement le groupement de Yamoussoukro était le chef de la compagnie du Plateau en charge de la protection du Palais présidentiel.

AU NIVEAU DE LA SECURITE DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
• Chef d’Etat major particulier : général Touvoly bi Zogbo, gouro, centre-ouest
• Commandant GSPR : Colonel Ahouman Brouha Nathanael, dida, sud
• Commandant adjoint GSPR : commissaire Mounet Denis, attié, sud
• Aide de camp du PR : commandant Dua Kobenan, abron, est
A titre de comparaison, nous nous intéresserons dans les lignes qui suivent à la situation sous la gouvernance de monsieur Alassane Dramane Ouattara.

IV – DANS LES FRCI
Les FRCI ou Forces Républicaines de Côte d’Ivoire ont été créées par Alassane Ouattara par la transformation des rebelles de Guillaume Soro en forces armées officielles du pays :
• Chef d’Etat Major Général (CEMG): général Soumaïla Bakayoko, Dioula, nord
• CEMG adjoint chargé des opérations: général Touré Sékou, dioula, nord
• CEMG adjoint chargé du soutien: général Détoh Létoh Firmin, wan, centre

AU NIVEAU DES FORCES TERRESTRES ET DU CABINET DU MINISTRE DE LA DÉFENSE
Depuis le 11 avril 2011, date de la prise de pouvoir d’Alassane Ouattara, sur 17 chefs de corps en fonction dans les forces terrestres, y compris le Comter, et dans les unités valant corps rattachées au cabinet du ministre de la défense, il y a 15 nordistes.

AU NIVEAU DES AUTRES FORCES : MARINE NATIONALE ET FORCES AÉRIENNES
Sur les 11 responsables nommés à la tête ces deux forces et de leurs unités, il y a 5 ressortissants du nord dont le général Djakaridja Konaté, commandant de la marine nationale.
AU NIVEAU DE LA GARDE REPUBLICAINE
Commandant de la GR : Kouao Amichia, sud
Commandant adjoint : Issiaka Ouattara dit Wattao (chef de guerre de Soro Guillaume, rébellion), nord
• Groupement Treichville : Fofana Mamadou, nord
• Groupement Yamoussoukro : Sidibé Samba, nord
• Compagnie Plateau : Yéo, nord
A l’exception de Kouao Amichia, commandant nominal, tous les autres responsables sont des nordistes. De plus, tout le monde sait en Côte d’Ivoire que le véritable « patron » de la GR c’est Issiaka Ouattara dit Wattao.
D’ailleurs, cette pratique qui consiste à doubler les responsables des unités par des anciens chefs de la rébellion est quasi générale au sein des FRCI. A titre d’exemples :
• Traoré Gaoussou dit Jah Gao est le commandant en second du BCP
• Chérif Ousmane est le commandant en second du GSPR (Groupe de Sécurité du Président de la République)
• Koné Zakaria, commandant en second des Forces spéciales
• etc.

AU NIVEAU DE LA SECURITE DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
• Chef d’Etat major particulier : général Diomandé Vagondo, Yacouba, ouest, qui a succédé au général Gueu Michel (ex chef rebelle), yacouba, ouest
• Commandant GSPR : Diarrassouba Bakary, malinké, nord
• Commandant adjoint GSPR : Chérif Ousmane (ex chef rebelle), malinké, nord
• Aide de camp du Président de la République : Akéssé Jean-Michel, agni, est

V – DANS LA GENDARMERIE
Sous le Président Laurent Gbagbo on comptait 10 responsables sur 32 qui sont membres d’ethnies proches de lui dont 4 Bétés. Il y avait également 9 ressortissants du nord.
Avec le régime Ouattara, on enregistre 14 ressortissants du nord contre zéro venant des ethnies proches de Laurent Gbagbo.

VI- DANS LA POLICE NATIONALE
La Police nationale sous Laurent Gbagbo, entre 2007 et 2011, comptait 18 responsables d’ethnies proches de Laurent Gbagbo (6 Bétés, 5 Wês, 4 Gouros, 2 Didas, 1 Kroumen) sur 39.
Avec Alassane Ouattara, sur 37 responsables de la Police nationale, nous enregistrons 22 responsables originaires du nord sur les 37.

CONCLUSION
Plus que des discours, nous avons voulu montrer la réalité des faits dans la gestion des affaires de l’Etat par le Président Laurent Gbagbo, en rapport avec la question du tribalisme. Il faut d’ailleurs noter que Laurent Gbagbo, dans nombre de ses discours et prises de position publiques a toujours condamné cette pratique et surtout en politique, affirmant que «nul ne peut et ne doit s’appuyer sur sa seule ethnie pour arriver au pouvoir en Côte d’Ivoire». Il a concrétisé sa volonté constante d’une gestion républicaine et démocratique en soumettant en 2008 à l’Assemblée nationale, qui l’a adopté à l’unanimité, un projet de loi portant «répression du racisme, de la xénophobie, du tribalisme et des discriminations raciales et religieuses» (loi 2008-222 du 4 août 2008).
Le plus grand hommage qui peut être rendu à Laurent Gbagbo en matière de rassemblement et de lutte contre le tribalisme,
c’est celui du peuple ivoirien qui l’a élu deux fois en 2000 et en 2010.
A propos de l’élection présidentielle de 2000, nous voulons relever et dénoncer les insinuations malveillantes de la Procureure de la Cpi. En effet, elle affirme au point 14 du document amendé de notification des charges « En octobre 2000, GBAGBO devient président au terme d’une élection au cours de laquelle le Conseil Constitutionnel a disqualifié 14 des 19 candidats, dont Henri Konan BÉDIÉ et Alassane OUATTARA ». La Procureure tente, ici, de faire croire à une collusion entre le Président Laurent Gbagbo et l’institution ayant « disqualifié » les 14 candidats, en l’occurrence la Cour Suprême (et non le Conseil Constitutionnel qui n’existait pas à ce moment-là) et que ces « disqualifications » étaient arbitraires.
Il est aussi bon de noter que s’agissant d’Henri Konan Bédié, il avait été « disqualifié » par le PDCI-RDA, son propre parti politique, puisque battu aux primaires organisées à l’effet de désigner son candidat. La personnalité élue et investie au cours d’une convention comme candidat du PDCI-RDA était l’ancien ministre de l’Intérieur Emile Constant Bombet. Malgré cette défaite aux primaires, signe de désaveu, monsieur Henri Konan Bédié avait quand même déposé sa candidature en tant que candidat indépendant. Cela était bon à savoir.

Pour les élections de 2010, la Procureure écrit au point 41 « aux résultats du premier tour (GBAGBO 38,04%, OUATTARA 32,07%, BÉDIÉ 25,24%), aucun candidat n’a reçu la majorité absolue ; GBAGBO et OUATTARA sont passés au second tour. Le 7 novembre 2010, BÉDIÉ a annoncé son soutien à OUATTARA, qui est devenu le candidat du RHDP au second tour. GBAGBO avait le soutien de « La Majorité Présidentielle » (« LMP »), une alliance entre son Front Populaire Ivoirien (« FPI ») et d’autres partis politiques, mais OUATTARA, fort de l’appui du PDCI et des autres partis politiques du RHDP, devenait le favori pour gagner l’élection ». Cette affirmation proclamant que Ouattara «devenait le favori pour gagner l’élection », qui démontre le parti-pris politique de la Procureure, est contredite par les nombreux sondages qui donnaient tous Laurent Gbagbo vainqueur au deuxième tour quel que soit l’adversaire en face de lui (Ouattara ou Bédié).
Les résultats du 1er tour de l’élection présidentielle de 2010 situent sur le caractère national et pluriethnique de l’électorat de Laurent Gbagbo par rapport à ses principaux adversaires que sont Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié. En effet, alors qu’Alassane Ouattara n’arrive en tête que dans les régions du nord dont il se réclame et qu’Henri Konan Bédié ne l’emporte qu’en pays baoulé, Laurent Gbagbo ratisse large à l’est, à l’ouest et au sud, l’emportant dans 11 régions sur 19 comme l’illustre si bien la carte ci-jointe. Même la percée de Konan Bédié dans le Bas-Sassandra, au sud-ouest du pays, n’est due qu’à la présence d’une très forte colonie baoulé (centre) dans cette région où dans certains départements, la communauté baoulé est plus nombreuse que les autochtones.
Si donc Laurent Gbagbo est un tribaliste notoire, qui n’a gouverné qu’avec les seuls Bétés pendant 10 ans, comment expliquer qu’il emporte l’adhésion des ces nombreuses autres ethnies ivoiriennes? A contrario pourquoi Ouattara et Bédié ne sont soutenus que par les ressortissants de leurs régions respectives ?
Au vu et en raison de tout ce qui précède, nous affirmons que Laurent Gbagbo, qui bénéficie du soutien et de l’estime de la majorité des groupes sociologiques de la Côte d’Ivoire, constitue la clé de voûte de la réconciliation dans ce pays. Il faut donc libérer le Président Laurent Gbagbo si tant est qu’on aspire à une véritable réconciliation de la nation ivoirienne.

IN « NOTRE VOIE » DU 29 AVRIL 2014 (Pages 2 et 3)
communiqué par Douayoua Lia Bi

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Interview du Ministre Kadet Bertin

Les dérives tribales d’un harcèlement politico-judiciaire
Entretien avec Bertin KADET, ancien Ministre

(In Le Nouveau courrier du Mardi 29 Avril 2014)


Bonjour M. le Ministre Kadet, comment vous sentez-vous, en particulier en ce mois d’avril où tout à basculé en Côte d’Ivoire ?
CinquantenaireB.K. : - Bonjour, et comme vous le dites, tout a basculé à l’envers et au cauchemar car, c’est le 11 avril 2011 que, profitant d’un contentieux électoral, les forces franco-onusiennes attelées aux forces rebelles, ont bombardé la résidence d’État du Président de la République de Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo, l’ont arrêté avec toute sa famille et plusieurs de ses collaborateurs, avant de le déporter quelques mois plus tard, à la Cour Pénale Internationale, à La Haye. Ceci après des mois de torture à Korhogo au nord du pays, torture dont il porte encore les séquelles. C’est également en avril 2011 que des milliers d’Ivoiriens fuyant les persécutions, ont pris le chemin de l’exil, tandis que de milliers d’autres sont envoyés dans des prisons, dans le Nord du pays. Le mois d’avril est donc chargé de douleurs et de larmes pour nous autres. Toutefois, le croyant que je suis, n’oublie pas que Jésus Christ dont notre communauté célèbre la passion, en a fait un mois de purification, de pardon et de générosité. En ce jour, souvenir de la troisième année de cette barbarie qui a meurtri les cœurs des Ivoiriens, je suis naturellement triste, en pensant à tous ceux qui ont trouvé la mort sous les bombes de ces armées, à tous les blessés et disparus qui ont été fauchés, alors qu’ils défendaient l’ordre républicain de leur pays.


Avez-vous un message particulier à cette occasion ?
- Je veux tout d’abord remercier toute la presse, nationale et internationale, ainsi que tous ceux qui continuent de dénoncer les injustices en Côte d’Ivoire, et qui sensibilisent l’opinion, afin que le Président Laurent Gbagbo et tous ceux qui croupissent encore dans les prisons ivoiriennes depuis 2011, recouvrent la liberté. Je demande ensuite aux Ivoiriens de ne jamais oublier ce qui s’est passé dans notre pays mais, d’essayer de tourner cette page sombre de notre histoire, en cherchant à envisager un processus sincère de réconciliation sur la base de la vérité. D’ailleurs à cette intention, le Président Pascal Affi NGuessan et la haute direction du Front Populaire Ivoirien (FPI) travaillent ardemment. Le programme de sensibilisation et de mobilisation des populations qu’ils ont entrepris sur l’ensemble du territoire national, tout en contribuant à la dynamisation du parti, a permis aux ivoiriens de se débarrasser de la peur, pour faire face à ces nouveaux défis. Le Parti a également initié un programme de rencontres de plusieurs chancelleries étrangères, pour faire entendre la cause du Président Gbagbo, et recueillir des avis. Je voudrais humblement les féliciter pour ce travail et surtout pour avoir emprunté la voie du dialogue que Laurent Gbagbo lui-même a toujours préconisé, même dès le premier jour de son arrestation. Il reste maintenant que le régime d’Abidjan consente, enfin, à créer les conditions pour la reprise d’un dialogue sincère.


Quelles sont d’après vous, ces conditions de reprise du dialogue politique?
- Depuis trois ans, jour pour jour, le régime d’Abidjan multiplie les facteurs de crispation du climat sociopolitique en Côte d’Ivoire. A côté des problèmes récurrents des 700 prisonniers politiques non encore libérés, du gel des avoirs et des biens immobiliers, de la question du retour sécurisé des exilés, se greffent maintenant le problème de la Commission électorale, du recensement général de la population, et celui de la CDVR. Ce sont là autant de facteurs dirimants d’une situation sociopolitique déjà suffisamment dégradée, et qu’il importe de régler si l’on veut aller à une réconciliation sincère. Je me réjouis que le FPI ait fait connaître sa position sur ces questions. Si les Ivoiriens ne s’accordent pas, dès maintenant, pour débattre de ces questions et trouver des solutions en toute responsabilité, eh bien dans peu de temps, ce sera la même communauté internationale, dont nous connaissons les méthodes, qui viendra se substituer à nous Ivoiriens pour le faire à notre place. Et sur ces questions, la responsabilité de la détente revient à ceux qui sont au pouvoir.
Mais nous sommes en avril, un mois spécial et je voudrais, au moment où les juges de la CPI se préparent à se prononcer sur la situation du Président Laurent Gbagbo, inviter chaque Ivoirien à interroger sans relâche, les accusations portées contre lui.


Justement à ce propos, le Procureur de la CPI a publié, le 13 janvier 2014, un « document amendé de notification des charges » à l’encontre du Président Laurent Gbagbo. Peut-on savoir quelles sont maintenant vos réactions ?
- Concernant ce « document amendé de notification des charges » du Procureur de la CPI, il y a eu déjà plusieurs réactions d’Ivoiriens et non ivoiriens, et je voudrais féliciter sincèrement tous ceux qui ont produit des critiques sur le vif. L’injustice dont le Président Laurent Gbagbo est victime est tellement criarde que tout le monde en est affligé, que nous soyons Ivoiriens, Africains ou d’autres nationalités. C’est donc normal que des réactions soient venues de partout. Pour ma part, je n’ai pas adopté le même timing de réaction que les autres, parce que je considère qu’il faut d’abord laisser la défense du Président Gbagbo faire ses observations dans la sérénité. Maintenant que c’est chose faite, et n’étant pas professionnel du droit, je peux faire mes commentaires. Toutefois, je veux adresser mes observations aux juges de la CPI ainsi qu’à tous ceux qui ont un pouvoir de décision au sein de cette juridiction internationale car, en définitive, c’est d’eux que dépend le sort du Président Laurent Gbagbo.
 
Que pouvez-vous nous dire alors à propos des accusations qui y sont contenues ?
- Beaucoup de choses mais, que je regroupe dans deux rubriques d’argumentations. Avant cela, je voudrais rappeler que ce « document amendé de notification des charges » fait suite à la décision d’ajournement de l’audience de confirmation des charges, prise le 3 juin 2013 par les juges de la Chambre préliminaire 1 de la CPI. Ayant estimé insuffisantes les preuves de l’accusation, les juges ont demandé au Procureur de « soumettre des preuves additionnelles ou de conduire des enquêtes supplémentaires » qui permettent d’apporter des réponses sur certains points de ses accusations. Les informations demandées par les juges de la Chambre préliminaire 1 au procureur de la CPI portent sur six points tels rapportés par le Professeur Oulaye Hubert dans sa contribution à l’ouvrage intitulé : Cour pénale internationale : l’introuvable preuve contre le président Laurent Gbagbo, aux pages 30-44. C’est en réponse à la demande des juges de la Chambre préliminaire 1, que le Procureur de la CPI a rendu public, le 13 janvier 2014, le « document amendé de notification des charges » dont nous parlons.


