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28/02/2014

Y'a d'la joie,

 Prado, y'a d'la joie !

 

Amadou Soumahoro nous propose ce matin la version RDR ivoirienne du « retour du fils prodigue », qui a tout gaspillé, tout dilapidé et qui revient au pays. Parti 3 semaines seulement, ce dernier revient en fanfare pour « reprendre l’œuvre gigantesque de construction nationale qu’il a entamée depuis deux ans et demi ». Joie ! Joie dans les chaumières, pour marquer le retour de l'absent. « Toutes les consignes sont données aux militants, sympathisants du RDR, mouvements et associations de soutien, et à l’ensemble des ivoiriens du District d’Abidjan », qui sont priés de « sortir massivement », hommes, femmes, enfants, afin de « se mobiliser dès ce dimanche matin aux abords de la voie que va emprunter le cortège présidentiel pour acclamer le Président et lui dire bon retour Président !» « Le RDR appelle tous les ivoiriens à la grande mobilisation pour dire Akwaba Président. Bon retour, Président ! Nous t’aimons, Président ! Longue vie, Président !»

 

Dans la parabole, il n'est pas dit qu’un comité organisateur a expliqué au Père qu'il devait courir à la rencontre de son fils qui a dilapidé avant même son décès tout son héritage. Non c'est le cœur qui a parlé, les liens de sang, l'amour, ce lien indestructible, indéfectible qui lie un père ou une mère à un fils ingrat, jusqu'à la mort. Ici les rôles sont inversés : le fils revient avec sa cour et sa basse cour; le père est prié avec toute sa maisonnée de se mettre au garde à vous, de se priver encore d'une journée de salaire pour les adultes, de classe et d'université pour les enfants et les étudiants. Le Dictateur en sursis revient, il faut lui dire « Akwaba, Président ! Bon retour, Président ! Nous t’aimons, Président ! Longue vie, Président !», Préparez les banderoles ! Amour sur commande, joie, pardon, réconciliation : car celui qui vous a plumés et opprimés est de retour pour « reprendre l’œuvre gigantesque de construction nationale entamée depuis deux ans et demi. » Ces chantiers qui n’ont rempli les assiettes que de poussière et de larmes. Face émergée d’un iceberg de détresse aux neuf dixièmes invisibles. Ce qui va continuer, ce sont Les saignées du Herr Professor Doktor Doktor Doktor Ado, (trois doctorats) destinées, comme au bon vieux temps, à ranimer un malade déjà totalement exsangue.

 

A défaut de publier une "année de grâce"(Es 61:2), le RDR appelle, invite, oblige à une "journée de grâce", précédé évidemment de trois veilles de grâce. Les militants « ne doivent plus dormir. Ils doivent rentrer partout, réveiller tous les ivoiriens épris de paix pour que nous lui réservions un accueil haut en couleurs ». Oui la tâche est lourde, 3 jours et 3 nuits pour veiller, réveiller, mettre au travail gratuitement ceux et celles qui n'ont pas vu grand chose du mirage économique, hormis les tours de passe-passe de son grand illusionniste « Ce dimanche, Abidjan doit être bloquée parce que Dieu nous a fait grâce !» Tout ça pour quatre minutes de prestation d’un ado déjanté, un comique au chapeau de mafioso et à la canne de gentil grand-père : on n’a pas osé la moustache dans le « rajeunissement » du miraculé, car elle aurait rappelé celle d’un autre Führer, Ado-lf de sinistre mémoire. Si la situation n'était pas dramatique, avec un chômage endémique, des populations sans ressources, des exilés que l'on rappelle sans leur donner la moindre garantie qu'il récupéreront leur maison, leurs biens et leurs terres, nous pourrions rire de cette prestation d’un dandy devant son public d’abonnés subventionnés, qui rient avec lui des malheurs du peuple qui compte ses morts, alors qu’eux se contentent de bétonner leur conscience.

 

Pourquoi exiger maintenant une affection, un amour du peuple, quand on ne l'a pas obtenu par le passé? Pourquoi exiger une liesse, une joie débordante pour fêter celui qui a ruiné et frappé tant de familles des deux bords, car la mort ne s'est pas privée de rôder aussi autour de celles qui, sincèrement, ont pris le parti d'Alassane Ouattara et voté pour lui. L’absence de médicaments, de soins, l'insupportable cherté de la vie ont gagné toute la Côte d’Ivoire, rejoignant ceux qui, quelques mois seulement après l’installation de leur idole et marionnette françafricaine de pacotille, criaient déjà "Gbagbo Kafissa!"

 

Cette attitude du RDR est pathétique, irresponsable... Trois semaines de silence, d’erreurs de stratégie, de mensonges, et brusquement la vérité surgirait de l’ambassade de Côte d’Ivoire en France ? Le monde entier a la révélation de la vraie nature de ce régime : une dictature, avec des populations prises en otage, sommées de se confondre en salamalecs. Et ce sont les petits kapos de cette république bananière, eux-mêmes prisonniers de leur mentalité d'esclaves de luxe, que l'ont charge d'obliger leurs frères esclaves de seconde zone, corvéables à merci, à saluer avec enthousiasme un Missié Prado ou Pseud'Ado provisoirement, très provisoirement revenu. Car personne ne se fait d'illusions : malgré la dérisoire protection de leurs amulettes, les Dozos meurent aussi, comme nous le révèle beaucoup de "faits divers" relayés par la presse.

 

« Abidjan doit être bloquée parce que Dieu nous a fait grâce ». En hébreu biblique, « D.ieu nous fait grâce », cela veut dire qu'« Il nous fait bon visage ». La prestation devant caméra d'un chef d'état sous l'emprise manifeste d'euphorisants et d'anti-douleurs, équipé d'une canne pour garder son équilibre, peut-elle vraiment nous conduire à cette conclusion ? D.ieu Créateur et Juge peut-il être heureux du spectacle d'un chef d'état hilare, capable de rire avec sa cour d'une affaire d'arriérés de bourses impayées, alors qu'elle vient, à Abidjan, de coûter la vie à un pacifique étudiant en médecine, tabassé à mort par ses sbires de la Police universitaire, des brutes qui sous prétexte de faire régner l'ordre sur le campus, ont aussi blessé grièvement plusieurs de ses camarades ? Quelle indécence d'en parler comme s'il s'agissait d'une bagatelle ! Quelle indécence de se faire applaudir par quelques étudiants rattrapés séjournant en France, et bénéficiant comme tels des soudaines largesses de ce prestidigitateur au chapeau neuf ! Face à la démagogie de ce coup de pub hexagonal, combien de personnes, au pays, auront perdu la vie pour cause de négligence et d'incurie, pour cause de bourses non versées, de salaires en retard ou arbitrairement supprimés ? Et le « fils de la nation » voudrait être accueilli en héros pour son grand retour ?

 

Dans aucune démocratie au monde il ne viendrait à l'esprit d'un homme politique de se pavaner devant les caméras et de se faire acclamer par les foules. Cela ne peut germer que dans des esprits tordus au service d'une dictature, dans la tête de personnes désespérément cramponnées à un pourvoir moribond qui leur échappe, et dont dépend leur survie...

 

Oui il va peut-être rentrer. Ses médecins français lui ont permis de faire le plein de médicaments et de conseils. Mais la révision de son mécanisme de Super-Prado ne le met pas à l'abri de la prochaine panne. A n'en pas douter, ils sauront tous bientôt ce qu'il en coûte de blasphémer, en prétendant se mettre D.ieu dans la poche. Pour le reste, faisons confiance à l'Eternel, et prenons-le à témoin, lui qui a promis de rétribuer chacun de ses enfants, et de rendre précisément à chacun ce qui lui revient.

 

Mamadou Soumahoro, alias Cimetière et les siens, en appelant les Ivoiriens à s'activer sans dormir jusqu'au retour du Chef, ne font qu'exiger de leurs compatriotes qu'ils partagent la même réalité qu'eux : depuis bien longtemps ils ne dorment plus, se demandant quand et comment cette farce macabre se terminera. Mardi prochain c'est mardi gras. Alors Bon carnaval aux clowns de la république, enivrez-vous avec l'Immortel, votre Magellan qui n'a pas fini de voyager vers la France et ses hôpitaux.

 

Shlomit Abel, 27 février 2014

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Actualité Internationale ‪

Partition de l'Ukraine

Après avoir jubilé deux jours durant grâce à un coup d'état réussi avec l'aide de l'Europe et des usa, les nouveaux patrons de l'Ukraine reviennent sur terre et réalisent qu'ils avaient oublié un détail : la riposte Russe. La puissance militaire qu'on croyait prise à contre-pieds parce que préoccupée par l'organisation de ses jeux olympiques semble donner la correction de la façon la plus malicieuse qui soit. En effet des soldats non identifiés ont pris le contrôle de la république autonome de Crimée ( partie blanche sur la carte entre la Russie et l'Ukraine) à majorité composée de ressortissants russes et qui était rattachée à l'Ukraine et sous son contrôle.