Alors, ce « document amendé de notification des charges » répond t-il aux préoccupations des juges ?
- C’est aux juges de répondre à cette question. Quant à moi, et c’est aussi l’opinion de ceux qui ont déjà donné de la voix dans ce débat, c’est de fournir des éléments de faits, qui permettront de forger l’opinion des juges, à propos du Président Laurent Gbagbo.


Et quels sont ces faits ?
- Voyez-vous, dans ledit document d’accusation, le Procureur de la CPI dit que le Président Laurent Gbagbo a conçu un « Plan commun » et une « Politique » avec les membres de sa famille, ceux de son groupe ethnique les Bété, leurs alliés les Guéré, des milices, des mercenaires, pour éliminer des populations civiles pro-Ouattara non armées, notamment des gens du Nord du pays, de confession musulmane, ainsi que des étrangers originaires d’Afrique de l’Ouest. Ces allégations du Procureur de la CPI, que j’ai ainsi résumées, forment le corps de ce document d’accusation. Le Procureur de la CPI développe ainsi deux thèses pour soutenir les accusations portées contre le Président Laurent Gbagbo. La première thèse est celle du « plan commun et la politique » ; la seconde thèse est celle du tribalisme et la xénophobie.

En quoi consiste la thèse du « Plan commun et la Politique » développée par l’accusation ?
1er- Cette première thèse soutient que, « dès son accession à la présidence en 2000, Gbagbo a eu pour objectif de se maintenir au pouvoir… Gbagbo a… conçu et mis en œuvre un Plan commun afin de se maintenir à la Présidence par tous les moyens nécessaires. Le Plan commun a évolué jusqu’à inclure, au plus tard le 27 novembre 2010, une politique d’Etat organisationnelle qui avait pour but une attaque généralisée et systématique contre des civiles considérés comme des partisans de Ouattara.» Les termes des accusations sont dans tout le document, surtout en ses sous-points 2, 39, 40, 46, 47, 48, 49, 50, 55, 58, 59, 60, 61,62, 65, 87, 88, 90, 91, 92, 98, 131, et au-delà. Or, les faits, et rien que les faits, attestent le contraire de ces allégations.

Faisons tout d’abord observer que l’« objectif de se maintenir au pouvoir » n’est pas un projet politique, ce n’est ni un projet de société, ni un programme de gouvernement. Alors, prêter une telle intention à Laurent Gbagbo dès 2000, amène à se demander si ce dernier n’était pas porteur d’un projet politique pour les Ivoiriens, au moment où il devient Président de la République ? La réponse à cette interrogation est que Laurent Gbagbo est effectivement porteur d’un projet de société socialiste pour la Côte d’Ivoire. Ses idées, ses objectifs et sa politique sont connus des Ivoiriens et du monde entier, bien longtemps avant qu’il n’accède à la Présidence de la République de Côte d’Ivoire, en octobre 2000, à l’issue d’élection démocratique crédible et reconnue.

Durant les décennies 70 et 80, Laurent Gbagbo a passé sa vie à étudier la société ivoirienne. Les recherches qu’il a menées dans le cadre de sa formation universitaire ont fait l’objet de nombreuses publications parmi lesquelles son ouvrage intitulé « Côte d’Ivoire : Économie et société à la veille de l’indépendance (1940-1960) publié en 1982 aux éditions L’Harmattan. L’expérience accumulée à partir de ces recherches lui a donné une meilleure connaissance de la Côte d’Ivoire, de ses problèmes et ses attentes. Ainsi, s’étant aperçu que le parti unique est un obstacle au progrès social et économique, à la liberté individuelle et collective des Ivoiriens, il propose dès 1983, la voie du pluralisme politique à ses compatriotes. Sa vision politique et le projet de société qui la portent sont contenus dans son livre «Côte d’Ivoire, pour une alternative démocratique», édité à Paris par l’Harmattan. Laurent Gbagbo, qui a toujours privilégié la réflexion avant l’action, publie ensuite, en collaboration avec un groupe d’intellectuels ivoiriens, «les propositions pour gouverner la Côte d’Ivoire» en 1987. Lorsque le multipartisme est proclamé en Côte d’Ivoire en avril 1990, il officialise au lendemain de cette proclamation, la création d’un parti politique, le Front Populaire Ivoirien (FPI) qui est à la fois le cadre et l’instrument de son combat pour l’instauration de la démocratie dans son pays. Un an plus tard, Laurent Gbagbo publie un autre ouvrage «Agir pour les libertés» (1991), réaffirmant ainsi son engagement pour la démocratie. L’ensemble de ses orientations politiques et doctrinales sont déclinées en des objectifs opérationnels dans le «Programme de Gouvernement du FPI» publié en 1994. Plusieurs autres ouvrages dont Laurent Gbagbo est l’auteur, ont précédé ou suivi ceux que je viens de mentionner à titre indicatif.


A-t-il mis en œuvre ses idées et le programme de gouvernement du FPI en 2000?
- Au moment où Laurent Gbagbo est investi Président de la République de Côte d’Ivoire, le 26 octobre 2000, le pays qu’il va diriger se trouve dans un coma socio-économique profond. Une dette extérieure colossale cumulée de plus de 6 000 milliards Fcfa a été laissée par les régimes houphouétistes successifs. La croissance économique est négative et les bailleurs de fonds internationaux ont coupé tout lien avec la Côte d’Ivoire. Au plan social, les populations ivoiriennes sont désemparées à cause de la paupérisation croissante des couches les plus défavorisées, et les jeunes diplômés ne trouvent pas d’emploi. Le désarroi des populations est d’autant plus inquiétant que les forces de défense et de sécurité qui doivent garantir leur sécurité ainsi que celle du pays tout entier, sont dans une situation de dénuement et de sous-équipement généralisés, conséquences à la fois d’une gestion par procuration de ce secteur depuis quarante ans, et d’une transition militaire désastreuse (1999-2000).
Face à tous ces problèmes, le Président Laurent Gbagbo cherche d’abord à établir la confiance entre la Côte d’Ivoire et les institutions de Bretton Wood dès 2000. Dans cet esprit, il rembourse les 18 milliards Fcfa de l’Union Européenne occasionnés par la gestion du PDCI, renoue avec la Banque Mondiale et l’Union Européenne, et ramène la dette extérieure de 6700 à 4000 milliards Fcfa, dans une conjoncture nationale particulièrement difficile. Concomitamment, il assainit les finances publiques par des mesures de maîtrise budgétaire (budget de sauvegarde, budget sécurisé). En outre, le Président Gbagbo s’attèle à reconstituer l’Etat dont les fondements ont été sapés par le coup d’Etat militaire de décembre 1999. Dans l’ouvrage collectif portant sur Le Président Laurent Gbagbo à la Cour Pénale internationale, Justice ou imposture, publié en 2013 aux éditions L’Harmattan, j’ai développé divers aspects des actes gouvernementaux qu’il a posés en tant que Chef d’Etat, dans ma contribution intitulée «Le Président Laurent Gbagbo, un modèle de combattant pour les libertés démocratiques.»
Tout ceci, pour dire que la thèse du «plan commun» et de la «politique» est inopérante en ce qui concerne le Président Laurent Gbagbo. Ce dernier a toujours eu une approche de conciliation et une approche démocratique des problèmes de la Côte d’Ivoire, mais jamais un projet d’élimination d’Ivoiriens, encore moins des pro-Ouattara. Par contre, c’est lui, Laurent Gbagbo qui a subi les violences de ses adversaires politiques, ces derniers ayant décidé depuis toujours de le renverser par des méthodes non démocratiques et anticonstitutionnelles. C’est ce programme non démocratique et anticonstitutionnel conçu par ses adversaires politiques contre lui, le Chef d’Etat élu de la Côte d’Ivoire, qui est le véritable « Plan commun » et la vraie « Politique », une politique de destruction et de négation de l’Etat ivoirien, dont l’exécution est l’œuvre d’une rébellion armée ayant mis le pays sous coupe réglée pendant dix ans, de 2002 à 2011.
 
Selon le « document amendé de notification des charges » c’est la disparition, en 1993, du premier Chef d’Etat ivoirien, le Président Félix Houphouët-Boigny, et les batailles de sa succession qui sont à l’origine de la crise ivoirienne. Quelle est votre analyse ?

- Selon moi, c’est le non respect des lois et des institutions républicaines ivoiriennes qui constitue le véritable «plan commun» et la véritable «Politique» contre la Côte d’Ivoire. Je ne peux donc pas soutenir l’argument que vous déclinez car, ce serait forger dans l’opinion, l’idée selon laquelle le premier Chef d’Etat ivoirien n’aurait jamais dû quitter la présidence de la Côte d’Ivoire. Or, le Président Houphouet-Boigny est un être humain dont le destin est commun à celui de n’importe quel vivant. D’ailleurs, cette perception de la crise socio-politique ivoirienne a conduit évidemment certaines personnes à présenter les faits de son épisode post électoral, à travers le prisme d’un citoyen, fut-il Houphouet-Boigny. De mon point de vue, l’analyse doit plutôt privilégier le fonctionnement des institutions qui organisent la vie de la société ivoirienne.

En effet, dans toutes les démocraties du monde, ce sont les règles démocratiques qui s’appliquent ? En cela, il suffit simplement d’évoquer le cas de la France, pays auquel la Côte d’Ivoire doit son organisation institutionnelle. Le Général Charles De Gaulle, pourtant considéré comme l’homme providentiel qui a libéré la France, son pays, de l’occupation allemande, a démissionné de la présidence en 1969. La France n’a pas connu le chaos, suite à la vacance du pouvoir due à cette démission. Comme le prévoit la constitution de la cinquième république, c'est le président du sénat Alain Poher qui a occupé les fonctions de président par intérim. Candidat lui-même à l’élection présidentielle, Alain Poher a été battu en juin 1969 par Georges Pompidou qui a obtenu 58.21 % des suffrages. Après la mort de Pompidou en 1974, le même Alain Poher, Président du Sénat, a une nouvelle fois occupé le poste de président par intérim.

En Côte d’Ivoire, le premier Chef d’Etat Félix Houphouet-Boigny, a laissé des institutions qui garantissent la continuité de l’Etat. Sa succession a été réglée par l’article 11 de la Constitution de la première République ivoirienne, lequel dispose qu’en cas de vacance du pouvoir, c’est le Président de l’Assemblée Nationale qui termine le mandat présidentiel. C’est Alassane Ouattara, Premier ministre d’Houphouet-Boigny au moment où ce dernier rendait l’âme, qui a tenté d’empêcher l’application de cette disposition constitutionnelle. En 1993, pour faire appliquer cette disposition constitutionnelle et faire ainsi respecter la loi, le Président Henri Konan Bédié a dû se faire accompagner à la télévision ivoirienne, par une équipe de commandos gendarmes. L’opinion nationale et internationale connait cette histoire qui a failli faire basculer la Côte d’Ivoire dans la violence inutile.

La mort d’Houphouet-Boigny et la succession de ce dernier ne peuvent donc constituer les fondements d’un argumentaire juridique crédible. C’est plutôt autour de la question du respect des lois et des institutions ivoiriennes que se situe le débat. A partir du moment où les lois et les institutions que le pays s’est données sont respectées par les citoyens et leurs dirigeants, il ne peut y avoir de conflit de pouvoir. De même, toutes les questions relatives à la nationalité, à l’ethnie et à l’ivoirité trouvent forcément leurs solutions dans un cadre institutionnel. Éluder cette perspective, c’est se détourner de la voie royale du bon sens, de la vérité des faits et du droit.

En réalité, c’est la défiance des lois et des institutions ivoiriennes, le non respect des engagements internationaux, par les responsables des partis houphouétistes et la rébellion armée, qui constituent le véritable contexte de la crise politico-militaire ivoirienne. C’est pourquoi, lorsque le Procureur de la CPI affirme que Laurent Gbagbo est devenu président en 2000 « au terme d’une élection au cours de laquelle le Conseil Constitutionnel a disqualifié 14 des 19 candidats », il ne fait que conforter ainsi notre analyse, quant à la primauté des institutions démocratiques sur les considérations d’ordre paternaliste ou émotionnel. Car, c’est bien la Cour Suprême (pas le Conseil Constitutionnel, comme il le dit) et non Laurent Gbagbo, qui était encore dans l’opposition, qui a disqualifié des candidats en 2000. Je relève au passage qu’en se référant au Conseil Constitutionnel en 2000, le Procureur de la CPI suspecte, à priori, une hypothétique collusion entre Laurent Gbagbo et une haute juridiction nationale qui n’existait pas encore. Dès lors que la Cour Suprême a tranché, le débat devrait être clos. Hélas non, les mêmes personnes, qui se sont mises dans une posture de défiance permanente des lois et des institutions ivoiriennes, ont organisé des tentatives de coups de force par des attaques armées en décembre 2000, en janvier 2001, puis en septembre 2002.

Donc, en réalité, le «Plan commun» et la «Politique» sont plutôt à rechercher dans le camp des adversaires politiques de Laurent Gbagbo car, en 2000, celui-ci était entrain d’appliquer le projet de société du FPI et le programme de gouvernement de ce parti, lorsqu’une rébellion est venue tout stopper. Il n’est donc pas exact d’affirmer que Laurent Gbagbo avait pour objectif de se maintenir au pouvoir. Un tel énoncé relève de la pure fiction. Or, c’est sur cette première affirmation, déjà fausse, que s’appuie l’accusation, pour faire accréditer une autre thèse, celle de l’existence d’une gouvernance ethnique ou clanique, sous Laurent Gbagbo.


Selon vous, comment la thèse de la gouvernance tribale est-elle développée, dans le «document amendé de notification des charges» ?

- La thèse qui consiste à dire que Laurent Gbagbo est sectaire, qu’il a gouverné avec les membres de sa famille et les gens de son ethnie, excluant les populations du Nord ivoirien, est abondamment relayée dans le «document amendé de notification des charges». C’est d’ailleurs l’angle principal d’attaque contre le Président Laurent Gbagbo. Je tiens à affirmer ici que, s’agissant du Président Gbagbo, cette thèse de la gouvernance tribale n’a aucun fondement théorique, comme le montrent les différentes productions intellectuelles et scientifiques du concerné (supra). Mais elle n’a pas non plus de fondement pratique, lorsqu’on examine les actes gouvernementaux de cet homme d’Etat. Avant de décliner lesdits actes, permettez-moi de faire deux observations.


Lesquelles ?
Kadet Bertin démonte les
          accusations de Mamadou Koulibaly- La première est le constat que sur le continent africain, la tribu, l’ethnie ou la race y ont, de tous temps, été instrumentalisées pour diviser et affaiblir ses peuples. Le système inhumain de l’apartheid, qui en est l’illustration la plus criarde, a recouru à ces clichés pendant plusieurs siècles, et cela a causé des drames inexplicables. Là bas, en plus de la séparation basée sur la couleur de la peau, il y avait aussi les oppositions entre les différentes tribus Sud africaines, soutenues et encouragées par le gouvernement d’alors. La guerre civile de 1986, entre les partisans de l’Inkatha de Mangosuthu Buthelezi et l’ANC ayant fait plus de 10 000 morts dans le Natal, est une des conséquences de cette instrumentalisation de l’ethnie. Nelson Mandela a payé vingt-sept ans de sa vie, le prix de ces discriminations injustifiées de la société sud-africaine. L’on croyait que sa libération en février 1990, puis son action en faveur d’une société plurielle et solidaire allait changer les comportements des adeptes de la division sur le continent. Hélas non car, quatre ans plus tard, le génocide Rwandais, dont le pays a célébré les vingt ans le 7 avril dernier, nous a renvoyés à ces mauvais souvenirs, du fait de la guerre entre les tribus Hutu et Tutsi ayant occasionné plus de 800 000 morts en trois mois. Peut-on avoir une connaissance de ces deux drames provoqués sur le continent, du fait d’une appréciation totalement erronée des rapports entre les groupes humains, et brandir encore le tribalisme et la xénophobie en Côte d’Ivoire contre le Président Laurent Gbagbo, un homme dont le parcours, la vie et l’action n’ont rien à avoir avec ces préjugés qui, en réalité, constituent de véritables armes destructrices ?

Et quelle est la deuxième remarque ?

Ma deuxième remarque est un inventaire des termes recourus dans le «document amendé de notification des charges», présentant le Président Laurent Gbagbo comme quelqu’un qui gouverne avec son clan. Appréciez vous-même :

  • « Gbagbo est membre de l’ethnie bété » (7) ;
  • Gbagbo et son entourage immédiat (74) ;
  • L’entourage immédiat de Gbagbo était composé, entre autres, de personnes associées au régime depuis toujours tels que Simone Gbagbo, Charles Blé Goudé, certains ministres, certains leaders de la Galaxie patriotique et certains membres du CNRD » (75) ;
  • « Certains membres de l’organisation étaient impliqués dans le détournement des deniers publics, le trafic des ressources naturelles, le recrutement de mercenaires et le trafic illégal d’armes…Parmi ces membres figurent notamment des ministres et d’anciens ministres, de hauts cadres d’institutions bancaires, Bertin Kadet…, Marcel Gossio…, Pasteur Moïse Koré et Anselme Séka… » (76)
  • « L’entourage immédiat était aussi composé de hauts gradés des FDS et quelques officiers de rang inférieur fidèles au régime et proches de Gbagbo »(77) ;
  • • « pendant les années 90, Gbagbo demande le soutien des mouvements étudiants…dont l’un des secrétaires généraux est Charles Blé Goudé, un Bété originaire du département de Gagnoa » (11) ;
  • « Blé Goudé n’hésitait pas à accuser certains pays d’Afrique de l’Ouest … de vouloir tuer les Ivoiriens… » (68) ;
  • « C’est le même Blé Goudé qui a donné l’ordre aux jeunes pro-Gbagbo de faire les barrages dans les rues, de contrôler les étrangers, de faire la chasse aux hommes qui portaient le gis-gris car ils étaient considérés comme des rebelles…, ils venaient du Nord » (85) ;
  • « …d’autres maisons étaient identifiées suite à des visites nocturnes effectuées par des miliciens accompagnés de bétés du quartier qui leur montraient les maisons des dioulas » (69) ;
  • « les Guéré sont implantés dans une région voisine de celle des Bété et étaient considérés comme acquis à la cause de Gbagbo » (19) (183) ;
  • « Charles Blé Goudé, un proche de Gbagbo, crée le Cojep en 2001 » (21) ;
  • « le 6 décembre 2010, Gbagbo a nommé Blé Goudé au poste de Ministre de la Jeunesse, de la formation professionnelle et de l’emploi »(181)(187) ;
  • « Blé Goudé était entièrement dévoué à Gbagbo »(182)
  • « Les FDS n’hésitaient pas à invoquer, eux, mêmes, les discours enflammés de Blé Goudé pour justifier certaines de leurs exactions à l’encontre des personnes originaires d’Afrique de l’Ouest » (71)
  • « Gbagbo peut compter sur Blé Goudé afin de recruter des milliers de jeunes au sein des FDS, principalement des groupes de l’Ouest et du Centre-Ouest du pays avec lesquels ils avaient des liens ethniques.. » (23) ;
  • « …le camp présidentiel s’opposant parfois violemment, à l’inscription des populations du Nord sur la liste électorale » (37) ;
  • « Ces crimes ont été commis avec une intention discriminatoire pour des motifs d’ordre politique, national, ethnique et religieux » (48);
  • « dès la fin du second tour de l’élection présidentielle, les FDS, ainsi que des miliciens, des jeunes pro-Gbagbo et des mercenaires s’en sont, aussi, pris aux Ivoiriens de confession musulmane (pour la plupart, originaires du Nord de la Côte d’Ivoire) ainsi qu’aux ressortissants d’Afrique de l’Ouest » (65, 66);
  • « les jeunes pro-Gbagbo et les miliciens ont joué un rôle important dans la commission des crimes ayant ciblé les populations originaires du Nord de la Côte d’Ivoire ainsi que les ressortissants d’Afrique de l’Ouest. En raison de leur appartenance ethnique (telle que Dioula), religieuse (musulmans) ou nationale (des citoyens d’Etats ouest-africains tels que le Mali, le Burkina Faso ou le Nigeria ainsi que des Ivoiriens d’ascendance ouest-africaine), les membres de ces groupes étaient stigmatisés par ces jeunes pro-Gbagbo et ces miliciens qui les considéraient comme des partisans du candidat Ouattara et donc des ennemis politique de Gbagbo »(67) ;
  • « selon les autorités consulaires du Mali et du Burkina Faso, 142 Maliens et 198 Burkinabé ont été tués par les FDS, des miliciens, des jeunes pro-Gbagbo et des mercenaires pro-Gbagbo à Abidjan… » (68) ;
  • « les forces pro-Gbagbo…, identifiaient souvent les cibles de leurs attaques en attaquant les quartiers ou les institutions religieuses généralement fréquentées par ces communautés et en marquant leurs maisons…A Yopougon, certaines maisons étaient marquées d’une croix ou de la lettre B (Baoulé) (69) ;
  • « Le 11 avril 2011…, les attaques contre les personnes originaires du Nord de la Côte d’Ivoire et les ressortissants d’Afrique de l’Ouest se sont intensifiées à Yopougon » (71) ;
  • « Les alliés de Gbagbo s’en (la RTI) servait aussi pour diffuser des messages de haine entre autres contre des groupes ethniques, politiques, religieux et nationaux perçus comme favorables à Ouattara… » (99) ;
  • « Gbagbo et son entourage ont alors fondé les nominations, les promotions, comme les dotations en matériel et armes sur des bases ethniques » (144)
  •  « Gbagbo et son entourage immédiat s’étaient assurés de contrôler les éléments clés des FDS…La plupart de ces commandants étaient d’ethnies proches de celle de Gbagbo, sinon du même village » (169), etc.

Quand on a fini de parcourir ces clichés, on ne peut s’empêcher de se rappeler les mêmes expressions qui circulaient en 1986 au Natal et en 1994 au Rwanda.
 

Quels commentaires faites-vous de ces accusations ?

- J’y vois une méthode tendancieuse qui ne traduit guère la réalité en Côte d’Ivoire. Quatre procédés de démonstrations sont utilisés dans le «document amendé de notification des charges» pour montrer que Gbagbo a une gouvernance tribale. La première consiste à user à profusion de l’expression «Gbagbo et son entourage» (2), c'est-à-dire Laurent Gbagbo s’est entouré de personnes qui sont à sa dévotion. Pourtant, lorsqu’il s’agit de désigner les personnes qui sont avec Alassane Ouattara, l’expression consacrée est : «les membres du cercles politiques de…» (39). Une telle perception de la réalité politique ivoirienne n’est pas objective. En réalité, Laurent Gbagbo n’a pas un entourage. Laurent Gbagbo est le chef de file des leaders politiques ivoiriens qui ont pensé et écrit, à l’instar de l’homme d’Etat Français Pierre Mendès France, dont je paraphrase ici les propos rapportés par Régis Paranque (2011) dans son livre «De Mendès France à Bérégovoy, L’honneur en politique (p.31), que la Côte d’Ivoire «n’a pas besoin d’un gourou, ni même d’un chef infaillible et irresponsable car ce faisant, elle serait privée d’un véritable arbitre à la démocratie.» Comme Pierre Mendès France, le Président Laurent Gbagbo croit que «la vie d’un pays ne peut reposer sur une seule personne supposée tout savoir, décider de tout et ne jamais se tromper». Laurent Gbagbo n’est donc pas l’homme d’un pouvoir personnel, comme on tente de le faire croire. En tant que Président de la république de Côte d’Ivoire, il a nommé des personnes à des postes de responsabilité, qui l’aident dans la gestion des affaires publiques de l’Etat. Dans ce cadre, il dispose d’une équipe gouvernementale composée de Ministres, d’un Cabinet du Président de la République dans lequel les membres sont nommés conformément aux textes de loi qui organisent les services de l’Etat de Côte d’Ivoire. Les fonctions et les rôles des personnes qui travaillent avec lui ne prévoient pas « un entourage », comme s’il s’agissait d’un chef de clan ou de tribu, ce à quoi d’ailleurs renvoie l’usage de cette expression. C’est ma première observation.


En quoi consiste le second procédé d’accusation de la CPI ?

- Le second procédé consiste à éluder volontairement les faits qui décrédibilisent ladite thèse. C’est le cas lorsqu’il s’agit de présenter le statut matrimonial de Laurent Gbagbo (7). En effet, il est écrit ceci dans le «document amendé de notification des charges» :

« Gbagbo est né d’une famille de confession catholique… ; il est marié légalement à Simone Gbagbo avec laquelle il s’est converti au christianisme évangélique, et il est marié traditionnellement à Nadiana Bamba » (7).

On le sait, l’axe majeur de l’accusation portée contre Laurent Gbagbo est que celui-ci aurait tué des populations pro-Ouattara, du Nord ivoirien qui seraient de confession musulmane. Mais alors pourquoi, en déclinant le statut matrimonial de Laurent Gbagbo, le Procureur de la CPI se tait sur la religion de Nadiana Bamba, alors qu’il précise celle (chrétienne) de Simone Gbagbo ? Y a-t-il une gêne à mentionner que Nadiana Bamba est musulmane pratiquante et du Nord ivoirien ? Alors question. Comment expliquent-ils que Gbagbo qui n’aime pas les Dioula, les gens du Nord, les musulmans, ait « marié » leur fille selon les rites de la tradition propre à ce groupe de population ?

Il est à rappeler également, que la vie familiale de Laurent Gbagbo a commencé avec sa première épouse, une française du nom de Jacqueline Chamois. L’union du couple a donné naissance à Michel Gbagbo, son premier fils aujourd’hui maltraité sans raison valable par le régime d’Abidjan. En 1971, c’est le régime houphouétiste d’alors qui a traité l’épouse de Gbagbo d’étrangère et qui l’a rapatriée manu militari en France, avec son fils à peine âgé de quelques mois. En secondes noces, Laurent Gbagbo a épousé Simone Ehivet qui lui a donné deux filles. Simone Ehivet Gbagbo est Abouré du groupe ethnique Akan. Laurent Gbagbo ne peut pas être un tribaliste et un xénophobe et faire les choix de vie ainsi déclinés. L’argument qui consiste à utiliser l’ethnie ou la religion, ou qui tend à opposer les populations du Nord ivoirien aux autres, dans le but d’accabler Laurent Gbagbo n’est pas justifié. On le voit bien. C’est donc un montage qui s’écroule de lui-même, au regard des faits.


Quel est le troisième procédé ?

- Le troisième procédé utilisé pour accuser Laurent Gbagbo est le recours constant à des termes (Bété, Guéré) empruntés à l’anthropologie coloniale. Dans le contexte d’une crise qui a frappé toute la Côte d’Ivoire, l’instrumentalisation de groupes ethniques particuliers n’a d’autre objectif que de diaboliser en le criminalisant, le président Laurent Gbagbo. La fréquence des noms de collaborateurs du Président Gbagbo, issus du même groupe socioculturel que lui, vise à persuader l’opinion que Laurent Gbagbo gouverne avec un clan constitué de membres de sa famille, et excluant les nordistes. Cela est totalement faux car, les faits montrent qu’une telle thèse n’a aucune chance de prospérer pour des raisons évidentes.

Tout d’abord, le Président Laurent Gbagbo est le Chef d’Etat ivoirien qui a pris une loi réprimant le tribalisme en Côte d’Ivoire. Il s’agit notamment de la « Loi n°2008-222 du 4 août 2008 modifiant et complétant les dispositions du Code pénal relatives à la répression du racisme, de la xénophobie, du tribalisme et des discriminations raciales et religieuse ». En son article premier, la loi définit le tribalisme comme étant la « manifestation d’hostilité ou de haine à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes, fondée sur exclusivement sur l’origine ethnique ou tribale, toutes faveurs accordées à une personne ou un groupe de personnes sur la base de considérations exclusivement tribales ou ethniques.»

En Côte d’Ivoire, quiconque se rend coupable de tribalisme, de xénophobie, de racisme ou de discrimination raciale ou religieuse, est puni d’un emprisonnement de cinq à dix ans et d’une amende de 500 000 à 5 000 000 de francs CFA. C’est le Président Laurent Gbagbo qui a fait supprimer la mention « ethnie » des documents officiels des Ivoiriens, ainsi que la carte d’identité des étrangers instaurée à des fins financières par Alassane Dramane Ouattara, premier ministre d’Houphouet-Boigny. Cette loi, que le Président Gbagbo a prise en 2008 pour faire disparaître le tribalisme et renforcer ainsi la république, vient d’être modifiée par la gouvernance actuelle dans le sens du retour de la mention « ethnie ». Il est pourtant grand temps que ceux qui prétendent gouverner cessent d’instrumentaliser nos ethnies et fassent éclore enfin une véritable citoyenneté républicaine.

Ensuite, lorsqu’on examine des faits de nomination, on s’aperçoit que le Président Gbagbo est un véritable républicain :
a/- Les nominations concernant les membres du cabinet du Président de la République,

- Depuis qu’il est président de la république (2000-2011), Laurent Gbagbo a eu un seul directeur de Cabinet en la personne de Monsieur N’ZI Paul David, qui est Baoulé et militant du PDCI, parti d’Houphouet-Boigny, aujourd’hui dirigé par Henri Konan Bédié, allié de Alassane Ouattara.

- De 2000 à 2010), le Secrétaire Général de la Présidence de la République nommé par Laurent Gbagbo s’appelle Amédée Couassi Blé ; il est Baoulé et militant du PDCI. Monsieur Abou Sangolobé, le Secrétaire Général Adjoint de la Présidence, est un Djimini, du Nord ivoirien

- De 2000 à 2011, le Directeur financier de Laurent Gbagbo se nomme Anoma Jacques, il est Attié et membre du PDCI. Son adjoint financier, N’Da, est de l’ethnie Baoulé.

b/- Les nominations concernant les présidents d’institution

Les premiers ministres sous Laurent Gbagbo ont été :
- Pascal Affi N’Guessan, ethnie Agni (Est),
- Seydou Elimane Diarra, ethnie Malinké (Nord) ;
- Charles Konan Banny, ethnie Baoulé (Centre) ;
- Guillaume Soro, ethnie Sénoufo (Nord)
- Gilbert Aké N’Gbo, ethnie Attié (Est)

Le Président de l’Assemblée Nationale, Mamadou Koulibaly, est Sénoufo (Nord) ; le Président du Conseil Economique et Social, Laurent Dona Fologo, est Sénoufo (Nord) ; les deux Présidents du Conseil Constitutionnel qui se sont succédé, Yanon Yapo et Paul Yao N’Dré sont respectivement Attié (Est) et Dida (Sud-Ouest) ; le Président de la Cour Suprême, Tia Koné, est Yacouba (Ouest) ; le Grand Chancelier de l’Ordre National, Youssouf Koné, est Malinké (Nord) ; le Grand Médiateur, Ekra Mathieu, est Abouré (Sud-lagune) ; l’Inspecteur Général d’Etat, Sangaré Aboudramane, est Malinké (Nord) ; le Président de la Commission Electorale Indépendante, Youssouf Bakayoko, est Malinké (Nord). Ainsi sur les 9 présidents d’institutions, il n’y a aucun Bété, et seul Tia Koné (Yacouba) est de l’Ouest et Paul Yao NDré (Dida) est du Sud-Ouest.

Dès que Laurent Gbagbo est devenu Président de la République de Côte d’Ivoire, la Présidence du Front Populaire Ivoirien, instrument de lutte politique qu’il a crée, a été confié à Pascal Affi N’Guessan, qui a été également son premier directeur de campagne en 2000, et non à son fils ou à un ressortissant de son groupe ethnique. Ce n’est pas ce qu’on voit dans la vie des formations politiques d’obédience houphouétiste. Si l’on ajoute à cela le fait que le Directeur de la campagne électorale de Laurent Gbagbo lors des dernières élections présidentielles est Dr. Issa Malick Coulibaly, un Sénoufo, musulman pratiquant et du Nord, on s’aperçoit de la légèreté des arguments se rapportant à l’ethnie et au sectarisme. Ces constats peuvent être multipliés au sujet de toutes les administrations, notamment dans les régies financières et l’armée ivoirienne.

Vous voulez dire que sous le Président Laurent Gbagbo les nominations dans les administrations et l’armée ne sont pas empreintes de tribalisme ?