Les nouvelles autorités Ukrainiennes crient à l'invasion et accusent le pays de Vladmir Poutine . Et la Russie qui y a une base navale dit à son tour ne pas se reconnaitre dans cette action militaire. Les soldats qui contrôlent les ports et les aéroports de ce territoire ont aussi bloqué les voies d'accès passants par l'Ukraine.

A malin, malin et demi. 


Fier Ivoirien

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Lu sur la toile

"En tout cas, moi je n'irai pas l'accueillir à l'aéroport.
Mais comme c'est la fin du mois et que les salaires sont payés, je préfère conseiller à mes amis de s'approvisionner car on ne sait jamais hein. Une affaire où des gens forcent le malade à faire ce qu'il ne doit pas faire, et le malade lui-même ne veut pas que ses parrains le remplacent. Moi je m'en méfie.

Un médecin, hier nuit, me disait qu'il doit se reposer, et que ce forcing auquel il s'adonne est dangereux pour sa vie.
Maintenant Pourquoi il y a eu ce débat à l'assemblée nationale? Pourquoi le PDCI réclamait sa signature forcement à la main droite?
Pourquoi ,dans le même mois de février, deux fois de suite, la Licorne renforce son effectif?
Qu'est venue faire Fanta Gbê (surnom de Dominique) à Abidjan pendant qu'il était encore à l'hôpital? Pourquoi n'est-elle pas restée pour l'attendre à Abidjan?
Enfin, pourquoi la femme de mon voisin capitaine de police était-elle si triste, elle qui a des génies?
Pourquoi ?"

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‘‘Abidjan doit être bloquée ce dimanche’’

Amadou Soumahoro (secrétaire général du Rdr) donne ses consignes pour le Retour du président Ouattara



28 février 2014  |  Le point d'Abidjan

PolitiqueLes maires du district d’Abidjan, les secrétaires départementaux du Rassemblement des Républicains (Rdr), la président des femmes républicaines et le président national des jeunes républicains ont été conviés hier mercredi 27 février au siège du Rdr pour une séance de travail relative à l’arrivée du chef de l’Etat le dimanche 02 mars. Amadou Soumahoro a appelé toute la population abidjanaise et celle de l’intérieur à accueillir le président de la République.

C’est désormais sûr. Le président de la République, Son Excellence Alassane Ouattara regagne Abidjan après trois (03) semaines passées en France pour des raisons de santé. L’information, même si elle est un secret de polichinelle a été livrée par le secrétaire général du Rdr, Amadou Soumahoro hier à la salle Ado, au siège du parti.

 

« Après seulement trois (3) semaines de traitement médical à Paris, le Président de la République, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara, est rétabli et bien rétabli. Il vient d’annoncer son retour à Abidjan, pour le dimanche 02 mars 2014. Gloire à Dieu, les ivoiriens vont retrouver dans trois (3) jours leur Président et le voir reprendre l’œuvre gigantesque de construction nationale qu’il a entamée depuis deux (2) ans et demi. Pour marquer notre joie et notre bonheur de retrouver notre bien aimé Président, j’appelle toutes les militantes, les militants, les sympathisants du RDR, les mouvements et associations de soutien, et l’ensemble des ivoiriens du District d’Abidjan, à sortir massivement, pour réserver un accueil triomphal et haut en couleurs au Président de la République, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara. Je demande à tous les hommes, à toutes les femmes et à tous les jeunes de se mobiliser dès ce dimanche matin aux abords de la voie que va emprunter le cortège présidentiel pour acclamer le Président et lui dire bon retour Président ! Enfin, le Rdr invite ce dimanche 02 mars 2014, tous les ivoiriens à la grande mobilisation pour dire Akwaba Président. Bon retour Président. Nous t’aimons Président. Longue vie Président »

 

a déclaré le secrétaire général du Rassemblement des Républicains à l’occasion donc de la séance de travail qui avait pris l’allure d’une mobilisation. Le secrétaire général a invité les élus à se tenir debout jusqu’au jour-j dans la mobilisation des militants. « A compter d’aujourd’hui, ils ne doivent plus dormir. Ils doivent rentrer partout, réveiller tous les ivoiriens épris de paix pour que nous lui réservions un accueil haut en couleurs. Ce dimanche, Abidjan doit être bloquée parce que Dieu nous a fait grâce » dixit le ministre Amadou Soumahoro. Qui s’est même proposé d’aider les élus et cadres du Rdr dans le district d’Abidjan à la mobilisation. Selon lui, « on peut faire nos petites palabres. Mais quand il s’agit du président de la République, on doit les taire. C’est pour cela dès aujourd’hui, je vais multiplier les réunions dans les communes d’Abidjan jusqu’au samedi ». Après quoi, le premier responsable des républicains a tenu une conférence de presse?

Bosco de Paré

Abidjan.net

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la vidéo d'Ado ou du Pseud-Ado

observez bien l'humour de Ouattara... surprenant

01:04 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

27/02/2014

27/02/2014

La guerre à la France

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Ne vous y trompez pas : les Français veulent la guerre, ils ne veulent que çà; ils la veulent partout. Si Vous croyez pouvoir conjurer le spectre d'une nouvelle épreuve à coloration militaire, sachez que vous ne ferez qu'ajourner l'inévitable irruption du pire. Les guerres de demain dans cette région d'Afrique sont d'ores et déjà programmées. Votre choix est donc simple : continuer à subir, l'une après l'autre, et indéfiniment, l'assaut de ces vagues successives de déchaînement de haine et de violence meurtrière dont les Occidentaux ont fait leur fond de commerce; continuer à offrir, comme à Moloch, les foules de vos victimes innocentes, aliment du feu humanitaire dont l'Occident nourrit sa bonne conscience; ou bien prendre les devants, en menaçant méthodiquement et partout leurs intérêts, par tous les moyens, quoiqu'il en coûte, jusqu'à ce qu'ils lâchent prise.

Chaque victime africaine doit désormais devenir une victime qui crie vengeance (Apocalypse 5:11), et dont l'appel à la vengeance ne peut qu'être entendu par Celui qui, de l'agneau, a fait un lion; chaque victime africaine doit désormais devenir une victime qui crie vengeance, et dont l'appel à la vengeance ne peut qu'être relayé par tous ceux qui se considèrent comme les serviteurs du grand Roi, acquis à la cause de cet agneau nouveau devant la colère duquel tremblent tous les méchants (Apocalypse 6:16).


Eliahou Abel
 

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Ado : le retour des adieux

Ado: le retour des adieux

L'interminable psychodrame auquel nous venons d'assister ces dernières semaines autour de l'état de santé de Dramane, avec son cortège surpeuplé de spéculations, de rumeurs et contre-rumeurs, de photos d'archives présentées comme actuelles, de tâtonnements médiatiques autour de la simple localisation géographique du grand malade, de coups de théâtre, de bruits de bottes, de déménagements nocturnes, de fébrilité manifeste dans tous les cercles du pouvoir ivoirien et de ses coulisses hexagonales, tout cela mérite que l'on s'y arrête pour prendre du recul : il est plus que temps de passer à l'analyse du phénomène; une analyse affranchie de la tutelle des ombres chinoises projetées sur le mur de notre caverne enfumée par les canons de la désinformation globale ambiante.
 
Car de deux choses l'une :

-ou bien Soro Guillaume avait une raison contraignante d'accompagner l'émouvant compte-rendu de sa visite au “chef” d'une photo dont l'ancienneté trahit sa mauvaise foi; auquel cas Ouattara serait aujourd'hui trop mal en point pour qu'on le photographie, et toutes les soi-disant preuves de sa remise sur pieds relèverait d'un très habile et très minutieux montage;

-ou bien la propagation de tous les bruits qui ont couru sur la gravité de son état, et sur les solutions envisagées pour assurer la continuité de son “règne”, n'a jamais échappé au contrôle des autorités d'Abidjan-sur-Seine. Ce qui reviendrait à dire que le gang des usurpateurs, mettant le comble à sa malice, aurait orchestré lui-même son apparente déstabilisation, à seule fin de tendre un piège aux millions d'Ivoiriens qui guettent avec anxiété l'aube d'une ère nouvelle. Le bénéfice escompté de cette gigantesque manipulation serait évidemment la décrédibilisation de tous ceux qui, dans les sphères politiques ou la société civile, œuvrent au péril de leur vie pour que leur pays sorte enfin du cauchemar Sarkozy-Nouvian-Ouattara.