- C’est exactement ce que j’affirme et je défie quiconque de me démontrer le contraire. Tout d’abord, s’agissant de la nomination des responsables des régies financières dans ce pays, le Président Laurent Gbagbo est le concepteur et l’initiateur de l’opération dénommée «appel à candidatures». A cause de l’extrême sensibilité des secteurs de la douane, des impôts et du trésor, le Président Gbagbo a personnellement veillé à ce que les cadres ivoiriens qui doivent y occuper les plus hautes charges soient sélectionnés sur la base de leurs dossiers, ce qui nécessite un appel à candidatures aux postes de responsabilité. C’est dans le cadre de l’appel à compétences que les personnalités ci-dessous ont été nommées :
- Directeur Général du Trésor : Diby Koffi Charles de 2001 à 2008, Baoulé, Centre. Devenu ministre de l’économie et des finances en 2006, il a cumulé pendant deux ans, son poste ministériel avec celui de Directeur général du Trésor. Il est actuellement Ministre d’état, ministre des affaires étrangères du gouvernement Ouattara.
- Directeur Général des Douanes : Gnamien Konan de 2001 à 2008, Baoulé, Centre, candidat aux élections présidentielles de 2010, il est actuellement ministre de l’enseignement supérieur du gouvernement Ouattara
- Directeur Général des Impôts : Feh Kessé Lambert de 2001 à 2011, Yacouba, Ouest, aujourd’hui militant du RDR et conseiller du premier ministre actuel Daniel Kablan Duncan


Et dans le cas des nominations au sein de l’armée ?

- Concernant l’armée, l’allégation selon laquelle «Gbagbo et son entourage ont alors fondé les nominations, les promotions, comme les dotations en matériel et armes sur des bases ethniques» (144) est dénuée de tout fondement car, toutes les mesures prises par le Président Laurent Gbagbo dans cette période de crise, y compris les nominations et les promotions, sont celles que les différents accords de règlement de la crise (Accord de Linas Marcoussis (2003), Accord de Pretoria (2005), Accord de Paix de Ouagadougou (2007) ont exigées comme on peut le voir dans le tableau ci-après :

Tableau :
Les exigences des accords de paix en matière de sécurité et les réponses du Président Laurent Gbagbo
Les exigences des accords de paix Les réponses du Président Laurent Gbagbo
Accord de Paix de Ouagadougou (2007)
°L’APO demande au Président Laurent Gbagbo de prendre une loi d’amnistie. Le Président Laurent Gbagbo a pris les lois d’amnistie. Une première loi d’amnistie est intervenue en 2003 (JO-RCI, 2003 : n°-309) suivie d’une deuxième en avril 2007 (JO-RCI, 2007 : n°457).
°L’APO préconise la mise en place d’un Centre de Commandement Intégré CCI (APO, 2007) Le CCI a été crée; il est cogéré par l’armée régulière ivoirienne et les forces rebelles tel que préconisé par l’APO (APO, 2007)
°Demande que 4000 rebelles (3400 +600) soient affectés à des tâches de sécurisation des élections, et que ce choix respecte le principe de parité entre les forces régulières et les forces rebelles. Le Président Gbagbo a demandé que soient mis à la disposition du CCI, 4000 hommes issus des forces rebelles et 4000 autres issus de l’armée régulière pour la sécurisation des élections (LG, Message radiotélévisée du jeudi 30 avril 2009).
°L’Accord complémentaire IV, art.3 de l’APO exige que 3400 rebelles aient le statut de volontaires à la Gendarmerie nationale et à la Police. Le Président Laurent Gbagbo a signé le Décret conférant ledit statut à 3400 éléments des forces rebelles (JO-RCI, 2009 : décret n°381).
°L’Accord complémentaire IV, art.3 et 4) préconise la création de Compagnies Mixtes de Sécurisation des Elections (CMSE) sur l’ensemble du territoire national, composés en part égale, des forces régulières et des forces rebelles. Le Président Laurent Gbagbo l’a fait en instruisant le Ministre de la défense à l’effet de créer cette structure (Minidef, 2009 : arrêté n°0344).

°L’APO demande au Président Laurent Gbagbo de réintégrer les anciens militaires de l’armée régulière, qui sont passés dans la rébellion en 2002.
Le Président Laurent Gbagbo a fait réengagé ces militaires (Minidef, 2009 : n°0191) qui ont ainsi bénéficié de quatre années de bonification, en plus des soldes afférant à leur grade (Minidef, 2009 : n°0242). Plusieurs d’entre eux ont connu une harmonisation de grades (JO-RCI, 2009 : n°376), et certains chefs rebelles ont été nommés dans des grades supérieurs (JO-RCI, 2010 : n°213). C’est le cas de Soumaila Bakayoko (général), Gueu Michel (général) et Ouattara Karim (colonel).
Accord de Pretoria (2005)
°L’Accord de Pretoria (2005) recommande que 300 rebelles soient recrutés à l’Ecole Nationale de gendarmerie. Le Président Laurent Gbagbo a signé un Décret dans ce sens (JO-RCI, 2009 : n°380)


Le «document amendé de notification des charges» fait surtout référence aux dernières nominations d’officiers supérieurs, en 2010, selon lesquelles Laurent Gbagbo aurait promu ses proches. Qu’en est-il ?
- Là aussi, les faits parlent pour le Président Gbagbo, balayant tout ce mensonge. Concernant les dernières nominations aux différents grades de l’armée, les délibérations ont eu lieu à Yamoussoukro, le 03 août 2010, dans un bâtiment annexe de la Résidence de feu Félix Houphouet-Boigny. La séance de travail a débuté à 19 heures et a pris fin à 22 heures, en présence des membres statutaires, le Chef d’Etat-Major des Armées, les commandants des forces, le Directeur des Services de Santé des Armées (DSSA) et le Directeur de l’Administration et de la législation Militaire (DALM). Ces nominations ont concerné à la fois les officiers FDS et rebelles FAFN. A l’époque des faits, j’ai fait paraître un article dans le quotidien gouvernemental Fraternité Matin n°13726 du 10 août 2010, et dans la plupart des journaux de la place d’Abidjan, pour expliquer les raisons de ces nominations, et décliner les noms des promus.
A la session d’août 2010, les militaires FDS retenus sont passés par la Commission d’attribution des grades. En revanche ceux des rebelles (FAFN) promus à cette occasion n’ont pas respecté cette procédure. Les noms des officiers FAFN ont été proposés par le Général issu de la rébellion, Soumaïla Bakayoko lui-même, et le Président Laurent Gbagbo a fait une dérogation spéciale, au nom de la paix. Ces officiers issus de la rébellion nommés à cette occasion, sont immédiatement inscrits au Tableau National des grades, c'est-à-dire, ils sont retenus en tant que militaires de l’armée nationale de Côte d’Ivoire et non plus des militaires de la rébellion : la portée républicaine de ces nominations qui, tout en réaffirmant l’autorité des chefs militaires, contribuent au renforcement de l’unité et la solidarité au sein de l’institution militaire, est évidente. C’est à l’occasion de ces dernières nominations qui ont eu lieu à Yamoussoukro, que les lieutenants-colonels Ouattara Karim et Soumahoro Gahoussou, tous deux issus des forces rebelles et originaires du Nord, ont été élevés dans le grade de Colonel, de même que cinq autres officiers subalternes de la rébellion. C’est également à cette occasion que pour la première fois en Côte d’Ivoire, une femme, Mme Kouamé Akissi, a été promue au grade de Médecin Colonel-Major, ce qui place cette dame dans le starting-block des futurs généraux de l’armée ivoirienne. Mme Kouamé Akissi n’est pas une ressortissante de l’ethnie de Gbagbo, elle est Baoulé du groupe Akan. Si elle a été nommée, c’est parce qu’elle est tout simplement ivoirienne et mérite ce grade.
Je me souviens qu’au cours de cette séance, le Général Touvoli Bi Zobo, Chef d’Etat Major Particulier du Président de la République a été élevé dans le grade de Général de Corps d’Armée, alors qu’il était à la retraite et qu’il ne devait plus prétendre à l’avancement. Quelques heures après la fin des travaux, grâce à la vigilance du DALM qui s’est aperçu de cette erreur, le Président Laurent Gbagbo a exigé que soit corrigée cette erreur et que le concerné soit informé du retrait de son grade. Cela a été fait avant la publication du Décret intervenu le 5 août 2010.
Donc, loin d’être restrictives ou à base ethnique, ces nominations concernent les membres de toutes les tendances ethniques au sein de l’armée ivoirienne et des mouvements rebelles. Ces nominations ne sont pas faites à des fins d’élimination d’opposants ou d’extermination des partisans d’Alassane Ouattara, loin de là ; elles procèdent d’un souci d’apaisement et visent la recherche de l’unité des forces ivoiriennes. Dans le strict respect des Accords de paix, le Président Laurent Gbagbo s’est ainsi efforcé de ramener les combattants issus de la rébellion dans l’ordre républicain afin qu’ensemble, avec leurs frères des FDS, ils puissent garantir à notre pays des élections sécurisées. Le constat qui s’impose ici, est que le Président Laurent Gbagbo s’est montré légaliste et attaché à la paix, dans la gestion sécuritaire de la crise ivoirienne, en ayant appliqué l’Accord de Paix de Ouagadougou et les accords subséquents.


Monsieur le Ministre, qu’en est-il de la dotation des unités militaires en armement ? Est-elle vraiment faite sur des bases ethniques comme le dit le Procureur de la CPI dans son document d’accusation ?

- C’est totalement irréaliste de faire croire que les dotations en matériels et armements dans l’armée ivoirienne seraient faites sur « des bases ethniques » (144). Cette accusation ne peut pas prospérer car, comment expliquer que le GEB (gendarmerie), l’IUGN (gendarmerie), le FUMACO/DMIR (Marine) et le BASA (Terre), soient les quatre unités militaires d’élite les plus redoutables et craintes en Côte d’Ivoire, si ce n’est à cause de la qualité et du niveau de leur armement, et cela malgré le sous-équipement général de l’armée ivoirienne ? Pourtant ces unités d’élite sont respectivement dirigées par Jean Noel Abéhi (Baoulé), Ali Bassanté Badara (Malinké), Konan Boniface (Baoulé) et Dadi Tohourou (Dida). Aucun, je dis bien aucun de son ethnie beté. Peut-on en dire autant pour ce qu’il nous est donné d’observer sous la gouvernance actuelle de la Côte d’Ivoire ? En vérité, concernant le Président Gbagbo, les faits montrent que le tribalisme, le sectarisme et la haine des gens du Nord, ne sont pas des arguments plausibles.


Monsieur le Ministre, vous avez évoqué quatre procédés de démonstration de l’accusation, tendant à faire croire que le Président Gbagbo est tribaliste. Quel en est le dernier, après avoir évoqué trois ?

- Le quatrième procédé, le plus vicieux contenu dans le «document amendé de notification des charges» pour justifier les accusations contre Laurent Gbagbo, est la référence à certains de ses collaborateurs, triés sur le volet et à dessein, sur des bases purement ethniques. Ainsi, concernant la référence à certains collaborateurs du Président Gbagbo notamment Dogbo Blé, Blé Goudé, Séka Anselme, Bertin Kadet, Gossio Marcel, pour étayer la thèse de la gouvernance tribale, on s’aperçoit qu’il s’agit des ressortissants Bété, Wè et Attié, que l’on veut opposer à des gens du Nord. Un fait cependant remarquable est la référence à Bertin Kadet, dans le but bien précis de faire croire que Laurent Gbagbo gouverne avec les membres de sa famille ou les gens de son village.

Pour tenter d’imposer cette opinion, lors de la première audience de confirmation des charges, commencée le 19 février 2013, j’étais présenté en tant que «le neveu de Laurent Gbagbo». Cette information issue des journaux pro-Ouattara et relayée par certains organes de presse internationale, a été reprise par l’accusation contre le Président Gbagbo sans la moindre vérification. Or, dans la langue française, un neveu, c’est le fils du frère ou de la sœur, ce qui signifie que mon père serait le frère du Président Laurent Gbagbo ou que ma mère serait sa sœur. Mon père est né en 1912, la même année que le patriarche Paul Koudou, père du Président Laurent Gbagbo et ma mère évolue vers ses 90 ans. Le scoop qui s’est avéré totalement faux, a évidemment reçu la mise au point du Président Gbagbo lui-même, lors de sa brève et mémorable intervention, au cours de ladite audience.

Il faut savoir que le Ministère de la défense, que j’ai dirigé pendant cinq mois, a enregistré dans l’ordre, les ministres successifs suivants :
Lida Kouassi Moïse, il est Dida et militant FPI (2000-2002),
- Kadet Bertin, il est Bété et militant du FPI, (12 octobre 2002- 24 mars 2003)
- Assoa Adou, il est Agni et militant du FPI, (24 mars 2003- 12 sept. 2003)
- Amani Réné, il est Baoulé et militant du PDCI (12 sept. 2003-03 jan. 2006)
- Aphing Kouassi, il est Baoulé et militant du PDCI (03 jan. 2006-03 avr. 2007)
- N’Guessan Amani Michel, il est Baoulé et militant du FPI (03 avr.2007- 2010)
- Dogou Alain (Gouvernement Aké NGbo), il est Dida et militant du Fpi.

Telle est la liste des Ministres de la défense ayant servi sous le Président Laurent Gbagbo. Il faut reconnaître que la gouvernance de Laurent Gbagbo tranche de loin, avec celle observée sous les gouvernements successifs d’Houphouet-Boigny (1960-1993) et de Konan Bédié (1993-1999) où les personnalités ayant dirigé ce ministère étaient toutes invariablement originaires du même groupe ethnique que ces deux Chefs d’Etat. Pendant la transition militaire (1999-2000), le Général Guéi était lui-même Ministre de la défense. Enfin, il n’est pas besoin de s’attarder sur les nominations de rattrapage auxquelles on assiste depuis 2011, et qui sont tout simplement ahurissantes.

Voyez-vous, dans les démocraties les plus respectées à travers le monde, ce n’est pas choquant lorsqu’un Chef d’Etat nomme ses parents dans son gouvernement ou dans son cabinet particulier. Par contre, lorsque la même chose a lieu dans les pays Africains, on trouve cela condamnable. Je pense qu’on peut être très lié à un Chef d’Etat sans en être forcément le parent. Et sous le Président Laurent Gbagbo, le rapport à la responsabilité n’est pas une question de parenté.


Nous sommes au terme de notre entretien, M. le Ministre votre conclusion ?

- Vous vouliez recueillir mes remarques, à propos du «document amendé de notification des charges» contre le Président Laurent Gbagbo. J’ai fait observer dans mon analyse, qu’il y a une dérive tribale dans le harcèlement politico-judiciaire que subit le Président Laurent Gbagbo. Plutôt que de véritables preuves, le «document amendé de notification des charges» a préféré reproduire les clichés habituels de disqualification de l’action du Président Laurent Gbagbo, Président de la République de Côte d’Ivoire de 2000 au 11 avril 2011. Pour cela, l’axe central de l’argumentaire accusatoire est de présenter ce dernier comme étant un homme sectaire, un xénophobe et un tribaliste, qui a gouverné son pays avec les membres de sa famille et ceux de son ethnie. C’est cette posture qui justifie qu’il aurait massacré une partie de son peuple, notamment les gens du Nord, de confession musulmane et des étrangers, tous qualifiés de populations pro-Ouattara, lors de la crise postélectorale de 2011.

L’examen de cet argumentaire volontairement conçu autour de la thèse d’une prétendue gouvernance tribale de Gbagbo n’est pas plausible, pour diverses raisons. D’abord la démarche politique et l’itinéraire personnels de Laurent Gbagbo font de lui un homme qui met la réflexion avant l’action, et qui agit à la lumière du jour et non dans le noir. Ses projets politiques sont connus du public, ils ne laissent aucune place au sectarisme et aux particularismes tribaux ou ethniques. La vie familiale de Laurent Gbagbo montre qu’il est un citoyen du monde et non quelqu’un appartenant à un clan. Enfin, examinée à l’aune de ses responsabilités à la tête de la Côte d’Ivoire, l’œuvre de Laurent Gbagbo procède d’une action collective impliquant des ivoiriens de toutes catégories et de toutes origines, y compris des cadres du RDR, PDCI, UDPCI, la société civile, et les rebelles, dans le cadre de la recherche effrénée de la paix pour son pays. Le Président Laurent Gbagbo ne saurait par conséquent se reconnaître dans des incriminations infondées telles que développées dans le «document amendé de notification des charges».
En réalité, Laurent Gbagbo est un Président de la République dont le pays a subi une agression extérieure de 2002 à 2011. Pendant dix ans, il a accepté toutes les humiliations en cohabitant dans son gouvernement, avec ceux qui l’ont attaqué, espérant qu’ils désarmeraient. Non seulement ces derniers n’ont pas désarmé mais, ils ont reçu l’appui politique et militaire de puissances étrangères, qui ont contraint le Président Laurent Gbagbo, par les armes, à quitter le pouvoir, après qu’il ait gagné les élections de sortie de crise, et que les institutions de son pays l’aient proclamé vainqueur et investi. Déporté à la Cour pénale internationale pour avoir osé défendre les intérêts de son pays, la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo est face à la conscience du monde.
Je pense que les dirigeants des grandes démocraties de ce monde sont interpelés sur le cas du Président Laurent Gbagbo, un cas flagrant d’injustice. Les juges de la CPI doivent aider notre pays à sortir d’une impasse politico-judiciaire, au lieu de s’engager dans des accusations non fondées. La Côte d’Ivoire a besoin de la réconciliation, un processus certes long mais, qui doit reposer sur des bases saines et crédibles. Or, le Président Laurent Gbagbo est le chemin qui mène à la vraie réconciliation des Ivoiriens. Le combat que cet homme d’Etat a mené durant toute sa vie sans violence, pour l’instauration de la démocratie dans son pays, son ouverture d’esprit toujours disposé à discuter, « asseyons-nous et discutons », font de lui assurément, la pierre angulaire autour de laquelle les Ivoiriens doivent bâtir les conditions d’une nouvelle espérance. C’est pourquoi sa libération est indispensable, pour la cohésion et la réconciliation en Côte d’Ivoire. Au moment de la commémoration de l’anniversaire de sa troisième année de détention, je suis confiant et je crois en sa libération. Tout simplement.


Merci, Monsieur le Ministre
- C’est moi qui vous remercie.
(In Le Nouveau courrier du Mardi 29 Avril 2014)

 Communiqué par Douayoua Lia Bi

17:38 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

4ème RGPH / Face aux difficultés constatées sur le terrain :

les membres du Comité national sollicitent une rallonge de 30 jours

Ah qu'en termes pudiques cet échec est rapporté...

4ème
                RGPH / Face aux difficultés constatées sur le terrain :
                les membres du Comité national sollicitent une rallonge
                de 30 joursL’opération de recensement général de la population et de l’habitat lancé le 17 mars 2014 s’achève aujourd’hui, mercredi 30 avril 2014, selon le chronogramme établi par l’Institut national de la statistique (INS). Mais, les nombreuses difficultés rencontrées par les agents recenseurs sur le terrain et le démarrage tardif de l’opération dans certaines régions de la Côte d’Ivoire, ont amené les membres du Comité national du RGPH 2014, composés entre autres du ministre d’Etat, ministre du Plan et du Développement, Albert Mabri Toikeusse, Bamba Cheik Daniel, Directeur de cabinet du ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Ibrahima Bâ, Directeur général de l’INS, à solliciter une rallonge afin d’avoir un large taux de couverture au plan national.

Après une réunion à huis-clos, le mardi 29 avril 2014 au 16ème étage de l’immeuble Sciam au Plateau, Albert Mabri Toikeusse, président du Comité national du RGPH 2014 a donné les raisons de cette décision. «Dans la plupart des régions, l’opération n’a pas effectivement démarré le 31 mars 2014 comme prévu. Il y a des zones où, le recensement a commencé entre le 7 et le 10 avril et il y a des régions où nous sommes allés jusqu’au 17 avril pour démarrer l’opération, parce qu’il fallait s’adapter à la méthodologie utilisée par la Côte d’Ivoire, à savoir, le recensement assisté par ordinateur. Dans la plupart des pays du monde, le recensement dure entre 45 et 60 jours. En Côte d’Ivoire, nous avons voulu une opération de 30 jours et nous ferons en sorte de tenir dans la période des 30 jours. C’est pour cela que le Comité national fera des propositions au Gouvernement à l’effet de prendre la décision qui nous permettra de respecter la période de 30 jours franc du dénombrement effectif au niveau des différentes zones de dénombrement, de sorte que nous ayions la possibilité d’atteindre nos objectifs», a indiqué Albert Mabri Toikeusse. Le président du Comité national du 4ème RGPH a par ailleurs levé le voile sur la nature des difficultés rencontrées, notamment l’accès aux zones de dénombrement, des problèmes logistiques…, ce qui explique la demande d’une rallonge supplémentaire de 30 jours, à compter du 30 avril 2014.

Approché, le Directeur général de l’INS a donné quelques éclairages techniques sur le recensement. «Pour qu’une opération de recensement soit réussie dans un pays, il faut qu’il ait couvert au moins, 90% du territoire de ce pays, puisqu’il y a une marge d’erreur de 10%», a-t-il dit. Le constat c’est que le 4ème RGPH n’a pas atteint les 90% du taux de couverture, mais il a été grippé non seulement par le mot d’ordre de boycott lancé par le Front populaire ivoirien, mais aussi par la non-maîtrise des smartphones utilisés pour cette opération.

Olivier Dion
In L'Intelligent d'Abidjan

Mercredi 30 Avril 2014

10:14 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Après un séjour en France, Ouattara de retour à Abidjan avec de bonnes n ouvelles

Mais où sont donc les bonnes nouvelles? A part que les militaires français et la Licorne seront encore plus présents qu'avant...Beaucoup de pub, de promesses, et à défaut de la venue du pape, peut-être la venue de Missié Hollande courant 2014.
Ah oui, Hollande est l'homme de la paix 2014, et le prix FHBRP ivoirien lui sera décerné à Paris le 5 juin. De quoi alimenter la presse internationale, mais non le panier de la ménagère ivoirienne. François Hollande pourra se racheter un scooter dernier modèle avec le montant de la prime cadeau.
Shlomit


Le Président de la République, SEM. Alassane Ouattara, a regagné Abidjan samedi 13 Avril 2013, en milieu d’après- midi, après un séjour privé de quelques jours en France. Il a été accueilli à son arrivée à l’aéroport international Félix Houphouët- Boigny d’Abidjan - Port- Bouët par le Premier ministre, Daniel Kablan Duncan, qu’entouraient pour la circonstance, des membres du gouvernement et du Cabinet présidentiel ainsi que la haute hiérarchie militaire conduite par le Chef d’Etat- Major Général, le Général Soumaïla Bakayoko. Dans la déclaration faite au salon d’honneur, le Chef d’Etat a indiqué qu’au cours de son séjour, il a rencontré le jeudi 11 Avril 2013 à l’Elysée, son homologue français, SEM. François Hollande, avec qui il a échangé sur "l’excellence des relations" entre la Côte d’Ivoire et la France. Le Président Alassane Ouattara a ajouté avoir également profité de ces échanges pour faire le point au Chef de l’Etat français, de l’évolution de la situation en Côte d’Ivoire, aux plans économique, financier, politique, militaire. Dans ce sens , il a fait constater au Président Hollande que les "performances sont excellentes ; les progrès sont importants", quasiment à tous les niveaux, en particulier dans le domaine économique où en 2012, il y a eu une forte croissance, peu d’inflation et une bonne maîtrise des dépenses et du déficit. A ce niveau, le Président de la République a fait remarquer que l’objectif est de faire en sorte que dans les prochains mois, "nos compatriotes puissent ressentir les effets de cette bonne évolution dans le panier de la ménagère’’.


Concernant le volet militaire des échanges entre les deux Présidents, le Chef de l’Etat a dit avoir informé son homologue de ce que la Côte d’Ivoire est en paix et en sécurité. Toutefois, il lui a réaffirmé sa "forte volonté de restructurer le secteur de la sécurité" ; car sans sécurité, il n’y a pas de développement. Aussi, a –t-il sollicité le soutien de la France et des Nations Unies pour accompagner la Côte d’Ivoire dans la réalisation de cet important chantier de restructuration du secteur de la sécurité. Ce soutien du Président Français a été obtenu, selon le Chef de l’État.

Le Mali a également figuré au menu des entretiens entre les deux Chefs d’Etat. A ce niveau, le Président Alassane Ouattara, en sa qualité de Président en exercice de la Cedeao, a dit constater avec son homologue français, que la situation se "stabilisait de mieux en mieux" grâce à l’intervention de l’Armée française ainsi qu’à l’appui des soldats tchadiens et des forces de la Misma (Mission Internationale de Soutien au Mali). A présent, a indiqué le Président Alassane Ouattara, Président en exercice de la Cedeao, l’heure est à la mobilisation de tous pour le vote d’une résolution de l’Onu pour une opération de stabilisation et de maintien de la paix au Mali.

Au plan politique, le Président Alassane Ouattara a dit avoir fait état au Président Hollande de la mise sur pied au Mali d’une Commission Dialogue et Réconciliation, d’une part, et de la ferme volonté des autorités de ce pays d’organiser l’élection présidentielle au mois de Juillet 2013, d’autre part. L’autre point à l’ordre du jour de la rencontre entre les Présidents Ouattara et Hollande a porté sur la Guinée- Bissau. Sur ce sujet également, le Chef de l’Etat a indiqué avoir sollicité l’appui du Président français pour "faire avancer ce dossier’’ au niveau de l’Union Européenne. Le Chef de l’Etat a souligné avoir également parlé avec son homologue français de la prochaine cérémonie de remise du Prix "Félix Houphouët- Boigny pour la recherche de la paix’’, institué par l’Unesco et dont le lauréat désigné est le Président François Hollande. Celui-ci, selon le Président Alassane Ouattara, a accepté que cette cérémonie se tienne le 5 juin prochain. Elle sera précédée d’un déjeuner à l’Elysée avec les Chefs de l’Etat qui vont y participer.

Pour terminer, le Chef de l’Etat a réaffirmé l’excellence des relations entre les deux pays et a révélé avoir invité son homologue français à "effectuer une visite officielle" en Côte d’Ivoire. Cette invitation a été acceptée par le Président François Hollande et une date sera fixée d’accord partie.

Sercom, paru sur abidjan.net

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Il est rentré...

Il est rentré, incognito ou presque...le gouvernement a du tout de même se mettre au garde à vous sur le tarmac décoré du tapis rouge pour le saluer...
Mais aucune photo n'a filtré, nous ne saurons même pas-pour alimenter la rubrique mondaine-, s'il avait sa canne, s'il l'avait troquée pour une autre, si Dominique était avec lui, lui donnant le bras ou poussant l'adomobile, combien de temps il restera en Côte d'Ivoire... Combien d'argent il a transporté dans sa mallette ou l'immense cabas de la première Dame, suffisamment  pour payer les salaires de la fin du mois? Que de questions angoissantes, vraiment...Pourvu que les journalistes ne soient pas sanctionnés cette fois-ci d'avoir manqué le rendez-vous!
Shlomit


Alassane Ouattara ici ce mardi lors de son retour à Abidjan

Côte
                d'Ivoire : Après 11 jours en France, Ouattara rentre à
                Abidjan

Abidjan le 29 avril 2014 © koaci.com – Comme selon les informations en notre possession depuis hier soir, Alassane Ouattara est bel et bien rentré ce mardi en Côte d'Ivoire après 11 jours passés en Occident.

En effet, le numéro un ivoirien séjournait depuis le 18 avril dernier en France  dans le cadre, comme à son habitude, d'un nouveau voyage privé.

Daniel Kablan Duncan et des membres du gouvernement étaient à l’aéroport Félix Houphouét-Boigny pour l'accueillir aux environs de 16h30TU comme rapporté à koaci.com.

Aucune communication officielle n'avait annoncé le retour du président opéré en France en février dernier d'une sciatique qui l'avait bloqué plus d'un mois au pays de François Hollande.

Tout indique qu'Alassane Ouattara présidera ce mercredi un Conseil des ministres.
Koaci

00:50 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (2) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Deux mille employés sans salaire depuis décembre 2013

LES AGENTS DE LA VIGASSISTANCE SANS SALAIRE DEPUIS LE MOIS DE DÉCEMBRE 2013.


On croit rêver, et tout cela dans cette Côte d'Ivoire émergente où le président au lieu de vaquer à son travail se fait porter pâle; ses représentants sont aussi incompétents, et semble-t-il l'argent enfoui par milliards a du mal à faire surface dans tous ces chantiers qui deviendront eux même des ponts et des routes à péage.
Shlomit

Vigassistance est une société de gardiennage dont le siège est à Marcory résidentiel. Mais le hic, c'est que environ 2000 employés de cette boîte sont sans salaire depuis décembre 2013.

Le DG Cheick Oumar Patrick laisse des pères de familles qui travaillent avec dévotion même au péril de leurs vies pour se retrouver sans rien. Comment survenir aux besoins de leurs différents foyers? Avec la chèreté de la vie que nous a imposé un système avec son corollaire de mendicité à grande échelle, comment comprendre un tel acte venant de quelqu'un qui a un master en management qualité et laissé dans la désolation ces familles.
Notons qu'une grève concernant le mauvais traitement salarial avait eu lieu le 09 Août 2005. Car 1000 employés classés en catégorie 1B avaient un salaire de 27.500f.
Affaire à suivre

De: Dramane Lamoussa et Lavane Murphy

00:06 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

29/04/2014

Koulibaly brigue la magistrature suprême

Rebondissement /
Mamadou Koulibaly vient d'annoncer sa candidature à la présidentielle 2015


Nous venons d’apprendre de source officielle que M. Mamadou Koulibaly, président du parti d’opposition LIDER (liberté et démocratie pour la république), vient d’annoncer sa candidature à l’élection présidentielle qui se tiendra dans un an, devant la presse lors de "Le fauteuil blanc" du quotidien Le Nouveau Réveil

Après Amadou Soumahoro, Le fauteuil blanc du quotidien "ELe nouveau Réveil" a reçu le président du LIDER, monsieur Mamadou Koulibaly avec qui, il a échangé pendant plusieurs heures sur les différentes aspects de la vie politique nationale.

C'est à une question du journaliste que l'ancien président de l'assemblée nationale a annoncé à la nation sa candidature à la présidentielle 2015 en des termes très clairs:

« Je suis candidat en 2015 pour la présidentielle ». Après la réplique du journaliste, il assume et confirme sa phrase précédente: « Il n’y a aucune ambiguïté, Mamadou Koulibaly est candidat ».


Invité à débattre avec la presse nationale et internationale du thème « Dialogue pouvoir-opposition : la réconciliation prise en otage ? », subdivisé en cinq thématiques, Mamadou Koulibaly, Président de Liberté et démocratie pour la République (LIDER, opposition) n’a pas fait de mystère de son intention à briguer la Magistrature suprême.

Lecrid’Abidjan

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Soro Kigbafori Guillaume : Profession : politologue

Soro Kigbafori Guillaume : Profession : politologue

par Adou Basile

De bonnes choses dans cet article, mais une petite gêne demeure chez moi quand on essaie toujours de valoriser les "vrais intellectuels" qui ont diplômes et pignon sur rue... C'est un travers très ivoirien. Ici en Israël, la vie est très dure, et si vous apercevez un israélien, juif nouvellement immigré en train de balayer, dites-vous qu'il peut être plus diplômé que vous, mais la vie ne l'a pas gâté et il lui faut accepter n'importe quel travail pour gagner sa vie et entretenir les siens. Je connais bien un horloger israélien, ancien banquier en Afrique du Nord qui a préféré se reconvertir, ne trouvant pas tout de suite un travail dans le secteur bancaire, et finalement il est toujours horloger 20 ans plus tard, mais il répare aussi les lunettes, les ornements de rouleaux de la loi, il est heureux parce que libre. Mon épicier russe est informaticien de formation.Il préfère lui aussi le contact et une vie plus calme.
Parfois les circonstances empêchent d'aller au bout d'un diplôme, parfois la personne est trop dispersée et ne rentre pas dans un cadre petit et restreint... je connais plusieurs diplômés qui ont buché sans intelligence, mais à force de persévérance, de travail, et d'une mémoire bonne, ils sont arrivés au but, mais cela ne fait pas encore d'eux des êtres avec une réflexion et une intelligence pétillante, alors gardons-nous de catégoriser trop facilement les gens au nom de leurs diplômes seulement.