Aux dernières nouvelles, le psychodrame toucherait à sa fin. Après des semaines d'invisibilité et d'inaudibilité intégrales, nous voici enfin rassérénés, abreuvés à l'envi d'images toutes plus rassurantes et convaincantes les unes que les autres. Reste la question du délai étonnamment long que se sont accordé les autorités ivoiriennes pour dissiper les doutes qui semblaient planer sur l'aptitude de Dramane à reprendre les rênes de sa dictature : ce délai ne peut s'expliquer − et l'on peut légitimement douter que les apprentis-sorciers de la lagune aient pris en compte cet aspect du problème −, que si l'on adhère à la thèse de la manipulation.
 
Dans le cas contraire, il faut se rendre à l'évidence : ce même délai ne devrait sa longueur qu'à la complexité de la préparation d'une mise en scène que nos marionnettistes voulaient impeccable, apte à convaincre jusqu'aux plus réticents; une mise en scène intégralement cousue de mensonges. Comment se fait-il par exemple qu'Ibrahima alias “Photocopie”, que l'on a vu arriver à Paris au moment même où débarquait la fine équipe du tournage de la victoire, Venance Konan en tête, ne figure nulle part sur les images censées prouver le rétablissement de son frère ? On sait aujourd'hui que rien n'est plus facile que de créer la parfaite illusion de ce que l'on veut faire croire, surtout lorsque l'on dispose de toutes les ressources en artifices du gouvernement d'un grand pays comme la France.
 
En tout état de cause, Il est parfaitement possible d'imaginer que le Ouattara exhibé devant les caméras ne soit qu'un sous-fifre soigneusement, savamment et longuement briefé, tout le reste relevant de l'art subtil de la prise de son, du mixage et du montage en studio des séquences filmées. Quant aux journalistes des grandes agences de presse, enrôlés conjointement aujourd'hui par la France de Dominique – l'inénarrable épouse − et celle de Fabius – l'ami de toujours − dans le cadre de leur nouvelle campagne de propagande sur le thème de l'exemplaire normalité ivoirienne; ces journalistes ne nous scandalisent-ils pas à longueur d'année par leur constance à cultiver, quand ce n'est pas la mauvaise foi, tout au moins une incapacité rédhibitoire à démêler le vrai du faux ?
 

Mais l'essentiel est ailleurs...

Que Ouattara soit effectivement hors service, ou que l'on parvienne à nous persuader de l'authenticité de son retour spectaculaire, le résultat est le même : les autorités ivoiriennes viennent de nous offrir une démonstration supplémentaire de leur caractère ouvertement dictatorial, et de l'illégitimité de l'autorité dont elles se réclament. En effet, seuls les couloirs d’une dictature peuvent s'animer du galop désordonné de sbires mis en émoi par l'éventualité d'une maladie risquant d'aboutir à l'indisponibilité, voire au décès du chef de l'État. A supposer que tout n'ait été qu'une vaste supercherie destinée à affaiblir l'opposition ivoirienne, les petits maîtres d'Abidjan, par leur façon même de feindre et de mimer le désarroi, nous ont fourni une nouvelle et brillante illustration de la nature de leur régime : un régime fondé davantage sur la loi des brutes, que sur le socle des lois; un régime ouvert à toutes les intrigues, et que ne rebute en outre aucun stratagème de manipulation des masses. Dans l'hypothèse inverse, les mêmes affabulateurs se retrouveront à court terme pris au piège de leur propre rôle, un rôle devenu dans l'intervalle éminemment risible, celui de “feignants”-feindre enfin rattrapés par la réalité de leur panique.

Quoi qu'il en soit, que les dignes fils d'Éburnie n'en doutent plus : l'heure de l'après Ouattara a bel et bien sonné. La maladie de d'imposteur, qu'il s'en relève ou non, aura permis de parachever la mise en lumière de son imposture, adossée aux impostures en cascade d'une France pathétiquement arc-boutée à la préservation de ses privilèges et au sauvetage de son droit de cuissage économique. Alors, debout ! La porte de la caverne est désormais grand ouverte, et dehors brille le soleil indomptable de la liberté retrouvée; une liberté sans la France, cette France aux abois qui n'en finit pas de jouer avec le feu sur la scène internationale, jusqu'au jour où ce feu la dévorera pour lui rendre sa vraie dimension; cette France arrogante qu'une force invincible se chargera bientôt de mettre définitivement hors jeu dans les frontières de son ancien empire, d'ineffaçable et sanglante mémoire. L'histoire – et pas seulement celle d'Israël −, est jalonnée d'épisodes glorieux où, contre toute attente, le petit David terrasse le monstre Goliath : songez à la Chine de Mao; songez à Cuba, le Cuba de Fidel Castro, victoire éclatante et posthume du Che; songez au Viêt-Nam de Ho Chi Min, au Venezuela de Chavez, à la Bolivie d'Evo Morales !

Alors, à deux semaines de Pourim, commémoration de l'anéantissement de Haman/Amaleq; à un mois et demi de Pessah, la Pâque de la délivrance du joug pharaonique, sortez au grand jour ! “Sortez !... Purifiez-vous !... L'Eternel marchera devant vous... Le D.ieu d'Israël fermera votre marche !” (Esaïe 52:11-12) Oui, sortez ! Révélez-vous ! Forts d'une force double : et la Sienne et la vôtre; la vôtre, pas sans la Sienne, mais la Sienne, pas sans la vôtre.

Eliahou Abel, le 27 février 2014

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Révision de la Constitution par voie parlementaire:


Francis Wodié dit non à Alassane Ouattara

Révision de
          la Constitution par voie parlementaire: Francis Wodié dit non
          à Alassane OuattaraAlassane Ouattara a saisi, il y a de cela quelques mois, le Conseil constitutionnel présidé par le Pr Francis Wodié, aux fins de solliciter son avis sur la modification de la Constitution par voie parlementaire. La réponse de la plus haute instance judiciaire ivoirienne a été sans équivoque. La révision de la loi fondamentale ivoirienne ne peut se faire que par voie référendaire. En clair, si le pouvoir veut modifier l'article 35 de la Constitution, un article qu'il juge, pour on ne sait quelle raison, confligène, il doit faire appel au peuple. C'est dire qu'en dehors d'un référendum, aucune autre voie ne s'offre à Alassane Ouattara pour procéder à toute modification de la Constitution.

Le Conseil constitutionnel ayant tranché, il reste maintenant au pouvoir d'adopter deux attitudes par rapport à l'éligibilité du chef de l'Etat ivoirien, qui sait qu'au regard de la loi, il ne peut pas se porter candidat à l'élection présidentielle de 2015. La première, c'est d'opter pour un passage en force, et se porter candidat, en espérant que Francis Wodié et ses collègues tordent le cou au droit et valident sa candidature. Cette option n'est pas non plus sans risques, dans la mesure où l'on ne sait jamais quand un individu qu'on croit maîtriser peut avoir des velléités d'indépendance. Et la réponse donnée par le Conseil constitutionnel à la requête de Ouattara n'est pas des plus encourageantes. La deuxième attitude, celle qui est recommandée, c'est d'en appeler au jugement du peuple libre et souverain de Côte d'Ivoire, qui a voté à plus de 86% pour cette Constitution en 2000, à l'appel de tous les partis politiques, y compris le Rdr. Le pouvoir, dans ce cas de figure, devra donner les arguments qui militent en faveur de la révision de la Constitution. Nul doute qu'il aura en face de lui des personnes et des formations politiques qui vont faire campagne pour que les choses restent en l'état.

Ce sera une bataille d'arguments contre arguments. Et les Ivoiriens, in fine, trancheront pour l'un ou l'autre camp. Mais ce schéma, selon les informations en notre possession, est rejeté par le pouvoir qui a peur d'être désavoué dans les urnes. Vraisemblablement, il est informé de l'opinion de la majorité des Ivoiriens qui refusent de changer les conditions d'éligibilité à la présidence de la République. Et pourtant, la Côte d'Ivoire en la matière n'invente pas. Chaque pays dispose d'une législation qui lui est propre concernant l'éligibilité, et celle des Ivoiriens n'est pas la plus restrictive en Afrique.  Il n'y a qu'à consulter les conditions d'éligibilité à la présidence de pays comme le Burkina, le Sénégal, le Gabon, le Niger, etc., pour être édifié. En Algérie, par exemple, il faut avoir fait la guerre d'indépendance ou avoir dans sa famille un ascendant qui a fait cette guerre pour être éligible. Cela ne choque personne.
Pourquoi alors tant d'agitations concernant la Côte d'Ivoire? Est-ce à dire que ce pays n'appartient à personne et que tout le monde peut y faire ce qu'il veut? Au pouvoir qui voue aux gémonies tous ceux qui défendent la Constitution de donner la réponse. Pour l'heure, il a essuyé le refus du Conseil constitutionnel de danser avec lui dans la combine d'une révision de la loi fondamentale par voie parlementaire.

Sita Ouattara
Source: LG Infos N°671 DU MERCREDI 26 FÉVRIER 2014
Civox

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Vols directs pour touristes pèlerins et hommes d'affaires

Premier vol direct Abidjan Tel Aviv le vendredi 28 février



Israel en Côte d'Ivoire

18:16 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

Duékoué/ Le régime Ouattara efface les traces des massacres de Nahibly

Le pouvoir Ouattara construit des logements
sur les lieux des massacres des Wê à Duékoué.
Le
                pouvoir Ouattara construit des logements sur les lieux
                des massacres des Wê à Duékoué.Conscient de sa lourde responsabilité dans les massacres du camp de Nahibly à Duékoué, sous les regards impuissants des forces onusiennes, le 20 juillet 2012, le régime d’Alassane Dramane Ouattara s’affaire à effacer les traces de ce génocide perpétré contre les autochtones Wê. Sur le site que nous avons visité le 17 février dernier, les restes du camp ne sont plus visibles. Une partie de l’espace est envahie par une haute broussaille, en passe de devenir une forêt ; quand l’autre, celle qui est contigüe à la résidence d’Adama Toungara, a été déblayée par des bulldozers.

En lieu et place,  une villa-témoin du programme de logements sociaux, initié par le régime Ouattara est sortie de terre.

En utilisant le site de l’ex- camp de Nahibly pour abri- ter les logements dits sociaux, le pouvoir actuel veut tout simplement faire disparaître les traces des massacres commis en ce lieu. Ce, dans l’optique de brouiller les enquêtes en cours et dont les conclusions ne sont pas encore livrées. C’est  le vendredi 20 juillet 2012, que le camp de Nahibly qui accueille les déplacés de la crise postélectorale, en majorité de l’ethnie Wê du département de Duékoué, a été la cible des pro-Ouattara.
Les tueurs,  composés de jeunes gens,  soutenus par des  chasseurs traditionnels Dozo et d’éléments des FRCI ont pris d’assaut le camp qu’ils ont incendié. Occasionnant plusieurs dizaines de morts et de nombreux disparus. Les auteurs, bien que connus jouissent toujours d’une totale impunité. Et pour montrer que le régime se fiche de ces nombreux morts, un projet immobilier est en cours de réalisation sur le site.

OuattaraAbdul-Mohamed
Notre Voie N°4651 du mardi 25 février 2014
repris sur Civox

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Faisons connaissance

Le Président de l'AIRD, interrogé par Eventnewstv

Un quart d'heure pour faire la connaissance de l'Aird, un parti crée en 2006 et son président en exil, Le Ministre Kahé Eric, un mandat d’arrêt sur sa tête, jamais enlevé, malgré la pseudo "main tendue" du gouvernement actuel.
Retour sur l'actualité, Michel Gbagbo, le pacte républicain, la crainte des non démocrates qui se cramponnent au pouvoir, la santé de Ouattara, éthique de paix et d'amour, le retour des exilés et des expropriés, le pacte républicain, l'Aird et le FPI...

Dernière remarque, cette vidéo a été tournée avant la réapparition spectaculaire de Mr Alassane Ouattara sur les écrans aujourd'hui.
Shlomit

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Ukraine : la Russie reprend la main

dans le Conflit Union Européenne-Etats-Unis/Russie

Ianoukovitch réapparaît, des pro-russes occupent le gouvernement de Crimée
Jeudi 27 Février 2014
Des policiers devant le Parlement de Crimée, le 27 février 2014 à Simféropol.

Les événements se sont de nouveau accélérés jeudi en Ukraine avec la réapparition du président Viktor Ianoukovitch, désormais sous la protection de la Russie, et des tensions de plus en plus vives en Crimée, où est stationnée la flotte russe.

Tôt dans la matinée de jeudi, plusieurs dizaines d'hommes armés s'étaient emparés du siège du parlement et du gouvernement de Crimée, péninsule russophone du sud de l'Ukraine, à Simféropol, sur lesquels ils ont hissé le drapeau russe, et empêchaient l'accès des employés aux bâtiments.

Ils sont "bien entraînés, armés de fusils de précision" et ont pour un mois de munitions", selon le député Serguiï Kounitsyne, ancien premier ministre de Crimée et membre du parti du boxeur Vitali Klitschko, qui a déclaré au Parlement avoir passé la nuit au téléphone avec ses proches en Crimée.

Déclaration du Président IANOUKOVITCH

''Je me considère toujours comme le chef légitime de l'Etat ukrainien", a-t-il dit dans une déclaration "au peuple ukrainien" transmise aux agences de presse russes.
"Malheureusement, tout ce qui se passe actuellement au Parlement d'Ukraine est illégitime", a-t-il ajouté, soulignant l'absence au parlement de nombreux députés de sa formation, le Parti des Régions.

"Je me vois contraint de demander aux autorités de la Fédération de Russie d'assurer ma protection personnelle face aux actions menées par des extrémistes", a-t-il ajouté. "On assiste dans les rues de nombreuses villes de notre pays à un déchaînement d'extrémisme. Des menaces physiques me sont adressées personnellement ainsi qu'à mes partisans".
"Il devient évident que le peuple dans le sud-est et en Crimée n'accepte pas le vide du pouvoir et l'arbitraire qui règne dans le pays, quand les ministres sont désignés par la foule sur la place publique", a-t-il aussi déploré.


Les raisons politique et économique de la crise en Ukraine


I- RAISON POLITIQUE

En novembre 2013, l'Ukraine décide de refuser un accord avec l'Union européenne et de « relance un dialogue actif avec Moscou ». Ce refus entraîne d'importantes manifestations pro-européennes à Kiev rassemblant des centaines de milliers de personnes, l'occupation du Maïdan Nézalejnosti et de la mairie, avec comme mot d'ordre la démission du président Ianoukovytch. Au fil des jours, la capitale ukrainienne (Kiev) se transforme en champ de bataille. Les deux premiers décès ont lieu le mardi 11 février 2014. Le jeudi 20 février 2014 il y a la mort de 75 manifestants tués par balles. Viktor Ianoukovytch quitte Kiev pour Kharkiv. Alors que des rumeurs évoquent sa démission, le président dément et précise un « coup d'État » en faisant un parallèle avec l'arrivée des Nazis en Allemagne. Quelques heures plus tard, le Parlement sous la manipulation de l’union européenne vote sa destitution et fixe au 25 mai suivant la prochaine élection présidentielle. Ce coup provoque la libération de l'ancienne Première ministre Ioulia Tymochenko. Les manifestants armés par le biais de l’Europe et des Etats-Unis sont appelés groupe d’auto défense, ils prennent le pouvoir a travers Oleksandr Tourtchynov qui dirige pour quelques mois l'Ukraine par intérim. Le 22 février fut donc une journée politique étourdissante pour l'Ukraine, marquée par un renversement de régime. En tout, les manifestations ont fait au moins 100 morts chez les manifestants et 16 morts chez les forces de l'ordre.

 

II-RAISON ECONOMIQUE

L'Ukraine a une économie diversifiée, mais encore tributaire des industries établies à l'époque soviétique. C'est un libre marché émergent, où la croissance fut à deux chiffres durant ces dernières années, jusqu'à la Révolution Orange. Ses ressources naturelles tournent beaucoup autour de l'agriculture (tournesol, noix, betteraves sucrières, etc.) et les ressources minières (fer, acier, uranium, potasse, etc.).

L'économie est caractérisée par une forte inflation et des rendements économiques encore un peu faibles. Du point de vue commercial, son principal partenaire économique reste la Russie. Le pays joue un rôle important dans la distribution gazière européenne. La monnaie nationale, la hryvnia, a été introduite en 1996 et a contribué à réduire l'hyperinflation qui y régnait. Mais la crise politique créée par les occidentaux va laisser l’économie Ukrainienne dans l’incertitude en alourdissant la tâche du gouvernement. Le nouveau gouvernement devra affronter la tâche herculéenne d'empêcher l'Ukraine de sombrer dans la banqueroute et de contrer les tendances séparatistes à l'œuvre dans le sud et l'est du pays, où une grande partie de la population se sent plus proche de Moscou que de Kiev. Pour épauler les nouvelles autorités ukrainiennes sorties du putsch, les États-Unis ont offert leur garantie à hauteur d'un milliard de dollars dans le cadre d'un possible prêt des institutions financières internationales pour ce pays. "Nous sommes en train de formuler une garantie sur un prêt d'un milliard de dollars", a dit M. Kerry, ajoutant que "les Européens réfléchissaient à 1,5 milliard de dollars" de garantie, là où la Russie avait donne 15 milliards de dollars. Les Russes pour mettre la pression sur l’Union Européenne ont déclaré qu'ils n'avaient pas "d'obligations légales" de verser le solde de leur prêt de 15 milliards de dollars, dont l'Ukraine n'a reçu pour l'instant qu'un cinquième. L'Ukraine, en pleine crise économique et politique, a besoin d'une aide de 35 milliards de dollars dans les deux années à venir.