Une chose est sûre, politicien, même sans être politologue, Soro aura à répondre de ses crimes et de sa rébellion, si ce n'est pas devant le tribunal des hommes, du moins devnt celui de son Créateur. L'article omet cependant de nous parler de son passage au Séminaire et de ses études religieuses.
Shlomit

Côte dEst-ce une erreur ou simplement une imposture osée à laquelle s'est livré monsieur Soro Guillaume, le premier ministre actuel de Côte d'Ivoire ? Il a été donné en effet de constater que ce dernier se réclame du titre politologue sur sa demande de candidature aux élections législatives. Ce titre de politologue est de toute évidence une usurpation de titre. M. Soro Guillaume fait fort en se proclamant "politologue", corps de métier pour lequel il n'a jamais eu de formation encore moins le diplôme ni le titre d'expert qui s'acquiert à partir de l'obtention du diplôme de Master qui entraîne la reconnaissance d'expert. Cet acte de mythomanie serait passé sous silence si celui-ci ne venait pas s'ajouter à des faits similaires de la part du même individu.

On se souvient encore que le même premier ministre avait affirmé sur son CV qu'il était titulaire d'une maîtrise qu'il n'a jamais obtenue, lors de la publication des CV des ministres, à la formation du gouvernement de Ouattara. On pensait que cette affirmation concernant son diplôme de Maîtrise était une erreur de transcription, mais en voyant cet autre acte qui vient s'y ajouter on comprend que la mythomanie est un trait de comportement fortement présent chez Soro. Il est en effet surprenant pour le commun des mortels de voir qu'un individu puisse s'attribuer lui-même des diplômes ou un titre professionnel qu'il n'a jamais obtenu.Cette anormalité de comportement nous a amené à consulter un expert pour éclairer d'avantage nos lecteurs sur ce trait de comportement pathologique qu'on retrouve chez certaines personnes.

Selon le docteur Franck Ahoussi, "Cela relève généralement de la mythomanie qu'on retrouve dans les maladies mentales que sont la paranoïa et la schizophrénie et dans le groupe de ce qu'on qualifie aujourd'hui de TOC ( trouble obsessionnel compulsif). Ce type de délire psychotique qui fait usage du mensonge délirant se retrouve chez les assoiffés de pouvoir désignés techniquement par le terme de "mégalomanes". Selon le docteur Ahoussi "ce comportement de mythomanie est un symptôme qu'on retrouve chez certains malades mentaux qui de prime abord peuvent paraître sains". En ce qui concerne les mensonges sur le parcours scolaire, c'est selon le docteur Ahoussi, parfois simplement l'extériorisation de ce qu'on désigne par le terme de "complexe du semi-alphabétisé", qui affirme être ce dont il a toujours rêvé, et qu'il n'a pu être.

Mieux comprendre le délire paranoïaque qui se manifeste par des mensonges sur ses titres et parcours scolaire.

Selon le docteur Ahoussi, "le délire paranoïaque est une maladie psychiatrique grave qui fait partie des psychoses, dans lesquelles la personne atteinte ne se rend pas compte de sa maladie". C'est pourquoi selon lui "Le cas du premier ministre ivoirien commence à inquiéter tous les experts qui y voit des symptômes, qui peuvent témoignent de la dangerosité de l'homme". Selon le Docteur ce type de psychose va de paire avec ce qu'on désigne par le terme de "délire en réseau". Le délire en réseau chez les malades mentaux touche un aspect particulier et spécifique de la vie du malade, qui se concentre sur un thème bien particulier.

Le Docteur estime que "Chez les malades de ce genre les thèmes sont liés à une revendication particulière après un préjudice (vrai ou imaginaire), à la suite duquel la personne s’estime victime d’une injustice (Échec scolaire, procès perdu, licenciement, injure…)". Il précise que " La réaction délirante donne lieu à différents types de délires de revendication. Ces délires peuvent être :

La revendication d'un titre universitaire, ou un titre d'expert que la personne estime être ce à quoi il correspond, sans avoir besoin d'une validation extérieure. Cette revendication peut être la revendication de découvertes, grandioses et délirantes, pour lesquels la personne ne s’estime pas reconnue à sa vraie valeur, ou simplement la revendication métaphysique, avec la construction de systèmes politiques ou religieux complets mais totalement délirants.

Voici là quelques symptômes qui laissent croire que nous avons affaire ici à des attitudes qu'on retrouve chez les mégalomanes dangereux dont la soif paranoïaque du pouvoir peut les pousser à tuer pour occuper une place à laquelle ils pensent avoir droit. L'expert nous fait remarquer que ce genre d'individu peut être dangereux car les thèmes du délire peuvent également être liés à un élément passionnel spécifique. Ils peuvent développer une jalousie qui se fixe sur des individus particuliers ou des groupes d'individus.

Dans le cas ivoiriens le profil psychopathologique du premier ministre peut le pousser à développer une fixation sur les étudiants dont la réussite ne sera pas sa préoccupation, car lui-même estime avoir échoué dans son parcours universitaire. L'expert nous précise que " dans le délire de jalousie, le malade peut faire une véritable fixation sur une personne précise, un hypothétique concurrent ou rival, politique, professionnel ou amoureux, et dans ce cas il passe sa vie à chercher des preuves de la justesse de son délire".

Selon lui "le délire de genre qu'on trouve chez les mégalomanes qui sont par nature des mythomanes, peut se coupler avec un délire d’interprétation. Le délire d’interprétation touche petit à petit tous les éléments de la vie quotidienne. Le malade est alors convaincu qu’il est la victime de persécutions organisées, d’un complot, et passe son temps à accumuler les preuves de ce complot imaginaire. Tous les évènements quotidiens sont alors interprétés en fonction de cette conviction, et constituent pour le malade autant de preuves qui renforcent sa conviction. Dans ce type de délire, le malade utilise toute son intelligence afin d’enrichir les éléments du délire. Il peut parfois convaincre son entourage de la réalité de cette persécution, bien qu’il n’en parle que rarement car il soupçonne tout le monde de faire partie des "comploteurs".

Si on s'en tient à cette analyse faites des récurrents mensonges sur son titre et ses diplômes, il y a de quoi s'inquiéter dans l'entourage du Premier Ministre ivoirien, à commencer par le président de la république ivoirien qu'il peut convaincre de l'existence d'ennemis imaginaires, qu'il peut faire assassiner en lui en faisant porter le chapeau. Sur la liste des candidats à l'élection législative qui a été publié par la CEI, Soro Guillaume se réclame "politologue" dans la section profession. Ce rattachement au corps des politologues est une véritable imposture, une simple usurpation de titre.

Le politologue est un scientifique spécialisé en politologie. C'est un expert titulaire d'un Doctorat en science politique.Soro Guillaume actuel premier ministre de Côte d'Ivoire vit les échecs de son parcours scolaires comme un véritable complexe d'infériorité. Il ne détient en effet qu'un diplôme de premier cycle en anglais, obtenu à l'université d'Abidjan. Ayant été incapable de rédiger le mémoire qu'exige la validation de la maîtrise en Anglais à l'université d'Abidjan, il a choisi d'interrompre ses études après son inscription. Il a tenté de s'inscrire en vain dans des universités françaises qui lui ont refusé l'inscription en année de Master 1 pour raison de niveau insuffisant.

source: ivoireinfo.com
envoyé par Michel Galy

19:56 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Dibopieu mal en point depuis son transfèrement

Et bien sûr les soins médicaux ne sont pas compris dans le forfait "prisonnier"...


Jean-Yves Dibopieu souffre d’atroces douleurs aux côtes depuis son transfèrement au camp pénal de Bouaké. Détenu à la Direction de la Surveillance du Territoire (Dst) depuis son arrestation, l’ex-président fondateur de la Solidarité Africaine (Soaf) a été transféré le week-end dernier.

Durant leur transfèrement, lui et Jean-Noel Abéhi, ex-commandant du groupement d’escadron blindé (Geb), avaient été victimes d’un accident de la circulation. L’accident se serait produit selon des témoins, au niveau du village de Singrobo, à environs 145 km d’Abidjan.
Le véhicule de type 4x4, transportant Dibopieu a fait une crevaison de pneu. Et c’est en voulant l’éviter que celui où se trouvait Abéhi a fait une sortie
de route et est entré en collusion avec celui qui transportait le président de la Soaf. 


Aujourd’hui / N°630 du Mardi 29 Avril 2014

18:22 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

La Direction du FPI a rendue visite à la famille du petit Joël Tiemoko.

 L'intégralité de notre mot de compassion à la famille.

On ne peut certainement pas transformer un éloge funèbre en meeting politique révolutionnaire, mais je suis surprise que le premier secrétaire du FPI ne revienne pas sur l'assassin FRCI de Joël qui n'est toujours pas sous les verrous. La loi existe même en Côte d'Ivoire putschiste, elle doit s'appliquer : normalement un assassinat est toujours puni. Alors dénoncer la non arrestation de cet FRCI n'est pas un acte politique mais un acte citoyen, et il incombait au citoyen Pascal Affi n'Guessan de la rappeler, sans s'alourdir, il ne s'agit pas d'appeler à la vengeance, de mettre en danger les parents de la victime, mais de rappeler juste que la justice si elle existe en Côte d'Ivoire, doit s'appliquer à l'assassin de ce jeune, reconnu, répertorié... Au delà du texte, ce que je comprends c'est qu'Affi n'est pas libre de ses paroles et de ses gestes, qu'il est un otage, libre en apparence, mais que dans les faits et dans ses discours il ne l'est pas. Sinon comment comprendre certaines attitudes, certains silences et non dits...
Shlomit

" Honorables notabilités d’Attecoube et de tous les quartiers, honorables notabilités wê, chers parents de Tiemoko, chers sœurs, chers frères, chers camarades militants, chers camarades militantes, je voudrais à la suite des chefs, la famille, et notre représentant le camarade secrétaire général de la fédération à mon tour adresser les condoléances les plus attristés de la grande famille du Front Populaire Ivoirien à la famille Tiemoko, la communauté Wê, au village de Locodjoro à toutes les militantes et à tous les militants d’Attecoube.
Je voudrais m’incliner sur la dépouille de notre jeune frère. Comme le chef de famille l’a dit, nous sommes ici à plusieurs titres, nous sommes venu d’abord comme l’a dit le chef de famille parce que c’est un ivoirien qui nous quitte, et partout où un ivoirien tombe tous les ivoiriens doivent se sentir concerné parce que c’est l’un des leurs qui nous quitte, c’est la grande famille ivoirienne qui est affligée et il faut que chacun selon ses capacités selon sa situation, manifeste à la famille éplorée sa compassion et sa solidarité.
Mais nous sommes venus aussi parce que c’est un militant du Front Populaire Ivoirien et en tant que premier responsable de ce parti je suis concerné avec l’ensemble de la direction du Front Populaire Ivoirien par ce qui arrive à chaque militant du Front Populaire Ivoirien.

C’est pourquoi, nous sommes mobilisé depuis toujours pour la libération de tous nos camarades qui sont en prison, c’est pourquoi nous sommes mobilisé pour le retour de nos frères et sœurs qui vivent aujourd’hui en exil, c’est pourquoi nous sommes mobilisé pour la libération du président Laurent Gbagbo.
Autour de la famille de Tiemoko, la communauté We doit savoir qu’elle peut compter sur la solidarité du Front Populaire Ivoirien, toute la famille doit savoir qu’elle peut compter à tout instant, dans toutes les circonstances sur la solidarité de la grande famille du Front Populaire Ivoirien et c’est à ce titre que nous sommes venu.
Mais la troisième raison qui justifie notre présence, ce sont les conditions dans lesquelles Joel nous quitte, condition inhumaine, condition barbare, condition sauvage et partout ou l’être humain est méprisé comme cela a été le cas en ce qui concerne notre frère, notre fils, notre camarade, le Front Populaire Ivoirien doit être là et doit se lever.

Donc nous sommes venus aussi pour manifester notre indignation parce que c’est vrai que la Côte d’ivoire est en crise, c’est vrai que notre pays souffre, mais on ne peut pas admettre que les ivoiriens soient assimilés à des margouillats qu’on peut tuer impunément, on ne peut pas admettre que la personne humaine soit devenue si dérisoire n’ait aucune valeur aujourd’hui en Côte d’ivoire et que le décès, la mort, l’assassinat de Joel nous interpelle tous sur la nécessité de nous mobiliser, de nous rassembler d’unir nos forces pour mettre fin à une situation inacceptable.
Il faut que nous continuions à lutter afin que ce qui s’est passé ne se reproduise plus…c’est vrai que nous sommes sous un régime que nous n’avons pas accepté mais nous ne pouvons pas tolérer plus longtemps qu’on puisse tuer un être humain comme Joël a été tué, ce n’est pas juste.
Donc chers parents séchez vos larmes, parce que la mort fait partie de la vie je le dis souvent, nous tous un jour nous allons partir mais nous pleurons, nous nous rassemblons comme nous le sommes aujourd’hui quand la mort est injuste, inexplicable et inacceptable, quand la mort est le résultat de la méchanceté des hommes alors nous nous rassemblons pour montrer à toute la communauté à tous les décideurs qu’il faut qu’ils agissent afin que ce qui s’est passé soit demain un vieux souvenir, sachez que vous pouvez compter sur nous, nous sommes aujourd’hui à vos cotés, nous serons toujours à vos cotés et nous nous battrons toujours pour que demain la Côte d’ivoire soit un pays apaisé, un pays civilisé, un pays de liberté, un pays ou on respecte la vie humaine un pays ou les ivoiriens seront libres de faire ce qu’ils ont envie de faire et seront respectés parce qu’ils seront dignes de respect, c’est ce message que je voudrais vous laisser.
Merci et encore une fois yako. "

Pascal AFFI N'guessan

17:50 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

FIN DE COURSE POUR ALASSANE DRAMANE OUATTARA

COUR PÉNALE INTERNATIONALE
LE PROCUREUR GENERAL L’ARGENTIN  MORENO  OCAMPO  ÉTEND  LE CHAMPS  DE SON ENQUÊTE  EN COTE D’IVOIRE  L’ANNÉE 2002

Madame Ouattara m'a envoyé le 24 décembre 2013 ses bons vœux de Noël via une avocate parisienne, histoire de m'impressionner et m'intimider, et chaque jour qui passe je bénis la première dame. L'avocate m'a demandé de retirer des articles injurieux et offensants quant à la personne de sa cliente et de son époux. Je n'ai pu que m'exécuter, mes finances personnelles ne me permettant pas d'aller à l'encontre de la mise en demeure. Mais ma détermination reste entière: non, Mr et Mme Ouattara ne sont pas les champions de la démocratie telle qu'on a bien voulu les décrire après la "dictature" Gbagbo, et il semble qu'il y ait eu erreur, confusion lors de l'arrestation du Président et de la première dame en Côte d'Ivoire le 11 avril 2011. On n'a pas arrêté le bon couple. Bien sûr je ne peux pas parler de mon expérience et de ma connaissance des protagonistes, mais je peux donner, redonner la parole à ceux qui les connaissent, ceux qui les ont connu. Donc je me permets de relayer Mr Mamadou Ben Soumahoro, acteur de la politique ivoirienne, en exil à cause de cette mascarade de démocratie installée par les bombes il y a trois ans.
Shlomit

 

MAMADOU
            BENSOUMAHORO 3.JPGCette décision de la cour pénale internationale me permet de cerner quelques personnages incontournables de cette saga funeste qui a endeuillé la Cote d’Ivoire pendant près de 20 ans.

 

DOMINIQUE NOUVIAN FOLLOROUX OUATTARA, par ses actions dérisoires prétendument humanitaires a essayé toute sa vie de s’acheter un supplément d’âme vite assimilé à de la générosité par ses thuriféraires et par les sofas de son usurpateur de mari.