Signe de défiance, la hryvnia, la monnaie ukrainienne, a perdu environ 18% de sa valeur depuis le début de l'année. »


 
Guy Dimitry


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Erreur de droit à la Cpi:

 Me Altit attaque la Chambre préliminaire

maitre AltitLe 14 février dernier, deux juges sur trois de la chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale (Cpi) ont autorisé le procureur à modifier les charges retenues contre le président Gbagbo. Une manœuvre que dénonce la défense du Laurent Gbagbo qui compte saisir la chambre d’appel.
La défense du président Gbagbo ne veut pas s’en laisser conter. Le 3 juin 2013, la Chambre préliminaire I avait demandé au procureur d’apporter de nouveaux éléments de preuve au soutien des charges qu’il avait retenues contre le président Gbagbo. Sept mois plus tard, Fatou Bensouda, incapable d’apporter les preuves supplémentaires exigées, s’est plutôt présentée avec de nouvelles charges. En modifiant profondément son nouveau document contenant les charges (Dcc).

La défense du président Gbagbo conduite par Maître Emmanuel Altit a dénoncé cette façon de faire et demandé que le nouveau Dcc de Fatou Bensouda soit déclaré irrecevable parce qu’il ne respecte pas les instructions des juges dans leur décision du 3 juin. Et pourtant, dans une décision rendue le 14 février, la Chambre, à la majorité de deux juges sur trois, (un juge ayant joint une opinion dissidente) a rejeté la requête de Me Altit estimant que la modification des charges par le procureur était dans «les intérêts de la justice ».

Mais Maître Altit n’est pas convaincu par cet argument. Aussi, depuis le 24 février, il a demandé l’autorisation de saisir la Chambre d’appel pour contester la décision du 14 février.
« Dans sa requête en irrecevabilité, la défense notait que le Procureur avait, dans son DCC modifié, profondément transformé la base factuelle des éléments contextuels des crimes contre l’humanité. Plus particulièrement, le Procureur, pour tenter de prouver la réalité d’une attaque contre la population civile, s’est livré à un jeu de substitution, a abandonné près de la moitié des incidents sur lesquels il s’était fondé dans son DCC de janvier 2013 pour les remplacer par 16 nouveaux incidents », fait remarquer Me Altit.

L’avocat du président Gbagbo estime donc qu’en autorisant le procureur à modifier les charges, la Chambre préliminaire I a commis une erreur de droit dans sa décision du 14 février dernier. Puisque le 3 juin 2013, en ajournant l’audience de confirmation des charges, la Chambre avait clairement ordonné au procureur de n’agir que dans le cadre de l’article 61-7-c-i. qui dit ceci : La Chambre…« ajourne l’audience et demande au Procureur d’envisager : i) D’apporter des éléments de preuve supplémentaires ou de procéder à de nouvelles enquêtes relativement à une charge particulière ».
Il n’est nullement question de modification des charges initialement retenues.
Et c’est cette erreur que Me Altit voudrait inviter la Chambre d’appel à sanctionner s’il obtenait l’autorisation de faire appel.

Mais il y a plus. Me Altit estime toujours nécessaire l’organisation d’une audience orale de confirmation des charges. Ce que la Chambre préliminaire I refuse obstinément. Celle-ci estime que les parties et participants ont déjà eu l’occasion de s’exprimer complètement lors de l’audience de février 2013.
Or, Me Altit soutient qu’une nouvelle audience orale serait l’occasion d’aller plus en profondeur des questions abordées. Surtout que le procureur a ajouté de nouveaux modes de responsabilité qui n’existaient pas en février 2013.
Notrevoie
Memel Lafoi

16:02 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

"Je rentre au pays le 2mars 2014"

Ouattara, au Journal télévisé de 13h sur la RTI 1

c'est une vidéo d'aujourd'hui. Il a annoncé avoir résolu le problème des bourses des étudiants d'Octobre 2013 à Février 2014
Alain Doh Bi


Il a parlé du salon de l'agriculture qui se tient en ce moment et la présence des ministres venus dans ce cadre, et il a parlé de son retour dimanche 02 mars.
Rose Josee






Il salue de la main gauche...
Observez l'équipe de la télé et Vénace Konan avec sa tablette



15:40 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |

La photo du ressuscité

OUATTARA.
Voici la dépêche reçue d'un journaliste de l'agence Reuters.




"Ouattara de retour dimanche en Côte d'Ivoire-entourage - RTRS

27-Feb-2014 11:07
PARIS, 27 février (Reuters) - Le président ivoirien, qui se remet d'une opération pour une sciatique du dos qu'il a subie en France au début du mois, a quitté l'hôpital et rentrera en Côte d'Ivoire dimanche, a-t-on appris dans son entourage à Paris.
Alassane Ouattara, qui avait regagné son domicile parisien mercredi, avait reçu le même jour le président de l'Assemblée nationale ivoirienne Guillaume Soro, qui a assuré dans un communiqué que le chef d'Etat se portait bien.
Le président ivoirien, 72 ans, qui a pris les rênes de l'Etat après une brève guerre civile en 2011, était arrivé en France début février. La présidence ivoirienne avait annoncé le 9 février qu'il avait été opéré d'une sciatique en France.
Son entourage avait précisé par la suite que l'opération s'était déroulée à l'hôpital américain de Neuilly, près de Paris."

Toussaint Alain

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Ambassade de Côte d’Ivoire à Paris/ Apparition post-opération chirurgicale


Ouattara a donné une conférence de presse ce matin

Ambassade
          de Côte d’Ivoire à Paris/ Apparition post-opération
          chirurgicale

Le Président de la République a donné une conférence de presse ce jeudi 27 février 2014 au sein de l’Ambassade de Côte d’Ivoire à Paris. Au cours de cette rencontre, Alassane Ouattara a exprimé sa gratitude pour le soutien que les Ivoiriens et plusieurs personnalités de l’extérieur lui ont apporté pendant sa convalescence.

Avec un air souriant et coiffé d’un chapeau noir, le chef de l’Etat ivoirien a auparavant échangé des poignées de main avec l’ambassadeur de Côte d’Ivoire en France, les ministres de l’Agriculture, de la Poste et des TIC ainsi qu’avec plusieurs autres personnalités dont le député d’Agboville le ministre Adama Bictogo.

L'Intelligent d'Abidjan
NB
Cette photo accompagne l'article de l'intelligent d'Abidjan.Aurions-nous été manipulés par un Ouattara qui sortirait grandi, avec un pouvoir plus affermi? Nous remarquons simplement que son frère Ibrahima Photocopie, toujours en France n'est pas sur la photo, et que l'intelligent d'Abidjan n'est pas la chaine RTI, ni le journal Fraternité-matin dont nous attendons toujours les nouvelles.
Shlomit

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Erreur de stratégie de communication

Le président Ouattara est allé trop loin dans la mise en scène et la théâtralisation autour de sa maladie.

Encore que je pense que le pauvre Ouattara pour une fois n'y est pour rien; les fautifs, son épouse, Hambak, Soro et tous ceux qui ont plein de cadavres à déménager en ce moment. Leur ambition n'est pas forcément politique, pour le moment; la manœuvre, c'est de faire partie à nouveau de l'équipe gagnante (comprenez: agréé, homologuée par les Français) afin de bénéficier de l'amnistie liée à leur nouvelles fonctions.
Mentir, toujours mentir pour survivre.

Dernier scoop du ministère de la propagande ivoirienne: "Ouattara aperçu il y quelques minutes à l'ambassade de Côte d’Ivoire à Paris par une équipe de Reuters. Il y a une interview avec Venance Konan et Habiba Dembélé. L'interview avec la RTI sera diffusée aujourd'hui. Elle vient de prendre fin".
Shlomit

Dramane le
            serpent de la franceMalheureusement pour lui des erreurs importantes de casting et de communication sont en train de provoquer un effet boomerang, de sorte que la sympathie populaire qu'il espérait susciter se transforme actuellement en dégoût. Les populations ayant le sentiment de s'être fait manipuler, transforment leur compassion en répulsion. A trop vouloir tirer sur la corde elle se casse ; c'est malheureusement ce qui arrive au président Ouattara. et à son équipe de communication.
Cherchant à se servir de son état de santé pour jouer sur les émotions, le pathos et l'affectif des ivoiriens, afin de s'attirer leur sympathie à un moment où son image politique était la plus désastreuse, à cause de la corruption galopante qui mine son gouvernement, le chômage endémique et les multiples reniements de sa parole publique, le président et son équipe de communication ont mis en place un dispositif scénographique autour de sa maladie, mais malheureusement celui-ci à été poussé trop loin.
Des erreurs de communication font que cette scénographie se retourne actuellement contre lui, de sorte qu'il apparaît aux yeux du peuple comme un cynique manipulateur, qui peut aller jusqu'à se servir de son état de santé à des fins politiques.

Quelles ont été les erreurs de Casting et de communication du dispositif scénographique autour de la maladie de Ouattara ?
-première erreur :
les déclarations rassurantes de son épouse faisant état de sa bonne santé, ainsi que celles des membres de son parti qui ont soutenu qu'il accordait même des audiences dont l'une à Amadou Soumahoro.
-Seconde erreur:
les visites sans images, de Sarkosy, de Macky Sall puis celle de Guillaume Soro. Le dernier cité, très prolixe, fera une grande erreur de communication en présentant le président comme étant en pleine forme et en bonne santé et en affirmant même que ce dernier se riait des rumeurs qu'il laissait volontairement courir sur son état de santé. Soro ira même très loin en affirmant que le président s'occupe à travailler.
Ce qui montre qu'il a volontairement choisi de se cacher à la vue des ivoiriens pendant près d'un mois, tout en laissant circuler l'information selon laquelle il serait malade ou même mort.
-Troisième erreur :
L'appel de son service de communication qui demande aux populations d'aller l'accueillir à l'aéroport, avec à la clef, la vente d'un pagne spécial (ADO Fotamana ). Ce qui montre qu'il veut tester la sympathie qu'a provoqué sa maladie sur les ivoiriens, en utilisant son retour comme un test de popularité personnel à visée politique. Une façon pour lui de remonter sa côte de popularité qui ne faisait que subir une chute vertigineuse.
Tout ceci s'appelle de la communication politique, et malheureusement cela peut provoquer l'effet contraire auquel on s'attend, quand il est découvert, comme s'est actuellement le cas avec la mise en scène autour de la maladie de Ouattara. C'est bien dommage pour le service communication qui vient de rater un coup de marketing politique qui pourtant était bien parti.
Hélas! "

By Dr Doumbia S. Major
Docteur en science du Langage, Université Paris-Est
Expert en Analyse automatisée des discours politiques et médiatiques.
Master en Communication politique et Publique, Université Paris 12
Master en Ingénierie de projet de développement, Université Paris

 

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Répression, arrestations...

PREFECTURE DE POLICE :

Nos camarades arrêtés devant l'école de police depuis le samedi 22 Fevrier sont toujours détenus dans le sous-sol de la prefecture de police.

2 des 6 filles sont dans un état vraiment très critique, car elle n'ont reçu aucun soin jusqu'à ce jour.

Pour rappel, ces jeunes gens admis au concours de police session 2010 et écartés pour des raisons politiques (concours organisé sous l'ancien regime) manifestaient pacifiquement devant l'école nationale de police pour leur intégration dans l'effectif de la police nationale.

Parents, amis, société civile, partis politiques, organisations des droits de l'homme...n'attendons pas que le pire arrive avant de reagir.

FAITES CIRCULER SVP...
Indigné De Cote D'ivoire.

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Pour son soutien à Gbagbo

Un musulman chassé de la mosquée Yopougon-Koweit

27 février 2014

Kémogo Koné, 68 ans, musulman, natif de Ouora,sous-préfecture de Gbon, dans le département de Boundiali, est interdit depuis quelque temps, de prier dans la mosquée de Yopougon- Koweit par des fidèles musulmans militants du Rdr.
Son péché ? Il milite au Front populaire ivoirien (Fpi) depuis 1995. Effectivement,pour tous ceux qui le connaissent, Kémogo Koné ne cache pas son affection pour le Fpi et son père fondateur, Laurent Gbagbo. A Yopougon-Koweit où il réside il y a plusieurs décennies, ce «brave militant» a occupé le poste de secrétaire de base avant d’être nommé aujourd’hui conseiller du secrétaire de section Fpi dudit quartier. Son activisme politique a redonné au Fpi sa place de leader d’antan dans
cette agglomération. Parallèlement à ses activités politiques, le musulman qu’il est participe à toutes les actions de développement de sa religion.

Dernièrement, à sa grande surprise, il s’est vu refusé l’accès à la mosquée dans la construction de laquelle il a pris pourtant une part active. Ses détracteurs le traitent tantôt de «milicien», tantôt de « guide des miliciens de Gbagbo qui ont tué les musulmans et particulièrement les Sénoufos » résidant dans ce quartier.

Ce septuagénaire (il est né officiellement le 1er janvier 1946) que nous avons rencontré à son domicile sis au quartier Koweit, lundi 24 février, a formellement démenti ces accusations et a révélé qu’il est plutôt l’une des principales victimes de la crise postélectorale. Parce qu’il a été enlevé par des hommes en armes qui l’ont conduit au camp Gallieni où il devrait être exécuté. S’il est encore en vie malgré les sévices corporels (tortures) que des éléments de l’ex-chef rebelle Shérif Ousmane lui ont fait subir, c’est grâce à un officier de l’armée. Il explique, la main sur le coeur : «Après avoir passé près d’un an à l’intérieur du pays, je suis revenu au quartier où tous mes biens ont été emportés. Depuis mon retour, certains de mes frères musulmans sont allés demander aux éléments des FRCI basés dans notre quartier de m’exécuter parce que je serais à la base des tueries chez nous. Comme ces militaires ont refusé de me tuer, mes ennemis sont passés à une autre phase. Celle de m’interdire de prier dans la mosquée et aussi de ne plus faire partie d’une association dont je suis l’un des fondateurs ».

Kémogo Koné qui ne renie pas son parti politique, le Fpi, dit ne pas se reconnaître dans les accusations portées contre sa personne. Loin d’être un revanchard, le fidèle croyant musulman qu’il est appelle à l’apaisement et à la réconciliation : «Je rejette toutes ces accusations. Nous sommes dans une phase de réconciliation nationale. Au cours du dernier meeting à la place FICGAYO, le président Affi N’Guessan nous a demandés de nous inscrire dans le processus de réconciliation. C’est ce que je prône ici», a-t-il indiqué.

Une correspondance d’Emile Kian
Le Cri d’Abidjan

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Qui est Soro ?

8 mai 2013, Soro a 41 ans...

Savamment raconté dans son Livre "Pourquoi je suis devenu un Rebelle", Guillaume Kigbafori Soro, à travers des faits vécus,  a relaté depuis son enfance en passant par son adolescence jusqu’ à l’université, où et comment il a été piqué par le virus de la politique. Il nous apparait donc intéressant, en  ce  41ème anniversaire  de vous faire partager ce récit sur cette partie de sa vie.
http://luiskonan.files.wordpress.com/2013/05/gks-panci-aniiv-2013.jpg

Retour sur sa jeunesse et l’éclosion de son combat politique

La Côte d’Ivoire de son enfance où se côtoyaient  Fraternité,  tolérance religieuse et convivialité

Je  suis l’un des 15 366 672 Ivoiriens si j’en crois le recensement de la population ivoirienne de 1998. Et parmi nous, il y a environ 4 millions de non nationaux. La Côte d’Ivoire compte des catholiques, des protestants et des musulmans.

Nous formons en Côte d’Ivoire une mosaïque ethnique qui s’articule autour de quatre grands groupes : le groupe Mandé, avec des Mandés au Nord et au Sud. Au centre-Ouest et au sud-ouest, on trouve essentiellement les Krous (Bétés, Kroumens). A l’est, au centre et au sud-est, on rencontre mes concitoyens Akans Baoulé, Adioukrous, Apolloniens, Agnis, Abrons. Les Sénoufos, les lobis, et les Koulangos sont des groupes ethniques appartenant au groupe voltaïque qu’on rencontre au Nord et au Nord-est du pays. Moi-même, je suis senoufo. Et je me considère comme une laminaire.

Je suis né le 8 mai 1972 dans une petite localité du nom de Diawala qui se trouve dans le nord ivoirien. Mon père Clément Sanga Soro, y était agent sanitaire de la Compagnie ivoirienne de développement du textile (CIDT). Ma mère Juliette Minata Sanogo était comme mon père de confession catholique.