 

ALASSANE DRAMANE OUATTARA : en fin absolue de course, il devient l’arroseur arrosé. Alassane qui est habité par un instinct de grand prédateur n’a jamais eu que le crime, l’élimination physique  comme  solution à toutes ses adversités personnelles et politiques. Ainsi donc la Rébellion et plus singulièrement SORO GUILLAUME s’exposent à leur sacrifice obligé pour avoir suivi sans retenue les desseins de l’usurpateur OUATTARA. Parce que si SORO GUILLAUME l’ignore, je me fais un plaisir de lui apprendre que son mentor ALASSANE DRAMANE OUATTARA va ici et maintenant mettre à exécution son dernier plan : tuer SORO GUILLAUME pour de multiples raisons que je me fais le devoir d’exposer aux fidèles lecteurs de ce journal ainsi qu’à ces pourfendeurs.

 

1-   Les circonvolutions, les contorsions et les circonlocutions des occidentaux mais surtout des dirigeants français depuis JACQUES CHIRAC jusqu’à NICOLAS SARKOZY ont toujours eu pour but d’exonérer ALASSANE DRAMANE OUATTARA de ses crimes et de lui donner un vernis d’honorabilité. Sinon à l’évidence ALASSANE DRAMANE OUATTARA devait être le seul sinon le premier délinquant politique à subir les rigueurs de LA LOI. Chacun sait ici et là-bas  que OUATTARA est le seul bénéficiaire de la déstabilisation de la Cote d’Ivoire depuis 1990. Après avoir été le concepteur, l’initiateur, l’organisateur et le principal financier de tous les coups tordus portés contre notre pays sans jamais vouloir assumer ses forfaits, voici donc ALASSANE DRAMANE OUATTARA obligé de tuer SORO GUILLAUME pour les raisons qui vont suivre :

 

2-   ADO va donc tuer SORO GUILLAUME. Fin de parcours pour cet ancien Fesciste dont la devise a toujours été un dicton populaire de la société ivoirienne dont on a toujours su que sa principale qualité est de tourner en dérision toutes les situations graves.

L’image de marque de ce demi - intellectuel est donc servie par la formule : << cabri mort n’a pas peur de couteau>>. N’en riez pas parce qu’il est aisé de comprendre à cause de cette assertion populiste que ce jeune homme se soit lancé à corps perdu dans cette agression sauvage et inattendue de son propre pays, pour satisfaire les lubies d’un apatride atteint de trouble bipolaire. ALASSANE va tuer SORO. Démonstration :

 

3 Depuis le début des malheurs de la Cote d’Ivoire, SORO GUILLAUME a toujours été l’instrument d’ALASSANE DRAMANE OUATTARA, de BLAISE COMPAORE, et des Présidents français JACQUES CHIRAC et NICOLAS SARKOZY. Il vous suffit de vous souvenir des voyages incessants du « petit gros » à travers l’Afrique dans les avions de l’armée française, de la médiatisation de ses séjours en France, de la scandaleuse publicité déployée par les services de l’Elysée pour faire de son ridicule fascicule qu’il n’a pas écrit et qui se voulait révolutionnaire  un succès de librairie, sans compter ses sorties tonitruantes coachées par le correspondant éternel de RFI à Bamako Mr SERGE DANIEL sur toutes les chaines de radios et de télévisions de France et de Navarre. Cerise sur le gâteau, une double conférence a été mise sur pieds par les dirigeants français à Linas Marcoussis et à l’avenue Kléber à Paris pour légitimer et boucler cette danse du scalp pour  donner le coup de grâce au Président LAURENT GBAGBO. Des sommités de la diplomatie mondiale étaient conviées à cette danse des sorciers conduite par l’ancien secrétaire général de l’ONU KOFI ANAN qui s’est surpassé au cours de ces débats. (Il faut toujours aux blancs, un nègre de service). Il est difficile de passer sous silence les sollicitations par SORO GUILLAUME de plusieurs chefs d’Etats africains dont le plus actif et le plus déterminé était l’excentrique ABDOULAYE WADE du Sénégal. D’une manière certaine, SORO GUILLAUME était l’obligé mais surtout le confident de tous ces chefs d’Etats qui s’étaient imprudemment engagés dans le soutien et la promotion d’ALASSANE DRAMANE OUATTARA. Il ne faut jamais oublier que ce diable agissait et manipulait tout le monde dans l’ombre. A l’intérieur de la Cote d’Ivoire, SORO GUILLAUME assume et gère la Rébellion  et les coups d’Etat, pendant que ALASSANE DRAMANE OUATTARA s’exerce à sauter les murs d’ambassades pour se faire exfiltrer par ces indécrottables français à chaque échec de leurs initiatives déstabilisatrices. SORO GUILLAUME est donc dans le secret des dieux, position enviable et avantageuse mais qui maintenant se retourne contre lui parce qu’il sait trop de choses. Les occidentaux veulent absolument garder propre leur étalon du Yénéga ALASSANE DRAMANE OUATTARA. Le mouton du sacrifice est tout trouvé : SORO GUILLAUME. Mais ils pensent que SORO GUILLAUME est maître du terrain. C’est lui et lui seul qui contrôle  les rebelles pompeusement rebaptisés FRCI. Malgré leur fausse allégeance à OUATTARA, les chefs de guerre récemment et brusquement « bombardés » colonels de l’armée nationale restent secrètement fidèles à SORO GUILLAUME à qui ils doivent leur position et avec qui ils ont passés un pacte de sang. Tout le monde réclame aujourd’hui la tête de SORO GUILLLAUME et son transfèrement à la cour pénale internationale. Tout le monde, y compris les Américains. La visite de Madame HILARY  CLINTON  à Abidjan était assez significative à ce sujet. Pour tout observateur averti, la chef de la diplomatie américaine n’est pas passée par quatre chemins pour signifier à ALASSANE DRAMANE OUATTARA cette exigence de son administration. Quant aux Français, ils n’ont pas besoin d’effectuer le déplacement d’Abidjan  parce qu’ils squattent déjà le palais de la présidence de la République et la salle de bain de leur protégé.

 

4 SORO doit donc aller à la Haye. Mais en même temps qu’il se trouve dans l’obligation de libérer la PRIMATURE pour se plier à une promesse de campagne et éviter une fronde du PDCI  Alassane Dramane Ouattara est parfaitement incapable de signifier cette décision à SORO GUILLAUME qui le tient. ALASSANE DRAMANE OUATTARA sait que s’il réussit à déférer SORO GUILLAUME les chefs de guerre vont se déchaîner contre son pouvoir qu’ils ont contribué à installer.

Deuxième solution : les chefs de guerre sont transférés à la Haye sans SORO GUILLAUME. Les rebelles- sofas risquent de lancer une offensive meurtrière à la fois contre OUATTTARA et contre SORO. Tout ceci explique la relative sérénité de SORO GUILLAUME. À cela il faut ajouter que si par extraordinaire SORO se rendait à la CPI, il représenterait à coup sûr un très grave danger pour OUATTARA lui-même et pour les chefs d’Etat français impliqués dans la déstabilisation de la Cote d’Ivoire et dans l’agression illégale du pouvoir du Président Laurent Gbagbo. Décidément SORO sait trop de choses et chacun làbas et ici sait que SORO n’aurait pas pu recruter, entraîner, entretenir une armée de 40000 dozos dont la plupart sont venus du Mali, du Nigéria, du Libéria, de France  mais surtout du Burkina Faso. Sans compter les salaires de leurs Forces Nouvelles et les armes les plus sophistiquées dont elles étaient dotées. Imaginer que SORO GUILLAUME soit déféré à la CPI. Croyez-vous un seul instant qu’il va plonger tout seul ? bien sûr que NON. OUATTARA et ses amis savent et craignent une telle éventualité parce que si SORO parle tout le monde tombe et enfin OUATTARA devra rendre des comptes aux Ivoiriens et au Monde qu’il a trompés. Et il ne sera pas le seul. C’est pour cette raison que j’affirme qu’il n’obéira pas à ses commanditaires Américains et Français. Ouattara  se trouve donc  à la croisée des chemins, apparemment sans solution… C’est mal le connaitre. Cet homme-là n’a aucun respect pour l’être humain et pour la vie. Son passé le montre à l’envi. Si, pour prendre de force un fauteuil et exercer le pouvoir dans un pays qui n’est pas le sien, ALASSANE DRAMANE OUATTARA n’a pas hésité à créer une demi-douzaine de coups d’Etat et faire massacrer au total plus de dix mille personnes innocentes, SORO GUILLAUME sera tout simplement tué sur le sol ivoirien avant un quelconque transfèrement à la Haye. Il sera tué pour l’empêcher de parler. Il sera très probablement assassiné par ses propres hommes qui auront été retournés par ALASSANE DRAMANE OUATTARA et par son épouse DOMINIQUE NOUVIAN FOLLOROUX OUATTARA. C’est ainsi que  ‘’les histoires heureuses’’ finissent chez les OUATTARA. Et comme on ne le dit pas dans les contes d’amour « ils s’unirent et tuèrent beaucoup d’enfants ». Bien entendu, ceux des autres. Leurs propres et vrais enfants ont uniquement vocation à s’enrichir avec le cacao de Côte d’Ivoire. SORO GUILLAUME n’aura été qu’une microscopique victime dans les projets diaboliques d’ALASSANE DRAMANE OUATTARA et une toute petite victime insignifiante dans l’océan des charniers et fosses communes du pouvoir usurpé de OUATTARA et DOMINIQUE.

 

Quant à vous, chères sœurs ivoiriennes et chers frères ivoiriens, vous avez le choix entre deux options : vous laisser écraser par la haine historique, viscérale et incommensurable de ce malade maniaco dépressif qu’est ALASSANE DRAMANE OUATTARA, ou vous indigner et arracher votre sort du mépris, de l’injustice et de l’abaissement. Sachez que si vous ne le faites pas, personne ne viendra le faire à votre place. A cet égard les Sénégalais encore une fois nous offrent un exemple édifiant à méditer. Et pas seulement. A bon entendeur…

 

MAMADOU BEN SOUMAHORO

DEPUTE INDEPENDANT A L’ASSEMBLEE NATIONALE

24 FEVRIER 2012

texte envoyé par son auteur

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manifestation pacifique des handicapés, durement réprimée en république ivoirienne

Préfecture de police: Les handicapés physiques de Côté d'Ivoire ont depuis hier entreprit une grève de la faim devant la cathédrale saint Paul du plateau.
Ils entendent ainsi protester contre la non application du recrutement dérogatoire de personnes handicapées à la fonction publique et ce depuis quelques années.

En effet, ne pouvant passer aucun concours que ceux de la fonction publique compte tenu de leurs handicapes,l'État avait donc décidé de recruter chaque année des personnes handicapées afin de réparer cette injustice sociale.

Ainsi, après un premier mouvement de colère en 2013,le président de l'assemblée nationale Guillaume Soro s'était engagé personnellement à trouver une solution à leur problème mais rien y fit.
Également, leur ministre de tutelle Dosso Moussa leur a fait une promesse de les intégrer à la fonction publique et jusqu'à ce jour toujours rien.

Gazés et bastonnade hier devant la cathédrale puis transportés dans 3 cargos de police dans des endroits moindre leurs domiciles (Yopougon, Ayama, Abobo),ils sont revenus à la charge tôt ce matin toujours devant la cathédrale et avec le même esprit.
Comme hier ils ont été à nouveau gazés et interpellés par la police.
En ce moment même ils sont otages à la préfecture de police au plateau.

Voilà encore un autre visage de la dictature. (texte et photos, indigné de Côte d'Ivoire)



Ce 29 avril 2014, plus de 100 handicapés manifestants devant la cathédrale et en face du tribunal d'Abidjan, ont été mis aux arrêts.
Ils ont tous été embarqués dans 2 cargos de police et conduits à la préfecture de police d'Abidjan Plateau.
"On veut travailler, On veut Travailler", chantaient les handicapés au moment où ils étaient entrain d'être conduits à la préfecture de Police dans les 2cargos de police. Tous les passants se sont arrêtés pour regarder. ça faisait pitié
Alain Doh Bi (+photo ci-dessus)




Hier déja ils avaient manifesté, et un ami m'avait envoyé ce texte:"
je viens porter à ta connaissance que les personnes handicapées de la Ci ont fait un sitting à la cathédrale d’abidjan plateau ; si tu te souviens, l’an dernier elles avait organisé une manif similaire à  l’assemblée nationale ; Soro et Ouattara leur avaient fait des promesses qu’ils n’ont jamais tenues jusqu’à ce jour.

Pour cette raison qu’ils ont remis le couvert ce lundi à la cathédrale. Je viens t’informer qu’ils ont été gazés, frappés au sein de la cathédrale et emmenés par les barbares d’un autre genre de Ouattara ;  dans plusieurs lieux de la capitale, j’ai l’un de mes amis qui vient de m’appeler il y a un petit nombre qui a réussi à  se retrouver devant l’institut des aveugles à Yop."
Shlomit

17:32 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Acquisition de la nationalité par déclaration

Salogo Mamadou, président des Burkinabé de Côte d’Ivoire :
‘‘Merci au Président Alassane Ouattara et au Gouvernement’’

Dans un pays "normal" on aurait commencé par alphabétiser ces 80 % d'analphabètes avant d'en faire des citoyens ivoiriens... mais voilà, le bétail se contentera d'un peu de paille, le temps de répondre oui et amen à son bouvier et apprentis-bouviers...
Shlomit

28 avril 2014  |  L’intelligent d’Abidjan
Alassane Ouattara et le président Burkinabé,
                    Blaise CompaoréElu à la tête du Conseil national des Burkinabé de Côte d’Ivoire le 12 octobre 2013, Salogo Mamadou a félicité et remercié les autorités ivoiriennes pour l’application depuis le 1er avril 2014, de la loi portant acquisition de la nationalité ivoirienne par déclaration, au cours d’une conférence de presse le samedi 26 avril 2014 à Adjamé.
«Nous remercions le président Alassane Ouattara, le gouvernement et les députés qui nous permettent, nous qui sommes nés ici avant les indépendances et qui vivons en Côte d’Ivoire depuis 56 ans, d’avoir ce que nous avons toujours cherché, la nationalité ivoirienne. Je félicite le ministre de la justice qui est en train d’appliquer à la lettre, cette loi. Nous expliquerons les lois à nos compatriotes dont 80% sont analphabètes et près de 50% sont dans des campements», a-t-il assuré.
Salogo Mamadou a également fait le point des activités menées par sa structure au cours d’une conférence de presse le samedi 26 avril 2014 à la mairie d’Adjamé. «Avec l’aide de l’ambassade et du consulat général, nous avons entrepris des démarches pour installer des présidents dans tous les départements de la Côte d’Ivoire. Nous avons donné instruction à ces présidents de travailler uniquement pour restaurer la réconciliation et la paix entre les Burkinabè, puis entre les Burkinabè et les Ivoiriens et ensuite entre les Burkinabè et les autres communautés de la CEDEAO vivant en Côte d’Ivoire », a relevé Salogo Mamadou en rappelant l’objectif de son organisation, celui de faire de la réconciliation un credo.

« S’il n’y a pas de paix en Côte d’Ivoire, il ne saurait y avoir de paix au Burkina Faso. Tout comme s’il n’y a pas de paix au Burkina Faso, il ne saurait en avoir en Côte d’Ivoire», a-t-il fait remarquer.


O.Dion
repris sur Civox

16:24 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (2) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Pour résumer le système de santé en Côte d'Ivoire

15:58 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

J.M. Simon rappelle son 11 avril sur les ondes de RFI

Invité Afrique le mercredi 11 avril 2012 sur RFI,

l’ancien ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, Jean Marc Simon,
a livré son témoignage sur l’arrestation de Laurent Gbagbo le 11 avril 2011.


Décoration

Le 11 avril, c’est le dénouement, mais est-ce que l’explication finale n’a pas commencé la veille, le dimanche 10 ?