Si le nord de la Côte d’Ivoire est à dominance musulmane, le département de Ferkessédougou dont je suis originaire est quant à lui majoritairement chrétien. C’est dans cet ilot de catholicisme que se trouvent les racines de mes parents. C’est là qu’ils ont mis les pieds à l’école pour la première fois, ce qui leur a fait rejoindre le catholicisme. Le développement des Eglises et des Ecoles missionnaires catholiques a permis d’amener beaucoup d’élèves vers la foi chrétienne. Mais mon milieu n’était pas exclusivement catholique. J’avais des copains musulmans ; et pour nous tous, il n y avait qu’un seul Dieu. Je me souviens que musulmans et catholiques se congratulaient lors des fêtes religieuses des uns et des autres.

Son enfance, son cycle primaire et son périple avec ses parents ! Forte incursion aussi dans sa vie religieuse

Je suis le premier enfant d’une famille polygame. Quand j’avais huit ans, mon père a pris une seconde épouse. Nous sommes six enfants d’une même mère et j’ai trois frères consanguins, soit une famille de neuf enfants. Je suis allé à l’école primaire à Niellé, en 1978, toujours dans le nord de la Côte d’Ivoire. Mon père étant fonctionnaire, il était amené à beaucoup voyager. Je l’ai suivi. Après les deux premières classes, mon père fut affecté à Katiola en 1980, une localité située entre les villes de Bouaké et de Korhogo. Katiola est une ville que je connais bien et où l’histoire de ma vie  a fini par me ramener. Au bout d’une année, mon père a de nouveau été affecté dans le nord-ouest de la Côte d’Ivoire, à Ouaninou, à dix-sept kilomètres de la frontière de la Guinée, dans le département de Touba. (Touba est située à équidistance entre Man et Odienné). Mon père était un fonctionnaire consciencieux qui allait où le devoir l’appelait. Il était de ceux qui faisaient la promotion de la culture du coton – l’or blanc – et il s’était spécialisé dans le traitement des bœufs de labour. Nous allâmes à Ouaninou car la CIDT menait une politique d’expérimentation et d’extension de la culture du coton dans cette région. Mon père fut parmi les premiers à s’y rendre.

Comme tout petit africain, j’allais dans les champs que possédait mon père, pour y accompagner ma mère faire paître les bœufs. C’était vraiment la vie des champs. C’était aussi un passe-temps. J’aimais bien cette ambiance. J’ai également connu l’angoisse des premiers jours de classe ; les chicottes des enseignants, qui n’hésitaient pas à utiliser des courroies de moto. J’ai même des camarades qui ont définitivement fui l’école par peur de ces chicottes. Issu d’une famille de fonctionnaires, mon père et ma mère étaient tous deux allés à l’école, je glanais çà et là quelques mots français, de telle sorte que j’étais assez bien disposé quand il s’est agi d’apprendre le français au CP. Cela n’a d’ailleurs représenté que l’apprentissage d’une langue de plus. A Niellé, je parlais le sénoufo, que je parle couramment encore aujourd’hui. Quand nous sommes arrivés à Katiola, j’ai appris également le tagouana que je comprends toujours, même si je ne le pratique plus. A Ouaninou, j’ai appris le malinké, puis le dioula. Même si je ne les parle plus couramment, je comprends toutes ces langues dans lesquelles il m’arrive de m’exprimer de temps en temps.

J’ai apprécié Ouaninou où j’ai fait le CE2, après le CEI à Katiola, je grandissais. Ma classe de CM1 m’a particulièrement marqué à cause d’un enseignant de l’ethnie Adjoukrou, Mel Melèdje Jacques, qui nous faisait la classe. J’étais un brillant sujet. Lorsque mon maître a dû passer son certificat d’aptitude professionnel (CAP) sous la supervision d’inspecteurs de l’Enseignement, c’est à moi qu’il a fait appel. J’ai, parait-il, tellement brillé lors de ce cours que les inspecteurs, après avoir relevé mon nom, ont demandé que je passe tout de suite l’examen du Certificat d’Études Primaires et Élémentaires (CEPE), permettant d’entrer directement en classe de 6ème. Mel Melèdje s’est rendu chez mes parents et leur a dit que c’était grâce à moi s’il avait pu réussir son CAP :

Ma vie de gamin s’est poursuivie sans trop d’accrocs. J’ai intégré la classe vide CM2 à Touba. Mais là, malheureusement, je n’ai pas pu suivre les cours car je suis tombé malade. Or curieusement, le même instituteur, Mel Melèdje Jacques avait lui aussi été affecté à Touba dans cette nouvelle école, il me retrouvait absent et ne comprenait pas. Durant tout un trimestre, je n’ai pas mis les pieds à l’école en raison de problèmes oculaires. J’ai donc repris la classe de CM2. Nous sommes restés juste une année à Touba et mon père a été réaffecté à Mankono. C’est dire que je connais toutes ces régions, depuis que je suis tout petit. A Mankono, j’accompagnais ma mère à l’Eglise le dimanche et j’ai ainsi fait la connaissance de Marcel Dussud (qu’il a d’ailleurs rencontré le 30 octobre 2012 en France), un prêtre français qui m’a profondément marqué et vit actuellement en France à Dijon. Mon premier fils porte son nom. L’Eglise était toute petite, perchée sur la colline. Mankono est une ville presque totalement musulmane.

Le père Dussud m’a totalement adopté. Il est devenu un vrai père spirituel qui m’a beaucoup marqué et qui a fortifié ma foi. C’est lui qui a fait naître en moi la vocation de prêtrise. En 1984, j’ai obtenu mon certificat d’Etudes primaires et le père Marcel Dussud m’a dit : « Guillaume, tu as décidé de devenir prêtre comme moi. Je t’envoie au Petit séminaire à Katiola.»

Ses années collège  au Petit séminaire Saint-Jean de Katiola, là où tout a commencé

Le petit séminaire, C’est une autre vie. Je me souviens que nous étions trente-six en classe de 6ème. Je suivais les cours standard et en plus l’enseignement théologique : prières le matin, à tout moment, messe le soir… Je me retrouvais dans mon milieu naturel car j’avais déjà fait tout cela avec le père Marcel Dussud. Durant l’année 1985, j’ai changé de statut, passant du diocèse de Daloa à celui de Katiola. J’ai été admis en 5ème et, si je n’avais pas un comportement atypique, on peut tout de même dire que j’étais fortement remarqué dans la classe. J’écrivais dans un journal du petit séminaire qui avait pour titre le Griot sénoufo.

Cette publication nous permettait d’écrire sur divers sujets, l’actualité, les comportements dans les paroisses, etc. Je me faisais remarquer par mon style… J’aimais cela. Le Griot Sénoufo était un journal semestriel, sans grande diffusion, réservé au petit séminaire. J’écrivais avec un ami du même âge dénommé Soma Satima Parfait. Nous voulions tout partager au point de cosigner les articles.

C’est à quatorze ans que j’ai organisé mon premier mouvement social. Tous les vendredis, on nous préparait au petit séminaire des nouilles servies avec du pain et du porc – nous en élevions nous-mêmes là-bas. Nous détestions ce menu du midi, qui était tellement léger qu’à peine l’avoir consommé, on ressentait de nouveau la faim. Avec quelques camarades, nous nous sommes réunis et avons décidé de proposer que ce menu soit servi le samedi soir. Ce qui nous faisait la possibilité de sortir en ville et de manger autre chose. La direction refusa. Nous avons déclenché une grève, un bras de fer s’est engagé. Nous avons ainsi refusé de manger les nouilles le vendredi à midi lorsqu’on nous les a présentées. Nous nous sommes bien rendus à la prière de l’Angélus, effectuée avant d’aller au réfectoire, mais nous n’avons pas rejoint cette salle comme prévu. Au dîner, la direction avait réchauffé le même repas qu’elle nous a de nouveau présenté. Nous ne nous y attendions pas et, naturellement, nous l’avons refusé. Le samedi suivant à midi, ces nouilles nous ont encore été présentées. A l’époque, nous avions cours les samedis matin et l’après – midi était consacré aux travaux manuels. Nous avons donc boycotté totalement la journée du samedi.

Mais la grève commençait à s’essouffler. Certains camarades éprouvaient déjà la faim. Comme nous avions quelque menue monnaie, nous nous sommes cotisés pour acheter autre chose à manger. Nous avons tenu jusqu’au samedi suivant. L’Evêque, Mgr Keletigui, s’est alors rendu au petit séminaire. Nous en avons été exclus pour deux semaines. Cela  a fait du boucan. A l’époque, c’était encore le parti unique qui régnait. Sous Houphouët – Boigny et Balla Kéita, alors ministre de l’Education nationale, faire une grève, c’était ouvrir la porte d’une chapelle à Satan !

Je me souviens d’une autre rencontre avec un prêtre du nom de Michel Domingue (qu’il a eu plaisir à revoir le 23 Octobre 2012 à Québec au Canada en marge de la 127ème session de l’Assemblée générale de l’Union interparlementaire (UIP). C’était un canadien qui nous enseignait l’anglais en classe de 5ème. Il nous avait donné un devoir à faire, mais lorsqu’il a rendu les copies, il nous a informés que certains avaient triché. Il a déclaré que les coupables souffraient d’une sorte de maladie et qu’ils devaient se lever et demander pardon à toute la classe. Nous étions tous inquiets, car nous ne savions pas qui avait bien pu tricher. Mais le professeur avait déjà les copies des tricheurs. Certains se sont exécutés, en présentant leurs excuses. Cela a été une forte thérapie.

Ma vie a tranquillement suivi son cours jusqu’au BEPC. Cela ne m’a pas empêché d’être très jeune, remarqué pour mon culot. Je me souviens notamment de la visite au petit séminaire du Général Ouassenan Koné, chrétien natif de Katiola juste après la mort de Thomas Sankara en 1987. Le Général qui était à l’époque membre du gouvernement, a donné des conseils aux petits séminaristes. J’ai levé le doigt pour prendre la parole. «  Monsieur le Ministre, qui a tué  Thomas Sankara ? », lui ais-je demandé. Puis j’ai poursuivi : « Jeune Afrique a été interdit et il se murmure que le président Félix Houphouët-Boigny serait mêlé à cette tragédie ».

Vous n’imaginez pas combien a été terrible la colère du général Ouassénan Koné. Tout le monde se demandait comment j’avais osé poser une pareille question et me prédisait mon prochain renvoi.

Le Général Gaston Ouassénan m’a apostrophé : « Qui es-tu, toi, pour oser poser de telles questions ? C’est incroyable ! Vous êtes au petit séminaire et vous avez un tel comportement ? », s’est-il exclamé. Puis il s’est contenté d’expliquer qu’il avait été ambassadeur en Argentine et que, par conséquent, il était trop loin des événements pour savoir quoi que ce soit.

Mon attitude me semblait pourtant parfaitement naturelle. Nous n’avions pas apprécié la mort de Thomas Sankara et encore moins goûté que le nom du Président Félix Houphouët Boigny y soit mêlé, ni compris pourquoi on avait interdit Jeune Afrique. Tout ça n’était pas cohérent. J’avais juste osé poser une question, on m’a rabroué et je suis resté dans mon coin, sans toutefois être convaincu par la réponse donnée. Mais je n’avais pas le droit de parler et l’assistance me regardait avec incrédulité. Je ne sais pas si c’était le virus de la politique qui agissait déjà, mais je voulais combattre les injustices. J’aimais la liberté.

Je n’ai pas grandi dans un milieu ethnique précis. On parlait librement de tout. Personne ne cherchait à savoir qui était ivoirien et qui ne l’était pas, à plus forte raison de quelle ethnie il pouvait être. J’ai fait toute ma scolarité sans connaître l’ethnie origine de mes camarades. Les injustices que je voyais partout, en Afrique comme en Europe me revoltaient.

J’ai abandonné sans regret ma vocation de prêtre. En lisant et en réfléchissant tout au long de mon parcours au petit séminaire, je me suis rendu compte de la distance entre les dogmes et la réalité. A cause de certains de mes écrits dans le Griot Sénoufo, beaucoup me qualifiaient déjà de révolté. J’étais choqué de l’inconséquence des hommes. Par exemple, alors que l’Evêque évoquait la nécessaire chasteté des hommes de Dieu, je découvrais que des prêtres avaient des enfants.

En 3ème, pour être honnête avec moi-même, je décidai que je ne pouvais continuer sur cette voie. Certes, on ne pouvait me renvoyer du petit séminaire, mais si j’avais décidé de poursuivre cette vocation, il y aurait eu certainement des gens qui auraient  fini par me le déconseiller, à juste titre. Il faut être quelque peu conformiste pour être prêtre et ce n’était pas vraiment mon cas. Je crois que chacun lit l’Evangile avec ses propres blessures, avec ses illusions et ses désillusions. Je n’étais pas fâché avec Dieu, mais avec ses supposés représentants sur terre.

J’étais tout sauf casanier. J’aimais sortir même si mon souci premier était le travail. J’ai fait quelques virées nocturnes, même étant au séminaire, comme tous les jeunes de mon âge. Je faisais d’ailleurs partie d’une bande qui aimait prendre la tête d’opérations de bizutage quand une nouvelle promotion d’élèves débarquait au petit séminaire.*

Son cycle secondaire au lycée Classique de Bouaké où son engagement dans le combat politique a pris véritablement forme

Après mon BEPC, j’ai été orienté au Lycée Classique de la ville de Bouaké, aujourd’hui quartier général de la rébellion ivoirienne. En 2nde j’ai découvert un tout autre monde. J’ai tout de suite été marqué par le contenu des cours de philosophie : Platon, la mort de Socrate… Tout me surprenait. Lors de la première interrogation, je me suis étonné de voir le garçon que j’avais pour voisin prendre son cahier et le poser sur ses genoux pour copier. J’ai interpellé le professeur tant cela m’a paru incongru. Toute la classe s’est retournée vers moi et un chahut monstre a démarré. Le professeur lui-même était surpris et m’a demandé d’où je venais. Quand je lui ai répondu que je venais du petit séminaire il m’a dit mieux comprendre. Le jeune homme qui trichait a obtenu zéro, toute la classe s’interrogeait sur mon compte, comme s’il y avait une solidarité tacite entre eux. Je découvrais cette situation avec une certaine tristesse. Je n’en revenais pas d’observer un élève tricher avec autant de naturel. Mes camarades de classe m’ont surnommé le « petit prêtre ».

En terminale, j’étais certes le plus petit, mais j’étais le chef de classe et je n’étais pas là pour prendre le nom des bavards, mais pour revendiquer. Lorsque les premières contestations du début des années 1990 sont survenues, je me suis naturellement retrouvé dans la contestation scolaire. Je trouvais qu’il y avait beaucoup d’injustice et qu’il fallait se battre pour réparer certains tors, comme mettre fin au détournement du droit d’inscription des élèves.

Ses années universitaires : la Consécration de son combat syndical estudiantin!

Plus tard en 1997 ; nous avons déclenché la plus grande grève estudiantine de Côte d’Ivoire. Nous nous battions pour réhabiliter la Fédération  estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI), notre syndicat qui avait été interdit. Le 03 Février ; j’ai été arrêté, à l’issue d’une course-poursuite engagée par le ministre de la Sécurité, Dibonan Koné, qui voulait s’assurer de ma personne. Lorsque ses séides m’ont dit : «  Le ministre vous cherche », j’ai rétorqué « ça tombe bien, moi aussi je le recherche ». J’ai été transféré à la prison civile d’Abidjan, sous la charge « d’atteinte à la sureté de l’Etat ». J’ai été incarcéré dans l’attente de mon procès. Maître Emile Dervain, ancien bâtonnier et éminent avocat ivoirien à la retraite, s’est proposé de venir me défendre. Après plusieurs pressions, j’ai été libéré fin février. Nous avons poursuivi le mouvement de contestation à l’université jusqu’à ce que, contraint, le président Konan Bédié nous reçoive et accède à notre revendication.

Quand nous réclamions que la FESCI soit réhabilitée, nous avons rencontré le ministre Laurent Dona Fologo afin qu’il intercède en notre faveur auprès du Président de la République. Il m’a fait savoir que je devais abandonner cette exigence et chercher une autre appellation pour notre organisation. Les vieux serviteurs d’Houphouët Boigny comme lui nous faisaient savoir qu’il serait inacceptable qu’une décision arrêtée par le défunt président soit annulée par son successeur. Fologo a même précisé qu’il était prêt à démissionner si, d’aventure, Bédié prenait seul cette décision, car cela serait une seconde mort pour Houphouët Boigny.

Un peu plus tard, lorsque le Président Bédié a annoncé la réhabilitation de notre syndicat étudiant en présence de tout le gouvernement, Fologo m’a lancé à la sortie : « Bravo, Soro ! Vous avez fait du bon travail ! » Cette duplicité m’a bien instruit sur la classe politique ivoirienne.

Nous estimions avoir mené à bien un combat juste. Pourtant considéré comme pro-gouvernemental, le quotidien Ivoir’Soir m’a même élu, après consultation de ses lecteurs, l’Homme de l’année 1997 !

Mon premier combat politique véritable a été une victoire, et qui plus est, une victoire officiellement reconnue. Je ne suis pas près de l’oublier.

Pris sur Le Blog de Luis Konan


09:56 Écrit par Shlomit | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | Pin it! | | |