- Écoutez, le dimanche 10, on sait que dans la soirée des décisions avaient été prises de recommencer les frappes. Ce sont des décisions qui ont été prises conjointement entre le président de la République et le secrétaire général des Nations Unies (...) Quand les FRCI ont tenté de s’approcher de la résidence de Laurent Gbagbo, elles se sont heurtées à une résistance extrêmement forte parce qu’il y avait des mouvements absolument démentiels autour de la résidence et sur tous les carrefours de Cocody, si bien que les FRCI se sont retrouvées en difficultés. Au petit matin, elles ne parvenaient pas à franchir les lignes après avoir essuyé de nombreuses pertes en matériel, mais aussi en vies humaines. C’est donc à ce moment là que des décisions ont été prises d’en finir avec cette tragédie qui menait le pays vers une véritable guerre civile. Et donc l’intervention de la force Licorne s’est faite à ce moment-là pour ouvrir les axes et permettre aux FRCI d’avancer vers la résidence de Cocody. Et donc l’ordre a été donné de déployer la forces Licorne dans Cocody. Ce qui n’était pas une décision facile à prendre parce qu’il fallait prendre de grands risques. Il fallait traverser toute la ville, de Port Bouët jusqu’à Cocody ; passer à proximité du Plateau où il y avait des tireurs embusqués. Et nous risquions forts de perdre des éléments blindés, leurs équipages. Donc cette décision a été une décision très courageuse qui honore tous ceux qui l’ont prise à Paris.

Et elles ont été prises au plus haut niveau, je l’imagine? 
- Oui ! Au plus haut niveau naturellement, par Nicolas Sarkozy.

Mais est-ce que les forces pro-Gbagbo qui étaient en surplomb sur la colline du Plateau n’auraient pas pu tirer sur les blindés français ?
- Bien sûr qu’elles auraient pu le faire. Elles ne l’ont pas fait. La colonne a pu avancer sans difficultés.

Et comment s’est passé alors le deuxième assaut de la résidence de Laurent Gbagbo ?
- Eh bien ! Dès lors que les carrefours ont pu être sécurisés, les FRCI ont pu faire leur approche jusqu’à la résidence de Laurent Gbagbo(…) Nous étions en liaison permanente avec le président Ouattara et le Premier ministre Guillaume Soro pendant tous ces moments-là. Il ne fallait pas faire prendre le moindre risque à la vie de Laurent Gbagbo et de ses proches.

Et quel rôle ont joué les blindés français dans cette dernière phase ?
- Les blindés français ont permis aux FRCI d’avancer et de pénétrer dans la résidence de Laurent Gbagbo. Et ce que je tiens à dire, c’est qu’à aucun moment, avant 13h 08, l’heure de l’arrestation de Laurent Gbagbo, aucun élément français civil ou militaire n’a pénétré à l’intérieur de cette résidence présidentielle.

Dans son livre « Abobo la guerre », notre consœur Leslie Varenne affirme que des gendarmes français du GIGN sont entrés dans la résidence de Laurent Gbagbo ?
- J’ai lu le livre de Leslie Varenne qui est un livre très intéressant ; c’est une enquête de terrain. Malheureusement, j’y ai relevé beaucoup d’inexactitudes, notamment celle-là.

A la suite de cette action à Abidjan, vous avez été élevé à la dignité d’Ambassadeur de France et promus au grade de commandant de la Légion d’honneur. Mais est-ce qu’il y a quelque chose que vous regrettez ?
- Écoutez, lorsque j’ai appris à 13 h 10 que Laurent Gbagbo venait d’être arrêté et qu’il avait la vie sauve, ainsi que tous ses proches, ça été un grand soulagement. Mais ce grand soulagement était aussi doublé d’une angoisse parce que, rappelez-vous que nous avions depuis l’après midi du 4 avril, 4 expatriés dont 2 de nos ressortissants qui avaient été pris en otage à l’hôtel Novotel et dont nous étions sans nouvelles. Et aussitôt après a capture de Laurent Gbagbo, nous nous sommes employés à les rechercher jours et nuits, jusqu’à ce que finalement nous apprenions malheureusement qu’ils avaient été exécutés dans les pires conditions et vraisemblablement avant même les premières frappes du 4 avril.

Et ça, c’est un souvenir qui vous hante encore aujourd’hui?
- C’est un souvenir douloureux.
Retranscrits par D. Yala
abidjan.net

15:44 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

A quand Ouattara, le père des FRCI à la CPI ?

29 avril 2011, les FRCI ont le contrôle de Yopougon Selmer. Ton seul crime, ton nom de famille est Gbapé. On t'a assimilé à Blé Goudé et une balle dans la tête a emporté ton œil.

Ton corps gisant sur la voie est resté de 13h au lendemain 18h parce qu'on demandait 100.000F CFA à ton père, un vieux retraité, dans ce Yopougon en pleine guerre, avant de te récupérer.
RIP Gbapé Henry Joël !!!!

Un jour ils paieront mais pour l'instant on n'oublie pas ce qu'il t'ont fait et toute le famille se souvient de toi ce matin, Cousin!!!

Ivoire Zulu

12:56 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

L’OTAN et les illusions stériles de la France

La France serait-elle un vulgaire va-t-en guerre ? 

L’OTAN et
              Les illusions stériles de la FranceChevalier Paul, frégate des plus modernes dépêchée pour mouiller en vue de la côte syrienne ensemble avec le Grand Frère américain représenté par deux porte-avions, 3 bâtiments se promenant toujours en compagnie des navires de guerre US le long de la Crimée à la frontière des eaux territoriales russes, des messages belliqueux et assez fumeux de François Hollande appelant à isoler la Russie au grand dam du… chauffage central (c’est comme si je cherchais à m’isoler de mon plombier toute en ayant des fuites dans la tuyauterie de mon appart ‘), des avions envoyés dans les pays Baltes…

C’est tout comme si on tournait un film de science-fiction du type « L’Empire contre-attaque » à une seule différence près : cette fois-ci c’est les Français qui se trouvent du côté des méchants aux uniformes noirs et à la croix gammée de Kiev. Il est clair que le président de tous les citoyens a définitivement perdu les restes de la raison ou c’est peut-être la crise de moyen-âge qui lui a joué un bien vilain tour après ses déboires avec Trierweller (se rattraper sur l’international pour contrebalancer les problèmes amoureux), mais l’UMP qui se proclame le parti de tous les Français raisonnables, qu’en dit-elle ? Nous avons demandé à Thierry Mariani de nous livrer son analyse de l’avenir de la France avec l’OTAN.

La Voix de la Russie. Les Russes ne comprennent pas très bien ce qui est en gestation dans les bureaux de l’UMP pour la coopération à venir avec l’OTAN ; D’une main Nicolas Sarkozy a fait adhérer la France au dispositif militaire de l’OTAN et de l’autre il a signé l’accord pour le transfert des technologies françaises à la Russie, notamment dans le domaine naval avec la construction des quatre porte-aéronefs Mistral… Qu’en dites-vous ?

Thierry Mariani. Tout d’abord sur le programme des présidentielles, je ne peux rien vous en dire. Les présidentielles en France c’est dans plus de trois ans et je ne sais pas qui sera candidat. Mais je sais quelles seront les idées que je défendrai avec un certain nombre d’autres élus, à savoir que moi, je suis issu de la famille gaulliste. Dans la famille gaulliste l’idée c’est quand même d’être attaché à l’indépendance nationale, mais c’est aussi d’être attaché à une notion d’Europe puissance allant bien au-delà des frontières actuelles de l’Union Européenne et pas du tout d’une Europe qui serait tout simplement un appendice d’un grand marché commun avec les Etats-Unis.

Est-ce que le programme de l’UMP ce serait de sortir de l’OTAN ? Soyons honnêtes, la réponse est « non ! » En réalité, Nicolas Sarkozy a tout fait pour que nous rejoignions le commandement de l’OTAN. Mais en vérité, comme vous le savez, nous n’étions jamais sortis de l’OTAN. Sauf que, moi, je considère aujourd’hui que le principal ennemi de l’OTAN ce n’est pas la Russie ! Ce sont tous les extrémismes… Soyons clairs : on les retrouve plutôt au sud de la Méditerranée ou dans certaines régions - la Russie aussi y était présente un moment. L’ennemi sur lequel aujourd’hui l’OTAN devrait arrêter son attention, c’est celui-là. Je considère qu’avec la Russie au contraire, nous avions eu avant ces événements des 6 derniers mois petit-à-petit toute une série de choses qui nous rapprochait. Je voulais signaler la vente des deux bateaux Mistral ; la coopération avec la marine, par exemple, est excellente ; la coopération avec les militaires est excellente… Donc je pense que le dossier n’est pas de savoir si on sortira ou non de l’OTAN, je pense sincèrement que la réponse est « non » ; Jusqu’à présent notre conception était que l’on doit collaborer avec la Russie parce qu’on a beaucoup plus d’intérêts en commun que des choses qui nous séparent.

Sur la vision des relations que nous avons avec la Russie, moi je suis attaché à une Grande Europe. Je pense que le vingt-et-unième siècle et ceux qui suivront seront des siècles des grands ensembles. Or on voit très bien qu’il y a la Chine qui de plus en plus se renforce et les Etats-Unis qui continuent d’être forts… Je pense que l’Europe a intérêt à travailler ensemble. Et quand je dis « Europe », ce n’est pas une Europe au sens bruxellois du terme, mais c’est une Europe au sens d’innovations. Il est évident que la Russie, l’Ukraine et d’autres pays y ont tout à fait leur place.

J’espère que le programme de l’UMP avec la Russie sera influencé par le gaullisme, à savoir les relations franches où chacun se respecte. C’est pour cela que l’on a intérêt à travailler avec vous.

Commentaire de l’Auteur.
Un jour Los Angeles Times s’est permis de comparer la Russie à une souris qui essaie de rugir. En écoutant certains leaders français, on a parfois l’impression que cette tournure américaine serait parfaitement applicable à la France. La France essaie de se donner des grands airs d’une alliée des Etats-Unis au sein de l’OTAN et M.Mariani qui se dit gaulliste maintient haut et fort que l’Hexagone n’était jamais sorti de l’organisation mais juste du dispositif militaire ; Cependant le gaullisme version général de Gaulle veut que la France garde son indépendance tactique et stratégique pour justement profiter d’une marge de manœuvre à l’égard des deux Grands : l’URSS, du temps du Général, et des Etats-Unis. Si ma mémoire est bonne, le grand homme d’Etat qui était, somme toute, si différent des médiocrités qui gèrent la nation française de nos jours, voulait également préserver la souveraineté financière et économique de son pays. Non seulement il était sorti de l’OTAN, mais en plus il a exigé de se faire rembourser rubis sur l’ongle par les banquiers américains en or lourd contre les billets de banque qu’il eut rendus à Washington. Les Américains avaient du répondant : ils évincèrent De Gaulle et organisèrent la première révolution « de couleur » en France qui sonna le glas de l’indépendance gauloise. Alors parler maintenant de la grande France gaullienne en suivant les Américains dans un conflit sur le sol national russe qu’est la Crimée et la région de Donetsk, c’est un peu comme si les troupes soviétiques se promenaient entre l’Alsace et la Sarre tout en déclarant que la France leur était sympathique quoique par trop agressive à leur égard.

Décidément il y a du Tartuffe chez les politiques tricolores. Envoyer les bâtiments de guerre en mer Noire et les avions-intercepteurs en Lettonie en plaidant la cause de la construction européenne n’est même pas cynique : ça rime plus à un impérialisme effréné. Vladimir Poutine, pour sa part, a déjà promis à plusieurs reprises, une réponse asymétrique à ce genre d’agissements. Le retour de la Russie en Crimée, le prix du gaz qui est parti en flèche pour les nazillons de Maïdan se la coulant douce sous les auspices de l’UE (quelle honte !), la grande marche vers l’Arctique et la nouvelle donne de Shanghai – autant d’initiatives prises par le président russe pour juguler l’agression de l’Europe puisque l’Europe – et la France avec ! – comptent bien s'assimiler à l’OTAN. Et lorsque les Ukrainiens de Kiev couperont le gaz aux Européens l’hiver prochain, il ne faut pas s’étonner de la chute du thermomètre. Il est vrai que les Russes sont patients, mais ils ont aussi une mémoire d’éléphant.

11:50 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Messmer, pas seulement le protestant, l'homme de foi alsacien

L'homme: Pierre Messmer

je joins également cet article terrifiant trouvé sur cette guerre sans nom et sans victimes selon François Fillon,
Gestapo, napalm et massacres français au Cameroun (1956-1971) dans la plus grande indifférence
à lire absolument.
Ci-joint aussi sa biographie selon Wikipédia
Shlomit

Pierre
          MessmerQuand Pierre Messmer foule le sol camerounais en 1956 comme haut-commissaire de la France, ce n'est pas pour « donner du lait » aux populations.
Il a pour mission de mâter toute velléité de contestation. Il doit surtout extirper la fibre nationaliste que l’Upc et les mouvements syndicaux travaillent à susciter au sein du peuple depuis une dizaine d’années.

Pour la France, pas question que l’indépendance apparaisse comme le fruit d’une revendication nationaliste. « Nos ancêtres les Gaullois » estiment qu’elle doit être considérée comme « donnée » par la seule volonté de la France.

Cet homme restera pour toute une génération d'africains et de Camerounais en particulier, le symbole de la cruauté vivante, celui qui distribuait à tout va la mort à ces Africains qui se refusaient d'obéir aux injonctions lapidaires d'une France en plein exercice de colonisation et prête à châtier quiconque lui résistait comme le faisait remarquer son prédécesseur Roland Pré:

« Je suis fortement ému parce que le peuple camerounais s’est laissé un instant entrainer par certains trublions que la justice française ne manquera pas de châtier. C’est vraiment choquant d’apprendre que le Cameroun veut obtenir en moins d’un quart de siècle, ce que la France a obtenu en plusieurs siècles, c’est-à-dire l’étape de l’indépendance»

Impitoyable, Messmer, du haut de son ministère des Forces armées l’aura été.
Depuis 10 ans, l'administration coloniale fait face à l'opposition de l'Union populaire du Cameroun (UPC). Le haut-commissaire français Pierre Messmer a organisé l'assassinat de nombreux leaders de l'UPC, ainsi que des expéditions punitives.
À l'indépendance, le 1er janvier 1960, Jacques Foccart y installe un gouvernement fantoche, présidé par son ami Ahmadou Ahidjo. Le jour même, le jeune État signe un accord d'assistance militaire avec la France. Charles de Gaulle dépêche cinq bataillons, commandés par le général Max Briand.
Entre février et mars de la même année, CENT CINQUANTE-SIX villages bamilékés sont incendiés et rasés. Des dizaines de milliers de personnes sont massacrées. De cette terrible répression, la presse française, muselée et aveuglée par la crise algérienne, ne dira mot. Finalement, le 2 octobre, le leader de l'UPC, Felix Moumié, est assassiné à Genève par les services secrets français.
Messmer, après ces loyaux services rendus à sa patrie, est récompensé en 1960 (année de l’indépendance du Cameroun sous tutelle française), quand il est nommé ministre des Forces armées à Paris.

Avec sa disparition, c'est aussi un des grands artisans du génocide Camerounais qui tire sa révérence. Génocide que la France n'aura jamais le courage de reconnaître. Politique génocidaire mise en place par De Gaulle dans toute l'Afrique dite « francophone » et dont la mise en application était orchestrée par Roland Pré, Pierre Messmer et bien d'autres lugubres personnages qui entreront dans l'histoire de la France comme de « Grands ».

Cette guerre n’a jamais été reconnue, ni par la France ni par les autorités officielles camerounaises qui ont bénéficié de l’écrasement des nationalistes camerounais. En déplacement à Yaoundé en 2009, le Premier ministre français François Fillon balaya ces événements en parlant de « pure invention ».

La jeunesse africaine doit plutôt retenir de cet homme qu'il a contribué à la déstructuration des équilibres de leur continent et qu'il est important de garder en esprit que « La France n'a pas des amis, elle n'a que des intérêts » comme le disait De Gaulle, le fondateur de l'idéologie néocolonialiste qui sévit en Afrique et dont les conséquences sont décrites dans « Les servitudes du pacte colonial » de Mamadou Koulibaly.

_________

- Kamerun ! Une guerre cachée aux origines de la Françafrique (1948-1971), Manuel Domergue, co-auteur avec Thomas Deltombe et Jacob Tatsitsa
- La colonisation et le Cameroun contemporain, Jean-Claude Kanmogne Tamuedjon, L'harmattan
- Roland Tsapi, Le messager, 3 Septembre 2007
- Archives de Mboangila
cameroonvoice

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